👉 « Quiconque est de la vérité écoute ma voix » – Yéshoua/Jésus, Jean 18:37

👉 « Si vous me cherchez de tout votre coeur. Je me laisserai trouver par vous, dit l’Éternel » – Jérémie 29:13

La loi de Dieu : joug pesant ou fardeau léger ? Paracha Nitsavim

par | Oct 1, 2016 | 15 commentaires

Dernière révision éditoriale : 3 septembre 2026 à 18h00

« Je vous exhorte, frères, à prendre garde à ceux qui causent des divisions et des scandales contre la doctrine que vous avez apprise, et à vous éloigner d’eux. » (Romains 16.17)

Nitsavim : repentance, alliance et retour à la loi (Deutéronome 29.9 à 30.20)

Cette portion de la Torah, la Paracha Nitsavim, coule vers nous comme l’un des bras fertiles de ce « fleuve d’eau de la vie, limpide comme du cristal ».

Elle jaillit directement « du trône de Dieu et de l’Agneau » dans le but béni d’« arroser le jardin » de notre cœur. Ne restons pas sur la rive ; il nous faut y plonger !

L’étude de ce texte s’accomplit d’ordinaire à la veille de la grande fête de l’Éternel, celle qui s’annonce au son perçant et saccadé des trompettes – le shofar.

Yom Terouah, que l’on nomme aussi Roch Hachana, approche.

Cette lecture offre à nos âmes une préparation indispensable avant la Sainte Convocation du Seigneur de toute la terre, laquelle inaugurera, le 1er Tichri, la nouvelle année biblique selon ce que dit l’Écriture (voir notre grande étude sur le nouvel an biblique si vous êtes confus à ce sujet).

Le nom même de cette Paracha, « Nitsavim », porte en lui une résolution ferme :

« Nous sommes debout dans une attitude stable. »

À ce propos, le Rav David Pinto rappelle la sagesse d’un ancien midrash :

« C’est uniquement quand vous êtes unis que vous vous tenez debout et bien vivants. Et alors, même si les malédictions vous frappent, la lumière de la rédemption vous éclairera. »

Il est essentiel de s’arrêter sur le commandement principal attaché à cette grande fête de Roch Hachana, ce moment solennel également appelé « Jour du grand jugement » : il nous est ordonné d’entendre le son du shofar.

Ce commandement du Tout-Puissant vise à nous sortir de notre assoupissement. Comme l’a si justement formulé Maïmonide, cette corne retentit pour « éveiller les endormis de leur sommeil et faire sortir les paresseux de leur torpeur ».

L’imminence et la gravité de l’instant nous sont rappelées par l’enseignement de la Michnah :

« À Roch Hachana toutes les créatures terrestres passent devant Lui (Dieu, en jugement). »

Image d'un rabbin sonnant le chofar à roch hachana

Devant une telle perspective, le croyant ne doit pas demeurer insouciant.

Un sérieux travail intérieur s’impose : il nous faut arriver, le jour fixé, avec un cœur brisé par une sincère repentance, et poursuivre cette humiliation salutaire tout au long des dix jours qui suivront la fête.

Dès que retentit l’écho de Roch Hachana, s’ouvrent dix jours d’un rigoureux examen de conscience. Une période d’introspection et de profonde repentance s’impose à nous, afin de préparer nos cœurs à un rapprochement particulier et intense avec notre Dieu lors de Yom Kippour, le jour du grand pardon, qui viendra couronner cette saison spirituelle décisive.

Il est frappant de constater avec quelle précision le Seigneur instruit notre âme : juste au seuil de ces jours d’humiliation et de remise en question, la portion biblique de la semaine nous parle précisément de la grande repentance des derniers temps.

Elle décrit le retour des enfants d’Israël, se soumettant de cœur au seul vrai Dieu, selon cette ferme promesse :

« Tu reviendras à l’Éternel, ton Dieu, de tout ton coeur et de toute ton âme. » (Deut 30.10)

Cette harmonie parfaite, qui se renouvelle fidèlement d’année en année comme en tant d’autres occasions, rend un témoignage éclatant à la justesse et à la profonde sagesse du calendrier hébraïque inspiré et établi par les sages d’Israël.

« Et que dirai-je encore ? Car le temps me manquerait pour parler » de la multitude d’événements historiques, célestes et spirituels qui ont trouvé leur exact accomplissement aux dates clés de ce calendrier biblique institué par les dirigeants spirituels depuis des millénaires !

Devant ces évidences, l’observateur attentif ne peut que s’incliner et contempler l’incontestable sceau céleste apposé par le Roi des rois sur ce calendrier hébraïque, portant en toutes lettres la mention de son approbation divine.

Sortir de l’apostasie : une urgence

Si nous regardons à l’horizon prophétique, d’innombrables preuves s’élèvent pour nous avertir que nous sommes entrés dans ce que les Saintes Écritures nomment « Les temps de la fin ».

Devant de tels signes, l’heure réclame de notre part une repentance radicale : il nous faut quitter, ou plutôt fuir avec détermination, tout ce qui dans nos vies ne rend pas gloire à Dieu.

Nous sommes les témoins d’un double mouvement prophétique, redoutable pour les adversaires du Seigneur, mais source d’une joie profonde pour ceux qui aiment la vérité et qui « trouvent leur plaisir dans la loi de l’Éternel, Et qui la méditent jour et nuit » (Psaume 1:2).

D’une main, Dieu ramène le peuple juif sur la terre de ses pères ; de l’autre, Il restaure avec une puissance inaccoutumée ce que l’apôtre nommait la véritable « saine doctrine ».

Le Messie l’avait annoncé : les enfants d’Israël devaient être dispersés « jusqu’à ce que les temps des nations soient accomplis. » (Luc 21:24).

Or, depuis 1948, et plus manifestement encore depuis le retour de Jérusalem entre les mains juives en 1967, ce temps des nations touche à son terme. Les jugements divins se multiplient et s’abattent sur notre monde, selon cette parole solennelle :

« Car le jour approche, le jour de l’Eternel approche, Jour ténébreux : ce sera le temps des nations. » (Ezéchiel 30:3)

C’est pourquoi, au milieu des fléaux qui frappent la terre en ces derniers jours, le Seigneur arrache le voile qui couvrait une gigantesque apostasie. La lumière se fait plus forte et les graves déviations doctrinales qui ont infecté le monde occidental chrétien apparaissent comme à l’œil.

L’apôtre Pierre avait vu juste en prédisant que « la voie de la vérité sera calomniée » (2 Pierre 2:2). L’heure de rendre des comptes a sonné.

Dans la grande confusion spirituelle de notre époque, nous devons être capables de discerner la voix d’un Père qui avertit les siens. Seul un Dieu plein de tendresse prend soin de nous signaler les périls et les erreurs de la route, afin de « délivrer son âme de la mort, de garantir ses pieds de la chute » (Psaumes 56.14).

Tout ce qui porte l’empreinte de l’erreur et du mensonge doit être exposé à la clarté des Écritures, identifié, puis impitoyablement relégué aux rebuts de la fausse doctrine et de l’apostasie.

À cet égard, la Paracha Nitsavim accomplit une œuvre salutaire. Elle vient démasquer une hérésie tenace qui a empoisonné une grande part du monde chrétien.

Cette doctrine ténébreuse ose affirmer que la loi de Moïse ne serait qu’un fardeau écrasant, un joug dont un « Jésus » détaché de ses racines serait venu nous affranchir en s’écriant : « mon joug est doux, et mon fardeau léger. » (Matthieu 11.29).

Une interprétation funeste, étrangère à la pensée juive des Évangiles, s’est ainsi emparée de nombreux versets des écrits de l’Alliance Renouvelée. Elle dresse une opposition artificielle entre la Loi de Dieu, ravalée au rang de contrainte charnelle, et l’enseignement du Messie.

Elle prétend que ce dernier, sous prétexte de nous libérer, aurait purement et simplement aboli la loi divine révélée à Moïse sur le Sinaï, offrant ainsi une voie large et facile où nul n’aurait plus à s’encombrer de préceptes jugés mortifères. Quelle tragique méprise !

L’objection du « joug de la loi »

Peut-être quelques-uns s’étonneront-ils d’un tel constat. Pour saisir à quel point cette incompréhension est ancrée, permettez-moi de citer les mots qu’un responsable évangélique m’a adressés en privé, au moment même où s’écrivaient ces lignes :

Tu remets les croyants sous le joug de la loi :

Le joug de la loi : Actes 15:10 : « Maintenant donc, pourquoi tentez-vous Dieu, en mettant sur le cou des disciples un joug que ni nos pères ni nous n’avons pu porter ? »

Le joug de l’Esprit : Matthieu 11:29 : « Prenez mon joug sur vous et recevez mes instructions, car je suis doux et humble de coeur ; et vous trouverez du repos pour vos âmes. Car mon joug est doux, et mon fardeau léger .»

Cet exemple illustre avec tristesse la manière dont une âme sincère peut opérer un glissement subtil et diviser ce que l’Écriture a toujours uni.

Faute d’avoir scruté le texte dans son contexte et selon la pensée hébraïque de ses auteurs, on en vient à dresser la loi du Père contre l’enseignement du Fils, du Messie.

Mais admirez ici les voies de la Providence divine. Le Dieu qui voit tout et qui ordonne toutes choses avec perfection a permis que cette lettre me parvienne à l’heure précise où la lecture de la semaine vient déraciner cette erreur.

Que nous dit l’Éternel dans cette Paracha ? Il insiste précisément sur le fait que sa loi n’est pas un joug écrasant ni un fardeau inaccessible. Elle est, au contraire, une source de bénédictions, une voie libératrice, offerte au cœur bien disposé.

Prêtons l’oreille à ce verset providentiel, sur lequel nous aurons l’occasion de revenir : la loi donnée par Moïse « n’est certainement point au-dessus de tes forces et hors de ta portée. » (Deutéronome 30.11).

Avec ce verset de vérité, notre Paracha devient subitement un rempart pour réfuter de front ce discours récurrent qui voudrait faire de la loi divine un joug pesant dont il faudrait s’affranchir.

Nous contemplons là une douce et efficace synchronicité, préparée par le Seigneur Lui-même. Elle valide, s’il en était encore besoin, la grande utilité de méditer les Écritures au rythme du calendrier établi par les sages d’Israël.

La Paracha nous guide, nous instruit, et, comme en témoigne cet épisode, il arrive que Dieu S’en serve pour faire entendre Sa propre voix et répondre directement aux contradicteurs qui croisent notre chemin.

Actes 15 : le joug du légalisme, non celui de la loi

Le discours de ce responsable est, hélas, largement partagé. Il convient de l’examiner de plus près pour en dissiper les ténèbres.

Reprenons les paroles prononcées en Actes 15.10 :

« Maintenant donc, pourquoi tentez-vous Dieu, en mettant sur le cou des disciples un joug que ni nos pères ni nous n’avons pu porter ? »

Si l’on prend soin de lire les premiers versets du chapitre, le véritable enjeu apparaît avec une parfaite netteté.

Le débat ne remet aucunement en cause l’obéissance à la loi parfaite donnée par Dieu à Moïse. Il s’élève, au contraire, contre une fausse doctrine légaliste qui exigeait des païens convertis la circoncision et l’observation de la loi comme conditions préalables et indispensables au salut.

La différence est incommensurable !

