« Puisque celui qui vous a appelés est saint, vous aussi soyez saints dans toute votre conduite » (1 Pierre 1:15)
Introduction : Les Trésors Cachés de la Torah
Comme un joyau enfoui dans la terre attend la main du chercheur, ainsi la Torah recèle d’inestimables richesses pour l’âme avide de vérité.
Les deux dernières parashot du livre de l’Exode, Vayakhel (« Il assembla ») et Pekoudei (« Fonctions/inventaires »), semblent de prime abord austères, un terrain aride semé de descriptions minutieuses sur la construction du Mishkan (Tabernacle, Exode 35.1 à 40.38).
Mais comme nous l’avons déjà souligné maintes fois : bienheureux celui qui creuse avec persévérance ! Car en vérité, c’est souvent dans les passages les plus répétitifs et obscurs que le Seigneur a caché Ses perles les plus précieuses.
Un Objet Sacré, la Cuve d’Airain, seuil d’une mutation
Dans cette étude, nous tournerons notre regard vers un objet singulier source d’instructions : la cuve d’airain (Kiyor en hébreu), le bassin en cuivre situé à l’entrée du Mishkan.
« Il fit la cuve d’airain, avec sa base d’airain » (Exode 38.8).
Ce bassin n’était pas un simple ornement. Il était un seuil entre le profane et le sacré, une fontaine d’ablution où les sacrificateurs lavaient leurs mains et leurs pieds avant de pénétrer dans la tente d’assignation :
« Lorsqu’ils entreront dans la tente d’assignation, ils se laveront avec cette eau, afin qu’ils ne meurent point. » (Exode 30:20)
Ainsi, chaque prêtre, avant de servir devant l’Éternel, devait verser de cette eau sur ses mains et ses pieds. Il y a ici une première leçon: Si les sacrificateurs terrestres ne pouvaient s’approcher de Dieu sans purification, combien plus devons-nous laver nos cœurs avant d’entrer dans le sanctuaire céleste ! C’est l’objet de cette étude.
Une Offrande inattendue : Les Miroirs des Femmes
Puisque l’auteur de cette divine Paracha n’est autre que Celui « qui a étendu les cieux et fondé la terre », il nous faut nous attendre à découvrir Sa sagesse dans les plus petits détails.
Et voici qu’un premier détail qui interpelle : cette cuve était faite des miroirs des femmes d’Israël.
« Il fit la cuve … en employant les miroirs des femmes qui s’assemblaient à l’entrée de la tente d’assignation. » (Exode 38:8)
Quel curieux choix ! Une offrande de « miroirs » ! Aux yeux des hommes, une telle offrande pouvait sembler impropre au Sanctuaire, mais pour le Seigneur des armées, ces ustensiles surpassaient en gloire les pierres les plus précieuses.
Nous allons découvrir en profondeur pourquoi.
Moïse et l’Offrande des Miroirs
C’est ici que la tradition d’Israël nous communique encore des merveilles.
Lorsque les femmes d’Israël, animées d’un zèle saint, vinrent offrir leurs miroirs pour l’ouvrage du Seigneur, Moïse, ce fidèle serviteur de l’Éternel, s’arrêta net. Son cœur, rempli de la crainte du Saint, s’interrogea : comment pouvait-on consacrer à Dieu ces instruments de flatterie qui, si souvent, nourrissent la fierté et la chair ?
Les miroirs sont en effet connus pour être des instruments de la vanité, des reflets trompeurs qui nourrissent l’orgueil et flattent l’apparence, si bien que Moïse lui-même refusa ces miroirs, les jugeant indignes d’un usage sacré. Il les voyait comme des objets de séduction, des pièges du Yetzer Hara (mauvais penchant).
Moïse, homme de Dieu, connaissait trop bien les ruses du serpent ancien. Il savait que l’homme, dès qu’il se mire dans l’eau limpide d’un miroir, y cherche une gloire éphémère. C’est pourquoi il rechigna à accepter les miroirs des femmes d’Israël.
Mais l’Éternel intervint, et d’une voix pleine de sagesse, Il fit connaître à son serviteur la valeur insoupçonnée de cette offrande :
« Accepte-les ! Ils me sont plus chers que tout, car c’est grâce à eux que les femmes ont donné le jour à des armées d’enfants d’Israël en Égypte ! » (Midrash)
Le Seigneur, qui sonde les cœurs et ne juge pas selon l’apparence, lui révéla un secret divin : ces miroirs avaient été sanctifiés. Les femmes d’Israël ne les avaient pas employés à la flatterie, mais à l’amour !
Le Miroir, Piège de la Chair ou Outil de Sanctification ?
Sans autres explications, l’on pourrait continuer de s’étonner d’un tel choix divin, car malgré tout, le miroir reste souvent l’allié de la vanité. Combien de regards s’y sont plongés non pour discerner la vérité de leur âme, mais pour s’enorgueillir d’une beauté passagère ! Combien d’hommes et de femmes s’y sont contemplés, non pour s’examiner à la lumière de Dieu, mais pour nourrir leur propre gloire !
« Vous, vous cherchez à paraître (…), mais ce qui est élevé parmi les hommes est une abomination devant Dieu. » (Luc 16:15)
Mais voici le mystère de la grâce divine : ce n’est pas l’objet qui est impur, mais l’usage qu’on en fait. Ce n’est pas le miroir qui est coupable, mais le cœur de celui qui s’y regarde.
Et si ces miroirs avaient été employés à flatter la chair, ils allaient à présent servir à purifier l’esprit !
Grâce insondable ! Ce qui semblait méprisable devint précieux, et ce que l’homme rejetait, Dieu l’agréa pour Sa gloire. Car « Dieu ne considère pas ce que l’homme considère » : ce que l’homme désigne comme profane, Dieu peut le sanctifier, et ce que nous rejetons avec dédain comme souillé, Dieu peut le transformer en instrument de pureté !
Ces miroirs de cuivre, instruments d’un reflet trompeur, furent bel et bien agréés par le Très-Haut, et intégrés au cœur même du Tabernacle, à la porte sacrée où le profane cédait sa place au divin. Quelle place de choix !
Puisqu’ils avaient été utilisés pour l’amour du Ciel, ils étaient investis d’une sainteté qui convienne à la maison du Roi des rois.
Avant de découvrir plus en détail la façon dont les femmes d’Israël utilisèrent ces miroirs, il nous faut méditer plus en profondeur pourquoi Moïse refusa de prime à bord de les utiliser, ce qui nous permettra d’apprécier pleinement pourquoi Dieu les accepta.
Ce passage en revue du « mal » lié aux notions que véhicule le « miroir » permettra à la fois de se sonder, de connaître quelques « profondeurs de Satan » propre au coeur de l’homme moderne, pour ensuite contempler le bien que cet accessoire renferme.
Le Piège de l’Orgueil et du Désir de Paraître
« Garde ton cœur plus que toute autre chose, car de lui viennent les sources de la vie. » (Proverbes 4:23)
Nous savons que, faute de connaissance et d’un examen honnête de la nature humaine, beaucoup d’hommes et de femmes ignorent tout des impacts colossaux et destructeurs provoqués par un attachement et un attrait excessifs à la beauté physique, à l’apparence, au désir de paraître, aux honneurs, à la flatterie et à toutes les choses semblables.
Tenez-vous bien, sans vous lasser des redites. Nous allons développer, formuler et répéter avec insistance, et sous divers angles, quelques-uns des plus funestes pièges de la chair.
Car qu’est-ce qui précipita Satan dans l’abîme, si ce n’est son orgueil ? Qu’est-ce qui fit tomber Adam et Ève, si ce n’est leur désir d’être comme Dieu ? Et qu’est-ce qui, aujourd’hui encore, entraîne tant d’âmes à leur perte, si ce n’est l’amour du paraître et l’ivresse de soi-même ?
Le cœur de l’homme est un champ de bataille. L’orgueil y mène ses assauts, la vanité y dresse ses bannières, et bien peu sont ceux qui résistent. Et l’âme qui se laisse séduire attire sur elle son propre malheur !
L’Orgueil : Racine de toute Chute
Voyez comme l’Écriture est tranchante contre celui qui s’élève en lui-même :
« Avant la ruine, le cœur de l’homme s’élève. » (Proverbes 18:12)
« Son cœur s’éleva pour le perdre. » (2 Chroniques 26:16)
Regardez les rois de ce monde : combien furent renversés par leur propre vanité ? Regardez les nations : combien furent détruites par leur orgueil ?
