Déclaration de foi

« Nous n'avons point une conduite astucieuse, et nous n'altérons point la parole de Dieu. Mais, en publiant la vérité, nous nous recommandons à toute conscience d'homme devant Dieu. » (2 Corinthiens 4.2)

« Car ce qui fait notre gloire, c’est ce témoignage de notre conscience, que nous nous sommes conduits dans le monde, et surtout à votre égard, avec sainteté et pureté devant Dieu, non point avec une sagesse charnelle, mais avec la grâce de Dieu. » (2 corinthiens 1.12)

declaration foi Bible-Dix-Commandements small– Nous croyons au seul Dieu unique et véritable, le Tout-Puissant, indivisible, YHWH, le Dieu d’Abraham, d’Isaac et de Jacob, en dehors duquel il n’y a point d’autre D.ieu, Père des lumières, chez qui il n’y a ni changement, ni variation d’ombre (Exode 3: 14 – 15;  Jacques 1 : 17; 2 : 19).

– Nous croyons dans l’inspiration totale des Saintes Ecritures de la Bible, de Genèse jusqu’à Apocalypse, ainsi que leur suprématie sur toutes les déclarations d’hommes (1 Timothée 3 : 16; Romains 3 : 4 ; Jude 1.3-4).

– Nous croyons que le Rabbi Yéshoua (Jésus) est Le Messie d’Israël, Le Fils unique de Dieu selon la compréhension juive des Sages d’Israël (Voir cet article pour plus de précision), venu une première fois en tant que Messie Ben (fils) Yossef (Joseph) pour manifester le Salut à l’humanité pécheresse (1 Timothée 3 : 16) avant de revenir en tant que Messie Ben David pour juger le monde à la fin des temps et rendre à chacun selon ses œuvres « réservant la vie éternelle à ceux qui, par la persévérance à bien faire, cherchent l’honneur, la gloire et l’immortalité; mais l’irritation et la colère à ceux qui, par esprit de dispute, sont rebelles à la vérité et obéissent à l’injustice. »  (Romains 2.7-8)

– Nous croyons que le Messie Yéshoua, dans sa première irruption dans l’histoire humaine, par sa mort par crucifixion et sa résurrection d’entre les morts le 3ème jour (1 corinthiens 15.3-8), est venu faire l’expiation des péchés du peuple juif premièrement (Hébreux 2.17, Matthieu 10:6, 15:24) puis des nations du monde entier (Jean 17:20) : selon ce que dit l’Ecriture, nous croyons que l’oeuvre et les mérites du Messie sont suffisants pour offrir la rédemption et le salut à quiconque croit, se repent de ses fautes et persévère dans l’obéissance au Dieu d’Israël par la foi dans le Messie.

– Nous croyons que le Messie, en offrant volontairement sa vie, a laissé couler un sang plus précieux et excellent que le sang des animaux utilisé dans le sacerdoce lévitique (1 Pierre 1.19 ; hébreux 9, 10, 12, 13)  ; le sang versé par le Messie est celui de l’Alliance Renouvelée, répandu une fois pour toute pour les péchés d’Israël et du monde entier (Matthieu 26.28) ; ce sang versé a le pouvoir d’offrir le pardon des péchés en ôtant les fautes et les transgressions de quiconque croit en Lui et se repent des ses fautes, inaugurant ainsi une route et une relation nouvelles et directes avec le Dieu d’Israël au moyen de la foi en Yéshoua le Messie comme il est dit « Car celui qui me trouve a trouvé la vie, Et il obtient la faveur de l’Eternel. » (Proverbes 8:35) et aussi : « Nous avons, au moyen du sang de Yéshoua, une libre entrée dans le sanctuaire par la route nouvelle et vivante qu’il a inaugurée pour nous au travers du voile, c’est-à-dire, de sa chair » (Hébreu 10:19)

– Nous croyons qu’après sa résurrection, Le Messie Yéshoua est apparu à un grand nombre de témoins (1 Corinthiens 15) et qu’il est ensuite monté au ciel où il siège à la droite de la majesté divine « jusqu’aux temps du rétablissement de toutes choses, dont Dieu a parlé anciennement par la bouche de ses saints prophètes. » (actes 3.15-21)

– Nous croyons qu’il y a « un temps marqué pour la fin » (Daniel 8:19) et, comme annoncé par les prophètes de la Bible, nous croyons que « le temps du rétablissement de toute chose » a commencé avec le rétablissement du peuple juif dans ses prérogatives d’antan aux dates clés de 1948 (date de la création de l’Etat d’Israël) et de 1967 (guerre des 6 jours et prise de la vieille ville de Jérusalem).

