Esaü & Edom : Un code biblique pour désigner Rome, l’Europe, la chrétienté et le monde occidental ?

par | Nov 29, 2023 | 7 commentaires

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Introduction

« Un coeur intelligent cherche la connaissance » (Proverbes 15.14)

C’est avec le zèle que procure l’amour de la vérité que nous proposons de dévoiler et de livrer aux lecteurs du site RencontrerDieu quelques clés de lecture essentielles pour percer le mystère de nombreuses prophéties bibliques liées à la fin des temps, et plus précisément, touchant au sort final du monde chrétien occidental, au sens large du terme.

Cette étude de Torah est à ce point précieuse que nous ne pouvons que plier les genoux et remercier le Créateur d’offrir à Ses enfants la possibilité de s’immerger une fois de plus dans le bain sacré des secrets de la Sainte Torah d’Israël.

Nous croyons que l’originalité de cette étude réside en partie dans la variété des nombreuses informations clés apportées sur l’Europe, le monde chrétien, l’occident et les textes sacrés, cumulée aux nombreux liens que le lecteur pourra tisser entre elles, afin de parvenir à une conclusion solide et quasi indispensable pour comprendre et interpréter correctement les prophéties relatives au « monde chrétien occidental » pour la période des « derniers jours ».

Commençons par faire ce constat remarquable :

Les Saintes Écritures rapportent un grand nombre de prophéties sur le « Royaume d’Edom », territoire du personnage biblique Ésaü (Essav en hébreu), frère de Jacob/Israël.

Que cela soit dans la Torah, les Psaumes, le prophète Esaïe, Jérémie, Ezechiel, Joël, Amos, etc., ces prophéties sont si importantes qu’un livre entier leur est consacré : le Prophète Abdias (Ovadia en hébreu).

Ces prophéties sont si nombreuses et si impressionnantes qu’il est inconcevable de penser qu’elles ne concerneraient, que pour un temps, le seul petit royaume de l’Edom biblique (situé au sud de l’actuelle Jordanie) disparut plusieurs siècles avant la venue sur terre de Yéshoua (Jésus).

D’autant plus que certaines de ces prophéties concernent la fin de l’Histoire comme il est dit au sujet du Messie : « Un astre sort de Jacob, Un sceptre s’élève d’Israël. […] Il se rend maître d’Edom » (Nombres 24:17).

Il est connu que lorsqu’il s’agit de la Bible, chaque verset transcende le temps et l’espace, et véhicule un message pour toutes les générations.

Grandes questions au coeur de notre étude :

Pouvons-nous identifier et prouver avec précision à quel territoire et à quelle idéologie ces prophéties sur Edom/Ésaü correspondent ?

Certains ont voulu identifier EDOM à une certaine partie du monde musulman ou encore à la Palestine en raison notamment de la haine biblique d’EDOM envers Israël, tellement semblable à la haine actuelle des Palestiniens envers les juifs.

S’il y a certainement un peu de vrai dans cette comparaison, nous allons montrer ses limites et démontrer que la réponse qui semble la plus juste, convaincante et enracinée dans l’Écriture, les faits, l’Histoire et correspondant au mieux à la personnalité complexe du personnage Ésaü est celle-ci :

Depuis des millénaires, de nombreux enseignements cardinaux du judaïsme rapportés dans la « Torah orale » (1) affirment que Essav (Ésaü) et Edom correspondent à l’Empire romain, et aujourd’hui, tous les rabbins sont unanimes pour dire que Edom/Essav correspondrait au monde chrétien occidental (Europe et États-Unis notamment);

Face à une telle affirmation, quelques mauvaises langues pourraient s’empresser de conclure et de jeter l’opprobre sur les juifs, déclarant qu’« il s’agit encore d’une invention rabbinique », que Dieu pardonne leur effronterie et leur outrage qui attirent la malédiction selon Genèse 12:3.

Toutefois, l’humble chercheur de vérité, qui « ne répond pas avant d’avoir écouté » (Proverbe 18:13) fait bien de se poser la question : comment et pourquoi les juifs affirment-ils cela ? Peut-on prouver qu’ils ont raison ?

Avec l’aide du Ciel, et en s’appuyant sur quelques enseignements bénis des gardiens des oracles de Dieu (Sages d’Israël selon Romains 3), cette étude tâchera d’apporter une réponse solide à ces grandes questions qui sont essentielles pour interpréter et comprendre correctement certains textes prophétiques majeurs liés à la fin des temps.

Pour ce faire, nous répondrons à plusieurs autres questions qui constitueront les axes centraux de notre étude :

  1. L’Empire romain et le monde occidental sont-ils évoqués en allusion dans la Torah et dans la Bible ?
  2. Est-il possible de prouver par l’Écriture et l’Histoire, que Ésaü, frère de Jacob, et Edom, sont un même code biblique désignant très précisément l’Empire romain ainsi que le monde occidental ?
  3. Peut-on faire des liens suffisamment solides entre l’ancien Empire romain et le monde occidental actuel au point de les identifier comme étant une seule et même entité ?

NOTE IMPORTANTE SUR LE CHRISTIANISME :

Les lecteurs chrétiens étant potentiellement nombreux, il convient de préciser, pour clore cette introduction, que c’est volontairement que cette étude, pour ne pas sortir du sujet, ne s’attardera que sur les aspects problématiques et négatifs de la chrétienté et du christianisme en général, afin de mettre en relief une indéniable affiliation spirituelle avec Ésaü/EDOM.

 

Mais il va sans dire que le christianisme a apporté d’innombrables bienfaits à l’humanité, le plus grand de tous étant l’apport de la connaissance de Dieu et du message profondément simple et salvateur de l’Évangile du Messie.

 

L’influence bienfaisante de la doctrine du Messie d’Israël sur le monde entier, portée par la chrétienté durant de nombreux siècles, ainsi que les innombrables authentiques chrétiens vertueux qui ont jalonné l’Histoire et qui furent fidèles au message central du Messie Yéshoua (Jésus) et aux 7 lois de Noé (selon la tradition juive et Actes 15) : tout cela ne saurait ici être remis en cause. En outre, malgré la réalité de l’Apostasie prophétisée, il faut dire que l’expansion du christianisme (et des valeurs morales profondément juives de l’Évangile à des milliards de personnes), également prophétisée par Yéshoua (Jésus), constitue effectivement un bienfait pour l’humanité, mais surtout, c’est la mise en place divine et à l’échelle mondiale, d’un prérequis indispensable pour que le monde entier puisse vivre la « délivrance finale » et rentrer dans l’ère messianique, ainsi que certains Sages d’Israël l’ont bien fait remarquer.

 

Les apports bénis du christianisme ne peuvent donc être ignorés.

 

Il n’y a donc dans cette étude, aucun jugement porté sur un individu chrétien en particulier, qu’il soit catholique, protestant, évangélique, etc. : selon ce qui sera révélé dans cette étude, c’est à chacun de s’examiner devant l’Éternel et de se repentir s’il y a lieu de se repentir.

 

Toutefois, l’histoire de l’antisémitisme chrétien et de ses innombrables persécutions cruelles et sanglantes envers le peuple juif durant de très nombreux siècles douloureux (2), son hostilité farouche envers le judaïsme, ainsi que la funeste théologie de la substitution et de l’antinomisme, sont de terribles et dramatiques réalités qu’il sera nécessaire de rappeler dans le cadre de cette étude.

 

Ces choses ne sauraient rester cachées et il serait même malsain que de chercher à éviter le sujet ainsi qu’il est dit : « Et comment en entendront-ils parler [et s’en repentiront-ils], s’il n’y a personne qui prêche ? » (Romains 10:14).

 

C’est ce à quoi cette étude invite.

 

Ainsi, nul ne devrait utiliser cette étude pour semer la division et la discorde tout en se remplissant d’amertume envers le monde chrétien, mais au contraire, que le lecteur puisse accéder avec joie à la vérité et si nécessaire, à une plus profonde repentance, à plus d’unité et d’amour avec les juifs et les chrétiens authentiques, qui de fait, et parce qu’ils sont « authentiques », ne devraient avoir aucune difficulté à se repentir et à comprendre le fond et l’intention du message. Tel est un des nombreux objectifs de cette étude.

 

Quant aux inévitables tribulations et conflits que pourraient engendrer les vérités ici exposées, ne font-elles pas partie du « bon combat de la foi » (voir Matthieu 18:7, Actes 14:22, Luc 2:34, etc.) ?

 

Conscient de l’immense enjeu et importance du sujet, et tout aussi conscient de la grande imperfection de cette étude et de ses lacunes, si Dieu le permet, elle sera régulièrement complétée, remaniée et corrigée. Nous conseillons au lecteur de se procurer le ebook via le formulaire, afin d’être plus facilement tenu au courant des éventuelles mises à jour majeures.

Avant de rentrer dans le vif du sujet, quelques importantes clés de compréhension doivent être connues.

Préambule : quelques clés pour interpréter correctement L’Écriture

La Torah est la source de toute compréhension.

 

torah précieux tresor etudeSelon le premier chapitre du livre de Genèse et selon les sages d’Israël, La Torah est le plan directeur à partir duquel Dieu a créé notre univers ainsi que tout ce qui s’y trouve, tant d’un point de vue spirituel que matériel.

C’est d’ailleurs ce qu’affirmera un apôtre du Messie, et non des moindres :

« Dieu, par sa parole [Torah], a créé autrefois le ciel et la terre. » (2 Pierre 3:5), le ciel faisant aussi référence à tout ce qui est d’ordre spirituel, et la terre à ce qui est d’ordre matériel.

La Torah est comme le logiciel, le microcosme de l’histoire d’Israël et de l’humanité.

Ce n’est pas la Torah qui correspond à l’Histoire humaine, mais c’est l’Histoire humaine qui se plie, se modèle et se voit façonner par les vérités éternelles consignées dans la très Sainte Torah.

L’exemple du conflit israélo-palestinien

Un simple et triste exemple d’actualité qui parlera à chacun :

La Torah nous informe que les Philistins sur la bande de Gaza sont des ennemis acharnés de Juda et causeront du tort au peuple juif installé sur sa terre aussi longtemps que celui-ci ne se repentira pas pour marcher de tout coeur et de bon coeur dans les voies de la Torah. Nous ne pouvons que constater ce tragique phénomène : la réalité se modèle, se plie et suit en effet cette vérité scripturaire.

Tout y est consigné.

Tout se trouve consigné dans la Torah : tous les mécanismes physiques, moraux, spirituels de l’univers, toute l’histoire humaine, ses acteurs, et tout ce qui se passe dans ce monde, que cela soit dans le passé, le présent ou le futur, apparait clairement dans le texte saint ou possède au moins une trace ou une allusion dans la Torah, et que la Torah orale révèle et met en lumière.

C’est pourquoi sur le site RencontrerDieu, depuis des années, nous publions joyeusement à la face du monde quelques « bribes de lumière » extraites de ces vérités.

C’est uniquement notre arrogance, notre orgueil, notre manque de connaissance du texte saint et l’ignorance de ses clés de lecture qui ne nous permettent pas d’approcher et d’accéder à ses insondables richesses mystérieuses et cachées comme il est dit :

« Je te donnerai des trésors cachés, Des richesses enfouies, Afin que tu saches Que je suis l’Éternel qui t’appelle par ton nom, Le Dieu d’Israël » et juste après il est écrit :

« Pour l’amour de mon serviteur Jacob, Et d’Israël, mon élu », sous-entendu : si tu n’as pas d’amour pour « Jacob, Israël », les riches trésors de Dieu te resteront à jamais inaccessibles.

L’Éternel a promis de conduire dans toute la vérité ceux qui, humblement et dans une attitude de repentance, se confieront en Dieu, le chercheront de tout leur coeur et croiront en Sa Torah et en son Messie Yéshoua comme il est dit :

« L’Esprit de vérité, il vous conduira dans toute la vérité » (Jean 16.13).

C’est pourquoi, conscient de la valeur suprême de la Torah, David priait ainsi l’Éternel de tout son coeur : « Donne-moi l’intelligence, pour que je garde ta TORAH Et que je l’observe de tout mon coeur ! » (Psaumes 119.36).

Nous devons graver sur les tables de notre coeur l’impérieuse nécessité d’étudier la Torah comme le préconisaient le Messie Yéshoua et les juifs pieux de tout temps, ainsi que tous les premiers disciples du Messie, juifs et non-juifs, qui se réunissaient autour de la Torah pour « chercher l’Éternel ».

 

Aucun d’entre eux ne méprisait les précieuses explications et les commentaires des sages d’Israël sans lesquels les Écritures sont inévitablement tordues et mal interprétées comme il est dit :

 

« Les Lévites expliquaient la Torah au peuple, et chacun restait à sa place. Ils lisaient distinctement dans le livre de la Torah de Dieu, et ils en donnaient le sens pour faire comprendre ce qu’ils avaient lu. » (Néhémie 8.7-8)

La Torah décrit des mécanismes spirituels perpétuels et des modèles de fonctionnement du genre humain que nous observons dans chaque génération, que cela soit au niveau collectif ou individuel.