L’Écriture nous enseigne un principe inviolable :
« Quiconque s’élève sera abaissé, et quiconque s’abaisse sera élevé. » (Luc 14:11)
Mais le cœur humain est tordu et rusé. Il cherche sans cesse à s’élever sous mille formes déguisées. Certains s’enorgueillissent de leur richesse, d’autres de leur beauté, d’autres encore de leur sagesse. Pire encore, certains se rassasient de leur propre voix, se gargarisent de leur sarcasme et jubilent de leurs railleries, tellement fières d’attirer sur eux les projecteurs de cette génération pervertie…
Et que dire de ceux qui, même dans leurs œuvres pieuses, recherchent les applaudissements du monde ?
Hélas ! Combien d’hommes prêchent pour leur propre gloire ! Combien de femmes donnent aux pauvres pour être vues ! Combien d’âmes vivent non pour Dieu, mais pour être admirées !
C’est ici un feu étranger, une offrande souillée, un encens d’orgueil monté devant l’Éternel. Et ce feu sera éteint.
« Je ne donnerai point ma gloire à un autre. » (Ésaïe 42:8)
Et pourtant, voyez combien la chair est habile à séduire et combien l’orgueil s’accroche à l’âme comme le lierre à une muraille ! L’homme contemple son reflet et se trouve à son goût. La femme ajuste son apparence et cherche l’admiration. Et Le cœur, gonflé de lui-même, devient aveugle à la crainte de l’Éternel…
C’est un fléau aussi ancien que le monde, un poison insidieux qui corrompt les âmes et ruine les nations : l’orgueil du cœur et le désir d’être vu.
L’homme veut briller aux yeux de ses semblables, la femme veut être admirée. Les enfants de ce siècle se parent comme des rois, mais leur cœur est vide.
Que de regards vains ! Que de cœurs enflés de leur propre importance ! Combien oublient que l’Éternel scrute les entrailles et que nul ne peut se tenir devant Lui sans pureté ! Or la pureté s’accompagne toujours d’humilité…
« Il est une race qui se croit pure, Et qui n’est pas lavée de sa souillure. » (Proverbes 30:12)
La majorité cultivent l’amour des honneurs, de l’apparence, poursuivent la faveur des hommes, et même chez les croyants, rares sont ceux qui savent résister et se libérer du comportement contre lequel Yéshoua (Jésus) nous a mis en garde en des termes forts :
« Vous, vous cherchez à paraître (…), mais ce qui est élevé parmi les hommes est une abomination devant Dieu. » (Luc 16:15)
Où sont-ils ceux qui se revêtent d’humilité ? Où sont ceux qui cherchent la faveur de Dieu et méprisent la gloire des hommes ?
Oh ! Que celui qui a des oreilles entende ! Car il est un jour où tous les miroirs seront brisés, où toute beauté fanera, où toute vanité sera réduite en poussière.
Mais bienheureux celui qui aura lavé son cœur dans l’humilité, car il verra la face de Dieu.
Car cette façon d’être, le narcissisme et la recherche des honneurs, chasse avec une redoutable efficacité l’Esprit saint.
« Comment pouvez-vous croire, vous qui tirez votre gloire les uns des autres, et qui ne cherchez point la gloire qui vient de Dieu seul ? » (Jean 5:44)
L’Écriture, tranchante comme un glaive, expose l’hypocrisie et met en lumière les ténèbres cachées dans les cœurs de ceux qui flirtent secrètement avec l’adultère et qui placent leur nombril sur le trône.
Il s’imaginent que Dieu les approuve alors qu’ils ne poursuivent que leur propre gloire ! L’Écriture leur répond avec sévérité :
« Quoi donc ! tu énumères mes lois, Et tu as mon alliance à la bouche (…), mais ta part est avec les adultères.
Tu t’es imaginé que je te ressemblais; mais je vais te reprendre, et tout mettre sous tes yeux. » (Psaumes 50.16)
Oh ! Que le Seigneur nous garde de chercher la gloire des hommes et de nous nourrir de flatteries éphémères !
Car le jour approche où tous les miroirs terrestres se briseront, et où seul subsistera ce qui a été purifié par le feu de la sainteté.
« L’homme orgueilleux sera humilié, Et le hautain sera abaissé : L’Eternel seul sera élevé ce jour-là. » (Esaïe 2:17)
À cause de tous ces comportements qui se reflètent et sont absorbés par le miroir de la vérité, et qui atteignent même le peuple de Dieu, nous pouvons comprendre la réticence de Moïse de les employer pour les choses saintes.
L’Esclavage de l’Image à l’Ère Moderne
Autrefois, il y avait le miroir. Aujourd’hui, il y a les écrans; une multitude de nouveaux autels dressés à la vanité.
- Les réseaux sociaux, où chacun cherche la reconnaissance des hommes plutôt que celle de Dieu.
- Les écrans, où l’homme contemple sa propre image et s’y adore en silence.
- Les statistiques de popularité, où l’on mesure sa valeur par des chiffres vides de sens.
Là où nos ancêtres se contemplaient dans l’eau limpide d’un bassin, les hommes et les femmes de ce siècle passent des heures devant leurs selfies, ajustant l’angle parfait, peaufinant chaque détail pour séduire un public avide d’apparences.
Et dans tout cela, la flatterie joue un rôle clé.
« Car il se flatte à ses propres yeux, Pour consommer son iniquité. » (Psaumes 36:3)
Les réseaux sociaux ne sont-ils pas devenus les nouveaux autels de la fatuité et de la suffisance ?
Les Facebook, Instagram, TikTok ne sont-ils pas emplis d’âmes en quête de louanges ?
Ne voit-on pas une génération narcissique, offerte en sacrifice sur l’autel de l’apparence et de l’égo ?
On dévoile sa vie privée, on montre ses repas, on fait étalage de ses activités mondaines, on spécule sur du vent à l’infini en se glorifiant de connaissances profanes que nous ne possédons pas – car « nous ne sommes rien » (Galates 6:3) et « En Dieu seul résident la sagesse et la puissance. Le conseil et l’intelligence lui appartiennent » (Job 12:13) – et comble du comble, on loue et on fait un renom à ceux qui ne craignent par l’Éternel.
On veut être admiré, on veut être vu, on veut être acclamé. Mais à quel prix ?
« Un homme qui flatte son prochain tend un filet sous ses pas. » (Proverbes 29:5)
La flatterie nourrit l’orgueil, et l’orgueil conduit à la ruine. Combien de croyants de tous bords tombent dans ce piège !
Les serviteurs de Dieu ne sont pas épargnés et même dans les assemblées, combien prêchent pour être vus ? Combien chantent pour être acclamés ?
Mais le Seigneur voit toutes choses et utilise ses sentinelles pour avertir, encore et encore.
On se rappelle de la réprimande passionnée et pleine d’amour du prédicateur Paul Washer lorsqu’il exhortait les jeunes hommes à abandonner les distractions futiles en ligne. Paul Washer s’attaquait particulièrement à Facebook et aux réseaux sociaux, qu’il considère comme une immense perte de temps et un lieu qui entretient la vanité et la médiocrité.
Paul Washer, ce prédicateur de feu, s’écria en ces termes :
« Certains d’entre vous doivent quitter Facebook, vous devez vous déconnecter complètement. Vous passez votre temps à jouer avec les gens, à parler et à écrire de petites choses comme si vous étiez une petite fille. Vous devez devenir des hommes et vous devez commencer à faire des choses que les hommes de Dieu font. Arrêtez toutes ces bêtises. Soyez des hommes, agissez comme des hommes. »
Paul Washer commençait son message en racontant une histoire bouleversante qui illustre le véritable engagement d’un disciple du Messie. Il parlait de deux jeunes Moraves qui ont littéralement vendu leur propre liberté en devenant esclaves, afin de pouvoir prêcher l’Évangile aux esclaves sur une île où l’accès était autrement impossible. Contrairement aux missionnaires traditionnels qui peuvent retourner chez eux si leur mission échoue, ces jeunes hommes ont pris une décision irréversible : ils ont renoncé à toute possibilité de retour.
Alors qu’ils quittaient le port, leurs familles et amis, en pleurs, les regardent s’éloigner. À cet instant crucial, l’un d’eux cria une phrase puissante :
« L’Agneau ne devrait-il pas recevoir la pleine récompense de ses souffrances ? »
Cette déclaration puissante mettait en évidence le prix du korban (sacrifice) que le Messie a payé pour l’humanité. Pour ces jeunes hommes, leur vie n’avait de valeur que si elle était totalement dédiée à la mission divine.
