Que signifie observer la Loi de Dieu ? Comment, pourquoi, pour qui ? Paracha Vaet’hanan & Ekev (Deutéronome 3.23 à 11.25)

« L’observation des commandements de Dieu est tout » (1 Corinthiens 7.19) – Ekev = récompense à l’obéissance ; Vaet’hanan = j’implorai

« Je vous ai donné un bien précieux, Ma Torah ne l’abandonnez pas. » (Proverbes 4:22)

Ces 2 Parachot, abritent encore mille et un trésors de connaissance et de sagesse du Dieu d’Israël !

Dans les chapitres que nous étudions, nous avons ici une excellente occasion de nous arrêter pour méditer et réfléchir ensemble sur cette insistance dont fait montre l’Eternel lorsqu’il s’agit de l’observation et de la mise en pratique de Ses commandements ainsi que la Parole de Dieu et non celle d’un homme, nous l’enseigne sans ambiguïté :

« La loi de l’Eternel est parfaite, elle restaure l’âme; Le témoignage de l’Eternel est véritable, il rend sage l’ignorant. Les ordonnances de l’Eternel sont droites, elles réjouissent le coeur; Les commandements de l’Eternel sont purs, ils éclairent les yeux (…) Ton serviteur aussi en reçoit instruction; Pour qui les observe la récompense (Ekev) est grande. » (Psaume 19 : 8-11)

« Si vous écoutez ces ordonnances, si vous les observez et les mettez en pratique, l’Éternel, ton Dieu t’aimera et il te bénira » (Deutéronome 7 : 12-13)

Dans cette étude, nous essaierons de comprendre l’importance de l’observation de la Loi de Dieu, qui est concerné, que signifie observer Ses commandements, quels en sont les enjeux et comment y parvenir.

Nous le savons et ce n’est plus un secret pour personne, malgré la clarté de tels versets, dans toute une partie de la chrétienté, depuis l’arrivée de Jésus, la loi de Moïse est considérée à tort, comme caduque et dépassée : avant l’arrivée de Jésus, nous étions sous la loi, après Jésus nous sommes sous la grâce, la loi n’a donc plus lieu d’être.

Pour plusieurs, l’observation des commandements de la loi de Moïse ne se pose plus : c’est une chose révolue, une chose appartenant à un temps passé qui ne concerne plus le chrétien. Selon un enseignement répandu, Jésus nous donnerait la liberté en nous délivrant du fardeau de la loi : le chrétien ne serait plus écrasé par ce joug de la loi impossible à porter, et ainsi, seuls l’amour et le bon coeur comptent et gare à celui qui oserait s’opposer à l’enseignement traditionnel en invitant les disciples à considérer et à observer les commandements de Dieu.

Preuve en est de cette influence d’une partie de la chrétienté sur de nombreuses personnes, ces quelques extraits de mail reçu récemment de la part d’une chrétienne :

«  Comment expliques-tu ou comment comprends-tu ce que  Paul a dit dans les épîtres au Romains 10:4 [« Christ est la fin de la loi »] ?

« Es-tu convaincu que Dieu a envoyé Yéshoua pour nous délivrer du péché, car les saintes écritures même ont montré que les péchés viennent de la loi (je paraphrase) »

Plus récemment encore, ce mail reçu vient encore confirmer cet état de fait :

« C’est pourquoi je me demande : comment peut-on être véritablement libre si nous devons obéir aux lois de Dieu ? »

Des mails de la sorte, nous en recevons des centaines et c’est pourquoi nous avons jugé important d’insister régulièrement sur cette thématique en produisant ce type d’étude via les plateformes RencontrerDieu et LeRetourAuxRacines.com, bien que conscient que nous sommes de l’immense enjeu qu’il y a ici.

Que les choses soient claires entre nous : il n’est pas question ici de condamner les chrétiens et de faire preuve d’un zèle amer à leur égard, qu’à Dieu ne plaise : beaucoup sont des sincères serviteurs de Dieu aimé du Créateur, c’est certain. Plusieurs n’ont tout simplement pas été éclairé sur ce point, ce qui ne les empêche pas, par ailleurs, d’exceller en d’autres domaines dans le cadre de leur service divin.

Mais, suivant l’appel que nous avons reçu, il est de notre devoir de ne pas pour autant taire les erreurs doctrinales manifestes et les importantes vérités que nous croyons avoir reçu d’en Haut.

Le sujet n’est pas nouveau, c’est un débat ancien dans l’Eglise, quantité de versets sont utilisés hors contexte pour enseigner « la fin de la loi » et il faut le dire, certaines traductions erronées donnent parfois de bien belles bûches au feu de l’erreur. Il serait long, bien trop long, en une seule étude, de faire le tour de la question et de prendre puis d’expliquer un par un les versets litigieux, mais cette étude et les quelques liens fournis permettra, nous en comme certain, de donner de précieux éléments aux amoureux de la vérité désireux de suivre avec toujours plus de fidélité leur Messie juif Jésus.

Par exemple, pour la traduction « christ est la fin de la loi » en romains 10 :4, nous vous invitons à lire, si ce n’est pas encore fait, notre petite étude qui s’appuie sur les enseignements du théologien juif David h Stern ainsi que ceux de quelques pasteurs reconnus : « Christ est-il la fin de la loi ? » https://www.rencontrerdieu.com/project/christ-est-il-la-fin-de-la-loi/

Nous allons ici démontrer, une nouvelle fois, et avec la plus grande simplicité, l’erreur d’une telle interprétation et conception des Saintes Ecritures consistant à enseigner que les croyants des nations qui servent le Dieu d’Israël par la foi en Yéshoua (Jésus) seraient « libérés de l’observation de la loi de Moïse », comme si « la fin de la loi » était effective, chose que jamais l’Ecriture enseigne.

Nous allons voir une fois encore, et comme cela est largement démontré sur ce site et ailleurs, que l’amour de Dieu et la vraie liberté, consistent bien au contraire à observer Ses commandements. Et lesquels ? Ceux que Dieu lui-même a donné à Moïse sur le mont Sinaï.

« C’est pourquoi je me demande : comment peut-on être véritablement libre si nous devons obéir aux lois de Dieu ? ».

Une réponse simple à cette question se trouve dans l’enseignement des sages :

« “Les tables étaient œuvre de Dieu et l’écriture étaient l’écriture de Dieu, gravé sur les tables” (Exode 32:16) ;  ne lisez pas ‘Harout (gravée), mais ‘Hérout, (liberté) ! Car n’est vraiment libre que celui qui étudie la Torah [et la met en pratique]. »

Ici, les sages nous enseignent une chose simple et profonde qui apparait dans toute l’Ecriture de Genèse jusqu’à Apocalypse : bien que dans son sens premier, l’écriture de Dieu, c’est-à-dire Ses commandements, était effectivement gravée sur les tables, dans une lecture plus profonde, la Torah nous enseigne que c’est la liberté que Dieu a déposé et gravé sur les tables. De là, nous comprenons que la véritable liberté se situe dans l’observation des commandements de Dieu.

« Les récalcitrants s’imaginent qu’en acceptant la loi révélée, ils perdent leur liberté. Ils se trompent, car ils confondent liberté et anarchie. N’est pas libre celui qui fait ce qu’il veut, mais seulement, celui qui veut de toutes ses forces accomplir son devoir. Celui qui est prêt à céder à tous les caprices de sa volonté personnelle, est en réalité esclave de ses caprices, de ses passions, de ses désirs. Seul est libre celui qui sait dominer ses passions, qui sait renoncer à ses désirs, et qui occupe ses loisirs à se perfectionner, à s’instruire afin de connaître ses devoirs. Seul est vraiment libre celui qui fait de la Torah son occupation principale. C’est alors seulement qu’il pourra bénéficier de sa liberté, en s’élevant au-dessus des médiocrités de la vie matérielle. Car celui qui étudie la Torah s’élève spirituellement. La Torah nous permet d’atteindre finalement les hauteurs où les souffrances physiques perdent leur acuité et où les plaisirs frivoles perdent leur charme. » (Boraïta 2, chapitre 6, Pirké Avot)

Tout au long des chapitres de notre paracha, HaShem (l’Eternel) n’a de cesse de rappeler combien il est important d’observer Ses lois.

Rappelons qu’une des rares périodes de l’histoire humaine où la paix régnait dans le monde entier fut durant les 40 années du règne de Salomon. Pourquoi ? Tout simplement parce que le Roi et le peuple étaient enseignés et éduqués dans l’observation et la mise en pratique des commandements du Dieu vivant. Nul besoin de forcer pour faire le lien : l’état pitoyable du monde actuel est directement lié à l’abandon des commandements de Dieu. Mais que fait “l’élite spirituelle” ?

Environ 5 milliards de personnes sont de confessions musulmanes ou chrétiennes : les chrétiens, dans une large majorité, ont abandonné et mis à l’écart une partie de la Loi de Dieu, notamment à cause d’un héritage catholique antijudaïque et antinomiste, c’est un fait avéré. Les musulmans, dans une large majorité, souffrent également de manquements dans ce domaine, à cause, entre autre, de toute sorte d’enseignements extra coraniques qui éloignent considérablement le croyant de la Torah de Dieu.

Ainsi donc, dans les faits, chez près de 5 milliards de personnes, une partie de la loi de Dieu a été abolie et/ou transformée : le résultat est visible au travers de l’état de notre monde – bien loin de la paix mondiale que devraient procurer une élite spirituelle et près de 5 milliards de personnes fidèles aux lois de Dieu. Seulement quelques millions de juifs et de non juifs reviennent petit à petit réellement aux anciens sentiers, ceux de la Torah du Maître du monde tel qu’enseigné par Moïse le Messie d’Israël. C’est bien, mais c’est encore trop peu et c’est pourquoi les prophéties concernant les derniers jours annoncent des temps difficiles.

Revenons à l’étude de nos versets du livre de Deutéronome que chaque croyant, qu’il soit chrétien ou non, devrait considérer avec la plus grande attention puisqu’il s’agit ici de la pure parole de Dieu.

Après avoir commencé sur l’importance de l’observation de la loi, la paracha Vaet’hanan se termine au verset 11 du chapitre 7 par une claire manifestation de la volonté de l’Éternel pour son peuple : « observez Mes lois et mettez-les en pratique ». Dans le même élan, la paracha Ekev se termine par la même injonction qui conditionnera la réussite et la bénédiction du peuple de Dieu : « SI vous observez tous ces commandements que je vous prescris, et si vous les mettez en pratique pour aimer l’Eternel, votre Dieu, pour marcher dans toutes ses voies » (Deutéronome 11.22).

Survolons et commentons ensemble plusieurs passages pour découvrir combien est précieuse la Torah de l’Eternel.

