👉 « Quiconque est de la vérité écoute ma voix » – Yéshoua/Jésus, Jean 18:37

👉 « Si vous me cherchez de tout votre coeur. Je me laisserai trouver par vous, dit l’Éternel » – Jérémie 29:13

Témoignage de Louis S. Lapides : lorsqu’un juif rencontre son Messie

par | Avr 17, 2012 | 4 commentaires

Dernière révision éditoriale : 10 juillet 2025 @ 19 h 02 min • par RencontrerDieu.com
Les Juifs découvrent le Messie Yéshoua

Après avoir livré sa vie en sacrifice pour le péché, Il verra une postérité et prolongera ses jours; Et l’œuvre de l’Éternel prospérera entre ses mains. – Esaïe 53:10

Introduction

Les rouleaux sacrés – ces oracles que les nations nomment l’Ancien Testament, mais que les fils de l’Alliance appellent avec plus de justesse la Bible hébraïque – contiennent des trésors de vérité.

Dans ces pages bénies, l’Éternel, dans sa prescience infinie, a gravé des dizaines de prophéties sublimes annonçant la venue du Messie promis pour racheter et sauver Son peuple Israël, et le monde entier.

L’Empreinte Digitale du Serviteur Souffrant

Parmi ces joyaux prophétiques, nul ne brille d’un éclat plus douloureux et plus glorieux que le chapitre 53 du prophète Esaïe. Voyez comment l’Esprit de Dieu a dessiné, des siècles à l’avance, le portrait de son Oint !

Ces prédictions forment une empreinte digitale céleste, un sceau d’authenticité si précis, si détaillé, que seul le véritable Messie pourrait y correspondre parfaitement. C’était là le rempart que Dieu avait dressé pour son peuple, afin qu’il puisse écarter les imposteurs et reconnaître, sans l’ombre d’un doute, Celui qui viendrait en Son Nom.

Une querelle entre frères : la controverse d’Esaïe 53

Hélas, il n’est pas ignoré de nous qu’un voile est tombé sur les yeux de beaucoup de nos frères juifs. En réaction à la foi des disciples du Messie, de nombreux rabbins aujourd’hui appliquent les souffrances d’Esaïe 53 au peuple d’Israël tout entier, et non à une personne. Cette lecture, bien que portant une part de vérité sur les douleurs de notre nation, ne doit pas nous faire oublier que plusieurs grandes autorités du judaïsme et de nombreux Sages d’Israël, de mémoire bénie, bien qu’ils n’aient pas reconnu Yéshoua, ont enseigné que ce chapitre dessinait aussi les traits du Messie souffrant.

La grande question de l’âme

Dès lors, une question, plus grande et plus solennelle que toutes les autres, se dresse devant chaque conscience : Yéshoua de Nazareth, est-il vraiment le Messie (le Christ) attendu par nos pères ? A-t-il, par un miracle de la providence divine, accompli ces prédictions écrites des centaines d’années avant sa naissance ? Comment savoir s’il a été le seul individu de toute l’histoire humaine à porter sur son front, sur ses mains et à son côté, la marque de cette empreinte divine ?

Au-delà de la preuve, la puissance du témoignage

Les salles de nos académies sont remplies de spécialistes bardés de diplômes, capables de prouver avec une certitude qui confond l’esprit, que Yéshoua est bien le Messie d’Israël et du monde, tant sa vie correspond, comme nulle autre, aux oracles des prophètes.

Mais, cher ami lecteur, au-delà de la froide démonstration de l’intellect, il est une puissance plus grande encore : celle du témoignage vivant. Un cœur qui a été touché, une âme qui a été régénérée, possède un pouvoir de persuasion que mille arguments ne sauraient égaler.

Et lorsque cette voix qui témoigne est celle d’un fils d’Abraham, d’un frère juif selon la chair qui prétend avoir eu la révélation du Messie, ne mérite-t-elle pas une attention redoublée ?

Voici donc, livré à notre méditation, le témoignage de Louis S. Lapides, aujourd’hui pasteur et diplômé de théologie. Pour un homme pétri d’un tel héritage, la question de l’identité du Messie n’était pas une simple curiosité intellectuelle. Non ! Elle était une quête personnelle, un combat de l’âme, un chemin tortueux allant du scepticisme à la foi, d’un Jésus de l’histoire à Yéshoua le Messie.