S’approcher des commandements divins par la foi et par l’amour, avec la ferme conviction que notre salut repose non pas sur nos œuvres mais sur l’infinie grâce de Dieu, n’a rien de commun avec le légalisme.

Le croyant aveuglé qui s’imagine pouvoir se sauver lui-même par l’accumulation de ses propres mérites se place sous une loi qui, à la première transgression – inévitable pour tout enfant d’Adam –, se retournera contre lui pour le condamner sans appel.

L’obéissance qui naît de la grâce et celle qui l’ignore sont deux routes diamétralement opposées.

Les bonnes œuvres, prescrites par la loi divine, sont le fruit naturel de la justification par la foi. Elles bourgeonnent et s’épanouissent dans la vie d’un cœur repentant qui a goûté au pardon gratuit offert en Yéshoua le Messie.

Balance de justice qui évoque l'équilibre entre la loi et la grace

Nous obéissons parce que nous aimons ; nous obéissons parce que nous désirons être agréables à Celui qui a effacé nos iniquités. Nous n’obéissons pas pour acquérir le salut, mais parce que le salut a jailli dans notre âme. C’est là une nuance vitale que beaucoup, malheureusement, semblent ignorer.

C’est animé de cet esprit que l’apôtre s’écriait :

« Quoi donc ! Pécherions-nous, parce que nous sommes, non sous la loi, mais sous la grâce ? Loin de là ! » (Romains 6.15)

Si l’on venait nous prêcher que la circoncision et les œuvres de la loi constituent l’unique voie de salut, nous ferions face à une hérésie pernicieuse, propre à empoisonner l’âme des disciples et à enfermer les nouveaux convertis dans les fers de la condamnation.

Car nul homme ne sera justifié par la loi seule. C’est par une telle doctrine que le merveilleux message de l’Évangile serait perverti en un joug insupportable, et que l’œuvre expiatoire du Messie serait rendue vaine. Que l’Éternel nous en préserve !

En fermant les yeux sur ces distinctions cruciales, ce responsable introduit un antagonisme funeste entre la loi du Créateur et le message de Jésus.

Il ignore la glorieuse harmonie qui les unit. S’il avait regardé de plus près ce « fardeau léger » et ce « joug doux » que le Messie nous invite à porter, il y aurait trouvé la raison et le sens profond de cette déclaration retentissante de Yéshoua lui-même, touchant la loi de Moïse dans toute son étendue :

« Ne croyez pas que je sois venu pour abolir la loi de Moïse (…) Celui donc qui aura violé l’un de ces plus petits commandements, et qui aura ainsi enseigné les hommes, sera estimé le plus petit dans le royaume des cieux ; mais celui qui les aura observés et enseignés, celui-là sera estimé grand dans le royaume des cieux. » (Matthieu 5.17-19)

Toute lecture des Évangiles, toute explication des épîtres de Paul qui viendrait heurter de front cette parole limpide et majestueuse du Sauveur porte en elle la marque de l’erreur.

Une telle interprétation est fausse, trompeuse, et doit être rejetée avec la plus grande fermeté. L’enjeu, en effet, est immense : entretenir l’idée que la loi de Dieu et l’enseignement du Messie s’excluent mutuellement revient à nous empêcher d’écouter, d’un même cœur, la voix du Père et celle du Fils ! Quel effrayant tour de force.

À la lumière de notre Paracha, nous allons maintenant démasquer, Écritures en main, l’intolérable aveuglement qui consiste à dépeindre la loi de Moïse comme un joug qu’il faudrait briser.

Mais parce que la vérité l’exige, je me dois d’avertir le lecteur. Quiconque s’engage sur cette route qui l’arrache à l’apostasie pour le ramener à la pure doctrine de Dieu et de Son Messie s’expose à des luttes et parfois même, à de profonds déchirements.

Il se peut qu’il en vienne à éprouver, jusque dans ses entrailles, la douleur de ces paroles du Psalmiste :

« Je suis devenu un étranger pour mes frères, Un inconnu pour les fils de ma mère. Car le zèle de ta maison me dévore » (Psaumes 69.9-10).

Et encore :

« Mes yeux répandent des torrents d’eaux, Parce qu’on n’observe point ta loi. » (Psaumes 119.136).

La loi, fruit de la foi et de la conversion

L’exemple d’Élisabeth, de Zacharie et de Néhémie

Avant même d’ouvrir le rouleau de la Torah, je vous invite à considérer un témoignage frappant. Le premier chapitre de l’Évangile selon Luc nous présente deux enfants d’Israël, Élisabeth et Zacharie. Bien avant la naissance du Sauveur, le texte sacré leur décerne ce titre magnifique :

ils étaient « justes devant Dieu ».

Une telle louange ne devrait-elle pas piquer notre conscience ? Comment parvient-on à être ainsi reconnu juste devant le tribunal du Très-Haut ? L’explication, d’une grande simplicité, est donnée par l’Esprit Saint lui-même.

Non pas que ce couple fût exempt de tout péché, mais leur cœur était droit. Ils aimaient Dieu, se savaient pécheurs, s’en remettaient à Sa seule grâce, et chérissaient Sa loi. C’est cette disposition intérieure qui leur valut le titre de justes.

Etudier et chérir la loi de Dieu

Leur piété, ancrée dans la fidèle observation des commandements, fut trouvée si agréable dans les cieux que l’Éternel les choisit pour donner le jour à Jean-Baptiste,

« la voix de celui qui crie dans le désert : Préparez le chemin du Seigneur, Aplanissez ses sentiers. » (Marc 1:3).

Leur vie démontre avec éclat que les ordonnances données à Moïse ne sont nullement un sommet inaccessible. Voyez ce que dit l’Écriture :

« Tous deux étaient justes devant Dieu, observant d’une manière irréprochable tous les commandements et toutes les ordonnances du Seigneur. » (Luc 1.6).

Élisabeth et Zacharie ne se perdaient point en vaines discussions autour de la Loi. Ils ne forgeaient pas de théories sophistiquées ni ne tordaient le sens des Écritures pour se soustraire aux prescriptions de leur Maître, qu’elles touchassent à la morale, à l’alimentation, au vêtement ou à la sanctification du temps.

Leur obéissance paisible trouve un magnifique écho dans les paroles de Néhémie, lorsqu’il évoquait le don de la Torah au Sinaï. Ce souvenir devrait, à lui seul, réveiller la conscience de ceux qui persistent à déprécier l’ancienne alliance :

« Tu descendis sur la montagne de Sinaï, tu leur parlas du haut des cieux, et tu leur donnas des ordonnances justes, des lois de vérité, des préceptes et des commandements excellents. » (Néhémie 9.13).

Mes chers amis qui hésitez encore sur ce point, parlons avec droiture : ces ordonnances justes, ces lois de vérité et ces commandements excellents dont parle Néhémie embrassent bien la totalité de la révélation mosaïque.

Les lois alimentaires, les saintes convocations, le repos du Sabbat et tant d’autres préceptes y sont inclus ; tous furent donnés avec sagesse pour le bonheur du peuple de Dieu.

Qui oserait prétendre qu’Élisabeth, Zacharie ou Néhémie ployèrent sous un joug insupportable ? Qui oserait affirmer qu’ils étaient des légalistes déchus de la grâce divine ? La venue du Messie n’a jamais altéré ces vérités immuables, elle ne les a pas effacées du livre de vie ! Bien au contraire !

Pourtant, nous l’avons constaté, certains n’éprouvent aucune honte à blâmer et à dénigrer ceux qui, aujourd’hui, s’inspirent de ces glorieux modèles bibliques.

Que nous aurions à apprendre de leur vertu et de cette piété forte, trempée dans la constante observation de la Torah de Moïse ! La Parole rend témoignage qu’ils furent agréables à HaShem (L’Éternel), justes devant Sa face, serrant contre eux cette « loi de feu » (Deutéronome 33:2) par pur amour pour leur Dieu.

Le salut par grâce et l’obéissance qui en découle

Ce comportement exemplaire résonne de manière saisissante avec l’avertissement de l’apôtre Paul :

« Ce ne sont pas, en effet, ceux qui écoutent la loi qui sont justes devant Dieu, mais ce sont ceux qui la mettent en pratique qui seront justifiés. » (Romains 2.13)

L’apôtre Jacques apporte à son tour une précision décisive, prouvant que la véritable observation de la loi prend racine dans une foi authentique :

« Vous voyez que l’homme est justifié par les œuvres [ces œuvres excellentes et agréables décrites dans la Torah de Moïse], et non par la foi seulement. » (Jacques 2.24)

Pourtant, fermant volontairement l’oreille de leur entendement, beaucoup persistent à s’accrocher à des doctrines fallacieuses, dénuées du moindre appui scripturaire mais enracinées dans des interprétations très humaines.

On entend dire, par exemple : « Élisabeth et Zacharie vivaient sous le régime de la malédiction de la loi ; leur histoire appartient au passé et ne nous concerne plus depuis la venue du Messie.« 

Mes chers amis, il nous faut combattre de telles hérésies avec une sainte vigueur et s’armer de l’amour de la vérité !

Le récit biblique, en effet, ne souffre aucune ambiguïté. Il ne recèle aucune difficulté d’interprétation. Élisabeth et Zacharie étaient justes devant Dieu, et leur vie nous montre en quoi consiste la véritable piété : la foi et l’amour engendrent une obéissance joyeuse, exempte de tout légalisme.

Ils n’observaient point les ordonnances du Seigneur comme pour lui arracher le salut, mais pour témoigner de la réalité de leur communion avec le Divin.

Car pour ce qui est du salut, il est accordé par pure grâce, « par le moyen de la foi » (Éphésiens 2.8). Ce que Paul déclare ici, tout Israël le sait depuis les éclairs du mont Sinaï : Dieu seul a le pouvoir de nous sauver. N’a-t-Il pas proclamé :

« Je suis le seul Dieu juste et qui sauve. » (Ésaïe 45:21) ?

Sur ce point, le peuple juif n’a jamais entretenu la moindre confusion. Cette réalité s’illumine d’un éclat plus vif encore pour quiconque reçoit la révélation du Messie : seule la miséricorde souveraine de Dieu peut sauver l’homme de sa perdition, pourvu qu’il se repente sincèrement de ses péchés et place sa pleine confiance dans le Dieu d’Israël.

Ouvrez, par exemple, le livre des Seli’hot (les prières de supplication juives lues régulièrement par tout Israël). La confession d’un salut fondé sur la grâce y jaillit à chaque page :

« Nous retournons vers Toi, jeunes et vieux ; ton immense miséricorde est notre seul soutien… »

Une foi saine portera inévitablement des fruits : elle poussera le cœur régénéré à se soumettre, pas à pas, aux commandements de Dieu.

Si un homme rejette avec mépris la loi divine et cherche à s’en affranchir, cessons de nous mentir à nous-mêmes. Cet homme ne prouve-t-il pas qu’il cède à une influence étrangère au Dieu d’Israël ? Ne démontre-t-il pas qu’il foule aux pieds le pardon divin et qu’il demeure captif de ses iniquités ?

Ne vient-il pas accomplir, à son propre sujet, cette lugubre prophétie décrivant la révolte des impies qui, se liguant « contre l’Éternel et contre son oint », s’écrient dans leur folie :

« Brisons leurs liens, délivrons-nous de leurs chaînes ! » (Psaumes 2:3) ?

Bien loin d’être sous la malédiction, Élisabeth et Zacharie baignaient dans la bénédiction de l’obéissance.

