Pierre et la vision de la nappe – Abolition des lois alimentaires ? Ou invitation à les observer et à se sanctifier ?

« Car nous ne falsifions point la Parole de Dieu, comme font plu­sieurs; mais c’est avec sincérité, mais c’est de la part de Dieu, que nous parlons au nom du Messie devant Dieu. » 2 Corinthiens 2: 17

Dans les écrits de la Nouvelle Alliance, une lecture superficielle de certains passages laisserait penser que l’Eternel et le Messie Yéshoua (Jésus) auraient mis un terme aux lois alimentaires : elles seraient désormais abolies.

Un des passages les plus souvent cité pour défendre cette thèse est la fameuse vision de la nappe dans laquelle Dieu montre à pierre des aliments impurs et lui demande d’en manger (Voir actes 10). Qu’en est-il réellement ?

La nappe de Pierre : que signifie-t-elle réellement ?

Dans de nombreuses discussions entre chrétiens cette fameuse vision de la nappe ne laisse aucun doute : le croyant peut désormais manger du porc et toutes sortes d’aliments que Dieu a déclaré impurs et souillés dans la Torah (Torah = lois, com­mandements, enseignements de Dieu).

Mais alors, comment concilier cela avec les propos sans ambiguïté du Messie Yéshoua (Jésus) tels qu’on peut les lire en Matthieu 5:17-19 : Tant que le ciel et la terre demeureront, pas le moindre iota ni le moindre commandement de la loi de Dieu ne sera aboli.

Et que dire face à cette déclaration nette de Paul au sujet de la loi de Moïse et donc, de la cacherout : « Anéantissons-nous donc la loi par la foi ? Loin de là ! Au contraire, nous confirmons la loi. » (Romains 3:31).

Yéshoua va jusqu’à rajouter que : 

Notre position dans le royaume de Dieu dépendra de notre attitude vis-à-vis des commandements de Dieu : quiconque observera les lois de Dieu et enseignera à les observer sera appelé « grand dans le royaume des cieux » et quiconque abolira le moindre commandement et enseigne cela, sera ap­pelé au mieux « petit » (Matthieu 5 : 17-19).

De plus, dans la pensée juive de Yéshoua et de Paul, il faut bien comprendre que la Torah de Dieu est le fondement de la Saine Doctrine, elle nous aide à distinguer entre ce qui est pur et impur, entre ce qui plaît à Dieu et ce qui ne Lui plaît pas, entre ce qui est bon pour nous et ce qui ne l’ait pas. La Torah est un arbre de vie pour quiconque s’y conforme.

Pour le disciple d’hier comme pour le disciple d’aujourd’hui, il est impensable d’abolir le moin­dre commandement divin et plus impensable encore d’imaginer Dieu abolir ses propres commandements puisqu’il s’agit précisément d’un des critères qu’Il a donné à Son peuple pour reconnaître l’erreur et discerner un éventuel faux prophète.

Confronté à une personne se déclarant prophète et qui par beaucoup de séductions et d’arguments malicieux, tenteraient d’annuler un commandement divin, L’Éternel donne la voie à suivre :

« TU N’ÉCOUTERAS PAS les paroles de ce prophète c’est L’ÉTERNEL, VOTRE DIEU, QUI VOUS MET A L’ÉPREUVE pour savoir si vous aimez l’Éternel, votre Dieu, de tout votre coeur et de toute votre âme. Vous irez après l’Éternel, votre Dieu, et vous le craindrez ; VOUS OBSERVEREZ SES COMMANDEMENTS, vous obéirez à Sa voix, vous Le servirez, et vous vous attacherez à Lui. » (Deutéronome 13).

Pierre aurait-il été la victime d’une vision mensongère ? Ou alors beaucoup de croyants non-juifs auraient-ils mal compris ces passages à cause de quelques fâcheux biais de raisonnement ?

