👉 « Quiconque est de la vérité écoute ma voix » – Yéshoua/Jésus, Jean 18:37

👉 « Si vous me cherchez de tout votre coeur. Je me laisserai trouver par vous, dit l’Éternel » – Jérémie 29:13

L’Ingratitude : La Racine Cachée de TOUTES les Malédictions ? La Révélation Choc de Ki Tavo

par | Sep 9, 2017 | 12 commentaires

Dernière révision éditoriale : 18 septembre 2025 @ 19 h 15 min • par RencontrerDieu.com
La gratitude, les prémices et les bikourim, clés de la bénédiction

Résumé

Venez, et plongeons ensemble dans les eaux profondes de la Paracha Ki Tavo, pour y sonder le mystère de certaines terrifiantes malédictions divines, et pour arracher du sol de nos cœurs la racine empoisonnée d’où elles jaillissent : l’ingratitude ! Nous verrons que cette plaie de l’âme, en abomination devant le trône de l’Éternel, peut, par sa seule présence, attirer sur l’homme les plus effroyables jugements.

Au milieu de cette solennelle réflexion, le Ciel lui-même nous tend une clé forgée dans l’or de Sa miséricorde, capable de nous préserver de la plus sombre, de la plus tenace des malédictions : l’aveuglement de l’âme. Nous découvrirons comment la sainte mitsva [commandement] des prémices, les Bikourim [les premiers fruits de la récolte], se révèle être l’antidote divin prescrit par le Grand Médecin Lui-même, contre ce poison mortel de la cécité spirituelle.

Par la grâce de Dieu, nous avons là une méditation éclairée par la lampe des sages d’Israël, fortifiée par le témoignage de l’apôtre Paul, et couronnée par la parole infaillible du Messie Yéshoua lui-même. C’est une armurerie céleste où chaque âme résolue trouvera des armes de lumière pour mener le bon combat de la foi.

Introduction

C’est avec une certaine gravité que nous abordons cette portion de Torah, car son message est redoutable à plus d’un titre. Un fardeau pèse sur le cœur de celui qui observe : combien d’âmes sincères et dévouées, dont l’amour pour Dieu est loin d’être hypocrite, traversent d’inexplicables saisons de trouble, se débattent dans les filets de la confusion, et se trouvent enchaînées à une spirale de malheur et de désolation sans en saisir l’origine ?

Et si une racine amère de ces maux se terrait dans un péché que nos yeux ont appris à ne plus voir ? Un manquement si lourd de conséquences qu’il ouvre la porte au torrent des quatre-vingt-dix-huit malédictions que la Parole de Dieu brandit devant nous dans le chapitre 28 du Deutéronome ?

Cette méditation sur la Paracha Ki Tavo n’est pas qu’un simple commentaire biblique ni un banal exercice intellectuel. C’est un flambeau tendu dans la pénombre pour nous révéler ce mécanisme spirituel implacable qui enchaîne l’ingratitude à l’aveuglement de l’âme. Et ce n’est pas une coïncidence si, dans la même Paracha, nous trouvons les armes de la gratitude pour marcher dans la plénitude de la bénédiction.

Dans les lignes qui suivent, nous sonderons quelques-unes de ces vérités fondamentales, essentielles à notre marche et à notre affermissement. Et bien que notre esprit ne puisse qu’effleurer la surface de l’océan insondable de Sa Parole, les quelques perles que l’Éternel, dans Sa grâce, nous permettra de ramasser sur le rivage, apporteront, j’en ai la ferme assurance, un bienfait réel et une lumière durable à notre âme.

Ki Tavo : Le Contraste Saisissant entre Bénédictions et Malédictions

Les 98 malédictions : un avertissement divin par amour

Ainsi, dans cette paracha Ki Tavo, au chapitre 28 du livre de Deutéronome, Dieu déploie, avec une précision chirurgicale, le cortège des malédictions qui s’abattront sur Son peuple s’il venait à déserter les sentiers bénis de l’étude et de la mise en pratique de la Torah.

N’y voyons pas des menaces arbitraires, mais la révélation d’un mécanisme spirituel aussi certain et inexorable que la loi qui régit la course des étoiles.

L’Éternel ne brandit pas ici le sceptre d’un tyran ; Il dévoile simplement la loi de cause à effet dans le domaine de l’âme. Pas moins de quatre-vingt-dix-huit malédictions sont ainsi énumérées, conséquences directes, fruits amers et inévitables de l’éloignement de la Source de toute Vie.

