En résumé
Venez et considérez avec nous une parole de l’apôtre Paul, si souvent tordue et brandie comme une arme contre la Torah même de notre Dieu.
Cette méditation a pour but de redresser une interprétation funeste de Colossiens 2:16, qui a conduit des multitudes à se détourner du Shabbat, des fêtes de l’Éternel et des lois saintes de notre Dieu sur le manger et le boire.
Nous verrons, à la lumière de la pensée juive originelle de l’apôtre, que ces commandements, loin d’être abolis, sont des ombres vivantes qui nous révèlent le Messie et nous attirent dans des fleuves de bénédictions spirituelles.
L’erreur d’interprétation : une arme contre la Loi de Dieu
Frères et sœurs, n’avez-vous jamais entendu, lorsque l’on évoque la beauté d’observer les commandements de Dieu — comme le repos du Shabbat ou les prescriptions sur le manger et le boire — une voix s’élever, presque par réflexe, brandissant une parole de l’apôtre Paul comme un bouclier contre la lumière ?
« Que personne donc ne vous juge au sujet du manger ou du boire, ou au sujet d’une fête, d’une nouvelle lune, ou des sabbats : c’était l’ombre des choses à venir, mais le corps est en Christ. » – Colossiens 2:16
Hélas ! Ce verset, arraché à son sol natal et dépouillé de son esprit, est devenu dans bien des assemblées une autorisation tacite de délaisser les temps sacrés et les lois alimentaires de l’Éternel. Pour beaucoup, il serait même la preuve irréfutable que l’apôtre Paul aurait lui-même scellé le tombeau du quatrième commandement, des fêtes de l’Éternel et des lois de la cacherout.
Et l’âme, se croyant libre, murmure alors :
« Puisque l’apôtre nous dit de ne pas nous juger, je suis donc libre de ne pas observer ces choses. Nul ne peut me condamner pour cela ! »
Cette parole devient ainsi une formule qui anesthésie la conscience, un rempart contre toute exhortation à la sainteté :
« Ne me juge pas, car je suis libre en Christ ! »
Et certains, pour clore tout débat, ajoutent ce joyau de la couronne de grâce :
« Il n’y a plus de condamnation pour ceux qui sont en Yéshoua le Messie ! »
Mais si cette parole était un laissez-passer universel, un sauf-conduit pour toutes nos voies, alors pourquoi ne pas étendre cette liberté au vol, au meurtre, au mensonge ? Vous le savez bien, cela serait une abomination.
La question demeure donc, pressante et solennelle : comment devons-nous véritablement comprendre ce verset dans la pensée de celui qui l’a écrit ?
C’est pourquoi certains, cherchant à concilier l’inconciliable, s’aventurent à dire :
« Certes, Yéshoua n’a pas aboli la loi morale (Matthieu 5:17-19), mais il a certainement aboli ces préceptes-là, ceux qui concernent la cacherout, les fêtes et le Shabbat ! »
Mais c’est là une pure interprétation de l’homme, sans aucun fondement dans la Parole, et démentie par l’Écriture tout entière ! Car le Messie lui-même, dans ce passage même, déclare avec une autorité qui ne souffre aucune contradiction qu’il n’a rien aboli, pas un seul iota, pas un seul trait de lettre de la Torah !
L’usage de Colossiens 2:16 : une décontextualisation dangereuse
Oh, cette crainte du jugement, comme elle pousse l’âme à se réfugier derrière des forteresses de papier ! De nombreux croyants, par peur d’être repris, s’accrochent à ce verset pour justifier leur indifférence, voire leur mépris, envers les commandements divins.
Et certains enseignants, s’érigeant en docteurs de la grâce, affirment avec une assurance qui glace le sang que les lois de Dieu sont abolies, qu’elles n’ont plus leur place dans la vie de celui qui a été racheté. Et ils vous diront que nul n’a le droit de vous juger pour cette prise de position !
Mais une telle lecture, mes amis, est une lecture aveugle, car elle ferme les yeux sur trois piliers de vérité :
- La pensée juive de l’apôtre Paul, dont le cœur battait au rythme de la Torah.
- Le souffle de l’histoire et de la culture, le contexte vivant dans lequel ces paroles furent écrites.
- La trahison des mots, une traduction qui, trop souvent, voile plus qu’elle ne révèle le trésor du texte grec original, et de ses accents hébreux.