M. Lapides a arpenté les couloirs des séminaires les plus réputés, il a enseigné la Bible dans de grandes universités, il a porté la parole à des milliers d’étudiants juifs et a présidé un réseau d’assemblées messianiques. Autant dire, cher lecteur, que cet homme sait de quoi il parle.

C’est le récit de ce combat de l’âme, recueilli par Lee Strobel pour son livre « Jésus, la parole est à la défense », que nous vous livrons ici, priant que le Dieu d’Abraham, d’Isaac et de Jacob ouvre votre cœur comme Il a ouvert le sien.

Témoignage de Louis S. Lapides : lorsqu’un juif découvre et rencontre son Messie

« Je suis d’une famille juive. J’ai fréquenté pendant sept ans une synagogue conservatrice pour me préparer à la bar-mitsva. Ma famille considérait ces études comme très importantes, bien que la foi n’ait pas changé grand-chose à notre vie quotidienne. Malgré cela, les jours saints nous allions à la synagogue la plus strictement orthodoxe, parce que mon père avait vaguement le sentiment que c’était là qu’il fallait aller si nous voulions avoir des relations sérieuses avec Dieu ! ».

Ses parents ne lui avaient jamais rien appris sur le Messie Yéshoua/Jésus, il n’en avait jamais été question :

« Je ne me souviens même pas si le sujet était traité à l’école hébraïque ».

« En fait on n’en parlait jamais. Ou si on en parlait, c’était uniquement en mal. Mes impressions sur Jésus proviennent des églises catholiques, à cause de la croix, de la couronne d’épines, du côté transpercé, du sang coulant de sa tête. Pour moi, cela ne voulait rien dire. Pourquoi irait-on adorer un homme pendu à une croix avec des clous dans les mains et les pieds ? Il ne m’est jamais venu à l’esprit que Jésus avait le moindre lien avec le peuple juif. Je le voyais simplement comme un dieu des gentils (gentils signifie non-juif) ».

« On assimilait les gentils aux chrétiens, et on nous apprenait à être prudents parce qu’il pouvait y avoir de l’antisémitisme chez les gentils ».

« Quand, plus tard, on m’a présenté le Nouveau Testament pour la première fois, je m’attendais sincèrement à ce que ce soit surtout un manuel d’antisémitisme : comment haïr les juifs, comment tuer les juifs, comment les massacrer. Je pensais qu’il serait un excellent manuel d’instructions pour le parti nazi américain ».

Il est triste de penser qu’un certain nombre d’autres enfants juifs ont probablement grandi en considérant les chrétiens comme leurs ennemis. Bien sûr, heureusement, ce n’est pas une généralité et plus encore : rien dans le Nouveau Testament, lorsqu’il est correctement appréhendé et étudié, ne peut conduire dans une telle direction. C’est même le contraire qui est vrai.

Les débuts d’une quête spirituelle

Durant son adolescence, plusieurs événements ont affaibli son adhésion au judaïsme.

« Mes parents ont divorcé quand j’avais 17 ans. Cela a vraiment mis un terme à toute velléité de religions dans mon cœur. Je me demandais quelle était la place de Dieu là-dedans, pourquoi ils n’étaient pas allés demander conseil à un rabbin, à quoi servait la religion si elle ne pouvait pas venir en aide aux gens concrètement.

La religion avait bel et bien échoué à garder mes parents ensemble. Quand ils se sont séparés, une partie de moi s’est aussi trouvée coupée en deux. Pour couronner le tout, le judaïsme ne me donnait pas l’impression d’une relation personnelle avec Dieu. Je voyais tout un tas de magnifiques cérémonies et de belles traditions, mais Lui restait le Dieu distant et indifférent du mont Sinaï qui avait dit : « voilà les règles : si vous les observez tout ira bien. Salut ».

Et moi, adolescent aux hormones bouillonnantes, je restais avec mes questions : est-ce que Dieu s’occupe de mes combats, est-ce que je compte pour lui en tant que personne ? Eh bien, je n’en savais rien du tout ».