Le but de cet impressionnant et terrible catalogue est de graver dans nos consciences l’infinie gravité qu’il y a à abandonner, à négliger ou à mépriser la Loi du Dieu vivant. Pourtant, au-delà de la sévérité des mots, il nous faut discerner non pas la main de fer d’un juge impitoyable, mais le cœur d’un Père qui, tel l’ami le plus fidèle, nous avertit du précipice certain qui attend le pas de l’insensé. Car sa Parole est vérité :

Les blessures d’un ami prouvent sa fidélité, tandis que les baisers d’un ennemi sont trompeurs.Proverbes 27:6

C’est donc cet amour infini, plus sûr que l’affection du plus tendre des amis, qui pousse aujourd’hui Dieu à nous esquisser les grandes lignes de la coupe amère qui attend quiconque choisit de s’égarer loin de Ses saintes prescriptions.

Le cœur de la malédiction : l’aveuglement de l’âme

Parmi toutes ces menaces, les sages d’Israël, scrutateurs des profondeurs divines, nous avertissent qu’un des plus redoutables de tous les fléaux est l’aveuglement de l’âme au sein même de son propre malheur.

Cette cécité de l’esprit, terrible entre toutes car si souvent indétectable par celui qu’elle frappe, est dépeinte avec une grande clarté dans notre Paracha :

L’Éternel te frappera de délire, d’aveuglement et d’égarement d’esprit. Tu tâtonneras en plein midi comme l’aveugle dans l’obscurité.Deutéronome 28:28

Cet état est le sommet de la tragédie spirituelle ! L’âme maudite est frappée d’une incapacité totale à comprendre les épreuves qui fondent sur elle et à y faire face.

  • Elle ne perçoit plus la main souveraine de Dieu qui orchestre les événements.
  • Elle ne discerne plus que son malheur est la moisson amère de ses propres semences.
  • Elle est incapable d’entendre le murmure divin qui se cache au cœur de l’épreuve.
  • Et si elle croit saisir un remède, sa main ne s’empare que d’un poison plus violent qui la plonge plus profondément encore dans sa misère.

Prisonnière de sa propre nuit, l’âme maudite ne voit ni la racine de sa maladie, ni la main tendue du Grand Médecin. Elle erre sans but, ignorant jusqu’à l’existence d’un chemin de retour.

Une fois jetée dans cette obscurité, elle devient la proie suffocante des angoisses, le jouet des tourments de l’esprit ; la confusion et le désespoir règnent alors en maîtres absolus dans son être. C’est une condition tragique, une agonie de l’âme. Mais que nul ne tire de fausses conclusions, car notre Dieu est Juste : ce gouffre ne s’ouvre jamais sans raison. La responsabilité de celui qui y tombe est pleine et entière.

L’Aveuglement Spirituel : Un Thème Prophétique et Apostolique

L’écho dans l’Alliance Renouvelée (Paul & Daniel)

Ce principe effrayant de l’aveuglement spirituel n’est pas confiné à la Torah de Moïse. Il traverse les âges, tel un écho formidable, et vient retentir avec une force nouvelle dans les écrits des prophètes et des apôtres.

La B’rit Hadasha [l’Alliance Renouvelée] le proclame explicitement. Pour ceux qui ont délibérément tourné le dos à l’amour de la Vérité, l’apôtre Paul lève le voile sur le mécanisme divin à l’œuvre :

Dieu leur envoie une puissance d’égarement, pour qu’ils croient au mensonge, afin que tous ceux qui n’ont pas cru à la vérité mais qui ont pris plaisir à l’injustice soient jugés.2 Thessaloniciens 2:11-12

Et cette même redoutable réalité, le prophète Daniel la projette sur la toile de fond des derniers jours – cette ère de pré-délivrance dans laquelle nous sommes tous engagés :

Beaucoup seront purifiés, blanchis et affinés. Les méchants feront le mal et aucun d’eux ne comprendra, tandis que les hommes clairvoyants comprendront.Daniel 12:10

Loin d’être des révélations nouvelles, les paroles de Paul et de Daniel sont des eaux vives qui prennent leur source dans les hauteurs de la Torah. Lorsque Daniel prophétise qu’« aucun des méchants ne comprendra », il ne fait qu’annoncer la mise en œuvre de cette même puissance d’égarement déjà prononcée dans le Deutéronome et confirmé par l’apôtre.

