👉 « Quiconque est de la vérité écoute ma voix » – Yéshoua/Jésus, Jean 18:37

👉 « Si vous me cherchez de tout votre coeur. Je me laisserai trouver par vous, dit l’Éternel » – Jérémie 29:13

Yéshoua (Jésus), Femme Adultère et lapidation : abolition de la Loi de Moïse ou parfaite maîtrise ?

par | Sep 30, 2015 | 16 commentaires

Dernière révision éditoriale : 4 septembre 2025 @ 12 h 58 min • par RencontrerDieu.com
Lors de l'épisode de la femme adultere, Jésus écrit avec sont doigt sur le sol

Résumé

Certains dressent l’épisode de la femme adultère comme une muraille entre la grâce du Messie et la rigueur de la loi de Moïse.

Cette étude déconstruit cette idée reçue et brise cette idole de la pensée humaine, non par la force, mais par la lumière même de la Parole. À travers une analyse juridique et spirituelle approfondie, cette étude démontrera que le Messie n’a jamais contredit Moïse. C’est même tout le contraire qui apparait : Yéshoua a confirmé Moïse avec une sagesse digne du Fils de Dieu.

En effet, n’est-il pas dit du Messie :

« La loi de son Dieu est dans son coeur; ses pas ne chancelleront point. » (Psaumes 37.31)

Découvrez comment Yéshoua, en Maître absolu de la Torah écrite et orale, n’a pas seulement déjoué un piège mortel, mais a magnifié la Loi, révélant son cœur palpitant : un équilibre divin entre la justice qui condamne le péché et la miséricorde qui relève le pécheur repentant.


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Introduction

Le Faux Dilemme : La Loi de Moïse contre la Grâce du Messie

Ouvrons ensemble les Écritures, et portons nos regards sur l’un des récits les plus glorieux de l’Évangile, mais aussi, hélas, l’un des plus tragiquement défigurés par la main des hommes.

L’histoire de la femme surprise en flagrant délit d’adultère, rapportée en Jean chapitre 8, est devenue pour beaucoup une arène romaine où s’affrontent, dans une guerre impie, la grâce et la loi, le Fils et le Père, l’Alliance Renouvelée et la Torah éternelle.

Écoutez le refrain que l’on murmure dans certaines assemblées assoupies :

« La Torah, rigide et impitoyable, réclame des pierres et du sang ! Mais le Messie, ah, le Messie, lui, offre la grâce et le pardon ! Il ne lapide pas, il sauve ! »

Et voilà que ce passage, arraché à son contexte, devient l’argument massue, le bélier utilisé pour enfoncer les portes de la sainte Loi de Dieu et justifier son abolition.

Quelle funeste ironie mêlée de cécité spirituelle ! Ceux qui brandissent cet argument, pensant défendre la grâce et honorer le Messie, ne réalisent pas qu’ils se font les échos de ces mêmes pharisiens, le cœur rempli de venin, qui voulurent piéger notre Seigneur.

Car leur raisonnement, en apparence si logique, est un piège pour l’âme. Si la Torah commande la lapidation et que Yéshoua s’y refuse, alors, concluent-ils dans une logique toute charnelle, la Torah est abolie ! Et par une pirouette diabolique, ils en viennent à dire que celui qui veut, aujourd’hui encore, honorer la Loi de Moïse, devrait, pour être cohérent, lapider les adultères et, de ce fait, s’opposer au Messie lui-même !

Mais ce raisonnement, mes frères, n’est pas seulement assurément faux, il est grotesque. Il ne repose que sur le vent d’une lecture superficielle et trahit une ignorance profonde, presque criminelle, de la justice divine. C’est une hérésie qui ouvre une brèche béante dans le rempart de la vérité, une brèche par laquelle s’engouffrent les pires corruptions.

Le subterfuge du mot « accomplir »

Voyez la perversion à l’œuvre ! Confrontés à la parole de granit du Messie en Matthieu 5 – « Ne croyez pas que je sois venu pour abolir la loi ou les prophètes ; je suis venu non pour abolir, mais pour accomplir » –, beaucoup ont entrepris de vider ce mot, « accomplir », de sa substance. Pour eux, « accomplir » est devenu un synonyme poli pour « abolir en douceur », un moyen de se défaire des commandements qui heurtent leur sensibilité moderne, comme la peine capitale pour l’adultère.

Ils prennent le Sauveur pour caution de leur rébellion, et lui font dire, par leur interprétation tortueuse : « Je suis venu pour abolir la loi ! ». Oserions-nous imputer un tel mensonge à Celui qui est la Vérité incarnée ?

« Hâte-toi d’apprendre la Torah, car celle-ci ne t’est pas dévolue comme un héritage. Et que toutes tes actions soient faites au Nom du Ciel. » – Pirkei Avot 2:12

Alors, dépouillons-nous de ces haillons interprétatifs de la tradition humaine, et revêtons-nous de la lumière éclatante de la Parole divine ! Approchons de ce récit, sans l’arrogance du juge, mais avec l’humilité du disciple, et demandons-nous, comme le Maître nous y invite : que dit réellement la Torah ?

Le Piège Tendu au Messie : Un Récit aux Enjeux Capitaux

Le Récit de Jean 8 : Contexte d’une Confrontation Mortelle

Pour dénouer ce drame et en saisir la portée éternelle, replongeons nos âmes dans la scène, telle que l’Esprit nous la dépeint. Le décor est planté dans le lieu le plus saint de la terre, le Temple de Jérusalem, où Yéshoua, notre Maître, est assis et dispense le pain de vie à la foule affamée.

Les scribes et les pharisiens amenèrent une femme surprise en adultère ; et, la plaçant au milieu du peuple, ils dirent à Yéshoua : « Maître, cette femme a été surprise en flagrant délit d’adultère. Moïse, dans la Torah, nous a ordonné de lapider de telles femmes : toi donc, que dis-tu ? »

 

Ils disaient cela pour l’éprouver, afin de pouvoir l’accuser.

 

Mais Yéshoua, s’étant baissé, écrivait avec le doigt sur la terre. Comme ils continuaient à l’interroger, il se releva et leur dit : « Que celui de vous qui est sans péché jette le premier la pierre contre elle. »

 

Et s’étant de nouveau baissé, il écrivait sur la terre.

 

Quand ils entendirent cela, accusés par leur conscience, ils se retirèrent un à un, depuis les plus âgés jusqu’aux derniers ; et Yéshoua resta seul avec la femme qui était là au milieu.

 

Alors s’étant relevé, et ne voyant plus que la femme, Yéshoua lui dit : « Femme, où sont ceux qui t’accusaient ? Personne ne t’a-t-il condamnée ? »

 

Elle répondit : « Non, Seigneur. »

 

Et Yéshoua lui dit : « Je ne te condamne pas non plus : va, et ne pèche plus. » – Jean 8:3-11

L’Évangile lui-même nous livre la clé, le mobile secret de cette mise en scène macabre : « Ils disaient cela pour l’éprouver, afin de pouvoir l’accuser ».