Ce divorce a déclenché une période de révolte. Dévoré par la musique et influencé par les œuvres du monde, Lapides passait trop de temps dans les cafés de Greenwich Village pour s’inscrire comme étudiant, et s’est fait attraper par le service militaire. En 1967, il s’est retrouvé de l’autre côté du monde sur un cargo chargé d’explosifs – munitions, bombes, roquettes et autres – qui en faisait une cible tentante pour le Viêt-Kong.

« Je me souviens qu’au moment de notre affectation, au Vietnam, on nous a dit que « 20 % d’entre nous se feraient probablement tuer, et que les 80 % restants attraperaient une maladie vénérienne, ou deviendrait alcoolique, ou deviendraient accros à la drogue ». Je me suis dit que je n’avais même pas 1 % de chance de m’en sortir normal !

Cette période a été très noire. J’ai vu la souffrance. J’ai vu des morts dans des sacs. J’ai vu la dévastation apportée par la guerre. J’ai fait connaissance avec l’antisémitisme de certains G.I. Une nuit, quelques-uns d’entre eux, originaires du Sud, ont même fait brûler une croix. Je voulais sans doute prendre mes distances avec les racines juives, c’est peut-être pour cette raison que je me suis plongé dans les religions de l’Orient ».

Lapides a lu des livres sur les philosophies orientales, et a visité des temples bouddhistes pendant un séjour au Japon.

« Le mal dont j’avais été témoin me tourmentait énormément et je cherchais à découvrir comment la foi pouvait y répondre. J’avais l’habitude de dire que s’il y avait un Dieu, il m’était bien égal de le trouver sur le mont Sinaï ou sur le mont Fuji, que je le prendrais où il était ».

Lapides a survécu au Vietnam et rapporté chez lui un goût pour la marijuana et le projet de devenir prêtre bouddhiste. Il s’est efforcé d’adopter un mode de vie de renoncement ascétique dans le but d’effacer le mauvais karma dû à ses mauvaises actions antérieures, mais n’a pas tardé à comprendre qu’il n’arriverait jamais à compenser tous ses torts.

« J’ai fait de la dépression. Je me souviens avoir pris le métro en me disant que la réponse était peut-être de sauter sur les rails. Je pourrais me libérer de ce corps et me fondre tout simplement en Dieu. Tout se mélangeait. Pour corser le tout, j’ai commencé à goûter au LSD ».

À la recherche d’un nouveau départ, il a décidé de partir en Californie, où il a poursuivi sa recherche spirituelle.

« J’allais à des réunions bouddhistes, mais c’était le vide. Le bouddhisme chinois était athée, le bouddhisme japonais adorait des statuts de bouddha, le bouddhisme zen était trop insaisissable. Je suis allé à des réunions de scientologie, mais il y avait trop de manipulations et de mainmise. L’hindouisme croyait en des dieux qui participaient à tout un tas d’orgies invraisemblables, et en d’autres en forme d’éléphants bleus. Rien de tout cela ne me parlait, rien ne me satisfaisait ».

Lapides avait même accompagné des amis à des réunions plus ou moins sataniques.

« J’observais en réfléchissant. Il se passait bien quelque chose, mais ce n’était pas bon. Du milieu de mes vapeurs de drogue j’ai dit à mes amis que je croyais en une puissance du mal qui existait en dehors de moi, capable d’agir en moi, comme une entité. J’avais vu assez de mal dans ma vie pour croire cela. J’ai l’impression d’avoir accepté l’existence de Satan avant celle de Dieu ».

Je ne peux pas croire en Jésus

En 1969, la curiosité de Lapides l’avait poussé à flâner jusqu’à Sunset Strip pour y regarder un évangéliste qui s’était enchaîné à une croix de 2 m 50 de haut pour protester contre les propriétaires d’une taverne qui avaient réussi à le chasser du local vitré où il exerçait son ministère.

Là, sur le trottoir, Lapides a rencontré des chrétiens qui l’ont entraîné dans un débat spirituel impromptu.

Un peu fanfaron, il a commencé par leur jeter sa philosophie orientale à la tête.

« Il n’y a pas de Dieu là-haut, a-t-il dit en désignant le ciel. Dieu, c’est nous. Je suis Dieu. Vous êtes Dieu. Vous n’avez qu’à comprendre ça.