« Ceux qui auront de l’intelligence comprendront » : la clé de Salomon

Mais au cœur de cette sombre prophétie, une lumière jaillit, une promesse qui brille comme une étoile dans la nuit. Tandis que les méchants sont condamnés aux ténèbres de l’incompréhension, Daniel proclame : « ceux qui auront de l’intelligence comprendront ».

Qui sont-ils, ces bienheureux ? Ce sont les fidèles, les sentinelles vigilantes qui veillent sur la Torah, ceux qui gardent les commandements de Dieu comme la prunelle de leurs yeux. Le Messie ne dit pas autre chose :

« Heureux sont ceux qui écoutent la parole de Dieu [Torah], et qui la gardent ! » – Yéshoua, Luc 11:28

Pour eux, la promesse est certaine : ils verront clair. Quand bien même les flots du malheur les assailliraient, Dieu leur accordera des yeux pour discerner Sa main souveraine ou, à tout le moins, un cœur pour sentir Sa présence réconfortante à leurs côtés.

Ils se sauront abrités sous le rocher des siècles, malgré la tempête passagère, et leur âme pourra déjà entonner le cantique de louange qui célébrera la justice divine manifestée sur le monde.

Nous tous, nous voulons voir la main de Dieu, nous voulons comprendre le projet divin, ce qu’il se passe sur cette terre. La question brûle alors nos lèvres : comment posséder cette intelligence, ce trésor plus précieux que l’or dont parle le prophète ?

Le roi Salomon, incarnation vivante de la sagesse, nous offre une réponse d’une simplicité évangélique, une clé si enfantine qu’elle désarme l’orgueil, mais dont l’autorité biblique est un roc inébranlable :

Celui qui observe la loi (Torah) est un fils intelligent.Proverbes 28:7

Mes amis, nous tenons ici l’écrin qui renferme la clé de l’énigme de Daniel. L’intelligence qui ouvre les yeux de l’âme n’est pas une gymnastique de l’intellect, un songe, une vision, une pensée, un diplôme théologique ou un vernis de connaissance mondaine. Non, elle est le fruit direct, la conséquence bénie de notre attachement passionné à la Loi divine. C’est pourquoi le Roi bien aimé de Dieu fit cette prière :

« Donne-moi l’intelligence, pour que je garde ta loi Et que je l’observe de tout mon coeur ! » – Psaumes 119:34

La Racine Cachée des Malédictions : le Poison de l’Ingratitude

Quelques mots sur la doctrine de l’abolition de la loi : une porte ouverte à la malédiction

Si, comme le prophète le déclare, l’intelligence spirituelle est le fruit béni de l’obéissance à la Torah, alors la conclusion est inéluctable : les « méchants » dont parle Daniel, ces âmes condamnées à tâtonner dans les ténèbres des derniers jours, sont précisément tous ceux qui, par ignorance, par orgueil ou par séduction, négligent, méprisent la Loi de Dieu ou la déclarent abolie.

Ceux qui s’attachent aux sentiers anciens, ceux qui s’efforcent de rester fidèles aux lois divines par une étude sincère et une pratique humble, selon la mesure de leur force, ceux-là seuls comprendront.

Ainsi on comprend mieux : quelle ruse infiniment malicieuse de la part du serpent ancien ! Quelle ingéniosité diabolique que d’élaborer ces doctrines étrangères à la foi d’Israël, ces stratagèmes divertissants et ces philosophies vides dont le seul but est d’arracher les enfants de Dieu à la sève nourricière de la Torah !

C’est un venin ancien distillé dans de nouvelles coupes par de faux docteurs, et présenté aux nations greffées sur l’olivier franc pour les couper de la racine sainte qui les porte. C’est pourquoi, depuis fort longtemps, avant même la venue du Messie sur terre, nous pouvions régulièrement entendre, au milieu du peuple hébreu, la répétition de cet enseignement :

« Moïse reçut la Torah du Sinaï… et les Hommes de la Grande Assemblée dirent trois choses : …Faites une barrière de protection autour de la Torah. »Pirkei Avot 1:1

Car les implications sont d’une gravité qui devrait faire trembler les fondements mêmes de nos assemblées. L’immense problème auquel le monde croyant est confronté – cette grande apostasie qui, telle une gangrène, a envahi les églises – puise une grande partie de sa force dans cette fausse doctrine de l’abolition de la loi.

