Le testeur d’intégrité spirituelle – Paracha ‘Houkat (Nombres 19 à 22:1)

Les sujets d’études vivifiants présents au sein de notre Paracha sont une fois encore nombreux et précieux.

Dans la réflexion spirituelle ici proposée, nous découvrirons que notre Paracha ‘Houkat contient un merveilleux outil spirituel que nous pouvons qualifier de véritable “testeur d’intégrité spirituelle”.

Ce “testeur” nous sera essentiel pour sonder notre cœur et discerner où nous en sommes dans notre foi envers le Maître du Monde afin d’orienter convenablement nos prières pour marcher avec droiture devant Dieu.

En effet, la duplicité, le coeur double et l’hypocrisie sont détestés de Dieu mais celui qui marche avec vérité et intégrité devant Sa face fait Sa volonté comme le dit si bien le Roi David :

« Ma pensée n’est pas autre que ce qui sort de ma bouche » (Psaumes 17:3) et encore : « Tu veux que la vérité soit au fond du coeur : Fais donc pénétrer la sagesse au dedans de moi ! » (Psaumes 51:8)

Regardons le premier verset de notre Paracha :

« L’Éternel parla à Moïse et à Aaron en ces termes: “Ceci est le décret de la Torah qu’a prescrit l’Éternel, à savoir:

Avertis les enfants d’Israël de te choisir une vache rousse, intacte, sans aucun défaut, et qui n’ait pas encore porté le joug. »

De nombreux commentaires ont été écrits sur ce début de Paracha ‘Houkat pour nous expliquer pourquoi l’Éternel confère une si grande importance à l’énigmatique commandement de la “vache rousse” au point d’en parler comme étant « Le décret de la Torah ».

Regardons un premier commentaire :

« Aux yeux de nos Sages, la vache rousse est le décret de la Torah par excellence, un commandement qui transcende la raison humaine. Pour répondre au Satan  et aux nations qui raillent Israël et demandent “qu’est-ce que ce commandement ?”, la Torah déclare qu’il s’agit d’une loi décrétée par celui qui a donné la Torah : nul ne peut donc le remettre en question.

Les lois de la Torah émanent directement de l’intelligence divine, il est évident que l’impuissance de la raison humaine à les comprendre montre les limites de l’élève et non celles du Maître.

Comme le disent nos sages, aucun détail n’est insignifiant ou superflu dans la Torah et même quand il nous semble que c’est le cas, cette aberration provient de notre propre faiblesse (Rambam).

Bien que l’intelligence suprême ait doté l’homme d’un immense trésor de facultés spirituelles et intellectuelles, il nous incombe de prendre conscience que Dieu est infini, qu’il est éternel, et sa sagesse illimitée, alors que nous-mêmes, être créés, sommes soumis aux limites de notre intellect et du temps qui nous est imparti.

L’incapacité de l’homme à comprendre la vérité ne remet pas cette vérité en cause. (Houmach Artscroll avec Rachi + thèses de Elie Munk) »

Le ‘Hok (Houkim au pluriel), souvent traduit par “statuts” ou “décrets” dans les versions françaises de la Bible, fait référence à tous ces commandements « qui sont peu ou pas du tout compréhensibles pour la logique humaine. » (Rav Mordehai BITTON)

« Dans la pensée juive, il s’agit de cette catégorie de lois n’ayant que peu d’explications précises, ce sont des décrets du Roi qui ne se discutent pas, qui sont fixés et gravés comme la racine du mot hébreu nous l’enseigne. Par exemple, l’interdiction de consommer du sang et certaines viandes comme le porc font partie des ‘Houkim.

A l’observation des Houkim (statuts) est associée de nombreuses promesses, par exemple, celle de la santé physique, morale et spirituelle :

« Si tu écoutes attentivement la voix de l’Éternel, ton Dieu (…) si tu observes toutes ses lois (‘Houkim), je ne te frapperai d’aucune des maladies dont j’ai frappé les Égyptiens; car je suis l’Éternel, qui te guérit. » (Exode 15.25-26)

Au féminin, ce terme apparaît sous la forme suivante : ‘houka, qui veut dire : loi, décret, mode de vie, coutume, habitude (Lévitique 18.3, 1 Rois 3.3)

Lorsque nous parlons de ‘Hok, c’est-à-dire de statuts ou de décrets, il s’agit donc de toutes ces lois qui ne concernent que le peuple de Dieu dans son train de vie et dont la teneur spirituelle vaut pour l’ensemble du Peuple de Dieu.

