👉 « Quiconque est de la vérité écoute ma voix » – Yéshoua/Jésus, Jean 18:37

👉 « Si vous me cherchez de tout votre coeur. Je me laisserai trouver par vous, dit l’Éternel » – Jérémie 29:13

Tsitsit (franges) : Analyse d’un commandement divin petit mais costaud

par | Juin 30, 2016 | 15 commentaires

Dernière révision éditoriale : • par RencontrerDieu.com
tzitzit, les franges du Messie

🎯 Sujet de l’étude

Le commandement des tsitsit (franges) : nous sommes en présence d’un « petit » commandement aux bénédictions immenses, une mitsva (loi) de sanctification accessible à tous les croyants, juifs comme non-juifs, à la lumière de la Torah écrite, de la Torah orale et de l’Alliance Renouvelée. 

🧱 Objectif de cette étude

  • Montrer que ce commandement, bien qu’apparemment « petit », est grand dans ses fruits spirituels.
  • Corriger l’erreur doctrinale selon laquelle les commandements de la Torah seraient « abolis » pour les croyants en Yéshoua.
  • Encourager les croyants des nations à embrasser leur héritage d’Israël avec humilité, sans légalisme, dans l’amour du Dieu d’Israël.
  • Souligner que la foi en Yéshoua n’annule pas les mitsvot, mais les révèle dans leur profondeur.

Introduction : Et si un simple fil pouvait changer votre vie spirituelle ?

Dans la paracha Chela’h Lekha (Nombres 13:1 – 15:41), un commandement surgit presque discrètement en conclusion d’un passage dense et dramatique : celui des tsitsit, ces franges que Dieu ordonne de fixer aux coins d’un vêtement. Un détail textile ? Une prescription désuète ? Rien n’est moins sûr.

Ce commandement est largement ignoré par la majorité du monde chrétien, pourtant, il renferme un trésor spirituel encore enfoui sous les gravats d’une théologie qui a trop souvent relégué la Torah au rang de simple « ancienne alliance ».

Or, le Dieu vivant ne donne rien en vain. Chaque ordonnance qu’Il a laissée dans Sa Parole est porteuse de vie, même lorsqu’elle paraît minuscule à nos yeux. Comme le rappelle un adage bien connu de la tradition juive :

« Ne considère pas la petitesse du commandement, mais la grandeur de Celui qui te l’a donné. »Maxime des Sages

torah tzitzit tsitsit franges 01

Le verset fondamental : un commandement qui élève

Voici le texte en version Segond 1910 :

« L’Éternel dit à Moïse : Parle aux enfants d’Israël, et dis-leur qu’ils se fassent, de génération en génération, une frange (tsitsit) au bord de leurs vêtements, et qu’ils mettent un cordon bleu sur cette frange du bord de leurs vêtements. Quand vous aurez cette frange, vous la regarderez, et vous vous souviendrez de tous les commandements de l’Éternel pour les mettre en pratique… »Nombres 15:38-39

Et dans une version plus fidèle à l’hébreu, traduite par le Rav Jacques Kohn dans le Houmach :

« Parle aux Fils d’Israël, tu leur diras : ils se feront des tsitsit (franges) sur les coins de leurs vêtements pour leurs générations, ils donneront sur le tsitsit du coin un cordon d’azur. Ce sera pour vous un tsitsit, vous le verrez, vous vous souviendrez de toutes les mitsvot de Hachem, vous les ferez, et vous ne vous égarerez pas après votre cœur ni vos yeux, après lesquels vous vous prostituez… »

Les tsitsit : un lien visuel vers le divin

Ce passage associe la vue au rappel des commandements. Les tsitsit sont donc une mémoire textile vivante, un point de contact entre notre corps et notre spiritualité.

Rachi, maître du commentaire traditionnel, éclaire encore davantage cette ordonnance en la reliant à d’autres mitsvot majeures :

« J’ai découvert ceci dans les écrits de Rabi Mochè Hadarchan : Pourquoi le paragraphe relatif au « ramasseur de bois » fait-il immédiatement suite à celui relatif à l’idolâtrie ? Pour indiquer que celui qui profane le Shabbat est comme un adorateur d’idoles, car l’observance du Shabbat équivaut à celle de toutes les mitsvot [lois].

De même est-il écrit : « Et tu descendis sur le mont Sinaï, et tu donnas à ton peuple la Torah et les mitsvot, et tu leur fis connaître ton saint Shabbat » (adapté de Né‘hémia 9,13 et 14).

De même le paragraphe relatif aux tsitsit fait-il immédiatement suite aux deux précédents (Idolâtrie et transgression du shabbat) car leur observance équivaut à celle de toutes les mitsvoth, comme il est écrit : « afin que vous vous souveniez, vous ferez “toutes” mes mitsvot » (verset 40) »Commentaire de Rachi sur Nombres 15:40

Autrement dit, cette petite mitsva agit comme un résumé vivant de toute la Torah. La structure même du verset indique que cette ordonnance n’est pas un ajout décoratif mais un rappel permanent du lien entre l’homme et Dieu, entre la Terre et le Ciel.

Et sa place dans le texte nous enseigne que le commandement des tsitsit, et tout ce qu’il suggère, agit comme un bouclier contre l’idolâtrie.

Un vêtement spécial : le talith katane

Le commandement des tsitsit implique un vêtement à quatre coins. Aujourd’hui, la majorité de nos habits n’en ont plus. C’est pourquoi les Sages d’Israël ont institué le port du talith katane, une sorte de t-shirt rectangulaire doté de coins pour y attacher les franges.