Face à ce fléau, l’Écriture nous intime un ordre qui ne souffre aucune délibération. Si nous entendons un homme enseigner la caducité du plus petit des commandements, s’il méprise, dénigre ou s’élève contre la loi de Moïse, et si, après l’avoir repris avec amour, il persiste dans son erreur, il nous faut fuir sa compagnie comme on fuit une maison pestiférée. Autrement, nous boirons avec lui à la coupe des malédictions qui, tôt ou tard, pourraient s’abattre sur sa vie. Car la Parole de Dieu est un rocher :

Celui qui fréquente les insensés s’en trouve mal.Proverbes 13:20

Et qui donc est l’insensé, dont la compagnie nous est si funeste ? Le prophète Jérémie nous le dépeint d’un trait sans appel :

« Ils agissent en insensés, parce qu’ils ne connaissent pas la voie de l’Éternel, la loi de leur Dieu »Jérémie 5:4.

La pensée seule de retrancher un seul iota de la Parole éternelle est une folie et devrait nous remplir d’effroi. C’est un avertissement solennel, un coup de trompette lancé à tous ces mouvements – qu’ils se nomment chrétiens, juifs ou messianiques – à tendance libérale et humaniste, qui se glorifient de moderniser la Torah vivante et éternelle de notre Dieu.

Ils ont renversé le trône du Seigneur pour y asseoir l’idole de l’Homme. Ils ne cherchent plus à conformer l’homme à la Torah, mais plient la Torah aux caprices de l’homme et de ses appétits charnels. Nous, au contraire, nous crions : que Dieu soit au centre, et que l’homme se repente, se réforme et soumette sa chair et son coeur à Sa Parole Puissante.

Car ce libéralisme, cette perversion des derniers temps, et sa fille aînée, la doctrine de l’abolition de la loi, sont les racines maîtresses de l’apostasie mondiale. Sous le masque de la logique, parés des atours de l’amour du prochain, bien des arguments sophistiqués ne sont qu’un venin qui conduit aux pires abominations anti-Torah au sein même du peuple qui se réclame de Dieu.

Et c’est ainsi que l’on voit des dirigeants spirituels immensément influents, se réclamant du Messie, en arriver à bénir publiquement et officiellement ce que la Bible déclare être une abomination.

L’Ingratitude, source de l’aveuglement (Mesure pour Mesure)

Maintenant que nous avons identifié la rébellion contre la Torah comme le seuil de la malédiction, notre Paracha nous invite à descendre plus profondément encore, pour sonder la racine spirituelle d’où jaillit ce flot empoisonné.

Il est une loi divine, gravée dans la trame même de la création, qui veut que les châtiments qui nous frappent ne soient souvent que l’écho de nos propres actions. C’est le principe redoutable de « mesure pour mesure » (midah keneged midah).

Et voici que la Paracha Ki Tavo nous révèle qu’une des racines les plus profondes et vénéneuses de la malédiction, se trouve dans l’ingratitude envers les bienfaits de Dieu.

Le mécanisme est d’une logique implacable et divine. Si nous fermons nos yeux pour ne pas voir le bien dont Dieu nous comble, si nos lèvres se plaignent des circonstances, murmurent contre les uns et les autres ou restent scellées au lieu de témoigner notre reconnaissance, alors, tôt ou tard, un voile sera jeté sur nos yeux spirituels et nous serons frappés d’un aveuglement total.

Mesure pour mesure : puisque nous n’avons pas voulu voir la lumière de Sa bonté dans de nombreux aspects de notre vie, nous serons confirmés dans ce choix obscur et en effet, nous ne verrons plus le bienmamach, véritablement. Le malheur et la cécité de l’âme deviendront notre seule et terrible portion.

N’est-ce pas là le diagnostic exact que pose l’apôtre Paul ? Parce que les hommes « n’ont pas aimé la vérité », Dieu les livre à la puissance du mensonge. En conséquence, ils tombent sous la domination de celui que Yéshoua a nommé « le père du mensonge ». L’ingratitude est le sol aride et stérile où la semence de l’aveuglement est capable de prospérer et de porter ses fruits mortels.