Et par ces sentiers tortueux, des millions d’âmes sincères ont été conduites à rejeter des lois précieuses, se plaçant en contradiction flagrante avec l’Esprit de la Parole de Dieu. Comme pour nous réveiller de notre torpeur, la voix des sages d’Israël s’élève et nous avertit :
« Il ne faut pas considérer la petitesse de la faute commise, mais la grandeur de Celui qui l’a interdite. » – Rabbi Yonah de Gérone
Paul, fidèle observateur de la Torah
Car n’en doutons point, et que cette vérité soit gravée dans nos cœurs : l’apôtre Paul n’a jamais abandonné la Torah. Au contraire, il la chérissait, il l’observait avec une fidélité exemplaire, et il enseignait aux croyants, Juifs comme non-Juifs, à en faire de même.
L’apôtre, n’entendait-il pas résonner dans son âme les paroles du psalmiste ?
« Tous tes commandements sont la vérité. » – Psaumes 119:151
Ne pleurait-il pas, avec le prophète, sur ceux qui méprisaient la Parole ?
« Ils n’ont point été attentifs à mes paroles, Ils ont méprisé ma Torah. » – Jérémie 6:19
Lui qui fut élevé aux pieds du grand Gamaliel, lui qui était versé dans les Écritures jusqu’à la moelle de ses os, savait que la bénédiction de Dieu coule du fleuve de l’obéissance. C’est pourquoi, lorsque les accusateurs se levaient contre lui, le calomniant d’enseigner l’abandon de la Torah, il pouvait déclarer avec une conscience pure :
« Ils ne sauraient prouver ce dont ils m’accusent maintenant. Je t’avoue bien que je sers le Dieu de mes pères selon la voie qu’ils appellent une secte, croyant tout ce qui est écrit dans la loi et dans les prophètes. » – Actes 24:13-14
Et n’est-il pas écrit de lui, par ses propres frères de Jérusalem, pour faire taire la rumeur :
« Ce qu’ils ont entendu dire sur ton compte est faux : toi aussi, tu te conduis en observateur de la Loi. » – Actes 21:24
Un verset souvent mal traduit
Voyez, mes amis, comment une parole de vie peut être tordue en un instrument de mort par la seule faiblesse d’une traduction ! Car le problème de Colossiens 2:16 est d’abord un problème de mots, des mots qui ont voilé le cœur du texte grec original. Reprenons cette parole si souvent citée :
« Que personne donc ne vous juge… c’était l’ombre des choses à venir, mais le corps est en Christ. »
Deux erreurs, comme deux clous plantés au mauvais endroit, défigurent ce passage :
- « c’était » : le mot grec est esti, qui signifie « est », au temps présent ! Ce n’est pas une relique du passé, une ombre qui s’est évanouie, non, c’est une ombre vivante, présente !
- « mais » : ce mot est traduit du grec de, qui porte en lui bien plus de sens qu’une simple opposition. Il peut signifier « et », « maintenant », ou « de plus ». Il unit plus qu’il ne sépare.
Ainsi, si nous voulons être fidèles à l’Esprit, nous devrions lire :
« Que personne donc ne vous juge au sujet du manger ou du boire… car ce sont l’ombre des choses à venir, et le corps est le Messie. »
Ce changement, qui peut sembler minime à l’oreille inattentive, est en réalité un tremblement de terre pour la fausse doctrine ! Les commandements ne sont pas abolis ; ils sont des ombres vivantes qui enseignent et révèlent le Messie.
Une ombre révélatrice, non à abolir
Contrairement à ce que certains vous diront, l’ombre ne s’oppose pas au corps ; elle en est le fidèle témoin. Paul ne déclare pas ici que le Shabbat, les fêtes ou la cacherout sont des choses dépassées, des fardeaux inutiles dont le croyant doit se délester. Non !
Il affirme qu’ils sont l’ombre des choses à venir, c’est-à-dire des reflets prophétiques et vivants de notre glorieux Messie.
Une ombre ne nie pas la réalité. Elle en annonce la forme. Et qui dit forme, dit fidélité.
Dieu lui-même, dans sa majesté, n’est-il pas appelé « une ombre à ta droite » dans les Psaumes ? Faudrait-il donc annuler Dieu sous prétexte que le Fils a été révélé dans la chair ? Loin de nous une telle folie ! De même, les commandements que Paul évoque ne sont pas abrogés : ils nous crient le nom de Yéshoua !