Ne l’oublions jamais ! Ces hommes, drapés dans leur justice propre, ne cherchent pas la vérité ; ils cherchent une accusation. Cette femme, tremblante et humiliée, n’est pour eux qu’un appât, un instrument jetable dans leur complot meurtrier. Car la véritable cible, celui qu’ils veulent voir condamné à mort, ce n’est pas elle ; c’est Yéshoua, le Messie de Dieu ! De cette âme pécheresse, ils n’ont que faire.

Yeshoua Jésus, les pharisiens, la femme adultere et le jugement inique

La foule retient son souffle. Mais le Seigneur, dans sa sagesse infinie, refuse de mordre à l’hameçon. Son premier geste est d’une éloquence souveraine : il se baisse, se détourne de cette meute hurlante, et se met à écrire sur la terre. Quelle divine indifférence ! Il leur signifie par là son refus de se laisser entraîner dans leur jeu pervers, de s’immiscer dans une affaire qui, en l’état, relève de tribunaux compétents qu’ils ont eux-mêmes bafoués.

Mais ce geste est bien plus qu’une simple esquive ; il est le prélude d’un dévoilement foudroyant, d’une lumière qui va percer les ténèbres de leurs cœurs.

Quelle est la question de fond ? « Que dit Moïse ? »

Avant de sonder la réponse divine du Messie, il nous faut saisir Sa méthode, car en elle se trouve la clé de toute saine doctrine. Face à l’assaut de l’erreur, face aux questions tortueuses des hommes, le réflexe constant de notre Maître n’est pas d’innover ou de contredire, mais de nous ramener à la source unique, à l’autorité suprême et inébranlable : la Torah donnée par Dieu à Moïse. Son chemin n’est pas celui d’une révolution charnelle, mais celui de la révélation.

N’est-ce pas ainsi qu’il répondit aux pharisiens qui l’interrogeaient sur le divorce, un autre champ de bataille doctrinal ? Sa réponse fut d’une simplicité désarmante, renvoyant la question à son origine :

« Que vous a commandé Moïse ? »Marc 10:3

Voilà la méthode du Messie ! Et chaque disciple, s’il veut être digne de ce nom, est appelé à marcher dans les pas de son Maître. Dans toute situation, face à toute doctrine, que la première question qui jaillisse de nos cœurs ne soit pas : « Que dit mon pasteur ? Que dit la tradition de mon église ? Que dit mon sentiment ? » mais bien : « Que dit vraiment Moïse ? Qu’a-t-il commandé de la part de l’Éternel ? »

Ainsi, mes frères, si nous pouvions aujourd’hui nous tenir devant le trône de notre Seigneur et l’interroger sur cette loi de la lapidation, sa réponse ne serait pas différente. Il ouvrirait le Livre et nous dirait : « Lisez ! » C’est donc ce que nous allons faire, avec tremblement et respect, sans jamais oublier que la Loi de Moïse n’est rien d’autre que la Loi de Dieu, sainte, juste et bonne.

Que Dit Vraiment la Torah ? Les Failles Juridiques de l’Accusation

L’Absence de l’Homme : Première Violation de la Loi

Pour saisir la sagesse infinie de la réponse de Yéshoua, il nous faut d’abord mesurer la profondeur de la fourberie de ses adversaires. Leur piège n’est pas une simple question ; c’est un acte d’accusation qui, dès le départ, est une insulte à la justice, une parodie macabre, en contradiction flagrante avec la Loi même qu’ils prétendent défendre.

Le premier principe de la Torah concernant l’adultère est aussi clair que le soleil à midi : il est formellement interdit de ne juger que la femme ! Écoutez la Parole de l’Éternel :

Si un homme commet un adultère avec une femme mariée, s’il commet un adultère avec la femme de son prochain, l’homme et la femme adultères seront punis de mort.Lévitique 20:10

La Loi, dans sa parfaite équité, exige que l’homme ET la femme soient présentés ensemble devant les juges. Or, que voyons-nous dans cette scène du Temple ? Seule la femme est là, jetée à terre, exposée à la honte publique, ce que la Torah réprouve également avec force.

Où est donc l’homme ? Où est le complice de son péché ? S’est-il évaporé dans les airs ? Ou bien, comme il est plus probable, l’un de ces accusateurs vertueux l’a-t-il laissé s’échapper, gardant la femme comme un trophée pour leur piège diabolique ?

Cette absence, mes frères, est la première faille juridique, et elle est béante comme un sépulcre ouvert. En ne présentant que la femme, les pharisiens ne sont pas des défenseurs de la Loi ; ils en sont les premiers transgresseurs ! Ils mutilent le commandement divin, présentant à Yéshoua une version tronquée de la justice, affirmant que Moïse a ordonné de lapider « de telles femmes », alors que la Torah ordonne de punir « l’homme et la femme ».

Le dilemme est un étau diabolique :

  • S’Il condamnait la femme seule, Il violerait la Torah et se rendrait coupable, comme eux, d’« annuler la Parole de Dieu ». Plus encore, Il défierait l’autorité de Rome, qui seule détenait le droit de vie et de mort à ce moment là.
  • S’Il la laissait partir, Il semblerait mépriser le commandement qui exige la condamnation des coupables, et ils l’accuseraient de laxisme et de rébellion contre Moïse.

Dans un cas comme dans l’autre, ils pensaient tenir leur proie. C’était là leur épreuve, leur piège mortel, mais ils ne savaient pas qu’ils avaient affaire au Maître de la Loi lui-même.

La Main des Témoins : Une Responsabilité Écrasante

Face à cette justice pervertie, Yéshoua décoche une parole d’une précision chirurgicale, un scalpel divin qui va droit au cœur de la deuxième faille de leur accusation : le statut même des accusateurs. Sa réponse n’est pas une innovation, elle n’abolit rien ; au contraire, elle est une citation directe, non pas du jugement, mais de la procédure d’exécution prescrite par la Torah.

« Que celui de vous qui est sans péché jette le premier la pierre contre elle. »Jean 8:7

Pourquoi cette phrase ? Pourquoi ce défi ? Parce que pour toute affaire capitale, la Loi divine confie une responsabilité écrasante, presque terrifiante, aux témoins oculaires du crime. Ce sont eux, et eux seuls, qui doivent commencer l’exécution, qui doivent jeter la première pierre.

La main des témoins se lèvera la première sur lui pour le faire mourir, et la main de tout le peuple ensuite. Tu ôteras ainsi le mal du milieu de toi.Deutéronome 17:7

Yéshoua, n’ayant été témoin de rien, ne pouvait, selon la Loi, ni condamner ni participer à l’exécution. La main du peuple ne pouvait se lever qu’après celle des témoins. Et les témoins, ici, qui sont-ils ? Ce sont ces scribes et ces pharisiens ! C’est donc à eux de commencer. Mais le Maître, rempli de l’Esprit, ajoute une condition qui fait trembler : « Que celui de vous qui est sans péché… »

Ce « sans péché » n’est pas seulement une exigence morale ; c’est d’abord une exigence juridique. Il signifie : qui d’entre vous est irréprochable dans cette affaire ? Qui n’est pas complice ? Qui n’a pas une mauvaise intention ? Qui n’est pas un faux témoin ? Qui n’a tordu aucune étape de la procédure légale (Exode 23:1 ; Deutéronome 19:16–21) ? En une seule phrase, Yéshoua les place devant le miroir de la Torah, et ce qu’ils y voient, c’est leur propre transgression.