À travers cette histoire, Paul Washer cherchait à éveiller les consciences :
Pourquoi tant de jeunes passent leur vie à jouer et à s’amuser en ligne au lieu de poursuivre un but plus grand ?
Pourquoi tant de croyants vivent-ils dans la distraction, la superficialité, salissent leur cœur et perdent leur temps en de futiles discussions sur les réseaux sociaux alors qu’il y a une mission à accomplir ?
Beaucoup trop se perdent en effet dans des activités superficielles, ils dilapident leurs temps en ligne et échangent à longueur de journée des commentaires profondément inutiles au lieu de consacrer leur énergie à des choses réellement importantes.
Frères et sœurs ! La vie ne vaut-elle pas plus que quelques clics ? Le salut ne vaut-il pas mieux que quelques « likes » ?
Il est temps de briser ces chaînes, de détourner notre regard des écrans pour le fixer sur Celui qui siège sur le trône.
La hardiesse du prédicateur Paul Washer continua en ces termes :
« Mourez pour quelque chose qui vaut la peine de mourir, Vivez pour quelque chose qui vaut la peine d’être vécu. C’est très important, donnez votre vie pour quelque chose, s’il vous plaît, ne la gaspillez pas. Il y a des enfants de Dieu qui n’ont pas entendu l’Évangile de leur salut, qui ne sont pas encore nés, il y a des églises à bâtir. Je veux dire, arrêtez tout le reste. Si vos amis sont des amis sots et ridicules, quittez-les, suivez Christ, devenez des hommes, marchez avec des hommes. Si vous connaissez tout ce qui se passe sur Internet … arrêtez ça. Qui s’en soucie ? Il y a un travail à faire, soyez des hommes. »
Mais Paul prêche dans un désert. Regardez autour de vous, et vous verrez combien ce poison s’est infiltré partout. Les hommes et les femmes aiment à être vus, à être admirés, à recevoir les louanges de leurs semblables.
Ah ! Les « miroirs modernes » : c’est un feu insatiable qui consume l’âme.
Des foules se plaisent à parader avec leurs beaux vêtements, leurs accessoires de mode, etc., afin de monter leurs atouts, être aimé et glorifié par les hommes.
À ces personnes qui tirent leur satisfaction à « être vus des hommes », Yéshoua dira : « Je vous le dis en vérité, ils reçoivent leur récompense. » (Matthieu 6:5)
À l’heure des réseaux sociaux, ces tares et ces vanités se retrouvent amplifiées à l’extrême.. Ce sont des pièges dans lesquels tombent les âmes avec tant d’aisance que l’on croirait qu’un invisible filet a été tendu devant leurs pas.
Et pourtant, Paul, sous des formes diverses, n’a cessé de nous exhorter en ces termes :
« Je dis à chacun de vous de n’avoir pas de lui-même une trop haute opinion, mais de revêtir des sentiments modestes, selon la mesure de foi que Dieu a départie à chacun. » (Romains 12:3)
La Corruption du Monde Moderne
Regardez encore le spectacle de cette époque pervertie :
Les regards cherchent l’approbation, les lèvres sourient pour séduire, les cœurs sont captifs du miroir de leur téléphone. Les réseaux sociaux sont devenus les nouveaux autels où chacun s’offre en sacrifice à l’idole de soi-même.
On ne vit plus pour glorifier Dieu, mais pour accumuler les « likes ».
On ne cherche plus à obéir à l’Éternel, mais à plaire aux hommes. On expose sa vie en spectacle, on se pavane devant les écrans.
« Car il se flatte à ses propres yeux, Pour consommer son iniquité. » (Psaumes 36:3)
Oh ! Quelle tragédie ! Quelle misère que de voir une âme après l’autre courir après des ombres, s’enivrer de l’éphémère, d’admiration creuse et se perdre dans la futilité ! Dans son délire, il oublie que l’Éternel le regarde.
Le Messie Yéshoua nous a avertis :
« Quiconque s’abaisse sera élevé, et quiconque s’élève sera abaissé. » (Luc 14:11)
Sans revirement de situation, il faut donc s’attendre à une chute de l’humanité lorsqu’elle sera assurément « abaissé ».
Et il faut surtout choisir : 1) cherchons-nous la faveur des hommes ou 2) celle de Dieu ?
Si nous poursuivons la première voie, nous aurons notre récompense ici-bas… mais notre âme se flétrira comme l’herbe desséchée.
Si nous recherchons la gloire de Dieu, alors nous recevrons une couronne incorruptible, que nul miroir terrestre ne pourra jamais refléter.
Un Miroir peut-il être Saint ?
On l’a bien vu : il y a un détournement massif de ces accessoires pour nourrir sa propre gloire !
Ce sont des foules entières qui, le smartphone à la main, se capturent sous mille angles, en quête de « j’aime »… Les réseaux sociaux sont devenus les nouveaux temples de l’orgueil. Oh, que diraient les prophètes s’ils vivaient en notre temps ?
Les mêmes versets reviendraient comme de tragiques refrains :
« Ta présomption, l’orgueil de ton cœur t’a égaré » (Jérémie 49:16), toi qui « disais : Personne ne me voit ! … Et tu disais en ton cœur : Moi, et rien que moi ! » (Ésaïe 47:10)
Ah ! combien d’âmes ont été trompées par la douce mélodie de la flatterie ! Combien de jeunes cœurs ont été piégés par l’éclat trompeur d’une beauté passagère ! Comme il est écrit :
« Ton cœur s’est élevé à cause de ta beauté, Tu as corrompu ta sagesse par ton éclat. » (Ézéchiel 28:17)
La flatterie est un filet du diable. Elle caresse, elle séduit, et puis elle tue; C’est un redoutable « filet sur son sentier. » (Proverbes 29:5)
Toutefois, en dépit des tentations et des pièges, tout dépend de l’usage qu’on fait de nos miroirs ! Ce n’est pas l’objet qui est impur, mais le cœur de celui qui s’en sert.
Nous avons donc grand besoin d’une vigilance constante. Que l’homme se garde de chercher sa gloire parmi les hommes, et que la femme veille à ne pas éveiller des désirs coupables par une apparence trop ostentatoire.
Mais ne tombons pas dans l’excès inverse ! Car tout ce qui est beau vient de Dieu. Ce n’est pas la beauté qui est mauvaise, mais son mauvais usage.
Le Jugement du Seigneur sur les vanités modernes
Notre époque est définitivement celle de l’image, et le livre de l’Apocalypse l’avait déjà bien discerné et en fait allusion en parlant de « bête » et « d’image »…
On ne cherche plus à plaire à Dieu, mais à paraître devant les hommes.
On ne prie plus en secret, mais on affiche sa piété sur les réseaux.
On ne médite plus en silence, mais on se vante de ses œuvres.
Voilà les miroirs modernes.
Et voici ce que le Seigneur en dit : « Abomination » (Luc 16:15), comme le disent les Sages d’Israël :
« L’orgueilleux repousse les pieds de la présence divine. ». D. dit à son sujet : Moi et lui, nous ne pouvons demeurer ensemble! » (guémara Sotah 4b)
En effet, Hachem dit : « Des yeux hautains et un cœur enflé d’orgueil, Je ne puis les supporter » (Psaumes 101,5) et encore : « Tout cœur hautain est en horreur à Hachem » (Proverbes 16,5).
Les éloges, les likes, les abonnés, les commentaires flatteurs : tout cela périra.
La gloire du monde est une monnaie d’illusion. Elle brille un instant, puis s’évanouit.
Car ce n’est pas sur ces choses que l’homme sera jugé.
Ce n’est pas par le regard des hommes que Dieu pèse les cœurs.
Le Seigneur connaît ceux qui sont à Lui. Il sait qui cherche Sa gloire et qui court après la gloire du monde.
Et il est proche le temps « toute chair fasse silence devant l’Éternel ! Car il s’est réveillé de sa demeure sainte. » (Zacharie 2:13)
C’est alors que les vaniteux, les hautains et les prétentieux de ce siècle diront avec frayeur « aux montagnes et aux rochers : Tombez sur nous, et cachez-nous devant la face de celui qui est assis sur le trône, et devant la colère de l’agneau; » (Apocalypse 6:16)
Le moussar des Sages
Les sages d’Israël ne sont pas en reste sur ce thème et enseignent des vérités libératrices pour ceux qui chérissent le vrai, car le fouet de la réprimande est salutaire, et la vision des modèles de vertu sont aptes à nous élever, bien que nous soyons à mille lieues d’atteindre leur stature morale et spirituelle.