Le guide pratique Mon Choul’han Aroukh de poche (Torah-Box) explique :

« Celui qui est attentif à ce commandement recevra une aide du Ciel pour ne pas fauter. Il apaisera le courroux divin et jouira de la lumière divine. À chaque fois que l’on se revêt d’un talith, il faut être conscient que l’on accomplit la volonté de Dieu. »

Et c’est bien cela le cœur de la mitsva : se souvenir pour pratiquer, se rappeler pour sanctifier.

Une sagesse encodée dans les chiffres

Les Sages ont remarqué une autre pépite cachée dans la structure du tsitsit :

  • Tsitsit = valeur numérique 600
  • 8 fils + 5 nœuds = 13
  • Total = 613, soit le nombre exact des commandements de la Torah

Le commandement des tsitsit, par sa structure même, symbolise donc l’ensemble des mitsvot [lois de Dieu]. Chaque fois que l’on les regarde, c’est comme si on contemplait la totalité de la volonté divine, condensée en un objet visible, tangible, et quotidien.

tzitzit-gematria

Yéshoua, les franges et la puissance du souvenir

Les tsitsit dans la vie du Messie

Si nous confessons que Yéshoua est le Messie d’Israël, nous devons alors considérer sérieusement ses actes et ses habitudes. Car tout disciple sincère est appelé à imiter son Maître, comme il est écrit :

« Celui qui dit qu’il demeure en lui doit marcher aussi comme il a marché lui-même. »1 Jean 2:6

Or, la Brit ‘Hadacha (Alliance Renouvelée) nous apprend que Yéshoua portait les tsitsit. C’est un fait souvent méconnu, mais d’une grande puissance spirituelle. Voyons ensemble ces passages évangéliques où le contact avec les franges du vêtement du Messie produit la guérison :

« Une femme, atteinte d’une perte de sang depuis douze ans, s’approcha de lui par derrière et toucha la frange (tsitsit) de son vêtement. Et elle fut guérie à l’heure même. »Matthieu 9:20

« Ils le suppliaient de pouvoir simplement toucher la frange (tsitsit) de son vêtement. Et tous ceux qui le touchaient étaient guéris. »Matthieu 14:36

« Partout où il allait… ils le suppliaient de toucher ne serait-ce que la frange (tsitsit) de son vêtement. Et tous ceux qui la touchaient étaient guéris. »Marc 6:56

yeshoua jesus femme perte sang frange

Une ligne de vie, selon les Sages d’Israël

Cette réalité n’est pas étrangère à la tradition juive. Bien au contraire ! Elle résonne profondément avec l’enseignement des Sages :

« Les franges sont suspendues comme une ligne de vie qu’il nous appartient de saisir à pleines mains. »Rav Kaplan

Quelle image frappante ! C’est exactement ce qu’a fait cette femme malade : elle a saisi cette ligne de vie en croyant. Mais pas uniquement : elle a saisi le vêtement de Celui qui est la Torah incarnée

Le Rav Kaplan poursuit :

« Celui qui observe les commandements saisit la présence divine. Telle est la signification des franges. »

Ainsi, les tsitsit du Messie, portés avec fidélité et sainteté, devenaient des canaux visibles de la Présence divine. Ce n’est donc pas de la magie ni du fétichisme : c’est l’union parfaite entre la foi en Dieu, l’obéissance à Ses commandements, et la sanctification du corps.

Une spiritualité incarnée

« Tu as prescrit tes ordonnances, pour qu’on les observe avec soin. »Psaumes 119:4

« Je fais toujours ce qui lui est agréable. »Jean 8:29

Yéshoua n’a jamais vu la Loi de Dieu comme un fardeau, mais comme une joie à observer. Il en a révélé la profondeur. Il est l’exemple vivant du fidèle d’Israël, non pas pour abolir la Torah, mais pour l’accomplir pleinement (Matthieu 5:17).

Les tsitsit comme antennes de bénédictions

Les franges deviennent alors des points d’ancrage de la lumière divine dans la matière. Elles sanctifient même ce qui semble le plus quotidien. Elles rappellent que la Torah est spirituelle, mais qu’elle agit dans le concret :

« La Torah transcende ce monde et vient s’incarner dans la matière pour sanctifier la création. »

C’est cela le mystère : Dieu descend dans le détail.

Les tsitsit sont comme des antennes, des capteurs d’une lumière spirituelle que Dieu désire diffuser dans notre quotidien. Porter les tsitsit, c’est dire : « Je me souviens de Toi. Je T’obéis avec amour, dans les petites choses comme dans les grandes. »

Une alliance renouvelée… mais non abolie

Face à cela, que penser des accusations fréquentes envers ceux des nations qui observent la Torah de Dieu ? Certains affirment que ces pratiques sont « légalistes » ou « dépassées ». Pourtant, la guérison de la femme à la perte de sang nous enseigne une réalité bien plus nuancée :

  • Ce n’est ni les franges seules, ni la foi seule, mais la foi manifestée dans l’acte qui ouvre la voie à la bénédiction.
  • C’est la foi en Yéshoua, cumulée à l’amour pour les commandements de Dieu, qui produit cette puissance de vie.

« L’observation des commandements de Dieu est tout. »1 Corinthiens 7:19

Si donc les tsitsit symbolisent toute la Torah, s’ils ont été portés par le Messie lui-même, et s’ils agissent comme des rappels concrets pour nous éloigner du péché… alors à qui s’adresse ce commandement ? Est-il réservé aux seuls juifs ? Et que dit la Torah à ce sujet ?