– Nous croyons que par l’oeuvre du Messie et les plans insondables et mystérieux du Créateur, le Salut est proposé depuis plus 2000 ans aux nations du monde entier comme l’affirme la tradition juive qui parle d’une période finale de 2000 ans destinée aux “gentils” avant le rétablissement d’Israël et le règne du Messie durant le millénium (Romains 11.25-27).

– Nous croyons que le Messie Yéshoua est l’image parfaite du Dieu invisible (colossiens 1.15), le reflet de sa gloire et l’empreinte de sa personne (Hébreux 1 : 2 – 3)

– Nous croyons être sauvés par la foi en Dieu et en son Messie Yéshoua sans les œuvres de la loi.

– Nous croyons que la pratique des oeuvres de la loi constitue une réponse pleine de reconnaissance pour ce grand salut et cette justification obtenue gratuitement (Matthieu 5:17-19) : nous n’obéissons pas à Dieu dans le but d’être sauvé mais bien parce qu’Il nous a sauvé et aimé le premier (1 Jean 4:19).

– Nous croyons en la nécessite absolue pour tout nouveau converti, de passer par l’immersion totale du corps dans les eaux du baptême à l’âge de conscience (Marc 16.16 ; 1 Pierre 3.21) et rejetons toute forme de baptême des bébés tel que pratiqué dans l’Eglise catholique.

– Nous croyons en l’action bienfaisante de l’Esprit Saint que Dieu donne à Ses enfants. Nous croyons que l’Esprit Saint oeuvre avec efficacité et puissance dans la vie de ceux qui se repentent, obéissent à Dieu et gardent Sa Parole (Actes 5.32).

– Nous croyons que sans la repentance et l’obéissance à la Parole de Dieu qui est la vérité, les disciples peuvent recevoir « un autre esprit », croire en « un autre Jésus » (2 Corinthiens 11.4) et ainsi se « tromper eux même par de faux raisonnement » (Jacques 1.22),  d’où l’importance d’être munis des mêmes sentiments que les juifs de Bérée qui « examinaient chaque jour les Écritures, pour voir si ce qu’on leur disait était exact. » (Actes 17.11)

– Nous croyons que, par la foi en Yéshoua le Messie d’Israël, nous ne sommes plus des gens du dehors ni des étrangers à la maison de Dieu (Ephésiens 2.19) mais nous sommes adoptés par Dieu (Ephésiens 1.5) et intégrés/entés/greffés spirituellement à son peuple Israël (Romains 11) : sans pour autant devenir juif ni remplacer le peuple juif, nous héritons des mêmes promesses, du droit de cité en Israël, de la même loi et des mêmes alliances (Ephésiens 2.11-13). Par la foi dans le Messie, la loi de Dieu ne concerne pas seulement les juifs mais concerne aussi les nations : ils ont le droit de la mettre en pratique en vue de la sanctification. Ceci est clairement enseigné même par les rabbins.

– Nous nous opposons fermement et fortement à la théologie de la substitution et à toute idéologie déclarant l’Eglise comme “vérus Israël” (nouvel Israël), théologie enseignant que l’Eglise serait le “véritable Israël” : Dieu n’a jamais rejeté ni abandonné le peuple juif et jamais l’Eglise n’a remplacé le peuple d’Israël. Un nombre considérable de théologiens juifs et chrétiens démontrent aujourd’hui aisément l’erreur de la théologie de la substitution. Il faut relire, étudier et méditer Romains 11.