Analysons attentivement le passage de la vision de la nappe : Actes 10 : 9 à 16 :

« Le lendemain, comme ils étaient en route, et qu’ils approchaient de la ville, Pierre monta sur le toit, vers la sixième heure, pour prier. Il eut faim, et il voulut manger. Pendant qu’on lui préparait à manger, il tomba en extase. Il vit le ciel ouvert, et un ob­jet semblable à une grande nappe attachée par les quatre coins, qui descendait et s’abaissait vers la terre, et où se trouvaient tous les quadrupèdes et les reptiles de la terre et les oiseaux du ciel.

Et une voix lui dit : Lève-toi, Pierre, tue et mange. Mais Pierre dit : Non, Seigneur, car je n’ai jamais rien mangé de souillé ni d’impur. Et pour la seconde fois la voix se fit encore entendre à lui : Ne regarde pas comme souillé ce que Dieu a purifié. Cela arriva jusqu’à trois fois et aussitôt après, l’objet fut retiré dans le ciel. »

Fabrice Statuto, dans son étude sur « la Torah et la sanctifi­cation », fait remarquer une chose intéressante :

« Pour ceux qui disent qu’après la mort et la résurrection de Jésus les aliments impurs sont devenus purs, posez-vous la question pourquoi Pierre, des années plus tard, lui qui a pourtant été enseigné par Jésus en personne, dira face à la vision de la nappe :

« Non, Seigneur, car je n’ai jamais rien mangé de souillé ni d’impur. »

Tout simplement parce que Jésus lors de ces 3 années d’enseignements auprès de Pierre, ne lui a jamais enseigné de se rendre abominable par de la nourriture impure ! Logique c’est la Loi de Dieu ! En réalité, après la vision de cette nappe qui est apparue par 3 fois, Pierre « ne savait en lui-même que penser du sens de la vision ».

Pierre, rempli de l’Esprit Saint, après la ré­surrection de Yéshoua, refusait de manger de tels animaux, ce qui induit que Yéshoua n’a jamais enseigné durant son ministère à manger des animaux impurs. »

De même, le serviteur et théologien juif David H. Stern, sur ce passage est très clair : « La vision de Kéfa (Pierre) concerne les personnes et non la nourriture (…) Yéshoua n’a jamais aboli la cacherout ».

BereensPour comprendre correctement ce passage de la nappe, il est une fois encore indispensable de regarder attentivement le contexte.

Quelques versets plus loin, au verset 19, il est dit: « Et comme Pierre était à réfléchir sur la vision, l’Es­prit lui dit : Voici, trois hommes te demandent ; lève-toi, descends, et pars avec eux sans hésiter, car c’est Moi qui les ai envoyés. »

Pierre, ce disciple mature et rempli de l’Esprit « ne savait en lui-même que penser du sens de la vision qu’il avait eue.» (Actes 10 : 17)

Ainsi, pour éviter de tomber dans le piège d’une conclusion qui autoriserait les croyants à consommer des nourritures considérées comme impures et souillées par la Saine Doctrine, suivons l’exemple de sagesse de Pierre qui était en train de « réfléchir sur le sens de la vision » comme il est écrit : « Le coeur du juste médite pour répondre. » (Prover­bes 15 : 28)

Pierre ne croyait évidemment pas que la vision reçue était une licence pour manger n’importe quelles créatures impures telles que des rats, des limaces, du porc, des huîtres, du boudin noir (sang de porc), etc. Le craignant Dieu et le fidèle observateur de la Torah qu’était Pierre n’a certainement pas songé une seule seconde à l’abolition du moindre commandement divin.

C’est pourquoi nous voyons Pierre réfléchir et chercher le véritable sens de la vision, ce que nous sommes tous invités à faire.

Pierre fut très étonné d’entendre le Seigneur dire : « Tue et mange. » Quelle a été sa réaction ? « Non Seigneur je n’ai JAMAIS rien mangé de souillé ni d’impur. » Il savait que la loi divine au sujet de la chair pure et impure était toujours en vigueur !

Notez bien que la réaction de Pierre eut lieu bien après la résurrection du Seigneur et le baptême du Saint-Esprit !

Pierre méditait sur cette troublante vision qui s’est répétée par 3 fois.

Et voilà qu’au même ins­tant, 3 non-juifs sont venus à lui dans l’espoir d’enten­dre la Bonne Nouvelle de l’Éternel.