L’Éternel mit le sceau de Son approbation sur leur fidélité en les choisissant pour donner naissance à l’un des plus grands prophètes de l’histoire, Jean-Baptiste. Il en fut de même pour Joseph et Marie, de qui naquit Yéshoua, Messie d’Israël et seul Sauveur du monde.

Greffés sur Israël et bénéficiaires des mêmes alliances

Il nous faut inlassablement revenir sur une vérité fondamentale, un principe élémentaire qui doit guider toute réflexion sur ce sujet : selon le onzième chapitre de l’épître aux Romains, les non-Juifs qui placent leur confiance dans le Messie Yéshoua ne forment pas un peuple distinct, isolé des promesses anciennes.

Par un mystère insondable, ils sont spirituellement greffés sur l’olivier franc d’Israël. Dès lors, ils deviennent bénéficiaires des mêmes alliances, héritiers des mêmes promesses et soumis aux mêmes lois.

L’Écriture ne laisse aucune place au doute : les croyants des nations sont appelés à intégrer l’assemblée d’Israël. Jamais, au grand jamais, l’Église n’a remplacé ce peuple souverainement choisi à qui « les oracles de Dieu ont été confiés » (Romains 3.2).

Ce sont là des évidences bibliques. Pourtant, devant la ténacité de l’erreur, il nous faut les répéter sans cesse, dans l’espoir que la grâce de Dieu redresse enfin ce que les doctrines humaines ont si longtemps courbé.

Souvenez-vous, mes amis, de ce qui se produisit au moment où le Messie rendit l’esprit :

« Le voile du Temple se déchira en deux, depuis le haut jusqu’en bas. » (Marc 15:38).

Ce voile qui barrait l’accès au Lieu Très Saint, là où résidait la majesté de Dieu, s’est fendu. La portée spirituelle de cet événement est immense. Une route nouvelle et vivante vers la présence divine venait d’être inaugurée par Yéshoua.

Mais c’est précisément ici que nous devons prendre garde : cette route est ouverte à quiconque se repent, s’attache au Dieu d’Israël et suit Son Messie, non pas en méprisant – ou pire, en abolissant les commandements de l’Éternel, mais en s’y soumettant avec un cœur renouvelé par la grâce.

La tradition juive elle-même conserve la mémoire de signes prodigieux survenus au Temple dans les décennies qui précédèrent sa destruction, signes qui coïncidaient précisément avec le sacrifice et la résurrection de Yéshoua.

Bien que ce ne soit pas ici le lieu de nous y étendre, le fait demeure, massif, incontestable : un bouleversement spirituel d’une envergure colossale s’est opéré en ces jours-là.

Arrêtez-vous un instant et considérez l’enchaînement des faits. Une destruction du Temple sans précédent, un exil d’Israël d’une longueur et d’une rigueur inouïes, et, simultanément, la venue, la mort et la résurrection de Celui que des milliards d’âmes confessent aujourd’hui comme le Messie d’Israël.

Ce n’est point là un simple fait divers livré à nos spéculations ; c’est une vérité historique proprement vertigineuse. La venue du Messie, en dépit du douloureux rejet d’une partie des siens, a marqué l’heure où le salut de l’Éternel s’est ouvert aux nations.

Et retenez bien ceci : ce salut, offert par pure grâce, n’a jamais signifié, ni de près ni de loin, l’autorisation de mépriser la loi de Celui-là même qui nous sauve !

Deutéronome 30 : la loi proche du cœur

Le fruit de l’amour de Dieu, de la conversion et de la circoncision du cœur

Tournons-nous à présent vers une série de versets clés tirés de notre Paracha, au chapitre 30 du Deutéronome.

Ce passage fait retentir une parole prophétique que Dieu adresse à toutes les générations. Elle vise tout particulièrement ceux qui oseraient prétendre que la loi de Moïse serait un joug dur, pénible, impossible à porter, et dont il faudrait chercher à « se libérer » :

« L’Éternel ton Dieu circoncira ton cœur, et le cœur de ta postérité, pour que tu aimes l’Éternel ton Dieu de tout ton cœur et de toute ton âme, afin que tu vives […]

10 Quand tu obéiras à la voix de l’Éternel ton Dieu, pour garder ses commandements et ses statuts écrits dans ce livre de la loi ; quand tu te convertiras à l’Éternel ton Dieu de tout ton cœur et de toute ton âme. »

Arrêtons-nous ici. Décortiquons ce verset en le resserrant à l’essentiel, afin d’en extraire un concentré d’huile sainte pour nos âmes :

« Pour que tu aimes l’Éternel ton Dieu, ton Dieu circoncira ton cœur, pour garder ses commandements, quand tu te convertiras. »

Le Dieu des cieux le déclare avec une clarté souveraine : la mise en pratique de ses commandements n’est pas l’œuvre d’une contrainte extérieure, elle est le fruit naturel d’une authentique circoncision du cœur, d’une véritable conversion et d’un amour sincère pour Lui !

Il arrive que certains s’étonnent de cette vérité, s’imaginant à tort que la circoncision du cœur serait une innovation de l’Évangile. Or, bien avant les temps apostoliques, la Torah enseignait déjà cette exigence divine.

Lorsque l’apôtre Paul écrit : « Le Juif, c’est celui qui l’est intérieurement ; et la circoncision, c’est celle du cœur » (Romains 2.29), il n’invente rien. Il ne fait que réaffirmer la doctrine du Sinaï, prouvant par là combien son esprit était imprégné de la loi donnée à Moïse.

La circoncision du coeur par le messie Yeshoua/Jésus et la Torah

Amis croyants, revenons à l’Éternel. Rejetons loin de nous, avec une sainte indignation, ces doctrines humaines qui voudraient vider ce texte de sa substance et de sa lumière.

La loi de Dieu est-elle vraiment impossible à observer ?

Reprenons maintenant la suite de ce passage. Lisons-le avec attention, car il enfonce le clou de la saine doctrine plus profondément encore dans le bois de la vérité :

« 11 Ce commandement que je te prescris aujourd’hui n’est certainement point au-dessus de tes forces et hors de ta portée.

12 Il n’est pas dans le ciel, pour que tu dises : Qui montera pour nous au ciel et nous l’ira chercher, qui nous le fera entendre, afin que nous le mettions en pratique ? 13 Il n’est pas de l’autre côté de la mer, pour que tu dises : Qui passera pour nous de l’autre côté de la mer et nous l’ira chercher, qui nous le fera entendre, afin que nous le mettions en pratique ?

14 C’est une chose, au contraire, qui est tout près de toi, dans ta bouche et dans ton cœur, afin que tu la mettes en pratique. »

Devant ces mots, les faux docteurs « trébuchent » ; ils « tombent et se brisent » contre le rocher incassable de la Parole de Dieu. Oui, ils sont « enlacés et pris », tous ceux qui lisent l’Évangile au travers du prisme de leur propre chair et propagent l’idée délétère que la loi divine serait un fardeau excédant nos forces.

Le Créateur Lui-même leur oppose un démenti formel :

« Elle [la loi de Dieu donnée à Moïse] n’est pas dans le ciel […] Ce n’est certainement point au-dessus de tes forces et hors de ta portée. C’est une chose, au contraire, qui est tout près de toi, dans ta bouche et dans ton cœur, afin que tu la mettes en pratique. »

La Torah écrite et la Torah orale

Sur ces versets, les sages d’Israël ont livré une pensée d’une remarquable profondeur :

« Elle n’est pas dans le ciel » : Car si elle était dans le ciel, tu devrais y grimper derrière elle pour l’étudier (‘Erouvin 55a)

« Car elle est proche de toi » : La Torah vous a été donnée par écrit et oralement.

Remarquez cette précision du texte : « Dans ta bouche ». Cette expression fait écho au privilège immense d’avoir reçu la Torah orale.

Ce n’est certes pas ici le lieu de traiter dans toute son ampleur le vaste sujet de la Torah orale, mais disons-en au moins ceci : c’est un trésor que l’on doit approcher avec un profond respect et une grande humilité.

Donnée par l’Éternel à Moïse, elle a été transmise aux anciens, puis aux prophètes, et enfin aux sages d’Israël de génération en génération, formant une chaîne ininterrompue jusqu’à nos jours.

C’est là le fruit d’un labeur monumental, tout entier voué à cette vocation sacrée d’Israël : être, selon les mots de l’apôtre, les dépositaires et les gardiens des oracles de Dieu (Romains 3.2).

Gardiens des oracles de dieu en train d'étudier chaque génération la Torah avec zele et amour

Ce trésor recèle une multitude d’explications admirables et de justes interprétations de la Torah écrite. Il faut être bien insensé pour oser mépriser un tel héritage, sous le seul prétexte d’avoir écouté les rumeurs et les falsifications qui foisonnent sur internet.

Certains, en effet, dépourvus de toute véritable connaissance sur le sujet, s’emparent de passages du Talmud, les isolent de leur contexte, les déforment selon leurs préjugés, et s’en vont crier au scandale.

Permettez-moi une parabole pour illustrer cette folie.

Imaginez un homme indiscret écoutant aux portes d’une maison. Il surprend deux personnes discutant du viol d’une fillette de trois ans. Aussitôt, il s’enfuit et court clamer partout que les habitants de cette demeure sont des êtres vils et pervers.

Or, qu’une enquête soit menée, et l’on découvrira que ces deux hommes étaient en réalité des juristes, des avocats étudiant avec minutie les subtilités du code pénal pour savoir comment la loi s’applique dans un cas aussi spécifique, en tenant compte de l’âge de la victime, de celui de l’agresseur, de la nature des séquelles physiques, des témoignages requis et autres menus détails relatifs à la loi.

Cet indiscret, coupable de dénonciation calomnieuse, mériterait d’être condamné sur-le-champ pour son imprudence.

Il en va de même pour ceux qui arrachent des fragments du Talmud pour s’en servir comme d’une arme contre le judaïsme.

Ainsi, cette mention « Dans ta bouche » nous rappelle que Dieu, par la voix des sages et des docteurs de la loi, nous transmet, via la Torah orale, la clé pour comprendre et pratiquer la Torah écrite. Sans cette lumière, la porte reste grande ouverte à toutes les interprétations hasardeuses, celles-là mêmes qui font le lit de l’apostasie.

Enfin, « Dans ton cœur » désigne la Torah écrite. Sous l’action souveraine du Saint-Esprit, et éclairée par la sagesse des anciens, Dieu vient Lui-même graver cette loi au plus profond de notre être.

La mise en pratique, entre vie et mort

À la lumière de ces vérités, qui pourrait s’étonner de trouver une parfaite harmonie entre la révélation ancienne et l’enseignement du Messie ? Ne l’a-t-Il pas Lui-même déclaré :

« Si tu veux entrer dans la vie, observe les commandements. » (Matthieu 19.17)

Notre obéissance aux préceptes divins n’est pas le moyen d’acheter notre salut, mais elle en est le sceau, le fruit visible. C’est pourquoi la manière dont nous marchons ici-bas conditionne la bénédiction ou la malédiction, la vie ou la mort. Voyez avec quelle force notre Paracha expose devant nous cette inévitable alternative :

« 15 Regarde, j’ai mis aujourd’hui devant toi la vie et le bien, la mort et le mal. 16 Car je te commande aujourd’hui d’aimer l’Éternel ton Dieu, de marcher dans ses voies, et d’observer ses commandements, ses statuts et ses ordonnances, afin que tu vives, et que tu multiplies, et que l’Éternel ton Dieu te bénisse, au pays où tu vas pour le posséder.

