Introduction à lire
Un fléau ancien à l’ère moderne : une leçon éternelle
Mes frères, mes sœurs, nous voici rassemblés devant l’un des fléaux les plus dévastateurs de notre siècle, une lèpre spirituelle qui se propage à la vitesse de la lumière à travers les fibres optiques de notre monde moderne.
Dans chaque foyer où règnent internet, un smartphone et les réseaux sociaux, un serpent ancien a trouvé de nouvelles voies, numériques et quasi instantanées, pour distiller son venin : la médisance, le Lachon Hara. C’est donc une obligation cardinale, une question de vie ou de mort spirituelle, que de mettre une garde à nos lèvres.
C’est au cœur même de la Torah, dans les portions de Behaalotekha et de Ki Tetsé, que l’Éternel a gravé Ses plus importants avertissements et Ses plus claires ordonnances divines contre les fautes de la bouche. Une occasion de salutaire méditation nous est offerte ; saisissons-la avec crainte et tremblement !
Car c’est le destin tragique de Myriam, sœur de Moïse, qui se dresse devant nous comme une « colonne de sel » spirituelle, un mémorial éternel.
Pour un mot de trop, pour une parole malheureuse, elle fut frappée de lèpre et confinée hors du camp – un terme qui, pour notre génération, résonne familièrement avec une gravité toute particulière… Ne nous y trompons pas, cette histoire est écrite pour notre instruction.
Le Jugement Divin sur la Médisance
Nous avons déjà effleuré ce sujet redoutable, mais la profondeur de cette malfaisance est telle que nous n’avons pas fini de le sonder. Aujourd’hui, par une approche renouvelée, nous allons contempler ce que la Bible nomme le Lachon Hara – la mauvaise langue.
Car les Sages d’Israël, eux aussi, nous ont gravement avertis en disant : « La médisance tue trois personnes : celui qui la dit, celui qui l’écoute, et celui dont on parle. » – Arakhin 15b
Mais qu’est-ce donc que cette hydre aux mille têtes ? Croyez-vous être à l’abri si vos paroles, prononcées contre autrui, sont vraies ? Pensez-vous qu’une vérité négative, jetée au vent, ne constitue pas une arme mortelle ? Comment Dieu considère-t-il réellement la chose ? Quels sont ses impacts spirituels capables de déchirer le voile des cieux et d’ébranler la terre ? Quelles conséquences s’abattent sur nous dans ce monde, et quelles terreurs nous attendent dans l’autre ? Et par-dessus tout, comment se prémunir efficacement contre ce feu dévorant ?
Le Commandement Oublié : Un Devoir de Mémoire
Notre étude d’aujourd’hui est une œuvre de grâce, car elle nous permettra de mettre en pratique un commandement majeur, souvent laissé dans l’ombre du Tabernacle :
Souviens-toi de ce que l’Éternel, ton Dieu, fit à Myriam pendant la route, après votre sortie d’Égypte. – Deutéronome 24:9
Et ne nous y trompons pas, car il ne s’agit pas d’une simple suggestion, mais d’un commandement divin, solennel et immuable. Se souvenir de ce que Dieu a fait à Myriam, ce n’est pas entretenir une pensée brumeuse sur sa sanction. Le souvenir, selon la Torah, est un acte de l’âme, une gravure sur le cœur, une force qui doit transformer notre vie. Alors, comment obéir à cette loi du souvenir d’une manière qui soit agréable à l’Éternel ?
Ensemble, nous allons répondre à cette question. Celui qui suivra cette méditation jusqu’à son terme, le cœur ouvert, aura sans nul doute accompli ce commandement si important. Nous prendrons conscience des dégâts colossaux qu’une seule parole malveillante, une médisance murmurée à voix basse, peut causer dans l’univers de Dieu.
L’Enfer dans un Petit Membre
Notre bouche, ce si petit membre, est capable de déchaîner des forces qui dépassent l’entendement. L’apôtre Jacques, dans une vision saisissante, ne nous avertit-il pas ?