C’est pourquoi tout authentique chercheur de vérité, non repenti et qui ne se base pas sur la Torah de l’Éternel, ne pourra jamais aller « au-delà du voile de ce monde » et le nombre de ses doctorats n’empêchera pas ses analyses des événements de ce monde de rester superficielles, charnelles et profondément incomplètes. Et inévitablement, ses conclusions seront fausses, car éloignées de leur racine spirituelle.

Nous comprenons pourquoi le messager juif Shaoul de Tarse (Paul), en parlant du Tanakh (Bible hébraïque de Genèse à Malachie = Torah + prophètes, psaumes et autres écrits), insistera en ces termes :

« Tout ce qui a été écrit d’avance l’a été pour notre instruction » (Romains 15.4) et encore :

 

« Toute l’Écriture (Tanakh) est divinement inspirée, et utile pour enseigner, pour convaincre, pour corriger, pour former à la justice » (2 Timothée 3.16)

En parlant ainsi, Paul, conscient de la valeur infinie de la Torah pour avoir été élevé au pied d’un sage d’Israël reconnu dans le judaïsme (Gamaliel), nous montre qu’il connaissait fort bien ce principe cardinal énoncé par les sages d’Israël :

« Maassé avot siman lebanim » – « Tout ce qui est arrivé aux pères (les patriarches) est un signe pour les fils ».

Cela signifie que le peuple d’Israël puis dans une certaine mesure le monde entier, tant d’un point de vue individuel que collectif, revivront les mêmes expériences et seront confrontés aux mêmes situations que celles rapportées dans la Torah, mais à des niveaux et sous des formes différentes.

La Torah est donc véritablement le plan de construction de l’Univers tout entier, au niveau du temps, de l’espace et de l’histoire humaine, au niveau individuel comme collectif.

Cela signifie que tout ce qu’on découvre dans le Livre de Dieu – Les temps, les lieux, les villes, les pays, les noms, les nombres, les patriarches et tous les héros de la foi, mais aussi les personnages moins vertueux et les impies :

Tous nous révèlent des messages, des attitudes, des idéologies, des principes et des mécanismes spirituels fondamentaux qui s’habilleront, sous diverses formes, dans la vie des hommes, des peuples et des nations, et ce, dans chaque génération jusqu’à la fin des temps.

Le cas d’Avraham, Sarah et Pharaon

Un exemple connu est celui de la descente d’Abraham en Égypte et de la capture de sa femme Sarah par Pharaon.

Par la suite Dieu enverra des plaies sur le Roi égyptien et ses serviteurs, Avraham priera, et Pharaon les renverra de son pays avec de grandes richesses.

De nombreuses années plus tard, le scénario se reproduira à l’échelle du peuple :

L’épouse de Dieu (Israël) capturée par l’Égypte, recevra des plaies, Moïse priera, et Pharaon finira par renvoyer les hébreux avec de grandes richesses.

Et la même chose peut s’accomplir dans notre vie individuellement, chaque jour : le croyant authentique (il fait partie de l’épouse de Dieu) peut vivre une chute spirituelle (descente en Égypte), être pris en esclave par son mauvais penchant (Pharaon).

Mais voilà qu’il se met à prier, il reste fidèle à Dieu dans sa chute, et alors Dieu l’en délivre, le rétablit et il en ressort avec de grandes richesses spirituelles, c’est-à-dire plus mature et plus proche de Dieu qu’il ne l’était avant sa chute.

Absolument tout est consigné en détail dans le précieux trésor de La Torah du Saint d’Israël.

Donc, si nous sommes en possession des clés de lecture, la Torah devrait nous permettre de comprendre chaque situation et chaque événement de l’histoire humaine, au niveau personnel ou mondial.

Et ceci est un grand cadeau, un trésor et un bien précieux que Dieu offre à ceux qui l’aiment en humilité et craignent son Nom car la plupart de nos souffrances proviennent de notre incapacité à comprendre la nature, le but, le sens, la raison ou l’objectif de nos épreuves.

C’est pourquoi, inspiré de l’Esprit, Salomon dira : « Car je vous transmets une bonne doctrine : N’abandonnez pas Ma Torah » (Proverbes 4:2)

Toute la problématique consiste à trouver ces clés d’interprétations puis à les utiliser correctement pour déchiffrer les messages du texte biblique et déverrouiller les portes de la compréhension.

Deux autres cas de figure : L’Égypte et Kora’h (Koré)

Prenons encore deux exemples très simples pour illustrer notre propos.

1) L’Égypte (Mitsraim) : il s’agit d’un code biblique désignant, parmi les nations, la première puissance économique dominante dans chaque génération. Il n’est pas faux de dire que durant des décennies, l’Égypte (moderne) s’est par exemple habillée sous les traits des États-Unis.

 

2) Koré (Kora’h) : il s’agit d’un code biblique désignant un certain type d’individu influencé par l’esprit de Kora’h : ce profil n’hésitera pas à provoquer ou à manquer de respect publiquement aux dirigeants spirituels d’Israël, à ses sages et à ses rabbins, à remettre en question leurs enseignements ou la littérature sacrée du peuple juif (Talmud, etc.).

 

Dans la mesure où la Torah nous enseigne des mécanismes, et nous présente des archétypes, notez que le phénomène est aussi valable dans les autres sphères religieuses. Par exemple, dans le monde chrétien/messianique, lorsqu’un individu s’en prend publiquement et nominativement à un serviteur de Dieu en remettant en cause son sacerdoce, il est très souvent dans la faute de Kora’h.

 

Lorsque nous identifions ce profil, nous sommes donc en présence du phénomène appelé « révolte de kora’h » (Kora’h, Datan et Abiram qui s’opposèrent à Moïse et Aaron) :

 

la Bible nous montre qu’il y aura toujours des croyants, dans chaque génération, qui, à cause de la jalousie, de l’orgueil et de la poursuite des honneurs, s’opposeront, médiront et voudront tourner en ridicule les rabbins et les chefs spirituels de leur temps, dénigrer leurs enseignements (Torah orale) et s’ériger eux-mêmes en chef comme l’affirma Kora’h (Koré) en son temps :

 

« C’en est assez ! car toute l’assemblée, tous sont saints, et l’Éternel est au milieu d’eux. Pourquoi vous élevez-vous au-dessus de l’assemblée de l’Éternel ? » (Nombres 16:3).

 

Et Moïse, ayant discerné avec justesse la véritable intention de ce personnage orgueilleux, il répliquera en dévoilant les intentions cachées et non formulées de Kora’h : « et vous voulez encore le sacerdoce ! » (Nombres 16:10).

 

Notez que Kora’h et ses suiveurs terminèrent vivant en enfer selon le texte biblique, et cela afin pour insister sur la gravité de cette faute.

Après ce long, mais indispensable préambule, la présente étude sur Edom/Ésaü peut être considérée comme un troisième exemple approfondi de ce que nous venons d’expliquer jusqu’à maintenant.

Nous allons voir en détail à quoi correspond Edom/Ésaü.

Réjouissons-nous de cette grâce qui nous est accordée.

I] Ésaü, Edom, Jacob et l’Empire romain chrétien : que représentent-ils et quel est le lien ?

Notez bien deux points distinctifs que nous utiliserons dans notre étude : la portion de Torah nommée Toledot (Genèse 25 :19 à 28 : 9) mettra en lumière :

1) La haine d’Ésaü envers son frère Jacob
2) À la fin de la Paracha, Ésaü fera une alliance avec Ismaël en épousant une de ses filles.

Commençons par regarder de plus près le verset de la Paracha dans lequel Ésaü est rapproché du nom « Edom » :

« Comme Jacob faisait cuire un potage, Ésaü revint des champs, accablé de fatigue.

 

Et Ésaü dit à Jacob : Laisse-moi, je te prie, manger de ce rouge, de ce rouge-là, car je suis fatigué.

C’est pour cela qu’on a donné à Ésaü le nom d’Edom. » (Genèse 25.29-30).

Le Royaume d’Edom est donc intrinsèquement lié à Ésaü (Essav en hébreu), frère de Jacob/Israël, et les édomites sont donc les descendants d’Essav comme il est dit : « Ésaü s’établit dans la montagne de Séir. Ésaü, c’est Edom. » (Genèse 36:8); « Ésaü, père d’Edom » et encore : « Ésaü, c’est Edom. » (Genèse 36.9,19) :

Veuillez bien retenir cette dernière précision que donne la Torah, c’est une clé essentielle pour comprendre les messages donnés par les prophètes.

Regardons ce que rapportent certaines sources juives au sujet d’Ésaü, c’est-à-dire d’Edom :

Alors qu’elle était enceinte, leur mère, Rébecca (Rivqa), alla consulter YHWH parce que « les enfants se heurtaient en elle ». Elle reçut alors cet avertissement :

« Deux nations sont dans ton ventre, et deux peuples se sépareront en sortant de tes entrailles; un peuple sera plus fort que l’autre, et le plus grand frère sera asservi au petit » (v. 25,22-24).

Selon la Torah orale, HaChem (Dieu) aurait en fait prophétisé à Rébecca :

« Deux nations sont en ton sein, deux nations possédant chacune son univers propre, l’une la Torah, l’autre le péché » ( Berakhot, 57b).

Dans le Midrash (commentaire de la Torah, voir glossaire), on en déduira que les tendances profondes de Jacob et d’Ésaü se manifestaient dès avant leur naissance:

Chaque fois que leur mère passait devant une synagogue, Jacob s’agitait pour sortir, tandis que chaque fois qu’elle passait devant un temple païen, c’est Ésaü qui remuait ( GnR 63, 6) ! 

Le texte de la Paracha montre qu’Ésaü était un chasseur, ce qui laisse entendre qu’il aimait à faire couler le sang, qui est de couleur rouge (dans la Bible, la chasse est toujours présentée péjorativement).

Or, c’est la même racine hébraïque qui est à l’origine des mots désignant le rouge ( adom’ ) et le sang

C’est tout aussi significativement qu’Ésaü est explicitementjacob esau torah paracha_mod désigné comme un « roux » (admôni), couvert à sa naissance de poils roux.

Le goût d’Ésaü pour le rouge ou le roux apparaît de façon plus évidente encore dans le célèbre épisode où il abandonne son droit d’aînesse à son frère Jacob en échange d’un plat de lentilles que ce dernier préparait et qu’il convoitait :

« Laisse-moi, je te prie, manger de ce rouge, de ce rouge-là (…) C’est pour cela qu’on a donné à Ésaü le nom d’Edom. ».

Tout ce passage, en hébreu, joue sur l’étymologie des mots et des noms, le plus significatif étant évidemment qu’Ésaü désigne avec insistance les lentilles par l’expression « ce rouge, ce rouge-là » (mine hââdôme hââdôme hazéh), et que le texte ajoute aussitôt : « C’est pourquoi on l’a appelé Edom » (v. 25,30). 

Edom est donc le second nom d’Ésaü, tout comme Israël est le second nom de Jacob. 

Ésaü est appelé Edom parce qu’il est « porteur de cheveux roux et assoiffé de sang ». Il est Edom parce qu’il est « le Rouge » (adom’).

 

Cette équivalence est maintes fois répétée dans la Torah : « Ésaü, c’est Edom » (Genèse 36,1 et 36,8), « C’est Ésaü, père d’Edom » (Gen. 36,43). [ndlr : sans la compréhension profonde du texte original en hébreu, nous voyons clairement comment le lecteur peut passer à côté de jeux de mots à travers lesquels Dieu donne des messages clés que seul le texte hébreu sait mettre en évidence]

La Genèse assure qu’immédiatement après la mort de son père Isaac, et après avoir « pris ses femmes parmi les filles de Canaan », Ésaü « partit pour le pays de Séïr » et s’« établit dans la montagne de Séïr », où il engendra le peuple édomite [ndlr : c’est une autre importante clé à saisir : toutes les fois où il est parlé dans la Bible de « Séïr » ou de « la montagne de Séïr », c’est une référence à Ésaü/Edom]

Dans la Bible, Edom est cité parmi les nations hostiles à Israël que le roi Saül aurait affrontées.

 

Par exemple en 1 Samuel 14 : 47 : « Après que Saül eut pris possession de la royauté sur Israël, il fit

de tous côtés la guerre à tous ses ennemis (…) à Edom ».

Durant l’Exode, notamment, les habitants d’Edom auraient refusé aux Hébreux de les laisser passer à travers leur territoire, alors que Moïse était parvenu à Cadès (Nombres 20,18-21).

Les Hébreux auraient alors choisi, non de les affronter directement, mais de contourner leur pays (Nombres 21,4).

Par la suite, de nombreux textes de la Bible (II Rois, II Chroniques, Psaume 137, Amos 1,11, Ezech. 35,1-9, etc.) attestent d’une haine tenace entre les deux peuples (Edom et Israël).

La plupart d’entre eux s’appuient sur l’équivalence Esaü-Edom pour reprocher aux Edomites d’avoir constamment agi envers Israël de la même façon peu fraternelle qu’Ésaü s’est comporté envers Jacob.