L’enseignement juif rejoint ce mystère
Car dans la tradition de nos pères, il est enseigné que l’Éternel se manifeste d’une manière toute particulière durant ces rendez-vous sacrés qu’Il a Lui-même fixés : le Shabbat, les fêtes, les nouvelles lunes. Ce sont des temps de visitation divine, des torrents de bénédictions, des fleuves d’enseignements spirituels.
Prendre soin de cette « ombre », c’est donc se positionner volontairement sous l’onction divine. C’est se tenir à l’endroit même où le Messie se trouve, spirituellement parlant. N’est-ce pas ce qu’il a promis ?
« Afin que là où je suis, vous y soyez aussi. » – Jean 14:3
L’ombre comme source de vie
Et quel est donc ce mot grec pour « ombre » dans ce passage ? C’est « skia » — le même mot, mes frères, qui est employé pour décrire l’ombre de l’apôtre Pierre, cette ombre qui, tombant sur les malades, leur apportait la guérison (Actes 5:15) !
Si l’ombre d’un homme peut guérir, combien plus l’ombre du Messie, projetée par Ses commandements divins !
Loin de disparaître, le Shabbat, les fêtes, la cacherout sont comme une ombre bienfaisante, qui enseigne, guérit et révèle.
N’avons-nous pas maintenant, au contraire, une sainte envie de nous placer sous ces ombres messianiques, au lieu de les fuir ?
N’est-il pas prophétisé, pour la fin des temps :
« Ainsi parle l’Eternel : Observez ce qui est droit, et pratiquez ce qui est juste ; Heureux l’homme qui fait cela, Et le fils de l’homme qui y demeure ferme, gardant le sabbat, pour ne point le profaner (…) Et les étrangers… Tous ceux qui garderont le sabbat, pour ne point le profaner, et qui persévéreront dans mon alliance, Je les amènerai sur ma montagne sainte. » – Ésaïe 56
C’est bien ce que nous rappelle le Rav Asher Brakha, directeur du Collel Michkenot Yaacov :
« Le non-respect des commandements se traduit donc par l’éloignement de Dieu et « l’obstruction des conduits » amenant la bénédiction. Précisons qu’HaShem [Dieu], dans son amour incommensurable pour Son peuple, ne lui impose en aucun cas de supporter un fardeau désagréable ; au contraire, il nous propose de vivre sainement, avec joie et dignité. »
Bénédictions et révélations du Messie à la clé : des « ombres qui éclairent » !
Mais allons plus loin encore : l’ombre suit toujours le corps, où qu’il aille. De même, mes amis, prendre soin de l’ombre — c’est-à-dire des fêtes, du Shabbat, des commandements de la Torah — c’est choisir d’être, en esprit, constamment là où se trouve le Seigneur. N’est-ce pas là l’écho de cette promesse si douce que Yéshoua murmure à nos cœurs, précédemment cité ?
« Afin que là où je suis, vous y soyez aussi. » – Jean 14:3
Réfléchissez-y : lors de Souccot, Yéshoua était présent à la fête. À Pessa’h, il s’y trouvait. À ‘Hanouka — cette fête prophétique, pourtant absente de la Torah écrite — il y était également (Jean 10:22). Chaque rendez-vous sacré du calendrier de Dieu est donc un lieu de rencontre, dans le temps, avec le Messie.
En d’autres termes, les fêtes divines nous positionnent exactement là où Il se tient. Elles nous offrent l’opportunité précieuse d’être au plus proche de Lui, de marcher à Son rythme, de nous tenir dans Sa présence.
Et cette vision est pleinement confirmée par la tradition de nos pères : il est enseigné que l’Éternel se rend particulièrement présent durant ces temps fixés, dispensant bénédictions et révélations à Ses enfants. C’est précisément par cette “ombre” — les fêtes, le Shabbat, et même les lois alimentaires — que Dieu dévoile des facettes insoupçonnées du Messie.
Oui, même les lois alimentaires, si souvent négligées, nous enseignent des merveilles sur notre Sauveur. De plus, elles façonnent notre corps, affinent notre discernement, et orientent notre être vers une sanctification qui révèle Celui qui éclaire notre chemin.
Quand traduire, c’est parfois trahir
Hélas, comme nous l’avons déjà soulevé, la traduction traditionnelle de Colossiens 2:16 repose sur deux piliers fragiles, deux mots qui ont trahi l’Esprit :
- « c’était » (alors que le texte dit « est »)
- « mais » (alors qu’il pourrait signifier « et », « de plus », etc.)
