« Celui dont le cœur s’égare se rassasie de ses voies, Et l’homme de bien se rassasie de ce qui est en lui. »
– Proverbes 14:14
Le Seuil du Sanctuaire : Un Livre comme un Palais
Introduction
Voici venu un nouveau Shabbat chargé de gloire où le rouleau sacré s’ouvre à nouveau devant nous : ce n’est pas un simple parchemin que l’on déroule, mais ce sont les portes d’un palais resplendissant qui s’ouvrent — celles du livre central de la Torah : Vayikra, « Il appela ».
Beaucoup s’en détournent, effrayés par ses rites et ses prescriptions, par sa technicité austère qui semble verrouiller son mystère. Mais ce livre, que certains dédaignent comme rebutant, est en vérité un vaste trésor, si nous possédons les clés d’or que les sages d’Israël ont soigneusement transmises, de génération en génération… C’est ainsi que le trésor s’ouvre devant ceux qui aiment le Messie Yéshoua.
Car pour celui qui détient les clés du sanctuaire — les clés d’interprétation que les Sages d’Israël nous ont léguées, ce livre devient un trône de sagesse, un baume pour l’âme, un remède contre les poisons de ce siècle mauvais : l’angoisse, l’anxiété, l’égarement.
Nous avons dans cette Paracha un antidote au tumulte intérieur, au stress moderne et à l’angoisse rampante de cette génération. Mais l’étude nous prépare aussi à la fête solennelle de Pessa’h, où l’Agneau sans défaut est honoré dans les maisons des rachetés.
Un Commencement qui Contient Tout
Plongeons nos regards dans la première ligne du livre :
« Il appela Moché, et l’Éternel lui parla depuis la Tente du Rendez-vous, en disant… »
Lévitique 1:1
Un verset en apparence ordinaire, mais un abîme de lumière s’y cache ! Le premier mot, Vayikra, s’écrit d’une manière singulière dans tous les rouleaux authentiques de la Torah.
Une Lettre Plus Petite que les Autres
Dans la Torah, ne méprisons jamais les commencements, car, comme les racines soutiennent l’arbre, la première parole d’un livre sacré soutient le message entier.
« Vayikra el Moché — Il appela Moïse… » (Lévitique 1:1).
Quel verset plus humble pourrait ouvrir un livre si glorieux ? Il semble anodin, presque effacé — et pourtant, quelle lumière ! Car voici que dans l’original hébraïque, ce mot « Vayikra » porte une singularité qu’aucune traduction ne peut restituer : le Aleph final est minuscule. Ce n’est pas une erreur du scribe. C’est le souffle de l’humilité qui a guidé la plume de Moïse :
Prenez n’importe quel rouleau de Torah authentique dans le monde, cette anomalie est présente.
Le maître Rachi, dont les paroles sont des lampes, nous explique que l’appel divin précède toujours l’instruction que l’Éternel désire transmettre à ses serviteurs. Il ne leur parle pas sans d’abord les appeler avec tendresse, comme les séraphins s’appellent l’un l’autre dans une sainteté brûlante :
« Vékara zé el zé- il appelle l’un l’autre … » (Yechaya/Ésaïe 6.3).
Rachi, ce joyau du commentaire traditionnel, nous enseigne donc que chaque parole adressée à Moïse par Dieu est précédée de cet appel d’amour, cette interpellation divine semblable à celle des anges célestes (cf. Yoma 4b). Mais le prophète païen, Bil’am, n’a reçu de Dieu qu’une apparition soudaine, presque accidentelle : Vayaker — il survint.
« Eloqim survint [Vayaker] vers Bilaam, il lui dit. » (Nombres 23.4)
Et voilà que Moïse, l’homme le plus humble que la terre ait porté, ne pouvait se résoudre à écrire ce mot glorieux, « Vayikra », partagé avec les anges. Il voulut réduire sa grandeur. Il aurait préféré écrire « Vayaker » — le même terme utilisé pour l’apparition fortuite faite à l’impie Balaam. Sa modestie le poussa ainsi à employer un terme qui montrait que son niveau de dialogue avec D.ieu était le même que celui de l’infâme Bil’am.
Voilà pourquoi Moïse aurait préféré supprimer le Aleph car sans cette lettre, le mot « Vayikra » (appel concernant les anges) se lit « Vayaker » (appel concernant les impies). Moïse se sent indigne de l’appel glorieux, il se rabaisse — et Dieu l’oblige à écrire Vayikra, mais l’autorise à diminuer le Aleph : Moïse, en serviteur fidèle, obéit et écrit tout en réduisant la lettre Aleph, comme pour dire à Dieu :
« Tu m’élèves, mais moi, je me prosterne encore plus bas. »
Oh quelle leçon ! Le plus grand des prophètes, celui dont le visage resplendit de la gloire divine, n’ose même pas revendiquer l’honneur que Dieu lui rend et comme David, son coeur proclama alors :
« Je veux paraître encore plus vil que cela, et m’abaisser à mes propres yeux; » – 2 Samuel 6:22
Le Pont entre Vayikra et les Sacrifices
Pourquoi cette première parole pleine d’humilité précède-t-elle immédiatement les instructions sur les Korbanot (sacrifices) ? Pas de hasard. Dans la Torah, l’ordre est prophétique. Les choses ne se succèdent pas : elles s’expliquent et sont comme tissées entre elles par le fil de l’Esprit.