Les Romains, en d’autres termes, auraient hérité des valeurs et de la conception du monde que la Bible attribue à Esaü-Edom. Mireille Hadas-Lebel est une historienne française de premier plan, spécialiste de l’Antiquité et de l’histoire du judaïsme. Elle explique une chose importante :

« À cette époque, le verset : « Ésaü se prit de haine pour Jacob » (Genèse 27,41) ne fait plus seulement allusion aux simples personnages bibliques, mais aussi aux deux nations inconciliables qu’ils sont censés représenter ».

 

D’ailleurs, la personne du roi Hérode le Grand (cruel et sanguinaire), ou celle de son père Antipater, tous deux descendants des Edomites, a pu faciliter ou favoriser cette identification.

Le grand rabbin Alain Goldmann, allant jusqu’à voir en Ésaü le « prototype de tous les maux subis par Israël », écrit :

« Nos sages voient en Rome, la Rome antique, la personnification d’Edom, qui désigne généralement Ésaü et tous ceux qui vivent selon sa façon d’être.

 

Pour en donner une illustration, sachons que Rome n’avait en effet aucun égard pour le droit et l’humanité, ne cessant d’utiliser tous les moyens de la violence et de la ruse.

 

Elle parvenait ainsi à posséder une force rarement égalée. Comme Ésaü, ennemi implacable de son frère, ainsi Rome fut-elle sans pitié pour Israël, alors que Jacob-Israël est animé d’un sens profond de justice, d’amour du prochain »

Dans le Midrash, Rabbi Siméon fait un intéressant commentaire et répond ensuite à la question : pourquoi peut-on appliquer à Rome le verset du Deutéronome : « et le porc, car il a le sabot fendu » ?

La réponse est celle-ci :

« De même que le cochon, quand il se couche, présente d’abord ses sabots comme pour dire: voyez comme je suis pur, de même l’empire d’Edom [Rome] se vante d’établir des tribunaux de justice alors même qu’il commet ses violences et ses pillages » (Midrash Rabba sur Vayikra [Lévitique] 13,5).

 

[ndlr : un animal, pour être casher (pur), doit posséder deux signes de pureté : 1) avoir les sabots fendus et 2) ruminer. Le porc n’a que le signe de pureté extérieur, mais pas celui qui est intérieur, car il ne rumine pas. C’est un symbole très parlant de l’hypocrisie, en abomination devant Dieu, et trait de caractère propre à Edom.]

Le parallèle s’imposerait entre l’hypocrisie des Romains, qui cachent leurs exactions sous des apparences de justice, et celle du cochon, qui cache son impureté en mettant en avant ses sabots fendus. » (3)


faux-chretien
Ainsi, les sages utilisent à raison le porc pour décrire un type de personne ou de civilisation qui met en avant des apparences belles et vertueuses, c’est-à-dire des signes extérieurs de pureté (sabots fendus), mais dont l’intérieur est impur, c’est-à-dire dont les pensées, les intentions, les motivations et les objectifs sont sals, corrompus et s’opposent à la loi de Dieu (ne rumine pas).

Ce type de personne et de civilisation est le plus dangereux, car sa séduction et sa tromperie prennent de nombreuses âmes dans ses filets.

C’est ce que le Messie, dans les textes de l’Alliance Renouvelée, nommera « tombeau blanchi » ou encore « apparence de piété ».

Cette remarque est absolument intéressante dans la mesure où c’est précisément ce que nous observons dans l’histoire du « christianisme officiel », c’est-à-dire dans le catholicisme et le protestantisme (notez que les premiers protestants se voyaient comme des catholiques réformés, c’est pourquoi la fausse « théologie du remplacement d’Israël par l’Église » ainsi qu’une influence judéophobe, antisémite et une hostilité à la Torah de Moïse perdure dans de nombreux milieux chrétiens catholiques comme protestants, évangéliques, etc.)

Usant de pieuses justifications, le catholicisme a été à l’origine des plus grands actes et discours antisémites de l’histoire au point d’inspirer Hitler (voir plus bas).

Et que dire des atrocités commises lors de l’inquisition sous les auspices de la religion catholique ?

Et que dire de l’idolâtrie mariale et de l’abolition de plusieurs commandements fondamentaux (Shabbat, fêtes, Cacherout, etc.,) ?

Aujourd’hui encore, même dans le monde protestant, plusieurs ont gardé ce mépris conscient ou inconscient envers le peuple juif, et persistent par exemple à maintenir la fausse doctrine de l’abolition de la loi (selon cette doctrine, l’arrivée de Jésus mettrait un terme à la loi : la loi de Moïse ferait désormais partie de « l’Ancien Testament », terme qui au passage, n’a jamais été utilisé, ni par le Messie ni par Paul, mais qui est apparu bien plus tard pour se démarquer doctrinalement et spirituellement des juifs).

Nous voyons ici apparaître une notion de haine contre Jacob (les juifs) ainsi qu’un net rejet du joug des commandements divins (droit d’aînesse vendu par Ésaü pour des lentilles).

Hostile aux lois de Dieu, idolâtrie, sang ROUGE versé, haine envers Israël/Jacob et envers les quelques rares chrétiens qui aiment les juifs et observent la Saine Doctrine (Torah, Loi de Dieu) :

 

Qui ne verrait pas ici les caractéristiques principales d’EDOM/ÉSAÜ, bien plus que chez tout autre personnage biblique ?

 

Spirituellement, l’entité mondiale appelée « christianisme » (catholicisme + une partie du protestantisme qui ne proteste plus) est effectivement très similaire à EDOM/ÉSAÜ.

Ainsi, de Jacob sortiront les 12 tribus d’Israël, qui constitueront le peuple juif (bien que le terme « juif » fasse référence à la tribu de Juda, selon les Sages, ce terme fait aussi référence bibliquement aux 12 tribus comme nous le démontrons dans d’autres études).

Jusqu’à aujourd’hui encore, Ésaü/Edom éprouve de la haine contre Jacob comme il est dit en 2 Rois 8:22 : « La rébellion d’Edom contre l’autorité de Juda a duré jusqu’à ce jour. » (2 Rois 8 :22)

D’Ésaü sortira le peuple édomite et, bien que le peuple physique ne perdurera pas, l’esprit et l’idéologie édomite se propageront jusqu’à la fin de l’histoire humaine.

C’est pourquoi les prophètes citent régulièrement et abondamment Edom, Ésaü ou Séïr dans leurs prophéties relatives au temps de la fin, bien que le petit royaume d’Edom ait disparu physiquement bien avant la naissance de Yéshoua.

Les vérités révélées dans la Torah sont parfaites et éternelles. Elles prennent des habillages différents selon les époques, mais demeurent les mêmes.

Cette haine et cette rivalité antique entre Esaü-Edom et Jacob-Israël trouvent leur origine dans la Paracha Toledot jusque dans la Paracha Vayichla’h (Genèse 32:4 à 36 fin) où Jacob échappe de peu à une sanglante bataille avec Essav comme il est dit :

« Ésaü conçut de la haine contre Jacob, À cause de la bénédiction dont son père l’avait béni; et Ésaü disait en son coeur : les jours du deuil de mon père vont approcher, Et je tuerai Jacob, mon frère. » (Genèse 27.41)

 

Et plus tard : « Ton frère Ésaü … il marche à ta rencontre, avec quatre cents hommes. Jacob fut très effrayé, et saisi d’angoisse. » (Genèse 32:6-7)

Ésaü/Edom méprise la bénédiction divine attachée à la postérité d’Abraham. La Torah nous le dépeint comme étant irréligieux, hostile à la loi de Dieu et pétri de haine envers Jacob-Israël.

À ce stade de l’étude, nous devrions désormais beaucoup mieux comprendre pourquoi les sages d’Israël enseignent que le mot EDOM, lorsqu’il apparaît dans la Bible, fait aussi référence à l’Empire romain et aujourd’hui à l’Europe chrétienne occidentale (Occident + États-Unis).

C’est un constat tragique qui doit être exprimé et confessé par tous ceux que Dieu appellera à la repentance : à l’instar d’Ésaü/Edom, il est impossible de nier que l’Empire romain et le catholicisme romain à sa suite, ainsi qu’une large partie du protestantisme, ont largement démontré leur haine et leur mépris envers Israël ainsi que leur hostilité à l’égard des lois de Dieu comme il est dit :

« à quoi me sert ce droit d’aînesse ? » (Genèse 25:31) puis : « Je tuerai Jacob, mon frère » (Genèse 27:41) :

Ces versets traduisent un mépris pour le joug divin et un désir d’éliminer tout ce qui touche à Israël et sa spiritualité (judaïsme, Torah orale, etc.).

Le Rav Eliaou Hassan rapporte un enseignement précieux au sujet du verset « Laisse-moi, je te prie, manger de ce rouge, de ce rouge-là, car je suis fatigué. C’est pour cela qu’on a donné à Ésaü le nom d’Edom. » :

« Le verset est très surprenant, en effet une personne qualifie un plat de rouge, et pour cela elle est nommée de la même façon ? (« Adom » veut dire « rouge » en hébreu).

Nos « Hakhamim (sages) nous enseignent que lorsqu’Essav (Ésaü) naquit, il était tout rouge, on eut alors un doute.

Était-ce un signe qu’il aurait une attirance particulière pour le sang, ou bien était-ce simplement dû à la couleur qu’ont certains bébés en naissant, parce que leur sang n’est pas encore bien diffusé dans tout le corps ?

Ésaü grandit et le doute se dissipa. Lorsqu’il se trouva devant le plat de lentilles et qu’il exprima le désir d’en manger en le désignant par son aspect extérieur uniquement, et plus précisément par sa couleur, cela signifiait qu’il avait bien une attirance particulière pour le rouge et ce que cette couleur symbolise.

Il avait donc bien une tendance sanguinaire et on le nomma « Edom » pour cela.

Les commentateurs nous expliquent que lorsqu’un personnage s’exprime pour la première fois dans la Torah, il affiche alors sa personnalité et l’essence de sa nature.

Dans notre verset, c’est la première fois qu’Ésaü parle, regardons ce qu’il nous dit, et projetons-nous dans l’histoire, sachant qu’il est le père de l’occident :

voracité essav esau torah occident_modFais-moi avaler : aspect de Voracité

Je te prie : aspect de politesse, bonne manière, courtoisie. Malgré sa voracité, il n’oublie pas les civilités.

L’occident a cette caractéristique de faire les pires horreurs tout en ayant l’air les plus civilisés du monde.

Du rouge, de ce rouge-là : Il regarde surtout à l’extérieur, aux apparences, il voue un culte au beau. (ndlr : + attrait au sang, tendance sanguinaire) »

Je suis (fatigué) : Il est écrit « Anokhi », terme utilisé par Dieu lui-même. »

Cette dernière remarque du Rav est d’une grande importance. Regardez ce que dit le Malbim, un sage d’Israël, dans une explication rapportée par le Rav Michael Smadja :

« Il y a une distinction entre « ani » (je suis) et « anokhi » (JE SUIS) [utilisé ici] pour exprimer la première personne du singulier.

 

« Ani » veut donner une information sur sa situation comme dans « ani omed » : « je suis debout » et non assis.

 

Alors que le mot « Anokhi » donne une indication sur la personne elle-même comme dans le verset: « Anokhi Essav bekhorékha » « je suis Essav ton aîné », cela vient donner une indication sur l’essence même de la personne et non sur sa situation.

 

Et donc lorsque le verset s’exprime ainsi: « Anokhi hachem[YHWH] » « Je suis Hachem(D.ieu) qui t’a sorti de Our Kasdim » il vient enseigner que son nom est YHWH. »

Lorsque Ésaü utilise le terme « Anokhi » pour exprimer son état de fatigue – terme normalement réservé qu’à Dieu – le texte hébreu nous donne une grande indication que le seul texte français est incapable de faire ressortir : Ésaü, dans sa très haute estime de lui-même, « se prend » pour Dieu.

Encore, une fois, nous voyons que sans la compréhension profonde du texte original en hébreu, le lecteur peut passer à côté de jeux de mots grâce auxquels Dieu donne des messages fondamentaux que seul le texte hébreu met en évidence.

Regardons la suite des paroles du Rav Eliaou Hassan, confirmant l’enseignement du Malbim :

« Ésaü « EST » (Anokhi) et il se prend pour D… Nous voyons effectivement combien l’occident se prend pour Dieu, car il a d’une certaine façon usurpé sa place puisqu’il nie son existence

[NDLR : le gouvernement français affirme ouvertement que les lois républicaines sont supérieures aux lois de Dieu, et il est désormais établit que a foi en Dieu a cédé la place à l’athéisme et à l’humanisme.

Notons bien que la vente du droit d’aînesse pour un plat de lentille traduit l’immense mépris des choses de Dieu au point que nos sages ont affirmé que ce jour-là, Essav/Edom a renié Dieu ainsi que la résurrection des morts (4).