Et bien si tu es Dieu, crée un rocher, lui a répliqué quelqu’un. Fais apparaître quelque chose. Comme Dieu ».

Dans son esprit embrumé par la drogue, Lapides se voyait tenir un rocher :

« Bon, et ben voilà un rocher, dit-il en allongeant une main vide. Le chrétien s’est esclaffé :

Voilà toute la différence entre toi et un vrai Dieu. Quand Dieu crée quelque chose, tout le monde le voit. C’est une création objective, pas subjective ».

Cela, Lapides l’avait enregistré. Après y avoir réfléchi un certain temps, il s’était dit que s’il trouvait Dieu un jour, il faudrait qu’il soit objectif. Il en avait assez de cette philosophie orientale qui disait que tout se passait dans la tête et qu’il pouvait créer sa propre réalité. Il faudrait que Dieu soit une réalité objective s’il voulait avoir le moindre sens ailleurs que dans son imagination.

Quand l’un des chrétiens à prononcer le nom de Jésus, Lapides s’est efforcé de le décourager avec sa réponse toute prête :

« Je suis juif. Je ne peux pas croire en Jésus ».

Un pasteur est intervenu : « Connais-tu les prophéties qui concernent le Messie ?

Quelles prophéties, a dit Lapides pris par surprise. Je n’en ai jamais entendu parler ».

Le pasteur a fait sursauter Lapides en se référant à des prédictions de l’Ancien Testament :

« Voyons, ce sont mes écritures juives qu’il est en train de citer ! Qu’est-ce qui pourrait concerner Jésus là-dedans ? »

Quand le pasteur lui a offert une Bible, Lapides est resté dubitatif et a demandé si elle contenait un Nouveau Testament. Le pasteur a hoché la tête.

« Bon, je lirai l’Ancien Testament, mais l’autre, je ne l’ouvrirai pas ».

La réponse du pasteur l’a interloqué : « Très bien. Lis simplement l’Ancien Testament et demande au Dieu d’Abraham, d’Isaac et de Jacob – au Dieu d’Israël – de te montrer si Jésus est le Messie. Parce qu’il est bien ton Messie. Il est venu d’abord pour le peuple juif, et après cela il est aussi devenu le Sauveur du monde ».

Pour Lapides, c’était du nouveau. Du nouveau qui l’intriguait. Du nouveau surprenant. Alors il est retourné à son appartement, a ouvert l’Ancien Testament à son premier livre, la Genèse, et est parti à la recherche de Jésus sous des mots qui avaient été écrits des centaines d’années avant la naissance du charpentier de Nazareth.

Transpercé à cause de nos crimes

« J’ai lu l’Ancien Testament tous les jours et j’y rencontrais prophétie sur prophétie. Par exemple, le Deutéronome parlait d’un prophète plus grand que Moïse qui devait venir et qu’il faudrait que nous écoutions. Je me demandais qui pouvait être plus grand que Moïse. Ne serait-ce pas le Messie, quelqu’un d’aussi grand et d’aussi respecté que Moïse, mais un maître et une autorité supérieure ? Je me suis accroché à cette idée et je suis parti à sa recherche ».

Dans sa progression à travers les écritures, Lapides a été arrêté net par Esaïe 53. Clair et précise, dans une prédiction obsédante servie par une langue d’une exquise poésie, apparaissait l’image d’un Messie destiné à souffrir et mourir pour les péchés d’Israël et du monde… Tout cela écrit plus de 700 ans avant l’apparition de Jésus sur la terre :

« Méprisé et abandonné des hommes, Homme de douleur et habitué à la souffrance, Semblable à celui dont on détourne le visage, Nous l’avons dédaigné, nous n’avons fait de lui aucun cas.

 

Cependant, ce sont nos souffrances qu’il a portées, C’est de nos douleurs qu’il s’est chargé; Et nous l’avons considéré comme puni, Frappé de Dieu, et humilié. Mais il était blessé pour nos péchés, Brisé pour nos iniquités; Le châtiment qui nous donne la paix est tombé sur lui, Et c’est par ses meurtrissures que nous sommes guéris.

 

Nous étions tous errants comme des brebis, Chacun suivait sa propre voie; Et l’Eternel a fait retomber sur lui l’iniquité de nous tous.