– Nous croyons que tout nouveau converti des nations doit se conformer dès le début de sa conversion aux lois de Moïse explicitement données par les apôtres en actes 15, charge que l’Esprit Saint a jugé bon d’imposer aux païens qui viennent à la foi dans le Dieu d’Israël au travers du Messie Yeshoua (Actes 15.28) : S’abstenir de toute impudicité/relation sexuelle hors mariage/, s’abstenir de la souillure des idoles, des animaux étouffées et du Sang. Comme spécifié en actes 15.21, grâce à l’enseignement des lois divines dispensées chaque Shabbat par des enseignants de Torah qualifiés, nous croyons que chaque disciple pourra ensuite grandir progressivement et sans condamnation dans le reste des commandements divin afin de vivre une vie de bénédiction dans la piété et la sanctification, une vie heureuse et en accord avec la volonté de Dieu ainsi qu’il est clairement écrit : « Heureux celui qui observe la Loi de Dieu » (Psaumes 1).

– Nous croyons qu’après avoir été sauvés, nous devons produire des fruits dignes de la repentance, travailler à devenir des disciples affermis (Matthieu 28.19), étudier et en observer avec joie la loi divine selon la mesure de foi de chacun afin de marcher comme Le Messie a lui même marché (1 Jean 2.6) et « croître en sagesse, en stature et en grâce devant Dieu et devant les hommes » (Luc 2.46-52 ; 2 Timothée 3.16), ce que l’Alliance Renouvelée appelle « la sanctification sans laquelle personne ne verra le Seigneur » (Hébreux 12.4), « l’obéissance de la foi » (Romains 1.5), « garder les commandements du Père » (1 Jean 5.3, apocalypse 14.12) ou encore « travailler à son Salut avec crainte et tremblement » (Philippiens 2.12).

– Nous croyons en la déclaration solennelle de Yéshoua (Jésus) sur la validité de la loi de Dieu donnée à Moïse tant que ne sera pas instauré le nouveau ciel et la nouvelle terre dans laquelle vivront à toujours les rachetés en présence de Dieu (Matthieu 5 : 17 – 20; Apocalypse  21 : 1 – 3; 22 : 1 – 5 ; Jérémie 33.19-22)

– Nous croyons en la totalité des 10 commandements et de toutes les autres lois divines données à Moïse. Nous croyons dans le caractère parfait, saint, bon, juste, véritable et éternel de la loi comme il est dit : « Ta Loi (Torah en hébreu) est la vérité, tous Tes commandements sont la vérité, Le fondement de Ta parole est la vérité, Et toutes les lois de Ta justice sont éternelles. » (Psaumes 119.142, 151,160) et aussi : « La loi donc est sainte, et le commandement est saint, juste et bon. » (Romains 7:12)

– Nous croyons que la loi de Moïse constitue le socle de la Saine Doctrine et qu’elle n’est pas destinée uniquement aux juifs (Esaïe 56:3) : pour les convertis des nations, nous croyons aux immenses bienfaits qu’il y a dans l’observation de la loi divine : bénédictions (Deutéronome 11.27, 1 Timothée 1.8), justice, sainteté (Romains 7.12), merveilles, richesses et trésors insondables ainsi que le confesse le Roi David dans son éloge à la loi dans le psaume 119 qui est le plus long psaume inspiré de la Bible.

– Nous croyons que beaucoup de maux dans l’Eglise tirent leur source dans la négligence de l’étude et la mise en pratique de la loi divine ainsi que toute l’Ecriture nous le montre (Ésaïe 48.18).

– Nous croyons que le seul véritable jour de repos et d’adoration de l’Eternel tel que prescrit par l’autorité divine et observé depuis des millénaires par le peuple juif, par Le Messie, les premiers apôtres et les premiers disciples, a lieu le septième jour, du vendredi soir au samedi soir. L’abolition du Shabbat biblique est une grave transgression de la Parole de Dieu et des paroles du Messie Yéshoua en Matthieu 5:17-19. L’observation du dimanche est une tradition d’homme issue du catholicisme qui « annule le commandement de Dieu » (Marc 7:8-9) et mise en place seulement plusieurs siècles après la naissance de l’Eglise primitive, par réaction au judaïsme et aux juifs. Nous n’avons rien contre le fait de se réunir le dimanche dès lors que cette réunion n’annule pas le respect et l’observation du 4ème commandement de Dieu qui a lieu du vendredi soir au samedi soir : « Souviens-toi du jour du repos, pour le sanctifier. » (Exode 20:8)

– Nous croyons que Dieu ne prend pas plaisir à quiconque modifie, ôte ou retranche de Sa Parole le moindre commandement de Dieu en enseignant aux hommes à faire de même (Deutéronome 4.2, 12.32 ; Matthieu 5.17-18) mais que quiconque le craint et observe ses lois parfaites en enseignant aux hommes à faire de même lui est agréable (Actes 10.35, Matthieu 5.19).