Voici le principe révélé : nul ne peut offrir un sacrifice véritable s’il n’est pas vêtu de l’humilité. Sans humilité, l’homme ne peut s’approcher de l’autel sans le profaner.
Car c’est avec un cœur brisé, un esprit contrit, que l’on offre un sacrifice agréable à Dieu. L’orgueilleux, même s’il amène mille holocaustes, ne présente à Dieu qu’une puanteur, non un parfum; son offrande est marquée du pire des défauts.
« Vous dites : “En quoi avons-nous méprisé ton nom ?” […] Quand vous offrez une bête boiteuse, n’est-ce pas mal ? Offre-la donc à ton gouverneur ! »
– Malachie 1
Celui qui sert Dieu sans humilité est comme un sacrificateur aux mains souillées. Ses prières sont des vapeurs nauséabondes, son offrande est une fumée fétide. Comment oser servir le Tout-Puissant avec l’arrogance de ses propres vertus ?
Un tel homme, qui monte sur l’estrade du Temple avec le regard fier et le cœur levé, est semblable à Caïn, dont l’offrande fut rejetée, parce que le levain du péché montait dans son âme.
Oh ! Que Dieu nous préserve de tels sacrifices.
L’Étrange Thérapie du Temple
Regarder l’Inévitable
Dans l’ancien Temple, quand un homme apportait une offrande pour son péché, il devait assister à toute la mise à mort de l’animal. Quelle scène ! Quelle horreur pour la conscience ! Mais aussi, quel puissant remède !
Il comprenait :
“C’est moi qui devais être là. Cette bête meurt à ma place.”
Le sang, les cris, les mouvements convulsifs, la vie qui s’échappe lentement… C’est l’homme qui aurait dû mourir. La bête devient son substitut. Ce n’est pas une cérémonie rituelle froide, mais un appel aux entrailles.
Le cœur du pécheur est ainsi frappé. Il voit ce que mérite sa faute. Il se sent petit, indigne, et soudain — il devient capable d’offrir un sacrifice en bonne odeur.
Le Psalmiste avait compris cette vérité quand il chantait :
« Les sacrifices qui sont agréables à Dieu, c’est un esprit brisé ; Ô Dieu ! tu ne dédaignes pas un cœur brisé et contrit. »
Psaume 51:19
De cette prise de conscience écrasante naissait la vraie contrition, et dans ce cœur brisé, l’orgueil se taisait. Et le Dieu de miséricorde acceptait le sang du substitut… en attente de Celui qui verserait un sang éternel pour la rédemption finale de toutes les familles de la terre.
Car ce principe — cette substitution — trouvera son accomplissement le plus parfait dans le Messie Yéshoua comme cela est connu. Lui, l’agneau sans tache, s’est laissé conduire à l’autel, non par contrainte, mais par amour.
L’Offrande Vivante du Messie : plus qu’un supplice, une révélation
Car le jour devait venir où l’Agneau de Dieu se donnerait Lui-même comme la parfaite offrande expiatoire pour le salut de l’homme selon qu’il est dit :
« Car si le sang des taureaux et des boucs, et la cendre d’une vache, répandue sur ceux qui sont souillés, sanctifient et procurent la pureté de la chair, Combien plus le sang du Messie, qui, par un esprit éternel, s’est offert lui-même sans tache à Dieu, purifiera-t-il votre conscience des œuvres mortes, afin que vous serviez le Dieu vivant ! »
– Hébreux 9:14
Ah ! cher lecteur, toi qui chéris les Écritures, regardons la croix. Contemplons-la, non avec une sentimentalité religieuse de surface, mais avec des yeux lavés par les larmes d’une profonde repentance ! Car Le Prince, Yéshoua, y fut cloué. Ce n’était pas une mort douce, mais un supplice où chaque souffle était une torture, chaque instant, une lutte entre l’asphyxie et la douleur nerveuse.
Oh ! La contemplation du sacrifice du Messie est un remède puissant pour l’âme orgueilleuse. La croix de Golgotha enterre tout humanisme. Car si notre Sauveur a tant souffert, c’est pour nos péchés. Chaque goutte de sang, chaque spasme de douleur, chaque clou — c’est moi, c’est vous, c’est nous qui en sommes responsables !
La croix n’était pas un doux sommeil ni un tableau pastoral. C’était l’écrasement de l’innocence par le poids de notre mal. Les artistes peuvent la peindre avec beauté, mais la réalité en était atroce.
Les clous perçaient non les paumes, mais les poignets, brisant les nerfs et provoquant des douleurs infernales. Le poids du corps, suspendu, rendait chaque respiration une torture. Et pourtant, cela n’était que l’enveloppe extérieure de sa souffrance.
Car le pire n’était pas physique. Le calice amer que Son Père Lui tendait n’était pas fait de bois et de clous, mais de notre culpabilité, de nos hontes, de nos rébellions. Il a tout bu jusqu’à la lie…
Oui, le pire, c’était cette coupe. Cette coupe amère que le Fils a acceptée de la main du Père :
« Il a été blessé pour nos transgressions, brisé pour nos iniquités ; Le châtiment qui nous donne la paix est tombé sur lui, Et c’est par ses meurtrissures que nous sommes guéris. »
Ésaïe 53:5
Le Remède à l’Orgueil
Qui peut contempler cela et rester orgueilleux ? Qui peut voir le Saint courbé sous le poids du péché du monde et encore gonfler le torse et faire valoir ses prétendus mérites ou se mettre à mépriser avec hauteur son prochain ?