Le premier verset du chapitre 4 rentre dans le vif du sujet : « Maintenant, Israël, écoute les lois et les ordonnances que je vous enseigne. Mettez-les en pratique ».

Ainsi, comme le dit Paul, si toute l’Ecriture est donnée pour notre instruction, et si par la foi en Yéshoua (Jésus), le croyant est intégré/greffé à Israël, nous avons ici un enseignement capital nous montrant ce que Dieu attend de chacun d’entre nous pour avoir une part dans le Royaume de Dieu, le monde futur : Observer Ses commandements « afin que vous viviez, et que vous entriez en possession du pays que vous donne l’Éternel » (verset 1).

Cette observation doit demeurer entièrement fidèle à ce qui est écrit : « Vous n’ajouterez rien à ce que je vous prescris, et vous n’en retrancherez rien; mais vous observerez les commandements de l’Éternel, votre Dieu, tels que je vous les prescris. » (Verset 2).

Il est très important de s’arrêter sur ce point : ne rien retrancher à La Parole et ne rien ajouter. A ce sujet, voici un commentaire de l’excellent livre « la Paracha », du rav Eliaou Hassan :

« Notre verset vient nous interdire d’ajouter ou de retrancher toute loi ou commandement de la Torah. 

Mais à qui s’adresse-t-on ? Qui pourrait avoir une telle audace ? Spontanément nous dirions : des impies, des réformistes, des libéraux, ou des sectes ou des personnes mal intentionnées qui souhaitent déraciner les valeurs authentiques du judaïsme biblique pour leur intérêt personnel.

Il est vrai que ces personnes entrent dans cette catégorie, mais la Torah s’adresse-t-elle à des gens mal intentionnés qui ne s’empêcheront de toute façon pas de mal agir ? Quelle est l’importance d’un “petit verset” à leurs yeux, et même de toute la Torah complète ?

À ce sujet le Hafets Haïm avait l’habitude de rapporter une parabole :

Un jour un homme se mit à jeter au fleuve toute la marchandise d’un magasin. À plusieurs reprises, on le vit sortir avec les bras chargés et tout jeter à l’eau. Les passants le regardaient stupéfaits et persuadés qu’il était fou ! 

S’il s’agit d’un fou, nous dit le Hafets Haïm, nous n’en savons rien, la seule chose que nous pouvons affirmer avec certitude, c’est que toute cette marchandise ne lui appartient pas [et  possède peu de valeur à ses yeux] !

Il en est ainsi pour tous ceux qui se permettent de renoncer à certaines lois de la Torah, quelles qu’elles soient, même les plus anodines apparemment : Il nous est impossible d’affirmer qu’ils sont fous, mais une chose est sûre, c’est que la marchandise ne leur appartient pas [et qu’elle a peu de valeur à leurs yeux] !

Puis, le chapitre 4 continue : « Voici, je vous ai enseigné des statuts [hok en hébreu] et des ordonnances [mishpat en hébreu], comme l’Eternel, mon Dieu, me l’a commandé, afin que vous les mettiez en pratique (…) Vous les observerez et vous les mettrez en pratique; car ce sera là votre sagesse et votre intelligence aux yeux des peuples, qui entendront parler de toutes ces lois et qui diront : Cette grande nation est un peuple absolument sage et intelligent ! (…) observe ses lois et ses commandements que je te prescris aujourd’hui, afin que tu sois heureux, toi et tes enfants après toi, et que tu prolonges désormais tes jours dans le pays que l’Eternel, ton Dieu, te donne. »

Rappelons que le « Hok » en hébreu, nous parle de commandement globalement inaccessible à l’entendement humain que le croyant observe par pure foi envers son Créateur. Par exemple, ne pas mélanger du lin et de la laine, le lait et la viande, les lois de cacherout, les franges sur un vêtement à 4 coins (tsitsit), les fêtes de l’Eternel etc. Pour une étude détaillée sur les statuts (Hok), voir ce lien : Le testeur d’intégrité spirituelle – Paracha ‘Houkat (Nombres 19 à 22:1)

Egalement, voir cette étude : « Lois, statuts, ordonnances, préceptes, commandements, ordres : Quelle différence ? Que dit l’Écriture ? » : https://www.rencontrerdieu.com/project/lois-statuts-ordonnances-preceptes-commandements-ordres-quelle-difference-que-dit-lecriture/

Dans nos versets du chapitre 4 de Deutéronome, nous voyons également le mishpat (ordonnances). Le Mishpat fait référence aux jugements : il s’agit ici des lois facilement accessibles à la raison humaine, ce sont les lois morales, civiles.

Le ramban (un sage d’Israël) explique que ces 2 catégories de commandements ont besoin d’être ici renforcées dans nos esprits et c’est pourquoi elles sont ici rappelées et répétées dans le texte : 1) les décrets (Hok), car on ne connaît pas les raisons qui les motivent et les individus dont la foi est chancelante risquent de faire preuve de négligence dans leur accomplissement ; 2) et les jugements (mishpat), tels que les lois civiles, car ils sont nécessaires au bon fonctionnement de la société.

Dans le Deutéronome 4:39, nous lisons : « Sache donc aujourd’hui, et grave dans ton coeur, que c’est l’Éternel qui est Dieu, là-haut dans les cieux et ici-bas sur la terre, et qu’il n’y en a point d’autre. »

« C’est-à-dire : médite intensément ce sujet. Les enseignements du Moussar s’étendent sur ce phénomène : on a beau savoir de nombreuses choses intellectuellement, on ne les prend néanmoins pas à cœur et on ne les applique pas comme il se doit. On trouve cette attitude dans de nombreux domaines, notamment la santé où l’on s’obstine à goûter à des plaisirs dont on connaît les effets nuisibles. De la même façon, de nombreuses personnes qui croient sincèrement en Dieu font néanmoins preuve de négligence dans l’observation de certains commandements parce qu’elles ne sont pas suffisamment engagées sur le plan émotionnel. C’est pourquoi, bien que le peuple sache parfaitement qu’il n’y a qu’un seul Dieu, Moïse l’exhorte à graver et à faire pénétrer en lui cette connaissance, sans aucun compromis. En agissant ainsi, il s’assure bénédiction et longévité. »

Au chapitre 5, cela continue de plus belle : « Ecoute, Israël, les lois et les ordonnances que je vous fais entendre aujourd’hui. Apprenez-les, et mettez-les soigneusement en pratique (…) Ton Dieu fais miséricorde jusqu’en mille générations à ceux qui m’aiment et qui gardent mes commandements (…) Oh ! s’ils avaient toujours ce même coeur pour me craindre et pour observer tous mes commandements, afin qu’ils fussent heureux à jamais, eux et leurs enfants ! (…) Toi, reste ici avec moi, et je te dirai tous les commandements, les lois et les ordonnances, que tu leur enseigneras, afin qu’ils les mettent en pratique (…) Vous ferez avec soin ce que l’Eternel, votre Dieu, vous a ordonné; vous ne vous en détournerez ni à droite, ni à gauche. Vous suivrez entièrement la voie que l’Eternel, votre Dieu, vous a prescrite, afin que vous viviez et que vous soyez heureux, afin que vous prolongiez vos jours dans le pays dont vous aurez la possession. »

Chapitre 6, l’emphase sur l’importance d’observer les commandements du Très-Haut continue avec toujours plus de force et d’insistance :

« Voici les commandements, les lois et les ordonnances que l’Eternel, votre Dieu, a commandé de vous enseigner, afin que vous les mettiez en pratique dans le pays dont vous allez prendre possession; afin que tu craignes l’Eternel, ton Dieu, en observant, tous les jours de ta vie, toi, ton fils, et le fils de ton fils, toutes ses lois et tous ses commandements que je te prescris, et afin que tes jours soient prolongés. Tu les écouteras donc, Israël, et tu auras soin de les mettre en pratique, afin que tu sois heureux (…)

Écoute, Israël! l’Éternel notre Dieu est le seul Éternel. Tu aimeras donc l’Éternel ton Dieu, de tout ton coeur, de toute ton âme, et de toute ta force;

ces commandements, que je te donne aujourd’hui, seront dans ton coeur.

Tu les inculqueras à tes enfants, et tu en parleras quand tu seras dans ta maison, quand tu iras en voyage, quand tu te coucheras et quand tu te lèveras. Et tu les lieras comme un signe sur ta main, et ils seront comme des fronteaux entre tes yeux; 9 Tu les écriras aussi sur les poteaux de ta maison, et sur tes portes. (…) vous observerez les commandements de l’Eternel, votre Dieu, ses ordonnances et ses lois qu’il vous a prescrites. Tu feras ce qui est droit et ce qui est bien aux yeux de l’Eternel, afin que tu sois heureux (…) L’Eternel nous a commandé de mettre en pratique toutes ces lois, et de craindre l’Eternel, notre Dieu, afin que nous fussions toujours heureux, et qu’il nous conservât la vie, comme il le fait aujourd’hui (…) Nous aurons la justice en partage, si nous mettons soigneusement en pratique tous ces commandements devant l’Eternel, notre Dieu, comme il nous l’a ordonné. »

Nous allons ici, dans le cadre de notre étude, reprendre plusieurs passages de ce chapitre 6 que nous allons commenter en nous appuyant sur les enseignements du Messie Yéshoua et les commentaires des sages d’Israël.

Ce passage est effectivement suffisamment capital, précieux et primordial pour qu’on s’y attarde : il s’agit du crédo d’Israël appelé couramment en Israël « le “chéma Israël” ». « Chéma » étant le mot hébreu signifiant “écoute” (prononcez “Chma”).

Nous comprenons bien mieux pourquoi dans l’Evangile, lorsqu’un scribe vint au-devant de Yéshoua (Jésus) pour lui demander  « Quel est le premier de tous les commandements? », Jésus lui répliqua aussitôt : « Le premier de tous les commandements c’est: Écoute, Israël, le Seigneur notre Dieu est le seul Seigneur. 30 Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton coeur, de toute ton âme, de toute ta pensée, et de toute ta force. C’est là le premier commandement. » (Marc 12:29-30). Ici, de manière claire et limpide, Yéshoua vient s’inscrire dans la tradition juive et l’enseignement oral des sages d’Israël qu’il honore en citant le Deutéronome 6:4 : le Chma Israël.

Le Ramban explique ici que Moïse exhorte le peuple à observer scrupuleusement les commandements afin que son engagement au service de Dieu l’amène à le révérer et à le craindre et que cela serve d’exemple à leurs enfants et petits-enfants. En contrepartie, Dieu leur enverra le bonheur et leur séjour dans le pays sera long et fructueux.

Le chapitre 6 au verset 4 nous parle du Chéma : “Écoute (Chéma), Israël! l’Éternel notre Dieu est le seul Éternel.”

Le chéma représente l’essence même du judaïsme. Le Ramban note qu’en le plaçant immédiatement après les 10 commandements (chapitre 5), la Torah nous révèle son importance.