La Justice de vérité dépend de trois facteurs : que l’on connaisse la loi, que les témoins soient véridiques, que les juges soient véridiques. […] Si le témoin s’avère être un témoin de mensonge, il est condamné à la peine à laquelle son témoignage aurait condamné l’accusé. – Rav Léon Ashkénazi

Ces hommes, dont la démarche reposait sur la ruse et le mensonge, savaient qu’en jetant la première pierre, ils se condamnaient eux-mêmes. Le piège n’était plus pour Yéshoua ; il s’était refermé sur eux.

Lapidation ou Strangulation ? L’Incohérence de la Peine Proposée

Mais leur piège était plus subtil encore ! Le venin du serpent se cachait dans le détail même de la sentence qu’ils réclamaient ! Avec une assurance feinte, ils déclarent : « Moïse, dans la Torah, nous a ordonné de lapider de telles femmes ».

premiere pierre

Ah, les imposteurs ! Ils manient la Parole de Dieu comme un assassin son poignard, en la tordant pour qu’elle serve leurs desseins meurtriers. Car leur affirmation est une grave imprécision juridique, qui trahit soit une ignorance coupable, soit une mauvaise foi diabolique.

En effet, celui qui étudie la Loi avec un cœur droit sait que la peine capitale pour l’adultère varie selon les circonstances précises du crime. La Torah, dans sa sagesse, ne prescrit pas aveuglément la lapidation. Écoutons ce qu’elle dit réellement :

  • Pour l’adultère d’une femme mariée, le commandement général déclare que l’homme et la femme « seront punis de mort » (Lévitique 20:10), sans en préciser le mode. Or, comme l’enseigne le grand commentateur Rachi, lorsque la Torah mentionne la peine de mort sans autre détail, il s’agit par défaut de la strangulation, considérée comme la moins dégradante des exécutions.
  • La lapidation, châtiment terrible, est réservée à des cas d’une gravité exceptionnelle : celui d’une jeune fille vierge prostituée dans la maison de son père, ou celui d’une jeune fille vierge fiancée ayant une relation consentie avec un homme (Deutéronome 22:20-24).

La situation présentée à Yéshoua, mes bien-aimés, ne correspond manifestement à aucun de ces cas. Le texte grec utilise le mot « guné » (femme), et non « parthenos » (jeune fille vierge). Il ne s’agit donc ni d’une fiancée infidèle ni d’une jeune fille déshonorant la maison de son père.

Si elle était une femme mariée, comme tout le suggère, elle aurait dû être amenée avec son complice, et tous deux auraient mérité la mort par strangulation, non par lapidation ! En proposant une peine inadéquate, ces accusateurs ne révèlent pas seulement leur potentielle ignorance ; ils montrent surtout leur malice et leur mépris pour la justice rigoureuse de la Torah. Ils ne cherchent pas à appliquer la Loi, mais à la manipuler.

Les Limites de la Juridiction : Un Procès Illégal à Plusieurs Titres

Enfin, comme pour couronner leur forfait, l’accusation portée contre cette femme est une véritable mascarade juridique, un simulacre de procès, illégal à plusieurs titres. Car en vérité, ni ces pharisiens, ni même Yéshoua, n’avaient le pouvoir, en ce lieu et en ce temps, de condamner qui que ce soit à mort.

Premièrement, la Torah elle-même exige que les affaires capitales soient jugées par un tribunal compétent, un Sanhédrin, composé de juges établis et intègres.

« Tu établiras des juges et des magistrats dans toutes les villes que l’Éternel, ton Dieu, te donne […] et ils jugeront le peuple avec justice. »Deutéronome 16:18

Jugement de sagesse au grand sanhedrin temple juif

Or, où la scène se déroule-t-elle ? Sur le parvis du Temple, un lieu d’enseignement, et non dans la salle du tribunal ! Ces hommes n’étaient pas des juges, mais des accusateurs partiaux se faisant juges eux-mêmes !

Deuxièmement, le lieu sacré du Temple rendait toute exécution impossible. La sainteté du lieu interdisait qu’on y répande le sang. Si exécution il devait y avoir, la Torah exigeait que les exécutions aient lieu hors du camp (Nombres 15:35), et plus tard, hors des murs de Jérusalem. Bien qu’ils n’aient pas commandé de la lapider sur place, le simple fait d’imaginer lapider une femme sur le parvis du Temple était une abomination, une profanation de la maison de Dieu !

Troisièmement, et c’est ici que l’autre tranchant du piège se révèle, l’autorité juive était asservie au pouvoir de Rome. Depuis un décret de l’empereur Auguste en l’an 11, le grand Sanhédrin avait été dépouillé du « droit de glaive » (jus gladii). Pour exécuter une sentence capitale, il fallait l’autorisation du gouverneur romain.

En sommant Yéshoua de se prononcer sur la lapidation, ses ennemis le plaçaient dans une impasse diabolique, car ils espéraient le forcer à choisir entre deux rébellions : soit contre Moïse, soit contre César ! L’accusation était donc illégale, non seulement au regard de la Loi sainte de Dieu, mais aussi de la loi de l’occupant.

C’était là, mes frères, le nœud coulant qu’ils espéraient passer au cou de notre Sauveur.

Le Coup de Maître de Yéshoua : Quand la Torah Devient une Arme de Vérité

« Que celui qui est sans péché… » : Le Piège Retourné Contre les Accusateurs

Et c’est ici que la Sagesse divine se lève dans toute sa majesté ! C’est ici que le Lion de la tribu de Juda, loin de se laisser prendre, retourne le piège contre les chasseurs et les confond par la puissance même de la Parole qu’ils prétendaient utiliser. Ils voulaient L’éprouver sur Son obéissance à la Loi ; Le Maître de la Torah va les mettre à l’épreuve sur la leur, et les exposer dans leur nudité spirituelle.

Un de leur but était de L’accuser d’être un apostat, un homme qui enseigne à « renoncer à Moïse », crime suprême dont fut également faussement accusé l’apôtre Paul, ce que le Nouveau Testament identifie au terme grec apostasia (Actes 21:21).

Pharisiens qui complotent pour pieger et faire mourir jésus yeshoua

Mais Yéshoua, loin d’abolir la Loi, va s’en saisir comme d’une épée flamboyante pour disqualifier les accusateurs, amener la femme à la repentance, et manifester une justice plus haute, plus pure, plus terrible que celle de ces cœurs pervers.

L’Éternel […] prend les sages dans leurs propres ruses, et le dessein des pervers est renversé.Job 5:13

Sa parole, « Que celui de vous qui est sans péché jette le premier la pierre contre elle », n’est pas une simple maxime morale. Ce n’est pas qu’une invitation à l’introspection ou à la tolérance. Non ! C’est une flèche juridique, trempée dans la vérité de la Torah, qui atteint leur conscience en plein cœur. Car en montant ce stratagème, ils sont eux-mêmes en flagrante transgression de cette même Loi !