Non, la croix est l’écrasement de tout orgueil. Elle est le miroir où l’on voit son néant et la montagne où l’on contemple la grandeur d’un amour divin sans bornes.
« C’est ainsi que le Fils de l’homme est venu, non pour être servi, mais pour servir et donner sa vie comme la rançon de plusieurs. »
– Matthieu 20:28
Ce texte devrait nous faire fondre en larme. Et si ces larmes ne sont pas humides, qu’elles soient sèches alors ! mais qu’elles proviennent d’un coeur saisit et bouleversé par ce que le Messie a accomplit, pour le salut de chacun des croyants, sur ce bois ensanglanté.
Oh ! Que ce spectacle soit toujours devant nos yeux ! Pas comme une habitude religieuse pleine de formalisme, mais comme une contemplation vivante, transperçante, humiliante et glorifiante.
Lorsque nous nous rappelons que c’est notre faute qui l’a cloué là, que c’est notre orgueil qui a aiguisé la lance, que c’est notre égarement qui a tressé la couronne d’épines — alors notre cœur s’adoucit.
Nous pleurons, nous soupirons, nous nous repentons. Et dans ces larmes, nous trouvons la paix, la délivrance du stress, le repos…
À la Racine de l’Orgueil
Le Venin Caché dans le Cœur
L’orgueil est un serpent silencieux, logé dans les recoins du cœur humain. Invisible d’abord, il qui gonfle toute la pâte de l’âme. Il ne crie pas, mais il murmure. Il ne détruit pas d’un seul coup, mais il gonfle lentement le coeur comme une outre prête à éclater.
Le Ram’hal, ce sage lumineux parmi les sages, démasque son action insidieuse et nous révèle cette vérité éternelle : l’orgueil peut naître de toutes choses. L’intelligence, la beauté, la noblesse, la richesse, la connaissance — tout peut servir de miroir à l’homme pour s’y contempler, s’y glorifier, et y perdre son âme.
« L’orgueil s’exprime lorsque l’homme se considère et s’attribue une éminente dignité. […] Cette grande estime de soi-même peut d’ailleurs résulter de toute sorte d’opinions.
Celui-ci se tient pour un homme particulièrement intelligent, celui-là se croit beau. Tel s’attribue la noblesse, Tel autre se prend pour un grand. Tel enfin, s’estime grand savant.
Bref, quiconque croit exceller dans les belles choses qu’offre ce monde, est sur le point d’être victime de l’orgueil.
Dès que l’homme a implanté en lui l’idée de son mérite et de son droit aux éloges, il engendrera de multiples conséquences, parfois même, contradictoires.
Elles ont cependant qu’une seule et même cause et conduisent au même résultat. »
Voici le piège : l’homme s’exalte pour ce que Dieu lui a prêté, il oublie le donateur et ne sait plus que l’orgueil est un sacrilège contre le Créateur.
Et ce venin, lorsqu’il s’installe dans le cœur, produit mille fruits amers : rivalités, sarcasmes, médisance, calomnies…
La Médisance, Fille de l’Orgueil
Le grand Rabbi Yonah de Gérone l’a dit avec une sagesse aussi tranchante que limpide : Les médisants sont des individus fiers. L’orgueil et la langue mauvaise vont de paire. Car qui parle mal d’autrui, le fait pour se placer au-dessus, pour écraser subtilement, pour briller aux dépens du frère.
« Un homme humble, qui reconnaît ses défauts et ses faiblesses, ne se raille pas d’autrui. »
Et encore :
« Le sarcasme naît de l’arrogance. Ceux qui se moquent des autres, Dieu se moquera d’eux. »
Oui, Dieu se rit des railleurs, Il les regarde du haut des cieux avec ce saint mépris qu’Il réserve à ceux qui méprisent ses créatures.
La raillerie, cette moquerie légère aux yeux des hommes, est une grave offense aux yeux de Dieu. Et celui qui s’élève par les sarcasmes, Dieu lui-même le moquera au jour de sa chute.
« Celui qui réside dans les cieux en rit ; le Seigneur se moque d’eux. »
Psaume 2:4
Même Ben Sira, ce maître oublié, avait sa sentence :
« Le sarcasme et l’outrage sont dans la bouche des orgueilleux, mais la vengeance les guette comme un lion. »
Oh ! Que le Saint nous garde de ces orgueils raffinés, de ces hauteurs de cœur qui détruisent l’âme comme la lèpre ronge la peau !
« Tout cœur hautain est en abomination à l’Éternel. »
Proverbes 16:5
Trois Pensées pour Déloger l’Orgueil
Car malgré le spectacle écrasant de la croix, ce venin peut resurgir si vite. Mais loué soit l’Éternel : Il a laissé des sentiers pour sortir de ce désert de fierté et d’égo.
Rabbi Yonah, dans ses Portes du Repentir, nous guide comme un berger fidèle. Il offre à ceux qui veulent grandir une sainte réflexion qui, comme un marteau, brise le roc de l’orgueil. Ce maître nous enseigne à méditer trois choses, pour abattre « l’égo mal placé » comme David abattit Goliath :
« D’où viens-tu ? – d’une goutte malodorante.
Où vas-tu ? – vers un lieu de poussière, de vers et d’asticots.
Devant qui devras-tu rendre des comptes ? – devant le Roi des rois.