« L’arrogance que l’homme tire de son physique est mauvaise lorsqu’elle grandit dans le cœur de l’homme, s’empare de lui et le domine entièrement de la tête jusqu’aux pieds. »
C’est une chose amère que de laisser son propre cœur s’élever au sujet de son physique, de son intellect, de ses activités, etc., car cela conduit inexorablement « la ruine » et à « la perdition » de l’âme.
C’est pourquoi Dieu nous donne des médicaments, comme cette étude axée moussar, pour nous soigner.
Car que cela soit la beauté physique, celle des méninges, ou celle des bonnes œuvres, rien n’est plus beau que la discrétion. Si nous n’acquiesçons pas à cette pure vérité biblique, c’est le signe de la présence d’un levain des plus répréhensible qu’il faut ôter avec vigueur de nos cœurs.
Rappelons-nous de cette complainte élevée par Ezéchiel sur le Roi de Tyr.
La vanité et sa propre beauté l’ont finalement précipité à terre : « Ton cœur s’est élevé à cause de ta beauté, Tu as corrompu ta sagesse par ton éclat; Je te jette par terre, Je te livre en spectacle aux rois. » (Ezéchiel 28:17).
Les sages d’Israël enseignent que celui ou celle qui s’élève dans son cœur à cause de sa beauté physique ou morale, etc., est semblable à un idolâtre.
En effet, l’idolâtrie est appelée « une abomination » par la Torah de Dieu selon qu’il est dit : « Ils se sont consacrés à l’infâme idole, Et ils sont devenus abominables comme l’objet de leur amour. » (Osée 9:10)
Or, nous l’avons bien vu : Yéshoua notre Maître nous a appris que l’orgueilleux est en « abomination devant Dieu ».
C’est pourquoi les maîtres d’Israël disent ceci :
« Quiconque s’enorgueillit ressemble à une personne qui introduirait une idole dans le Saint des saints » (guémara Shabbath 105b) et « Quiconque s’enorgueillit, c’est comme s’il était idolâtre » (Pessikta Zoutreta Béaaloté’ha 12,2)
Que l’Éternel nous aide à prendre garde de ne pas nous élever dans notre cœur à cause de notre beauté, de notre apparence ou de nos belles œuvres, car tôt ou tard, des problèmes spirituels douloureux jailliront et la chute que l’Éternel suscitera dans notre vie sera la correction nécessaire pour purger notre âme de l’orgueil : c’est une loi spirituelle inviolable.
Les prophètes, dont le souci principal est de nous sortir de la torpeur dans laquelle notre chair et l’ennemi nous plongent, emploient un langage fort lorsqu’ils désignent tous ces comportements comme étant de la prostitution spirituelle :
« Mais tu t’es confiée dans ta beauté, et tu t’es prostituée, à la faveur de ton nom; tu as prodigué tes prostitutions à tous les passants, tu t’es livrée à eux (…)
À l’entrée de chaque chemin tu as construit tes hauts lieux, tu as déshonoré ta beauté, tu t’es livrée à tous les passants, tu as multiplié tes prostitutions. » (Ezéchiel 16)
Par ce type de comportement, l’homme ou la femme qui flatte ou agit en vue de plaire, devient un redoutable ennemi qui frappe le peuple de Dieu de l’intérieur et sabote le projet divin.
Il nous faut avertir selon qu’il est dit :
« tu ne mettras devant un aveugle rien qui puisse le faire tomber; car tu auras la crainte de ton Dieu. Je suis l’Éternel. » (Lévitique 19.14).
Et au sujet de celui qui voit ces égarements, mais se tait alors qu’il pourrait parler, il est dit :
« Et d’où vient que tu honores tes fils plus que moi ? Et maintenant, dit l’Éternel, loin de moi ! Car j’honorerai celui qui m’honore, mais ceux qui me méprisent seront méprisés. » (1 Samuel 2).
Car celui qui voit le pécheur agir sous son regard, mais ne dit rien est semblable à celui qui honore le pécheur et qui oublie Dieu. Que ces choses nous ramènent à la crainte du Tout-Puissant.
Ne nous taisons pas si la chose est avérée (Mais comme toujours, connaissons aussi l’art de l’admonestation : Savoir réprimander et accepter la réprimande : qui, quand, comment ?)
Et les exemples de vanité et de poursuite de vaines gloire ne manquent pas dans les Écritures !
On se rappelle par exemple combien le cœur du roi Assuérus était bien mal inspiré lorsqu’il décida « d’amener en sa présence la reine Vasthi, avec la couronne royale, pour montrer sa beauté aux peuples et aux grands, car elle était belle de figure. »
Le résultat de ce désir pervers et orgueilleux fut la mort.
Dans l’ouvrage « Les chemins des justes », les sages d’Israël enseignent :
« Toute personne qui pare son corps pour s’enorgueillir, oublie Dieu, ne prête pas garde aux commandements et ne recherche pas les bonnes actions, car elle ne se soucie que de sa propre personne et de parer son corps éphémère destiné à être rongé par les vers.
L’homme qui se pare est susceptible de commettre des actes immoraux : il se promènera devant les femmes pour leur plaire puis s’approchera d’elle et en viendra à plaisanter et à leur parler avec frivolité.
De même, une femme qui s’embellit devant les hommes suscite leur désir et fait naître en eux de mauvaises pensées.
Sa punition pour avoir fait fauter autrui sera très sévère.
Si nos sages ont interdit de regarder des vêtements féminins colorés accrochés au mur, même lorsque la femme ne les porte pas, combien plus sévère sera la punition de la femme qui se pare devant les hommes qui portent sur elle leur regard.
De plus, le cœur de l’homme fier est grand ouvert à toute forme de tentation et de désir. Qui plus est, la fierté conduit l’homme à être impatient envers autrui.
Point n’est besoin de détailler la bassesse de la personne impatiente, car cela est connu de tous. »
On devra ainsi tout mettre en œuvre pour ne pas susciter la convoitise chez son prochain et ne pas tomber dans les pièges décrits ici. Que Dieu nous aide à trouver cet équilibre.
Il est saint de ne pas négliger sa parure extérieure pour la gloire de Dieu et pour son propre mari ou sa propre femme, mais il faut impérativement veiller à garder une certaine sobriété et pudeur en ne laissant aucune prise à l’orgueil. De là la nécessité quotidienne de s’examiner dans la prière et de veiller sur son cœur pour ne pas « tomber en tentation ».
Dieu conduira sur le droit chemin une telle âme comme le disent les sages d’Israël :
« Celui qui veut se purifier, Le Ciel l’aide à se purifier ».
C’est pourquoi Le Seigneur recommande à chacun d’étudier régulièrement Sa Torah, d’ « y lire tous les jours de sa vie, afin qu’il apprenne à craindre l’Éternel … afin que son cœur ne s’élève point au-dessus de ses frères, et qu’il ne se détourne de ces commandements » (Deutéronome 17.19)
Dans ces temps de la fin, le diable travaille à l’excès dans le « monde de l’image » et utilise les outils numériques pour précipiter des myriades d’âmes dans les pièges vaniteux du « désir de paraître », des convoitises et autres flatteries.
L’Écriture nous avertit de ne pas prendre « soin de la chair pour en satisfaire les convoitises » (Rom. 13:14), mais tragédie des tragédies : nous acceptons sans grande résistance de nous complaire dans un « système de la bête » qui cajole l’égo, le gonfle jusqu’à l’éclatement, Et ce sont des voiles épais qui tombent sur les yeux de nos cœurs.
Les sages enseignent sur le piège de la flatterie des égos :
« Rien au monde ne ferme autant les portes du repentir que la flatterie.
En effet, les hommes persistent souvent dans leurs erreurs en raison de l’absence de reproches, et du fait même des éloges, de la part de leurs proches. »
Pour parer à cette terrible séduction, Rabbi Yonah de Gerone, dans son magistral ouvrage « Les portes du repentir » enseigne, entre autres :
« Nos sages ont dit : « considère trois choses et tu n’en viendras pas à fauter : d’où viens-tu – d’une goutte malodorante. Où vas-tu – vers un lieu de poussière, de vers et d’asticots. Devant qui devras-tu rendre des comptes – devant Le Roi des rois, la seule source de bénédiction.