Par exemple : l’interdiction de porter des vêtements tissés avec deux fils d’espèce différente symbolise le fait qu’il est interdit d’adorer des dieux étrangers aux côtés du Dieu Vivant. Cela symbolise aussi l’interdiction de tout mélange avec la saine doctrine, mais également, l’observation concrète et réelle de ce commandement apporte des bénédictions spirituelles tout aussi concrètes ici-bas et/ou dans le monde à venir, d’où l’importance de ne pas mépriser l’observation concrète, physique et matérielle du plus petit ‘Hok comme il est dit :

« Celui qui est fidèle dans les moindres choses l’est aussi dans les grandes » (Luc 16:10) et encore : « Son maître lui dit : C’est bien, bon et fidèle serviteur; tu as été fidèle en peu de chose, je te confierai beaucoup; entre dans la joie de ton maître. » (Matthieu 25 : 21)

Comme l’enseigne le Rav David Benichou, les ‘houkim de la Torah ont ceci d’excellent et d’important :

Les ‘houkim révèlent ceux qui ont réellement l’intention de servir Dieu, car les mishpatim (ordonnances qui régissent nos relations avec notre prochain par exemple) ont une logique et sont compréhensibles tandis que si une personne obéit à des ‘Houkim (statuts, décrets) peu compréhensibles, elle montre par là qu’elle veut vraiment obéir à Dieu.

Ainsi, on comprend toujours mieux pourquoi David est appelé aujourd’hui encore “Un homme selon le cœur de Dieu”, car voici ce qu’il dit des ‘Houkim de Dieu : « J’incline mon cœur à pratiquer tes statuts (Houkim), Toujours, jusqu’à la fin. » (Psaume 119:112)

Les ‘houkim révèlent la profondeur de la personne, son état d’Esprit, car il va de soi qu’une personne qui n’obéit qu’à des choses logiques et compréhensibles en mettant de côté les commandements inaccessibles à la logique humaine, démontre un état d’esprit différent de celui qui obéit à son père quoiqu’il en coûte.

Celui qui est véritablement conduit par l’Esprit doit apprendre à faire mourir ses raisonnements humains et charnels pour suivre l’Esprit de Dieu qui désire le voir observer Ses ‘houkim, à l’instar de David et du Messie Yéshoua qui observaient tous deux l’ensemble des ‘houkim de Dieu. » (Extrait de l’article « Lois, statuts, ordonnances, préceptes, commandements, ordres : Quelle différence ? Que dit l’Écriture ? » – site RencontrerDieu)

Après ces rappels importants, nous comprenons pourquoi la Torah elle-même et les sages qualifient certains commandements des Écritures comme étant des ‘houkim : les fêtes de l’Éternel, le shabbat, la cacherout, l’interdiction de manger du sang, l’interdiction de mélanger du lin et de la laine, le port des tsitsit (franges aux 4 coins des vêtements) : autant de commandements qui font partie de quelques-uns de ces ‘houkim que Dieu a donnés à Son peuple et que les juifs comme les convertis des nations (prosélytes) sont invités à observer.

Maintenant, regardons ensemble plusieurs versets qui vont composer ce fameux “testeur d’intégrité spirituelle” évoqué dans le titre de cette étude :

Genèse 26:5 : « Je multiplierai ta postérité comme les étoiles du ciel; je donnerai à ta postérité toutes ces contrées; et toutes les nations de la terre seront bénies en ta postérité, 5 parce qu’Abraham a obéi à ma voix, et qu’il a observé mes ordres, mes commandements, mes statuts (‘Houkim) et mes lois. »

Nous avons ici le modèle de la foi d’Avraham : la foi d’Avraham produit l’obéissance aux commandements de Dieu et le test ultime d’une foi et d’une obéissance parfaites apparaît dans l’obéissance aux ‘Houkim de Dieu comme il est dit :

« C’est par la foi qu’Abraham, lors de sa vocation, obéit » (Hébreux 11:8) et encore : « Le père des circoncis, qui ne sont pas seulement circoncis, mais encore qui marchent sur les traces de la foi de notre père Abraham quand il était incirconcis. En effet, ce n’est pas par la loi que l’héritage du monde a été promis à Abraham ou à sa postérité, c’est par la justice de la foi. » (Romains 4:12-13).