En réfléchissant à ton origine, tu deviendras humble et tu haïras l’orgueil. Quand tu te souviendras de ta destination, tu mépriseras ce monde et tu te rendras compte qu’il n’est d’aucun profit, tu ne t’en préoccuperas que dans la mesure où il t’est nécessaire pour le service de ton Créateur.
Lorsque tu penseras à celui devant qui tu devras rendre des comptes, la crainte de Dieu t’habitera. »
Et il ajoute que le sommet de l’humilité consiste à ne rien réclamer en retour de notre service divin :
« Le plus haut niveau d’humilité, nécessaire au repentir, est de magnifier et de glorifier le service de Dieu, de ne s’attribuer aucun mérite de le servir et de ne prendre en compte que nos obligations envers Lui.
Il faut donc se soumettre et servir Dieu humblement, ne rechercher aucun honneur pour ses actes louables, mais, au contraire, les dissimuler autant que possible.
[…]
Marcher humblement avec ton Dieu. L’essentiel de ton humilité et de ta soumission consistera à un service de Dieu accompli dans la discrétion. C’est cela qui définira ton humilité, car tu prouveras ainsi que tu ne désires pas d’hommage pour tes bonnes actions. »
Quel merveilleux principe jaillit de ces lignes : servir Dieu en secret, dans la discrétion, sans réclamer la gloire. Car celui qui s’exhibe dans ses bonnes œuvres a déjà reçu sa récompense. Mais celui qui cache ses perles, Dieu lui en tresse une couronne.
« Marcher humblement avec ton Dieu… »
— Michée 6:8
L’homme humble ne sonne pas de trompette lorsqu’il fait le bien ; il le cache, comme un trésor destiné au ciel, non aux applaudissements des hommes.
Et ceux qui se prosternent en silence, les anges les acclament dans le secret.
L’Égo Rétréci, l’Ame Agrandie
Moins de soi, plus de Dieu : la grandeur des humbles
Le Rav Eliahou Hassan résume tout en une phrase puissante :
« Plus l’homme vide son coeur de son égo, et plus il peut y faire de la place pour son Créateur […] Plus il se fait petit, plus il grandit Dieu, et sa vision des choses devient plus saine et plus objective, il accepte plus facilement la souveraineté de son Roi et lui montre plus facilement son amour. »
Quelle vérité glorieuse ! Car l’homme humble ne diminue pas en grandeur : il augmente en lumière divine.
Mais l’homme orgueilleux est un tonneau plein de soi. Il n’y a point de place pour Dieu. Tandis que l’humble, lui, est un vase vide, prêt à être rempli d’en haut. Il aime, il sert, il cède, il accueille. Il est, selon le Messie, le vrai grand. C’est pourquoi le Maître a dit :
« Quiconque veut être grand parmi vous, qu’il soit votre serviteur; et quiconque veut être le premier parmi vous, qu’il soit l’esclave de tous. » (Marc 10:44)
Ah ! Qu’il est dur à un homme de renoncer à son « moi », de jeter son orgueil, de cesser cette recherche maladive des faveurs humaines ! Or, dit le Roi des humbles, « quiconque d’entre vous ne renonce pas à tout ce qu’il possède ne peut être mon disciple. » (Luc 14 : 33).
L’homme humble ne cherche pas à dominer les autres, ni à plaire à tous, ni à contrôler le monde. Il accepte son sort, il s’émerveille de ce qu’il a, et il laisse Dieu diriger.
Le terrain de notre coeur devrait désormais être suffisamment préparé pour la prise du remède. Lisons pour cela les paroles du Rav Eliaou Hassan :
« Mais en fait, n’y gagnons-nous pas en nous rapetissant ? Dans la vie quotidienne, en effet, l’humilité n’est-elle pas la plus chère des compagnes ?
Elle est un remède contre le stress puisqu’elle nous permet de voir la vie avec recul.
On accepte l’autre tel qu’il est, sans nous imposer, sans rivalité ni jalousie, puisque l’on sait lui faire de la place, et ainsi on parvient à aimer, à vivre en harmonie dans le vrai Shalom (paix). »
Et cela, lecteurs, c’est la paix véritable. Le stress et l’angoisse sont les fruits d’un ego trop gonflé, d’un moi démesuré qui veut tout contrôler, tout comprendre, tout dominer. L’humilité, au contraire, laisse Dieu régner et apaise l’âme.
« L’orgueil est la vertu des faibles, l’humilité, celle des grands.
L’orgueilleux veut toute la place ; l’humble connaît la sienne. »
Le stress naît de la rivalité, de la comparaison, de l’ambition vaine. L’humble n’est pas en compétition, il est en adoration.
Le monde court, s’épuise, s’agite, se débat. L’humble s’agenouille, et trouve la paix dans l’abandon. Voilà pourquoi le Messie peut dire :
« Venez à moi, vous tous qui êtes fatigués et chargés, et je vous donnerai du repos […] Je suis doux et humble de cœur ; et vous trouverez du repos pour vos âmes. »
Matthieu 11:28–29
Voyez et admirez comme l’Évangile et les enseignements rabbiniques s’embrassent comme deux amis fidèles.
Le Riche qui s’Annule
Rabbi Nathan, dans un souffle de vérité, enseigne la voie de l’humilité pour celui que Dieu a comblé de richesses :
« Il convient aux riches d’apprendre à ne jamais se flatter ni à se vanter des dons qu’ils dispensent, même s’ils sont très généreux et qu’ils soutiennent financièrement les érudits en Torah dans leur subsistance et dans tous leurs besoins.