C’est ce que nous allons explorer dans la suite.

Sanctification, héritage d’Israël et appel aux croyants des nations

Sanctification : un appel universel

Le verset qui conclut l’ordonnance des tsitsit ne laisse aucun doute :

« …vous vous souviendrez et vous ferez tous mes commandements, et vous serez saints pour votre Dieu. »Nombres 15:40

La sainteté (kédoucha) est indissociable de l’obéissance aux commandements. Et cette sainteté concerne tout l’être – le corps, l’âme, l’esprit – y compris les vêtements que nous portons.

« Recherchez la sanctification, sans laquelle personne ne verra le Seigneur. »Hébreux 12:14

Le Rabbi Yonah de Gérone souligne :

« Les tsitsit ajoutent de la sainteté à l’homme… Or, bien que ce commandement ne s’applique qu’à un vêtement à quatre coins (et que celui qui n’a pas ce vêtement, il n’est pas tenu d’en acheter un), nos sages disent qu’il sera puni en période de malheur pour ne pas avoir désiré acquérir la beauté et la récompense de la mitzva (commandement) en cherchant à se soumettre à cette ordonnance, c’est-à-dire en achetant un vêtement à quatre coins pour y placer des tzitzit »Mena’hot 41a

Une invitation, pas une obligation légale

Il est vrai que la Torah ne contraint pas celui qui ne possède pas un vêtement à quatre coins. Mais le cœur d’un croyant sincère cherche à honorer Dieu, pas à contourner Ses prescriptions. Et c’est là que réside la véritable différence entre légalisme et amour pour les commandements.

« Dieu voit l’intention du cœur. »

Celui qui veut sincèrement honorer l’Éternel cherchera à se rapprocher de Ses voies, même si cela demande des efforts, même si cela semble étrange aux yeux du monde.

À qui s’adresse ce commandement ?

« Parle aux Fils d’Israël… »Nombres 15:38

Ce verset soulève une question fréquente : un non-juif croyant en Yéshoua est-il concerné ? Beaucoup répondent hâtivement : « Non ! Ce n’est pas pour nous. Nous sommes sous la grâce, pas sous la loi… »

Or, cette affirmation repose sur une fausse dichotomie entre loi et grâce, introduite historiquement par des lectures erronées de Paul et une théologie de rupture (théologie du remplacement).

L’alliance : un héritage partagé

Dès l’origine, l’Alliance de Dieu vise à inclure les nations dans la postérité d’Abraham. La Torah le dit :

« C’est d’Isaac que sortira une postérité qui te sera propre. »Genèse 21:12

« Tu as donné cette terre à la postérité d’Abraham qui t’aimait. »2 Chroniques 20:7

Mais Paul le rappelle avec force :

« Si vous êtes au Messie, vous êtes donc la postérité d’Abraham, héritiers selon la promesse. »Galates 3:29

« Car vous êtes tous fils de Dieu par la foi en Yéshoua le Messie. »Galates 3:26

Ainsi, quiconque croit réellement en Yéshoua devient membre du peuple de Dieu. Il est greffé sur l’olivier d’Israël (cf. Romains 11), et hérite donc de la Torah et de ses trésors.

« Un chrétien entre dans l’Alliance de Dieu, et il est donc tenu d’observer avec joie à Ses commandements, selon son niveau de foi. »

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Ne confondons pas l’impossibilité avec la théologie de l’annulation

Il est parfaitement acceptable de reconnaître que l’on ne parvient pas à pratiquer certains commandements. Dieu est miséricordieux et patient. Mais il est dangereux de créer une doctrine qui nie ou abolit ces commandements, simplement parce qu’ils nous dérangent ou nous mettent mal à l’aise.

« Si nous, gênés par un commandement, et si nous inventons alors une théologie pour l’annuler, nous franchissons une ligne rouge. »

Une grâce enracinée dans la Torah

La loi de Dieu n’est pas l’opposée de la grâce. Elle en est le canal. C’est par elle que nous comprenons notre besoin de rédemption, c’est par elle que la foi s’incarne, et c’est par elle que le croyant se sanctifie au quotidien.

Nous le voyons : le commandement des tsitsit, comme toute la Torah, n’est pas un fardeau réservé à une élite juive, mais une source de sanctification pour tous les croyants, juifs et non-juifs unis dans le Messie, dans la foi au Dieu unique.

Mais alors, d’où vient cette idée largement répandue selon laquelle la loi aurait été « abolie » ? D’où vient cette opposition tenace entre foi et obéissance ? C’est ce que nous allons aborder maintenant, dans une réfutation claire et structurée.

Démolition de la fausse doctrine de l’abolition de la Torah

Une confusion persistante et toxique

L’une des objections les plus fréquentes au commandement des tsitsit est celle-ci :
« C’est une loi juive, ça ne nous concerne pas. Nous sommes sous la grâce. »

Cette phrase, mille fois répétée dans le monde chrétien, est le fruit d’une confusion théologique ancienne, remontant à une lecture tronquée des écrits de Paul et à une séparation historique artificielle entre « l’Ancien » et le « Nouveau » Testament. C’est aussi l’héritage d’une théologie catholique multiséculaire qui a bâti un mur doctrinal là où le Messie est venu apporter la réconciliation.

« Car c’est lui qui est notre paix, lui qui des deux n’en a fait qu’un, et qui a renversé le mur de séparation. »Éphésiens 2:14

Ce mur, c’est justement celui que certains continuent d’ériger entre Israël et les nations, entre la Torah et l’Évangile.