Dieu est bon, miséricordieux, sage, applique la justice, etc. Il n’y a pas un Dieu de pitié, un Dieu de justice et ainsi de suite. La Torah dit nettement que Dieu est UN et unique. Cela signifie qu’une harmonie profonde règne dans tout ce qu’Il fait, même si l’intelligence humaine est incapable de le saisir, mais tout deviendra clair la fin des temps, lorsque les voies de Dieu nous apparaîtront à la lumière de la vérité éternelle.

Dans le sefer (rouleau) Torah, dans le passage du chéma, il y a 2 lettres plus grandes que les autres. Ces deux lettres forment le mot “témoin” pour symboliser le fait que lorsqu’ils récitent « le chéma », les enfants d’Israël témoignent de l’unicité de Dieu.

Au verset 5 nous lisons : “Tu aimeras donc l’Éternel ton Dieu, de tout ton coeur, de toute ton âme, et de toute tes ressources;”

Comment exprime-t-on son amour pour Dieu ? En accomplissant ses commandements avec amour. En effet, on ne peut comparer un homme qui sert son maître par amour et un autre qui le sert par crainte. Celui qui sert son maître par crainte peut l’abandonner et s’en aller si les tâches lui semblent trop difficiles. En revanche, celui qui le sert par amour sera prêt à faire toutes sortes de sacrifices [et ne rechignera pas à observer des commandements qui, sans un authentique amour de Dieu, pourraient lui sembler pénibles et inutiles : il obéira au contraire avec joie, conscient et heureux de faire la volonté de Son Créateur].

L’amour est un sentiment, comment Dieu peut-il ordonner d’aimer ? La Torah répond à cette question dans les versets suivants en nous disant de garder Ses paroles présentes à l’esprit, de les étudier et de les enseigner. Lorsqu’il médite sur les créations, les actes de Dieu et Ses commandements, et qu’il se rend compte de leur formidable élévation, l’homme perçoit la sagesse infinie de Dieu. Il est aussitôt saisi d’un grand amour pour Lui, du désir de le louer, et éprouve une très grande soif de le connaître.

« De tout ton cœur ». Les sages expliquent : aime ton Dieu avec tes deux penchants, le bon et le mauvais. Cela signifie que l’on doit aimer Dieu en écoutant le bon penchant pour accomplir les commandements de Dieu, et en rejetant le mauvais penchant qui incite à fauter.

Autres explications complémentaires : le mauvais penchant fait allusion aux appétits matériels de l’homme, c’est-à-dire le désir de nourriture, de boissons, de plaisir physique, etc. Il faut canaliser ces énergies et les mettre au service de Dieu, ce qui constitue un moyen de servir l’Eternel avec ses deux penchants nous dit le Rambam.

Également cela signifie qu’il faut continuer d’aimer et de servir Dieu même dans les moments difficiles où notre cœur est lourd, où nos émotions sont basses, lorsque nos désirs et nos sentiments sont au plus bas et où l’épreuve et l’affliction envahissent notre cœur. Dans ces moment-là, celui qui continue de servir, d’honorer et de craindre l’Éternel, celui-là « aime Dieu de tout son cœur » : du coeur gauche et du coeur droit, c’est-à-dire du coeur affligé par l’épreuve, comme du coeur satisfait, joyeux et rempli de bonheur.

C’est pour cela que le texte précise « de tout ton âme » : c’est-à-dire que tu dois aimer Dieu même s’il te prend la vie. Selon le Ramban, “ton âme” se rapporte au siège de l’intellect, nous enseignant qu’il faut consacrer à l’amour de Dieu toutes les capacités intellectuelles dont il nous a doté. Lorsque le cœur, siège des émotions et des désirs et des passions est au plus bas, nous pouvons continuer à aimer Dieu de tout notre cœur grâce au fait que nous aimons Dieu de toute notre âme.

“Aujourd’hui” – Les commentateurs expliquent pourquoi le texte précise « aujourd’hui » : ces paroles devront toujours rester nouvelles, fraîches exaltantes à vos yeux, comme si la Torah venait d’être donnée aujourd’hui, et non comme un vieux dogme, démodé et sans valeur [C’est ici un coup fatal porté à la doctrine chrétienne de l’abolition de la loi de Moïse].

Pour peu qu’on en fasse l’effort, on sera toujours stimulés par les défis posés par la Torah et ses commandements. Ils nous permettront d’éprouver un intérêt constant pour ses enseignements et nous éviterons de ressentir de la lassitude.

« Et tu t’en entretiendras » : tes principaux sujet de conversation doivent être la Torah et le service de Dieu. En t’occupant d’étude de la Torah à tout moment et dans toute situation, tu atteindras ton objectif : aimer Dieu.

Du début du Chapitre 7 jusqu’à la fin de la paracha qui s’arrête au verset 11, en l’espace de quelques versets, l’Esprit Saint insiste encore et toujours :

« Sache donc que c’est l’Eternel, ton Dieu, qui est Dieu. Ce Dieu fidèle qui garde son alliance et sa miséricorde jusqu’à la millième génération envers ceux qui l’aiment et qui observent ses commandements (…) Ainsi, observe les commandements, les lois et les ordonnances que je te prescris aujourd’hui, et mets-les en pratique. »

La paracha Vaet’hanan, au chapitre 7 verset 11, se termine ainsi : « Ainsi, observe les commandements ».

La paracha Ekev continue elle aussi dans la même lignée jusqu’au chapitre 11 :

« Si vous écoutez ces ordonnances, si vous les observez et les mettez en pratique, l’Éternel t’aimera, il te bénira et te multipliera (…) Vous observerez et vous mettrez en pratique tous les commandements que je vous prescris aujourd’hui, afin que vous viviez (…) Tu observeras les commandements de l’Éternel, ton Dieu, pour marcher dans ses voies et pour le craindre. (…) Maintenant, Israël, que demande de toi l’Eternel, ton Dieu, si ce n’est que tu craignes l’Eternel, ton Dieu, afin de marcher dans toutes ses voies, d’aimer et de servir l’Eternel, ton Dieu, de tout ton coeur et de toute ton âme; si ce n’est que tu observes les commandements de l’Eternel et ses lois que je te prescris aujourd’hui, afin que tu sois heureux ? (…) Vous circoncirez donc votre coeur (…) Tu aimeras l’Eternel, ton Dieu, et tu observeras toujours ses préceptes, ses lois, ses ordonnances et ses commandements (…) Si vous obéissez à mes commandements (…) »

Comme nous le voyons clairement, l’Esprit de Dieu, dans cette portion d’étude de la Torah (paracha) insiste, répète, martèle et rappelle une chose absolument capitale : « observer les commandements de Dieu » afin de rentrer en possession du Royaume et d’être véritablement heureux.

Le verset 1 du chapitre 8 commence de la sorte : « Toute la loi que je t’ordonne aujourd’hui vous aurez soin de l’accomplir ». Les commentaires expliquent qu’en parlant de la loi au singulier, Moïse explique que personne n’est en droit de choisir les commandements de la Torah qu’il souhaite respecter. Les bénédictions promises par Dieu dépendent de l’acceptation de toute la Torah, comme si celle-ci ne formait qu’un seul et même commandement.

« Garde-toi d’oublier l’Éternel, ton Dieu, au point de ne pas observer ses commandements, ses ordonnances et ses lois, que je te prescris aujourd’hui. » (Deutéronome 8.11)

Il est à noter que les sages d’Israël, exactement comme l’enseigne le Messie Yéshoua, affirment que la grande majorité des récompenses liées à l’accomplissement des commandements de Dieu, sera perçue dans le monde futur. La joie, la santé et le bonheur procurés ici bas sont des bénédictions qui nous sont données uniquement pour nous aider à continuer dans la foi et l’observation des commandements de Dieu mais les trésors amassés dans les cieux seront découverts en fin de course et nul ne peut ravir cette richesse gardée précieusement pour le monde futur.

« Amassez-vous des trésors dans le ciel, où la teigne et la rouille ne détruisent point, et où les voleurs ne percent ni ne dérobent. » (Matthieu 6.20). Ici, le Maître, enraciné dans la tradition juive, parle de l’observation des commandements de la loi de Dieu qui constitue un capital dans le ciel que nul homme ne peut dérober et qui sera remis à son bénéficiaire dans le Royaume. Toute possession dans ce monde, en dehors des commandements de Dieu, est voué à disparaître et ne nous appartient pas : seul nous appartient ce trésor que nous amassons dans le ciel par l’obéissance aux commandements divin.

La question se pose : mais que signifie donc observer la Torah de Dieu, la loi de l’Eternel ?

La réponse est finalement très simple et Rachi, un des plus célèbres commentateurs de la Torah, rappelle brièvement ce que signifie l’observation des commandements :

« Observez-les : Ceci concerne l’Etude »

Observer la Loi de Dieu signifie donc étudier minutieusement les Saintes Ecritures, les lois, les commandements, les statuts, les ordonnances de Dieu afin de les mettre progressivement en pratique de tout notre coeur comme il est dit au chapitre 5 au sujet des lois de Dieu :

« Apprenez-les, et mettez-les soigneusement en pratique ».

Ainsi, l’observation de la Torah de Dieu (Loi de Dieu) permet de grandir dans la sanctification et dans la connaissance du coeur de Dieu, de Lui manifester et  de Lui démontrer par des actes concrets les fruits de notre amour : c’est le processus d’une vie et comme dans toute discipline, cela se fait étape par étape. C’est ici un voyage merveilleux pour tous ceux qui ont été appelés et qui ont répondu présents en saisissant cette victoire et cette espérance glorieuse acquise par la foi dans le Messie Yéshoua, Lui qui nous a appelés à la sanctification et à l’obéissance à son Père, en nous détournant de nos fautes passées pour nous conduire à l’obéissance de coeur.

Les chrétiens le disent à juste titre et avec raison, Yéshoua (Jésus) nous délivre des ténèbres pour nous transporter vers la lumière. C’est ce que dit Pierre, lorsqu’il nous enseigne que Jésus nous « a appelés des ténèbres à son admirable lumière » ( 1 Pierre 2 :9). Ainsi, lorsque le Père de Jésus déclare sans ambages : « j’établirai ma loi pour être la lumière des peuples. » (Esaïe 51 :4), le lien est ici très facile à faire et assène un autre coup fatal à la fausse doctrine de « la fin de la loi » : L’incroyant, après s’être détourné de ses fautes et avoir reçu le Messie dans sa vie, est amené, par l’Esprit, à la Lumière, qui n’est autre que celle du Messie et de la Loi de son Père, c’est-à-dire la Torah.