17 Mais si ton cœur se détourne, et que tu n’obéisses pas, et que tu te laisses aller à te prosterner devant d’autres dieux et à les servir, 18 Je vous déclare aujourd’hui que vous périrez certainement ; »

Mais que signifie au juste « marcher dans les voies de Dieu » ? C’est observer Sa Loi, Sa « Torah ». Ce mot même, qui dérive de la racine hébraïque « oraha », porte en lui l’idée d’enseignement, d’éducation. Marcher dans Ses voies, c’est se laisser éduquer par Sa sagesse.

Le grand test de l’amour divin : aimons-nous réellement Dieu ?

L’apôtre Jean tranche la question avec une sévérité salutaire :

« Celui qui dit : Je l’ai connu, et qui ne garde pas ses commandements, est un menteur, et la vérité n’est point en lui. » (1 Jean 2:4)

Voilà pourquoi l’accueil que nous réservons à la loi de Dieu, donnée par Moïse, devient la pierre de touche d’une foi authentique. Comme quelqu’un l’a dit avec tant de justesse :

« Pour aimer les lois de Dieu, il faut aimer Celui qui les a données. »

Le test est là, devant notre conscience. Si notre amour pour Dieu n’est pas fait de « paroles et avec la langue, mais en actions et avec vérité » (1 Jean 3:18), alors Sa Loi trouvera tout naturellement le chemin de notre cœur.

Elle nous semblera praticable, car notre désir le plus ardent sera de réjouir le Créateur. Nous l’implorerons de nous secourir dans notre faiblesse, nous chercherons à scruter Ses commandements et à les vivre, afin que Sa Parole souveraine s’imprime au plus profond de notre âme.

Se peut-il que, malgré tous nos efforts, nous trébuchions sur certains préceptes ? Assurément. Mais ce combat douloureux ne prouve en rien la fausseté de notre amour. Il réclame seulement de nous que nous fléchissions le genou, que nous confessions notre incapacité devant Dieu, et que nous implorions Son secours.

À l’inverse, si notre cœur s’est éloigné de Dieu pour s’allier à notre chair, notre nature corrompue s’empressera de nous fournir d’habiles excuses :

« La loi ? Impossible à pratiquer ! C’est au-dessus de mes forces et hors de ma portée. Qui montera pour nous au ciel… et qui passera pour nous de l’autre côté de la mer et nous l’ira chercher ? »

Voilà précisément le langage du faussaire et du lâche, tel que Salomon le dépeint :

« Le paresseux dit : Il y a un lion dehors ! Je serai tué dans les rues ! » (Proverbes 22:13). C’est ce mécanisme perfide que nous allons maintenant examiner de plus près.

Le cœur qui sélectionne les préceptes

Restons encore un instant sur les enseignements de notre Paracha. S’il est un verset clé dans ce chapitre, c’est bien celui où le Seigneur met à nu la ruse la plus redoutable du cœur humain.

Dieu y dénonce l’hypocrisie de l’homme qui, tout en écartant sciemment les commandements et en foulant aux pieds la loi divine, continue de se flatter d’appartenir au peuple de l’Alliance :

« 19 Que personne, après avoir entendu les paroles de cette alliance contractée avec serment, ne se glorifie dans son cœur et ne dise : J’aurai la paix, quand même je suivrai les penchants de mon cœur, et que j’ajouterai l’ivresse à la soif. 20 L’Éternel ne voudra point lui pardonner.

Mais alors la colère et la jalousie de l’Éternel s’enflammeront contre cet homme, toutes les malédictions écrites dans ce livre reposeront sur lui, et l’Éternel effacera son nom de dessous les cieux. » (Deutéronome 29.19-20)

C’est précisément dans ce piège que la tribu d’Éphraïm s’est laissé prendre, attirant sur elle la sentence :

« Éphraïm est opprimé, brisé par le jugement, Car il a suivi les préceptes qui lui plaisaient. » (Osée 5:11)

Dévoré par la volonté de n’en faire qu’à sa tête, le croyant charnel s’endort sur des chimères.

« J’aurai la paix », se dit-il, « je trouverai le bonheur », tout en rejetant d’un revers de main les préceptes que son intelligence repousse ou que sa nature charnelle abhorre.

Mes amis, la condition d’un tel homme fait frémir. Il n’ignore ni la sainteté des Écritures, ni la malédiction qui s’attache à celui qui retranche un seul trait de la Parole de Dieu. Pourtant, il persiste.

Il se compose une loi sur mesure, piochant ce qui flatte son orgueil, écartant ce qui froisse ses désirs. Bien pire encore : il enseigne ses frères à l’imiter, tordant le sens sacré des textes pour justifier son insoumission. Le tout en se croyant à l’abri, fermement persuadé que les mérites de Yéshoua le couvriront au dernier jour !

Quelle lamentable folie ! Il se berce d’illusions, enivré par ses propres mensonges. Écoutez bien la sentence que le Seigneur lui réserve : « L’Éternel ne voudra point lui pardonner. »

N’est-ce pas à cette caste d’imposteurs, à ces croyants formalistes qui se réclament du Messie sans lui obéir, que s’adresseront ces paroles glaçantes du Juge suprême :

« Plusieurs me diront en ce jour-là : Seigneur, Seigneur… Alors je leur dirai ouvertement : Je ne vous ai jamais connus, retirez-vous de moi, vous qui commettez l’iniquité. » (Matthieu 7:22-23)

Car « l’heure vient, et elle est déjà venue », où « la grêle emportera le refuge de la fausseté, Et les eaux [de la Torah] inonderont l’abri du mensonge. » (Ésaïe 28:17)

Que signifie « suivre d’autres dieux » ?

Nous voici en mesure de répondre simplement à une question essentielle : que signifie, au juste, se laisser aller à se prosterner devant d’autres dieux pour les servir ?

Voici une réponse directe : cela consiste à suivre les pas de ceux qui s’élèvent contre les lois divines, de ceux qui ajoutent ou retranchent aux commandements du Tout-Puissant.

Quelle que soit l’ingéniosité de leurs discours, si une doctrine nous pousse à abolir la moindre prescription de l’Éternel et que nous y prêtons l’oreille, nous avons déjà dévié ; nous marchons sur une voie étrangère, vers d’autres maîtres.

Ces faux dieux peuvent parfois se parer de prodiges, mais leur enseignement les trahit infailliblement : ils affirment, le front haut, qu’il n’est plus nécessaire de s’encombrer de la loi de Moïse.

Image illustrant les dangers de l'apostasie et de l'abolition de la loi

Ils vous persuadent que vous êtes libres de profaner le Shabbat, que les fêtes de l’Éternel sont périmées, que vous pouvez consommer le sang ou manger la chair des animaux déclarés impurs dans le Lévitique. « Tout cela, disent-ils, c’est pour les Juifs aveuglés ; mais vous, en Jésus, vous êtes affranchis, la loi est abolie ! »

Le seul vrai Dieu, quant à Lui, n’a jamais tenu un tel langage. Il nous a donné une doctrine claire, accessible à l’âme repentante, comme Il l’a Lui-même déclaré :

« Je n’ai point parlé en cachette, dans un lieu ténébreux de la terre. » (Ésaïe 45:19). Et encore : « C’est une chose, au contraire, qui est tout près de toi, dans ta bouche et dans ton cœur, afin que tu la mettes en pratique. »

Mais descendons dans le détail. Quels sont, concrètement, les traits de ces idoles modernes ?

Il y a des dieux trompeurs qui séduisent les foules pour leur faire observer des fêtes païennes, déguisées ou non, en l’honneur de divinités anciennes (Halloween, Noël, ou les célébrations mondaines du premier janvier).

Il y a de faux dieux qui incitent l’homme à poursuivre son labeur profane le jour sacré du Shabbat (mis à part, bien sûr, les œuvres de miséricorde destinées à préserver la santé et la vie).

Pire encore, ces idoles poussent l’humanité à sanctifier un autre jour de repos que celui que l’Éternel a établi pour Son peuple, du vendredi soir au samedi soir, comme signe de Son alliance.

Il y a des dieux qui permettent de manger ce que le Créateur a déclaré impur, insinuant que la nourriture charnelle n’aurait aucun impact sur la clarté de l’esprit ni sur la pureté de l’âme – une illusion que même l’observation naturelle vient aujourd’hui démentir.

Il y a des dieux qui prêchent l’impudicité, qui flattent l’estime de soi, qui encouragent la médisance, la raillerie mondaine, ou ce prétendu « évangile de la prospérité ». Autant de divinités hideuses devant lesquelles l’enfant de Dieu ne doit, à aucun prix, fléchir le genou.

En prêtant l’oreille à de pareilles doctrines et en tolérant leurs dérives, nous sommes déjà, en secret, en train de nous prosterner devant des autels étrangers.

Si notre cœur était fermement attaché à l’Éternel, nous rejetterions ces tromperies pour nous cramponner à l’enseignement limpide et pur de notre Sauveur (Daniel 11:32).

Certains, néanmoins, s’obstinent. Ils s’acharnent à proclamer que le Messie est venu mettre un terme à la loi donnée par Moïse. Mais laissons l’Écriture elle-même pulvériser cette erreur. Que dit Yéshoua au sujet de Sa propre doctrine ?

« Yéshoua répondit : Ma doctrine n’est pas de moi, mais de celui qui m’a envoyé. » (Jean 7:16).

De Son propre aveu, l’enseignement du Messie est l’enseignement de Dieu Lui-même ; il ne s’agit nullement d’une loi nouvelle !

« L’Éternel ne change pas » (Malachie 3.6), et Sa saine doctrine est immuable : « Les lois de ta justice sont éternelles. » (Psaumes 119.160).

Voilà pourquoi Jésus déclare avec une force souveraine :

« Ne vous imaginez pas que je sois venu pour abolir ce qui est écrit dans la Loi » (Matthieu 5:17).

Si la doctrine du Fils est celle du Père, nul homme sur la terre ne saurait contester que les commandements de Yéshoua sont, de bout en bout, les commandements mêmes de Dieu.

La loi de Dieu produit le vrai repos

Un joug doux qui conduit à la paix

Contemplons à présent les immenses bienfaits réservés à quiconque embrasse la doctrine de Yéshoua, c’est-à-dire la loi même de Dieu.

Celle qui, proclamée au Sinaï, déborde « d’ordonnances justes, de lois de vérité et de commandements excellents. » (Néhémie 9.13). Prêtez l’oreille à cette invitation du Sauveur :

« Prenez mon joug sur vous et recevez mes instructions, car je suis doux et humble de cœur ; et vous trouverez du repos pour vos âmes. Car mon joug est doux, et mon fardeau léger. » (Matthieu 11.29)

Ici, la lumière du texte dissipe toute ombre : l’âme qui s’attache au Messie par une foi véritable est affranchie de toute condamnation. Elle est libre d’observer la doctrine de Yéshoua – qui n’est autre que la loi de Son Père – avec une paix inaltérable.