Israël : racine de l’Alliance

Il est fondamental de rappeler que les commandements de Dieu ont été donnés à Israël, peuple élu, postérité d’Abraham, comme fondement de son identité spirituelle et de sa mission sacerdotale parmi les nations :

« Dieu dit à Abraham : c’est d’Isaac que sortira une postérité qui te sera propre. »Genèse 21:12

« N’est-ce pas toi, ô notre Dieu, qui as donné cette terre à la postérité d’Abraham ? »2 Chroniques 20:7

Mais l’Alliance n’est pas close sur elle-même. Elle est ouverte à ceux des nations qui s’y greffent par la foi en Yéshoua, et non par le rejet d’Israël ni de la Loi :

« Et si vous êtes au Messie, vous êtes donc la postérité d’Abraham. »Galates 3:29

« Vous êtes tous fils de Dieu par la foi en Yéshoua le Messie. »Galates 3:26

« Ne te glorifie pas aux dépens des branches… tu ne portes pas la racine, c’est la racine qui te porte. »Romains 11:18

Une responsabilité individuelle : se soumettre, ou falsifier ?

Nous devons distinguer deux attitudes :

  1. Le croyant sincère qui, par humilité ou circonstance, ne parvient pas encore à observer certains commandements. Dieu voit son cœur et l’accompagne.
  2. Celui qui, par rejet ou gêne, élabore une doctrine visant à abolir des commandements de Dieu. Ce dernier entre dans une désobéissance grave, car il devient enseignant d’erreur, créant un faux Évangile pour justifier sa tiédeur ou sa rébellion.

« Ne pas pratiquer un commandement par faiblesse est une chose. Créer une doctrine pour l’annuler en est une autre. »

C’est ce deuxième cas que le Messie dénonce avec force :

« Celui donc qui violera l’un de ces plus petits commandements, et qui enseignera aux hommes à faire de même, sera appelé le plus petit dans le royaume des cieux… »Matthieu 5:19

Le test prophétique des faux docteurs

Même si des miracles impressionnants sont produits, ce ne sont pas les prodiges qui valident une autorité spirituelle, mais la fidélité à la Torah :

« S’il s’élève au milieu de toi un prophète… et que le signe s’accomplisse… mais qu’il dise : allons après d’autres dieux… tu n’écouteras pas, car l’Éternel vous éprouve pour savoir si vous l’aimez. »Deutéronome 13:2-4

Dans le langage prophétique, « aller après d’autres dieux », c’est aussi remplacer la Torah du Dieu vivant par une doctrine humaine qui prétend être spirituelle mais refuse les commandements de Dieu.

Et que dit l’Écriture au sujet de ceux qui conservent à la fois la foi en Yéshoua et les commandements de Dieu ? C’est à eux que la promesse est donnée :

« Celui qui gardera ma parole, je ferai de lui une colonne dans le temple de mon Dieu. »Apocalypse 3:12

« Voici la persévérance des saints, qui gardent les commandements de Dieu et la foi en Yéshoua. »Apocalypse 14:12

Nous avons vu que l’enseignement du Messie ne s’oppose pas à la Torah, mais qu’il l’éclaire. Nous avons vu que l’appartenance à Israël – selon la foi – implique l’accueil de ses commandements, non leur rejet. Il est maintenant temps d’illustrer cette vérité par un témoignage puissant, et d’ouvrir des pistes concrètes pour ceux qui, non-juifs, veulent répondre à cet appel.

Témoignage, conseils pratiques et espérance eschatologique

Une histoire vraie : bénédiction cachée dans l’obéissance

Vous pensez qu’il s’agit d’une loi simplement vestimentaire et dépassée ? Grave erreur.

Rien ne parle plus fort que les témoignages vécus. Voici une histoire rapportée par le Rav Zilberstein, tirée du Choul’han Aroukh, qui illustre avec force la protection spirituelle attachée à ce commandement.

Un adolescent fut atteint d’un cancer et commença un traitement de radiothérapie. À l’hôpital, l’infirmière lui expliqua qu’il devait mettre une tenue stérile et qu’il ne pouvait garder ses habits.

 

À la grande peine du garçon, cette nouvelle tenue ne lui permettait pas de porter son habit à quatre coins avec les franges (Talith Katane).

 

Pour combler ce manque, lors de la séance suivante, notre jeune ami apporta avec lui un Talith propre et soigneusement plié afin de pouvoir porter ses franges.

 

Il espérait ainsi accomplir ce grand commandement même pendant les soins, et bénéficier ainsi de multiples protections et faveurs de la part de l’Éternel. (Notez qu’il a accompli ce commandement par obéissance et amour envers Dieu et non par légalisme ou dans l’espoir qu’il serait ainsi sauvé au jour du jugement !)

 

Mais l’infirmière était catégorique : Elle ne voulait en aucun cas autoriser le port de ce vêtement. La discussion ne mena à rien, tous deux restant sur leurs positions. Le garçon s’installa sur l’un des bancs en essayant de trouver une solution. Soudain, un professeur passa près de lui et lui demanda ce qu’il faisait là. L’adolescent raconta les faits et le professeur promit qu’il allait essayer de convaincre l’infirmière.

 

Il partit et revint quelques minutes plus tard, tout excité :

 

– Tu ne sais pas quel miracle tu viens de vivre. En parlant avec les infirmières, j’en ai profité pour vérifier les réglages et l’intensité des radiations. J’ai constaté une grave erreur. Je ne respecte pas les commandements de Dieu, mais je peux t’affirmer que ta détermination pour garder les commandements a épargné ta vie.