– Nous croyons qu’aucun converti à Dieu, après avoir proposé et partagé la vérité divine, n’a le droit d’imposer l’Evangile ou les lois divines à son prochain, quel qu’il soit. La liberté de conscience et le libre arbitre sont des choses précieuses, Dieu lui même nous en montre l’exemple en ne violant aucune conscience. Se repentir et suivre les voies divines est un choix personnel motivé par la Vérité et l’amour de Dieu. Le mystère du libre arbitre permet à chacun de suivre les voies de Dieu ou celles de Satan. Si Dieu appelle et veut sauver chaque homme pour lui offrir la félicité éternelle, il convient de ne jamais occulter le fait que l’enfer est une réalité et que les impies et les pécheurs non repentants auront « leur part dans l’étang ardent de feu et de soufre, ce qui est la seconde mort », peu importe leur piété d’apparence (Jérémie 5.11-14 ; Ésaïe 30.33 ; Romains 9.22, Apocalypse 21:8).

– Nous croyons que beaucoup de ceux qui ont goûté au salut peuvent le perdre s’ils se rebellent (Tite 1.16), suivent des faux docteurs et des faux prophètes (Matthieu 23.13) se reposent sur une fausse grâce permissive (Jude 1.4 ; Tite 2.12), aiment le monde et les choses qui sont dans le monde (1 Jean 2.15-16), retournent à leurs péchés et négligent l’autorité de la Parole de Dieu en ne faisant aucun effort pour se sanctifier (nombres 16.33 ; 2 Pierre 2.20-22 ; hébreux 10.26-31).

– Nous croyons que ce qui est appelé « Nouveau Testament » ne peut être correctement compris sans une étude minutieuse et approfondie de ce qui est appelé « Ancien Testament » (Luc 24 : 27), dans la pensée hébraïque de ses auteurs.

– Nous croyons que la compréhension des nombreux textes du “Nouveau Testament” est galvaudée et peut parfois se révélée très dangereuse lorsque l’on omet le contexte, la pensée et la culture juive des auteurs de l’Alliance Renouvelée (2 Pierre 3.16, 2 Timothée 2.2)

– Nous croyons au rétablissement nécessaire du christianisme dans ses racines juives dont il s’est détaché depuis deux millénaires à cause des enseignements pernicieux de plusieurs “Pères de l’Eglise” (Actes 20:29 – Zacharie 8 : 23).

– Nous croyons en la future réunion de la maison d’Israël et de la maison de Juda ainsi qu’au salut national promis par le Seigneur à Israël (Romains 11 : 26).

– Nous croyons au ministère des anges de Dieu auprès des humains (Hébreux 1 : 14).

– Nous croyons en l’existence consciente de l’être humain après sa mort (Luc 16 : 19 – 30).

– Nous croyons que la connaissance de l’eschatologie n’a aucune incidence sur le salut mais demeure précieuse pour nous tenir en éveil (2 Pierre 1:19).

– Nous croyons en la réunion des Saints dans les nuées avec le Seigneur au temps de Dieu, après des tribulations, pendant que celui que l’Ecriture nomme « l’impie » et ses acolytes, subiront la colère de Dieu (Matthieu 24 : 29 – 31).

– Nous croyons en l’établissement d’un royaume millénaire sur la terre, le grand Shabbat de l’humanité, avec à sa tête le Roi promis de la maison de David qui sera relevée (Apocalypse 20 : 4 – 5).

– Nous croyons au renouvellement du ciel et de la terre et à l’instauration du Trône de Dieu et de l’agneau sur la nouvelle terre où seront consolés les rachetés qui y vivront éternellement (Apocalypse  21 : 1 – 3; 22 : 1 – 5).