Elle trouve un véritable repos, car le fardeau de Christ est doux et léger. C’est le chemin de la sérénité véritable, celui-là même que Jérémie désignait déjà à ses contemporains :

« Placez-vous sur les chemins, regardez, et demandez quels sont les anciens sentiers, quelle est la bonne voie (celle du Sinaï) ; marchez-y, et vous trouverez le repos de vos âmes ! » (Jérémie 6:16)

La conclusion s’impose, évidente et radieuse : lorsque le croyant approche la loi de Dieu, donnée à Moïse, avec la foi au Messie d’Israël, cette loi cesse d’être une contrainte pour devenir un fardeau léger, un joug aimable conduisant l’âme au repos.

Nous sommes ici à l’exact opposé des tristes discours que l’on entend dans tant d’églises !

Parcourons d’autres pans des Écritures pour savourer la parfaite harmonie entre les paroles de Yéshoua et la promesse de paix attachée à la loi de Moïse :

« Il y a beaucoup de paix pour ceux qui aiment ta loi, Et il ne leur arrive aucun malheur. » (Psaumes 119.165)

Et que dire de cette déclaration éclatante que nous offre notre Paracha :

« L’Éternel prendra de nouveau plaisir à ton bonheur, comme il prenait plaisir à celui de tes pères, lorsque tu obéiras à la voix de l’Éternel, ton Dieu, en observant ses commandements et ses ordres écrits dans ce livre de la loi ;

lorsque tu reviendras à l’Éternel, ton Dieu, de tout ton cœur et de toute ton âme. Ce commandement que je te prescris aujourd’hui n’est certainement point au-dessus de tes forces et hors de ta portée.

C’est une chose, au contraire, qui est tout près de toi, dans ta bouche et dans ton cœur, afin que tu la mettes en pratique. » (Deutéronome 30.9-14)

Nous sommes à mille lieues de ces caricatures qui dépeignent la loi comme un fardeau maudit et un carcan mortifère. Devant un tel aveuglement, on en vient presque à se demander si une fascination occulte n’a pas engourdi les intelligences !

Sachant que « ta loi est la vérité » (Psaume 119:142), la plainte douloureuse de l’apôtre Paul résonne avec une actualité impressionnante. Aujourd’hui, ce n’est plus aux seuls Galates qu’il s’adresserait, mais à une vaste portion de l’Église :

« Qui vous a ensorcelés pour que vous n’obéissiez plus à la vérité, vous, aux yeux de qui Jésus-Christ a été peint comme crucifié ? » (Galates 3:1)

Réjouir le cœur de Dieu par l’obéissance

Si tu suis la loi de l’Éternel dit l’Esprit de vérité « L’Éternel prendra de nouveau plaisir à ton bonheur ».

Toute l’Écriture nous révèle l’inestimable valeur de la loi divine : non seulement elle verse la paix céleste dans l’âme du croyant, mais elle fait tressaillir de joie le cœur même de Dieu !

Y a-t-il, je vous le demande, un père qui ne se réjouirait pas de voir grandir sous ses yeux un fils confiant, respectueux et soumis à sa parole ?

Si nous aspirons sincèrement à réjouir le cœur de notre Créateur, la voie royale nous est ici tracée. Il ne nous reste qu’à nous courber devant elle, à mener un rude combat contre notre chair naturellement rétive aux ordonnances divines, et à imiter la noble résolution du patriarche Job :

« Je n’ai pas abandonné les commandements de ses lèvres ; j’ai fait plier ma volonté aux paroles de sa bouche. » (Job 23:12)

Pour accomplir une telle œuvre, nos propres forces ne suffiront pas. Il nous faut implorer Dieu pour l’assistance de l’Esprit, nous plonger dans l’étude de ces lois admirables, les méditer sans relâche et nous attacher à les mettre en pratique avec un amour vrai pour le Nom de l’Éternel.

Alors, Sa bonne main reposera sur nous. Nous Lui serons une cause d’allégresse, Il nous nourrira de la moelle de Son Évangile, Il établira en nous Sa paix inaltérable, et notre vie trouvera grâce à Ses yeux, selon ce qu’affirme l’Écriture :

« Celui qui observe la loi est un fils intelligent, mais celui qui fréquente les débauchés fait honte à son père. » (Proverbes 28:7)

La foi confirme la Loi

Ainsi, il est entendu que prendre prétexte de la « nouvelle alliance » en Jésus pour rayer d’un trait la moindre ordonnance de Dieu, ce n’est rien d’autre que prêcher un autre Évangile.

« Non pas qu’il y ait un autre Évangile, mais il y a des gens qui vous troublent, et qui veulent renverser l’Évangile du Messie. » (Galates 1:7)

Et « si quelqu’un vous annonce un autre Évangile que celui que vous avez reçu, qu’il soit anathème ! » (Galates 1:9)

L’apôtre Paul faisait preuve, sur cette question, d’une intransigeance absolue. Nous nous devons d’imiter sa fermeté ! S’il dénonçait avec force les doctrines légalistes qui prétendaient arracher le salut par les seules œuvres de la loi, le péril de ces doctrines qui promeuvent une foi molle et un prétendu « salut qui aboli la loi » n’en est pas moins dévastateur pour les âmes.

Voici, au contraire, la véritable Bonne Nouvelle, dans toute sa splendeur : après avoir été pardonnés, rachetés, lavés de nos iniquités et sauvés par la grâce du Dieu bienheureux au moyen de la foi en Yéshoua Son Fils, un immense privilège nous est accordé.

Nous sommes invités à entrer dans l’école du Père des lumières, pour être conduits et instruits dans les voies saintes de Sa Torah. Quel don inestimable !

Désormais, le croyant est libre de sonder la loi divine et de s’y soumettre avec joie, affranchi de toute terreur, comme le proclame ce cri de victoire :

« Qui nous condamnera ? Christ est mort ; bien plus, il est ressuscité, il est à la droite de Dieu, et il intercède pour nous ! » (Romains 8:34)

Mais quel péril effroyable guette ceux qui osent prêcher l’abolition de la Loi divine ! Quelle lourde responsabilité assument ceux qui se dressent contre leurs propres frères et sœurs, désireux d’obéir aux ordonnances de Moïse, pour les condamner sur de simples apparences !

Ils les accablent sans pitié, brandissant comme des armes des versets arrachés à leur contexte, tels que :

« Vous êtes séparés de Christ, vous tous qui cherchez la justification dans la loi ; vous êtes déchus de la grâce. » (Galates 5:4)

Malheur à ceux qui, malgré les avertissements les plus solennels, s’obstinent à clamer que la foi au Messie nous affranchirait de toute obéissance ! Doctrine funeste et perverse que celle-là !

À quoi pourrions-nous comparer un tel égarement ? Écoutez cette image, aussi terrible que véridique.

Cela ressemble à un enfant rebelle qui, se prévalant du pardon de son père et de l’oubli de ses anciennes fautes, s’écrierait : « Puisque je suis pardonné, je persisterai dans ma désobéissance, et je harcèlerai ceux de mes frères et sœurs qui oseront encore lui être soumis ! »

En écho aux paroles d’Ésaïe, l’apôtre Paul s’écrie : « Malheur ! » Malheur à ceux qui propagent ce faux évangile ! Ils appellent le mal bien, et le bien mal. Ils transforment la bénédiction de la loi en malédiction. Ils changent en amertume ce que l’Éternel avait fait doux à l’âme repentante !

« Il vaudrait mieux pour lui qu’on lui mît au cou une grosse meule de moulin, et qu’on le jetât dans la mer. » (Marc 9.42)

Et pourtant, voyez la longanimité de notre Dieu. Aujourd’hui encore, dans l’abondance de Sa grâce, Il fait entendre cet appel suppliant :

« N’endurcissez pas vos cœurs, comme lors de la révolte. » (Hébreux 3, Psaumes 95)

À la multitude de témoignages que nous avons déjà parcourus, Paul vient ajouter cette sentence magistrale :

« La loi donc est sainte, et le commandement est saint, juste et bon. » (Romains 7.12) Et encore : « Est-ce que nous annulons la Loi au moyen de la foi ? Loin de là ! Nous confirmons la Loi. » (Romains 3:31)

Pendant des millénaires, le Très-Haut a placé devant Son peuple une loi parfaite. Maintes et maintes fois, avec un véritable cri du cœur, le Seigneur a rappelé aux siens qu’il n’est de véritable repos, ni de solide bénédiction, en dehors de l’obéissance à Ses voies :

« Oh ! si tu étais attentif à mes commandements ! Ton Shalom (Paix) serait comme un fleuve, Et ton bonheur comme les flots de la mer ; » (Ésaïe 48.18).

Mais soyons avertis : l’esprit du dragon ancien, jusqu’au bout, usera de toute sa malice pour consumer de sa bouche cette vérité…

Marcher dans les voies de l’Éternel

Considérez jusqu’où va l’enseignement de Yéshoua. Il ordonne à Ses disciples de prêter l’oreille aux docteurs de la Torah et d’observer leurs préceptes, alors même que leur conduite laissait souvent à désirer.

Pourquoi une telle injonction ? Parce que le Maître savait pertinemment que la doctrine enseignée, en elle-même, était pure et divine.

« Les scribes et les pharisiens sont assis dans la chaire de Moïse. Observez donc et faites tout ce qu’ils vous disent d’observer. » (Matthieu 23.2-3)

Ne l’oublions pas : être assis dans la chaire de Moïse, c’est être mandaté pour enseigner et interpréter la loi de Moïse. Il ne s’agit pas d’une simple lecture du texte écrit seulement.

Yéshoua nous exhorte formellement ici à mettre en pratique la loi de Moïse, écrite et orale, en dépit des défaillances et des hypocrisies de ceux qui la professent.

Hélas, l’histoire du peuple d’Israël se rejoue tristement au sein même de l’Église. Le peuple de Dieu a été livré à la souffrance et à la confusion pour une seule et même raison : il a refusé d’observer la loi de l’Éternel avec un cœur rempli de foi et d’amour.

Ayant magnifiquement commencé par l’Esprit aux jours de l’Église primitive, une vaste multitude a fini par la chair, sombrant dans l’apostasie qui caractérise les temps de la fin.

Le prophète Jérémie, encore jeune, nous livre le poignant témoignage de son désarroi face à cette détresse morale :

« Je disais : Ce ne sont que les petits ; ils agissent en insensés, parce qu’ils ne connaissent pas la voie de l’Éternel, la loi de leur Dieu.

J’irai vers les grands, et je leur parlerai ; car eux, ils connaissent la voie de l’Éternel, la loi de leur Dieu. Mais ils ont tous aussi brisé le joug, rompu les liens. » (Jérémie 5.4-5)

Le constat d’Ésaïe n’est pas moins amer :

« Ils n’ont point voulu marcher dans ses voies, et ils n’ont point écouté sa loi. » (Ésaïe 42.24)

À travers ces textes solennels, une vérité éclatante s’impose : marcher dans les voies de l’Éternel, c’est observer Ses lois. C’est cette obéissance que le peuple de Dieu a si souvent délaissée, en Israël comme dans la chrétienté.

Une négligence dramatique, qui lui a coûté bien des tourments et qui a provoqué la réprimande incessante des prophètes, envoyés, siècle après siècle, pour rappeler ces salutaires vérités à la conscience des hommes.

Ces modèles bibliques qui montrent la voie de la paix et du repos

Abraham : la foi qui obéit

Tournons nos regards vers Abraham. Sa foi, nous le savons, lui fut imputée à justice, et l’Écriture tout entière le place devant nous comme le père et le modèle des croyants.