 

Cette histoire a été racontée par le Rav Zilberstein et a été rapportée dans l’un de ses livres.

 

En consultant ce livre, le malade a téléphoné pour préciser que, contre toutes les prévisions des médecins, il est aujourd’hui (trois ans plus tard) entièrement guéri et marié, Barouh HaShem (Grâce à Dieu) ! »

Cette histoire confirme une vérité profonde : Dieu honore ceux qui L’honorent, même dans les plus petits commandements.

Les tsitsit : un écho prophétique pour les temps de la fin

Le Gaon de Vilna, au moment de quitter ce monde, pleura. Lorsqu’on lui demanda pourquoi, il répondit :

« Je quitte un monde où, pour quelques pièces, je pouvais acquérir un commandement. Dans l’autre, je ne pourrai plus en observer un seul. »

Notez que le Messie lui-même confirme cette pensée lorsqu’il enseigne :

« Amassez-vous des trésors dans le ciel. »Matthieu 6:19

Cela signifie : obéis à Dieu dès maintenant, observe avec amour et conviction le plus grand nombre de commandements possible, car chaque mitsva accomplie avec un cœur sincère est une pierre précieuse déposée dans ton trésor éternel. Après la mort et le jugement, il sera trop tard pour construire ce trésor. Le monde futur est un lieu de récompense, non d’action.

Mais quel commandement le Gaon de Vilan pleurait-il ? Celui des tsitsit, car il est écrit :

« Celui qui prend garde au commandement des tsitsit méritera de recevoir la face de la Présence divine. »Mena’hot 43b

tzitzit

Nous l’apprenons des versets suivants :

« Ce sera pour vous un tzitzit, vous le verrez lui (Otho)… C’est l’Éternel ton Dieu que tu craindras et c’est Lui que tu dois servir (Otho). »Deutéronome 6:13

Les sages d’Israël ont perçu que le fil bleu (tekhelet) des tsitsit ressemble à la mer, qui ressemble au ciel, qui ressemble au trône de gloire. Ainsi :

« Celui qui voit les tsitsit se souvient du Maître du monde, et voit la face de la Présence divine. »

Le prophète Zacharie confirme cette portée eschatologique :

« En ce temps-là, dix hommes de toutes les nations saisiront le pan du vêtement d’un Juif [où sont fixés les tsitsit], en disant : Nous irons avec vous, car nous avons appris que Dieu est avec vous. »Zacharie 8:23

Une réforme messianique : l’heure du retour aux racines

Nous sommes à l’ère d’une réforme messianique. Tout comme les juifs retrouvent leur terre, La Torah retrouve sa place. Les commandements, loin d’être abolis, se révèlent comme des instruments de vie, de sainteté, de proximité avec Dieu.

Le Rav Eliaou Hassan écrit :

« Beaucoup, en négligeant les commandements de Dieu, imaginent alléger leur fardeau en jouissant des plaisirs de ce monde, mais en vérité ils s’enfoncent dans la matière en étouffant leur âme et toute possibilité d’accéder au bonheur. Celui au contraire qui amasse tous les commandements qu’il peut, nourrit son âme et apporte un bien-être profond à son être. Vous gagnerez beaucoup plus que tout ce que vous pouvez imaginer. »

Et le Messie Yéshoua enseigne :

« Si tu veux entrer dans la vie, observe les commandements. »Matthieu 19:17

« Celui qui a, on lui donnera encore ; mais celui qui n’a pas, on lui ôtera même ce qu’il a. »Matthieu 25:29

La fausse crainte d’être légaliste ne doit pas nous paralyser. Car ceux qui méprisent un « petit » commandement comme les tsitsit, sont souvent ceux qui rejettent bien d’autres lois du Dieu vivant.

« Leur crainte de Dieu n’est qu’un précepte de tradition humaine. »Ésaïe 29:13

Application concrète pour les croyants des nations

Tu veux répondre à cet appel et commencer à observer ce commandement ? Voici quelques conseils :

  • Si ton vêtement n’a pas quatre coins, il n’y a aucune obligation.
  • Tu peux acheter un tsitsit (t-shirt spécial à quatre coins) dans une librairie juive. Ce n’est pas un talith de prière, mais un vêtement du quotidien. Pour des raisons non expliquées ici, la plupart n’ont pas le fil bleu azur, mais n’ont que des fils blancs : ils sont aussi valables. Seuls quelques rares librairies, surtout en Israël, proposent le fil bleu (la teinte bleue spéciale fait l’objet d’un débat et aurait été redécouvert que récemment).
  • Porte-le sous ta chemise si tu le souhaites discrètement. Certains le portent avec les franges à l’intérieur du pantalon, pour que Dieu seul le voie.
  • Prière traditionnelle à réciter en l’enfilant :

Baroukh atta Ado-naï Elohénou, Mélekh ha’olam, acher kidchanou bémitsvotav vétsivanou ‘al mitsvat tsitsit.
(Béni sois-tu, Seigneur notre Dieu, Roi de l’univers, qui nous as sanctifiés par tes commandements et nous as ordonné le commandement des tsitsit.)

Et si un libraire juif te pose des questions, vois cela comme une belle opportunité de témoigner de ton amour pour le peuple d’Israël et pour la Torah de l’Éternel.