– Nous croyons dans l’importance de bénir Israël (Genèse 27.29), de ne pas s’enorgueillir aux dépens de nos frères aînés (Romains 11.20) mais de considérer tout israélite avec amour, respect et humilité, sachant bien que le Tout-Puissant a jugé bon de faire sortir le Messie du peuple juif (Jean 4.22), que le Messie est appelé « Roi des juifs » (Luc 23:38) et que le Dieu véritable a confié Ses oracles aux juifs (Romains 3.2), sans jamais abandonner ni rejeter son peuple (Romains 11:2). Il est donc du devoir des disciples du Messie de témoigner respect, intérêt et considération pour le peuple juif, peuple “prunelle de l’oeil de Dieu” (Zacharie 2:8) composé des juifs, des Sages d’Israël et des Rabbins d’hier et d’aujourd’hui.

– Nous croyons dans l’importance de considérer avec sérieux la littérature juive (Torah orale) dont les enseignements, lorsqu’ils sont correctement appréhendés avec sagesse, discernement et circonspection, se révèlent être une grande source de bénédiction pour les nations, et une grande aide pour mieux comprendre le peuple bien aimé de Dieu, la pensée juive des auteurs du Saint Livre, mettre convenablement en pratique la parole divine et comprendre avec une profondeur accrue les textes des Évangiles et des épîtres de l’Alliance Renouvelée. Nous reconnaissons donc avec joie la richesse et l’importance de la sagesse juive préservée depuis des milliers d’années par l’effort et la fidélité de nombreux juifs qui ont su garder leur héritage écrit et oral au travers de leur vaste littérature (Romains 3.2).

Conclusion

En conclusion à cette déclaration de foi,

sans pour autant refuser la discussion, nous nous dissocions de toute personne qui regarderait avec un mauvais oeil les juifs, les rabbins, les sages et leur littérature sacrée et qui par là même, perpétuerait ce que Jules Isaac qualifiait jadis comme étant « l’enseignement du mépris » dont les conséquences physiques, morales et spirituelles, ainsi que l’histoire nous le démontre, sont désastreuses.

Au lieu de jeter l’opprobre sur les rabbins et les sages d’Israël comme certains ont coutume de le faire pour leur propre ruine, et bien que nous avons le droit ne pas systématiquement adhérer ou rejoindre les enseignements rabbiniques, nous choisissons pour notre part de regarder avec un bon oeil leur travail spirituel formidable et si souvent fidèle à la Torah et à l’Evangile, et sommes heureux de venir y puiser régulièrement avec reconnaissance tout en nous en efforçant d’appliquer le sage conseil du messager Shaoul de Tarse déjà cité: « examinez toutes choses; retenez ce qui est bon; » (1 Thessaloniciens 5:2)

De même, nous nous dissocions aussi de toute personne, juive ou non juive, qui méprise ou rejette les écrits de l’Alliance Renouvelée et/ou qui regarderait avec un mauvais oeil l’ensemble des chrétiens et de la littérature chrétienne dans la mesure où, malgré l’Apostasie, les erreurs inévitables et les graves fautes du passé, nombreux sont les croyants des nations qui furent et sont encore de fidèles serviteurs dévoués et aimés de Dieu et dont l’apport spirituel fut et demeure également considérable.