« Aucun de vous ne trompera son prochain, et tu craindras ton Dieu. »Lévitique 25:17

Leur intention est impure, leur démarche est une tromperie, un mensonge. Pire encore, qui nous dit qu’ils étaient de véritables témoins ? L’Écriture nous apprend que le recours aux faux témoins était une pratique courante chez ces hommes corrompus, que ce soit contre le Maître lui-même ou contre ses disciples. N’est-il pas écrit qu’ils « produisirent de faux témoins » contre Étienne pour l’accuser de parler « contre la loi » (Actes 6:13) ?

Ces hommes, accusés et agités par leur propre conscience, comprennent soudain que le piège s’est refermé sur eux. S’ils jettent la pierre, ils se condamnent comme transgresseurs et faux témoins. S’ils ne la jettent pas, ils confessent leur illégitimité.

La Parole vivante a fait son œuvre, l’Esprit les a piquer au vif. Saisis par leur propre malice, ils se retirent, l’un après l’autre, depuis les plus âgés, sans doute les plus coupables, jusqu’aux derniers. La voix de l’Esprit martelait sans doute à leur âme cette parole terrible :

« Le faux témoin ne restera pas impuni, et celui qui dit des mensonges périra. »Proverbes 19:9

 

Car « Lorsqu’un faux témoin s’élèvera contre quelqu’un pour l’accuser d’un crime … Le témoin est-il un faux témoin ? … alors vous le traiterez comme il avait dessein de traiter son frère. Tu ôteras ainsi le mal du milieu de toi. » – Deutéronome 19:16-19

Ils se souvinrent, dans cet instant de lumière redoutable, que la Torah ordonne que le faux témoin subisse la peine même qu’il voulait infliger à l’accusé. La peur de la mort, qu’ils voulaient infliger à cette femme, s’est emparée d’eux, car ils n’étaient pas étranger à la redoutable Justice Immanente du Dieu d’Israël. Saisis dans leur conscience, ils ont fui le tribunal de la vérité.

Écrire sur la Terre : Le Mystère du Geste du Messie

Mais au cœur de ce drame divin se trouve un geste unique, un acte silencieux qui retentit plus fort que tous les cris des accusateurs : Yéshoua écrit avec son doigt sur la terre.

Que pouvait-il bien écrire dans cette poussière, lui, dont la Parole a créé les cieux ? Les hommes ont multiplié les conjectures, ils ont spéculé, mais la réponse se trouve là où elle a toujours été : dans les profondeurs de la Torah elle-même et des prophètes, éclairée par l’Esprit de vérité.

L’Allusion au Rituel de la Sotah

Qu’est-ce qu’un Juif pieux, un Maître de la Loi, peut bien écrire dans la poussière, au risque de voir son écrit s’effacer au premier souffle de vent ? Car dans la pensée d’Israël, une chose est sacrée entre toutes : le Nom de Dieu ne doit jamais être effacé. Jamais ! Sauf dans un seul cas, un cas unique prévu par la Torah et intimement lié à la scène qui se joue sous nos yeux : le rituel de la femme soupçonnée d’adultère, la Sotah, décrit dans le livre des Nombres, au chapitre 5.

Dans cette procédure sainte et terrible, le prêtre devait écrire les paroles de la malédiction, y compris le Nom sacré de l’Éternel, sur un rouleau, puis les effacer dans les « eaux amères », ces eaux mélangées « à la poussière prise sur le sol de l’enceinte du tabernacle », que la femme devait boire.

Pourquoi un tel acte ? Le Torah Orale, dans sa sagesse, nous en révèle le secret sublime : Dieu accepte que Son propre Nom soit effacé pour ramener la paix (le shalom) entre un mari et sa femme. Pour la réconciliation, pour la restauration d’une âme, le Souverain de l’univers consent à l’effacement de son Nom !

Voyez donc le Maître ! Dans le Temple, il se baisse et écrit dans la poussière du sol, exactement comme le prêtre devait prendre de la poussière du sol du Sanctuaire. Il n’a pas les eaux amères, mais n’est-il pas Lui-même « l’eau de la parole », la source d’eau vive ?

Son geste n’est pas un acte d’accusation, mais un acte de réconciliation. L’écriture dans la poussière, destinée à s’évanouir, est le symbole d’une condamnation qui peut être effacée, d’une voie de pardon ouverte par Dieu lui-même. C’est l’Évangile en action, la préfiguration subtile de cette œuvre glorieuse accomplie à la croix :

« Il a effacé l’acte dont les ordonnances nous condamnaient et qui subsistait contre nous, et il l’a détruit en le clouant à la croix. »Colossiens 2:14

Devant cet acte de sagesse inspiré de la Torah elle-même, on comprend mieux aussi pourquoi les accusateurs, réalisant la profondeur de la démarche, se retirent, saisis subitement par cette même sagesse qui réclame la paix avant le jugement.

L’Allusion au Prophète Jérémie

Mais ce geste royal et messianique portait aussi en lui le tranchant de l’épée du prophète ! Car Yéshoua, qui lit dans les cœurs comme dans un livre ouvert, appliquait en cet instant même à ses accusateurs une parole terrible de Jérémie, une sentence qu’ils connaissaient et qui dut les glacer d’effroi :

« Ô Éternel, espérance d’Israël ! Tous ceux qui t’abandonnent seront confondus. Ceux qui se détournent de moi seront inscrits sur la terre, car ils abandonnent la source d’eau vive, l’Éternel. »Jérémie 17:13

Imaginez la scène ! Le Maître, « voyant la pensée de leur cœur », traçant du doigt dans la poussière les noms ou, qui sait, les péchés secrets de ces hommes au front d’airain ! En agissant ainsi, il ne fait pas qu’écrire ; il accomplit la prophétie. Eux, qui ont abandonné la Source d’Eau Vive – Yéshoua Lui-même ! – se retrouvent symboliquement « inscrits sur la terre », c’est-à-dire démasqués, confondus, leur hypocrisie exposée à la lumière crue de la vérité divine. Dévoilés, ils n’ont d’autre choix que de fuir, le visage couvert de honte.

Miséricorde pour la pécheresse, jugement pour les hypocrites ! Voilà le double message contenu dans ce simple geste. Par le « doigt de Dieu » – ce même doigt qui grava la Loi sur la pierre au Sinaï – le Messie révèle qu’il est à la fois le juste Juge qui connaît les cœurs et le Sauveur compatissant qui ouvre un chemin de paix.

Le sauveur condense admirablement l’autorité du Législateur, la justesse de la procédure (halakha) et la miséricorde du Prophète. Il convoque les accusés à la vérité de leur propre cœur (Jérémie) tout en ouvrant à la femme une porte de réconciliation (Nombres 5). Très loin d’abolir la bonne loi de Moïse, il la grave dans les cœurs, la réoriente vers son but ultime : la miséricorde et la vérité et c’est ainsi que la condamnation s’efface comme l’inscription dans le sable…

Le Verdict Divin : La Sagesse des Sages d’Israël en Action

Et ne croyons jamais que le Seigneur ait agi en rupture avec la sainte tradition de son peuple ! Loin de là. Son attitude s’inscrit en parfaite continuité avec la manière dont les Sages d’Israël – les vrais, pas les imposteurs qui l’accusaient – ont toujours compris et appliqué la justice de la Torah.