Les maîtres d’Israël posent la question : « Essav n’éprouva-t-il pas une terrible détresse face à la perte des bénédictions de son père, manifestant une dimension de foi véritable ? Et avec un père tel que le patriarche Isaac, comment pouvait-il renier Dieu ?

La réponse est simple : en réalité, l’hérésie de Essav n’est pas une abjuration radicale, mais plutôt une doctrine qui consiste à placer Dieu au second plan. Ce sont ici les funestes effets de la laïcité qui domine en EDOM au point que, la France est majoritairement athée et, dans un récent sondage, Les États-Unis, pays réputé pour être très religieux observait une baisse significative des croyants : 29% des adultes américains se considèrent comme « athées ». En 2021, près d’un tiers des Américains se disent sans religion (5)

Là encore, il est stupéfiant de constater que le monde occidental correspond à ce profil beaucoup plus qu’à toute autre peuplade ou civilisation : malgré la façade de piété et ce vernis religieux où les mots « chrétiens/catholiques » correspondent beaucoup plus à des étiquettes religieuses qu’ils ne sont porteurs d’une vie de piété et de foi, nous voyons que l’attitude en EDOM consiste effectivement a placer Dieu au second plan, avec toutes les dramatiques conséquences que l’on observe(6)]

Il [Essav/EDOM] se croit tout puissant parce qu’il a inventé l’électricité, la bombe, le vaccin. Big-Bang, préhistoire, il croit pouvoir tout faire, tout expliquer, à tel point que les petits enfants en France par exemple, apprennent que l’homme descend du singe…

Dominateur et conquérant, Ésaü se croit invincible (voir les multiples conquêtes du monde occidental et ses multiples colonies)… » (7)

Là encore, notez certains parallèles qui valent le détour : dans le christianisme « officiel », nous observons une attitude doctrinale proche de celui de qui a dit :

 

« Je monterai au ciel, J’élèverai mon trône au-dessus des étoiles de Dieu; Je serai semblable au Très-Haut. » (Ésaïe 14:13-14)

 

Or pour être semblable au Très-Haut, il faut aussi lui dérober des attributs pour mieux se substituer à Lui.

 

Or, nous observons précisément une usurpation des attributs du Messie et de la divinité dans bien des aspects de la chrétienté.

 

Par exemple, au travers du Pape, de la Vierge Marie par exemple et de Rome.

 

Nous savons que les catholiques fervents auront toujours une explication plus ou moins alambiquée pour réfuter ce qui va être dit, mais nous sommes confiants de ce que les authentiques brebis sauront entendre la voix du Bon Berger :

 

Le pape et la vierge semblent effectivement avoir pris la place de Dieu et c’est naturellement qu’ils ont  aussi changé le lieu de Sa capitale.

 

Par exemple, le pape pendant des siècles a été appelé « vicaire de Christ ». Rappelons au lecteur que le terme « vicaire » vient du mot latin vicarius, qui signifie « la place de ».

 

Une telle appellation pose d’innombrables problèmes et beaucoup de « craignant Dieu » auraient su éviter et même rejeter avec force un tel titre.

 

Nul n’est pas à la place de celui qui a dit :

 

« Je suis avec vous tous les jours, jusqu’à la fin du monde. » (Matthieu 28:20)

 

Il y a aussi la fameuse doctrine de « l’infaillibilité du pape » lorsqu’il donne ses enseignements :

 

« L′infaillibilité pontificale est un dogme proclamé par l’Église catholique le 18 juillet 1870 et complété le 21 novembre 1964, selon lequel le pape ne peut se tromper dans son pouvoir ordinaire et extraordinaire lorsqu’il entend définir une doctrine révélée en matière de foi ou de mœurs, qu’il exprime ex cathedra. » (Source : Wikipédia).

 

Passons les innombrables exemples où cette infaillibilité doctrinale s’est révélée fausse.

 

Dans le protestantisme, si le pape a été remplacé dans une certaine mesure par le pasteur, la messe par le culte, nous voyons des variantes dans certains enseignements répandus dans le mouvement « parole de foi » consistant à faire des croyants des « petits dieux ».

 

La doctrine des “petits dieux”, selon laquelle par la nouvelle naissance le chrétien devient « une incarnation de Jésus de Nazareth ».

 

Des chrétiens évangéliques américains connus ont largement promu cette funeste fausse doctrine pourtant bien accueillie par des centaines de milliers de chrétiens « protestants »…

 

Concernant Marie, selon les sources catholiques, rappelons qu’elle est tout de même qualifiée comme étant l’avocate, la porte, l’espérance et co-rédemptrice et également la Reine du Ciel : autant d’attributs qui ne sont attribués à qu’à Dieu et au Messie dans l’Écriture…

 

Et enfin, quant à la ville de Rome, rappelons que l’expression « ville éternelle » (« Roma aeterna« ) qui lui a été attribuée est née à l’époque impériale, pour glorifier l’Empire augustéen.

 

Saint-Jérôme attaque l’expression Roma aeterna comme blasphématoire. Toutefois, intégrée à la stratégie pontificale, la périphrase finit par surimposer à la glorification antique le thème de l’élection divine de la ville des martyres de Pierre et Paul. L’ éternité » romaine devient métaphore du pouvoir suprême. (8)

 

Or comme de nombreux rabbins le font remarquer, il est connu que c’est Jérusalem qui est précisément appelé « ville de l’éternité » et une simple recherche sur google le démontre aisément.

Avec ces quelques exemples, il est certain que celui qui a des oreilles pour appliquer le commandement « Chéma Israël » (écoute Israël, cf. Deut. 6), entendra et comprendra.

II] Bref rappel historique de cette haine antique et sanguinaire de l’Empire romain envers Israël (haine d’Esaü-Edom envers Jacob-Israël) :

Au début de ce qui est appelé couramment « l’Église primitive », lorsque les premiers chrétiens étaient encore attachés à Israël sans renier le judaïsme biblique et la Torah de Dieu (Saine Doctrine, Torah), on se rappelle, en l’an 64, du massacre de tous ces disciples juifs et non juifs du Messie Yéshoua, qui furent transformés en torches vivantes sur l’ordre du Dictateur Romain NÉRON.

Regardons maintenant quelques tragiques exemples de persécution subie par Israël-Jacob peu de temps après l’existence de cet obscur Néron :

En 70, l’armée romaine détruit Jérusalem. Plus d’un million de juifs sont massacrés, 97 000 sont pris en esclavage et en captivité, beaucoup arrivent à fuir.jacob esau haine combat ange

En 132 Bar Kochba mena une guerre de trois ans contre l’Empire romain. Environ un demi-million de juifs périrent, des milliers furent vendus comme esclaves, et le reste fut expulsé de Palestine un peu partout dans le monde.

En 135-200 : Les persécutions romaines contre les juifs continuent.

Les juifs n’ont pas le droit de pratiquer la circoncision, ni de lire la Torah, ni de manger du pain azyme à Pessah

Après la répression des révoltes juives, les Romains débaptisent la terre de Judée pour l’appeler Palestine. L’empereur romain Severus interdit de se convertir au judaïsme.

De 325 à 418 : L’empereur romain Constantin le Grand publie l’édit de Milan, qui retire de nombreux droits aux juifs. Le concile de Nicée interdit aux juifs de respecter le shabbat et déclare hérétique les pratiques de la religion juive.

Les juifs se voient retirer la citoyenneté romaine et sont expulsés de Jérusalem. 

L’empereur chrétien Constantin promulgue une loi qui punit de mort le mariage entre les chrétiens et les juifs. 

La conversion au judaïsme devient un crime. Le synode laodicéen édicte que « un chrétien n’est pas autorisé à recevoir du pain non levé d’un juif ». 

Saint-Hilaire de Poitiers fait référence aux juifs comme un peuple pervers que Dieu a maudit pour toujours.

St Ephraim tient les synagogues pour des bordels. L’évêque de Milan brûle une synagogue en affirmant que « c’est un acte qui plait à Dieu »

Saint-Jérôme, qui publia une traduction de la Bible, écrit au sujet des synagogues :

« si vous appelez ça un bordel, une chambre du vice, le refuge du diable, la forteresse de Satan, un endroit de dépravation des âmes, un abysse de tous les désastres concevables, ou tout ce que vous voulez, vous êtes encore en dessous de la réalité » (Europe Israël)

Nous voyons ici clairement combien l’esprit sanguinaire et de haine d’Ésaü envers Jacob est implanté dans l’Empire romain et répandu dans sa nouvelle religion naissante : le catholicisme romain.

L’Empire romain a perduré jusqu’en 284 après J.-C puis, notamment avec l’empereur romain Constantin au 4e siècle, le paganisme est entré dans l’église devenue officiellement la religion de Rome, déconnecté de ses racines véritables.

Le caractère édomite se propagera effectivement dans ce que l’on nommera  « catholicisme romain » : une rébellion ouverte aux lois de Dieu, des propos et des actes sanguinaire et hostile à Israël (Jacob).

Franck Viola, dans son document de référence « le christianisme paganisé » (9)) nous explique :

« Peu après que Constantin eut prit le trône au début du quatrième siècle, l’Église devint une société organisée de haut en bas et dans tous ses détails.

 

Will Durant fait une énonciation semblable disant :

 

« Le christianisme « s’est développé par l’absorption de la foi et du rituel païens ; c’est devenu une Église triomphante héritant des modèles et du génie de l’organisation de Rome

 

Comme la Judée lui avait donné l’éthique du christianisme, et La Grèce la théologie, maintenant Rome lui a donné l’organisation ; tout cela, avec des douzaines de croyances absorbées et rivales, est entré dans la synthèse chrétienne. »

 

Vers le quatrième siècle, la hantise des reliques était devenue si grande que quelques dirigeants chrétiens s’érigeaient contre elle en disant :

 

« Une observance païenne présentée dans les églises sous le manteau de la religion… le travail des idolâtres. » (Ndlr : rappelez-vous, dans la tradition juive, de l’immense attrait d’Ésaü/Edom pour l’idolâtrie.)

 

Ainsi qu’un érudit catholique l’admet aisément, avec l’avènement de Constantin :

 

Les « diverses coutumes de la culture romaine antique ont coulé dans la liturgie chrétienne… » ( The Early Liturgy, pp. 130, 133).

 

Comme Will Durant l’a dit : « les îles païennes se sont propagées dans la mer chrétienne. »

 

Les chrétiens du premier siècle, encore pleinement ancrés dans la Torah et dans le judaïsme biblique d’Abraham d’Isaac et de Jacob, se voyaient comme confrontant le monde et évitaient tout contact avec le paganisme.

 

Tout cela a changé pendant le quatrième siècle quand l’Église émergea en tant qu’établissement public dans le monde où elle « absorba et christianisa les idées et pratiques religieuses païennes. »

De la même façon que l’Esprit d’Edom/d’Ésaü développa très tôt une haine envers Israël, nous voyons cette haine contre les juifs naître très tôt dans le catholicisme romain.

Dans son ouvrage « Ton peuple sera mon peuple », Don Finto déclare :

Début de citation :

« L’empereur Constantin convoqua le concile de Nicée en 325 apr. J.-C., pour résoudre quelques problèmes doctrinaux, certes, mais il voulait aussi s’assurer que l’Église s’était séparée et débarrassée une fois pour toutes de ces « vermines polluées » qui avaient taché leurs mains par « un crime abominable ».

Il fallait qu’ils trouvent une autre date de la Pâque pour célébrer la résurrection. La Pâque était trop juive !

Constantin écrivit aux évêques rassemblés à Nicée : « dans la célébration de cette fête la plus sainte, il apparaît comme une chose indigne que nous suivions la pratique des Juifs… »

Et quelques années plus tard, Jean-Chrysostome osa assurer à son troupeau : « vous avez été établi à leur place ».

Et quand arriva le deuxième concile de Nicée en 787 apr. J.-C., les Juifs croyants devaient apporter la preuve qu’ils étaient chrétiens. Par exemple, la communion leur fut refusée, par décret du concile de l’Église, à moins qu’ils ne renoncent à observer le shabbat (4e commandement de Dieu) ou toute autre coutume juive.

(Ndlr : ainsi que plusieurs lois de Dieu qui, avant d’être des « lois juives », sont avant tout Les Lois de Dieu valables pour tout converti juif ou non juif de chair).

Dans certains cas, ils durent même prouver leur dédain pour leurs racines en mangeant du porc devant témoins. 

Plus tard, les conciles de Latran de 1179 et 1215 apr. J.-C., ordonnèrent aux juifs de vivre dans des quartiers différents et de porter des vêtements distinctifs. C’est ce qui ouvrit la voie aux ghettos et à l’étoile jaune exigée, avant et pendant l’époque de l’Holocauste nazi.

Afin de montrer à quel point l’église s’est détachée de son héritage juif, lisez les extraits de profession de foi qu’un juif devait dire à son baptême dans l’Église catholique :

« Je renonce ici et maintenant à tous les rites et observances de la religion juive, je déteste toutes les cérémonies et ses croyances des plus solennelles que j’avais conservées sont célébrées dans les temps passés.