Ces maladresses de la plume ont engendré une lecture de division, suggérant que les commandements sont une chose du passé, s’opposant à la foi vivante dans le Messie.
Or, insistons, et que la vérité résonne à nouveau dans vos oreilles, le texte grec original nous dit :
- esti = « est » (au présent, maintenant !)
- de = « et », « maintenant », « aussi », « alors », « de plus ». Ce mot possède près de sept sens différents, et seulement DEUX d’entre eux suggèrent une opposition !
Une paraphrase fidèle et éclairante
En reformulant avec fidélité, voici ce que l’apôtre Paul semble nous dire, comme s’il était ici parmi nous :
« Que personne ne vous juge donc au sujet de votre nouvelle marche, de votre manière d’honorer Dieu en observant Ses commandements. Car toutes ces choses sont précieuses, elles sont l’ombre prophétique des choses à venir — et cette ombre vient du corps même, c’est-à-dire du Messie. »
Loin de jeter aux orties les fêtes, les nouvelles lunes ou le Shabbat et les lois alimentaires, Paul en proclame la continuité prophétique, le rôle essentiel dans le dévoilement de notre Seigneur.
Et si l’ombre de Pierre pouvait guérir, combien plus celle du Messie !
Qui juge qui ? Une inversion de perspective
Représentez-vous, mes frères, les premières assemblées. Des païens, fraîchement arrachés à leurs idoles, côtoyaient des Juifs fidèles au Messie. Et parmi ces nouveaux convertis, certains, encore attachés à leurs anciennes coutumes, se moquaient ou jugeaient avec sévérité ceux qui, par amour pour Dieu, choisissaient de marcher dans Ses voies : le Shabbat, les fêtes, la cacherout.
C’est alors que la voix de l’apôtre s’élève, non pour condamner les fidèles, mais pour les défendre :
« Que personne ne vous juge ! » – Colossiens 2:16
Loin de condamner ces pratiques, Paul protège les croyants fidèles à la Torah contre les assauts de ceux qui voudraient les en détourner. Et pour montrer où se trouve le véritable ennemi, il poursuit dans cette même lettre :
« Faites donc mourir les membres qui sont sur la terre : l’impudicité, l’impureté, les passions, les mauvais désirs, et la cupidité, qui est une idolâtrie. » – Colossiens 3:5
Transgresser n’est pas anodin
Car ne vous y trompez pas, mes amis : manger ce qui est impur, profaner le saint Shabbat, délaisser les rendez-vous fixés par l’Éternel… tout cela n’est pas sans conséquence. Ces actes engendrent de l’impureté, ils fortifient le trône de l’idolâtrie dans le monde, et privent le croyant de fleuves de bénédictions spirituelles.
Et quelle tragédie, lorsque l’on songe que Dieu nous a donné Ses lois précieuses pour notre bonheur même, et non pour notre fardeau, contrairement à ce que tant d’enseignements hostiles à la loi de Moïse proclament en chrétienté ! Écoutez la douce promesse du Père :
« Tu observeras ses lois et ses commandements, que je te prescris aujourd’hui, pour ton bonheur et pour celui de tes enfants après toi. » – Deutéronome 4:40
Le poids de la fausse doctrine
Aujourd’hui encore, dans tant d’assemblées, la peur de « retomber sous la Loi » est un spectre qui hante les consciences et empêche des âmes sincères d’embrasser les commandements de leur Dieu.
Certains, hélas, vont jusqu’à persécuter spirituellement ceux qui, par amour, choisissent le chemin étroit de l’obéissance.
Mais la vérité, mes frères, est un roc qui ne chancelle point :
- La Torah restaure l’âme – Psaumes 19
- Elle attire la bénédiction – Deutéronome 11:27
- Elle sanctifie et justifie celui qui marche par la foi – Jean 17:17, Jacques 2:24
Ceux qui persévèrent dans cette voie sont souvent isolés, regardés avec suspicion. Que l’Esprit de Dieu leur donne la force d’être fidèles jusqu’au bout !
Car « Ton serviteur aussi en reçoit instruction ; pour qui les observe, la récompense est grande. » – Psaumes 19:12
Aller chercher le mal à la racine : pourquoi tant de confusion ?