Bien que nous ne cautionnons pas forcément tous les propos et les enseignements des personnes juives et non juives cités sur ce site web, nous usons de notre liberté en Yéshoua pour sélectionner, citer et utiliser, lorsque cela s’avère nécessaire et utile pour nous faire grandir dans la compréhension du plan divin et de la volonté de Dieu, le travail d’hommes et de femmes parfois rattachés à d’autres confessions, mais que nous publions tout de même en raison de la qualité de leur contribution dans des domaines particuliers, et cela, bien que nous ne les rejoignons pas forcément dans toute leur doctrine. Pour nous, cette liberté et ce choix ne sont pas synonymes de compromis mais d’ouverture avec la volonté de lutter contre le fléau du légalisme religieux qui emprisonne les hommes dans l’étroitesse d’esprit et les dogmes figés. De plus, cette position et cette posture spirituelle nous assure une certaine cohérence dans notre travail et permet d’expliquer assez bien pourquoi certains articles et montages vidéos de ce site réunissent volontairement des rabbins et des pasteurs ou toute autre personne dont les convictions spirituelles peuvent parfois être très divergentes. Dans cette grande oeuvre d’unification des juifs et des non juifs, il nous faut apprendre à relever les immenses points communs qui existent entre le message de l’Alliance Renouvelée et Celui de la Torah des Sages, sans pour autant faire de compromis ni fermer les yeux sur les réelles divergences qui existent encore : tel est un des objectifs périlleux de ce site web. Le chemin n’est-il pas censé être resserré (Matthieu 7:14) ?

En outre, cela nous invite à nous exercer à vivre cette maxime des sages : « Qui est sage ? Celui qui apprend de chaque homme.[…] Le sage n’est pas celui qui a acquis des connaissances étendues dans tous les domaines, mais celui qui est capable d’apprendre de chacun » (Pirqé Avot). Si nous ne suivons pas cette maxime, nous nous éloignons alors de la sagesse pour rejoindre les rangs de ceux dont l’esprit est encombré par l’intolérance et le légalisme qui est l’étroitesse d’esprit, qu’à Dieu ne plaise !

Chaque homme est faillible, nul ne possède toute la vérité, chacun doit donc être attentif et ne retenir que ce qui lui semble bon et en accord avec les voies de Dieu et la bonne nouvelle du Messie Yéshoua : « examinez toutes choses; retenez ce qui est bon; » (1 Thessaloniciens 5:21).

Ce respect et cette considération que nous devons porter à chacun, « aux juifs premièrement puis à ceux des nations » (Romains 2:10), ne doivent évidemment pas nous empêcher d’avoir un esprit critique, de juger avec justice et discernement (Jean 7:24), et de reprendre  avec tact et douceur notre prochain, juif ou non juif, si nous discernons un réel problème dont il convient de parler, à condition que la procédure biblique soit respectée (Matthieu 18:15-18 ; 1 Corinthiens 6:1-8), que la critique ou l’avertissement soit constructif, formulé dans l’amour et l’écoute, animé de pures intentions et avec un bon oeil.

Au vue des temps prophétiques que nous vivons, nous croyons dans l’urgence d’un dialogue respectueux et constructif entre juifs et non juifs, afin que tous ensemble, nous puissions servir notre Créateur d’une manière qui lui soit agréable, dans le respect de nos différences, en fuyant la haine gratuite, le mépris et tout esprit de concurrence, de rivalité, de jalousie, et oeuvrer ainsi main dans la main dans le grand projet divin, comme des partenaires et non comme des ennemis. Il est parfaitement possible d’oeuvrer dans ce sens, sans jamais faire de compromis avec notre foi.

En raison de nombreux mails reçus à ce sujet, voici quelques mots sur le calendrier biblique :

Nous croyons dans l’importance de respecter et si possible de suivre le calendrier biblique hébraïque officiel instauré par les Sages d’Israël, suivi aujourd’hui encore par l’ensemble du peuple juif et approuvé par tous les dirigeants spirituels du monde juif. Pour nous, après beaucoup de prières et de recherches mais aussi, de part notre propre expérience et notre relation intime avec l’Eternel, après avoir consulté les premiers intéressés, les avis et les réponses de divers érudits, spécialistes en astronomie, spécialistes de l’hébreu, etc, nous avons beaucoup d’arguments de poids pour affirmer et démontrer combien il est bon devant Dieu de suivre le calendrier biblique hébraïque officiel institué par les sages du peuple juif et combien il est dommageable pour le corps du Messie de répéter les erreurs antiques de quelques sectes qui s’opposaient déjà au vrai calendrier pour proposer un autre calendrier, suscitant ainsi trouble et division au sein du peuple de Dieu : si le calendrier biblique diffère quant aux dates des grands et précieux moments de rassemblement que sont les réunions sacrées instituées par l’Eternel, c’est tout le peuple de Dieu qui s’en retrouve affecté, bouleversé, divisé, morcelé jusqu’à isoler les individus, ce qui est un des objectifs de l’Adversaire de nos âmes… De plus, bien que cela ne soit certainement pas le cas, quand bien même il existerait des erreurs dans un calendrier commun, nous croyons que le Dieu d’Israël prend beaucoup plus de plaisir à l’Unité et à la Paix au sein de son peuple, qu’à une division et des rivalités causées par une histoire de date et suscitées par quelques groupuscules sans autorité scripturaire.