Je promets que je ne retournerai jamais plus au vomi de la superstition juive. Jamais plus, je n’accomplirais de fonction dans les cérémonies juives auxquelles je m’étais adonné, ni ne les chérirai.

J’éviterais toute relation avec les autres juifs et je n’aurais d’amis que parmi les chrétiens.

Je ne m’associerai avec aucun de ces Juifs maudits qui refusent le baptême.

Je renonce à tout le culte des Juifs, la circoncision, tout sont légalisme, le pain sans levain, la Pâque, le sacrifice des agneaux, la fête des semaines, les jubilés, les trompettes, l’expiation, les tabernacles, et toutes les autres fêtes juives, leurs sacrifices, prières, aspersions, purifications, expiation, jeûnes, shabbat, nouvelles lunes, nourritures et boisson.

Et je renonce absolument à toute coutume et institution de lois juives. En un mot, je renonce absolument à tout ce qui est juif ».

Même Luther qui avait bien commencé s’était au final retourné contre les Juifs.

Si le grand péché des juifs fut le rejet du Messie, le grand péché des chrétiens serait le mépris du peuple d’Israël et le rejet de la loi de Dieu en pensant que « l’Église » remplacerait le peuple de Dieu (Israël), et que les commandements de Dieu dans la Torah seraient uniquement des lois juives bien qu’ils font en réalité pleinement partie de la Loi du Dieu Tout-Puissant pour ceux qui se réclament de Lui, juif premièrement et non juif. »

Fin de citation.

Il faut insister : toutes les clés de compréhension sont dans la Torah, il suffit de savoir lire en écoutant humblement « ceux à qui les oracles de Dieu ont été confiés » (Rom 3.2).

Rappelons aussi qu’Ésaü a désobéi à la volonté, et à l’autorité de ses parents et que son comportement fut un sujet d’amertume pour le coeur d’Isaac et de Rébecca.

Lorsqu’Ésaü eut atteint quarante ans, la Torah nous dit qu’il épousa deux femmes de la tribu cananéenne des Hittites.

Les épouses non « Avrahamiques » d’Ésaü causèrent « l’amertume dans l’esprit d’Isaac et de Rébecca ». Les Sages commentent qu’elles continuaient à servir des idoles, leur offrant de l’encens.

Pape francois idolatrie statue vierge 400PXÉsaü savait qu’il ne devait pas épouser de femmes cananéennes, car elles le persuaderaient d’adorer leurs faux dieux.

Pourtant, ses 2 premières femmes furent cananéennes (il y a ici un rappel évident pour ceux qui se disent convertis à Dieu et pensent qu’ils peuvent épouser des païens sans que cela ne crée de graves troubles).

Regardons la première femme :

« Ésaü, âgé de quarante ans, prit pour femmes Judith ( Yehoudit) » (Genèse 26:34). Notons que la première femme d’Ésaü s’appelle Judith ( Yehoudit) = « Juive ».

Cette femme était une Cananéenne, pourquoi alors l’appeler du nom qui signifie « juive » puisqu’elle ne l’est pas ?

Rachi explique qu’en réalité, elle possédait un nom différent, mais qu’Ésaü l’appelait « Yehoudit » pour faire croire à son père qu’elle avait réellement adopté le service du D.ieu unique.

Fort du principe « Maassé avot siman lebanim » – « Tout ce qui est arrivé aux pères est un signe pour les fils », la Torah veut nous montrer ici une claire allusion à la Théologie du remplacement initiée par Ésaü/Edom.

Une personne, un peuple ou une religion influencée par l’esprit d’Edom tentera de remplacer ce qui est juif par ce qui relève du paganisme (cananéen).

Et c’est pourquoi, bravant le sens simple et premier du texte biblique, la lecture chrétienne traditionnelle, en pratiquant une allégorisation exagérée de « la loi et les prophètes », remplacera systématiquement Israël par l’Église pour ce qui est des promesses et des bénédictions, mais se gardera bien d’user d’allégories lorsqu’il s’agira des punitions et des malédictions concernant Israël.

Comme nous l’avons démontré jusqu’ici, la théologie du remplacement d’Israël par l’Église est imprégnée d’idolâtrie et de paganisme (pratique des femmes cananéennes d’Ésaü).

Comme souligne à juste titre le Rav Dynovisz dans un de ses cours :

« De couleur juive et d’origine Edomique, le christianisme romain partit de Jérusalem. Il va ensuite s’exporter en terre païenne et va s’éloigner de sa source monothéiste.

 

Les chrétiens qui prirent véritablement le pouvoir n’étaient pas d’origine juive. Les vrais juifs sont restés depuis le départ à l’extérieur de ce processus complètement inverse à leur nature. »

Rappelons quelques autres enseignements des pères de l’Église catholique que nous identifions de plus en plus facilement à la religion d’Ésaü/Edom :

Jean-Chrysostome osa assurer à son troupeau : « vous avez été établi à leur place » et encore : « Lorsqu’il est clair que Dieu les hait, il est du devoir des chrétiens de les haïr également. ».

C’est probablement à ce type de croyants que le Messie s’adresse en Apocalypse 2:9: « Je connais les calomnies de la part de ceux qui se disent juifs et ne le sont pas, mais qui sont une assemblée de Satan. »

theologie remplacement juif chretienDerek C. White, dans son excellent ouvrage intitulé « La théologie du remplacement » affirme une chose digne d’intérêt :

Hans Kung, un théologien d’origine suisse qui vécut la Deuxième Guerre mondiale en tant qu’adolescent, écrivait en 1974 :

 

le meurtre massif des Juifs par les nazis fut l’oeuvre de criminels athées, mais, sans les 2000 ans d’histoire chrétienne antisémite cela aurait été impossible. Hitler déclara au cardinal Faulhaber qu’il ne faisait que ce que l’Église avait elle-même prêché et pratiqué contre les Juifs.

 

Dans Mein Kampf, il avait écrit :« ainsi je crois qu’aujourd’hui j’agis selon la volonté du tout-puissant créateur : en écartant les Juifs, je me bats pour faire la volonté du Seigneur. »

La haine ancestrale d’Ésaü envers Jacob dont nous parle la Paracha Toledot apparait comme à l’oeil dans l’Église catholique et dans une partie du monde protestant qui, aujourd’hui encore, affirme remplacer Israël.

C’est pourquoi, à cause de cet héritage spirituel, plusieurs grincent presque instinctivement des dents lorsque l’amour de la loi de Dieu donnée à Moïse est proclamé ou que l’importance de bénir Israël, ses sages et ses rabbins est exprimée et encouragée.

Ainsi, les 4 signes distinctifs d’Ésaü/Edom se retrouvent bien présents dans l’empire romain et dans le catholicisme romain, dont la fusion des deux donna, en l’an 800, « le Saint Empire Romain » :

 

1) Haine d’Israël,

 

2) Hostilité vis-à-vis de la loi de Moïse,

 

3) Tendance à l’idolâtrie,

 

4) Tendance sanguinaire (combien de sang  a coulé par l’épée d’Ésaü/Edom mise dans les mains de l’Empire romain christianisé ainsi qu’il a été prophétisé sur Ésaü/Edom :

 

« Tu vivras de ton épée » (Genèse 27.40)

Et le temps manquerait pour établir un autre parallèle stupéfiant entre Edom/Essav et le monde chrétien occidental : les fautes sexuelles.

La Torah et les sages démontrent que Ésaü était un débauché notoire qui transgressait régulièrement les interdits sexuels (adultère, inceste, Nidda (rapports sexuels avec une femme en période menstruation) et rapport avec des femmes en dehors du peuple de Dieu (les Cananéennes, etc.)

Si « Faire les 400 coups », est une expression occidentale qui signifie « vivre sans respecter la morale et les convenances », faut-il s’étonner de voir Essav venir à la rencontre de Jacob avec 400 hommes afin de le faire périr, juste après que le patriarche fut blessé par l’ange à l’endroit précis de l’organe sexuel ?

Faut-il s’étonner de voir que la débauche (adultère, fornication, prostitution, pornographie, etc.) bat son plein dans le monde occidental ?

Et, autre élément de notoriété publique : faut-il s’étonner des dernières vagues de scandales sexuels qui ont violemment secoué et durement frappé la partie religieuse de EDOM/Essav, à savoir l’Église catholique ?

Grâce à Dieu, nous avons amené suffisamment d’éléments pour affirmer sans l’ombre d’un doute que le principal véhicule de l’esprit d’Edom dans l’Histoire fut l’Empire romain avec comme religion officielle le catholicisme romain.

Au travers de multiples et complexes transformations successives qu’il serait trop fastidieux détailler ici, c’est ainsi que naîtra le Saint Empire romain en l’an 800 qui posa les bases de la civilisation occidentale et de l’Europe chrétienne actuelle.

Le mariage entre l’Empire romain, sa pensée païenne et la religion catholique romaine sont les fondements de notre monde occidental moderne.

Voilà pourquoi nous pouvons par exemple lire sur Wikipédia :

Le terme « Empire d’Occident » peut désigner :

 

– l’Empire romain d’Occident (285-476)

 

– l’Empire carolingien (751-843), du nom de Charlemagne, couronné « empereur d’Occident ».

 

Le Saint Empire romain germanique (962-1806) se revendiquera comme le continuateur légitime des deux empires précédents.

Est-il étonnant de lire dans un article du figaro intitulé « L’Europe de Merkel, ou la revanche du Saint Empire romain germanique » :

« L’Union européenne constitue à bien des égards un retour du Saint Empire romain germanique » (Jean-Louis Harouel, professeur de droit à Paris II).

Babylone et son bâtiment moderne

Il est maintenant très facile de comprendre pourquoi le Parlement européen a affirmé, mercredi 17 décembre 2014, son « soutien » à la reconnaissance d’un État palestinien gouverné par les terroristes du Hamas dont la charte déclare ouvertement la destruction d’Israël et la mort des juifs. (10)

C’est l’endroit idoine pour faire une précieuse digression afin de remarquer l’influence hostile à Dieu dans l’architecture même du parlement européen :

parlement européen forme de la tour de babel construite par Nimrod

Rappelons qui fut l’auteur de la tour de Babel : Nimrod.

Il s’agit d’un des personnages bibliques les plus malfaisants.

Son funeste exploit : avoir su unir l’humanité dans une révolte contre Dieu.

Notons que les commentaires des maîtres d’Israël décrivent longuement le conflit entre Nimrod et Avraham.

Nimrod et son empire représentaient l’antithèse des enseignements d’Avraham, du monothéisme, de l’éthique, de la bonté et de l’humilité.

Le Rav Moché Shapira, dans une traduction adaptée par le Rav Michaël Smadja explique :

Nimrod en construisant sa tour, a voulu repousser la présence divine de sur terre.

 

La ville que les gens de Nimrod ont construite est l’anti-Jérusalem et la tour est l’anti-temple.

Babylone moderne : une même langue

Dans son projet humaniste contre Dieu, Nimrod avait su réunir les hommes sous un même langage comme il est dit : « Or toute la terre avait le même langage et les mêmes mots. » (Genèse 11:1).

Voyez cet autre lien avec le parlement européen que nous pouvons lire dans un entretien avec Luis Martinez-Guillen, le directeur du bureau de liaison du Parlement :

Avec 751 députés venus de 28 pays différents, le Parlement européen doit assurer des traductions dans 24 langues officielles.

 

Sans surprise, l’Institution européenne abrite le plus grand service de traducteurs et d’interprètes du monde.

 

Comment s’organise cette gigantesque tour de Babel ? […] On compte un peu plus de 1000 traducteurs et interprètes qui travaillent pour le Parlement européen. » (11)

L’érudit juif Jacques KOHN zal’ nous explique de précieux détails :

« Dans la littérature talmudique et midrachique, Nimrod [le constructeur de Babel] est considéré comme le modèle premier de la rébellion contre Hachem (‘Haguiga 13a) et comme celui qui a « fait se rebeller l’univers entier contre le Saint béni-soit-Il » (Pessa‘him 94b).

 

Il tenait sa force physique des tuniques de peau que Hachem avait confectionnées pour Adam et Eve (Genèse 3, 21).

 

Ces tuniques, dont Noé avait hérité, lui avaient été volées par ‘Ham, [Cham] lequel les avait transmises à son fils Kouch, et celui-ci à Nimrod.

 

Lorsque les animaux virent ces tuniques sur le corps de Nimrod, ils s’accroupirent devant lui, lui permettant ainsi de s’emparer d’eux aisément.

 

Quant aux hommes, impressionnés par ce qu’ils croyaient être une force immense, ils s’en firent leur roi (Pirqei de-rabbi Eliézèr ibid.).

 

Ces vêtements lui seront volés plus tard par Ésaü, et ce sont eux que Rébecca fera porter par Jacob lorsqu’elle l’enverra recueillir les bénédictions paternelles (voir Berèchith 27, 15 et Rachi ad loc.).