Car qui est-il pour avoir mérité ainsi que l’Éternel béni soit-Il l’enrichisse au point de pouvoir soutenir les érudits, tout en conservant encore toute cette abondance de biens et de richesses dont il dispose pour lui-même ?
Qu’ils ne s’enorgueillissent pas par cela aux dépens des indigents, Dieu préserve : la fortune comme les honneurs ne proviennent-ils pas de l’Éternel béni soit-Il ? C’est Lui, en effet, qui appauvrit et qui enrichit !
Aussi, au contraire, les riches devraient-ils éprouver un sentiment de honte, s’effacer avec humilité et s’annuler devant les pauvres, devant l’abondance de bonté que le Seigneur leur octroie, les comblant d’une opulente fortune, ce qui leur permet de soutenir les érudits en Torah, tout en disposant d’une grande richesse en leur demeure ; tandis que les pauvres et les indigents, qui sont des personnes convenables et honnêtes comme eux, et peut-être même davantage parfois, ceux-là n’ont ni pain ni habits chez eux, et n’ont pas la possibilité de soutenir les sages érudits.
Comment alors pourrait-il (l’homme riche) s’enorgueillir de la fortune dont l’Éternel béni soit-Il l’a nanti, encore abondante chez lui, ce qui lui permet de prodiguer également bienfaits et largesses aux sages érudits, ce qui lui octroiera un capital mérite éternel ? (Likoutey Halakhot) »
Oui, le riche devrait avoir honte de mépriser le pauvre, car les biens de ce monde sont comme la rosée du matin : aujourd’hui sur toi, demain sur un autre.
Préparer la Pâque : Nettoyer le Cœur
Un Commandement Concret, un Effet Spirituel
Pourquoi cette Paracha est-elle lue juste avant Pessa’h ? La réponse, nous l’avons bien entendu : l’Éternel ne veut pas que tu t’approches de Sa table avec du levain dans ta maison ou dans ton cœur.
Pour sortir de l’Égypte de la chair et entrer dans la liberté de l’Esprit, la Torah nous ordonne un acte précis et solennel : ôter tout levain de nos maisons. Ne voyez pas là un simple geste cérémoniel. C’est un signe, un sceau, un miroir.
Car il ne suffit pas de parler d’humilité. Il faut la pratiquer dans les moindres gestes. Enlever physiquement le hamets de notre maison est un acte d’obéissance, un exorcisme silencieux de l’orgueil intérieur.
Le levain avec le sang : une offrande inacceptable
On sait que le levain est l’image de l’orgueil, cette fermentation subtile du cœur qui enfle et corrompt la pâte entière de la foi. La Torah est claire : aucun sacrifice ne doit être mélangé au levain.
Dieu, dans le secret des versets de Sa Torah, nous montre qu’aussi longtemps que l’orgueil sera logé dans le coeur de l’homme, aucun sang versé ne sera efficace pour lui. Le Sang du Messie n’aura donc aucun effet salvateur sur l’homme fier et médisant.
Car le levain gâte l’autel, souille le sang, rend inefficace l’expiation. Celui qui veut s’approcher de Dieu avec un cœur gonflé de vanité, ressemble à Nadav et Avihou, qui ont voulu offrir un feu étranger — et furent consumés.
C’est ici un des sens cachés de ces versets :
« Tu n’offriras point avec du pain levé [péché, orgueil] le sang de la victime immolée en mon honneur; et le sacrifice de la fête de Pâque ne sera point gardé pendant la nuit jusqu’au matin. » (Exode 34:25)
« Aucune des offrandes que vous présenterez à l’Éternel ne sera faite avec du levain; » (Lévitique 2:11).
Le sacrifice du Messie ne peut être mélangé à l’arrogance. Le Sang n’est efficace que dans un cœur purgé. Ainsi, le sacrifice du Messie, le sang du Rédempteur, ne peut purifier celui qui conserve le levain de l’orgueil. Il faut ôter le levain pour que le Sang soit efficace.
« Pendant sept jours, vous mangerez des pains sans levain […] car toute personne qui mangera du pain levé […] sera retranchée d’Israël. »
– Exode 12:15
« Chasse le levain, et l’agneau te couvrira. Garde le levain, et la « colère de l’agneau » sera sur toi. »
– Parole inspirée
L’Heure de la Grande Purge
En cette saison de sanctification, Dieu envoie une aide spirituelle spéciale à ceux qui veulent vraiment se débarrasser du levain.
Le Messie est mort pendant Pessa’h, au mois de Nissan, précisément pour faire de cette saison un appel à la pureté, à l’humilité, à la paix avec Dieu.
« Ô profondeur de la richesse, de la sagesse et de la science de Dieu ! »
– Romains 11:33
Que nos maisons soient nettoyées. Que nos cœurs soient balayés. Et que nos vies exhalent un parfum d’offrande, comme le sacrifice de Yéshoua :
« Offrez vos corps comme un sacrifice vivant, saint, agréable à Dieu – ce sera de votre part un culte raisonnable. »
– Romains 12:1
Conclusion finale : Pessah, l’appel à la sainteté
Un appel à la purification intégrale
Voici donc le temps venu : chasser le levain, tant de nos maisons que de nos cœurs. Ne spiritualisons pas à outrance pour fuir l’obéissance concrète. La soumission au commandement révèle l’état du cœur.