Or, la vie d’Abraham nous dépeint avec éclat quels sont les fruits d’une foi véritablement agréable à Dieu :

« Toutes les nations de la terre seront bénies en ta postérité, parce qu’Abraham a obéi à ma voix, et qu’il a observé mes ordres, mes commandements, mes statuts et mes lois. » (Genèse 26.4)

Ouvrons ici une brève parenthèse. Certains pourraient s’étonner et se demander quelles lois Abraham pouvait bien observer, puisque la Torah n’avait pas encore retenti sur les pentes du Sinaï. La réponse nous vient de la sagesse d’Israël, amplement confirmée par divers passages de l’Écriture.

Bien avant d’être gravée dans la pierre pour une nation entière, une grande partie de la loi divine était déjà connue, chérie et pratiquée par les héros de la foi. De la lignée d’Adam à celle de Seth, de Sem – le fils de Noé, qui, selon le texte sacré, savait déjà distinguer les animaux purs des impurs – jusqu’à Abraham, une fidèle transmission orale avait traversé les siècles. Fermons la parenthèse.

Écoutez à présent cette recommandation de l’Éternel, le Dieu qui ne change pas. Abraham s’y serait associé de toute son âme :

« Observe les commandements de l’Éternel, ton Dieu, en marchant dans ses voies, et en gardant ses lois, ses ordonnances, ses jugements et ses préceptes, selon ce qui est écrit dans la loi de Moïse, afin que tu réussisses dans tout ce que tu feras et partout où tu te tourneras. » (1 Rois 2.3)

Une admirable logique divine se déploie sous nos yeux : suivre les voies du Messie, c’est marcher dans les voies de Son Père ; suivre les voies du Père, c’est s’attacher à Ses commandements ; et garder Ses commandements, c’est entrer dans le véritable repos de l’âme, selon cette merveilleuse promesse :

« Il y a beaucoup de paix pour ceux qui aiment ta loi. » (Psaumes 119.165)

Image symbole du shalom et de la paix dans la torah et l'evangile avec la colombe et la feuille d'olivier

Il nous faut insister sur cette vérité capitale : observer les lois du Père (celles-là mêmes qui guidaient les pas d’Abraham avant d’être codifiées par Moïse), c’est vivre de la foi d’Abraham. C’est emboîter le pas à Yéshoua qui, par la vertu de Son Esprit, nous accorde la grâce et la vérité nécessaires pour obéir.

« Car la loi a été donnée par Moïse, la grâce et la vérité sont venues par Jésus-Christ. » (Jean 1.17). Et les deux s’enlacent et s’embrassent…

Dès lors, qu’il soit juif ou issu des nations, le croyant qui s’éloigne de la Torah devrait trembler en entendant cette parole tranchante du Sauveur :

« Si vous étiez enfants d’Abraham, vous feriez les œuvres d’Abraham. » (Jean 8.39)

L’obéissance reconnaissante, fruit de la grâce

Veillons, cependant, à ne pas tomber dans une erreur mortelle, et insistons sur ce point : qi un cœur sans repentance s’imagine pouvoir arracher le salut par la simple observation de la loi, il se berce d’une illusion fatale.

La loi ne s’observe véritablement que sur le terrain de la repentance, lorsque l’âme a saisi qu’elle ne peut rien faire d’elle-même (Jean 15:5), qu’elle n’est justifiée devant Dieu que par pure miséricorde, et qu’elle s’est réfugiée avec foi dans le salut offert par Yéshoua notre Messie.

Dès lors, l’obéissance prend sa véritable place. Elle n’est plus un fardeau, mais l’éclosion naturelle, joyeuse et libre, d’un cœur bouleversé par la découverte d’un pardon immérité, accordé par pur amour.

Désormais, une sainte vigilance s’impose. Il nous faut veiller avec soin sur ce salut acquis par grâce. C’est en embrassant de toute notre affection les préceptes parfaits de l’Éternel que nous Lui témoignons notre gratitude et notre confiance.

Cette obéissance n’a rien d’un légalisme aride ou d’une oppression servile. Elle est baignée de joie et de reconnaissance. Sur ce sentier béni des commandements de Dieu, chacun avance pas à pas, selon la force et la mesure de foi qu’il a reçues d’en haut.

« Par votre persévérance vous sauverez vos âmes. » (Luc 21.19)

Mais persévérer dans quoi ? Dans la foi, avant toute chose ! Puis, indissociablement, dans l’obéissance. L’Écriture ne dit-elle pas du Messie qu’Il « est devenu pour tous ceux qui lui obéissent l’auteur d’un salut éternel » (Hébreux 5.9) ?

Josué : l’obéissance qui conserve le repos

Poursuivons notre marche à travers les Écritures. Considérez les victoires éclatantes et le merveilleux repos que l’Éternel accorda à Josué et au peuple, tant qu’ils demeurèrent fidèles à la loi divine :

« L’Éternel leur accorda du repos tout alentour, comme il l’avait juré à leurs pères ; aucun de leurs ennemis ne put leur résister, et l’Éternel les livra tous entre leurs mains. » (Josué 21.44)

Or, pour que ce repos et cette bénédiction ne leur soient point ravis, écoutez l’injonction solennelle que Josué adresse à ses frères :

« Ayez soin seulement d’observer et de mettre en pratique les ordonnances et les lois que vous a prescrites Moïse, serviteur de l’Éternel :

Aimez l’Éternel, votre Dieu, marchez dans toutes ses voies, gardez ses commandements, attachez-vous à lui, et servez-le de tout votre cœur et de toute votre âme.

Et Josué les bénit et les renvoya, et ils s’en allèrent vers leurs tentes. » (Josué 22.5-6)

Salomon : la loi, la sagesse et la tranquillité

Arrêtons-nous sur un autre fait, plus précieux que l’or affiné. Voyez la promesse solennelle que Dieu fait à David concernant son fils Salomon :

« Voici, il te naîtra un fils, qui sera un homme de repos, et à qui je donnerai du repos en le délivrant de tous ses ennemis d’alentour ;

car Salomon sera son nom, et je ferai venir sur Israël la paix et la tranquillité pendant sa vie. » (1 Chroniques 22.9)

Mais pourquoi Salomon fut-il établi comme cet homme de repos, source de paix pour tout un peuple ? La réponse de l’Écriture s’unit ici d’une manière encore toute magistrale à la déclaration du Messie en Matthieu 5.17-19. Lisez bien :

L’Éternel a « accordé [à Salomon] la sagesse et l’intelligence pour le faire régner sur Israël dans l’observation de la loi de l’Éternel, son Dieu ! »

Et le résultat d’une telle soumission lui est annoncé avec triomphe : « Alors tu prospéreras, si tu as soin de mettre en pratique les lois et les ordonnances que l’Éternel a prescrites à Moïse pour Israël. » (1 Chroniques 22.12)

Fort de cette expérience, Salomon pouvait, à la fin de sa vie, sceller son livre de sagesse par ces paroles flamboyantes, qui résonnent comme l’ultime devoir de toute âme :

« Crains Dieu et observe ses commandements. C’est là ce que doit faire tout homme. » (Ecclésiaste 12.13)

« Comme la rosée de l’Hermon », voilà une vérité éternelle, pure et transparente comme de l’eau de source, le sceau distinctif par lequel l’Écriture reconnaît les véritables enfants de Dieu, jusqu’à la fin des temps :

« C’est ici la persévérance des saints, qui gardent les commandements de Dieu et la foi de Jésus. » (Apocalypse 14.12)

Josaphat : le repos de tous côtés

Terminons cette série de témoignages par l’exemple, simple et puissant, du roi Josaphat :

« L’Éternel fut avec Josaphat, parce qu’il marcha dans les premières voies de David, son père, Et qu’il ne rechercha point les Baals ;

Car il eut recours au Dieu de son père, et il suivit ses commandements, sans imiter ce que faisait Israël. » (2 Chroniques 17.3-4)

La conséquence d’une telle droiture ne se fit pas attendre :

« Et le royaume de Josaphat fut tranquille, et son Dieu lui donna du repos de tous côtés. » (2 Chroniques 20.30)

Tous ces témoignages, extraits de la mine d’or des Écritures, le démontrent brillament : combien y a-t-il donc de paix et de repos pour ceux qui aiment la loi de leur Dieu !

Quelques bons fruits visibles dans la pratique

Pour clore cette grande démonstration, et après avoir écarté toute doctrine étrangère qui voudrait invalider la loi de Dieu, penchons-nous sur deux exemples remarquables d’enseignements donnés par l’Éternel pour la vie et la bénédiction de Son peuple.

En premier lieu, observez ce calendrier divin. Il est ponctué de saintes convocations, de fêtes riches en sagesse, dispensant des bienfaits inestimables à quiconque les observe avec fidélité, selon la Torah écrite et orale.

La trame même de la semaine est régie par des lois célestes, gardant en réserve d’immenses bénédictions pour les âmes qui s’y attachent : des temps mis à part pour la prière et l’étude, l’accomplissement de bonnes œuvres selon les commandements de Moïse, et, point culminant, le septième jour, le Shabbat, déclaré saint et béni par le Créateur Lui-même.

Du vendredi soir au samedi soir, ce jour est entièrement consacré au repos, à la méditation et aux délices spirituelles, couronnant ainsi les six jours profanes réservés à nos labeurs (voir notre cursus sur le Shabbat).

En second lieu, voyez comment Dieu prend soin de notre alimentation. Le Très-Haut nous prescrit avec précision ce qui est salutaire pour l’intégralité de notre être – corps, âme et esprit. Les sages d’Israël, s’appuyant sur le texte hébreu, nous enseignent que certains aliments ont été déclarés impurs non pas à cause d’une quelconque saleté matérielle, ni parce qu’ils rendraient notre cœur foncièrement mauvais, mais parce que Dieu y a attaché des forces spirituelles d’impureté.

Ces forces agissent sur un plan subtil : elles tendent à voiler, à fermer notre intelligence et à obscurcir notre perception des vérités divines. À l’inverse, l’alimentation pure augmente et affermit notre lucidité, aiguise notre discernement et favorise notre communion avec le Divin (voir notre cursus sur la cacherout).

La désobéissance à de tels commandements ne fait que resserrer l’âme et enfler l’orgueil. C’est pourquoi David, ce roi qui s’attachait de tout son être à l’observance de la Torah et redoutait par-dessus tout ce qui pouvait l’éloigner de son Dieu, s’écriait avec ferveur :

« Je cours dans la voie de tes commandements, car tu élargis mon cœur. » (Psaumes 119:32)

Conclusion : le chemin béni est étroit !

Un peuple humble et petit

N’oublions jamais cette réalité de l’histoire sainte : de tout temps, les véritables serviteurs du Très-Haut n’ont formé qu’un petit troupeau.

Revêtus des armes de la lumière et tenant fermement l’épée flamboyante de la Torah, ils ont dû combattre, de toute la force de leur âme, contre les esprits méchants et l’apostasie qui rongeaient le peuple de Dieu de l’intérieur.

Image symbole du guerrier de la foi avec armure spirituelle

Le livre de l’Apocalypse illustre très bien cette vérité. Considérez les sept Églises : cinq d’entre elles sont appelées à une prompte repentance.

Les deux seules qui échappent au blâme du Seigneur sont Smyrne, méprisée, persécutée et pauvre aux yeux du monde, et Philadelphie, qui ne possède qu’une faible puissance.

Pourtant, ces deux assemblées partagent un trait glorieux : bien que peu nombreuses et d’apparence fragile, elles sont spirituellement riches et invincibles, car elles ont gardé la Parole de Dieu, observé Ses commandements et fermement maintenu le témoignage de Yéshoua.