 

Nimrod fut assassiné par Ésaü, qui était jaloux de ses talents de chasseur et qui convoitait ses tuniques magiques (Da‘ath zeqènim ad Berèchith 25, 30). »

Esaü, héritier de Nimrod

Notez les similitudes frappantes entre Nimrod et Edom/Ésaü :

Comme Ésaü, la force de Nimrod était dans sa bouche et comme Ésaü, Nimrod était chasseur :

« Nimrod, puissant chasseur devant l’Éternel. » (Genèse 10:9), ce sur quoi Rachi, l’illustre commentateur juif qu’on ne présente plus, explique :

« Il « capturait » par ses paroles la pensée de ses contemporains, et il les induisait en erreur en les incitant à se révolter contre Dieu (Beréchith raba 37, 2) »

Or, sur Essav (Ésaü), il est écrit : « Ésaü devint un habile chasseur, un homme des champs » (Genèse 25:27), et Rachi explique :

« Sachant attraper et tromper son père par des paroles. »

Ce qui fera dire au Rav Yossef David Frankforter la chose suivante :

« Essav est l’héritier [spirituel] de Nimrod. »

Peu importe les justifications officielles, la vérité s’impose d’elle-même :

L’architecture de la « Tour de Babel » fut élaborée par un des plus grands impies de l’histoire biblique : Nimrod.

 

Et c’est tout naturellement que Ésaü/Edom, son héritier spirituel, reconstruira une « tour de Babel moderne » incarnée dans l’édifice du parlement européen pour réunir, « sous une même langue » des hommes, dont les objectifs, la moralité et les décisions, bien souvent, s’opposent ouvertement à Dieu et à Jacob/Israël…

Si les acteurs politiques modernes sont inconscients des influences spirituelles qui les dirigent, cela ne change en rien quant à la réalité de ces influences.

Comme nous l’avons dit en début d’étude : c’est le texte sacré de la Torah qui façonne l’Histoire et non l’inverse :

D’une façon mystérieuse et cachée, bien que l’homme conserve son libre arbitre, l’excellence de la sagesse de Dieu a agencé le cours de l’Histoire humaine de telle façon à ce qu’elle suit et obéit au plan directeur de la Torah.

Inutile de commenter davantage les conclusions de cette imposante réalité spirituelle ici mise en lumière.

Fin de digression.

Et du côté de la religion dominante de l’Empire romain moderne, il est tout naturel de découvrir dans un article Wikipédia intitulé « Ambassade de Palestine près le Saint-Siège » :

« En février 2013, le Vatican reconnaît officiellement l’État de Palestine […] l’inauguration de l’ambassade palestinienne le 14 janvier 2017 en présence du président de l’Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas, et du pape François. »

Au passage, notons que le protestantisme officiel, étant l’enfant rebelle du catholicisme, il n’est pas tellement étonnant de voir l’œcuménisme (union des catholiques et protestants) gagner toujours plus de terrain…

Regardons ce que rapporte le site elisrael.org :

Edom est le surnom de Rome. À cela, deux raisons : Quand Rome arrive en Judée, elle est représentée par Hérode l’Edomite (ou Iduméen). 

 

Les légionnaires portent de grands manteaux rouges, car la guerre est déjà psychologique. Tous les peuples écrasés par Rome, et la Judée en bonne place sont plus marqués par l’effusion de sang que par la construction de voies pavées, d’amphithéâtres et de thermes.

 

Le christianisme impérial a prolongé Rome, tant politiquement que spirituellement et intellectuellement. Ce n’est que depuis le 18e siècle que l’on éprouve moins la collusion politico-religieuse qui a été totalitaire. » 

Toutefois, notamment depuis Vatican II, il est important de reconnaître qu’une forme de repentance est apparue dans l’Église catholique :

Bien qu’elle rechigne toujours à rompre avec une idolâtrie mariale encore bien trop implantée, et bien que près de 1700 ans de doctrines judéophobes et antinomistes laissent des traces, il est connu que l’Église catholique, du moins dans son officialité, a tout de même reconnu l’erreur tragique de sa théologie du remplacement, de sa lecture antijuive du Nouveau Testament et du traitement criminel qu’elle a infligé aux juifs durant son histoire.

« Mais l’antijudaïsme des Pères de l’Église a laissé une empreinte profonde dans l’inconscient collectif occidental.

La belle apparence de la philosophie et de l’esthétique grecques recouvre un paganisme venu du fond des âges.

La théologie du remplacement d’Israël par l’Église a fixé l’identité spirituelle édomite de cet empire et de sa religion.

 

‘Essav est celui qui, armé de sa puissante apparence, revendique une responsabilité spirituelle pour laquelle il n’est pas formé par D.ieu. D.ieu a douloureusement choisi et formé Ya’âqov (Jacob). 

 

Ainsi, en plus de Rome, Edom est devenu le surnom symbolique de la chrétienté qui prolonge la Rome païenne.

Celle-ci, de plus en plus paganisée et déjudaïsée avec le renfort de Constantin, affina encore durant trois siècles son dogme de la trinité, de conciles en disputes théologiques sanglantes.

Elle pavait ainsi la voie de l’islam (cf. § 525), et perdit du coup plus de la moitié de ses diocèses-provinces en moins de 100 ans (Proche-Orient, Asie Mineure, Afrique du Nord, Espagne, jusqu’en 732 où « Charles Martel battit les Arabes à Poitiers »

On ne peut ignorer qu’il y eut une résistance intérieure, puisque certains versets de l’Apocalypse (13 :11) néotestamentaire annoncent cette prostitution et une bête « qui a deux cornes d’agneau, mais qui parle comme un dragon ».

L’islam s’en est pris à la chrétienté, comme celle-ci s’en était prise à Israël, en vertu du même principe théologique du remplacement.

[NDLR En Hébreu et dans la Torah, c’est ce que l’on appelle « Mida Kenegued Mida » (Mesure pour mesure) : on récolte ce que l’on sème. Le Rabbi Shaoul de Tarse (Paul) enseigne ce principe spirituel torahique en Galates 6.7 : « Ne vous y trompez pas : on ne se moque pas de Dieu. Ce qu’un homme aura semé, il le moissonnera aussi. ».

L’intégrisme islamique peut ainsi être considéré à juste titre comme un bâton de la colère de Dieu, rendant « mesure pour mesure » à la chrétienté et à l’occident ce qu’ils ont eux-mêmes infligé aux juifs durant l’histoire.]

Ce que la chrétienté a voulu faire aux Juifs, c’est ce que l’Islam lui a infligé à elle-même au 7e siècle.

Si le « Nouveau Testament » remplace « l’Ancien », alors le coran, suivant la même logique, le surclasse à son tour inévitablement, simplement parce qu’il lui est postérieur.

Mahomet fait d’Avraham et de Jésus, promu musulman à titre rétroactif, ses simples précurseurs. Il prétend que Juifs et chrétiens, pourtant privilégiés en tant que « peuples du Livre », ont falsifié les Écritures, et que Ismaël est le fils de la promesse (au lieu de Isaac).

La théologie chrétienne du remplacement d’Israël par l’Église trouve son maître dans l’Islam : Mesure pour mesure, un juste retour de boomerang.

III] Ésaü et Edom, Charlemagne et l’Europe chrétienne

Comme nous l’avons bien expliqué, de l’an 300 à 800, se forme une alliance entre la politique romaine et la religion catholique, ce qui aboutira à la naissance du Saint Empire romain en l’an 800 pour une domination de près de 1000 ans qui prendra fin en 1806.

europe charlemagne edom esauIl est connu que CHARLEMAGNE est le 1er empereur du Saint Empire romain, couronné par le Pape Léon III en l’an  800.

Retenez bien cela : la symbolique de Charlemagne comme celui inaugurant le Saint Empire romain est très forte.

Le personnage de Charlemagne est un personnage clé emblématique qui va nous aider à prouver que la nature spirituelle de l’Europe chrétienne est définitivement celle d’Ésaü/Edom.

Commençons par relever quelques ressemblances frappantes entre Charlemagne et Ésaü/Edom :

Tout comme Ésaü, l’activité principale de Charlemagne est la chasse.

Tout comme Ésaü, Charlemagne est une personne forte et virile.

Tout comme Ésaü, Charlemagne embrasse une religion plus proche du paganisme et de l’idolâtrie que du judaïsme authentique.

Tout comme Ésaü, Charlemagne est sanguinaire et possède un appétit marqué pour le rouge sang : Le documentaire « sacré Charlemagne » de l’émission « secret d’histoire » rapporte la chose suivante :

Charlemagne impose le baptême sous peine de mort ;

Déportation, pillage, réduction en esclavage : Charlemagne est cruel envers tous ceux qui n’adhèrent pas de près ou de loin à son règne et au catholicisme.

Un autre exemple de la vie de Charlemagne un peu antérieur aux autres événements : À verdennes, en 782, la guerre culmine dans l’horreur : Il récupère environ 4500 otages, des jeunes garçons et des hommes dans les villages du sud de la saxe et pendant une journée entière, il les fait tous décapiter les uns après les autres.

L’eau du fleuve à côté duquel s’était passée cette tuerie était complètement rouge à cause des décapités.

Le moindre manquement était puni de mort.

Si on mangeait de la viande le jour de carême, c’était également la mise à mort instantanée.

Criminel de guerre et fanatique religieux ayant terrorisé beaucoup de pays d’Europe, les côtés sombres de Charlemagne sont rarement exposés au grand public.

Regardons plus en détail un autre lien méconnu entre Charlemagne, Ésaü/Edom et l’Allemagne : 

Dans les anciens écrits des sages d’Israël vieux de plusieurs milliers d’années, l’extermination du peuple juif programmée par l’Allemagne nazie était déjà annoncée.

Il faut pour cela se rendre dans la Torah orale (Guémara, traité Méguila) :

« Sauve-moi donc de la main de mon frère, de la main de Essav(Ésaü) ; car j’ai peur de lui, afin qu’il ne vienne pas et me tue la mère avec les enfants. » (Genèse 32.12)

De quoi Yaacov (Jacob) a-t-il donc bien pu avoir peur ? Dieu ne lui avait-il pas dit qu’Il le protégerait ?

Voici l’explication du Talmud :

Rabbi its’hak demande l’explication de ce verset : « N’accorde pas, Maître du monde, aux demandes des méchants, ne laisse point s’accomplir leurs perfides desseins… » (Psaumes 140)

Rabbi Its’hak répondit :

C’est Yaacov(Jacob) qui demanda à Dieu de ne pas laisser l’ennemi accomplir ses desseins et cet ennemi c’est Germamia de Edom (Essav), car si cet ennemi réussissait, il détruirait le monde.

Et Rachi (11e siècle) commente :

Germamia, c’est un des royaumes d’Edom.

Rabbi Yaacov Hemdin explique :

Rachi a voulu dire Germania (l’Allemagne). (Guemara Meguila, 6a.)

Le lien est percutant : la haine tragiquement célèbre d’Hitler envers les juifs est la caractéristique principale d’Ésaü/Edom comme il est dit :

« Ésaü conçut de la haine contre Jacob (…) je tuerai Jacob, mon frère. » (Genèse 27.41)

Mais ce n’est pas tout. Selon les historiens, Charlemagne serait germain. Le lieu de la naissance de Charlemagne n’est mentionné dans aucune source d’époque.

La plus ancienne indication, qui concerne Ingelheim en Allemagne, vient de Godefroi de Viterbe (auteur italien du xiie siècle) et est retenue par certains auteurs.

Non seulement Charlemagne serait germain, mais c’est précisément son icône qui fut reprise par les nazis.

À l’occasion de la tenue du 7e congrès du parti nazi en septembre 1935, lorsque Hitler est au sommet de sa force, le maire de Nurembergdivision ss charlemagne france nazi remet à Hitler une copie de l’épée de Charlemagne.

Ce 7e congrès de Nuremberg est resté célèbre, car c’est précisément à cette occasion qu’Hitler annonça dans plusieurs discours l’adoption de lois antisémites, les lois de Nuremberg.

La « loi sur la citoyenneté allemande » enlève aux Juifs leurs droits civiques ; la « loi sur la protection du sang allemand et de l’honneur allemand » interdit les mariages entre Juifs et Allemands (les mariages déjà contractés étant dissous) ainsi que toute relation sexuelle entre Juifs et Allemands.

Ces lois de Nuremberg, qui flattent un antisémitisme populaire et sont plutôt bien accueillies dans certaines parties de la société allemande, ouvrent la voie à une politique antisémite ne cessera de se radicaliser jusqu’à la guerre (Nuit de Cristal en 1938), pour prendre ensuite le caractère d’une véritable extermination.

Le lien est incontestable : l’épée de Charlemagne est remise à Hitler lors d’un congrès qui adoptera les lois antisémites aboutissant à la Shoah.

Ce n’est pas tout.

Une division française SS va même porter son nom : 33e division de la SS Charlemagne !

Les Allemands et les collaborateurs avaient fait de Charlemagne une figure principale de la collaboration franco-allemande et de la haine antijuive.