C’est la prière faite par le Sauveur : « Père, Sanctifie-les par ta vérité : ta parole est la vérité. » (Jean 17:17). Lorsque Yéshoua dit cela, Il nous montre la voie à suivre : SEULE la parole de Dieu nous sanctifie. Effectivement, la Torah merveilleuse de Dieu donnée à Moïse EST la parole de Dieu qui est Lumière. C’est elle seule qui nous montre et nous aide à différencier ce qui est pur de ce qui est impur, ce qui souille de ce qui purifie, ce qui est agréable à l’Eternel Dieu de ce qui ne l’est pas, et cela, dans tous les domaines de notre vie : corps, âme, esprit, temps et espace.

« Ainsi donc, le Messie ayant souffert dans la chair, vous aussi armez-vous de la même pensée. Car celui qui a souffert dans la chair en a fini avec le péché, afin de vivre, non plus selon les convoitises des hommes, mais selon la volonté de Dieu, pendant le temps qui lui reste à vivre dans la chair. C’est assez, en effet, d’avoir dans le temps passé accompli la volonté des païens, en marchant dans la dissolution, les convoitises, l’ivrognerie, les excès du manger et du boire, et les idolâtries criminelles. Aussi trouvent-ils étrange que vous ne vous précipitiez pas avec eux dans le même débordement de débauche, et ils vous calomnient. Ils rendront compte à celui qui est prêt à juger les vivants et les morts. » (1 Pierre 4.1-4)

Observer la Loi de Dieu est donc indispensable pour grandir spirituellement et grandir dans la sanctification. Observer la Loi de Dieu consiste à étudier la Loi de Dieu, ses instructions, ses enseignements, avec un coeur docile et de mettre en pratique ce que l’on apprend au fur et à mesure, selon la force que Dieu nous donne, petit à petit, exactement comme un bon fils se laisserait éduquer par son père sans lui opposer de résistance ni remettre en question sa parole et son autorité.

Dans le fascicule « La Sidra de la semaine » (petit fascicule hebdomadaire gratuit et disponible dans les magasins cachère ou les librairies juives), il est intéressant de noter ce qui est dit à propos de l’observation des commandements ou Mitsvot en hébreu :

« Le mot mitsva (commandement) partage une racine étymologique avec le mot tsavta, qui signifie « lien ». L’essence profonde des choses est qu’en accomplissant une mitsva, nous nous lions à Dieu. Il faut accomplir les mitsvot parce que Dieu désire que nous les accomplissions. Les mitsvot étendent ce lien avec Dieu au monde matériel, en englobant ces objets concrets avec lesquels la mitsva est observée. Quand une personne accomplit une mitsva, un lien est établi entre l’objet et la sainteté de Dieu. »

Evidemment, si dans l’observation des commandements, certaines choses nous paraissent plus ou moins difficiles ou obscures au départ, Dieu qui sonde nos coeurs le voit et fait grâce et nous apportera toujours plus de lumière au fur et à mesure de notre marche afin que nous grandissions dans Ses voies parfaites. L’essentiel est d’avoir ce coeur obéissant, docile, qui ne retranche rien à la loi de Dieu, et d’avoir cette réelle intention de le suivre Lui, sans chercher à abolir ou à supprimer le plus petit des commandements de Dieu, chose malheureusement pratiquée dans une large partie du christianisme mais qui grâce à Dieu et avec son aide précieuse va en diminuant.

Permettez-moi de vous partager un autre extrait très à propos tiré du livre « la Paracha », du rav Eliaou Hassan. Cette anecdote illustre fort bien une certaine problématique que l’on rencontre dans le monde croyant, qu’il soit juif ou chrétien :

« Alors que Rabbi David Aboukara (zatsal) marchait dans la rue, un homme de sa connaissance l’arrêta et lui demanda de lui donner des raisons concrètes aux commandements.

Il voulait connaître la raison de l’interdiction de se raser avec une lame (Lévitique 19 : 27, 21 : 5), et comprendre pourquoi celui qui se rase à l’aide d’une lame mérite une sanction aussi sévère qu’une personne qui aurait mangé cinq fois de la viande Taref (impure).

Le Rav lui répondit ceci : « J’aurais volontiers pris le temps de te répondre mais je suis pressé. Le médecin a prescrit à ma femme un médicament pour la soigner de sa maladie et je cours chez lui pour lui demander des explications sur ce médicament : pourquoi a-t-il justement choisi celui-là et pourquoi avoir prescrit cette dose ? Tant que je n’aurai pas reçu tous ces renseignements, je ne permettrai pas à ma femme de prendre ce médicament ! »

L’homme dit alors au Rav : « Avec tout le respect que je vous dois Rav, je me permets de vous conseiller de courir chez vous et non chez le médecin ! Le docteur n’a pas à expliquer à ses patients la raison de son choix de prescrire tel ou tel médicament, et même s’il l’acceptait, vous n’avez pas fait ses études, et ne comprendriez pas un traître mot de sa réponse. Si votre médecin est un spécialiste, votre devoir est de donner ces médicaments à votre femme sans poser de questions ! ».

Le Rav sourit d’un large sourire et lui répliqua : « Est-ce que tes oreilles entendent ce que ta bouche profère ? Un docteur, qui est un homme comme toi et moi et qui a appris d’un homme comme toi et moi, tu t’en remets à lui les yeux fermés, sachant qu’il existe beaucoup de médecins incompétents et que bon nombre de médicaments ont des effets secondaires fort dommageables ou qui, s’ils sont administrés selon de mauvaises doses, peuvent devenir véritablement un poison ! Alors que notre Dieu, HaShem, Hakadoch Baroukh Hou (Le Saint béni soit-Il), qui est la source de TOUT, de toute intelligence et de toute sagesse, qui nous a créés et créé le monde entier, à Lui tu ne fais pas confiance pour suivre Ses commandements et Ses Mitsvots sans chercher à comprendre le pourquoi du comment !… »

Observer la Torah de Dieu, à la portée de tous les enfants de Dieu non juifs ?

Je me rappelle avoir été dans une assemblée où une femme d’un âge mûr a pris la parole après mon intervention orale et affirma quelque chose de ce genre : « Les lois de Dieu sont trop dures et impossibles à pratiquer, c’est pour cela qu’en Jésus nous les accomplissons » ! Je me rappelle avoir pensé : cette personne a certainement oublié ce qui est écrit d’Elisabeth et de Zacharie, deux personnes de chair et d’os comme elle et moi : « Tous deux étaient justes devant Dieu, observant d’une manière irréprochable tous les commandements et toutes les ordonnances du Seigneur. » (Luc 1.6)

Oui, observer les lois de Dieu est loin d’être impossible : il s’agit de la volonté de Dieu pour tous Ses enfants. Il est toujours stupéfiant de constater la ruse du malin, ingénieux pour insuffler aux croyants des pensées d’interprétations erronées, qui tordent le sens des Ecritures subtilement, afin de satisfaire ce qui relève de la chair et non de l’Esprit : abolir et ne pas se soumettre aux lois de Dieu.

Afin de casser puis de réduire toujours plus en cendre ces fausses idées reçues dans une partie du monde croyant et en vue de bénir le plus grand nombre par la Vérité, nous devons nous rappeler ce que Dieu Lui-même déclare de Ses commandements. Seule la vérité biblique doit nous intéresser et non ce que disent les hommes :

« Ce que je te prescris aujourd’hui n’est certainement point au-dessus de tes forces et hors de ta portée (…) C’est une chose, au contraire, qui est tout près de toi, dans ta bouche et dans ton coeur, afin que tu la mettes en pratique (…) je te prescris aujourd’hui d’aimer l’Eternel, ton Dieu, de marcher dans ses voies, et d’observer ses commandements, ses lois et ses ordonnances, afin que tu vives » (Deutéronome 30 : 11-16)

Jean vivait ce passage de Deutéronome 30 et a lui-même confirmé et rappelé ce qui est enseigné ici dans la Torah :
« Car l’amour de Dieu consiste à garder ses commandements. Et ses commandements ne sont pas pénibles » (1 Jean 5:3).

Evidemment, comme nous avons de cesse de le rappeler, l’observation de la Loi de Dieu est une chose devant se faire avec amour et foi, non pas pour être sauvés mais parce que justement nous sommes sauvés en espérance, par la foi en Yéshoua, : Le Messie offre le pardon des péchés pour quiconque se repent, prend la décision de se détourner de ses fautes, et croit au Fils du Dieu vivant.

En dépit de l’évidence et sachant que les racines des faux enseignements sont parfois longues de plusieurs kilomètres, voici une autre petite anecdote hautement édifiante, relatée par le prophète Eliahou (Elie) en personne et destinée aux personnes prétendant ne pas pouvoir observer les lois de Dieu :

« Un jour, je marchais en chemin lorsque je croisai un homme qui ne connaissait ni la Torah, ni la Michna. Cet homme proférait des paroles cyniques et moqueuses, et il vint à ma rencontre. Je lui dis : ‘Mon fils, que répondras-tu à ton Père Qui est au Ciel lorsque viendra le jour du jugement ?’. Il me dit : ‘Rabbi, j’ai des arguments à Lui opposer : m’a-t-on seulement gratifié dans le Ciel de sagesse et d’entendement pour que je puisse lire et apprendre ?’. Je lui demandais quel était son métier, et il me répondit qu’il était pêcheur. Je lui dis : ‘Mon fils, qui t’a donc donné la sagesse de cueillir du lin, d’en tisser des filets, de les jeter à la mer et d’en retirer des poissons ?’. ‘Maître, me rétorqua-t-il, pour cela on m’a accordé de la sagesse !’. Je lui dis alors : ‘Si déjà pour cueillir du lin, tisser des filets (…), le Ciel t’a donné sagesse et entendement, pour les paroles de Torah (…) n’est-ce pas à plus forte raison ? ».

Le message que véhicule ce Midrach est développé de manière remarquable par le Rabbi de Kotsk. De fait, Eliahou n’a pas débattu avec cet homme sur le fond même de son propos, car il est indéniable que certaines personnes sont dotées de capacités intellectuelles supérieures à celles d’autres. Car les arguments d’Eliahou tenaient en fait sur le propre vécu de cet homme, en soulignant le fait que nul ne naît pêcheur de poisson… Et si malgré tout, lui-même parvint à apprendre ce métier, c’est uniquement du fait de la nécessité, parce que sa subsistance exigeait de lui qu’il soit capable de pratiquer un métier. Or s’il avait pris conscience – dans la même mesure – de l’impératif absolu d’étudier la Torah chaque jour, il ne fait aucun doute qu’il aurait trouvé en lui les aptitudes d’apprendre et de comprendre ses enseignements. »

Effectivement, pour quiconque veut se sanctifier, Dieu l’aide. C’est ce qu’enseignent les sages d’Israël : « quiconque veut se purifier, Dieu l’aide à se purifier. »

Ainsi, l’observation de la Torah est largement faisable, recommandée et ordonnée pour tous ceux qui se réclament du Messie d’Israël : c’est là une source de bénédiction inimaginable pour ceux qui aiment Dieu et se réjouissent de la Vérité.