C’est donc avec l’appui de nombreux fidèles du peuple juif et de croyants des nations ayant la révélation du Mashia’h, c’est avec l’appui de personnes qualifiées, et c’est en conformité avec diverses autorités en la matière dans le monde croyant et même scientifique, que nous croyons avec une ferme conviction dans l’importance de suivre le calendrier biblique véritable qui est le calendrier officiel suivi aujourd’hui encore par le peuple juif et institué par ses dirigeants. Chacun a le droit d’avoir son opinion sur la question mais nous croyons que c’est un tort considérable et un mal grave que de diviser le peuple de Dieu à ce sujet en essayant de convaincre publiquement les croyants de suivre un autre calendrier.

Le commun des mortels n’a aucune possibilité de se livrer aux considérations et aux calculs complexes qui concernent le calendrier et nous croyons qu’il est ainsi beaucoup plus sage devant Dieu de suivre les vrais spécialistes officiels reconnus et non ceux et celles qui s’autoproclament guide sur ce sujet très complexe. Si Dieu le permet, un dossier complet sortira en son temps à ce sujet, mais, en raison de la sensibilité du sujet, de la difficulté et du temps que prendraient la mise en place d’un tel dossier qui se voudrait accessible à chacun, ces quelques notes sont, nous l’espérons, suffisantes pour aiguiller ceux qui se questionnent dans la direction qui est à notre sens la plus sage.

C’est certainement aussi pour ces raisons que de nombreuses personnes dont nous sommes heureux de faire partie, en suivant le calendrier hébraïque officiel, voient le fruit des bénédictions et des promesses de Dieu régulièrement, et notamment à chaque fête de l’Eternel où nous sommes nombreux à voir avec joie La main du Dieu d’Israël agir, témoignant Son approbation qui ne trompe pas et manifestant Sa providence qui renouvelle et fortifie.

Si malgré ces explications, quelqu’un est d’un autre avis sur ce sensible sujet, qu’il en soit ainsi ! Pour nous, nous décidons de suivre cette parole de sagesse du Rabbin de Tarse : « Si vous êtes en quelque point d’un autre avis, Dieu vous éclairera aussi là-dessus. Seulement, au point où nous sommes parvenus, marchons d’un même pas.» (Philippiens 3:15)

De ce fait, nous nous dissocions totalement de tous ceux et celles qui, en dehors de toute autorité et de tout consensus, et sans avoir été appelés à cela, s’élèvent dans leur coeur, s’opposent publiquement aux autorités établies, provoque la division et influencent les plus faibles dans la foi en les conduisant à observer un autre calendrier (tel que celui basé sur les livres apocryphes d’Enoch ou des Jubilés). Ces personnes, par orgueil et/ou par ignorance, et malgré les avertissements multiples, décident de leur propre chef d’ériger des livres apocryphes comme fondement de la foi des disciples. Nous pouvons citer, étudier et apprécier les livres apocryphes et autres livres extra-bibliques ainsi qu’il nous arrive nous même de faire, mais le danger guette quiconque décident d’en faire un fondement de la foi et de diviser le peuple sur des sujets aussi complexes que très peu peuvent réellement comprendre ou vérifier, tout en agissant au mépris de l’enseignement et de l’avertissement des autorités établies en la matière et d’une multitude d’enfants de Dieu bien renseignés sur ce sujet.

En conclusion à cette déclaration de foi, les paroles du messager Shaoul de Tarse semblent propices :

« Je vous engage instamment, chers frères, à prendre garde à ceux qui sèment la division et égarent les autres en s’opposant à l’enseignement que vous avez reçu. Eloignez-vous d’eux » (Romains 16:17)

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