Actes 10 : 19-20 = « l’Esprit lui dit : Voici, trois hommes te demandent ; lève-toi, descends, et pars avec eux sans hési­ter, car c’est Moi qui les ai envoyés. »

C’est alors que Pierre comprit enfin le sens de sa vision, fit le lien et en donna lui-même clairement l’explication :

Actes 10 : 28-29 = « Vous savez, leur dit-il, qu’il est défendu à un Juif de se lier avec un étranger ou d’entrer chez lui ; mais Dieu m’a appris [grâce à la vision de la nappe] à ne regarder aucun homme comme souillé et impur. C’est pourquoi je n’ai pas eu d’objection à venir, puisque vous m’avez appelé. »

Ainsi, après avoir réfléchi sur cette vision, Pierre en a saisi le sens : loin de déclarer les lois alimentaires abolies, la vision de la nappe fut utilisée par Dieu pour enseigner Pierre de ne pas commettre l’erreur de considérer tous les non-juifs comme impurs.

C’est là la simple explication des 3 descentes de la nappe suivies immédiatement de la venue des 3 non-juifs.

3 visions d’une nappe qui contenait des aliments IMPURS suivis de 3 non-juifs que Pierre considérait à tort comme impurs.

Cette vision céleste était parfaite­ment appropriée pour Pierre : Ce rejet légitime de la souillure des animaux impurs, Pierre l’avait également développé envers les païens, ce qui est une erreur.

Dieu voulait tout simplement montrer à Pierre l’erreur de considérer comme souillés et impurs les païens sauvés et purifiés par la foi dans le Messie d’Israël ainsi qu’il est dit en Actes 15 : 9 = « Dieu n’a fait aucune différence entre nous et eux, ayant purifié leurs coeurs par la foi. »

Le frère Rodney du site « café biblique » affirme : « Pour empêcher toute violation de la loi interdisant à un Juif d’épouser une étrangère idolâtre, les pharisiens ajouteront celle qui interdit d’entrer chez l’étranger et de se lier d’amitié avec lui (sans distinction aucune sur sa foi), se disant que si ces deux choses étaient évitées, il serait difficile qu’un Juif puisse épouser une étrangère idolâtre.

Dieu voulait juste montrer à Pierre que pour Lui, tout hom­me, de quelque nation qu’il soit, ne devait pas être considéré comme souillé et impur au point de ne pas entrer dans sa maison. Cela n’avait rien à voir avec la levée de la mesure interdisant la consommation d’animaux impurs. » (Rodney)

Il est fréquent que Dieu parle à Ses serviteurs et prophètes par des énigmes ou des visions afin de leur délivrer un mes­sage particulier (Nombres 12 : 6-8).

Le Dieu qui dans Sa loi parfaite a ordonné à Pierre de s’abstenir des aliments purs est le même Dieu qui ordonne à Pierre de ne pas considérer impurs ceux des nations qu’Il a choisi de greffer sur Israël par la foi en Yéshoua. Voilà le sens de la vision.

Malheureusement, aujourd’hui, ce passage du livre des actes est perverti pour jus­tifier l’abolition et l’abandon d’un commandement entier de Dieu que les disciples pieux du Messie observaient pourtant avec soin !

Certains, confrontés à l’explication reconnaissent humblement leur erreur, réforment leur voie à ce sujet et Dieu les béni. Mais il en est d’autres qui face à la vérité, résistent et choisissent l’erreur afin de satisfaire les convoitises de leur chair. D’autres, soucieux de leurs honneurs choisissent de fermer les yeux pour ne pas avoir à reconnaître leur erreur. Le méfait de ces derniers est considérable et leur responsabilité accrue lorsqu’ils se dressent contre Dieu et choisissent de perpétuer le mensonge en enseignant publiquement l’abolition d’une loi divine si précieuse pour la bénédiction du croyant.

Le Salut qu’offre Yéshoua par la foi en son nom est une merveilleuse nouvelle qui nous ouvre littéra­lement les portes du ciel. Ceci doit amener une sainte crainte sur notre vie et un amour décuplé pour Sa Parole (Torah).