Notons bien que la foi d’Avraham, comme l’indique notre verset, implique l’obéissance aux commandements, ‘houkim inclus.

Notons ici le raisonnement fallacieux qui apparait dans certains enseignements qu’il convient d’exposer à la lumière : plusieurs enseignent que si la promesse du monde futur ne s’obtient non par la loi, mais par la justice de la foi, alors, concluent-ils, c’est bien la preuve que la loi n’est plus utile depuis la première venue de Jésus. La loi serait donc abolie.

Le verset de Genèse 26:5 précité et la connaissance de la pensée hébraïque anéantissent définitivement cet enseignement, car si le monde futur ne s’obtient pas par la loi, celle-ci ne s’en trouve pas abrogée pour autant dans la mesure où la justice de la foi produit justement l’obéissance et donc, l’observation de la loi divine.

La Loi sans la foi est vaine, mais la foi sans l’obéissance « est morte en elle-même » dira Jacques. Les deux se complètent ainsi dans un juste équilibre qui s’obtient par l’étude de Sa Parole.

Insistons : ce que Paul désire mettre en exergue dans toutes ses lettres où il parle de ces choses difficiles, c’est l’importance prioritaire de l’intention et de la condition du cœur, de l’amour et de la foi dans le service divin et dont les fruits se manifestent par l’obéissance à la loi de Dieu.

Il y a donc un ordre : en premier vient la foi puis en second lieu vient l’obéissance. Celui qui s’imagine que l’obéissance et la loi seules peuvent le sauver, tout simplement parce qu’il observerait à la lettre tous les commandements de Dieu, tandis que sa foi et les intentions de son cœur sont absentes, pour celui-là, la loi ne lui servira de rien.

C’est ici la pensée de Paul. Face à ceux qui mettent en priorité la lettre de la loi comme condition de salut, et non la foi et la condition du cœur, et qui donc évacuent l’Esprit de la loi, Paul leur dira :

« il est tenu de pratiquer la loi tout entière. » (Galates 5:3). La loi, nous le savons, doit être observée, mais si on utilise la Torah de Dieu, non pas comme un instrument de vie pour nous sanctifier et grandir dans les voies de Dieu, mais comme un instrument de salut, alors nous tombons sous le coup de ces autres versets de Paul : « Car tous ceux qui s’attachent aux œuvres de la loi sont sous la malédiction; car il est écrit : Maudit est quiconque n’observe pas tout ce qui est écrit dans le livre de la loi, et ne le met pas en pratique. » (Galates 3:10).

Comprenons donc bien : la grâce de Dieu nous permet d’observer la loi avec un cœur bien disposé afin de vivre dans la sanctification et d’être agréables à Dieu par notre obéissance de coeur, selon notre mesure de foi et nos forces.

Nous observons la loi par amour et par reconnaissance envers ce grand Dieu qui nous a sauvés par le Messie d’Israël : dans cette optique il n’y a plus aucune malédiction et la loi peut alors être observée avec l’aide de l’Esprit Saint sans lequel nous ne pouvons rien faire.

Ainsi donc, si nous prêchons avoir la foi d’Avraham, pour rester cohérent, il nous faut considérer avec sérieux les ‘Houkim de l’Éternel dont l’obéissance caractérise la foi du patriarche et de sa postérité.

Ceci exige un travail spirituel régulier et assidu : l’étude et la mise en pratique de la Torah, progressivement, selon la force que Dieu nous donne et qui diffère d’un individu à l’autre.