 

Il a été maltraité et opprimé, Et il n’a point ouvert la bouche, Semblable à un agneau qu’on mène à la boucherie, A une brebis muette devant ceux qui la tondent; Il n’a point ouvert la bouche. Il a été enlevé par l’angoisse et le châtiment; Et parmi ceux de sa génération, qui a cru Qu’il était retranché de la terre des vivants Et frappé pour les péchés de mon peuple ?

 

On a mis son sépulcre parmi les méchants, Son tombeau avec le riche, Quoiqu’il n’eût point commis de violence Et qu’il n’y eût point de fraude dans sa bouche. Il a plu à l’Eternel de le briser par la souffrance…

 

Après avoir livré sa vie en sacrifice pour le péché, Il verra une postérité et prolongera ses jours; Et l’œuvre de l’Eternel prospérera entre ses mains. À cause du travail de son âme, il rassasiera ses regards; Par sa connaissance mon serviteur juste justifiera beaucoup d’hommes, Et il se chargera de leurs iniquités.

 

C’est pourquoi je lui donnerai sa part avec les grands; Il partagera le butin avec les puissants, Parce qu’il s’est livré lui-même à la mort, Et qu’il a été mis au nombre des malfaiteurs, Parce qu’il a porté les péchés de beaucoup d’hommes, Et qu’il a intercédé pour les coupables. » – Esaie 53

Lapides a instantanément reconnu ce portrait : c’était Jésus de Nazareth !

Maintenant, il commençait à comprendre les peintures vues dans les églises catholiques où il était passé enfant, le Jésus souffrant, le Jésus crucifié, le Jésus qui – il s’en rendait compte à présent – avait été « transpercé à cause de nos crimes » en « portant le péché de beaucoup ».

De même que les Juifs de l’Ancien Testament cherchaient à racheter leurs péchés par un système de sacrifices d’animaux, Jésus était l’ultime agneau sacrificiel de Dieu, qui payait pour le péché une fois pour toutes (voir notamment le chapitre 9 de l’épitre aux Hébreux).

Il se trouvait devant la personnification du plan de rédemption de Dieu. Cette découverte lui avait tellement coupé le souffle qu’une seule conclusion lui est venue à l’esprit : il s’agissait d’un faux ! Il croyait que les chrétiens avaient réécrit l’Ancien Testament et transformé les paroles d’Esaïe pour faire croire que le prophète avait annoncé Jésus. Lapides a décidé de dénoncer cette tromperie :

« J’ai demandé à ma belle-mère de m’envoyer une Bible juive afin de faire mes propres vérifications. Ce qu’elle a fait, et devinez quoi : j’ai découvert que le texte était le même ! Il ne me restait plus qu’à m’y confronter ».

La judaïté de Jésus

Dans l’Ancien Testament, Lapides allait sans arrêt croiser des prophéties, au total plus de quatre douzaines de prédictions.

Le prophète Esaïe lui a révélé le genre de naissance du Messie (né d’une vierge) ; Le prophète Michée localisait exactement son lieu de naissance (Bethléem) ; la Genèse et le livre de Jérémie précisaient sa généalogie (il descendait d’Abraham, d’Isaac et de Jacob, dans la tribu de Judas et la maison de David) ; les Psaumes prédisaient qu’il serait trahi, accusé par de faux témoins, son genre de mort (mains et pieds transpercés, alors que la crucifixion n’existait pas encore), et sa résurrection (il ne se décomposerait pas, mais monterait au ciel) et ainsi de suite…

Chacune des prophéties écornait un peu plus le scepticisme de Lapides, tant et si bien qu’il finit par accepter de faire un pas décisif.

« J’ai décidé d’ouvrir le Nouveau Testament pour n’en lire que la première page. Violemment ému, j’ai lentement ouvert Matthieu en levant les yeux au ciel, prêt à être frappé par l’éclair ! Les premiers mots de Matthieu m’ont sauté aux yeux :

« Généalogie de Jésus-Christ, fils de David, fils d’Abraham… »

« Je me suis dit : mince ! Fils d’Abraham, fils de David… Tout concordait ! Je me suis reporté au récit de la naissance et j’ai pensé : regardez-moi ça ! Matthieu site Esaïe 7:14 : « voici que la jeune fille est enceinte, elle enfantera un fils ». Et après, j’ai vu sa citation du prophète Jérémie. Je suis resté à réfléchir au fait que tout ceci parlait du peuple juif.