Car la tradition orale nous enseigne que les conditions requises pour condamner un homme à mort étaient si nombreuses et si rigoureuses qu’une telle sentence était d’une extrême rareté. Le Talmud va jusqu’à dire qu’un Sanhédrin qui prononçait une condamnation à mort une fois tous les soixante-dix ans était un tribunal « meurtrier » ! Pourquoi ? Parce que les juges avaient pour devoir sacré de tout faire pour sauver la vie de l’accusé, de chercher la moindre faille dans l’accusation, la plus petite circonstance atténuante, afin de laisser la porte ouverte à la miséricorde et à la repentance.

N’est-ce pas là l’exemple que nous donne Joseph, cet homme juste qui, croyant Marie adultère, chercha à la répudier secrètement pour ne pas la livrer à la honte publique (Matthieu 1:19) ? Il appliquait l’esprit même de la Torah, qui commande : « tu auras soin de reprendre ton prochain, mais tu ne te chargeras point d’un péché à cause de lui » (Lévitique 19:17), sachant que « l’amour couvre une multitude de fautes » (Proverbes 10:12).

La Suspension Temporaire de la Loi

Plus encore, les Sages d’Israël, instruits par l’Esprit de Dieu, savaient que la Torah, qui est un arbre de vie, ne doit jamais devenir un instrument de mort. Ils avaient reçu le pouvoir, non d’abroger la Loi, mais d’en suspendre temporairement l’application lorsque les circonstances l’exigeaient, afin de préserver son esprit même.

C’est le principe sacré du Pikouah Nefesh : sauver une vie passe avant tout, car les commandements ont été donnés pour que l’homme « vive par eux », et non pour qu’il en meure !

Ainsi, et c’est une chose connue : lorsque la situation morale du peuple se dégrada au point que les peines capitales seraient devenues monnaie courante, le Sanhédrin, dans un acte d’une sagesse profonde, quitta son siège officiel dans l’enceinte du Temple. Or, seule la cour siégeant en ce lieu saint pouvait prononcer une sentence capitale.

Par cet acte, les rabbins rendirent la peine de mort impraticable, non par rébellion contre la Torah, mais en accord avec son esprit de miséricorde, jusqu’à ce que le niveau spirituel du peuple soit restauré. Après la destruction du Second Temple en 70 ap. J.-C., le Sanhédrin fut transféré à Yavné puis dans d’autres villes, où il a continué ses fonctions judiciaires et religieuses sans pouvoir pratiquer la peine capitale.

Et qui était plus qualifié pour appliquer ce principe que Yéshoua, le plus grand des rabbins, le Juge de toute la terre ? Son époque était marquée par une haine gratuite et un affaissement moral si profond qu’ils conduiront à la destruction du Temple lui-même.

Dans un tel cloaque de péché, où les accusateurs étaient sans doute plus coupables que l’accusée, comment la justice de Dieu aurait-elle pu s’exercer par la main des hommes ? Yéshoua a donc agi précisément dans l’esprit de la plus haute sagesse d’Israël. Comme l’enseigne le Rabbin Marc Meyer :

« Ce qu’il faut comprendre dans ce sujet, c’est que les conditions d’application de la peine de mort sont si sévères, si complexes, qu’il est très rare de pouvoir l’appliquer. […] Cependant c’est le même D-ieu Tout-Puissant qui nous ordonne de nous plier à ces lois : Il n’y a pas moyen de sélectionner ce qui nous plait et de rejeter ce qui ne nous plait pas. »

Loin de contredire la Loi, Yéshoua l’a donc appliquée avec une sagesse et une miséricorde qui sont l’expression même du cœur de Dieu. Il a montré que lorsque la justice humaine est corrompue et défaillante, elle doit se taire, et laisser place au jugement immanent de Dieu, qui, Lui, n’oublie rien et ne laisse aucun crime impuni.

Car les Sages nous le rappellent fréquemment : lorsque la justice humaine ne peut condamner, Dieu, quant à Lui, dispose d’innombrables agents pour accomplir Sa sentence.

« Va, et ne pèche plus » : La Grâce qui Appelle à la Sainteté

Le Pardon sans Condamnation, l’Appel à la Teshuvah (Repentance)

Le tumulte s’est apaisé. Les accusateurs, le cœur transpercé par la vérité, se sont évanouis comme des ombres. Et la femme reste seule, non plus devant des juges hypocrites, mais devant Celui qui est la Sainteté même.

La crainte des pierres s’est dissipée, mais maintenant, la brûlure de sa faute, exposée à la lumière pure de la présence du Messie, doit s’enfoncer plus profondément encore dans son âme. Elle attend sa sentence, non plus des hommes, mais de Dieu. Que va-t-il lui dire ?

Alors s’étant relevé […] Yéshoua lui dit : « Femme, où sont ceux qui t’accusaient ? Personne ne t’a-t-il condamnée ? » Elle répondit : « Non, Seigneur. » Et Yéshoua lui dit : « Je ne te condamne pas non plus. »Jean 8:10-11

Pour toutes les raisons que nous avons vues, cette femme ne pouvait être condamnée par un tribunal humain. Yéshoua, en déclarant « Je ne te condamne pas non plus », ne banalise pas sa faute ; Il ne dit pas qu’elle est innocente. Il agit en parfaite conformité avec la mission de sa première venue : non pas juger, mais sauver.

Dieu, en effet, n’a pas envoyé son Fils dans le monde pour juger le monde, mais pour que le monde soit sauvé par lui.Jean 3:17

Cette parole de non-condamnation est un instant de grâce pure, un sursis divin offert à une âme au bord de l’abîme. Yéshoua ne ferme pas les yeux sur son péché ; au contraire, Il va le nommer. Mais au jugement, Il préfère la miséricorde, car Il voit sans doute dans le cœur de cette femme silencieuse les prémices de la repentance, le germe d’un coeur brisé qui conduit à la teshuvah, ce retour sincère vers Dieu qui est la seule voie menant à la vie.

Plus tard, il confirmera de nouveau l’objectif central de sa première venue en ce bas monde  : « Ce n’est pas pour juger le monde que je suis venu, c’est pour le sauver » (Jean 12:47).

« Ne pèche plus » : Un Ordre de retour à l’obéissance de la Torah

Mais prenons garde ! La grâce de notre Seigneur n’est jamais un oreiller de paresse, un permis de pécher ! Loin de transformer la miséricorde de Dieu en une licence pour la dissolution, le pardon du Messie est indissociable d’un appel radical, d’une exigence absolue de sainteté. C’est pourquoi sa parole de grâce est immédiatement suivie d’un commandement aussi tranchant qu’un glaive bien affuté :

« …va, et ne pèche plus. »Jean 8:11

Méditons sur cette injonction, car elle est la clé de voûte de tout l’édifice ! Qu’est-ce que pécher ? Qu’est-ce que ce mal que le Sauveur ordonne d’abandonner ? Laissons l’apôtre Jean, celui-là même qui nous rapporte cette scène, nous donner la définition inspirée, la seule qui vaille :

Quiconque pèche transgresse la loi (Torah), et le péché est la transgression de la loi (anomia).1 Jean 3:4

Le voyons-nous ? Le comprenons-nous ? Lorsque Yéshoua dit à cette femme « ne pèche plus », Il lui dit en réalité, sans la moindre ambiguïté : « Va, et ne transgresse plus la Torah ! Cesse maintenant de vivre en faisant fi de la loi de Moïse ! »

Le renversement est total et formidable ! Yéshoua, que l’on voulait accuser de violer les commandements de Moïse, se débarrasse de ses adversaires hypocrites en appliquant cette même Loi avec une rigueur parfaite. Puis, dans un second temps, Il se tourne vers l’âme pardonnée et lui ordonne, comme condition même de sa nouvelle vie, de ne plus jamais transgresser cette sainte Loi !