En réfléchissant à ton origine, tu deviendras humble et tu haïras l’orgueil. Quand tu te souviendras de ta destination, tu mépriseras ce monde et tu te rendras compte qu’il n’est d’aucun profit, tu ne t’en préoccuperas que dans la mesure où il t’est nécessaire pour le service de ton Créateur.
Lorsque tu penseras à celui devant qui tu devras rendre des comptes, la crainte de Dieu t’habitera. »
Peut-être vivrions-nous alors les paroles choquantes, mais libératrices de l’apôtre :
« Pour ce qui me concerne, loin de moi la pensée de me glorifier d’autre chose que de la croix de notre Seigneur Le Messie Yéshoua, par qui le monde est crucifié pour moi, comme je le suis pour le monde ! » (Galates 6:14)
La leçon de Shimon HaTsadik (Le Juste), un grand sage d’Israël
Shimon HaTzadik (Simon le Juste) est le huitième grand prêtre à officier au début du Second Temple de Jérusalem, vers le 3e siècle av. J.-C. Shimon HaTsadik est un sage d’Israël ayant transmis les enseignements de la Grande Assemblée aux sages d’Israël après lui.
L’ouvrage Pirke Avot 1, 2 énonce :
« Simon le Juste était l’un des derniers membres de la Grande Assemblée. Il avait l’habitude de dire : « Le monde est construit sur trois fondements, sur la Torah, sur le service divin (Avodah Hashem), et sur la bienfaisance (Gmilout Hassadim) ». »
Sur le thème de la flatterie, de la vanité et de la fierté, la Guémara (Torah orale) raconte une anecdote très à propos avec notre étude.
Shimon HaTsadik s’exprima ainsi :
« De ma vie, j’ai mangé un seul sacrifice de Nazir. J’étais en chemin et je croisais un jeune homme Nazir, qui avait de beaux yeux et une très belle chevelure.
Je lui demandais pourquoi il avait décidé de se débarrasser de ses splendides cheveux.
Il m’expliqua qu’il était berger, et un jour alors qu’il allait puiser de l’eau, il vit son reflet dans le puits et son Yetsèr Hara (mauvais penchant) essaya alors de le faire fauter.
Ce jeune homme chassa alors son Yetsèr Hara en lui disant :
« Racha (méchant) ! Pourquoi interviens-tu dans un monde qui ne t’appartient pas, contre quelqu’un qui finira en poussière ?
Je fais vœu de Nazir et je détruirais ma chevelure pour Hakadosh Baroukh Hou (Le Saint béni soit-il) ! »
En entendant cela, Shimon HaTsadik l’embrassa et dit : ‘‘que de tels Nazirs soient nombreux !’’ ».
Shimon HaTsadik nous enseigna ici un grand ‘hidoush (nouveauté) :
La touma (impureté) chez l’homme commence par le culte du corps.
Ce jeune homme vit quelques instants son reflet dans l’eau, et immédiatement, il sentit le Yetsèr Hara (mauvais penchant) le menacer, son cœur s’élever et la vanité monter en lui.
Il chercha tout de suite un moyen de le repousser et prit sur lui d’être Nazir.
Qui ne cultive pas sa propre image ? Chacun de nous, à notre niveau, nous pouvons facilement nous laisser corrompre par notre physique, par nos beaux vêtements ou nos facultés intellectuelles, nos bonnes actions, etc.
Il nous faut donc être sur nos gardes et veiller scrupuleusement à ce qu’aucune racine d’orgueil ne vienne se loger dans notre cœur.
Ces sentiments sont à l’origine de l’impureté, de l’oisiveté et des désirs mauvais.
Pourtant, c’est ici la base de la civilisation occidentale dans laquelle nous vivons depuis près de 2000 ans, depuis que le Beth haMikdash (temple) a été détruit.
« L’image de la bête » s’anime en Edom, et comme le veau d’or, elle gesticule, et le monde danse tout autour.
Désormais, avec ce long développement, nous devrions comprendre beaucoup mieux le refus de Moïse d’utiliser les miroirs…
Car qui peut se prémunir contre cela ? Qui n’a pas déjà utilisé son miroir « classique » ou « moderne et connecté » à une fin vaine et orgueilleuse, le disqualifiant pour la sainteté et le rendant inapte pour le service divin ?
Cependant, oui Dieu a agréé ces miroirs ! Découvrons toujours plus en profondeur pourquoi et quelles sont les merveilles de cette cuve d’airain.
Car après avoir vu la laideur du coeur humain, nous apprécierons d’autant plus la beauté de celui des enfants du Tout-Haut.
Les véritables princesses d’Israël : l’art de transformer le profane en sacré
« Examinez ce qui est agréable au Seigneur. » (Éphésiens 5:10)
Loué soit l’Éternel, la sainteté de ses élus apporte la lumière.
Paul nous a légué ce verset somptueux :
« Que les femmes, vêtues d’une manière décente, avec pudeur et modestie, ne se parent ni de tresses, ni d’or, ni de perles, ni d’habits somptueux, mais qu’elles se parent de bonnes œuvres, comme il convient à des femmes qui font profession de servir Dieu. » (1 Timothée 2.9)
L’homme ou la femme devront uniquement entretenir leur beauté dans le noble objectif de ne susciter de désir que chez leur conjoint, tout en se parant de pudeur et de discrétion envers « le dehors », l’entourage.
À travers l’histoire des miroirs offerts pour le Tabernacle, nous voyons une leçon magnifique de sanctification qui montre la haute stature des filles d’Israël.
Ces femmes d’Israël auraient pu user de leurs miroirs pour se parer dans un esprit de vanité. Mais elles ont consacré leur beauté à Dieu !
Elles ne les utilisèrent pas pour se vanter.
Elles ne les gardèrent pas pour séduire les foules.
Elles les offrirent à Dieu en offrande de bonne odeur.
Leur intention était pure : elles voulaient fortifier leurs maris, restaurer l’espoir, encourager la vie. Et c’est pourquoi Dieu agréa leurs miroirs. Le Seigneur ne regarde pas à l’apparence, mais aux motifs du cœur. Et là où un objet était autrefois profane, il devint sacré.
« Accepte-les ! Ils me sont plus chers que tout, car c’est grâce à eux que les femmes ont donné le jour à des armées d’enfants en Égypte ! » (Midrash)
Voyez la puissance de ce témoignage !
Ces femmes avaient un combat spirituel à mener :
Leurs maris, accablés sous le poids de l’esclavage, avaient perdu l’espérance.
Ils ne croyaient plus en l’avenir, ils ne voulaient plus d’enfants.
Mais ces filles du Roi, dans un élan d’amour et de foi, se parèrent non pour la vanité, mais pour la sainteté.
Elles se mirent devant leurs maris, usant du miroir, non pour nourrir leur propre orgueil, mais pour éveiller en eux l’espérance et la force de vivre.
Quelle leçon profonde nous est donnée par les femmes d’Israël en Égypte ! Elles ont pris ce que le monde utilisait pour la flatterie et la convoitise, et elles l’ont transformé en un instrument de sainteté.
Le miroir, qui sert tant à nourrir la vanité, elles l’ont utilisé pour fortifier l’amour et la foi.
Car leurs maris, épuisés par l’esclavage, avaient réellement perdu l’espérance. Ils ne désiraient plus fonder des foyers ni donner la vie à une nouvelle génération.
Alors, dans cet acte de sainteté et d’amour pur, ces femmes se sont parées non pour séduire, mais pour encourager. Elles ont restauré la force de leurs époux, et c’est ainsi que le peuple d’Israël a survécu !
« Sous le pommier je t’ai éveillé. » (Cantique des Cantiques 8:5)
Ô quelle leçon pour nous ! Car tout objet, toute action, tout moyen peut être sanctifié si notre cœur est pur et notre intention tournée vers Dieu.
- Un miroir peut être un piège d’orgueil ou un instrument d’amour.
- Un vêtement peut être un outil de séduction ou un témoignage de modestie.
- Un réseau social peut être une porte d’égarement ou un moyen de proclamer la vérité.
Tout dépend du cœur qui l’utilise !