Finalement, la Torah révèle l’état de notre coeur : aimons-nous réellement Dieu ou préférons-nous les doctrines d’hommes, leurs traditions et leur institution qui s’opposent si souvent aux lois de Dieu ? Si un des rôles de la Torah est de nous révéler le péché et la malédiction qui s’abat sur celui qui choisit de vivre dans le péché, ce n’est pas pour nous libérer des commandements de Dieu mais pour nous libérer de la malédiction de la loi. La loi de Dieu nous pousse à reconnaître nos fautes et nos péchés, afin de suivre Dieu par la foi, dans l’obéissance à Ses commandements, sans quoi, nous restons sous la malédiction.

Celui qui n’est pas encore libre est esclave du péché et ne saurait observer les commandements de Dieu. Mais celui qui, par la foi en Yéshoua, est libéré, arrivera à observer les commandements de Dieu : il apprendra, étudiera et se renforcera chaque jour dans la pratique. Dieu ne demande pas l’observation parfaite de la loi, nul homme ne saurait y arriver, mais il nous demande l’obéissance et désire que nous aspirions à cette perfection et ceci ne peut se faire qu’en acceptant toute la Torah sans chercher à dire que tel ou tel commandement n’est plus pour notre temps ou ne serait pas pour le non juif converti au Dieu d’Israël (le prosélyte).

En parlant du prosélyte, c’est-à-dire du non juif qui adhère à la foi biblique, en Deutéronome 10 :19, La Torah commande aux enfants d’Israël : « vous aimerez le prosélyte ». Le Ramban, dans le sefer Hamitsvot donne une explication à ce commandement : « L’amour que Dieu lui porte est particulièrement grand, car il s’est volontairement soumis au joug des commandements, et c’est pour cette raison que la Torah ajoute un nouveau commandement : « vous aimerez le prosélyte ».

Le Rabbi Yona explique : « On pourrait comparer un prosélyte à un cerf qui rejoint un troupeau de moutons et s’agenouille pour brouter parmi eux. Le berger, ayant pitié de lui, le laisse faire, parce que ce cerf a abandonné les vastes pâturages pour venir se confiner dans un enclos.” (midrach tehilim, psaumes 146). »

L’image est forte : à vu humaine, le cerf, en abandonnant sa liberté, semble se restreindre pour vivre au milieu du troupeau dans la soumission aux ordres du bon berger. Mais en réalité, en ayant abandonné une vie sans maitre ni loi (vie régit par le péché, illusion de la liberté) pour venir maintenant se placer sous la surveillance et la conduite du bon berger, il sera en sécurité, ne sera dévoré par aucun prédateur et arrivera dans un bon pays (le monde futur).

Chaque jour, grâce à la prière et l’étude de la Torah, nous nous améliorerons, nous raffinons notre être et progressivement, Dieu nous aidera et nous libérera de nos fautes, de nos addictions, de nos mauvais traits de caractère et forgera en nous un caractère nouveau ainsi qu’il est dit : « nous sommes transformés en la même image, de gloire en gloire » (2 Corinthiens 3:18) et aussi : « et ayant revêtu l’homme nouveau, qui se renouvelle, dans la connaissance, selon l’image de celui qui l’a créé. » (Colossiens 3:10) et encore : « et à revêtir l’homme nouveau, créé selon Dieu dans une justice et une sainteté que produit la vérité. » (Éphésiens 4:24). En écho à Ephésiens 4:24, n’oublions jamais que la Torah de Moïse est la vérité (Psaume 119:142).

Ce chemin de vie et de foi que nous propose Dieu par la foi en Yéshoua et l’observation de Sa Loi donnée à Moïse nous libère non pas de la loi mais de la malédiction de la loi et de l’esclavage du péché : c’est ce que Paul explique de diverses façons dans toutes ses lettres.

L’obéissance et l’amour : au-delà de la raison

Certains objecteront : mais comment observer certains commandements que je ne comprends pas ou que Dieu me demande de faire mais que je pense abolis ou inutiles dans notre époque actuelle ? Comment réussirais-je à observer et mettre en pratique tous ces commandements ? N’est-ce pas là une tâche difficile et impossible ?

Ces questions sont légitimes mais nous devons légitimement comprendre qu’elles proviennent en réalité du mauvais penchant, de l’âme animal qui n’a de cesse de s’ingénier à trouver des excuses et des prétextes pour ne pas observer les commandements, ne pas se soumettre à Dieu afin d’être son propre maître et se laisser aller à la paraisse. Ainsi le mauvais penchant use d’artifice pour que le croyant voit l’obéissance à la loi de Dieu comme un combat perdu d’avance contre un géant du peuple des anakim, « peuple grand et de haute taille, les enfants d’Anak, que tu connais, et dont tu as entendu dire: Qui pourra tenir contre les enfants d’Anak ? » (Deutéronome 9 :1-2)

Mais pour celui qui fait un effort dans la prière te l’étude pour se soumettre à la loi de Dieu, la promesse de Dieu se fait éclatant : « Sache aujourd’hui que l’Eternel, ton Dieu, marchera lui-même devant toi comme un feu dévorant, c’est lui qui les détruira, qui les humiliera devant toi; et tu les chasseras, tu les feras périr promptement, comme l’Eternel te l’a dit. » (Deutéronome 9 :3-4)

Pour quiconque décide sérieusement de se mettre au travail, Dieu lui donnera les moyens et les forces suffisantes pour marcher dans Ses voies et vaincre le mauvais penchant qui aime se présenter à nous comme un « enfant d’Anak » mais Dieu, par sa force, nous aidera à le faire « périr promptement ». C’est ici l’allusion qui est faite dans quelques autres versets de notre paracha :

« Peut-être diras-tu dans ton coeur : Ces nations sont plus nombreuses que moi; comment pourrai-je les chasser ? 18 Ne les crains point. Rappelle à ton souvenir ce que l’Eternel, ton Dieu, a fait à Pharaon et à toute l’Egypte » (Deutéronome 7 :17-18).

Le Rav Yaacov Abe’hssera explique :

« Le mauvais penchant est extrêmement fort ; comment pourrais-je le vaincre ? Réponse : « ne les crains point ! », car l’Eternel t’aidera à dominer tes désirs et tes tentations. En outre : « Rappelle à ton souvenir ce que l’Eternel, ton Dieu, a fait à Pharaon et à toute l’Egypte » : Si là-bas le Saint béni soit-il a sauvé les hébreux alors qu’ils avaient franchi 49 portes de l’impureté, toi, qui viens te repentir, tu n’as pas à craindre le mauvais penchant car le Saint bénit soit-Il t’aidera dans ton combat intérieur dès qu’il percevra ta ferme volonté de le servir. Il sera à nos côtés, comme il l’a été avec nos ancêtres ! »

Il faut aussi rappeler que certains commandements, dans le texte source, sont traduits par un mot hébreu différent : « ‘Hok ». Nous l’avons déjà évoqué, ce mot signifie qu’il s’agit d’un statut, d’une ordonnance de l’Eternel, qui n’a pas de sens logique pour la raison humaine. C’est ici que Dieu nous observe et éprouve notre cœur pour voir et vérifier comment nous allons nous comporter avec Sa Parole.

Il y a en effet des commandements accessibles à la raison, par exemple, ne pas commettre de meurtre, ne pas faire d’adultère, etc. et d’autres que l’on ne peut appréhender avec la seule intelligence humaine comme la cacherout, les mélanges interdits, etc (ce qui n’exclue pas d’avoir certaines compréhensions mais cela restera limité).

Voici une courte explication sur le site chabad.org :

« ‘Hok implique un décret inaccessible à la raison, une loi observée par soumission à une autorité suprême que nous n’avons ni le droit ni la capacité de remettre en question. Aussi, ‘hok’ est-il également le nom d’un certain type de mitsvot (commandements accessibles à la raison), les ‘houkim’, que l’esprit humain ne peut comprendre : l’interdiction de mélanger la viande et le lait et les lois de la pureté rituelle (…) »

Bien que l’on pourra toujours trouver des enseignements merveilleux pour chaque « ‘Hok », une partie demeurera toujours complètement inaccessible dans les secrets inimaginables qu’il renferme. Les « ‘Hok » sont là aussi pour tester et démontrer si véritablement nous aimons Dieu et si nous sommes prêts à Lui faire confiance quand bien même nous ne comprendrions pas tout. Ce type de commandement permet de voir quels sont ceux qui aiment Dieu de TOUT leur coeur et quels sont ceux qui, en réalité, méprisent ou négligent Sa Parole.

A ce sujet, il existe encore une anecdote formidable tirée de l’excellent livre « La paracha » du Rav  Eliahou Hassan. Cette anecdote nous montre la profondeur et l’importance d’obéir à Dieu contre vents et marées, quand bien même on ne comprendrait pas tout, quand bien même on penserait avoir trouvé la raison la plus logique pour se dédouaner d’un commandement, notamment lorsque l’on est confronté aux fameux «’Hok » :

« Un roi fit un jour appeler l’un de ses plus fidèles messagers : « Tu dois te rendre chez le roi Untel pour lui confier ceci, mais attention je te mets en garde : Tu ne dois faire aucun pari ni avec lui ni avec aucun de ses ministres, et sous aucun prétexte ! » Le messager prit la route et arriva dans le royaume en question. Avec la plus grande application, il accomplit la mission de son roi bien-aimé.

Il témoigna de façon exemplaire aux yeux de tous, de sa fidélité totale à son monarque. Pourtant, juste avant de repartir, l’un des ministres entama une conversation avec lui, et ils se mirent à plaisanter amicalement. Et puis le ministre posa soudain une étrange question à notre messager :

– La bosse que tu as sur ton dos ne te fait pas mal ?

– La bosse ? Mais je n’ai pas de bosse !

– Que racontes-tu là ? Je vois bien que tu as une bosse dans le dos !

– Mais pas du tout !

– Ah, tu caches bien ton jeu ! Mais je ne suis pas dupe, et je suis même prêt à parier avec toi que tu as une bosse dans le dos !

– Il vaudrait mieux pour toi ne pas parier si tu ne veux pas perdre ton argent !

– Je suis tellement sûr de ce que j’affirme que je parie un million de dollars que tu es bossu !