Celui qui dit aimer Dieu mais méprise ses commandements est un menteur, même s’il connaît des mystères sublimes. Car le Messie a dit :
« Si vous m’aimez, gardez mes commandements. »
Jean 14:15
C’est le temps de chasser tout levain — visible et invisible. L’orgueil est un ferment invisible, et ses effets sont redoutables et amers.
Mais le remède est donné : une humilité véritable, nourrie par la contemplation du sacrifice, confirmée par l’obéissance concrète, et couronnée par la paix.
Veillons donc attentivement à ne pas mélanger notre service de Dieu avec l’impureté de l’égo. Purifions notre cœur, lavons notre conscience, préparons notre Pâque.
Approchons-nous donc de la fête de Pessah comme des enfants obéissants, vidés de nous-mêmes, remplis de crainte et d’amour, portant un cœur pur.
« Que le Dieu de paix vous sanctifie lui-même tout entiers, et que tout votre être, l’esprit, l’âme et le corps, soit conservé irrépréhensible, lors de l’avènement de notre Seigneur Yéshoua le Messie. »
1 Thessaloniciens 5:23
Et que notre vie, transformée par l’humilité, soit une douce odeur qui monte devant le trône de Dieu, comme celle du Messie crucifié, ressuscité, glorifié.
L’humilité résultant d’une sainte méditation sur les enseignements messianiques transmis par le Livre de Vayikra et la fête de Pessa’h : voilà un remède parfait contre l’anxiété.
Prière et une espérance
Ô Dieu, Roi de l’univers et Père de notre Messie Yéshoua, purifie nos cœurs du levain caché, extirpe en nous tout ferment d’orgueil, afin que notre offrande monte devant Toi comme un parfum de bonne odeur.
Que notre souvenir, comme celui de ton Fils bien-aimé, soit agréable devant ton trône. Qu’aucun levain ne vienne gâcher le sang précieux de l’Agneau, et que notre Pessah soit digne de ton Nom.
« O profondeur de la richesse, de la sagesse et de la science de Dieu ! Que ses jugements sont insondables, et ses voies incompréhensibles ! »
Romains 11:33
Amen vé amen.
Recommandations pour l'étude et la mise en pratique des fêtes de l'Éternel pour le croyant des nations :
Si vous n'êtes pas au clair sur la place des fêtes de l'Éternel dans la vie d'un croyant des nations, OU si vous souhaitez en savoir plus sur le calendrier et les fêtes, découvrir leur sens profond et les mettre en pratique dans une perspective hébraïque et en harmonie avec l'Évangile, l'Éternel nous a fait la grâce de disposer de nombreuses ressources à ce sujet (articles, vidéos, cursus d'études, etc.,).
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Si vous le souhaitez, vous pourrez aussi rejoindre un cycle d’étude sur les fêtes, destiné aux disciples du Messie Yéshoua (Jésus) qui veulent une nourriture spirituelle solide sur les fêtes divines (et les jeûnes bibliques), tout au long de l’année.











En lisant la montée ce matin (Parasha A’harei mot), j’ai confessé à D.ieu l’aridité de ce texte pour moi, me repentant de ce sentiment. Puis je suis « tombée » sur votre étude que j’ai reçue comme une réponse directe à ma confession, me montrant comment voir notre Messie Yeshoua dans ces lignes. Sa présence dans Vayikra est passée pour moi de quelque chose « que je sais » à quelque chose « que je vois ». Exactement ce dont j’avais besoin ! Merci à vous. Que l’Eternel vous bénisse b’shem Yeshoua.
c’est curieux, jusqu’à présent j’éliminais tout ce qui contenait du levain, mais je n’en ai pas trouvé dans les pâtes et la farine non plus, comme nous mangeons des pains sans levain, composés de farine et d’eau + sel et je viens de lire à la loupe la composition des pâtes, pas le moindre levain ni levure, Thomas stp voudras-tu préciser cela ? Merci d’avance ! j’avais l’habitude de faire pendant la fête des pains sans levain de la pâte à tarte brisée sans levure ni levain et des crêpes plates aussi, j’avais tort ?
merci pour cette étude vivifiante, l’orgueil est vraiment une plaie .
Je vois que tout le monde se félicite de cette étude
Bravo à tous
De mon côté cette étude m’humilier car je me sais bien rempli de MOI
Je garde confiance malgré tout en Jésus Christ mon Sauveur qui m’aidera puis qu’il le promet
Merci Thomas pour ce riche enseignement. Si tu savais combien tu nous révèles des secrets utiles pour la vie de ma famille!
Shalom Tchic, toute la gloire et la louange revient à notre magnifique Créateur qui utilise les faibles de ce monde pour bénir plusieurs de Ses enfants !
Merci pour ce retour encourageant, à bientôt dans les études pleines de délices et de vie !
Thomas.
Un grand merci Thomas pour cet enseignement riche et précieux qui nous permet de nous analyser pour avancer.
Je suis chrétienne évangélique et je suis avide de la connaissance que vous nous apportée de la Torah et de l’évangile.
Chacun de vos enseignements nous donne une soif toujours plus grande d’aller plus loin.
Je ne connais pas toutes les fêtes juives, nous chrétiens nous sommes éloignés et détournés de beaucoup d’enseignements mais D.ieu et bon Il nous conduit vers un retour aux sources.