Le Messie d’Israël nous enseigne « l’obéissance de la foi » (Romains 1 : 5), l’amour de notre prochain sans jamais mettre de côté l’obéissance concrète aux commandements de Dieu (Matthieu 5 : 17-19, 19 : 17, 23 : 3, etc.).

Dieu le déclare : la nourriture impure est abominable aux yeux de Dieu, elle abîme l’âme du croyant et le prive d’immenses bienfaits spirituels.

Comment oserions-nous arracher de nos Bibles des pages entières qui traitent des lois alimentaires (Lévitique 11, 20 et Deutéronome 14) !?

Fuyons une telle voie et marchons joyeusement sur les sentiers bénis de David qui fit cette belle déclara­tion: « Mon coeur ne tremble qu’à Tes Paroles. » (Psaumes 119 : 161) et aussi : « Je fais mes délices de Ta loi. » (Psaumes 119 : 70) ou encore : « Tous Tes commandements sont la vérité.» (Psaumes 119 : 151).

Comprenons bien : ce ne sont pas les œuvres de la loi qui nous sauvent. Nul ne peut se sauver lui-même.

Mais la pratique de bonnes œuvres et l’obéissance aux commandements de Dieu démon­trent l’intégrité de notre foi à salut.

Étudions donc la loi de Dieu pour la mettre en pratique, chacun à notre rythme, selon notre mesure de foi, et nous satisferons le coeur de notre Créateur. La Bible parle de « l’observation de Ses commandements » afin de grandir dans la sanctification. Les lois alimentaires sont des “outils bénis” que Dieu nous donne pour nous aider dans ce processus vers la sainteté.

Quiconque observe La loi divine reçoit la promesse d’être béni par Dieu comme il est dit: « La bénédiction, si vous obéissez aux commandements de l’Éternel votre Dieu, que Je vous prescris aujourd’hui ; » (Deutéronome 11 : 27).

Cette doctrine de l’abolition de la loi de Dieu a ceci de tragique : quiconque commence à abolir un commandement tel que celui de la cacherout, finira par en abolir un deuxième puis un troisième, etc. Un petit trou [abolition d’une loi] dans un pneu fort et solide est capable d’immobiliser rapidement l’imposant véhicule. Mais Dieu place sur notre route des stations-service en nombre pour réparer puis regonfler les pneus et terminer le voyage : c’est la repentance.

Si la loi condamne et maudit le pé­cheur et le rebelle, elle bénit le juste et l’homme pieux, pensons-y !

Si nous manquons d’enseignements à ce sujet, étudions. Dieu sera bon, patient et nous apprendra. Et gardons toujours à l’esprit ces quelques paroles provenant du coeur même des modèles de la chrétienté :

« Ce que Dieu veut c’est VOTRE SANCTIFICATION » (1 Thessalonicien 4 : 3)

« Que tout votre être, L’ESPRIT, L’ÂME ET LE CORPS, soit conservé irrépréhensible, lors de l’avènement de notre Seigneur Yéshoua le Messie ! » (1 Thes. 5 : 23)

« PURIFIONS-NOUS DE TOUTE SOUILLURE DE LA CHAIR et de l’esprit, en achevant notre SANCTIFICA­TION DANS LA CRAINTE DE DIEU. » (2 Corinthiens 7 : 1). C’est pourquoi « l’observation des commandements de Dieu est tout. » (1 Corinthien 7:19)

En définitive, soumettons-nous à Dieu et confessons nos fau­tes selon que nous le montre l’Écriture :

Esdras 9 : 10 = « Maintenant, que dirons-nous après cela, ô notre Dieu ? Car nous avons abandonné Tes comman­dements, que Tu nous avais prescrits par Tes serviteurs les prophètes (…) recommencerions-nous à violer Tes com­mandements ? (…) Confessez maintenant votre faute à l’Éternel, le Dieu de vos pères, et faites Sa volonté ! Toute l’assemblée répondit d’une voix haute : À nous de faire comme tu l’as dit ! »

Avec Esdras, la sagesse de Salomon nous conduit dans le chemin de l’intégrité : « Celui qui cache ses transgressions ne prospérera point ; mais celui qui les confesse et qui les abandonne obtiendra miséricorde. » (Proverbes 28 : 13)

Que le Père des esprits de toute chair bénisse l’âme de tous les lecteurs, que dans Sa bonté Il puisse nous aider à cheminer dans Ses sentiers remplis de délices et de paix, au nom de Son tendre et précieux Messie et Fils unique Yéshoua. Amen !