La tragédie d’Ammon et Moab : un cas d’école biblique sur l’ingratitude

Pour mesurer à quel point L’Éternel a en horreur l’ingratitude, la Torah nous offre un exemple saisissant dont la sévérité peut nous glacer, si nous n’en saisissons pas la cause profonde.

L’Ammonite et le Moabite n’entreront pas dans l’assemblée de l’Éternel, même à la dixième génération, jamais, parce qu’ils ne sont pas venus à votre rencontre avec du pain et de l’eau, sur le chemin, lors de votre sortie d’Égypte.Deutéronome 23:4-5

Les maîtres d’Israël, dont l’œil est exercé à discerner les courants spirituels profonds, nous enseignent que ce décret de bannissement, éternel et implacable, est notamment scellé sur un seul et unique péché : l’ingratitude.

Car, qu’on s’en souvienne, les peuples d’Ammon et de Moab n’auraient jamais vu le jour sans la main miséricordieuse de Dieu tendue à leur ancêtre Loth, sauvé des flammes de Sodome par la seule intercession de son oncle Abraham.

Mais au lieu de manifester la moindre reconnaissance envers les descendants de celui à qui ils devaient leur existence même, ils leur refusèrent jusqu’au plus simple verre d’eau, jusqu’à la plus humble miche de pain.

« Celui qui répond par le mal au bien, le malheur ne quittera pas sa maison. »Proverbes 17:13

Cet épisode, sévère dans sa conclusion, révèle avec une force éclatante à quel point l’ingratitude est une abomination aux yeux de Dieu. Elle est la négation même de l’alliance, la rupture brutale de ce fil d’or de la reconnaissance qui doit lier la créature à son Créateur, et les hommes les uns aux autres. Elle est la source impure d’où jaillissent les torrents de l’aveuglement et de la malédiction. C’est pourquoi cette malfaisance est si sévèrement jugée.

L’Antisémitisme : Forme Ultime de l’Ingratitude Spirituelle

Maintenant, je me tourne vers les âmes sincères, vers ceux dont les yeux se sont ouverts sur ce drame prophétique qui a ensanglanté nos écrans et continu de déchirer nos cœurs depuis le pogrom du 7 octobre en Israël.

Car nous avons ici un commentaire à apporter, d’une importance capitale, qui ancre notre étude dans la réalité la plus brûlante.

Le spectacle est sidérant, et il a de quoi faire trembler l’homme de Dieu : la planète entière semble consumée par une vague d’antisémitisme décomplexé, dont le slogan cruel « Mort aux Juifs » résonne à nouveau dans les rues de nos capitales.

Comme l’avertissent certaines sentinelles lucides : manifester, soutenir ou hurler avec les loups pour une Palestine « du Jourdain à la mer » n’est rien de moins qu’un appel à l’éradication totale d’Israël.

Et que dire de cette autre formule, cette prétendue « solution à deux états », qui pointe, hélas, dans la même direction mortifère ? Car, soyons clairs devant le trône de la Vérité, forcer le peuple de l’Alliance à coexister avec ceux qui ont juré sa perte n’est pas une feuille de route vers la paix, c’est un arrêt de mort déguisé. C’est une « solution finale » qui n’ose dire son nom, une mascarade diplomatique. C’est le comble de l’hypocrisie ! C’est enfermer l’agneau avec une meute de loups affamés, et nommer ce piège mortel une « solution » pour l’agneau.

Plusieurs spécialistes et observateurs sur le terrain le soulignent avec le cœur agité, mais avec vérité : la rhétorique actuelle mondiale est un écho sinistre de celle de l’Allemagne de 1939. Comme le note par exemple le croyant israélien Amir Tsarfati :

« Mêmes caricatures, mêmes slogans : sauver le monde des Juifs. Mais cette fois, ce n’est pas le nazisme qui domine, c’est l’islamisme allié à la gauche radicale. »

Et c’est ici, lecteur attentif, que le péché d’ingratitude revêt son masque le plus hideux, sa forme la plus monstrueuse et la plus actuelle. Songez à l’abîme d’ingratitude où plonge le croyant issu des nations lorsqu’il adhère et prête l’oreille, même passivement, à ce concert de haine.