Merci Thomas pour le travail que vous faites
Merci beaucoup cher Thomas pour cette étude, combien édifiant.
Je sents le désir de le partager avec le plus grand nombre possible, mais j’éprouve encore des difficultés car beaucoup de références sont en hébreux, langue qui m’est encore inconnue.
Je reste néanmoins persuadé que le Seigneur m’aidera à saisir l’essentiel de chaque étude que vous transmettez.
Merci, bien à vous
Bonjour, oui, il est vrai que cette étude contient un peu plus de notions en hébreu que les autres mais courage, à force, cela s’éclaircira. Nous sommes nombreux à découvrir les merveilles de l’hébreu, moi le premier. Il y a encore quelques années, je ne connaissais pas un mot, mais petit à petit, Dieu est bon et il nous apprend.
Rappelons nous des paroles du Sage Ben Sira :
« Approche-toi d’elle(La sagesse) comme le laboureur et le semeur, et attends ses bons fruits. Pendant un peu de temps tu auras de la peine à la cultiver, et bientôt tu mangeras de ses fruits. »
Merci Thomas pour ce merveilleux exposé en cette période de Pessah. C’est bien le moment de réaliser que nous sommes des miettes… des souillures… « bien peu de chose »… Nous sommes: « à la Grâce de Dieu ».
1 Corinthiens 4:13… « calomniés, nous parlons avec bonté; nous sommes devenus comme les balayures du monde, le rebut de tous, jusqu’à maintenant ».
1 Pierre 4:10… « Comme de bons dispensateurs des diverses grâces de Dieu, que chacun de vous mette au service des autres le don qu’il a reçu ».
2 Corinthiens 12:6 « Si je voulais me glorifier, je ne serais pas un insensé, car je dirais la vérité; mais je m’en abstiens, afin que personne n’ait à mon sujet une opinion supérieure à ce qu’il voit en moi ou à ce qu’il entend de moi. »
Que le Seigneur te bénisse ainsi que tous les frères.
Shalom à tous
Merci pour ton commentaire, je préciserais toutefois que lorsque Paul parle de balayures ou de rebus, il parle de la façon dont sont parfois perçu les disciples par une partie du monde : « Nous devenus sommes COMME »…
Mais il est vrai que n’importe quelle personne cheminant réellement aux côtés de L’Eternel a rapidement fait de comprendre qu’il est peu de chose, mais notons qu’l y a un autre danger qui nous guette, celui de tomber dans un autre extrême: se considérer et se voir comme une « souillure » tandis que le Messie Yéshoua nous a racheté et par ses mérites, par la foi en Son Nom, à la condition que nous persévérons dans une attitude repentante, alors Dieu, bien heureusement, nous élève, nous nettoie et nous rend pur et précieux devant Lui.
Je bénie Hashem dans la vie de mon frère Thomas qui par son partage m’a redonner la force de rejeter une phrase que j’avais l’habitude d’employer quand je suis stressée ( jusqu’à quand me feras tu tel ou telle chose mon Hashem?) c’était mon orgueil en moi qui me fesait dire ça, au lieu plutôt de demander pourquoi ci et ça? Que Hashem nous pardonne et qu’il délivre nos langues. J’ai eu la réponse sur ma préoccupations pour la fête de pâque aussi. Merci pour le partage de ce paracha, car c’est spécialement à moi cela est prédestiné.
Un grand merci pour cette étude, soit bénis.
Merci, cher Thomas, pour ce bel enseignement ! …
Cultivons notre humilité et purifions-nous de tout levain !
Que Dieu vous bénisse et vous garde !
merci pour cette études riche de notre torah écrite de notre hashem oui restons humble de l’humilité de yéshoua attention aux imitation prions sans cesse soyons prudent & vigilant sois bénis
En général quand on stresse c’est pour plusieurs raisons qui gravitent autour de notre personne et de notre souhait de vouloir contrôler les choses. Soit on veut prouver par nous même aux autres que l’on est capable de telle ou telle chose, soit on veut que les autres soient comme nous voudrions bien qu’elles soient. Alors oui, en voyant les choses sous cet angle l’humilité est un remède contre le stress car nous ne cherchons plus à nous mettre en valeur devant les autres pour avoir des éloges ou de la reconnaissance où à juger les autres car ils ne sont pas comme ci ou comme ca.
Très belle étude comme d’habitude.
En les lisant je constate que j’ai encore beaucoup de chemin à faire dans le domaine de l’humilité , la modestie …
Depuis quelques mois, je me questionne sur un domaine proche de l’humilité, à savoir la tsniout. J’avais commencé à lire certains articles à ce sujet sur internet puis suite à des incompréhensions ( et sans doute aussi de l’orgueil) par rapport à des recommandations de rabbins sur les tenues des femmes que je trouvaient trop radicales à mon goût, j’ai laissé un peu tomber ces recherches de côté . Cette étude a le mérite de remettre mes pensées au clair par rapport à cela.