Thomas.

Note importante relative aux articles et vidéos faisant intervenir à la fois des juifs, des rabbins, des chrétiens et des pasteurs :

Plusieurs sont étonnés et parfois même choqués de voir côte à côte, dans une même vidéo des rabbins et des pasteurs n'ayant pas toujours les mêmes convictions religieuses.

Il convient alors de préciser qu'en dehors des citations ou autres extraits de sources externes repris dans les études, nous ne cautionnons pas forcément tous les propos et les enseignements des personnes ou des références et autres sites web cités : chaque homme est faillible, nul ne possède toute la vérité, chacun doit donc être attentif et ne retenir que ce qui lui semble bon et en accord avec les voies de Dieu et la bonne nouvelle du Messie Yéshoua : « examinez toutes choses; retenez ce qui est bon; » (1 Thessalonicien 5:21).

Sur ce site web, nous usons donc de notre « liberté en Yéshoua » (Galates 2:4) pour citer et utiliser, lorsque cela s’avère nécessaire et utile pour nous faire grandir dans la compréhension du plan divin et de la volonté de Dieu, le travail d’hommes ou de femmes parfois rattachés à d’autres confessions, mais que nous publions tout de même en raison de la qualité de leur contribution dans des domaines particuliers, bien que nous ne les rejoignons pas forcément dans toute leur doctrine.

En outre, cela nous invite à nous exercer à vivre cette maxime des sages :

« Qui est sage ? Celui qui apprend de chaque homme […] Le sage n’est pas celui qui a acquis des connaissances étendues dans tous les domaines, mais celui qui est capable d’apprendre de chacun » (Pirqé Avot).

Si nous ne suivons pas cette maxime, nous nous éloignons alors de la sagesse pour rejoindre les rangs de ceux dont l’esprit est encombré par l’intolérance et le légalisme qui est l’étroitesse d’esprit, qu’à Dieu ne plaise !

Pour de plus amples informations, voir la déclaration de foi

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4 Commentaires

  1. Graine

    Cher Thomas,

    Merci pour cette étude. Il y a toutefois quelque chose d’ambigu pour moi.

    Tu écris:
    “Comprenons bien : ce ne sont pas les œuvres de la loi qui nous sauvent, mais la pratique de bonnes œuvres démon­tre que l’on marche sur le chemin du Salut. L’important n’est pas tant de pratiquer parfaitement l’observation des lois alimentaires ou toute autre loi, mais c’est d’avoir ce cœur do­cile qui désire obéir à Dieu avec foi et amour, un cœur crai­gnant Dieu qui n’oserait rien retrancher ou ajouter à la Parole du Tout Puissant”.

    Le respect des lois alimentaires est-il une “bonne oeuvre” ? Lorsqu’on lit la lettre écrite dans Actes 15:23-29, les restrictions mentionnées sont très réduites : s’abstenir des viandes sacrifiées aux idoles, du sang, des animaux étouffés, et de l’impudicité.

    Jésus ne dit-il pas en Matthieu 22:37- Tu aimeras le Seigneur, ton Dieu, de tout ton coeur, de toute ton âme, et de toute ta pensée (…) Tu aimeras ton prochain comme toi-même. De ces deux commandements dépendent toute la loi et les prophètes

    L’Amour semble bien couronner toute la loi (donc y compris les lois alimentaires).

    Sois bénis.

    Réponse
    • Tom Admin

      Shalom, permets-moi de reprendre ce que tu dis et d’apporter une réponse.

      Tu dis :
      Le respect des lois alimentaires est-il une « bonne oeuvre » ?

      Je réponds :
      Si ton médecin te prescrivait une ordonnance avec des prescriptions pour ta bonne santé physique et spirituelle, serait-ce une bonne oeuvre de l’observer ? Plus simplement : Est-ce qu’obéir à Dieu est une bonne oeuvre ?