Mais comment, demanderez-vous, un texte si lumineux a-t-il pu être plongé dans de telles ténèbres, au point de justifier l’annulation d’une part si essentielle de la Torah de Dieu ?
La réponse, mes frères, se trouve dans les annales de l’histoire, dans les couloirs de la traduction et dans l’héritage d’une théologie occidentale qui, trop souvent, a coupé les branches de l’olivier franc.
Le théologien messianique David H. Stern, diplômé du Séminaire de Théologie Fuller et auteur du célèbre ouvrage Le Nouveau Testament, un livre juif, nous livre une analyse qui frappe comme un marteau :
« Malheureusement, quasiment toutes les traductions du Nouveau Testament présentent le message de la bonne nouvelle dans un cadre culturel, théologique et linguistique pagano-chrétien. » – David H. Stern, Le Nouveau Testament, un livre juif
Il poursuit, et ses paroles sont comme un scalpel qui expose la plaie :
« Les lecteurs de ces traductions développent des attitudes étrangères au judaïsme. À cause d’ornements païens et de fondations anti-juives, beaucoup de juifs perçoivent le Nouveau Testament comme un livre païen, concernant un dieu païen. »
Voilà la source de la confusion ! Voilà pourquoi tant de croyants en viennent à rejeter les lois de leur Dieu, s’imaginant être spirituellement libres, alors qu’en réalité, ils s’éloignent du cœur même du Messie d’Israël.
Yéshoua et le Shabbat : restaurer le don, non l’annuler
Au temps de Yéshoua, de nombreux pharisiens avaient chargé le Shabbat d’un fardeau de traditions humaines qui en avait voilé la beauté originelle. Mais que nul ne s’y trompe : le Messie n’est pas venu abolir le Shabbat, mais le magnifier !
« Une grande partie de l’enseignement du Nouveau Testament vise à restaurer le Shabbat dans son intention originelle : un don gracieux de Dieu. » – Pasteur Robert Heidler, L’Église messianique se lève
Paul n’a jamais écrit :
« N’observez pas le Shabbat. »
Il a écrit :
« Que personne ne vous juge sur la manière dont vous l’observez. »
Et les premiers talmidim [disciples] du Messie, nos pères dans la foi, observaient ce jour saint. Lisez et voyez :
« Il y a donc un repos de Shabbat réservé au peuple de Dieu. » – Hébreux 4:9
« Après la célébration de la Pâque, on célèbre le Shabbat… » – Origène, 3e siècle
« Vous devez observer le Shabbat, à cause de Celui qui s’arrêta après avoir créé l’univers. » – Constitutions apostoliques
Une prière pour le retour à la vérité
Que l’Esprit de vérité, qui procède du Père, vienne souffler sur les consciences endormies.
Qu’il ouvre les yeux de tous ceux qui, d’un cœur sincère, désirent marcher dans la lumière du Messie.
Que la Torah, loin d’être une lettre morte et rejetée, retrouve sa place d’honneur et de vie au sein du peuple de Dieu.
Qu’un grand retour aux racines hébraïques de la foi s’opère, dans la joie, l’humilité et la vérité.
« Et que nous soyons trouvés irrépréhensibles à Son retour, ayant marché dans Ses voies, gardé Ses commandements, et honoré Sa vérité. »
Amen.
Une étude de Thomas.
Foire aux questions (FAQ)
Pourquoi Colossiens 2:16 est-il si souvent mal interprété ?
Parce que de nombreuses traductions françaises, influencées par une théologie détachée de ses racines juives, emploient des mots comme « c’était » (au lieu de « est ») et « mais » (au lieu de « et »). Ces choix déforment le sens original et créent une fausse opposition entre la foi dans le Messie et l’obéissance aux commandements de Dieu.
L’apôtre Paul a-t-il aboli le Shabbat ou les fêtes bibliques ?
Jamais ! Paul, Juif fidèle à la Torah, observait ces commandements et en enseignait la valeur spirituelle. Colossiens 2:16 est une parole de protection pour les croyants fidèles, les encourageant à ne pas se laisser juger par ceux qui méprisent leur obéissance à Dieu.
Que signifie « l’ombre des choses à venir » dans ce passage ?
Loin d’être une image négative, l’ombre est ici un reflet prophétique et vivant. Les fêtes, le Shabbat et les lois alimentaires sont des ombres qui annoncent et révèlent la réalité glorieuse du Messie. Elles ne sont pas inutiles, mais porteuses de bénédictions pour celui qui vient humblement se placer sous elles.