Loin d’abolir le moindre commandement, le plus petit iota, Il en réaffirme la sainteté, la validité, et la place centrale comme chemin de vie pour celui qui a reçu la grâce.

Un Appel à l’Humilité et à la Repentance pour Nous Tous

Quelle richesse, chers lecteurs ! Quelle sagesse insondable ! Contre toute attente, l’analyse approfondie de ce récit ne fait pas qu’anéantir la « fausse doctrine de l’abolition de la Loi de Moïse » ; elle magnifie et glorifie notre Seigneur Yéshoua, démontrant sa maîtrise parfaite de la Torah, son infinie sagesse et sa divine miséricorde.

Ce récit confirme la beauté éclatante de la Loi de Dieu, non pas comme un instrument de mort entre les mains d’hommes artificieux et cruels, mais comme un fleuve de vie lorsqu’elle est maniée par un cœur pur comme celui du Messie.

Il a sondé les motivations machiavéliques de ses ennemis et a exposé leurs péchés cachés à la lumière de Sa présence. Sa réponse a confondu leur ruse et a fait retentir dans leur conscience l’écho de fautes depuis longtemps enfouies. Il n’a pas prononcé un jugement qui annule la Loi, mais il l’a formulé d’une manière qui en a rendu l’exécution impossible par des mains souillées et des cœurs doubles.

Et ce miroir, mes amis, n’est-il pas tendu devant nos propres visages ? Qui sommes-nous pour nous constituer juges de nos frères, alors que nos propres cœurs recèlent des abîmes d’iniquité ? En sondant nos âmes, nous y trouverons toujours assez de fautes pour nous commander un silence humble et respectueux. Ah, que la parole de Paul retentisse en nous avec la force du tonnerre !

« Ô homme, qui que tu sois, toi qui juges, tu es donc inexcusable ; car, en jugeant les autres, tu te condamnes toi-même, puisque toi qui juges, tu fais les mêmes choses. »Romains 2:1

Mais Lui, le seul qui pouvait juger, a choisi la miséricorde. Car ne voyait-il pas en cette femme une âme brisée, une candidate à la repentance ? Assurément ! Car Dieu ne tient pas le coupable pour innocent, mais Il est riche en bonté et se souvient que nous ne sommes que poussière. Cette femme a pleinement expérimenté la vérité glorieuse du prophète Michée :

« Quel Dieu est semblable à toi, qui pardonnes l’iniquité, qui oublies les péchés du reste de ton héritage ? Il ne garde pas sa colère à toujours, car il prend plaisir à la miséricorde. »Michée 7:18

Voilà pourquoi il est si ridicule, si enfantin, et en vérité si pervers, de se servir de ce passage pour prétendre que Yéshoua aurait aboli la Loi de Moïse, ou s’y opposerait ! Ceux qui répètent, peut-être par ignorance, des slogans empoisonnés comme « si tu observes la loi, alors lapide les adultères », prouvent seulement leur terrible et dramatique méconnaissance des Écritures.

En tordant ainsi le sens des textes, ils ressemblent tragiquement à ces pharisiens qui pervertissaient la vérité. Leur coeur est révélé. Que cette prise de conscience nous appelle tous à une profonde repentance, car les bontés de l’Éternel ne sont pas épuisées pour pardonner à ceux qui aiment la vérité.

Conclusion : Yéshoua, Révélateur Parfait de la Justice et de la Miséricorde de la Torah

La Torah n’est pas abolie, sa Sainteté est Magnifiée

Affirmons-le donc une dernière fois avec la force du tonnerre : oui, la Torah de Dieu condamne l’adultère à mort. C’est une loi que le Maître Yéshoua n’a jamais abolie. Mais cette loi ne peut être appliquée que dans un contexte de justice parfaite, avec un Sanhédrin juste, compétant, des témoins irréprochables, le tout enveloppé de miséricorde – des conditions que Dieu lui-même a rendues si exigeantes que leur application est suspendue depuis que la justice a quitté le cœur des hommes, et que le Temple a été détruit.

Pourquoi une telle sévérité dans la lettre de la Loi ? Pour que nous comprenions, jusqu’au tréfonds de notre âme, la gravité infinie de la faute aux yeux d’un Dieu trois fois saint ! Pour qu’elle inspire en nous la crainte du péché et nous en détourne. Et que nul ne se moque de Dieu ! Car même lorsque la justice humaine est défaillante, le bras de l’Éternel n’est jamais trop court pour juger le transgresseur impénitent. Le salaire du péché, c’est la mort, et nul n’échappera au glaive du jugement divin.

Car « Nul ne peut délivrer de ma main ; quand j’agis, qui s’y opposera ? »Ésaïe 43:13

« Prenez-y donc garde, vous qui oubliez Dieu, de peur que je ne vous déchire, sans que personne vous délivre. »Psaume 50:22

Ainsi, que tout pécheur tremble devant la parole du prophète Nahum :

Car « L’Éternel poursuivra ses ennemis jusque dans les ténèbres. » – Nahum 1:8

Synthèse d’une Leçon Magistrale

Contemplons donc une dernière fois, dans une sainte adoration, ce coup de Maître à la gloire de notre Rédempteur !

Face à la corruption, Yéshoua a manié la Torah comme une puissante épée de l’Esprit.

  • Il manie la Procédure avec perfection : Yéshoua renvoie les accusateurs à leur statut de témoins (Deutéronome 17:7). Sans l’homme impliqué (Deutéronome 22:22) et sans témoins qualifiés, pas de procès, pas de condamnation. Il n’a pas contredit la Torah ; il l’a appliquée correctement.
  • Il expose l’incohérence de la Peine : Proposer la lapidation pour une femme mariée adultère trahit une méconnaissance de la halakha (la loi juive). Yéshoua met subtilement à nu cette faille juridique.
  • Il protège contre l’hypocrisie : La Torah protège contre les procès hâtifs et les faux témoins (Exode 23:1). Yéshoua disqualifie un procès illégal et hypocrite, sauvant une vie sans banaliser la faute.
  • Il révèle la complémentarité de la Loi et de la Miséricorde : La vérité (une procédure juste, une conscience éclairée) conduit à la grâce (un pardon qui transforme). Le Messie se révèle à la fois comme le Législateur et le Rédempteur : Celui qui peut écrire la sentence sait aussi l’effacer pour celui qui revient à Dieu.