 

Voilà autant d’indices dévoilant la source spirituelle cachée derrière les nouveaux visages successifs de l’Empire romain édomite.

Lisez attentivement la suite afin de comprendre avec plus de profondeur encore pourquoi l’Europe Chrétienne correspond parfaitement à Ésaü/Edom

IV] La renaissance du Saint Empire romain

europe charlemagne edom esau 02Winston Churchil, dans un discours après la Seconde Guerre mondiale, parlait de l’importance pour les pays européens d’après guerre de s’unifier et de créer les « États-Unis d’Europe ».

Le figaro magazine le déclare sans détours :

« L’Union européenne constitue à bien des égards un retour du Saint Empire romain germanique, ce vaste ensemble politique qui, au Moyen Âge, avait pour noyau et centre décisionnel l’Allemagne. » (12)

Regardons ensemble les étapes de la construction européenne et les indices associés indiquant qu’il s’agit bel et bien de la renaissance du Saint Empire romain « à la sauce moderne ».

En 1957 : traité de Rome aboutissant à un marché commun dont l’objectif ultime est une union politique. En soi, le nom du traité est déjà très significatif. Le nombre de pays va en augmentant : 6 puis 9 puis 12 puis 15.

En 1992 : traitée de Maastrich et barrière économique renversée : l’objectif est de passer d’une union économique à union politique.

En 1999 : monnaie commune de l’euro.

En 2004 : 25 nations ont fusionné leur propre économie. En 2007 : 27 membres dans l’Union européenne dont le nom est définitivement adopté. C’est la Puissance économique numéro une dans le monde avec 500 millions d’habitants.

La première tentative de monnaie fabriquée en 1987 est l’ECU (Unité de compte européenne).

 

Devinez quoi : le personnage choisi pour symboliser cette monnaie européenne est CHARLEMAGNE !

Les membres de l’UE ont décidé d’attribuer une récompense annuelle au chef d’État qui ferait le plus d’efforts pour contribuer à promouvoir l’unification européenne.

Clinton a par exemple reçu ce prix en l’an 2000 pour avoir évincé avec l’aide de L’OTAN Slobodan Milosevic qui s’opposait à la rentrée de la Yougoslavie en Europe.

Vous devinez le nom du prix : CHARLEMAGNE !

 

Et quel est l’endroit où est remis le prix Charlemagne ? Hacken en Allemagne dans la cathédrale construite par Charlemagne en l’an 800.

Dans l’hebdomadaire le plus important et le plus suivi en Europe, « The économist », chaque semaine une page est consacrée à l’avancée de l’unification européenne.

Le nom de la page ? vous l’avez deviné : CHARLEMAGNE.

Ce n’est pas tout : il y a un bâtiment spécial situé à Bruxelles (siège social de l’Union européenne) pour analyser les demandes d’adhésion à L’UE.

Et oui, vous l’avez encore deviné : ce bâtiment s’appelle « CHARLEMAGNE BUILDING ».

Dans notre ballade au milieu des innombrables indices associant l’Union européenne à la renaissance du Saint Empire romain à la « sauce moderne », regardez le drapeau de l’UE :

Un drapeau bleu avec 12 étoiles ? Pourquoi ? Cela ne correspond-il pas auxdrapeau-vierge nombres d’États dans l’UE ?

Certains affirment que Paul M.G. Lévy, le créateur du drapeau, croyait que Le Saint Empire romain devait avoir son élément saint sur le drapeau.

En tant que catholique dévoué, il croyait que la femme de l’apocalypse qui donna naissance aux 12 étoiles représentait la vierge Marie : l’Europe est donc sous la bannière de Marie.

Lévy aurait démenti cette version.

Il aurait confirmé que l’inspiration indiquée par Arsène Heitz, le dessinateur probable du drapeau, n’était connue ni de lui ni des autres preneurs de décision (13)

Toutefois, selon le journal le monde, Arsène Heitz, ce fonctionnaire européen qui a dessiné le drapeau, « était un fervent catholique. Il a raconté bien plus tard qu’il avait tiré son inspiration de la médaille miraculeuse de la Vierge Marie, qui la représente entourée de douze étoiles d’or.

Nos confrères de La Vie citent aussi un texte religieux qui décrit Marie comme « une femme revêtue du soleil, la lune sous ses pieds et sur la tête une couronne de douze étoiles ».

Le bleu est également la couleur associée à la mère de Jésus, qui fait l’objet d’une vénération particulière dans les religions catholique et orthodoxe, le culte marial, ou « hyperdulie. »

Voilà pourquoi sans succès, « Jean-Luc Mélenchon a souhaité retirer la bannière bleue à douze étoiles de l’hémicycle de l’Assemblée nationale au motif qu’il s’agit d’un « symbole confessionnel » contraire à la laïcité française. » (14)

Enfin, le 3 novembre 2009, l’entité de l’UE est complètement née. Tout le monde signe le traité de la constitution des États-Unis d’Europe à Lisbonne. Devinez où ?

Dans un Monastère catholique.

Ainsi, bien qu’officiellement, les institutions nient l’inspiration catholico-Romaine et édomite de l’Europe et de son drapeau, dans les faits et spirituellement parlant, avec un tel faisceau de preuves, il est très facile de comprendre que le Saint Empire romain « moderne » venait de renaître de ses cendres, sous un autre visage : celui d’une Europe moderne qui possède désormais son président. (15)

Nous avons prouvé que le Saint Empire romain (800-1806) était une alliance entre la spiritualité d’Edom (Catholicisme romain) et la politique d’EDOM (empire romain).

Résumons brièvement ce que nous avons vu jusqu’à présent :

Lorsque Rivka (Rébecca) était enceinte de Jacob et Ésaü, Dieu lui dit : deux nations qui se combattront sont dans ton ventre.

– Jacob deviendra le peuple d’Israël composé des juifs selon la chair et des non-juifs greffés sur Israël par la foi en Yéshoua, suivant la Torah (Saine Doctrine) et restant fidèle à l’héritage d’Israël.

– Ésaü/Edom deviendra une nation hostile à Israël et son esprit perdurera et se répandra notamment dans l’Empire romain dont plusieurs personnages clés importants seront effectivement édomites.

– Cet esprit d’Ésaü/Edom se répandra également dans la nouvelle religion naissante du catholicisme et formera avec l’Empire romain, en l’an 800, le Saint Empire romain.

– La religion du Saint Empire romain est à l’image d’Ésaü : sanguinaire, hostiles aux lois de Dieu, idolâtre, antisémite et les pieds pris dans de graves interdits sexuels.

– L’homme qui inaugure le Saint Empire romain est Charlemagne. Charlemagne a les traits de caractère d’Ésaü : Chasseur, fort, viril, sanguinaire et très attaché à la religion catholique marquée par le paganisme et l’idolâtrie.

– Charlemagne serait Germain.

– Par leur sagesse et leur connaissance profonde de la Torah, les sages d’Israël, des milliers d’années avant la Shoah, avaient déjà annoncé l’émergence du Nazisme du sein d’un royaume d’Edom/Ésaü répondant au nom de Germania (Allemagne).

– L’icône de Charlemagne fut reprise par les nazis au moment de l’adoption des lois antisémites : section SS Charlemagne, épée de Charlemagne offerte à Hitler à l’occasion des lois antisémites de Nuremberg.

– Ainsi, en adoptant Charlemagne comme icône du Saint Empire romain, la naissance de l’Europe prouve en elle-même son caractère édomite conduisant à la renaissance du Saint Empire romain :

Monnaie de l’ECU avec l’effigie de Charlemagne, page Charlemagne dans le magazine « The economist », prix Charlemagne offert dans une cathédrale aux meilleurs promoteurs de l’UE, Bâtiment du siège à Bruxelles appelé Charlemagne, Drapeau de L’UE catholique et constitution européenne signée dans un monastère catholique.

– Et évidemment, comme le titre le journal le monde, l’Allemagne, au travers d’Angela Merkel, serait le vrai patron de l’Europe (16)

Sachant que le Saint Empire romain est représentatif de l’Esprit d’Edom/Ésaü, nous avons ici une grande quantité d’indices démontrent avec certitude que l’Europe et son héritage catholique, correspondent effectivement à une certaine forme de renaissance du Saint Empire romain, et par conséquent, le monde occidental dont l’influence est répandue sur toute la terre, est un monde dominé par l’esprit d’Ésaü/Edom.

Enfin, prenons également garde aux fortes symboliques entourant la mise au tombeau de Charlemagne.

Car si Charlemagne est l’icône de l’Europe chrétienne, alors les symboles entourant sa mort deviendront également les symboles de la mort de l’Europe chrétienne, nous indiquant la destinée de tous ceux qui adhéreront à l’Esprit d’Ésaü/Edom  :

Même si l’information est controversée, il n’en demeure pas moins frappant de constater que Charlemagne aurait été enterré dans un tombeau romain dont les sculptures représentent l’enlèvement de Prosperine par Pluton, Prince des ténèbres et de l’enfer (mythologie païenne). (17)

 

Alexandre Lenoir dans l’ouvrage « Description historique et chronologique des monuments de sculpture réunis au Musée des monuments français » écrit :

 

« Il est plus que démontré que Prosperine et Pluton, allégoriquement employés à la décoration des tombeaux, représentent les ténèbres. » (18)

Ainsi Charlemagne, cette icône de l’Europe, du Saint Empire romain et d’Edom/Ésaü, voit son tombeau et son lieu de repos éternel représenté par l’Enfer et les ténèbres…

N’est-il pas écrit :

« Edom sera un objet de désolation; » (Jérémie 49.17) et encore :

 

« Si Edom dit : Nous sommes détruits, Nous relèverons les ruines ! Ainsi parle l’Éternel des armées : Qu’ils bâtissent, je renverserai, Et on les appellera pays de la méchanceté, Peuple contre lequel l’Éternel est irrité pour toujours. » (Malachie 1.4)

Voyez maintenant cet enseignement très interpellant inspiré des Sages nous montrant une fois encore la divine pertinence de la Torah orale [ :

Les Sages expliquent une chose des plus étonnante à propos d’une loi sur les menstruations de la femme. Ils rapportent quelque chose d’incroyable à propos des différentes couleurs du sang que la femme perd durant ses règles, ce qui la rend « nida », c’est-à-dire interdite à son mari.

 

Effectivement, l’écoulement de sang d’une femme « nida », selon la Torah, la rend interdite à son mari (voir Lévitique 18).

 

[NDLR La femme est interdite à son mari en période de « Nida ». Comme l’enseigne Paul, la Torah est avant tout spirituelle. Ésaü étant représenté par le sang et le rouge (d’où son nom Edom en hébreu comme expliqué plus haut), nous voyons ici un des aspects spirituels de l’interdiction du sang : un des sens profonds et spirituels de cette loi parle de l’interdiction faite au peuple de Dieu de se lier à Edom/Ésaü… Ainsi, tant que le peuple de Dieu restera lié au monde catholique (Edom) via des mouvements comme l’œcuménisme et tant que le peuple de Dieu restera lié à l’idéologie de l’occident (Edom), c’est comme s’il avait des relations interdites avec une femme Nida…]

 

Le Talmud cite une autre couleur de sang « étrange » qui est le noir.

 

Les sages d’Israël se posent la question : « Le noir, est-ce du sang, est-ce Edom pour pouvoir dire qu’elle est interdite à son mari ? »

 

Le Talmud répond : « quand tu verras que le rouge se transformera en noir, c’est que c’est la fin du rouge, de Edom. »

 

Un des signes indiquant la fin de l’occident, c’est lorsque tu verras à sa tête un noir. Depuis des siècles, les sages d’Israël affirment :

 

« Lorsque tu verras quelque part une personne de couleur noire à la tête d’Edom, c’est que le moment est venu pour Hashem (Dieu) de frapper Edom ». 

 

NDLR Obama est le premier président noir des États-Unis et correspond parfaitement à cet enseignement des sages d’Israël. De plus, les liens entre Obama et l’Islam/Ismaël sont connus.

 

Or le déclin de l’occident, à tous les niveaux coïncide effectivement parfaitement avec l’élection du premier président noir des États-Unis, confirmant l’enseignement des maîtres d’Israël : « lorsque tu verras du noir à la tête d’Edom, sache que c’est la fin du rouge, de Edom. » (19)

V] Ésaü et Ismaël ou le monde occidental et le monde arabo-musulman

Au début de l’étude, nous avions insisté sur l’importance de retenir deux points, le deuxième étant ce mariage d’Ésaü avec une fille d’Ismaël.

Bouclons la boucle en reprenant quelques éléments de l’étude « L’origine et Les vrais responsables des attentats de Paris dévoilés dans la Torah d’Israël – Paracha Toldot ») :

Insistons et répétons :

La Torah nous dévoile les structures fondamentales de l’histoire humaine. Ainsi, lorsque nous voyons le personnage d’Ésaü et de Jacob, cela fait également référence aux peuples qui en sortiront et aux idéologies qui en découleront et qui restent valables jusqu’à la fin de l’histoire humaine comme cette étude le prouve.