      Tu dis :
      Lorsqu’on lit la lettre écrite dans Actes 15:23-29, les restrictions mentionnées sont très réduites : s’abstenir des viandes sacrifiées aux idoles, du sang, des animaux étouffés, et de l’impudicité.

      Je réponds : Les resctrictions mentionnées en actes 15.23-29 sont pour les païens qui se convertissent, ce sont les 4 lois de bases que l’Esprit Saint a jugé bon d’imposer dès le début de la conversion comme dit le texte. Pour la suite, les païens convertis sont censés être instruits et grandir dans la sanctification, l’étude et la mise en pratique de la Torah (Luc 8.21) comme dit en Actes 15.21 : « Car, depuis bien des générations, Moïse a dans chaque ville des gens qui le prêchent, puisqu’on le lit tous les jours de sabbat dans les synagogues. »

      Tu dis : « L’Amour semble bien couronner toute la loi (donc y compris les lois alimentaires). »

      Je réponds : Attention ! couronner ne veut pas dire abolir. Je dis cela car je sais que beaucoup font des raccourcis erronés. Les 2 plus grands commandements (aimer Dieu et aimer son prochain) sont un résumé des 10 commandements qui eux-même sont un résumé de tous les autres commandements de Dieu MAIS Résumer ne veut pas dire abolir.

      Réponse
      • Graine

        Cher Thomas,

        Merci pour ta réponse mais je désire préciser un point qui me paraît toujours ambigu. Les œuvres de la loi ne sauvent pas (Galates 2:15) et nous n’avons pas été sauvés pour revenir à la loi (Galates 3:3 ; 3:10 ; 4:9 ; 5:4 ; 5:13).

        Les lois alimentaires sont certainement bonnes physiquement mais spirituellement elles n’ajoutent rien au salut ou à la sanctification. La loi est accomplie par la parole “tu aimeras ton prochain comme toi-même” (Galates 5:14).

        Je suis bien d’accord avec toi pour dire que couronner ou résumer la loi ne veut pas dire abolir la loi. Couronner est entendu ici au sens de “conclure en améliorant, en parachevant, apporter la dernière perfection”. Si la loi est la graine, l’amour en est le fruit. Pas plus que le fruit n’abolit la graine (mais l’accomplit), l’amour n’abolit pas la loi mais au contraire la parachève (l’accomplit).

        Au final, je pense que tu seras d’accord pour dire que c’est l’Amour qui nous sanctifie (Galates 6:9-10).

        Je désirais écrire cela pour éviter que certains lecteurs n’interprètent le propos comme une nécessité de revenir à la loi car, comme tu le dis si bien, beaucoup font des raccourcis erronés.

        Bien à toi.

        Réponse
        • Tom Admin

          Cher “graine de foi”

          Je pense que les choses te paraîtront un peu moins ambiguës si tu t’appuies sur l’ensemble des Ecritures + la pensée hébraïque des auteurs et le contexte, sans te focaliser uniquement sur l’épitre aux galates. L’épitre aux galates est merveilleuse mais sachons aussi que c’est une épître “pierre d’achopement” pour tous ceux qui se refusent de la lire en contexte et avec la pensée hébraïque de son auteur.

          Tu dis :
          Les œuvres de la loi ne sauvent pas (Galates 2:15)

          Je réponds :
          Oui effectivement sans oublier qu’Obéir à Dieu n’a jamais signifier rechercher le Salut par les oeuvres de la loi et que par ailleurs, Jacques dira : « Vous voyez que l’homme est justifié par les oeuvres, et non par la foi seulement. » (Jacques 2.24)