En résumé, la réponse de Yéshoua révèle quatre choses fondamentales : il n’était pas contre la Torah ; il était rempli de compassion pour cette femme ; il s’opposait fermement à son péché ; et il a manifesté la sagesse, la patience et la miséricorde de Dieu pour confondre ses adversaires.

Oh, oui ! Le Messie, fidèle à ce qu’il est par nature, s’est montré « plus tranchant que toute épée à double tranchant et, pénétrant jusqu’au plus profond de l’être, jusqu’à atteindre âme et esprit, jointures et moelle, il juge les dispositions et les pensées du coeur. » – Hébreux 4:12

Il n’a fait qu’une bouchée de ses contradicteurs, non pas en s’opposant à la Loi, mais en l’appliquant dans toute sa profondeur et son esprit. Quelle majestueuse leçon ! Qui ne veut pas d’un tel Maître ? Heureux sommes-nous de Le Connaître.

La Grâce Surabondante : Du Verdict de la Torah à la Croix

Et où nous conduit ce chemin de justice et de miséricorde sinon au pied de la Croix ? Car sur ce bois maudit, le verdict de la Torah, que cette femme et que nous tous méritions, est tombé ! Il est tombé, non sur nous, mais sur l’Agneau sans défaut, sur le Fils de Dieu lui-même.

La vaillant héros a accepté la divine mission : porter la condamnation pour que nous recevions le pardon. Il a revêtu le vêtement souillé de nos péchés pour que nous soyons couverts du manteau de Sa justice. Le crime le plus odieux, l’acte le plus vil, tout est expié par son sacrifice pour l’âme qui se repent.

Là où le péché a abondé, la grâce a surabondé.Romains 5:20

Désormais, seule une âme peut être perdue : celle qui, par orgueil, refuse de se prosterner devant Le Maître Yéshoua et de recevoir ce pardon gratuit offert dans le sang de l’Agneau.

Prière Finale : Que le Doigt de Dieu Écrive sur nos Cœurs

En tout cela, le Fils a parfaitement glorifié le Père, accomplissant la parole du Psalmiste :

« Oui, ta gloire ! Sois vainqueur, monte sur ton char, défends la vérité, la douceur et la justice, et que ta droite se signale par de merveilleux exploits ! »Psaumes 45:5

Et en retour, le Père des lumières nous adresse aujourd’hui cette même invitation éternelle à la vie :

« Car je te prescris aujourd’hui d’aimer l’Éternel, ton Dieu, de marcher dans ses voies, et d’observer ses commandements, ses lois et ses ordonnances, afin que tu vives. »Deutéronome 30:16

 

« Si tu veux entrer dans la vie, observe les commandements. » – Le Maître, Matthieu 19:17

Puisse donc le doigt de Dieu, qui s’est abaissé par deux fois pour écrire dans la poussière, s’abaisser encore pour graver sur les tables de nos cœurs ses lois parfaites. Que seuls nos péchés soient effacés, comme cette écriture dans le sable, pour notre paix et notre réconciliation avec Lui.

Et qu’après avoir fondu en larmes devant son amour, nous puissions enfin murmurer : « Abba, Père ! Je me repens ! Parle, car désormais, ton serviteur écoute. »

Amen vé Amen !


Allez plus loin


Questions Fréquentes (FAQ)

1. Yéshoua a-t-il aboli la peine de mort pour l’adultère ?

Non. Il n’a jamais contredit une seule lettre de la Torah. Il a plutôt démontré que les conditions d’application de cette loi, selon la Torah elle-même (présence des deux coupables, témoins irréprochables, tribunal compétent), n’étaient pas réunies, rendant la condamnation illégale et hypocrite dans ce cas précis.

2. Si on suit la Torah, doit-on lapider les gens aujourd’hui ?

Absolument pas. L’application de la peine capitale par un tribunal humain est suspendue depuis près de 2000 ans, en l’absence d’un Sanhédrin siégeant au Temple de Jérusalem. Les Sages d’Israël eux-mêmes ont rendu cette pratique inapplicable et c’est la Torah écrite même qui leur confère ce droit. L’épisode de la femme adultère montre que Yéshoua agissait en parfait accord avec cet esprit de la Loi, qui privilégie toujours la vie et la repentance lorsque la justice ne peut s’exercer dans sa perfection.

3. Que signifie « Que celui qui est sans péché jette la première pierre » ?

Cette phrase n’est pas qu’une simple leçon de morale sur l’hypocrisie. Cette parole est avant tout un rappel juridique puissant. Elle se réfère à la loi de Deutéronome 17:7 qui donne aux témoins la terrible responsabilité de commencer l’exécution. Le terme « sans péché » doit se comprendre ici au sens légal : être irréprochable dans l’affaire en cours, c’est-à-dire ne pas être un faux témoin et ne pas avoir violé la procédure. Yéshoua a ainsi démasqué l’illégitimité de ses accusateurs.

4. Pourquoi Yéshoua a-t-il écrit sur le sol ?

Le texte ne le dit pas, mais deux interprétations profondes, basées sur la Torah, sont possibles, très éclairantes et puissantes par leur vérité et leur conformité à la scène. Il pourrait s’agir d’une allusion au rituel de la Sotah (Nombres 5), où l’écriture effacée symbolise le pardon, la réconciliation et fait allusion à ce que le Messie a accompli sur la croix. Il pourrait aussi être une application de la prophétie de Jérémie 17:13, où ceux qui abandonnent Dieu sont « inscrits sur la terre », c’est-à-dire publiquement démasqués et confondus. Les deux idées – miséricorde pour la pécheresse et jugement pour les hypocrites – se complètent.

Thomas - RencontrerDieu

À propos de l'auteur

Thomas est l'auteur du site RencontrerDieu.com, où il partage la Bonne Nouvelle (l’Évangile) depuis 2011. Anciennement athée, il a rencontré de manière surnaturelle le Dieu d’Israël et Son Messie, Yéshoua, qui l’a appelé à Le suivre.

Depuis 2017, répondant à un appel clair d’en Haut, Thomas est entré à plein temps dans le service divin et enseigne la Torah vivante aux disciples du Messie sur la WebYéshiva LeRetourAuxRacines.com. Il propose des cursus d'études vidéo approfondis sur des thématiques essentielles (apostasie, éthique divine, lois de Dieu, fêtes bibliques...) ainsi qu’une lecture du Nouveau Testament éclairée par la pensée hébraïque.

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16 Commentaires

  1. Rachel

    Bonjour Thomas ….très intéressant…. mais pour aujourd’hui est-ce que le divorce et le remariage est autorisé…car ce que j’ai appris c’est que …tant que tu es marié….tu ne peux pas te remarier….c’est un adultère aux yeux de Dieu …..ce que la parole dit ….les adultères n’hériteront pas la vie Éternelle …
    Un pasteur divorcé et remarié peut il avoir une ÉGLISE…?
    Autant de Questions? Sans réponse …..lorsqu’on pose la question aux pasteurs…..
    Pourquoi? La vérité….et seulement la vérité de Dieu qui ne change pas sa parole …..
    Le Seigneur n’est pas venu abolir la loi ….mais l’accomplir….
    Est-ce que tu peux m’éclairer à ce sujet …
    MERCI QUE DUEU TE BÉNISSE….