Le messager éclata de rire, comment un homme peut-il être aussi stupide et risquer une somme aussi colossale, se dit-il ! Puis il pensa que s’il prouvait à ce ministre idiot qu’il n’était pas bossu, il empocherait un million de dollars bien facilement… Toutefois il se rappela les paroles de son roi qui l’avait mis en garde et lui avait demandé de ne pas parier avec qui que ce soit. Mais, cédant à la tentation, il argumenta en lui-même : « La raison pour laquelle mon roi m’a interdit de parier est qu’il craint que je ne perde ! Mais dans le cas présent, aucun risque ! Le roi sera donc même heureux que je rapporte un million de dollars pour les caisses du royaume ! »

Palpitant de joie, il annonça alors au ministre :

– Je suis prêt à parier !

– Très bien. Ote tes habits et prouve-nous que tu n’es pas bossu ! Sans discuter, le messager retira sa chemise et prouva ainsi qu’il n’avait pas de bosse dans le dos. Le ministre fit mine d’être désolé de perdre un million de dollars, mais il donna l’argent sans l’ombre d’une hésitation, en acceptant étrangement et très sereinement son sort.

A son retour dans son royaume, le messager raconta fièrement l’histoire du million gagné lors d’un “pari d’enfant”. Après son récit, le roi exprima un très vif mécontentement :

– Comment as-tu pu faire une chose pareille ? Quelle idiotie ! Ne t’avais- je pas averti qu’il ne fallait parier avec personne ?

– Mon seigneur a raison, et je n’avais pas oublié son ordre, mais j’ai pensé que dans un cas pareil c’était différent, c’était de l’argent gagné tellement facilement !

– Pas du tout ! Tu as peut-être gagné un million mais moi j’en ai perdu quatre-vingt-dix-neuf à cause de ton empressement ! Les ministres du royaume où tu t’es rendu avaient parié cent millions avec moi qu’ils parviendraient à faire se dévêtir mon messager, et ils ont gagné !

Voilà un exemple parmi les nombreuses ruses du Yetser Hara (Diable, tentation de la chair, mauvais penchant) : donner un peu pour prendre beaucoup. Si ce principe est vrai pour une Mitsva[commandement], il l’est d’autant plus concernant les fautes, ainsi lorsqu’une personne pense tirer profit des infractions de la Torah, elle doit être sûre que ses pertes seront considérables au bout du compte, [même si elle ne voit rien sur le moment et qu’elle tient un raisonnement qui l’a satisfait mais qui au final va contre les paroles de Dieu clairement définies dans la Torah !] Seuls la droiture et le respect des lois de la Torah rapportent gros ! La moindre entorse ou fourberie coûte beaucoup plus cher que ce que nous pouvons imaginer dans le monde ici-bas [et dans le monde futur aussi]. C’est pourquoi même si mon intelligence me dit d’agir comme ceci ou comme cela, je dois toujours me souvenir que je suis un petit être fini et minuscule face à la Grandeur Divine, et incapable de comprendre Ses desseins. Seul Hachem (Dieu) connaît et sait tout et je dois sans cesse me raccrocher et me référer à Lui. La vérité est seulement là ! »

Cette excellente anecdote nous invite à avoir ce coeur d’enfant et cette obéissance fidèle à Dieu et à TOUS Ses commandements, et cela même si le plus grand des serviteurs de Dieu viendrait nous enseigner le contraire.

Nous voyons aussi une vérité fondamentale : bien que le serviteur fût fidèle en de nombreuses choses, c’est l’abandon d’un seul commandement qu’il jugea à tort comme “transgressable” qui amena la catastrophe lorsqu’à la fin de l’histoire, il se présenta devant son Maître ! Effectivement, nous n’imaginons pas les conséquences infiniment grandes qu’il y a à mépriser ou à négliger le plus petit commandement de Celui qui a créé les cieux et la terre et qui soutient toute chose par sa Puissante Volonté ! Comme dans l’anecdote, nous voyons clairement ou cela peut mener car « Ses voies ne sont pas nos voies ». Soyons donc dociles et acceptons toute Sa Torah, pour le reste, Dieu agira en nous et nous transformera dès lors que nous étudions régulièrement Sa Torah avec ce désir de mettre en pratique ce que nous pouvons, selon la force que Dieu nous communique.

David nous invite a sérieusement prendre en considération le coeur de Dieu, ce qui lui plait et ce qu’il en coûte de mépriser le plus petit «’Hok » (statut) de l’Eternel :

« J’incline mon coeur à pratiquer tes statuts (‘Hok), Toujours, jusqu’à la fin. » (Psaume 119 : 112)

« L’Eternel méprises tous ceux qui s’écartent de tes statuts (‘Hok), Car leur tromperie est sans effet. » (Psaume 119:118)

« Le salut est loin des méchants, Car ils ne recherchent pas tes statuts (‘Hok). » (Psaume 119 : 155).

Regardons ce que dit le Rabbi Yonah de Gérone dans son livre « Les Portes du Repentir » au sujet de l’observation de la loi de Dieu selon la Torah :

« En Exode 24.7, [après que Dieu ait donné plusieurs lois bonnes, saintes et parfaites], il est dit : « nous accomplirons et nous comprendrons ». Voici comment comprendre cette idée : quiconque décidé sincèrement d’agir conformément à la Torah qui lui sera enseigné et selon le jugement que les juges rendront, acquiert, dès le jour de sa décision, la récompense pour tous les préceptes de la Torah qu’il a entendus et compris, ainsi que pour tout ce qu’il n’a pas encore appris ; il est considéré comme un juste et a acquis un mérite tant pour les concepts qui lui sont révélés que pour ceux qui lui sont cachés [Effectivement, c’est ainsi qu’agissaient par exemple Elisabeth et Zacharie, ils suivaient la Torah de Dieu, c’est pourquoi la parole témoigne qu’ils étaient justes devant Dieu : « Tous deux étaient justes devant Dieu » (Luc 1.6)].

Si un homme n’évite pas certaines fautes et ne cherche pas à s’en protéger – fût-ce une transgression mineure – et bien qu’il respecte, par ailleurs, toutes les autres interdictions de la Torah, les sages d’Israël le qualifient « d’apostat vis-à-vis d’un commandement particulier. » Il est compté parmi les pêcheurs et sa faute est trop grande pour être pardonnée. Car si un serviteur disait à son maître : « J’exécuterai tous vos ordres sauf un », cela prouverait qu’il a rejeté l’autorité de son maître et veut agir comme bon lui semble. Le verset dit à son sujet : « maudit soit celui qui n’accepte pas les paroles de cette loi pour les accomplir » (Deutéronome 27.26), ce qui signifie : « celui qui n’accepte pas d’accomplir entièrement les paroles de la Torah ». Cette interprétation est confirmée par l’emploi de l’expression « qui n’accepte pas… pour les accomplir » plutôt que « qui n’accomplit pas ». [Là encore cela rejoint les propos du Sauveur concernant ceux qui font réellement partie de Sa Famille : « Ma mère et mes frères, ce sont ceux qui écoutent la parole de Dieu, et qui la mettent en pratique. » (Luc 8.21).]

 Les fils de Jonadab : un exemple gravé dans l’Eternité

Enfin, il est bon de terminer notre étude par l’excellent exemple donné dans l’Ecriture concernant cette obéissance simple et de coeur que Dieu demande à son peuple :

En Jérémie 35, nous avons une formidable leçon : l’Eternel Dieu va demander à Jérémie de visiter la maison de Recabites et d’inciter les fils de Jonadab à fauter contre les ordres de leur père qui leur avait clairement ordonné de s’abstenir de certaines choses dont du vin.

« Va à la maison des Récabites, et parle-leur; tu les conduiras à la maison de l’Eternel, dans une des chambres, et tu leur offriras du vin à boire (…) Je mis devant les fils de la maison des Récabites des coupes pleines de vin, et des calices, et je leur dis : Buvez du vin ! »

Regardez la formidable réponse des fils de Jonadab :

« Mais ils répondirent : Nous ne buvons pas de vin; car Jonadab, fils de Récab, notre père, nous a donné cet ordre : Vous ne boirez jamais de vin, ni vous, ni vos fils; et vous ne bâtirez point de maisons, vous ne sèmerez aucune semence, vous ne planterez point de vignes et vous n’en posséderez point; mais vous habiterez sous des tentes toute votre vie, afin que vous viviez longtemps dans le pays où vous êtes étrangers. Nous obéissons à tout ce que nous a prescrit Jonadab, fils de Récab, notre père : nous ne buvons pas de vin pendant toute notre vie, nous, nos femmes, nos fils et nos filles; nous ne bâtissons point de maisons pour nos demeures, et nous ne possédons ni vignes, ni champs, ni terres ensemencées; nous habitons sous des tentes, et nous suivons et pratiquons tout ce que nous a prescrit Jonadab, notre père. »

Face à cette leçon d’obéissance que Dieu a voulu manifester en envoyant Jérémie pour tenter les Fils de Jonadab, Dieu donne une grande leçon à son peuple :

« Ainsi parle l’Eternel des armées, le Dieu d’Israël : Va, et dis aux hommes de Juda et aux habitants de Jérusalem : Ne recevrez-vous pas instruction, pour obéir à mes paroles ? dit l’Eternel. On a observé les paroles de Jonadab, fils de Récab, qui a ordonné à ses fils de ne pas boire du vin, et ils n’en ont point bu jusqu’à ce jour, parce qu’ils ont obéi à l’ordre de leur père. Et moi, je vous ai parlé, je vous ai parlé dès le matin, et vous ne m’avez pas écouté. Je vous ai envoyé tous mes serviteurs, les prophètes, je les ai envoyés dès le matin, pour vous dire : Revenez chacun de votre mauvaise voie, amendez vos actions, n’allez pas après d’autres dieux pour les servir, et vous resterez dans le pays que j’ai donné à vous et à vos pères. Mais vous n’avez pas prêté l’oreille, vous ne m’avez pas écouté. »

La conclusion de notre grand Dieu est tel un cri du coeur envers son peuple, juifs et non juifs, déchiré qu’il est de voir des enfants obéir à un homme de chair tandis que son propre peuple désobéit à son Créateur, et néglige les commandements de Celui qui tient le souffle de toute chair entre Ses mains  :

« Oui, les fils de Jonadab, fils de Récab, observent l’ordre que leur a donné leur père, et ce peuple ne m’écoute pas ! »

Ainsi, nous comprenons plus facilement pourquoi les maux qui atteignent l’Eglise, à l’instar d’Israël, ne sont que la conséquence de cet état de fait.

C’est le même cri du coeur de Dieu formulé au travers d’Ésaïe : « Oh! si tu étais attentif à mes commandements! Ta paix serait comme un fleuve, et ta justice comme les flots de la mer. » (Esaïe 48.18). Ne voulons-nous pas réjouir le coeur de Dieu au lieu de l’attrister ? Nous avons ici la recette pour réjouir les entrailles de notre Créateur.