Ce sont là des vérités austères, mais salutaires. Il y a beaucoup d’appelés, mais peu d’élus. Le chemin est resserré, la porte est étroite, et la sentence du Maître est sans appel :

Beaucoup « chercheront à rentrer, mais ne le pourront pas » (Luc 13.24). L’Éternel se réserve un petit reste, selon la promesse de Sophonie :

« Je laisserai au milieu de toi un peuple humble et petit, Qui trouvera son refuge dans le nom de l’Éternel. » (Sophonie 3.12)

Démasquer l’erreur exige une grande vigilance, car l’apparence de la piété est souvent un voile trompeur. L’ignorance, hélas trop répandue, égare les multitudes et émousse le discernement.

Voilà pourquoi la loi de Dieu agit comme un puissant révélateur : elle met les cœurs à nu et indique infailliblement où chacun se tient devant son Créateur.

Grandir avec confiance sur le chemin

Il est possible qu’à la lecture de ces lignes, de salutaires prises de conscience se soient éveillées en vous. Face à l’ampleur de l’égarement dénoncé et au changement profond qui s’impose, une certaine crainte pourrait saisir certains lecteurs.

Qu’ils se rassurent : il ne faut ni trembler ni reculer. Demeurons plutôt dans cet amour biblique véritable, tout entier pétri de foi et d’abandon. Gravons sur les tables de notre cœur cette douce certitude :

« Celui qui se confie en l’Éternel est environné de sa grâce. » (Psaumes 32:10)

Ne perdons jamais de vue la nature de notre Dieu. Le Monarque des cieux est bon, patient, riche en miséricorde et débordant d’amour pour les âmes qui l’invoquent.

Peu importent nos détours d’autrefois ; si nous prenons la ferme résolution de nous humilier, de chercher le bien et de suivre Sa Parole avec une confiance paisible et sage, nous trouverons toujours auprès de Lui un asile assuré.

Par le sang précieux de Yéshoua, Dieu a scellé et renouvelé son alliance avec la maison d’Israël et la maison de Juda (Jérémie 31).

Dans Sa grâce souveraine, le croyant issu des nations vient se greffer spirituellement sur cet olivier. Le Messie ne repousse aucune âme qui s’approche de Lui avec un cœur brisé.

Quelles que soient ses origines, sa nationalité ou les ténèbres de son passé, le pécheur qui se repent sincèrement pénètre dans cette alliance renouvelée. Il devient l’heureux bénéficiaire de la Torah d’Israël, ce joug doux et léger, ruisselant de bénédictions, que nous avons contemplé ensemble.

L’Écriture le proclame avec toute la force et la beauté de la vérité :

Le Messie a « racheté pour Dieu par son sang des hommes de toute tribu, de toute langue, de tout peuple, et de toute nation » (Apocalypse 5:9).

N’oublions jamais la tendresse de notre Dieu. Il pèse avec une bonté paternelle le lourd arrière-plan païen de celui qui se tourne vers Lui. Il déploie des trésors de patience et d’indulgence envers le converti, car Il sait de quelles lointaines contrées cette âme revient. Il voit les meurtrissures et les profondes souillures qu’une vie de péché a laissées sur elle. Voyez la beauté du verset :

« Je passai près de toi, je t’aperçus baignée dans ton sang … J’étendis sur toi le pan de ma robe, je couvris ta nudité, je te jurai fidélité, je fis alliance avec toi, dit le Seigneur, l’Eternel, et tu fus à moi. Je te lavai dans l’eau, je fis disparaître le sang qui était sur toi, et je t’oignis avec de l’huile. » – Ezékiel 16:6-9)

Ainsi racheté, le croyant des nations est appelé à grandir dans la sanctification, à sonder la Parole de Dieu et à mettre en pratique la Torah. Il le fera avec déférence, respectant les coutumes de ses frères aînés dans la foi.

Qu’il prenne pour modèle Ruth la Moabite : accueillie au sein du peuple de Dieu, elle ne s’y est point avancée avec la morgue de l’orgueil, mais avec la beauté de l’humilité !

Sur ce chemin, nous devons le confesser, seule l’assistance souveraine de l’Esprit de l’Éternel peut conduire paisiblement nos pas. Lui seul a le pouvoir de réformer nos voies chancelantes, afin que nous puissions un jour paraître devant le trône de Sa gloire, la conscience purifiée, saints, irrépréhensibles et sans tache.

Se peut-il qu’un croyant ne parvienne pas encore à embrasser certaines lois divines faute de conviction ? Qu’il se rassure par cette promesse :

« Dieu l’éclairera aussi là-dessus. Seulement, au point où nous sommes parvenus, marchons d’un même pas. » (Philippiens 3:15-16).

Mais s’il franchit la ligne fatale, s’il s’arroge le droit d’enseigner la désobéissance et de grossir les rangs des docteurs de l’erreur, il s’égare alors à la suite d’autres dieux.

Récompense et prière finale

Gardons au fond du cœur cette ultime et joyeuse assurance : pour tous ceux qui chérissent la Torah de Dieu, la fidélité n’a jamais manqué d’être couronnée. L’Écriture le chante magnifiquement :

« La loi de l’Éternel est parfaite […] Les commandements de l’Éternel sont purs, ils éclairent les yeux […] Pour qui les observe la récompense est grande. » (Psaumes 19.8-12)

Un tel attachement ne sera jamais vain devant le Seigneur de toute miséricorde. C’est soutenu par l’aide du Ciel que nous sommes heureux d’offrir régulièrement, sur ce site, de modestes jalons pour accompagner les enfants de Dieu désireux de fouler ces anciens sentiers.

Que le Dieu des esprits de toute chair daigne incliner nos cœurs à un examen profond et sincère. Que dans Sa bonté insondable, Il répande sur nous un esprit de vraie repentance.

Qu’Il pardonne nos iniquités sans nombre et nos pitoyables égarements.

Qu’Il nous accorde la grâce de vivre les simples mais saintes vérités contemplées aujourd’hui, et nous donne la force d’aimer Sa loi.

Puisse-t-Il nous garder courageux et forts dans la foi, les yeux fixés sur Son glorieux retour, dans l’attente bénie de ce corps incorruptible et immortel qu’Il a promis à Ses enfants fidèles.

Viens, Seigneur Yéshoua, viens ! Amen vé amen.

Après la théorie : l’action

Si votre âme a été touchée par cette étude, et s’il y a en vous le désir de sonder plus profondément la Parole et le parfait Conseil de l’Éternel, nous vous invitons à prêter main-forte à cette œuvre.

Pour que la vérité continue d’être proclamée, maintenue et diffusée, voici comment vous pouvez agir :

  1. Par un don libre via notre Plateforme d’étude LeRetourAuxRacines : pour soutenir directement la publication et la diffusion de ces enseignements : Cliquez ici.
  2. En rejoignant le cycle d’étude « La Paracha du Messie » par une contribution libre : chaque semaine pendant un an, vous recevrez au format eBook une étude consacrée à quelques axes forts de la Paracha, sélectionnés pour leur profondeur et leur portée spirituelle.

    Bien qu’accessibles gratuitement sur RencontrerDieu.com, ces enseignements vous seront proposés ici dans leur version la plus aboutie et la plus récente, puis classés et regroupés dans votre espace privé sur notre plateforme d’étude approfondie, la WebYéshiva LeRetourAuxRacines.com. Cliquez ici pour découvrir et rejoindre le cycle d’étude « La Paracha du Messie ».

Thomas - RencontrerDieu

À propos de l'auteur

Thomas est l’auteur du site RencontrerDieu.com, où il annonce la Bonne Nouvelle de l’Évangile depuis 2011. Jadis athée, Thomas chercha Dieu de tout son cœur. C’est alors qu’il fut confronté à des prodiges et à des miracles semblables à ceux rapportés dans les Écritures, et qu’il fut saisi par la réalité vivante du Dieu d’Israël et de Son Messie, Yéshoua, qui l’appela à marcher à Sa suite.

Puis, en 2017, répondant à un nouvel appel pressant venu d’en Haut, il est entré à plein temps dans le service divin. Depuis lors, il enseigne la Torah vivante aux disciples du Messie au sein de la WebYéshiva LeRetourAuxRacines.com. Il y propose des cursus vidéo approfondis sur des thèmes essentiels — apostasie, éthique divine, lois de Dieu, fêtes bibliques — ainsi qu’une lecture du Nouveau Testament éclairée par la pensée hébraïque.

Son travail met en lumière, contre bien des idées reçues, l’harmonie profonde et l’unité vivante entre la Torah transmise par les sages d’Israël, les Évangiles et les épîtres.

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15 Commentaires

  1. Christine

    Merci pour cet enseignement, quelle paix après avoir fait cette lecture.
    Merci aussi d’amener tout cela avec clarté et amour.
    Mes larmes ont coulé à plusieurs reprises lors de cette lecture, des larmes de joie, de gratitude, de repentir aussi.
    Je suis tellement reconnaissante de la patience de Dieu envers nous.
    Que celui qui se souille, continue de se souiller et que celui qui se sanctifie se sanctifie encore.
    Soyez bénis et merci pour ces articles et ces recherches que vous avez effectué.
    J’ai pu envoyer vos articles à mes proches
    Shalom shalom
    Christine

    Réponse
  2. GINETTE

    Quand on a été délivré d’ une Apostasie, le soulagement que cela procure est le meilleur vaccin pour ne plus y retomber, merci pour cette étude , véritable bouclier contre les fausses doctrine . ginette

    Réponse
  3. Florence

    Merci pour ce partage sur la paracha de la semaine dernière.
    Cela tombe juste à un moment où je me questionnait sur le fait de continuer à fréquenter des assemblées évangéliques. Et étant donné que rien n’arrive au hasard mais que Dieu dirige tout, j’ai des leçons à tirer de cet enseignement.
    En fait fréquenter des assemblées évangéliques me freine plus dans ma sanctification qu’autre chose mais comment faire quand nous n’avons aucune communauté messianique dans notre ville?

    J’ai beaucoup apprécié vos exemples d’hommes et de femmes justes devant Dieu
    qui observaient la Torah. Cela m’a poussé à faire des recherches dans les Evangiles et lors de ces recherches, je me suis arrêtée sur le portrait des personnes suivantes :
    – Ananias dans les Actes 9 qui a guéri et baptisé Paul et dont Paul dit de lui dans Actes : 22:12  » Or, un homme religieux selon la loi, Ananias, à qui tous les Juifs qui demeuraient là rendaient témoignage, vint vers moi;
    -Corneille dans Actes 10 dont il est dit :
    « Il y’avait à Césarée un homme, nommé Corneille, centurion de la cohorte appelée Italique.
    Il était religieux et craignant Dieu, lui et toute sa famille, faisant beaucoup d’aumônes au peuple, et priant Dieu continuellement ».
    Je me demande si cet homme par ses aumônes pratiquait la Tsédaka commandée par l’Eternel dans sa Torah? Corrigez moi si je me trompe.
    Un autre détail , il eut une vision alors qu’il était en jeûne et priait à la 9ème heure. Or, Les Juifs priaient à la 9ème heure comme souligné dans Actes 3:1
    « Pierre et Jean montaient au temple à l’heure de la prière qui était la neuvième ».
    J’en déduis vraiment que cet homme issu des nations observait la Torah et était donc un Gentil greffé sur l’olivier franc. L’exemple de Corneille ferait donc tomber à l’eau les arguments avancés par certains selon lesquels les « Gentils » seraients dispensés d’observer la Torah.