Pourquoi les traductions modernes du Nouveau Testament peuvent-elles nous égarer ?
Beaucoup ont été réalisées dans un contexte théologique qui s’était séparé de ses racines juives. Comme l’explique David H. Stern, elles sont souvent imprégnées d’une pensée gréco-romaine, parfois même anti-juive, qui dénature le message hébraïque et authentique des Écritures.
Que faire si mon entourage chrétien rejette la Torah ?
Demeurez fidèle dans l’amour, la douceur et la patience. Priez sans cesse pour que la lumière de la vérité éclaire les cœurs. Rappelez-vous que marcher dans les voies de l’Éternel est une source inépuisable de bénédiction, de sanctification et de paix.










Merci Thomas , que les voies de Satan sont tortueuses, et quels bons éclaircissements cette étude m’apporte . Que le Père céleste m’accorde des yeux pour voir et des oreilles pour entendre. en notre guide bien aimé . Ginette
Sujet important, merci infiniment frère Thomas, depuis une année je suis vos enseignements savoureux, content de parcourir vos textes qui m’edifient trop dans la connaissance de la parole. Pour le moment, je voudrais savoir le contexte dans le quel sachant que la torah est naturellement spirituelle et éternelle Jésus semble corriger une partie de la loi notamment le divorce, œil pour œil, adultère en pensée, etc (Matthieu 5:21-48) utilisant le terme « mais moi je vous dis » merci d’avance pour votre réponse.
Merci Thomas, quand on a commencé à mettre en pratique le Shabbat et les fêtes de l’Eternel , nous avons découvert un autre aspect de la Parole du D.ieu ! Cela a changé notre vie et combien de bénédictions nous avons reçu depuis, c’est merveilleux.
J’ai souvent rappelé qu’à l’époque des apôtres le « Nouveau Testament « n’existait pas (il a été écrit dans les années 60/65 !) fait avec quels livres les disciples et les apôtres prêcher ? avec l’Ancienne Alliance la Torah et les autres livres.
Comment un D.ieu trois fois Saint aurait pu écrire toute la Torah (le Pentateuque) par l’intermédiaire de Moshé (Moïse) et aurait décider de renier ce qu’il avait donné à son peuple !
D.ieu ne change pas et ce qu’il a écrit l’ai pour notre instruction , nous permettant de marcher dans la Sanctification et la crainte de son Nom .
Romains 7.12 :La Loi (Torah) donc est sainte, et le commandement est saint juste et bon.
Joël
je suis ravis. Mais j aimerai savoir si le monde chretien peut respectez le sabbat de nos jour jours??
Shalom, oui, pourquoi ne le pourrait-il pas ?
Bonjour. Désolée, mais voici cette parole de Jésus… « Matthieu 5
17 Ne croyez pas que je sois venu pour abolir la loi ou les prophètes; je suis venu non pour abolir, mais pour accomplir. 18 Car, je vous le dis en vérité, tant que le ciel et la terre ne passeront point, il ne disparaîtra pas de la loi un seul iota ou un seul trait de lettre, jusqu’à ce que tout soit arrivé.… »
soyons clairs… Abolir veut dire « faire disparaître » « effacer » et accomplir veut dire « mettre fin » « terminer » donc Jésus n’a pas dit de transgresser la loi ni la faire disparaître ni l’effacer comme si elle ne voulait plus rien dire mais il y a mis FIN il l’a ACCOMPLIE afin que tous vivions par la Grâce qui est en Lui et non-plus par la loi. Cela ne veut pas dire qu’il faut faire exprès de transgresser cette loi, s’en moquer ou la retrancher car elle existera pour l’éternité, mais si l’homme ne peut plus effectuer une ordonnance de Dieu pour une raison quelconque, le pardon lui est accordé par la Grâce du Nom de Jésus-Christ car maintenant, nous vivons par Lui et pour Lui. AMEN!
Attention : Mettre fin à la loi et les prophètes ne concerne absolument pas les commandements de Dieu mais cela nous parle des prophéties écrites dans la loi et les prophètes à son sujet : c’est cela qu’il a accompli comme il est dit :
« C’est là ce que je vous disais lorsque j’étais encore avec vous, qu’il fallait que s’accomplît tout ce qui est écrit de moi dans la loi de Moïse, dans les prophètes, et dans les psaumes. » (Luc 24.44)
Bonjour,
donc cela veut dire que vous appliquez les 613 loi juives si je vous comprends bien, mais jesus est venu pourquoi si on applique la loi juive ? et la nouvelle alliance c’est quoi ?
merci de bien vouloir m’eclairer sur ces points.