    Réponse
  2. Daniel

    Shalom Thomas,
    Conformément à certains érudits le livre de Yochanan/Jean est écrit au niveau sod (quatrième niveau du PaRDeS), et apporte une autre profondeur. La femme adultère c’est Ysrael qui c’est tourné vers l’idolâtrie , mais c’est aussi chacun de nous rattaché à Ysrael par le sang de Yeshoua. Aux yeux des religieux nous pourrions être facilement condamné mais pas aux yeux de Yeshua notre Sauveur assis à la droite (Chesed/Miséricorde dans l’arbre de vie), de YHVH (HaShem).

    Réponse
  3. Emmanuel

    J’apprécie énormément vos analyses. Eu égard de tout cela, qu’est-ce que a écrit par terre avant de relever la tête pour répondre aux prétendants accusateurs ?

    Réponse
  4. Rémi

    Bonjour Thomas,

    c’est dommage que vous ayez repris cette notion de « l’homme » et « la femme » cité en Lévitique sans allez un peu plus loin.

    En effet, en ôtant le sens spirituelle de qui est la « Femme » et qui est « l’Homme » parler en Lévitique, alors on ne peut toujours pas saisir l’ampleur de ce que Jésus a fait.

    N’oublions pas que le Sauveur est le Fils de Dieu et que tous ce qu’Il fait est d’ordre éternel.

    Réponse
    • RencontrerDieu.com

      Shalom Rémi, il est malheureusement impossible d’aborder tous les aspects dans une seule étude.
      Cependant, le sens spirituel de l’homme et de la femme n’est absolument pas ôté, il n’est tout simplement pas abordé de la façon dont vous le souhaiteriez, l’étude ayant choisi d’insister sur certains autres points précis souvent mal compris ou ignoré parmi les croyants des nations. Il convient d’ajouter une chose importante : « « le sens spirituelle de qui est la “Femme” et qui est “l’Homme” » ne vient absolument pas annuler ce qui est dit dans l’étude.

      Réponse
    • Andoh Mireille

      Très belle analyse, je suis émue !. Merci Thomas pour les éclaircissements. Dieu vous garde!

      Réponse
  5. duplan remi

    bonjour une simple question qu’écrivait yeshoua ou que dessinait il sur le sol durant le recit de la femme adultere ,?

    Réponse
    • RencontrerDieu.com

      Shalom, personne ne le sait véritablement, l’étude propose une très intéressante piste mais ce n’est qu’une proposition.

      Réponse
    • Leslie

      Shalom, Yeshua n’a jamais rien écrit, puisqu’il n’a jamais vécu cette scène. Ce passage n’apparaît dans aucun des plus anciens manuscrits et est en fait un ajout plus tardif des proto chrétiens anti Torah.

      Réponse
      • RencontrerDieu.com

        Merci pour votre commentaire, qui permet de clarifier un point important.

        Pour les lecteurs pressés, il convient de dire d’emblée une chose essentielle : ce passage n’est absolument pas un ajout “anti-Torah”.

        Même parmi les spécialistes qui estiment que Jean 7:53–8:11 n’était probablement pas dans la version originale de l’Évangile selon Jean, plusieurs reconnaissent qu’il s’agit très vraisemblablement d’une tradition ancienne authentique, transmise oralement dans l’Église primitive, puis insérée ici parce qu’elle illustre avec force le conflit entre Yéshoua et certaines autorités religieuses sur l’esprit et la juste application de la Torah.

        Cela ne pose aucun problème théologique en soi : l’ensemble du Nouveau Testament provient de traditions apostoliques vivantes, transmises oralement puis mises par écrit sous l’inspiration divine, plusieurs décennies après les événements. Dire qu’un passage n’est “pas original à Jean” ne signifie donc ni qu’il n’a jamais existé, ni qu’il serait une invention tardive hostile à la Torah.

        Au contraire, après une analyse sérieuse (ce que fait l’étude proposée), ce récit ne constitue en rien une attaque contre la Torah, mais un exemple sublime de la façon dont le Messie, en tant que Maître de la Torah, savait l’utiliser pour faire triompher la miséricorde (Hessed) sans en abolir un seul iota.

        Il présente Yéshoua comme un Maître de la Torah, qui en respecte pleinement les exigences tout en en révélant le cœur : la justice, la vérité et la miséricorde (ḥessed), sans abolir un seul iota de la Loi.

        Première conclusion : ce type d’affirmation mérite d’être manié avec beaucoup de prudence. Sorti de son cadre explicatif, il peut troubler inutilement les plus faibles et susciter des polémiques stériles qui, pour reprendre les paroles de Paul, « produisent des discussions plutôt qu’elles n’avancent l’œuvre de Dieu dans la foi » (1 Timothée 1:4).

        Si Dieu le permet, pour ceux qui souhaitent approfondir, un développement plus détaillé montrera pourquoi affirmer que ce passage n’est probablement pas johannique ne signifie nullement qu’il serait fictif, non inspiré ou opposé à la Torah – bien au contraire.

        Enfin, j’encourage vivement le lecteur à considérer l’étude complète (complètement remaniée en 2025) : elle montre combien ce passage, loin d’être anti-Torah, confirme puissamment l’adhésion totale de Yéshoua à la Torah. Si quelqu’un avait voulu produire un texte anti-Torah, il aurait singulièrement manqué son objectif – la providence l’ayant utilisé précisément pour manifester la fidélité du Messie à la Loi de Dieu.

        A bientôt, si Dieu le permet, merci encore pour votre commentaire.

        Thomas.

        Réponse
  6. DanyFily974

    Sois bénis !

    Réponse
  7. Sylvain

    Une petite nuance complémentaire a été proposée ailleurs, mettant en évidence le lien avec les paroles de Jésus : Que celui parmi vous qui est sans péché lui jette la première pierre …

    Attente d’Israel, Eternel! tous ceux qui t’abandonnent seront honteux. Ceux qui se retirent de moi seront écrits sur la terre, car ils ont délaissé la source des eaux vives, l’Eternel. (Jérémie 17:13)

    Or, tous sachant qu’ils n’ont pas échappés à cette réalité, tous sont aussi obligé de reconnaitre qu’ils ont obtenu miséricorde, et qu’il serait tout à fait injuste que leur jugement envers elle en soit dépourvu.

    De plus, selon certains, ce verset (Jérémie 17:13) serait récité à tous les ans à l’occasion de cette fête des juifs pour laquelle Jésus s’était rendu à cet endroit …
    Ce qui implique que la récitation rituelle de ce verset devait être particulièrement fraiche dans l’esprit de ces hommes pieux

    Réponse
    • RencontrerDieu.com

      Merci Sylvain pour ce commentaire très intéressant qui apporte un bon complément à l’article.

      Réponse
  8. valdo

    Amen excellente étude

    Réponse
  9. Sentinelle

    EXCELLENTE ÉTUDE !!! Shalom Thomas. 🙂

    Réponse
  10. Facon

    Merci pour cette lecture, il faut vraiment lire entre les lignes, AMEN !!!

    Réponse

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