    Réponse
    • Lokossou Riva Marielle

      bonjour Florence !

      peut-être si les personnes qui viennent sur le blog de Thomas et si Thomas et d’accord pourrions-nous échanger nos mails et communiquer par mail pour nous encourager mutuellement. J’habite dans l’Yonne et ici il n’y a pas non plus d’assemblée messianique.

      Qu’Hachem nous aide a créer des liens afin de nous fortifier, que le Seigneur vous bénisse et vous conduise en toute chose.

      Marielle

      Réponse
      • RencontrerDieu.com

        Cher Marielle, vous avez raison et quelque chose est en cours d’élaboration à ce sujet car nous n’ignorons pas ce que vous dites et parmi tous les projets, il y a celui de rassembler et de réunir, de diverses manières, tous ceux qui reviennent à la véritable Saine Doctrine. Merci pour votre patience et surtout, pour vos prières afin que tout cela puisse se concrétiser car nous sommes nombreux dans ce cas. N’hésitez pas à nous écrire via le formulaire de contact pour plus d’informations.

        Réponse
    • RencontrerDieu.com

      Shabbat Shalom Florence, merci pour votre commentaire édifiant : vous citez avec vérité des exemples de l’Ecriture qui nous montre ce que signifie Romains 11 : être greffé à Israël = aimer le peuple en action et en vérité + observer la Torah, le tout avec simplicité de coeur et humilité. Merci encore.

      Réponse
  4. Maxette Ricecla

    Merci pour ce bon message de vérité .que le seigneur continue à apporter de la bonne nourriture et que Dieu vous bénisse

    Réponse
  5. Samson

    Que notre Dieu HaShem soit loué pour toujours! Merci beaucoup Monsieur Thomas pour ton sacrifice en publiant tous ces articles contenant la Vérité.

    Cet article qui traite de la loi me rappelle la promesse que vous avez donnée dans les commentaires sur l’un des articles passés où vous disiez que vous allez préparez un article donnant des éclaircissements sur ce qu’on peut faire et ce qu’on ne peut pas faire le jour du Shabbat.

    De ma part, j’ ai une question suivante: quand Jésus a guéri le malade le jour du Shabbat et quand ce même Jésus laissa ses Disciples cueillir le blé qu’ils mangent sur le jour du Shabbat, je comprend qu’Il voulait donner des éclaissicements sur l’observation du Shabbat différente de ce que faisaient les hommes de cette époque. Il ajoute que le Sgabbat est fait pour l’homme et non l’homme pour le sabbat. Quelle est donc cette différence entre le comportement des pharisiens et ce qu’enseigne le Messie ou bien qu’est ce qui est permis de faire ce jour, quelle est cette lumière que Jésus donne???

    Je pose cette question par ce que je suis novice dans la conversion vers le Dieu d’Israel et j’ai dû refusé de faire un examen de cours qu’on avait programmé sur le Shabbat passé. Je voudrais vous demander si possible d’associer les réponses sur mes inquiétudes dans cet article que vous préparez pour l’avenir si Dieu le veut. Je vous remercie vivement! Que Dieu vous bénisse!

    Réponse
  6. JEAN PAUL

    C’EST ICI LA PERSÉVÉRANCE DES SAINTS QUI GARDENT LES SAINTS COMMANDEMENTS DE L’ETERNEL ET LA FOI EN YESHUA LE MESSIE.

    Réponse
    • BIJOUX Brice

      Bonjour Thomas, je suis heureux que le Seigneur donne des talents ou des dons aux hommes et je Le remercie pour cela. Mais en te lisant j’attendais que tu fasses allusion au passage des Actes 15v19/21: »C’est pourquoi je suis d’avis qu’on ne crée pas des difficultés à ceux des païens qui se convertissent à Dieu, mais qu’on leur écrive de s’abstenir des souillures des idoles, de l’impudicité, des animaux étouffés et du sang. » et v24/25: « des hommes qui troublent et ébranlent vos âmes par leurs discours disant qu’il faut se circoncire et GARDER LA LOI. »
      J’aimerai que tu m’éclaires sur ces passages qui sont clairs à propos de la loi.

      Réponse
      • Karen

        Shalom Brice, tu n’as pas été au bout de la phrase du verset d’actes 15…
         » …car, depuis bien des générations, Moïse a dans chaque ville des gens qui le prêchent puisqu’on le lit tous les jours de shabbat dans les synagogues . » N’avais tu pas remarqué le sens de cette phrase ?
        Ce qui sous entend que les nouveaux convertis sont invités à s’abstenir de ces 4 choses premièrement, ce qui est un strict minimum nécessaire, avant de passer à de la nourriture plus solide, puisqu’ils sont censés aller écouter prêcher la Torah donnée à Moïse chaque shabbat. L’Esprit étant censé faire le reste : graver la Torah dans les cœurs afin qu’elle soit mise en pratique. C’est le principe même de la nouvelle alliance.
        Ce qui veut tout simplement dire, que ce n’est pas à l’homme d’imposer l’observation de la Torah, et mettre un fardeau légaliste et pesant sur les épaules des croyants, mais c’est l’Esprit qui convainc et qui conduit dans la mise en pratique par amour et par conviction pour D.ieu.
        Car la foi vient de ce qu’on entend et ce qu’on entend vient de la Parole de Christ.
        Le désir d’aimer D.ieu conduit inexorablement à la pratique de la Torah, car l’amour consiste à garder ses commandements, et c’est ainsi que l’on reconnait ceux qui aiment D.ieu.

        Réponse
        • RencontrerDieu.com

          Merci Karen pour cette réponse pour Brice, c’est très clair et tellement conforme aux Ecritures et à l’expérience.

  7. Karen

    AMEN ET ALLELOUYAH !!!
    Toda raba pour cet enseignement qui nous fait prendre encore conscience de l’urgence d’essayer d’attirer et d’arracher nos frères et soeurs aveuglés aux hérésies et autres fausses doctrines de ce monde.
    Qu’Hashem nous en donne les capacités et les opportunités, et qu’Il en soit glorifié !

    Réponse
  8. JeanP

    Excellent ! Oui, notre devise est de suivre le Maitre du Monde , qui s’est révélé à un Peuple : LES JUIFS . Nous devons adopter le Judaïsme dans sa plus grande pureté : Le Judaïsme Messianique de la secte des Nazaréens révélé par Dieu lui même en Yeshoua ha Machiah. La nouvelle Alliance n’est pas un changement , mais la continuité de la Torah comme précisé dans l’Epitre aux Romains :
    « 16 En effet, Si les prémices du pain offert à Dieu sont consacrées, toute la pâte l’est aussi. Si la racine est consacrée, les branches le sont aussi. 17 Ainsi en est-il d’Israël : quelques branches ont été coupées. Et toi qui, par ton origine païenne, étais comme un rameau d’olivier sauvage, tu as été greffé à leur place, et voici que tu as part avec elles à la sève qui monte de la racine de l’olivier cultivé. 18 Ne te mets pas, pour autant, à mépriser les branches coupées. Et si tu es tenté par un tel orgueil, souviens-toi que ce n’est pas toi qui portes la racine, c’est elle qui te porte !  »

    Ces versets sont CENTRAUX dans la parole, et devraient être un préalable à tout débat : Est tu greffé sur l’olivier cultivé et participe tu à la sa sève en tant que simple greffe ? Si l’on ne comprend pas ce passage , alors on agit avec orgueil se croyant meilleur que le peuple choisi par Dieu. C’est pure folie.

    Par ailleurs je n’ai jamais compris pourquoi l’Esprit donné à la Pentecôte , remplacerait les Commandements, car j’ai souvent entendu aussi  » on est plus sous la loi, on marche par l’esprit ». L’Esprit serait*il contraire au respect des commandements ? Non bien évidement car la loi est bonne et saine, c’est répété du début à la fin de la Bible.

    Aussi , qu’est ce que la sanctification si ce n’est de se mettre en conformité avec la loi ? Pas par nos forces humaines biensûr, mais par la force de l’Esprit que Yeshoua nous à laissé. Ces commandements ne sont alors plus difficiles à respecter, mais c’est une joie et une perspective enrichissante pour notre vie spirituelle. D’ailleurs Yeshoua place ces commandements encore plus haut, car c’est désormais l’Esprit qui conduit, et plus la lettre ,celui qui regarde une femme avec convoitise a commis l’adultère, qui se met en colère a déjà commis un crime.

    Nous n’arrivons pas à la perfection, séance tenante , il faut du temps, beaucoup de temps pour certains ( comme moi) , moins pour d’autres , et c’est tant mieux, mais en tout cas nous courrons tous vers la récompense finale comme nous l’indique l’apôtre Paul.

    Réponse
    • Ishai

      L’anecdote concernant Elisheva et Zekaryah est une véritable perle de l’étude qui vient déraciner de son carcan païen l’argument selon lequel observer la Loi c’est être sous la malédiction de la Loi et qui confirme que l’expression « sous la loi » ou « œuvres de la loi » fait référence à une observation légaliste (c’est-à-dire incomplète, voir la définition de légaliste pour ceux qui ne l’ont pas) du commandement, attirant de ce fait la condamnation puisqu’il est écrit : Maudit soit celui qui n’accomplit point les paroles de cette loi, et qui ne les met point en pratique! -Et tout le peuple dira: Amen!

      D’une pierre deux coups : nous savons maintenant que Shaoul ne s’est finalement JAMAIS contredit mais que, au contraire, chacun de ses midrashim sont parfaitement conformes aux enseignements de la Torah et du Machia’h. Nous pouvons ainsi dire : c’est ce qu’il fait dans toutes ces lettres dans lesquelles il y a des points difficiles à comprendre. Je suis littéralement exalté.

      En vérité, la Loi de l’Éternel est le rocher sur lequel vient se poser notre foi en Yeshoua pour ne plus être ébranlée. Le message de l’Évangile peut être ainsi résumé : Nous étions tous sous le coup de la malédiction de la Loi, condamnés puisque transgresseurs, le messie a pris sur lui nos transgressions comme il est écrit en Isaïe, et est mort pour que nous pussions servir D.ieu avec un cœur nouveau et fidèle, ses enseignements nous ont appris comment observer la loi parfaite et immuable de l’Éternel sans retrancher le moindre yod en faisant preuve de légalisme comme le faisaient les sadducéens, desquels nous savons que les enseignements ne plaisaient qu’aux riches, qui ne croyaient ni au messie ni à la résurrection des morts ni aux anges, ou comme le faisaient la majorité des pharisiens de son époque, des pharisiens de l’école de Shammaï qui se préoccupaient des moyens et des coutumes davantage que de la finalité et de la Torah de l’Éternel. Oui, Yeshoua est la couronne de la Loi pour la justification de tous ceux qui croient. Yeshoua KETER TORAH. Il ne l’abolit pas, il l’enseigne selon la voie qui est agréable à l’Éternel !

      Soyez tous bénis par l’Éternel d’Avraham, d’Itzhak et de Yaakov au nom du messie Yeshoua pour recevoir la force, le discernement, la fidélité et les bons outils pour diffuser la véritable Bessora Tova autour de vous en acte et en vérité.

      Votre frère Ishai Ben Yamin

      Réponse

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