La réponse à votre question se trouve dans cette vidéo et cet article : https://www.rencontrerdieu.com/project/quels-commandements-de-la-torah-les-chretiens-devraient-ils-observer/
Alors je viens de visionner la video cela ne m’a pas convaincu qu’on était sous la loi, simplement vous partagez la même opinion. Mais alors comment vous interpretez-vous romains 7 de 1à7.
Le texte de Romains 7 verset 1 à 7 parle des sanctions de la loi, de la solution apportée par le Messie, et non des commandements de la loi : Le peuple de Dieu a été infidèle à Dieu comme le montre les prophètes : « Il dit : Lorsqu’un homme répudie sa femme, Qu’elle le quitte et devient la femme d’un autre, Cet homme retourne-t-il encore vers elle ? Le pays même ne serait-il pas souillé ? Et toi, tu t’es prostituée à de nombreux amants, Et tu reviendrais à moi ! Dit l’Eternel » (Jérémie 3:1)
Lorsqu’il y a adultère, de leur vivant, plus aucune relation n’est possible entre le mari et la femme et la loi exige la mort et la séparation : Par la mort du Messie et ceux qui s’identifient à cette mort, mourant en Lui par la repentance et la foi en son oeuvre, un remariage est possible avec Dieu et celui qui est ressuscité des morts et ressuscitant ceux qui sont mort avec lui et ainsi, la sanction de la loi disparait : c’est en ce sens qu’il faut comprendre les propos de Paul : « vous aussi vous avez été, par le corps du Messie, mis à mort en ce qui concerne la loi » et encore : « maintenant, nous avons été dégagés de la loi, étant morts à cette loi sous laquelle nous étions retenus (dans ses sanctions pénales) »
Quiconque comprendrait que Paul parle ici des commandements de Dieu et de la Torah et les abolirait serait dans une grave et terrible erreur… Nous sommes dégagés de la loi dans le sens de la condamnation de la loi afin désormais de pouvoir avoir une relation avec Dieu et suivre ses commandements sans être dans une relation adultère et interdite : il fallait pour cela que la mort intervienne et le Messie a pris sur lui cette mission ! Que la gloire revienne à Dieu et à son Fils Yéshoua notre libérateur !
Un grand merci pour cette étude rigoureuse. Yeshouah a mis en garde contre l’abandon d’un seul iota de la Torah. Malheureusement de nombreux Pasteurs soutiennent l’inverse, allant même jusqu’à juger « non spirituelle » sa fidèle observance.
Shalom,
Quelle joie de lire l’article dont vous m’aviez brièvement parlé lorsque je me questionnais sur le vrai sens de Colossiens 2:16.
Beaucoup de chrétiens se servent de ce passage pour se dégager de la loi tout en jugeant les frères et soeurs qui eux ont fait le choix de respecter les commandements de Dieu . Merci pour cette exhortation à ne pas juger son frère ou sa soeur qui célèbre les fêtes de l’Eternel et qui pratique les commandements de la Torah.
L’extrait de David Stern que vous avez partagé m’a rappelé un audio de J.M Thobois sur le thème de « Paul et la Torah » que j’ai écouté il y’a 2-3 semaines de cela.
Il expliquait dans cet audio que la Torah est l’essence de la foi juive et que lorsque les chrétiens disent que la Torah est abolie, l’essence même de la foi juive est touchée. J’ai réalisé combien nous pouvons blesser le peuple Juif par nos propos, voire même les éloigner du Messie car à cause de cela, ils ne se sentent pas concernés par les écrits de la Nouvelle Alliance.
En lisant le Psaume 119, on ne peut que constater que David, homme justifié par Dieu était attaché au respect des commandements de Dieu, et combien il aimait la Torah jusqu’à s’en entretenir tout le jour, et jusqu’à dire ceci :
Il est temps que l’Eternel opère; ils ont aboli ta loi ( v126)
Des ruisseaux d’eau coulent de mes yeux, parce qu’on n’observe pas ta loi.(v. 136).
Très bon rappel et enseignement sur le principe de ne pas juger ceux qui observent le Shabbat, la cacherout et les Fêtes de Dieu !