Lorsque nous obéissons aux lois divines par amour pour Lui, avec la compréhension que les ‘houkim sont des ordres émanant du Maître de l’univers donnés pour notre bien le plus absolu, alors l’étude et la mise en pratique seront aisées, douces et joyeuses, sans aucun goût de légalisme.

Regardons un autre verset :

Lévitique 26 : 15 : « Si vous méprisez mes lois (‘Houka) (…) âme souffrante (…) Je tournerai ma face contre vous, et vous serez battus devant vos ennemis; »

Ici, ce verset stipule clairement que tout homme, toute femme du peuple de Dieu, qui méprise, dénigre, abolit, ou raille les commandements qui sont de l’ordre du ‘hok verra s’abattre sur sa vie bien des problèmes qui affligeront son âme et qu’il aurait pu éviter.

David est un homme selon le cœur de Dieu et un modèle pour tous les croyants et convertis dans le Dieu d’Israël.

Il est frappant de constater à quel point David parle avec abondance des ‘Houkim. Voici quelques versets :

2 Samuel 22.23 : « J’ai observé les voies de l’Éternel, Et je n’ai point été coupable envers mon Dieu. Toutes ses ordonnances ont été devant moi, Et je ne me suis point écarté de ses lois (‘Hok). »

Le lien est ici fait : celui qui s’écarte volontairement des ‘houkim de l’Éternel devient coupable devant son Dieu.

Dans le Psaume 119 : 16, David relie la parole de Dieu à Ses ‘Houkim et en se délectant des décrets et des statuts de Dieu, il nous montre encore la voie et le modèle à suivre :

« Je fais mes délices de tes statuts (‘Houka), Je n’oublie point ta parole. »

Dans le Psaume 105 : 45, David nous parle encore des ‘Houkim et nous montre un des buts de la sortie d’Égypte, qui est de garder les ‘Houkim de Dieu :

« Il fit sortir son peuple dans l’allégresse, Ses élus au milieu des cris de joie. 44 Il leur donna les terres des nations, Et ils possédèrent le fruit du travail des peuples, 45 Afin qu’ils gardassent ses ordonnances (‘Houkim), Et qu’ils observassent ses lois. Louez l’Éternel ! »

Ainsi donc, celui qui se déclare sauvé par la foi dans le Messie Yéshoua et délivré de son Égypte spirituelle, mais qui persiste consciemment dans son mépris des ‘houkim, celui-là, en vérité et peu importe son discours, est en train de manquer un des buts de la sortie d’Égypte qui est de connaitre et d’observer les ‘Houkim de Dieu.

Le ‘Hok est un vrai testeur d’intégrité spirituelle pour authentifier et valider notre sortie d’Égypte.

N’oublions pas non plus qu’une des définitions du péché dans la pensée hébraïque consiste à « manquer le but, manquer la cible ».

Le psaume 119 : 118 nous parle du mépris qu’éprouve Dieu pour ceux qui abolissent et méprisent Ses ‘houkim :

« Tu méprises tous ceux qui s’écartent de tes statuts (‘Hok) »

Ezéchiel 18.9 nous parle de celui que Dieu considère comme étant juste devant Lui, un homme qui agit avec fidélité dans le service divin :

« Celui qui suit mes lois (‘Houka) et observe mes ordonnances en agissant avec fidélité, celui-là est juste, il vivra, dit le Seigneur, l’Éternel. »

Ezéchiel 20 : 19 nous rappelle ce que doit faire celui qui a pour Seigneur le Dieu d’Israël :

« Je suis l’Éternel, votre Dieu. Suivez mes préceptes (‘Houka), observez mes ordonnances, et mettez-les en pratique. »

Mais la conséquence du refus, du mépris et du rejet des ‘houkim de Dieu peut-être très grave et priver le croyant du monde futur et du royaume de Dieu ainsi qu’il est dit :

Ezéchiel 20 : « Dans le désert, je levai ma main vers eux, pour ne pas les conduire dans le pays que je leur avais destiné, pays où coulent le lait et le miel, le plus beau de tous les pays »

Car :

« ils rejetèrent mes ordonnances et ne suivirent point mes lois (‘houkim), et parce qu’ils profanèrent mes shabbats. »

Le Psaume 147 : 19 nous enseigne sur le peuple à qui Dieu a révélé Ses ‘Houkim. C’est ce peuple qui est légitimement désigné pour les expliquer et faire connaître le mode d’application de la loi, tant au peuple d’Israël qu’aux nations greffées sur Israël par la foi dans le Messie Yéshoua :

« Il révèle sa parole à Jacob, Ses lois (‘Hoq) et ses ordonnances à Israël ».