Conclusion finale : Choisir la vie

Le Messie a dit : « Celui qui est fidèle dans les petites choses, le sera aussi dans les grandes. »

Le commandement des tsitsit est petit par sa taille, mais immense par son impact. Il t’aide à garder la conscience du Ciel dans les détails du quotidien. Il te sanctifie, te rappelle l’Alliance, et te relie à Celui qui t’a choisi pour marcher dans Ses voies.

« Que ton nom soit sanctifié, que ton règne vienne, que ta volonté soit faite sur la terre comme au ciel. »Matthieu 6:9

Yéshoua ne nous appelle pas à mépriser la Torah, mais à l’incarner par amour, avec foi, avec ferveur, avec douceur. Les tsitsit sont une trace visible de cette fidélité invisible.

Tu veux une place proche de la Face divine ?
Alors, saisis les franges de Son vêtement.

« En ce jour-là… ils saisiront le coin du vêtement… »Zacharie 8:23

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Thomas - RencontrerDieu

À propos de l'auteur

Thomas est l’auteur du site RencontrerDieu.com, où il annonce la Bonne Nouvelle de l’Évangile depuis 2011. Jadis athée, Thomas chercha Dieu de tout son cœur. C’est alors qu’il fut confronté à des prodiges et à des miracles semblables à ceux rapportés dans les Écritures, et qu’il fut saisi par la réalité vivante du Dieu d’Israël et de Son Messie, Yéshoua, qui l’appela à marcher à Sa suite.

Puis, en 2017, répondant à un nouvel appel pressant venu d’en Haut, il est entré à plein temps dans le service divin. Depuis lors, il enseigne la Torah vivante aux disciples du Messie au sein de la WebYéshiva LeRetourAuxRacines.com. Il y propose des cursus vidéo approfondis sur des thèmes essentiels — apostasie, éthique divine, lois de Dieu, fêtes bibliques — ainsi qu’une lecture du Nouveau Testament éclairée par la pensée hébraïque.

Son travail met en lumière, contre bien des idées reçues, l’harmonie profonde et l’unité vivante entre la Torah transmise par les sages d’Israël, les Évangiles et les épîtres.

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15 Commentaires

  1. Didier

    Shalom Thomas, et merci beaucoup pour cet enseignement très enrichissant.

    Réponse
  2. DIANE

    Bonjour Mr Thomas,
    Je viens de découvrir le talith travers le livre  » La bénédiction de Torah », et j »en suis émerveillée. Mais une soeur origine juif ne l’accepte pas, elle disait c’est un acte religeux, pas de grâce par Jésus. Jésus enseigne et laisse 2 commandements: Aimer Dieu de tout ton coeur, et aimer ton prochain. Tous les autres commandements sont effacés. Est-il vrai? Merci
    Moi, je suis une Vietnamienne, et très loin pour comprendre tout ça, surtout vis-à-vis avec une juive.

    Réponse
  3. David

    Bonjour ,jaimerais savoir ou je peux me procurer des tsitsit ou des Talith Katane faits conformement du savoir-faire juifs.
    merci mes bien-aimés freres et soeurs en Christ

    Réponse
  4. Bououden

    bonjour , je ne suis pas Juif mais j’ai accepté de marcher et de vivre selon l’Evangile du CHRIST , voila ne connaissant rien a la religion Juive je vous suite depuit un moment et dans le désire de plaire a D.ieu je me pose des questions concernant les commandements Divins de la Thora . Donc en temps que chrétien je doit me conformer a la Thora dans toute sa plenitude , concernant le tsitsit cela me concerne t-il , doit – je me soumettre au règle alimantaire ?, en ce qui concerne la kippa et la couverture dont se couvre les Juifs lors des prières doit – on faire de meme .Se n’est pas par moquerie que je vous pose toute ces question mais c’est dans dans l’intentions de plaire a D.ieu . Merci de m’aider dans cette démarche vers la sanctification et d’avoir accès au promesses Divine

    Réponse
  5. Virginie

    Slalom Thomas,
    Avant tout merci pour cette étude une fois de plus très édifiante ….
    Je souhaite savoir au sujet d’un commentaire auquel tu as répondu en ce qui concerne le port des franges pour les femmes…
    Tu as dit que le Rav BENHAMOU explique que se sont des habits d’hommes…
    Le Rav BENHAMOU rapporte ce qui est écrit dans le targoum Yonathan qui explique que ce sont des habits d’hommes – et la Torah parfaite de Dieu interdit à une femme de porter des habits d’hommes et vice-versa.

    Ma question est : est-ce des habits d’hommes parce que se sont les hommes qui sont le plus donné en exemple dans la Parole ou bien est-ce l’homme qui s’est approprié le port des franges? Et du coup c’est devenu un habit d’hommes parce que se sont eux qui les portes le plus.

    Je sais pas si je suis clair, excuse moi j’ai un peux de difficulté à t’exprimer ma demande.
    N’hésite pas à me le faire savoir si tu souhaite que je m’exprime différemment afin d’être plus explicite.
    Sois bénis
    Virginie.

    Réponse
    • RencontrerDieu.com

      Shalom Virgine, étant en séminaire et en déplacement jusqu’au 22 aout, je ne peux pas répondre à ton commentaire, mais je n’y manquerais pas à mon retour. N’hésite pas à me relancer si oubli de ma part.

      Meilleur shalom en Yéshoua !
      Thomas.