« Tout est pur pour ceux qui sont purs ; mais rien n’est pur pour ceux qui sont souillés et incrédules, leur intelligence et leur conscience sont souillées. » (Tite 1:15)
Note : cette dernière parole de Paul est ici parfaitement en contexte et ne devrait jamais être utilisée pour déclarer pur ce que la Torah elle-même déclare impur, comme nous le voyons malheureusement dans certaines doctrines et théologies anti-loi de Dieu.
Ainsi, les miroirs des femmes d’Israël, offerts pour le Tabernacle, ont été transformés en un bassin de sanctification. Et cela, parce qu’ils avaient été consacrés à Dieu.
Et c’est ainsi que le peuple d’Israël fut sauvé et se perpétua dans l’exil.
La Beauté selon Dieu : Entre Pureté et Séduction
Il y a une gloire qui brille aux yeux des hommes et une autre qui resplendit aux yeux de Dieu. L’une est passagère comme la fleur des champs, l’autre est éternelle comme l’or du sanctuaire.
La vraie beauté est donc dans le cœur. Une femme dont l’âme est revêtue de justice brille plus que le plus scintillant des bijoux. Un homme humble et craignant Dieu resplendit davantage qu’un roi en son manteau d’apparat.
Voyez les femmes d’Israël en Égypte. Elles auraient pu céder au désespoir et se laisser consumer par la misère de l’esclavage. Mais au lieu de cela, elles se sont parées pour leurs maris. Non pour séduire d’un regard aguicheur, mais pour rallumer en eux la flamme de l’espérance. Elles se sont embellies, non pour exciter la chair, mais pour fortifier l’âme.
Ainsi, elles ont purifié et sanctifié à jamais leurs miroirs.
Ô merveille de la sagesse divine ! Là où l’homme ne voit qu’un piège de vanité, Dieu discerne un instrument de sainteté. Là où Moïse croyait voir la flatterie, l’Éternel voyait l’amour pur.
« La beauté est vaine ; mais la femme qui craint l’Éternel, c’est celle qui sera louée. » (Proverbes 31:30)
Le Saint d’Israël regarde non à la couronne tressée sur la tête, mais à la sainteté tissée dans le cœur. Que dirons-nous alors ?
Si la beauté extérieure sert à glorifier Dieu, alors elle est une bénédiction. Mais si elle devient une idole pour le cœur, un piège d’orgueil, alors elle conduit à la ruine.
Quelle est la véritable parure d’un enfant de Dieu ?
Non les habits de soie et les bijoux d’or, mais l’humilité et la crainte de l’Éternel nous a dit Paul.
Oui, la modestie est plus précieuse que le rubis, et la crainte de Dieu vaut mieux que mille parures de perles.
Mais hélas ! Dans ce monde dominé par l’image et l’apparence, combien se parent pour plaire aux hommes et non à Dieu ? Combien se vendent à la flatterie et se prostituent au regard des foules ?
C’est ici un avertissement pour notre génération, car jamais la vanité n’a été aussi puissante qu’en ce siècle d’orgueil numérique.
C’est pourquoi il nous faut méditer leurs œuvres de ces pieuses d’Israël : les intentions de ces filles du Dieu vivant étaient si profondément bonnes et vertueuses aux yeux du Créateur, qu’elles ont conféré une puissante et éternelle sainteté à ces miroirs, à un point tel qu’on en étudie encore les leçons des milliers d’années plus tard !
Ce n’est pas rien et nous n’insisterons jamais assez : Les femmes ont sauvé tout Israël !
Mais il y a autre chose : il est connu que la femme est beaucoup plus encline à se laisser flatter et son désir de paraître est beaucoup plus fort que chez les hommes. Son combat dans ce domaine est de ce fait plus éprouvant, mais ses mérites d’autant plus grands.
Et bien que le miroir soit un instrument précieux pour la femme, elles ont pourtant accepté de l’offrir pour le Tabernacle. Cet usage doublement vertueux du miroir par les femmes d’Israël ont conféré une impérissable kedoucha (sainteté) à ces ustensiles de beauté.
C’est ce que rapporte Rachi, le célèbre commentateur de la Torah, relisons en entier son commentaire :
Les femmes d’Israël possédaient des miroirs dans lesquels elles se regardaient lorsqu’elles se faisaient belles. Et même ces miroirs, elles n’ont pas hésité à les offrir pour la construction du tabernacle.
Mochè (Moïse) répugnait à les accepter, car ils ont pour vocation d’encourager le penchant au mal.
Le Saint béni soit-Il lui a dit : « Accepte-les ! Ils me sont plus chers que tout, car c’est grâce à eux que les femmes ont donné le jour à des armées (tsevaoth) d’enfants en Égypte ! »
Quand leurs maris étaient épuisés par leur dur travail, elles allaient leur apporter nourriture et boissons. Elles leur donnaient à manger puis elles prenaient leurs miroirs.
Elles éveillaient ainsi le désir chez leurs maris, elles s’unissaient à eux, devenaient enceintes et accouchaient, comme il est écrit : « Sous le pommier je t’ai éveillé » (Cantiques des cantiques 8 : 5).
Oui, Dieu rappelle à Moïse la vertu des femmes d’Israël qui, en dominant leur mauvais penchant, se sont conduites en modèles pour toutes les générations futures : elles étaient belles, mais ont choisi de se comporter en fille du Royaume. Elles ont utilisé avec sagesse des objets profanes pour qu’ils deviennent des objets de délivrance.
En utilisant ces miroirs dans l’objectif de fortifier leur mari afin de garantir la survie du peuple d’Israël, quelque chose d’exceptionnel s’est produit dans le monde spirituel jusqu’à imprégner ce monde matériel d’une sainteté supérieure (ce qui est l’objectif de l’enfant de Dieu, à savoir sanctifier ce monde matériel) : par ce geste, elles ont changé la nature même de ces objets et les ont rendus aptes pour le Temple de Dieu : ce qui habituellement nourrit le péché et le vice nourrissait désormais l’obéissance, la pureté et la droiture.
Nous avons ici une grande leçon de sainteté, de vertu, qui par la même occasion, casse les conceptions erronées véhiculées par certaines religions qui considèrent négativement l’importance de la beauté et du désir dans les rapports conjugaux.
Le Seigneur des armées, Lui qui sonde le cœur et les reins de toute chair, Lui à qui rien n’échappe, a lu le cœur de ces femmes vertueuses, leur récompense fut à la hauteur.
Le message est puissant, car il nous montre à quel point nos intentions profondes et nos véritables motivations sont essentielles, car capables de sanctifier ou de rendre profane un objet, un accessoire, un outil, une situation, etc.
Voilà pourquoi l’apôtre dira : « Examinez ce qui est agréable au Seigneur » (Ephésiens 5.10).
Selon l’utilisation qui est faite d’un simple miroir, nous pouvons le rendre profane, sale et souillé ou alors le rendre Kadosh (Saint), propre au royaume de Dieu et à la maison du Père.
Lorsqu’une femme se pare uniquement pour son mari dans le but de l’aider à accomplir son service divin tout en cultivant la pudeur en vue de plaire à Dieu, elle devient alors certainement une véritable princesse d’Israël capable de transformer le profane en sacré, à l’instar de Ruth la Moabite.
C’est ce que Paul rappelle dans ses épitres :
« Soit donc que vous mangiez, soit que vous buviez, soit que vous fassiez quelque autre chose, faites tout pour la gloire de Dieu. » (1 Corinthiens 10:31)
Mais ce n’est pas tout et nous conclurons avec cela : Dieu a accepté les miroirs des femmes d’Israël pour la fabrication de ce bassin de cuivre, car d’autres raisons bien spécifiques existent et sont étroitement liées à leur offrande.
Le Bassin d’Airain : Une Porte entre le Profane et le Sacré
« Approchez-vous de Dieu, et il s’approchera de vous. Nettoyez vos mains, pécheurs ; purifiez vos cœurs, hommes irrésolus. » (Jacques 4:8)
Cet objet sacré, ce bassin de cuivre, forgé à partir des miroirs des femmes d’Israël n’était pas placé au hasard. Il se tenait à la frontière entre le monde profane et le monde saint, entre le parvis du Tabernacle et le lieu sacré.
Il se tenait à la frontière, entre le tumulte du monde extérieur et la sainteté du Tabernacle. Un seuil entre le commun et le divin.
Et que voyons-nous ?
Avant d’entrer pour le service divin, chaque sacrificateur devait s’arrêter devant cette cuve. Ses mains et ses pieds passaient sous son eau, symbolisant ainsi la purification nécessaire pour s’approcher de Dieu.
Un acte obligatoire, sous peine de mort.