Auparavant, nous avions vu qu’Ésaü prit une femme cananéenne puis plus tard, au chapitre 28, verset 9 de la Genèse, nous lisons :

« Alors Ésaü alla vers Ismaël et prit pour femme Mahalat, fille d’Ismaël, fils d’Abraham, sœur de Nevayot, en plus de ses premières femmes ».

Bref rappel sur Ismaël :

Ismaël est le fils qu’Abraham eut avec Agar, la servante de sa femme Sarah.

Ismaël engendrera le peuple ismaélite dont les descendants sont aujourd’hui le monde arabo-musulman.

Les principaux responsables religieux du monde musulman enseignent effectivement que leur ancêtre est Ismaël.

Ces deux mariages d’Ésaü préfigurent ce qui se passera dans l’histoire :

Le premier mariage avec la fille cananéenne représente la période dite judéo-chrétienne pendant laquelle la chrétienté a voulu se parer du nom de « Nouvel Israël » (Ésaü donna le nom de « juive » à sa femme cananéenne alors qu’elle n’était pas juive),

Le deuxième mariage avec la fille d’Ismaël représente un certain rapprochement, voire une connivence entre l’Occident chrétien et l’Islam ainsi que nous le voyons.

Par la suite, Ésaü se sépara de la fille d’Ismaël et se révolta de façon très cruelle contre les enfants d’Ismaël, ce qui correspond au conflit entre Islam et occident malgré leur alliance…

Les sages enseignent que cette fin de Paracha où l’on aperçoit l’alliance entre Ésaü et Ismaël correspond à ce qui passera à la fin de l’histoire :

Alliance entre Ésaü et Ismaël, ce qui est une préfiguration de l’alliance entre l’Europe chrétienne et l’Islam (puis la guerre entre les deux comme l’indique la future séparation entre Ésaü et la fille d’Ismaël).

Dans un de ses enseignements, Daniel Steen enseigne :

« Le mariage d’Edom et de la fille d’Ismaël est une réalité qui s’accomplit de nos jours. L’occident a fait alliance avec l’orient sous le nom d’Eurabia.

 

Par ailleurs, Ismaël est un homme indomptable, difficile à vivre, la prophétie le concernant dit :

 

Genèse 16:12 : « Il sera comme un âne sauvage; sa main sera contre tous, et la main de tous sera contre lui; et il habitera en face de tous ses frères. »

 

Dans le Psaume 83 nous voyons que cette alliance n’a pour but final que de détruire Israël :

 

« Ils se concertent tous d’un même coeur, Ils font une alliance contre toi; Les tentes d’Edom et les Ismaélites »

 

Ce mariage entre Européens et Arabes représente essentiellement un intérêt économique pour les Européens et un intérêt spirituel pour les musulmans.

 

Les uns voient le moyen d’obtenir le pétrole et de vendre des armes, les autres voient en l’Europe une immense région, puissante et riche, qui s’offre comme champ d’islamisation.

Reprenons notre verset : « Et Ésaü s’en alla vers Ismaël. Il prit pour femme, outre les femmes qu’il avait, Mahalath, fille d’Ismaël. » (Genèse 28.9).

Notez bien le nom de la fille d’Ismaël « Mahalath » en Hébreux : ce nom a plusieurs sens et il veut notamment dire « Fou, folle, malade ».

Ainsi, nous voyons clairement le mariage d’Ésaü/Edom avec la partie folle d’Ismaël (Mahalath), cette partie radicale que l’Europe finance et permettant, par exemple, à Daesh d’exister et de se renforcer comme cela fut révélé dans les grands médias.

Il est également de notoriété publique qu’une grande partie des financements des terroristes du Hamas provient d’un détournement de l’aide internationale (EDOM) envoyée sur la bande de Gaza.

 

De notoriété publique, nous avons aussi cette collaboration entre Hitler (EDOM) et Le grand Mufti de Jérusalem (Ismaël) dans l’élaboration de la funeste « solution finale ».

Et le temps manque pour parler en détail de la politique anti-israélienne de l’Europe, qui admet le retour des envahisseurs arabes en « Palestine », et la disparition d’Israël ; la désinformation qui est orchestrée dans toute l’Europe contre toutes les actions d’Israël ; les folles résolutions anti-juives de l’UNESCO, refusant de reconnaître tout LIEN entre Jérusalem, le Mont du Temple et le peuple juif, etc., etc.

Ce sont ici de nouveaux éléments probants certifiant l’enseignement des maîtres d’Israël au sujet d’Edom et de son identification avec le monde chrétien occidental.

Conclusion

Nous comprenons désormais beaucoup mieux pourquoi, dans la tradition juive, Ésaü est considéré comme le père des civilisations occidentales et du christianisme romain de Constantin, dont l’influence mondiale est incontestable.

Comme nous l’avons prouvé, c’est aussi d’EDOM qu’est né le pays de GUERMAMIA qui, après des siècles, fera émerger l’ALLEMAGNE d’Adolf Hitler ainsi que les maîtres d’Israël l’avaient annoncé : la haine d’Ésaü envers son frère Jacob atteignit effectivement son paroxysme lors de la Shoah (Extermination des enfants d’Israël).

« Ésaü conçut de la haine contre Jacob … je tuerai Jacob » (Genèse 27.41) : tout le programme d’Hitler/EDOM et d’une partie du monde arabo-musulman collaborant plus ou moins ouvertement ou secrètement avec EDOM.

Nous pourrions certainement continuer à tisser des liens pendant encore très longtemps, mais les clés déjà en notre possession semblent largement suffisantes pour ouvrir les portes de la sagesse biblique et comprendre les grandes prophéties de la fin des temps prononcées sur EDOM, Ésaü et Séïr, telles qu’on peut les lire dans le livre d’Abdias (Ovadia en hébreu) notamment, et les autres prophètes également.

C’est ainsi que sur le site LeRetourAuxRacines, grâce à Dieu, nous avons fait plusieurs grandes études sur le prophète Ovadia en utilisant les clés ici données.

Nous espérons que ces éléments seront suffisants pour convaincre les coeurs de la véracité et de la puissance de l’enseignement biblique et de celui des sages lorsqu’ils déclarent que Edom ou Essav, est le père de l’Empire romain, de l’Europe chrétienne et plus globalement, des pays occidentaux, personnifiés dans le texte par la quatrième bête de Daniel, bête également mentionnée dans le livre de l’Apocalypse.

Que le Tout-Puissant, par les mérites sans limites de Son Messie, par Sa miséricorde et Sa grandeur, nous enseigne la voie de Son service et garde dans le creux du Rocher ceux qui Lui appartiennent, qui l’aiment et qui espèrent en son avènement. Amen.

Fin de l’étude. Éloges et gloire au Créateur, le Dieu des esprits de toute chair, et paix et bénédiction sur Israël Son Peuple.

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7 Commentaires

  1. OLGA

    Bonjour !

    Excellent! j allais dire incroyable! grand merci pour cette etude ! Olga

    Réponse
  2. HARTMANN Thérèse

    Excellente synthese et résumé de la résurgence de l’EDOM actuel, et dont nous voyons tous les signes sous nos yeux qui nous confirment les prophéties.
    Merci Thomas pour ce long travail qui nous rappelle notre histoire depuis que les gaulois ont donné naissance à la France.

    Réponse
  3. GOUAICHAULT MARTINE

    Merci beaucoup pour ce formidable travail. Pendant la lecture, j’ai eu les larmes aux yeux.

    Réponse
  4. PLANCKEEL

    Superbe analyse des temps qui annoncent la fin et le retour de notre Mashia’h, il est clair que cette étude permet à ceux qui ne sont pas encore sortit de Babylone de revoir leurs décisions et prendre enfin la bonne route.
    Sortons de Babylone.
    Merci Thomas pour cette excellente étude.

    Réponse
  5. Corine Tièche

    Merci pour ce magistral cours d histoire. L écriture n étant pas mon moyen d expression j aimerais pouvoir en parler avec vous, si c est possible ?
    Que la bénédiction de Dieu soit sur toi et sur tous ceux qui l aiment.

    Réponse
  6. GINETTE

    Il fallait en arriver au temps Messianiques, pour qu’une telle révélation aie vu le jour ! Merci pour ce travail crucial ! il était dit qu’au temps de la fin la connaissance augmenterait , elle n’était pas seulement matérielle mais surtout spirituelle , et historique . Comment nos pauvres ancètres auraient-ils pu s’en sortir dans ce dédale de circonstances croisées . Un seul point positif ; l’assurance que ce temps annonce la fin de la tortuosité diabolique, et le futur gouvernement du Messie . ouf ! Ginette

    Réponse
    • Ana

      Slalom Thomas,

      Un tout grand MERCI pour cette étude plus qu’intéressant, primordiale, dans notre marche avec le Seigneur, dans la compréhension de la Torah ainsi que celle des choses de la fin..
      Blessings ☀️!

      Réponse

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  1. Pour tout juif qui se respecte, La Torah orale est le compagnon inséparable et indispensable de la Torah écrite. En effet, la question de l’interprétation du texte est essentielle et il est évident que le seul texte écrit ne saurait être suffisant puisqu’il suppose – sous peine de tordre le sens des Écritures, de créer des divisions et diverses sectes en discordes les unes avec les autres – de disposer d’explications supplémentaires sans lesquelles d’innombrables passages sont scellés, incompréhensibles et de nombreux commandements, impraticables. Comme l’explique le rabbi Moshé Elkouby : « La révélation du Sinaï est aussi le don des clés d’interprétation. Moïse transmet le texte de la Torah et les clefs qui permettent de l’ouvrir, c’est-à-dire de l’interpréter correctement. ». Ces clés ont été remises aux juifs ainsi que Paul le rappelle en Romains 3 par exemple. C’est pourquoi – contrairement à une opinion répandue dans la chrétienté produite par une lecture paganisée et anti-juive des textes du « Nouveau Testament » – quiconque étudie sérieusement les Évangiles et les épitres découvrira avec étonnement combien le Messie Yéshoua et l’apôtre Paul honoraient et respectaient la Torah orale. Ce sujet est abordé en long et en large sur le site LeRetourAuxRacines. Pour le lecteur intéressé, nous recommandons cette étude qui effleure la question : Réponses aux mensonges et diffamations contre le Talmud et les rabbins[]
  2. voir les persécutions des juifs en Europe : Europe Israël – Et dire que certains pensent que la persécution des juifs d’Europe, c’est la Shoah[]
  3. Inspiré du texte « ROME-EDOM : L’IMAGE DE ROME DANS LE JUDAÏSME », publié dans la revue « Nouvelle Ecole » (2012), Dirigée par Alain de Benoist[]
  4. Traité Baba batra 16b[]
  5. Article TF1 sur l’athéisme : États-Unis : près d’un tiers des Américains se disent « sans religion » | TF1 INFO[]
  6. Réflexion inspirée d’un commentaire du Rav Yaacov Israël Beifuss Chlita[]
  7. « La Paracha », compilation de commentaires et d’histoires[]
  8. Géraldine Djament-Tran, agrégée de géographie, docteur en géographie, dans un article sur Les Cafés Géo – Rome, ville éternelle ou capitale parasitaire ?[]
  9. Sur le livre « Christianisme paganisé » : L’auteur de l’ouvrage est un chrétien qui ne semble pas ou très peu initié aux racines hébraïques de la foi et de ce fait, bien que son ouvrage contient de nombreuses indications vraies et intéressantes pour comprendre certains rouages du processus de paganisation, il est également erroné en plusieurs endroits lorsqu’il s’agit du judaïsme et de certaines lois de Dieu. Et c’est là qu’une fois encore, nous n’avons pas d’autres choix que d’exercer notre discernement pour vivre cette parole que nous connaissons fort bien : « Mais examinez toutes choses; retenez ce qui est bon; » (1 Thessaloniciens 5:21[]
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  13. « Carlo Curti Gialdino, les symboles de l’Union européenne: la paternité du dessin du drapeau », CVCE.EU by UNI.LU,‎ 29 juillet 2016[]
  14. Le drapeau européen a-t-il une origine catholique ? https://www.lemonde.fr/les-decodeurs/article/2017/10/12/le-drapeau-europeen-a-t-il-une-origine-catholique_5200019_4355770.html[]
  15. Sources de toutes ces informations sur Charlemagne complétées par nos recherches : Partie 07 de la série vidéo « Comprendre la fin des temps » de Irvin Baxter[]
  16. Angela Merkel, vraie patronne de l’Europe : http://www.lemonde.fr/europeennes-2014/article/2014/04/30/tous-a-berlin-la-capitale-de-l-allemagne-est-devenue-celle-de-l-europe_4409521_4350146.html[]
  17. Sarcophage de Proserpine : https://fr.wikipedia.org/wiki/Sarcophage_de_Proserpine[]
  18. Livre « Description historique et chronologique des monuments de sculpture, réunis au Musée des monuments français », de Alexandre Lenoir, page 100.[]
  19. Rav Dynovisz, dans un cours intitulé « La troisième guerre mondiale débutera en Syrie »[]
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