Ainsi donc, le croyant non-juif qui commettrait l’erreur de mépriser et de parler avec hauteur du peuple d’Israël, de ses sages et de l’explication des rabbins quant au mode d’application des ‘houkim, celui-là commet un grave péché d’orgueil et manifeste une grande insolence et une présomption folle.

Ces quelques exemples scripturaires devraient être suffisants pour révéler où nous en sommes avec Dieu et si oui ou non, nous nous trompons nous-mêmes par de faux raisonnements en s’imaginant suivre Dieu tandis qu’en réalité, nous méprisons ses ‘Houkim ainsi qu’il est dit en Jacques 1:22 :

« Mettez en pratique la parole, et ne vous bornez pas à l’écouter, en vous trompant vous-mêmes par de faux raisonnements. »

Ainsi donc, nous pouvons dire que les ‘houkim sont utilisés par Dieu comme des testeurs d’intégrité spirituelle et des révélateurs de la foi authentique d’un croyant qui se déclare converti au Dieu d’Israël ou fils d’Israël.

« Lorsqu’un homme réalise un commandement rationnel dont il comprend la raison, il n’est pas certain qu’il soit prêt à accomplir tous les commandements que Son créateur a ordonnés. En effet, il est possible qu’il n’accomplisse ce commandement que parce qu’il s’impose à son esprit rationnel.

Par contre, l’accomplissement de commandements irrationnels (‘houquim) et incompréhensibles sera une preuve de l’intégrité de sa foi et de son assentiment à se soumettre à toutes les volontés de Dieu et à tous ses commandements.

Si la paracha ‘houkat commence par « ceci est le statut de la Torah », c’est pour nous signifier qu’accomplir les lois irrationnelles ou incompréhensibles (‘houquim), comme la loi de la vache rousse, et s’y soumettre comme un serviteur (‘Eved), constitue le fondement (Yessod) de toute la Torah. » (Si’hot Moussar) et la preuve ultime de l’authenticité de notre foi et de notre soumission au Roi de l’Univers.

Si le lecteur croyant, sincère dans sa foi et dans sa relation avec Dieu, découvre ici son ignorance des ‘Houkim, ce n’est certainement pas un mépris de la Parole de l’Éternel de sa part. C’est au contraire une grâce et une invitation qui lui sont envoyées par le Ciel pour aller plus loin avec Dieu et démontrer une nouvelle fois sa soumission et son amour envers Son roi.

Nul homme ne peut percer tous les mystères des ‘houkim, tant dans leur compréhension que dans leur mode d’application, mais Dieu, au travers de Son peuple, nous a donné suffisamment d’éléments pour que chacun, selon sa mesure de foi et son niveau de consécration, puisse en toute liberté, avec paix et joie, commencer à étudier les ‘houkim du Dieu Tout-Puissant et à découvrir les immenses trésors dissimulés en leur sein.

Progressivement, le croyant mettra en pratique les ‘Houkim de Dieu et c’est alors qu’une grande bénédiction viendra se poser sur sa vie.

À l’instar du serpent d’airain qui sauva les bné Israël (fils d’Israël) de la morsure du serpent dans le désert, comprenons bien que le ‘Hok par excellence, le ‘Hok en chef, demeure l’œuvre expiatoire du Messie Yéshoua qui par Son sang, sauve et lave de ses péchés quiconque croit en Lui et s’attache à Ses paroles, ‘Houkim de Dieu inclus !

L’Éternel nous conduira, si nous sommes intègres devant Lui, à découvrir puis à observer tous les ‘houkim que nous retrouvons dans Sa Torah gorgée de lumière.