Oh ! ne voyons-nous pas ici une leçon glorieuse pour notre temps ?
Nous qui nous prétendons enfants de Dieu, avons-nous notre bassin d’airain ?
Avons-nous un lieu où nos cœurs sont examinés, où notre orgueil est purgé, où nos âmes sont nettoyées avant de nous tenir devant l’Éternel ?
Où est notre sanctification ? Où est notre purification ?
Un Passage de la Chair à l’Esprit
Car nul ne peut s’approcher du Seigneur avec des mains souillées. Le Seigneur ne réside pas là où la sanctification fait défaut.
« Soyez saints, car je suis saint. » (Lévitique 11:44)
Ainsi, la cuve d’airain nous rappelle une vérité essentielle :
L’homme doit se dépouiller de ses impuretés avant de se tenir devant l’Éternel.
Il doit laver son cœur de toute trace d’orgueil. Il doit renoncer à la flatterie du monde. Il doit abandonner les artifices de la vanité.
Car comment entrer dans le sanctuaire de Dieu avec un esprit gonflé d’amour-propre ?
« Heureux ceux qui ont le cœur pur, car ils verront Dieu ! » (Matthieu 5:8)
Ainsi, de par son utilisation et son emplacement, ce bassin, constitué des miroirs des femmes d’Israël, symbolise à merveille la transition entre le monde du profane et le monde du sacré, le nettoyage de l’orgueil pour laisser place à la pureté de l’humilité.
C’est pourquoi la sagesse divine jugea bon d’employer ces miroirs à l’endroit le plus adapté : le bassin, lieu de passage entre le profane et le sacré.
Les femmes d’Israël ont transformé le profane en sacré, il est alors dans la justice de Dieu que l’instrument de leur amour pour le peuple de Dieu, leur miroir, contienne l’eau de purification permettant aux sacrificateurs de passer eux aussi du monde profane au monde sacré (l’intérieur du tabernacle).
C’est une fois encore un « mesure pour mesure » propre à la justice divine.
Si nous reconnaissons l’Éternel dans toutes nos voies, Il sanctifiera et donnera un sens profond, spirituel et sacré à tout ce que nous touchons, même aux objets les plus basiques et profanes.
L’Eau de l’Épreuve : Le Jugement du Cœur
Mais ce bassin d’airain avait encore une autre fonction : Son eau ne servait pas seulement aux ablutions des sacrificateurs, elle servait aussi à une épreuve redoutable…
Dans le livre des Nombres, nous lisons que c’est cette même eau du bassin qui était donnée à boire aux femmes soupçonnées d’infidélité.
« Si elle s’est souillée et a été infidèle à son mari, que ces eaux qui apportent la malédiction entrent en elle pour produire l’amertume ; son ventre s’enflera, sa cuisse se desséchera, et cette femme sera en malédiction au milieu de son peuple. Mais si la femme ne s’est point souillée et qu’elle soit pure, elle sera reconnue innocente et aura des enfants. » (Nombres 5:27-28)
En parlant des miroirs des femmes d’Israël, Rachi explique :
« Ce sont ces miroirs-là qui ont servi à la fabrication de la cuve, dont la fonction est de rétablir la paix entre l’homme et sa femme, car c’est de l’eau qu’elle contient que l’on fait boire celle dont le mari est jaloux parce qu’elle s’est isolée avec un autre homme (Bamidbar chap. 5). »
Ainsi, lors d’un conflit de jalousie entre mari et femme, si la femme était innocente, les eaux saintes du bassin permettaient d’apporter la paix.
Mais si la femme d’Israël s’était souillée avec un autre homme, alors, devenue indigne aux yeux de Dieu et du peuple, elle soumettait son être au grand test : les eaux contenues dans le bassin composé des miroirs des femmes fidèles d’Israël apportaient malédiction et jugement à la femme adultère : les ténèbres et la lumière ne peuvent cohabiter.
Des eaux contenues dans un réceptacle de fidélité et de vertu ne peuvent causer aucun mal en se déversant dans un autre réceptacle de fidélité et de vertu représenté par une femme fidèle, mais injustement soupçonnée d’adultère. Elle sera au contraire bénie pour avoir été la cible d’un mauvais soupçon ainsi que nous le dit le texte.
Quelle image saisissante !
L’eau du bassin, qui sanctifiait les sacrificateurs avant leur service, devenait un instrument de discernement divin, révélant le secret des cœurs.
Quelle image frappante !
Les eaux du bassin d’airain n’étaient pas neutres.
- Elles purifiaient les sacrificateurs.
- Elles révélaient la vérité des cœurs.
- Elles bénissaient l’innocente et condamnaient la coupable.
À la femme innocente, elle apportait la paix.
À la femme adultère, elle apportait le jugement.
Voyez ici la sainteté et la parfaite justice de Dieu !
La même eau qui purifie les justes, condamne les impurs.
Ainsi en est-il de la Parole de Dieu.
Pour celui qui l’accepte avec foi, elle est source de vie.
Mais pour celui qui la rejette, elle devient un glaive de jugement.
« Car nous sommes, pour Dieu, la bonne odeur de Christ parmi ceux qui sont sauvés et parmi ceux qui périssent : aux uns, nous sommes une odeur de mort donnant la mort ; aux autres, une odeur de vie donnant la vie. » (2 Corinthiens 2:15-16)
Ô cher lecteur, ne méprisons pas l’épreuve de l’eau !
Ne soyons pas de ceux qui se mirent dans le bassin de la vérité sans en être transformés.
Ne buvons pas à la coupe de la connaissance sans que notre âme en soit purifiée.
« Examinez-vous vous-mêmes, pour savoir si vous êtes dans la foi ; éprouvez-vous vous-mêmes. » (2 Corinthiens 13:5)
Si nous sommes intègres devant Dieu, ces eaux ne nous condamneront pas, mais nous fortifieront.
Mais si nous cachons en nous un levain de corruption, alors ces mêmes eaux nous dévoileront selon qu’il est dit :
« Il est poussé de la lumière dans les ténèbres, Il est chassé du monde. » (Job 18:18).
Avec cette simple cuve d’airain, nous voyons et admirons combien la Torah de Dieu abonde en enseignements profonds dès lors que nous l’étudions sérieusement.
Conclusion : Nos Miroirs sont-ils Acceptés par Dieu ?
Transformer le Profane en Sacré
Par tous ces enseignements, nous espérons convaincre les enfants de Dieu à chérir la Torah et à l’étudier avec assiduité.
Nous avons vu que les miroirs des femmes d’Israël furent acceptés parce qu’ils avaient été sanctifiés.
Ils n’étaient pas un instrument d’orgueil, mais un moyen d’amour.
Ils n’étaient pas un piège de séduction, mais un sacrifice pour la gloire de Dieu.
Les miroirs des femmes d’Israël avaient été sanctifiés par leur intention pure.
- Là où il aurait pu y avoir vanité, il y eut sainteté.
- Là où il aurait pu y avoir orgueil, il y eut amour.
- Là où il aurait pu y avoir séduction, il y eut foi.
Et Dieu accepta leur offrande.
Ainsi en est-il de tout dans notre vie.
- Nos réseaux sociaux peuvent être un piège de séduction ou un outil d’évangélisation.
- Nos richesses peuvent être un instrument d’orgueil ou un moyen d’aider les pauvres.
- Nos talents peuvent être une source de gloire personnelle ou un service à Dieu.
Tout dépend de l’intention du cœur.
« Tout est pur pour ceux qui sont purs ; mais rien n’est pur pour ceux qui sont souillés et incrédules, leur intelligence et leur conscience sont souillées. » (Tite 1:15)
C’est pourquoi nous devons nous examiner sans cesse.
Nos regards sont-ils tournés vers nous-mêmes ou vers le Seigneur ?
Si nous prenions nos « miroirs modernes », ces outils de communication, ces moyens technologiques, et les présentions devant Dieu, seraient-ils agréés ?
Nous devons nous poser cette question solennelle :
« Nos miroirs sont-ils dignes d’être utilisés dans la Maison du Dieu vivant ? »
Ou bien nous seraient-ils en reproche au Jour du Jugement ?
La question est donc posée à chacun de nous :
Nos miroirs seraient-ils agréés par l’Éternel ?
- Nos regards sont-ils tournés vers nous-mêmes ou vers le Seigneur ?
- Nos réseaux sociaux sont-ils emplis de vanité ou de sainteté ?