Où était la place des gentils ? Qu’est-ce que c’était que cette affaire ? Incapable de reposer mon livre, j’ai lu tout le reste des Évangiles et je me suis rendu compte qu’il ne s’agissait pas d’un manuel à l’usage du parti nazi américain, mais d’une interaction entre Jésus et la société juive. Arrivé aux actes des apôtres – stupeur ! – Ils se demandaient comment les juifs pourraient apporter l’histoire de Jésus aux non juifs. Pour un renversement de situation, j’étais servi ! »

La réalisation des prophéties était si convaincante que Lapides a commencé à dire autour de lui qu’il pensait que Jésus était le Messie. Il ne s’agissait encore pour lui que d’une éventualité intellectuelle, mais ses implications étaient profondément troublantes.

« Je me suis rendu compte que si je devais accueillir Jésus dans ma vie, il me faudrait bouleverser mes habitudes. Il me faudrait en finir avec les drogues, le sexe et autre. Je ne comprenais pas que Dieu allait m’y aider ; je croyais que j’allais devoir purifier ma vie par mes propres moyens ».

Une expérience personnelle

Lapides et quelques amis sont partis en excursion au désert de Mojave. Spirituellement, il se sentait déchiré. Des cauchemars de chiens qui se l’arrachaient en le tirant chacun de son côté, l’avaient déstabilisé. Assis au milieu des broussailles du désert, il s’est souvenu de ce qu’on lui avait dit sur Sunset Strip : « Ou tu es du côté de Dieu, ou tu es du côté de Satan ».

Il croyait en un mal personnifié. Et il ne voulait pas être de son côté. Alors Lapides a prié :

« Dieu, il faut que j’en finisse avec ce combat. Il faut que je sache, sans l’ombre d’un doute, si Jésus est le Messie. J’ai besoin de savoir que toi, le Dieu d’Israël, c’est ce que tu veux que je croie ».

« Le mieux que je puisse dire pour résumer cette expérience, c’est que Dieu a objectivement parlé à mon cœur. Il m’a convaincu de son existence en m’en faisant faire l’expérience. Et à ce moment-là, là-bas dans le désert, j’ai dit en mon cœur :

« Dieu, j’accepte Jésus dans ma vie. Je ne comprends pas ce que je suis supposé faire de lui, mais je le veux. J’ai déjà pas mal gâché ma vie, j’ai besoin que tu viennes me transformer ».

Et c’est ce que Dieu n’a pas cessé de faire depuis ce jour-là. Mes amis voyaient que ma vie avait changé et ils n’y comprenaient rien. Ils me disaient : « Il s’est passé quelque chose dans le désert. Tu ne veux plus des drogues. Il y a quelque chose de différent en toi ».

Je leur répondais que je n’arrivais pas à expliquer ce qui s’était passé. Tout ce que je savais, c’était qu’il y avait quelqu’un dans ma vie et que c’était quelqu’un de saint, de juste, source de pensées positives sur la vie, et que je ressentais tout simplement une plénitude d’unité intérieure ».

Ce dernier mot semblait résumer le tout. Il a insisté :

« Une plénitude d’unité intérieure comme je n’en avais jamais connu auparavant ».

Grâce à un étonnant enchaînement de circonstances, la prière de Lapides pour demander une épouse a été exaucée par la rencontre de Déborah, qui était, elle aussi, juive et disciple de Jésus. Elle l’a emmené dans son église, celle, en fait, dont s’occupait le pasteur qui avait mis Lapides au défi de lire l’Ancien Testament, de longs mois plus tôt, sur Sunset Strip.

« Je vais vous dire : quand il m’a vu arriver dans l’église, la mâchoire lui en est tombée ! » Cette assemblée était pleine d’ex-motards, d’ex-hippies et d’ex-toxicos de Sunset Strip. Pour un jeune juif de Newark terrorisé par tout ce qui était différent de lui par crainte de tomber sur des antisémites, ce fut une grande source de guérison que d’apprendre à appeler « frères et sœurs » une foule aussi bigarrée.