Ne perdons pas de vue que lorsque Dieu parle d’Israël, si cela concerne effectivement et prioritairement les Israélites selon la chair, cela concerne aussi, en second lieu, ce que l’on appelle couramment « l’église chrétienne ». Selon Romains 11, les croyants des nations sont greffés sur Israël par la foi en Yéshoua et sont donc adoptés dans la famille de Dieu et font donc pleinement partie d’Israël comme le dit l’Ecriture en parlant du Messie d’Israël : « lui qui des deux [peuples] n’en a fait qu’un ». (Ephésiens 2 :14)

Oui, assurément, Dieu s’est constitué un peuple parmi les nations sans abandonner le peuple d’Israël, « prunelle de son œil » selon les paroles du prophète. Le Messie est celui qui rassemble ces deux peuples en un seul ainsi qu’on le lit :

« Et si vous appartenez au Messie, vous êtes donc la postérité d’Abraham, héritiers selon la promesse. » (Galates 3:29)

Un grand nombre l’ignore et pense à tort avoir remplacé le peuple de Dieu (théologie du remplacement ou de la substitution), ce qui est évidemment faux.

A ce sujet, nous vous renvoyons à l’étude parue sur le site : « L’olivier Franc de Romains 11 : le peuple juif ou le Christ ? Focus sur la théologie du remplacement d’Israël par l’Eglise. » : https://www.rencontrerdieu.com/project/lolivier-franc-de-romains-11-israel-messie/

D’un autre côté et d’une façon dommageable, il faut le dire, il existe encore un certain nombre de juifs qui persistent à maintenir une séparation entre juifs et non juifs en suscitant, par leur posture et par des discours parfois hautains ou méprisant vis-à-vis des non juifs, la division et l’opposition, sans comprendre l’œuvre glorieuse que Dieu désire opérer par le Messie d’Israël : tout réunir en Lui-même, juif et non juif, tous soumis à une seule Torah, tous unis dans l’obéissance au Dieu d’Israël.

Enfin, en vue d’ancrer davantage en nous l’immense importance de l’observation des commandements de Dieu et de cette obéissance par amour, regardez donc comment Dieu récompense d’une manière prodigieuse les Récabites fils de Jonadab :

« Ainsi parle l’Eternel des armées, le Dieu d’Israël : Parce que vous avez obéi aux ordres de Jonadab, votre père, parce que vous avez observé tous ses commandements et fait tout ce qu’il vous a prescrit; à cause de cela, ainsi parle l’Eternel des armées, le Dieu d’Israël : Jonadab, fils de Récab, ne manquera jamais de descendants qui se tiennent en ma présence. »

Nous avons ici une puissante leçon qui devrait nous pousser à méditer, apprendre et observer soigneusement les commandements du Dieu d’Israël avec grâce et vérité au travers de la foi en Yéshoua notre Sauveur car ne l’oublions pas :

« Yéshoua (Jésus) s’est donné lui-même pour nous, afin de nous racheter de toute iniquité, et de se faire un peuple qui lui appartienne, purifié par lui et zélé pour les bonnes oeuvres. » (Tite 2.14).

Qu’est-ce qu’une bonne œuvre ? Les bonnes oeuvres qui plaisent à Dieu ne se trouvent pas dans les discours persuasifs de la sagesse humaine, ni même dans les églises bâtiments, ni dans aucune assemblée ou dans aucun raisonnement humain.

Les bonnes oeuvres se trouvent consignée dans la Parole immuable et permanente de Dieu, dans cette Loi unique et précieuse que Dieu a donné à Moïse sur le Sinaï : la Torah.

Comprenons bien que la Torah s’acquiert, non pas en restant passivement, semaine après semaine, assis dans un bâtiment à écouter un orateur professionnel, aussi doué et talentueux soit-il, mais elle s’acquiert, ainsi que l’enseignent les sages, au travers de petits groupes de discussions libres, qui étudient et échangent sur la Torah, dans l’humilité et la simplicité, sous la conduite de l’Esprit du Messie Yéshoua et de quelques hommes d’expérience qui ne sont pas là pour contrôler et dominer mais pour partager, aiguiller et conseiller en étant “esclaves et serviteurs de tous”. Là est la vraie grandeur selon Dieu.

Rappelons-nous des Paroles de notre modèle le Messie : « Mais vous, ne cherchez pas à vous faire appeler Rabbi; car un seul est votre Maître, et vous êtes tous frères. » (Matthieu 23:8)

Rappelons-nous des paroles de Paul qui marchant sur les traces de son Maître, affirma : « Je me suis rendu le serviteur de tous, afin de gagner le plus grand nombre ». (1 Corinthiens 9:19)

La Torah d’Israël révèle ainsi ses multiples facettes aux “craignant Dieu” soumis les uns aux autres (Ephésiens 5), au travers d’échanges libres portant sur la loi divine, accompagné des enseignements dispensés par tous ceux qui enseignent fidèlement la Saine Doctrine.

Que La Parole du Roi de Gloire pénètre nos coeurs et nous conduise dans la bonne direction, loin de tout orgueil et de toute médisance, qu’Il nous conduise à la repentance et à marcher dans la voie des Ses commandements avec un esprit bien disposé, dans la foi, la douceur, la vérité et l’amour. Malgré ses fautes et ses manquements, que l’Eternel protège, aide et bénisse avec force et profusion son peuple composé des « juifs premièrement [Israël], puis des grecs [croyants parmi les nations] ».

« Je vous ai donné un bien précieux, Ma Torah ne l’abandonnez pas » (Proverbes 4:22)

Une étude de Thomas.

Note importante relative au contenu des articles et des vidéos du site web : Veuillez citer la source lors de toute copie partielle ou complète de l’article, ainsi que le rappellent justement les maximes des pères (Pirqé Avot) : « Quiconque cite l’auteur d’une parole amène la délivrance dans le monde ». Pour le reste, c’est entre vous et Dieu qui sonde les cœurs et qui rendra à chacun selon ses œuvres.

En dehors des citations et autres extraits de sources externes repris dans les études, nous ne cautionnons pas forcément tous les propos et les enseignements des personnes et/ou des références et autres sites web cités : chaque homme est faillible, nul ne possède toute la vérité, chacun doit donc être attentif et ne retenir que ce qui lui semble bon et en accord avec les voies de Dieu et la bonne nouvelle du Messie Yéshoua : « examinez toutes choses; retenez ce qui est bon; » (1 Thessaloniciens 5:21).

Sur ce site web, nous usons donc de notre liberté en Yéshoua pour citer et utiliser, lorsque cela s’avère nécessaire et utile pour nous faire grandir dans la compréhension du plan divin et de la volonté de Dieu, le travail d’hommes ou de femmes parfois rattachés à d’autres confessions, mais que nous publions tout de même en raison de la qualité de leur contribution dans des domaines particuliers, bien que nous ne les rejoignons pas forcément dans toute leur doctrine. En outre, cela nous invite à nous exercer à vivre cette maxime des sages : « Qui est sage ? Celui qui apprend de chaque homme.[…] Le sage n’est pas celui qui a acquis des connaissances étendues dans tous les domaines, mais celui qui est capable d’apprendre de chacun » (Pirqé Avot). Si nous ne suivons pas cette maxime, nous nous éloignons alors de la sagesse pour rejoindre les rangs de ceux dont l’esprit est encombré par l’intolérance et le légalisme qui est l’étroitesse d’esprit, qu’à Dieu ne plaise !

Pour de plus amples informations, voir la déclaration de foi

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24 Commentaires

  1. ruphin libala

    Merci pour cette lumière sur la question de loi,c’est pourquoi je vous demande de faire la difference entre la Loi del’Eternel et les lois de moîse car la confusion persiste dans le coeur de certain pendant que dans matthieu 5:17 nous le dit clairement,que le Dieu dela grace vous comble .

    Réponse
  2. Pierre

    Bonjour,
    l’observation de la TORAH , comme vous le dite est la mise en pratique de toute la LOI de DIEU
    , donc l’observation du jour de repos, le sacrifice des animaux… c’est bien cela ce que Dieu demande? Pourrai-je avoir un plus éclaircissement?

    Réponse
    • RencontrerDieu.com

      La Torah est une Torah de vie et cette Torah de vie grande et magnifique (Esaïe 42.21) qui a effectivement été donné par Dieu à ses enfant pour qu’ils la suivent, comme l’enseigne également les écrits de l’alliance renouvelée, notamment le Messie Yéshoua.

      Une fois que l’on a compris cela mais surtout, une fois que l’on est réellement convertis, alors Dieu va nous apprendre, petit à petit, à cheminer dans ses voies, shabbat inclus évidemment car il est tout à fait possible de le pratiquer aujourd’hui : c’est un commandement si important aux yeux de Dieu qu’il est inscrit en toute lettre sur les tables de la loi, entre les commandements de l’amour de Dieu et du prochain…

      Mais une des notions de bases qu’il faut savoir, c’est effectivement que Dieu ne peut nous demander de pratiquer ce qui techniquement est impossible à pratiquer : le temple étant détruit sans plus aucune possibilité de service des lévites et des cohanim (sacrificateurs), il est donc impossible de procéder aux sacrifices.

      Réponse
  3. Sophie

    Bonjour Thomas,

    Je vous remercie pour votre réponse, rigoureuse.
    Dans un de ses livres, non encore paru en France, Torben évoque justement la Saine Doctrine en insistant bien sur le fait que Yeshoua n’a pas délivré de la loi, mais du péché (en donnant par l’Esprit Saint la force de le surmonter/vaincre). Il y défend une position qui me semble proche de Paul Washer, sur le fait qu’un croyant qui ne met pas la parole en action se leurre lui-même.

    C’est concernant le fait que chaque disciple devrait imposer les mains, et pratiquer des délivrances, donc sur l’autorité du croyant que je trouvais son initiative intéressante (par opposition à la plupart des églises qui réservent cela aux Pasteurs/prêtres)

    Après, il me semble que la réforme protestante est inachevée, et que lui-même considère que si la réforme de Luther a été complétée par le baptême par immersion ré-indroduit par les baptistes, ou le baptême du Saint Esprit, par les pentecôtistes, il insiste sur le fait que les croyants des églises sont passifs dans la pratique et ne portent pas de fruits. Il y a des auditeurs, mais peu de disciples.

    Néanmoins, et c’est là où je vous rejoins, il ne retient ni la réhabilitation du Sabbat, ni des fêtes juives, ni de la cacherout (Pourtant l’abstention de sang est une loi noahide et non propre à la loi de Moïse, et Paul n’est jamais revenu sur cette interdiction).

    Les adventistes ont certes réhabilité le Sabbat, mais ils ont aussi introduit semble-t-il (je ne sais si c’est une préconisation ou un impératif à leurs yeux) l’interdiction de vin et de viande.

    En somme l’ Eglise (entendue comme corps de Christ et non comme une dénomination) procède par soulèvements successifs (et malheureusement distincts de plusieurs siècles) des voiles qui couvrent la vérité.