La langue aussi est un feu, c’est le monde de la méchanceté. […] Elle souille tout le corps et enflamme le cours de notre existence, étant elle-même enflammée par la géhenne. […] c’est un mal qu’on ne peut pas dompter, elle est pleine d’un venin mortel. – Jacques 3:6, 8
Quelle parole terrible ! La bouche de l’homme, lorsqu’elle n’est pas sanctifiée, devient une porte par laquelle l’enfer lui-même déferle sur la terre. Combien sont-ils, ceux qui ignorent que la source de leurs épreuves, de leurs angoisses et de leurs souffrances se trouve dans leur propre langue ? Et combien, à l’inverse, ont vu la paix, la guérison et la délivrance inonder leur vie le jour où ils ont décidé de traiter ce mal à la racine, en implorant avec David :
Éternel, mets une garde à ma bouche, veille sur la porte de mes lèvres ! – Psaumes 141:3
Les conséquences tragiques, temporelles et éternelles, de l’ignorance de ces lois divines sont un mal qu’il faut combattre de toutes nos forces. Quiconque craint l’Éternel a ici une occasion de s’améliorer, de grandir, et d’entrer dès aujourd’hui dans une nouvelle dimension de vie, celle d’une bouche purifiée qui attire du Ciel un flot de bénédictions insoupçonnées.
Considérer sérieusement ce que nous disons est une clé puissante pour poursuivre la paix véritable et pour œuvrer, humblement mais sûrement, à la délivrance de ce monde enchaîné.
Que notre Grand Dieu, Unique, Puissant, Redoutable et Magnifique en Bonté, garde et bénisse chaque âme qui lira ces lignes, par les force des mérites de Notre Maître et Messie Yéshoua !
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Shalom Thomas,
merci pour cette vidéo qui aborde un thème essentiel, source de bien des maux qui nous affligent, aussi bien sur un plan individuel que sur un plan collectif.
le mois d’Eloul nous appelle à faire tout ce travail d’introspection, de faire techouva, réellement, et d’éliminer ce lachon hara qui est véritablement un poison spirituel.
Tina
Merci Thomas pour ce bon travail qui nous remet en place sur tout ce qu’on dit à Yahvé soit toute la Gloire…
Thomas , une réflexion me vient chaque fois que l’on parle de Myriam, pour ne pas pêcher, comment aurait -elle du parler, et à qui ? Si elle était allée vers Moise dans une attitude humble, en lui disant qu’elle s’inquiétait pour sa belle-soeur et lui demander pourquoi il avait agi ainsi ? Il n’y aurait pas eu faute alors ? C’est le fait qu’elle s’est trompée de confident , Aaron n’avait pas de réponse valable et ne pouvait pas la renseigner, le péché de Myriam est d’avoir négligé de s’adresser à la personne directement concernée , non ? merci pour une réponse dans le temps de l’Eternel . ginette
Shalom Ginette. Parmi plusieurs réponses possibles, ce que tu dis me parait être une solution fidèle à ce que nous enseigne l’Écriture : de manière générale, si nous avons remarqué quelque chose de négatif chez un frère ou une soeur dans la foi, la plupart du temps (sauf cas exceptionnels) il faut allez voir la personne en privé et le lui dire ou se taire et remettre la chose à Dieu plutôt que de soupçonner le mal ou de « mal parler les uns les autres » (Jacques 4:11).
Evidemment, il y a beaucoup de cas particuliers (détaillées dans les lois du langage du Hafets Haim) qu’on ne traite pas dans cette réponse et cette étude volontairement généraliste.
Merci Thomas
Pour cette étude qui remet pas mal de choses en cause que l’Éternel t’accompagne
Shalom Thomas,
Merci pour ce bel enseignement! Que te bénisse et bénisse tous ceux qui vont le visionner.
Je voudrais aussi citer le cas du prophète Esaïe qui nous aide à mieux comprendre la nécessité de la purification de notre bouche avant de pouvoir distinguer l’appel de l’Eternel et y donner la suite:
«1 L’année de la mort du roi Ozias, je vis le Seigneur assis sur un trône très élevé, … 2 Des séraphins se tenaient au-dessus de lui; … 3 Ils criaient l’un à l’autre, et disaient : Saint, saint, saint est l’Eternel des armées ! toute la terre est pleine de sa gloire ! 4 Les portes furent ébranlées …. 5 Alors je dis : Malheur à moi! je suis perdu, car je suis un homme dont les lèvres sont impures, j’habite au milieu d’un peuple dont les lèvres sont impures, et mes yeux ont vu le Roi, l’Eternel des armées. 6 Mais l’un des séraphins vola vers moi, tenant à la main une pierre ardente, qu’il avait prise sur l’autel avec des pincettes. 7 Il en toucha ma bouche, et dit : Ceci a touché tes lèvres; ton iniquité est enlevée, et ton péché est expié. 8 J’entendis la voix du Seigneur, disant : Qui enverrai-je, Et qui marchera pour nous? Je répondis : Me voici, envoie-moi. » (Esaïe 6:1…8)
SHALOM MERCI Thomas pour cette vidéo et ton travail qui édifie et nous rappelle notre condition de pêcheur.
Sois béni
Fraternellement
Eric