Dieu ne veut évidemment pas d’une armée d’hommes qui obéit parfaitement aux ‘Houkim, mais sans le cœur ! Son choix se porte sur une armée d’hommes et de femmes qui ne rejetteront pas, mais étudieront et appliqueront imparfaitement peut-être, les ‘houkim qu’Il nous a donnés pour notre bonheur.

Puisse l’Éternel nous donner un cœur bien disposé, dans le respect des anciens et des sages d’Israël à qui Dieu a révélé Ses ‘Houkim, afin que nous aussi, nous les mettions en pratique, pour la gloire et l’amour de Son Nom.

Que Dieu bénisse Son peuple Israël et tous ceux qui le craignent parmi les nations, et qu’Il nous donne la force d’observer avec foi et vérité Sa parole et tous Ses ‘houkim. Amen vé amen.

Note importante relative aux articles et vidéos faisant intervenir à la fois des juifs, des rabbins, des chrétiens et des pasteurs :

Plusieurs sont étonnés et parfois même choqués de voir côte à côte, dans une même vidéo des rabbins et des pasteurs n'ayant pas toujours les mêmes convictions religieuses.

Il convient alors de préciser qu'en dehors des citations ou autres extraits de sources externes repris dans les études, nous ne cautionnons pas forcément tous les propos et les enseignements des personnes ou des références et autres sites web cités : chaque homme est faillible, nul ne possède toute la vérité, chacun doit donc être attentif et ne retenir que ce qui lui semble bon et en accord avec les voies de Dieu et la bonne nouvelle du Messie Yéshoua : « examinez toutes choses; retenez ce qui est bon; » (1 Thessalonicien 5:21).

Sur ce site web, nous usons donc de notre « liberté en Yéshoua » (Galates 2:4) pour citer et utiliser, lorsque cela s’avère nécessaire et utile pour nous faire grandir dans la compréhension du plan divin et de la volonté de Dieu, le travail d’hommes ou de femmes parfois rattachés à d’autres confessions, mais que nous publions tout de même en raison de la qualité de leur contribution dans des domaines particuliers, bien que nous ne les rejoignons pas forcément dans toute leur doctrine.

En outre, cela nous invite à nous exercer à vivre cette maxime des sages :

« Qui est sage ? Celui qui apprend de chaque homme […] Le sage n’est pas celui qui a acquis des connaissances étendues dans tous les domaines, mais celui qui est capable d’apprendre de chacun » (Pirqé Avot).

Si nous ne suivons pas cette maxime, nous nous éloignons alors de la sagesse pour rejoindre les rangs de ceux dont l’esprit est encombré par l’intolérance et le légalisme qui est l’étroitesse d’esprit, qu’à Dieu ne plaise !

Pour de plus amples informations, voir la déclaration de foi

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Veuillez citer la source lors de toute copie partielle ou complète des contenus de ce site web, ainsi que le rappellent justement les maximes des pères (Pirqé Avot) : « Quiconque cite l’auteur d’une parole amène la délivrance dans le monde ». Pour le reste, c’est entre vous et Dieu qui sonde les cœurs et qui rendra à chacun selon ses œuvres.

 

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2 Commentaires

  1. issia ado

    Gloire a Adonai

    Réponse
  2. PLANCKEEL

    Quand on lit les commentaires dans les Bibles d’études, on se rend compte à quel point ces commentaires sont souvent contre les enseignements de la Torah et même contre le peuple choisit de Dieu Israël ! Pourquoi il y a une page blanche qui sépare l’Ancienne Alliance et l’Alliance Renouvelée! je me suis toujours posé la question.
    Cette superbe paracha sert souvent de prétexte aux détracteurs de la Torah pour enseigner que l’on ne peut mettre en pratique les commandements,pourtant en l’étudiant avec sérieux, en recherchant ce qui peut nous être profitable dans notre vie, on trouve beaucoup de passages qui y corresponde dans l’Alliance Renouvelée.
    Si on aime de tout notre coeur notre Dieu, on ne doit pas chercher autre chose que de lui plaire en mettant en pratique ce qu’Il nous demande.

    Réponse

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