    Vos articles, bien construits, permettront peut-être de soulever un nouveau voile.

    Il n’est pas question de tomber dans l’auto-justification par les oeuvres (orgueil), mais bien d’aimer D.ieu en gardant Tout ses commandements.

    Merci pour votre volonté de transmettre un “pain sans levain” au sens de doctrines ajoutées.

    Réponse
  4. Roy

    Merci pour votre merveilleux enseignement à la lumière des Ecritures

    Réponse
  5. ricecla maxette

    Merci pour cette étude, que Dieu vous bénisse.

    Réponse
  6. Thomas En Yeshoua

    Julien Chrétien, as-tu au moins lu l’article en entier avant de lancer des jugements à tout va ?

    Et si oui, qu’est-ce qui est contraire à l’Ecriture ? Pour information, mort à la loi signifie que nous ne sommes plus condamnés par la loi et que nous pouvons désormais l’observer, preuve que l’on est dirigé par l’Esprit car « LA CHAIR NE SE SOUMET PAS A LA LOI DE DIEU » (Romains 8.7)

    Ta compréhension du verset contredits des centaines d’autres versets qui font l”éloge de la loi, qui la qualifie de spirituelle, donné par le seul vrai Doeu qui est esprit, ta compréhension est donc fausse.

    David rempli du Saint Esprit dira : « ta loi fait mes délices. » (psaumes 119.174)

    Réponse
  7. Julien Chretien

    Ignorez vous que la LOI exerce sont pouvoir sur l’homme aussi longtemps qu’il vie?

    Ainsi si le croyant est MORT, la LOI n’a rien a lui dire.

    Nous (Parle des Juifs avant de devenir Chrétien) avons été DÉGAGÉ DE LA LOI étant MORT (en Christ) sous laquelle nous étions retenus, de sorte que nous servons le régime de l’esprit (NON DE LA LOI).

    La LOI est toujours active, mais NOUS Sommes MORTS a la LOI a cause du Christ.

    Un mariage a pris fin par la mort, et un autre L’a remplacé. Maintenant, nous sommes libre par rapport a la LOI AFIN de porter des fruits pour Dieu

    A quoi sert d’avoir le nom de “Yeshoua” dans la bouche si vous ne l’avez pas dans le coeur!

    Réponse
  8. Sophie

    Merci pour cet article.

    En termes d’obéissance, en référence à Marc 16 et la mission confiée aux disciples, peut-être avez vous eu connaissance de l’initiative de “the last reformation” et je souhaitais avoir votre perception.
    Son initiateur se base sur le livre des Actes pour constater que les églises actuelles forment peu de disciples du fait de leur structure pyramidale (au mieux elles forment des auditeurs qui pratiquent peu ce qu’ils entendent). Il dit que conformément à Marc 16, tout disciple doit manifester les signes de ceux qui auront cru, c’est à dire guérir autrui par l’imposition des mains, délivrer, et baptiser autrui. Il explique que croire c’est faire.
    Ces séminaires en ligne, et à travers le monde, visent une restauration pratique de ces Actes ordonnés par Yeshoua . C’est une partie de la réforme. Il explique en outre que la réforme protestante n’était pas complète et n’a pas mis un terme à certaines dérives catholiques non conformes à la première église ou assemblée.

    Plusieurs initiatives ont tenté de revenir à l’église primitive, mais jamais de façon complète, ou alors en ajoutant à la Parole.

    Aucune église aujourd’hui n’évoquera l’interdiction du sang, le réduisant à un simple symbole, pourtant Paul n’a jamais évoqué la licéité des viandes avec le sang. En revanche certaines de ces mêmes églises interdiront toute consommation de vin, se basant sur Daniel, qui, selon elles, ne buvait pas de vin. Or la Parole dit qu’il ne buvait pas du vin dont buvait le roi, ni ne mangeait de la viande que le roi consommait, c’est-à-dire de mets non conforme à la loi.
    Quant au Sabbat, la majorité des églises argueront que peu importe le jour…

    Je souhaitais aussi savoir quelle était votre compréhension de “l’enlèvement” de l’ Eglise constatant que les visions entre les évangéliques et les messianiques diffèrent sur le moment.

    Réponse
    • RencontrerDieu.com

      Shalom Sophie, voici ce que j’ai eu l’occasion de dire à ce sujet suite à quelques enseignements de la part de Torben :

      En un mot « Dommage » !

      Il m’avait l’air bien zélé et authentique mais le peu que j’ai vu me montre malheureusement que la réforme dont il parle n’en est pas réellement une car comme beaucoup de catholiques et de protestants, il dit certaines vérités bibliques mélangées avec des interprétations des Ecritures anti-torah :

      Par exemple, dans une des vidéos, il fait une sérieuse erreur en essayant encore une fois, d’abolir la Torah de Dieu en enseignant une chose erronée : Il dit que la loi est terminée (aille, Dieu dit qu’elle est parfaite et éternelle) et il dit que les pharisiens observaient correctement la loi de Moïse et que notre justice doit aller au delà ! Grave erreur, la majorité des pharisiens de l’époque étaient justement des transgresseurs de la loi de Moïse, corrompus, et c’est pour cela que Yéshoua leur lancera : « Moïse ne vous a-t-il pas donné la loi ? Et nul de vous n’observe la loi. » (Jean 7.19) : dans ce cas, oui, il faut que notre justice dépasse celle des ces pharisiens qui mentaient et produisaient de faux témoignages etc,.

      Yéshoua nous invite à justement à observer la loi de Dieu (Matthieu 5.17-19) avec l’aide du Saint Esprit comme il est dit :

      « Je mettrai mon esprit en vous, et je ferai en sorte que vous suiviez mes ordonnances, et que vous observiez et pratiquiez mes lois. » (Ezechiel 36.27)

      Peu importe les miracles d’une personne, s’il nous enseigne autre chose que la saine doctrine et contredit la parole de Dieu, alors il faut être très prudent et ne pas se laisser séduire :

      « S’il s’élève AU MILIEU de toi un prophète ou un songeur qui t’annonce un signe ou un prodige, et qu’il y ait accomplissement du signe ou du prodige dont il t’a parlé en disant : Allons après d’autres dieux,-des dieux que tu ne connais point,-et servons-les! 3 tu n’écouteras pas les paroles de ce prophète ou de ce songeur, car c’est l’Eternel, votre Dieu, qui vous met à l’épreuve pour savoir si vous aimez l’Eternel, votre Dieu, de tout votre coeur et de toute votre âme. » (Deut 13.2)

      « si quelqu’un vient vous prêcher un autre Jésus que celui que nous avons prêché, ou si vous recevez un autre Esprit que celui que vous avez reçu, ou un autre Evangile que celui que vous avez embrassé, vous le supportez fort bien. » (2 Cor 11.4)

      Voici donc ma position : les miracles ne doivent pas être placés au dessus de la parole de Dieu sinon c’est de la séduction : les miracles de Yéshoua n’allaient jamais contre la Torah, au contraire : “va et ne peche plus” signifie selon l’épitre de Jean : “va et ne trangresse plus la Torah” OR, Torben n’enseigne pas le retour à la Torah, au contraire, il semble plutôt perpétuer et rester dans la doctrine du protestantisme.

      Mais attention : je ne dis pas qu’il n’est pas sincère, que Dieu n’accompagne pas ce mouvement ou que c’est un ouvrier de satan mais ce que je dis est qu’il ne faut jamais se laissé impressioner par des miracles mais regarder la fidélité à la Parole de Dieu et à la Torah du Seigneur, or ici, il semble y avoir un réel problème.

      Pour que cela soit une vraie réforme, cela devrait nécessairement s’accompagner d’un authentique retour à ce qui a été falisifié et abandonné par le monde catholico-protestant, à savoir au minimum remettre la loi de Dieu à sa juste place, revenir au shabbat, au fètes à la cacheroute etc, etc,.

      Je suggère cette lecture : Les véritables Fruits du faux prophète face à la Torah du Dieu d’Israël – Paracha Reeh & Chofetim (Deutéronome 11.26 à 21.9) : https://www.rencontrerdieu.com/project/les-veritables-fruits-du-faux-prophete-face-a-la-torah-du-dieu-disrael-paracha-reeh-chofetim-deuteronome-11-26-a-21-9/

      Réponse
  9. maribe

    <> contre vents et marées si tu veux bien
    Shalom à tous !

    Réponse
  10. Salam Shalom

    Bonjour , je n’ai pour l’instant pas trouver d’article sur votre page concernant la nature du Christ .

    Pourriez vous nous dire si vous pensez que Jésus Christ est Dieu ?

    Réponse
    • RencontrerDieu.com

      Bonjour Salam Shalom, j’ai vu votre message privé, c’est hors sujet par rapport à la publication mais j’essaierai de vous apporter une réponse la semaine prochaine en MP car je suis actuellement en déplacement et peut difficilement répondre. N’hésitez pas à me relancer si oubli de ma part.

      Réponse
    • Salam Shalom

      Merci beaucoup (désolé pour le commentaire hors sujet ^^)

      Réponse
    • Line

      Jésus-christ est le fils du Dieu tout puissant, notre créateur à tous. Il est notre frère et a été envoyé par le Père (le Dieu tout puissant) pour nous apporter Sa Parole, la Vérité et l’Amour. Ainsi, il a sacrifié son fils afin que nous soyons lavé de nos péchés et que nous recevions l’Esprit Saint.
      Dieu est notre père à tous et Jésus-christ que l’on appel également Seigneur est notre frère, notre guide à tous.
      J’espère avoir bien répondu à votre question.
      Que Dieu vous bénisse au nom de Jésus-christ. Amen

      Réponse
  11. isaac

    daniel 9 v 11 :tout israel a transgresse TA LOI et sest detourne pour ne pas ecouter ta voix.alors se sont repandues sur nous les maledictions et les imprecations qui sont ecrites dans LA LOI DE MOISE serviteur de Dieu parce que nous avons peche contre Dieu

    Réponse
  12. Laure

    Il y a Loi de DIEU et lois mosaïque, non?

    Réponse
    • Tom Admin

      Bonjour, 2 Chroniques 34.14 répond à votre question : « le sacrificateur Hilkija trouva le livre de la loi de l’Eternel donnée par Moïse. »
      La loi de Moïse = la Loi de l’Eternel.

      Réponse
  13. waèrian.

    shalom frangin.

    Un seul Mot Magnifique .

    walérian

    Réponse
  14. Rébecca

    Amennn … Nous sommes benis je la lirai encore et Vraiment merci Yeshoua de me faire connaitre le Père céleste.

    Réponse
  15. evelyne

    merci pour cette étude
    c’est clair et facile a comprendre ce que Dieu attends de nous.
    c’est très enrichissant
    soyez béni

    Réponse

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