          Tu dis :
          nous n’avons pas été sauvés pour revenir à la loi

          Je réponds :
          Avant d’être sauvé, observais-tu la loi pour avoir à y revenir ? Pour ma part, absolument pas et je ne peux pas revenir à quelque chose que je n’ai jamais observé ! En vérité, la Parole est claire : nous n’avons pas été sauvé de nos transgressions pour continuer à transgresser. Il est écrit : « la Grâce de Dieu nous enseigne à renoncer à l’impiété » (TIte 2.12). L’impiété biblique consiste à transgresser la loi comme il est dit : « Quiconque est transgresseur et ne demeure pas dans la doctrine du Messie, n’a point Dieu. » (2 Jean 1.9, Ostervald) et encore : « Quiconque pèche, transgresse aussi la loi; car le péché est la transgression de la loi. » (1 Jean 3.4)

          En vérité, aussi dur que cela puisse être, tous ceux qui prennent le nom de “chrétien” et qui malgré avertissement enseignent qu’en Yéshoua, nous n’aurions plus à observer la loi, sont sous la condamnation comme il est dit : « Car il s’est glissé PARMI VOUS certains hommes, dont LA CONDAMNATION est écrite depuis longtemps; des impies, qui CHANGENT LA GRACE DE NOTRE DIEU EN DISSOLUTION » (Jude 1.4).

          Tu dis :
          Les lois alimentaires sont certainement bonnes physiquement mais spirituellement elles n’ajoutent rien au salut ou à la sanctification.

          Je répond :

          Ceci est faux et je dirais même que c’est une dangereuse affirmation car si les lois alimentaires ne changent rien à la sanctification, je peux alors très bien m’en passer et ainsi, tu abolis ici subtilement dans l’esprit de beaucoup une loi de Dieu donnée pour son peuple et l’Eternel nous avertit : « Vous n’ajouterez rien à la parole que je vous prescris, et vous n’en diminuerez rien » (Deut 4.2)

          Voir cette courte vidéo et l’article associé sur ce thème : https://www.rencontrerdieu.com/project/la-grace-et-la-loi-ennemies-ou-amies-la-fausse-doctrine-de-labolition-de-la-loi-devoilee/

          De plus, Paul, comme plusieurs des sages juifs de son époque et d’aujourd’hui encore, enseigne que toute la Torah est avant tout spirituelle comme il est dit : « En effet, nous savons que la loi (Torah) est spirituelle; » (Romains 7.4). Enfin, une étude attentive du texte en hébreu démontre bien l’impact spirituel des lois alimentaires (j’ai personnellement expérimenté cette réalité, un article sortira à ce sujet si Dieu le permet).

          Tu dis en parlant du couronnement de la loi :
          Couronner est entendu ici au sens de « conclure en améliorant, en parachevant, apporter la dernière perfection ».

          Je réponds : l’acomplissement de la loi dans l’amour ne change rien aux commandements que tout disciple se doit d’observer. Au contraire, elle y mène. A ce sujet, David et Jacques, en parlant des commandements de Dieu dans la Torah déclare qu’ils sont la vérité et parfaits (psaumes 119.151, psaumes 19.8 Jacques 1.25). La vérité et la perfection peuvent-elles être améliorées ? Le texte parle donc d’autre chose et effectivement (une étude sur “que signifie accomplir la loi” arrivera bientôt).

          TU dis :
          Au final, je pense que tu seras d’accord pour dire que c’est l’Amour qui nous sanctifie (Galates 6:9-10).

          Je réponds cela :
          Et l’amour consiste à garder les commandements de Dieu dans la Torah (1 Jean 5.3). N’oublions pas : « Sanctifie-les par ta Parole » veut dire : Père, apprends-leur a observer Ta Parole, Ta Torah (Loi de Dieu, enseignement), afin qu’ils soient saints dans leur conduite.

          « Tout est sanctifié par la Parole » signifie que La Parole, c’est à dire le Saintes Ecritures et donc aussi la Torah de Dieu donnée à Moïse (lois enseignements), nous guide afin que toutes nos actions soient saintes selon ce que dit l’Ecriture !

          Conclusion, écoutons ce que dit Le Père :

          « Car je te prescris aujourd’hui d’aimer l’Eternel, ton Dieu, de marcher dans ses voies, et d’observer ses commandements, ses lois et ses ordonnances, afin que tu vives » (Deutéronome 30:16).

          Exactement comme l’a enseigné son fils : « Si tu veux entrer dans la vie, observe les commandements. » (Matthieu 19.17).

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