      Réponse
  6. Florence

    Bonjour Thomas,

    Merci pour cette étude riche en enseignements. Après lecture, je comprend que le commandement des Tsitsits est vraiment d’une grande valeur comme tous les autres commandements.
    J’ai deux questions :
    – les Tsitsits doivent ils être fait de 8 fils et 5 noeuds? Certains font leur tsizit eux même sans tenir compte du nombre de fils.
    – qu’est ce qu’un choul’han Aroukh?
    Merci d’avance.

    Réponse
    • RencontrerDieu.com

      Bonjour cher Florence, oui, chaque commandement de Dieu possède une grande valeur. Mais j’ai à coeur ici de bien insister sur une chose : pour les convertis des nations, je suis convaincu que l’Eternel se réjouis de voir ses enfants observer ses commandements mais pour certains commandements tellement nouveau et particulier comme le tsitsit, il faut absolument le faire avec la bonne disposition de coeur et sans surtout se mettre le moindre joug de condamnation sur les épaules car si on ne porte pas les tsitsit, n’oublions pas ce qu’enseigne la Torah et les sages : celui qui n’a pas un vètement à 4 coins n’est pas tenu d’en porter.

      Le choul’han Aroukh est un ouvrage ou un recueil qui regroupe les lois concernant les principaux domaines de la vie juive et écrits par plusieurs sages d’Israël. Il existe des versions condensés (dites de poche) comme celle citée dans l’article.

      Pour le tsitsit, oui c’est 8 fils et 5 noeuds comme indiqué dans l’article. Après, je dirais que tous ceux qui font la chose sans tenir compte de ce qu’enseigne les références en la matière, sont libres de le faire, mais ce n’est pas ce que nous recommandons. Pour un tel sujet, il est plus sages de respecter et de suivre ce qui a été transmis.

      On parlera de ces choses plus en détail dans le E-book qui sortira au temps du Seigneur !

      Réponse
      • Florence

        Shabbat shalom! Un grand merci pour tes réponses Thomas.

        Que l’Eternel vous bénisse et vous aide dans la réalisation des projets que vous lui remettez.

        Réponse
  7. Séfora Bueno

    Merci beaucoup pour votre enseignement Thomas. Je me demande si ce commandement s’applique aussi aux femmes. Merci pour votre aimable réponse. Que Hashem vous bénisse.

    Réponse
    • RencontrerDieu.com

      Shabbat Shalom à vous ! Une personne a déjà posté la question sur Facebook, voici, en italique, la réponse que je lui ai faite :

      « Voici ce que j’en dis : pour plusieurs raisons discutées dans la torah orale, la femme est dispensée des tsitsit mais peut très bien observer ce commandement.

      Il y a plusieurs avis à ce sujet, voici, globalement, ce qui est dit :

      Le Rav BENHAMOU rapporte ce qui est écrit dans le le targoum Yonathan qui explique que ce sont des habits d’hommes – et la Torah parfaite de Dieu interdit à une femme de porter des habits d’hommes et vice-versa.

      Le Rambam, quand à lui, dans le Sefer Ahavah dit que Les femmes ne sont pas astreints au [commandement des] tsitsit mais si elles désirent se revêtir des tsitsit, elles peuvent l’accomplir.

      Pour ma part, ce n’est que mon avis, je dirais que la femme peut en porter puisqu’il s’agit d’un commandement adressé à tout le peuple d’Israël selon la Torah comme il est dit : « Parle aux enfants d’Israël, et dis-leur: qu’ils se fassent, de génération en génération, une frange au bord de leurs vêtements » (Nombres 15 : 1,38)

      Mais j’insiste : découvrir, étudier, méditer et observer les commandements de l’Eternel est une chose excellente demandé par Dieu à tous ceux qui croient en Lui, mais il faut absolument veiller à observer ses commandements avec un coeur bien disposé, avec conviction, foi, joie et amour et sans légalisme sinon, il y a un problème.

      Veillons à ne jamais perdre de vue l’immense miséricorde que Dieu déploie sur la vie de tous ceux qui croient en Yéshoua : c’est le moteur de notre amour et de notre obéissance. »

      (PS : je me suis permis d’enlever le titre de « Rav » que vous aviez mis à mon égard dans votre commentaire car je ne m’estime pas à la hauteur de ce titre, sans aucune fausse modestie. Un Rav a une connaissance très poussée sur la Torah et sur l’ensemble du Talmud, du Zohar etc. Je n’en suis pas encore à ce stade même si j’y travaille avec joie !)

      Réponse
      • Séfora Bueno

        Amen! Merci beaucoup!

        Réponse
  8. Jorel

    Très belle étude Thomas, merci !
    On voit encore ici que toutes les écritures sont inspirées, et utiles pour l’édification spirituelle.

    Cependant, j’ai une question pour toi. Dans ton étude, tu cites une partie des paroles de Jésus en Matthieu 19:17 :
    « si tu veux entrer dans la vie, garde les commandements »

    Quels commentaires fais-tu sur la suite du dialogue ?

    « Il lui dit: Lesquels ? Et Jésus lui répondit: Tu ne tueras point; tu ne commettras point d’adultère; tu ne déroberas point; tu ne diras point de faux témoignage; Honore ton père et ta mère; et tu aimeras ton prochain comme toi-même.

    Pourquoi notre Seigneur ne parle-t-il pas ici des 613 mitzvots, pour « rentrer dans la vie » ?

    A bientôt

    Réponse
    • RencontrerDieu.com

      Shalom cher Jorel : excellente question !

      Oui, je te donne ma position sur la suite du verset avec plaisir.

      Dans l’article, La partie des paroles citées par Yéshoua sont des paroles capitales qui sont celles de son Père dans la Torah : « observer les commandements », c’est à dire observer la Torah.