Lapides a épousé Déborah un an après leur rencontre. Depuis, elle a mis au monde deux fils. Et ensemble ils ont donné naissance à la fraternité Beth Ariel, un foyer pour juif et gentils également en train de retrouver la plénitude de l’unité intérieure dans le Christ.

Conclusion : ce juif béni par le Messie est loin d’être un cas isolé !

Cette histoire peut faire réfléchir chacun à toutes les histoires de ce genre, particulièrement chez les Juifs ayant réussi, et enclins à réfléchir, qui avait entrepris de réfuter les affirmations messianiques de Jésus.

Pensons à Stan Telchin, cet homme d’affaires de la côte est qui s’était lancé dans une recherche destinée à démasquer le « culte » chrétien après l’entrée de sa fille à l’université, où elle avait accueilli Yeshoua (Jésus) comme croire_en_yeshouason Messie. À sa stupéfaction, ses recherches l’ont conduit, ainsi que sa femme et sa seconde fille, vers ce même Messie. Plus tard il est devenu pasteur chrétien et, « Betrayed ! », le livre où il raconte son histoire, a été traduit en 20 langues.

Il y avait Jack Sternberg, éminent cancérologue de Little Rock, dans l’Arkansas, tellement alarmé par sa lecture de l’Ancien Testament qu’il avait mis trois rabbins au défi de démontrer que Jésus n’était pas le Messie. Ceux-ci n’y sont pas arrivés et lui aussi a affirmé qu’il avait trouvé sa plénitude d’unité intérieure dans le Christ.

Il y a aussi Peter Greenspan, gynécologue-obstétricien exerçant dans la région de Kansas City, et professeur assistant de clinique à l’École de Médecine de l’université du Missouri-Kansas City. Comme Lapides, il s’est trouvé mis au défi de rechercher la présence de Jésus dans le judaïsme. Ses découvertes l’ayant troublé, il s’est tourné vers la Torah et le Talmud pour tenter de discréditer les justificatifs messianiques de Jésus. Au lieu de cela, il est arrivé à la conclusion que Jésus avait en effet miraculeusement réalisé les prophéties.

Plus il lisait de livres destinés à réfuter les preuves en faveur de Jésus Messie, plus il voyait les failles de leur argumentation. D’où la conclusion ironique de Greenspan : « Je crois vraiment que c’est en lisant ses détracteurs que je suis venu à la foi en Yeshoua ».

Comme Lapides et d’autres, il a découvert la vérité des paroles de Jésus dans l’évangile de Luc : « Il fallait que s’accomplît tout ce qui est écrit de moi dans la loi de Moïse, dans les prophètes, et dans les psaumes. » (Luc 24.44). Tout s’est accompli, et uniquement en Jésus, la seule personne de l’histoire à avoir correspondu et à correspondre toujours aux empreintes digitales de l’Oint de Dieu.

Jésus est réel, vivant, car bien ressuscité et aujourd’hui encore, il tend la main à chacun et transforme celui qui place sa foi en lui. Jésus donne la paix avec Dieu et pardonne tous les péchés, quels qu’ils soient, de quiconque se confie en lui et décide de le suivre.

La Bible dit cela :

« C’est une parole certaine et entièrement digne d’être reçue, que Jésus-Christ est venu dans le monde pour sauver les pécheurs », « Jésus, qui nous délivre de la colère à venir. »

Dieu est patient, mais face à l’immensité du mal régnant dans le monde, plus précisément dans le cœur de chaque homme, et qui s’aggrave jour après jour, il devient urgent de se mettre en règle avec l’Éternel Dieu, et de prendre position en faisant sien le Fils de Dieu, Yéshoua/Jésus le Messie.

Comme au temps de Noé, un grand jugement s’en vient sur le monde. Les avertissements se multiplient au travers de diverses crises , guerres et catastrophes comme les prophéties l’ont annoncé, et qui iront en s’intensifiant dans les derniers jours selon qu’il est dit :

« Alors une ruine soudaine les surprendra, comme les douleurs de l’enfantement surprennent la femme enceinte, et ils n’échapperont point. » (1 Thessaloniciens 5:3)

Une seule Arche de Salut existe : Jésus. Lui seul est en mesure de sauver l’homme de sa misère et de la colère divine toute prête à fondre sur ce monde. Lui seul a le pouvoir de garder celui qui de tout son cœur, place sa foi en lui.