- Nos œuvres sont-elles faites pour la gloire de Dieu ou pour les applaudissements des hommes ?
Car sachons bien ceci : tout ce qui est fait pour la gloire humaine périra, mais tout ce qui est sanctifié pour Dieu demeurera à jamais.
Avons-nous le bassin d’airain positionné à l’entrée du Sanctuaire de nos cœurs, purifiant et transformant ainsi le profane en sacré et rendant apte notre service divin ?
Si notre vie devait être pesée aujourd’hui devant le Juge céleste, si nos paroles, nos pensées et nos intentions étaient exposées à la lumière de Son regard… serions-nous trouvés purs ?
- Nos vies sont-elles un reflet de la gloire de Dieu, ou une image de notre propre vanité ?
- Nos œuvres sont-elles pour Son Nom, ou pour notre gloire ?
- Nos bouches proclament-elles la vérité, ou la flatterie ?
- Nos comptes Facebook, Instagram, YouTube, sont-ils des instruments de sainteté ou des temples de narcissisme ?
Un dernier appel à la purification
Si aujourd’hui nous devions boire aux eaux du bassin d’airain, qu’y trouverions-nous ?
La bénédiction ou le jugement ? Oserions-nous seulement nous mirer dans ces eaux saintes ?
Car elles ne mentent pas.
Elles ne flattent pas.
Elles révèlent tout ce qui est caché.
Exhortons-nous et approchons-nous du Seigneur avec des cœurs purs !
Que notre adoration ne soit pas un vain spectacle, mais un parfum agréable devant le trône de Dieu.
Car le Seigneur n’acceptera jamais la souillure de l’orgueil dans Son Saint Temple, pas plus qu’une idole en fonte. Il ne veut pas de sacrifices souillés, de prières hypocrites, de louanges teintées de vanité.
Il veut un peuple purifié.
Mettons nos vies à l’épreuve du bassin d’airain !
Que tout ce qui en nous est orgueil soit rejeté.
Que tout ce qui est souillé soit purifié.
Que tout ce qui est vain disparaisse.
Et alors, nous pourrons entrer dans le Sanctuaire du Roi, et Le servir en Esprit et en Vérité.
« Heureux ceux qui lavent leurs robes, afin d’avoir droit à l’arbre de vie, et d’entrer par les portes dans la ville. » (Apocalypse 22:14)
Le juste juge nous aidera dans cette tache ardue, car « ayant été tenté lui-même dans ce qu’il a souffert, il peut secourir ceux qui sont tentés. » (Hébreux 2.19).
« Jésus prit la parole, et leur dit : Ayez foi en Dieu. » (Marc 11:22)
Que le Seigneur nous accorde la sagesse de sanctifier nos vies,
la force de briser nos miroirs de vanité,
et le courage de passer par l’épreuve des eaux, pour être trouvés purs devant Lui.
Amen et Amen.
Une étude de Thomas, inspirée des enseignements de l’excellent ouvrage « Les chemins des justes, Or’hot Tsadikim »

















Je suis totalement en accord avec les principes exposés dans cette étude bienvenue, que l’Eternel vous bénisse de les avoir mis en reliefs.
Tes études sont des bains rafraichissants, ce monde atroce dans lequel nous vivons, me donne envie de me cacher dans mon nid d’études spirituelles, les rares fois où je dois sortir me sont à charge maintenant, je soupire en attendant le monde à venir !
Shalom Thomas, je fais le lien entre les sacrificateurs qui se lavaient les mains et les pieds avec l’eau de la cuve d’airain et le lavement de pieds que Yeshoua effectue dans Jean 13:14-15 : »Si donc je vous ai lavé les pieds, moi, le Seigneur et le Maître, vous devez, vous aussi, vous laver les pieds les uns aux autres ;
car je vous ai donné un exemple, afin que, vous aussi, vous fassiez comme je vous ai fait. »
Le lavement des pieds purifie et rappelle l’humilité. Est-ce que cet acte est à appliquer ?
Merci beaucoup pour cette étude.
Que l’Éternel te bénisse abondamment au nom de notre Messie Yeshoua.
Shalom Aurélie, oui probablement que le lavement des pieds pratiqué par Yéshoua sur ses disciples est en rapport avec ce qu’enseigne la Torah au sujet des ablutions pratiquées par les sacrificateurs au niveau des pieds et des mains. Le lavement des pieds et des mains était indispensable pour aller faire le service dans le temple. Les mains et les pieds sont les deux seules parties du corps qui ont un contact direct avec le monde matériel.
La symbolique spirituelle du lavement des pieds est forte car en plus de prodiguer humilité et de don de soit à celui qui lave les pieds, cela rend apte au service divin la personne à qui on lave les pieds :
« Prends garde à ton pied, lorsque tu entres dans la maison de Dieu; approche-toi pour écouter, plutôt que pour offrir le sacrifice des insensés » (Ecclésiaste 5:1). Le lavement des pieds symbolise aussi cette marche droite avec le Seigneur contrairement au méchant : « Car leurs pieds courent au mal » (Proverbes 1:16)
Ainsi, comme il est dit : « vous serez pour moi un royaume de sacrificateurs » (Exode 19:6), Yéshoua en lavant les pieds des disciples montre ce bel exemple : on devrait tous se servir les uns les autres afin que chacun soit apte au service divin dans cette dynamique de don de soit et d’humilité.
Rappelons-nous encore des paroles du Maître :
« Après qu’il leur eut lavé les pieds, et qu’il eut pris ses vêtements, il se remit à table, et leur dit : Comprenez-vous ce que je vous ai fait ? Vous m’appelez Maître et Seigneur; et vous dites bien, car je le suis.
Si donc je vous ai lavé les pieds, moi, le Seigneur et le Maître, vous devez aussi vous laver les pieds les uns aux autres; 15 car je vous ai donné un exemple, afin que vous fassiez comme je vous ai fait. » (Jean 13.12-15)
Amen! Notre Père céleste et Yeshoua notre Messie étant Saints, travaillons à devenir Saint. Comme dit Paul dans Galates 2:20 : »J’ai été crucifié avec Christ; et si je vis, ce n’est plus moi qui vis, c’est Christ qui vit en moi; si je vis maintenant dans la chair, je vis dans la foi au Fils de Elohim, qui m’a aimé et qui s’est livré lui-même pour moi ».
Nous devons faire taire notre égo pour que Yeshoua habite en nous et que nous puissions faire toute la Volonté de notre Père Créateur en produisant du fruit : » Mais le fruit de l’Esprit, c’est l’amour, la joie, la paix, la patience, la bonté, la bénignité, la fidélité, la douceur, la tempérance; la loi n’est pas contre ces choses. Ceux qui sont à Yeshoua le Messie ont crucifié la chair avec ses passions et ses désirs. Si nous vivons par l’Esprit, marchons aussi selon l’Esprit. Ne cherchons pas une vaine gloire, en nous provoquant les uns les autres, en nous portant envie les uns aux autres. »(Galates 5:22-26)
Puisse l’Éternel nous permettre de nous Aimer les uns les autres comme Il nous Aime.
Bonne etude, dommage que vous n’expliquez pas le pourquoi du cuivre!
a bientot
Le cuivre/l’airain qui constitue le Kyor (bassin) est justement la matière qui constitue les miroirs des femmes d’Israël : à l’époque, les miroirs étaient fait d’une sorte de cuivre très poli.
Très édifiant pour nous rappeler de veiller sur notre coeur ! Le coeur attaché à Dieu ou au monde, cette source de bénédictions ou de malédictions, de vie ou de mort, d’humilité ou d’orgueil ! Je partage cela sur Facebook !
Merci Thomas pour cette étude qui m’a vraiment interpellé et béni.
Que l’Eternel te bénisse pour ce travail que tu nous partages et qui me fortifie à chaque fois
Sois richement béni
Merci pour cette étude qui nous pousse à s’examiner soi-même, car seul dans nos demeures, nous ne le sommes jamais, car Hashem est là toujours, et voit ce qui est caché aux yeux des hommes, et tout est à nu et à découvert devant celui à qui nous rendrons des comptes…Hébreux 4:13 Nulle créature n’est cachée devant lui, mais tout est à nu et à découvert aux yeux de celui à qui nous devons rendre compte. Très bonne étude droite et vrai…:-)
Merci pour cette étude riche et si bien expliquée. La Torah est un joyau qui brille de mille feux!!!