      Mais, bien que la réponse de Yéshoua soit claire, l’homme qui l’interroge insiste : « Lesquels » ?

      Yéshoua, sans rien abolir pour autant, fait ce qu’il fait régulièrement dans l’Evangile : ramener le peuple au coeur de la loi, à savoir : aimer son prochain comme soi-même. Effectivement, on voit qu’il cite tous les commandements qui sont en relation avec notre prochain. Mais, Yéshoua ne fait pas cela par hasard, il connait le coeur de celui qui lui pose la question et va l’amener là ou le bas blesse.

      Yéshoua ne parle pas du tsitsit, il ne parle pas du Shabbat, il ne parle pas du 1er commandement : Aimer Dieu de tout son coeur. Il parle de l’amour du prochain et c’est volontairement qu’il ne parle pas de tous les commandements relatifs à l’amour de Dieu. Il ne fait que parler des commandements concernant l’amour du prochain. La suite nous permet de comprendre pourquoi Yéshoua procède ainsi :

      L’homme déclare observer tout ce qui concerne l’amour du prochain. Mais Yéshoua sait qu’il lui manque quelque chose et il rajoute : maintenant « va, vends ce que tu possèdes, donne-le aux pauvres, et tu auras un trésor dans le ciel. Puis viens, et suis-moi » Ici, il quitte le terrain de l’amour du prochain, pour rentrer sur le terrain du 1er commandement, celui de l’amour de Dieu : il montre à l’homme ce qui lui manque pour être parfait : Renoncer à soit-même et aimer Dieu en suivant Sa Parole avec foi et obéissance. Pour cela son épreuve est d’abandonner tous ses biens pour suivre le Seigneur.

      Ici, l’homme échoue.

      Il est très intéressant de remarquer que le shabbat, le tsitsit etc, font tous parti du 1er commandement de Dieu et de la première table de la loi : celle qui régit notre relation et notre amour envers Dieu. L’homme qui interroge Jésus ne voyait pas de problème avec la deuxième table de la loi qui régit notre relation avec notre prochain ; il avait un problème avec la première table de la loi.

      Mais une autre interprétation est possible et qui ne rentre pas forcément en contradiction avec la première interprétation : Yéshoua, avait en face de lui un homme qui observait déjà naturellement le commandement du shabbat, des tsitsit, etc : tout ce qui concerne la première table de la loi. Yéshoua, connaissant son coeur, le dirige vers là ou l’homme croit être parfait : l’amour du prochain. En refusant de vendre tous ses biens aux pauvres pour suivre Jésus, l’homme voit que son amour envers son prochain est loin d’être aussi parfait qu’il s’imagine et il comprend du coup, que son amour envers Dieu n’est pas parfait non plus. « le jeune homme s’en alla tout triste; car il avait de grands biens. »

      Enfin, je vois encore une 3eme interprétation qui ne contredit pas les 2 précédentes : si l’homme s’imagine qu’il peut rentrer au ciel uniquement par la Loi de Dieu, il ne pourra que constater son cuisant échec. C’est alors que la suite du verset nous éclaire :

      « Qui peut donc être sauvé ? Yéshoua les regarda, et leur dit : Aux hommes cela est impossible, mais à Dieu tout est possible. »

      Ce qui signifie cela : un homme n’est pas en mesure de se sauver par la Loi seule mais que, par sa foi, sa crainte et son amour de Dieu, il sera sauvé, s’il persévère dans l’obéissance à Dieu, s’il persévère dans l’observation des commandements avec foi et amour en s’appuyant totalement et complètement sur Dieu et sur l’oeuvre de notre Messie et sauveur à la croix du calvaire. L’homme doit impérativement conjuguer l’observation de la loi avec l’espérance, la foi, la crainte de Dieu. C’est seulement ainsi que ce verset brillera de mille feu : « la miséricorde triomphe du jugement »

      En quelques mots, cela peut se résumer à cela : Dieu nous demande d’observer ses commandements avec foi et amour, de tout notre coeur et de toute notre force et pour le reste, par Yéshoua, il fera ce qui est impossible à l’homme : il nous sauvera à cause de notre foi et de notre amour qui a été validé, approuvée et authentifiée par notre persévérance à lui obéir et à observer ses commandements : nul ne peut tricher car la Torah de Dieu est justement là pour révéler notre coeur et la réalité de notre foi.

      J’imagine qu’il y a beaucoup d’autres interprétaions qui existent mais ce que je sais est cela : toute les interprétations sont possiblement bonnes dès lors qu’elles n’abolissent pas le moindre iota de la loi de Dieu et/ou ne transforment pas la pureté du message de l’Evangile.

      Meilleur Shalom,
      Thomas.

      (PS : j’ai bien reçu ton mail, j’espère ne pas trop tarder pour répondre, ni oublier, n’hésites pas à me relancer si besoin)

      Réponse
      • Roger Demarco France

        Shalom, concernant le jeune homme riche,moi j’ai plutôt pensée que le jeune homme était vraiment intègre et qu’il était conscient qu’il lui manquait quelque chose qu’il n’avait pas tout accompli, c’est pour cela qu’il va voir Yeshoua. On voit même que lorsque il dit à Yeshoua qu’il a observé les commandements dès sa jeunesse, Yeshoua l’apprécie. Mais le jeune n’était pas encore mur il était pas prêt. C’est comme ça que je l’ai compris dès le départ, mais la 1ère explication de Thomas semble plus plausible.

        Réponse

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