Merci 🙂
Soyez tous bénis dans le nom de Yéshoua.
toda raba Thomas, pour le rappel que chaque Fête, RDV de l Eternel sont tous; dons d Amour ,de Grâce, Cadeau de Vie d Espérance MERVEILLEUX CODE DE CONDUITE AVEC TOUS L EQUIPEMENTS
que HACHEM : TE GARDE ,TE BENISSE, SABBAT SHALOMORI7
amen ve amen
Un régale pour l’âme… shabbat Shalom
SHALOM! Merci pour cette étude intéressante que vous avez entamée Je crois qu’il convient de revoir la vertu chrétienne qu’est l’humilité. En effet, je pense qu’on on peut bien être humble sans se rapetisser (se donner moins de valeur que Dieu nous en a donnée). Le Seigneur Jésus malgré son humilité qui l’a conduit jusqu’à la mort de la croix, continuait d’affirmer son identité devant Pilate. Soyez béni
Slalom Thomas , Merci pour cette pépite d’or que tu apporte à nos âmes, ce que je ne pouvais imaginer est que nous devons chasser les pattes de la maison , jusqu’à présent je me débarrassé du pain et tout ce qui est levain , j’avais omis les pattes et
peux-tu me dire si il faut les jeter comme le pain et les croissants ou les réserver pendant toute la durée des huit jours des pains sans levain .
Encore merci pour tes écrits inspirés, je prend conscience que nous avons tous les jours besoin du Souffle de Sainteté pour nous diriger vers l’humilité qui nous prépare à cette merveilleuse fête de Pessah.
Shalom Robert, le riz ne contient pas de levain (hamets) donc aucun problème (les pâtes contiennent généralement du hametz)
Brièvement, voici les produits non autorisés pour Pessah susceptible de contenir du Hamets (levain) et qu’il faut donc éliminer de sa maison (et non pas réserver à côté, d’où l’intérêt de bien préparer pour ne pas avoir à jeter) :
Ne sont pas autorisés à pessah :
Tous les aliments à base des cinq céréales suivantes :
blé, orge, avoine, épeautre, seigle.
Exemple : Farines (pas strictement interdit mais à cause du risque d’humidité, vaut mieux éviter), semoules – Céréales, flocons d’avoine,
petits déjeuners
– Biscottes, matsot et farines de matsa non surveillées, biscuits,
pâtisseries
– Bière, whisky, vodka, eau-de-vies et liqueurs
Ceci dit, si vous vous retrouvez avec du Hamets encore consommable juste avant Pessah, vous pouvez évidemment donner vos produits avec du levain aux nécessiteux par exemple.
Il y aurait beaucoup à dire.
Meilleur Shalom à vous !
Thomas.
Shabbat shalom! Je me permets juste de rajouter que de s’humilier inutilement n’est pas juste non plus. L’humilité de Moshe était apparemment plus dans le sens où il ne se considérait ni comme plus grand, ni comme plus petit que les autres. La vraie humilité est plutôt de se considérer à sa juste place, on peut même dire que de s’humilier à tout va est en fait de l’orgueil dissimulé… tout est dans l’équilibre, me semble t-il.
Shabbat Shalom Emma ! Je suis d’accord avec toi, demeurons équilibrer. L’étude régulière de la Torah nous le permettra.
Concernant Moshé, tu dis qu’« il ne se considérait ni comme plus grand, ni comme plus petit que les autres. », mais en vérité, Moshé se voyait réellement comme plus petit comme montré dans l’étude. Il est également dit : « que chacun de vous regarde les autres, par humilité, comme plus excellents que lui-même. » (Philippiens 2 : 3). Moshé vivait certainement cette Parole de l’Ecriture.
Mais tu as raison d’insister la dessus : l’excès d’humilité peut dissimuler un terrible orgueil : « regardez comme je suis humble »…
http://fr.chabad.org/library/article_cdo/aid/2240102/jewish/Humilit-ou-manque-destime-de-soi.htm
C’était juste une petite réflexion mais qui à mon sens remet les choses à leur juste place, pas d’un point de vue occidental, mais dans leur contexte véritable. Merci quand même pour ce partage très judicieux.
Shalom j’ai pris plaisir dans cet enseignement qui m’a beaucoup fait de bien. De plus j’ai l’explication des versets que j’ai eu du livre de levithique dont je ne percevais pas la portée. Merci à toi Thomas.
Bonne explication mais je ne vois pas le rapport avec le stress…vous n’en parlez pas
Shabbat Shalom ! C’est étonnant, c’est pourtant expliqué à plusieurs reprises. Relisez bien, notamment l’explication rapportée par le Rav Eliaou Hassan.
Merci Thomas pour ce partage très édifiant, et bénissant, qui nous apporte à réfléchir sur notre état de coeur et à s’examiner soi-même. Que Hashem Adonaï nous aide afin que nous soyons bien préparé pour cette Fête merveilleuse de Pessah’. Sois béni mon frère en Yéshoua HaMachiah’.
Merci Thomas pour ce bel enseignementé
Shabbat Shalom
Quelle nourriture formidable et édifiante que toutes ces parachas, audio iinclu. Une petite partie de celle-ci figurera dans mon témoignage écrit encore en plein labeur, la source sera bien évidement et avec joie citée.
Que cette semaine de Pessah nous soit haute en obéissance, introspection et révélations.
Que cette antidote pour combattre le « stress » soit mise en pratique et intégrée.
Soyons tous bénis au nom puissant de notre bien-aimé Yéshoua Ha Mashiah.
Shabbat Shalom Thomas !
amen,très beau texte le début un peu difficile à comprendre pour moi après ça va! merci pour ce beau travail continuons à oeuvrer dans l’amour et l’humilité la prière est capitale! sois bénis Thomas…..