Entendons bien le Sauveur nous parler :

« En vérité, en vérité, je vous le dis, celui qui écoute ma parole, et qui croit à celui qui m’a envoyé, a la vie éternelle et ne vient point en jugement, mais il est passé de la mort à la vie. » (Jean 5:24)

 

« Dieu, en effet, n’a pas envoyé son Fils dans le monde pour qu’il juge le monde, mais pour que le monde soit sauvé par lui. » (Jean 3:17)

 

Ainsi donc, « Celui qui croit au Fils a la vie éternelle; celui qui ne croit pas au Fils ne verra point la vie, mais la colère de Dieu demeure sur lui. » (Jean 3:36)

Qu’allons-nous faire d’un si grand Salut offert par le fils de Dieu en personne, qui s’est donné lui-même par amour pour nous, qui a payé à notre place le prix fort afin de nous réconcilier avec Dieu et de nous ouvrir les portes du ciel dès maintenant ?

Thomas - RencontrerDieu

À propos de l'auteur

Thomas est l’auteur du site RencontrerDieu.com, où il annonce la Bonne Nouvelle de l’Évangile depuis 2011. Jadis athée, Thomas chercha Dieu de tout son cœur. C’est alors qu’il fut confronté à des prodiges et à des miracles semblables à ceux rapportés dans les Écritures, et qu’il fut saisi par la réalité vivante du Dieu d’Israël et de Son Messie, Yéshoua, qui l’appela à marcher à Sa suite.

Puis, en 2017, répondant à un nouvel appel pressant venu d’en Haut, il est entré à plein temps dans le service divin. Depuis lors, il enseigne la Torah vivante aux disciples du Messie au sein de la WebYéshiva LeRetourAuxRacines.com. Il y propose des cursus vidéo approfondis sur des thèmes essentiels — apostasie, éthique divine, lois de Dieu, fêtes bibliques — ainsi qu’une lecture du Nouveau Testament éclairée par la pensée hébraïque.

Son travail met en lumière, contre bien des idées reçues, l’harmonie profonde et l’unité vivante entre la Torah transmise par les sages d’Israël, les Évangiles et les épîtres.

⚠️
Note importante aux lecteurs (Juifs, Chrétiens, Rabbins, Pasteurs)
  • Note relative aux articles et vidéos dans lesquelles interviennent à la fois des rabbins et des pasteurs : Si vous avez une interrogation ou une incompréhension à ce sujet, nous vous renvoyons au volet concerné qui explique en détail notre position.
    ➤ Cliquez ici : F.A.Q – Rencontrer Dieu
  • Note sur les commentaires (Site & YouTube) : les commentaires ne sont publiés que s’ils sont conformes à La Politique De Modération du site.
    Lire la politique de modération

4 Commentaires

  1. GINETTE

    Tout au long de la lecture de ce magnifique témoignage, des déclarations de Christ s’imposaient dans ma mémoire. « Je ne suis pas venu pour appeler des justes, mais des pêcheurs  » Sa bonté est évidente là. Comment ne pas avoir le désir de marcher dans son sentier de vie, de vérité. A coté de cela, la matérialité n’a aucune consistance ! ginette

    Réponse
  2. Martine

    Magnifique témoignage,j’en suis heureuse. Gloire à Dieu, Gloire à Jésus.

    Réponse
  3. Prince-Emmanuel

    Jésus est vraiment le Seigneur des seigneurs et le Roi des rois, au siècle des siècles. Amen!

    Réponse
    • nicolas

      Gloire a Dieu,j ai bien ris a cause de l histoire du rocher,quel beau témoignage ! Jésus donne moi une épouse Roi bénis!

      Réponse

Soumettre un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Dessin de plantu hypocrisie manifestation palestine musulman juif

Dernière Vidéo

NOUVELLE VIDÉO

Écrit depuis 3000 ans ? Israël, la Libération des Otages et la Providence divine – Intro Nouvelle Série Vidéo

Tweetez
Partagez
Épingle