En agissant ainsi, il suit Ammon et Moab, il les dépasse même, et crache au visage du peuple même qui a enfanté son propre salut ! Car la parole du Messie est un roc immuable : « le salut vient des Juifs » (Jean 4:22). Écoutons bien cette autre parole du Roi des rois et tremblons :

Quiconque outrage l’un de ces plus petits de Ses frères de chair, c’est Lui, le Messie d’Israël en personne, qu’il outrage (Matthieu 25:40).

Et Dieu seul sait combien de Ses frères juifs sont aujourd’hui outragés par le discours ambiant anti-Israël qui empoisonne le monde !

Les peuples d’Ammon et de Moab furent bannis à perpétuité pour bien moins que cela ! L’homme intelligent comprendra, et son cœur le poussera à la repentance, sans chercher l’ombre d’une excuse pour draper sa faute.

Car ce que nous voyons déferler aujourd’hui dépasse de loin la simple critique politique envers un gouvernement – ce qui resterait un droit. Non, il s’agit bien d’antisémitisme, de cette haine primitive et démoniaque du Juif qui éclate au grand jour, trop souvent grimée du masque respectable de l’antisionisme.

Un tel esprit est une porte grande ouverte, une invitation lancée aux malédictions les plus terribles décrites dans l’enseignement de feu de notre Paracha.

Béni ou Maudit ? La Vision du Juste au Cœur des Ténèbres

Maintenant, pour graver dans nos cœurs la différence abyssale qui sépare l’homme béni de l’homme maudit, laissons-nous instruire par une histoire magnifique tirée de la littérature juive.

Elle nous relate une nuit dans la vie du célèbre Rabbi Akiva, l’un des plus grands maîtres d’Israël, et incarne la sagesse même que nos âmes poursuivent.

Un pèlerin de la foi, Rabbi Akiva, cheminait vers un village dans l’espoir d’y trouver un gîte pour la nuit. Il n’avait pour toute richesse qu’un âne pour le porter, un coq pour le réveiller, et une lampe pour éclairer ses études. Mais les portes se ferment, les cœurs restent sourds, et son seul refuge est le champ nu, sous la voûte étoilée. Pourtant, de ses lèvres s’élève non une plainte, mais un chant ancré dans l’éternité : « Tout ce que le Ciel accomplit est pour le bien. »

 

La nuit déploie ses ombres. Un lion surgit des ténèbres et dévore l’âne. Rabbi Akiva dit : « Tout ce que le Ciel accomplit est pour le bien. » Un peu plus tard, un chat sauvage fond sur le coq et l’emporte. Rabbi Akiva dit encore : « Tout ce que le Ciel accomplit est pour le bien. » Enfin, un vent violent se lève et éteint la flamme fragile de sa lampe, le plongeant dans une obscurité totale. Et de nouveau, la même confession de foi s’élève de son cœur : « Tout ce que le Ciel accomplit est pour le bien. »

 

Au point du jour, il retourne vers le village et le trouve frappé de désolation : une bande de pillards l’a ravagé durant la nuit, emmenant ses habitants en captivité. Alors, comprenant le plan divin, il déclare : « N’est-ce pas ce que nous disons toujours ? Tout ce que le Ciel accomplit est pour le bien ! »

Cette foi inébranlable, mes frères, n’est-elle pas l’incarnation vivante du principe que l’apôtre Paul, dont les racines plongent profondément dans le sol fertile du judaïsme authentique, exprima des siècles plus tard ?

Nous savons, du reste, que toutes choses coopèrent au bien de ceux qui aiment Dieu, de ceux qui sont appelés conformément à son plan.Romains 8:28

En vérité, Paul ne fait ici que polir et présenter aux nations un joyau extrait du trésor inépuisable de la sagesse d’Israël, cette maxime qu’il apprit sans nul doute aux pieds de son maître, le Rabban Gamaliel : « GAM ZOU LETOVA » (« Ceci aussi est pour le bien »).

Que ceux qui, dans leur ignorance, critiquent les sages d’Israël, méditent sur ceci : s’ils chérissent les épîtres de Paul comme Parole de Dieu, qu’ils rendent grâces à la tradition qui a forgé un tel instrument, choisi par le Seigneur pour porter aux nations le flambeau de la Bonne Nouvelle.

La formidable leçon de foi de Rabbi Akiva

Voilà, mes frères, comment un homme dont l’âme est saturée de Torah et dont chaque souffle est une prière réagit face à l’ouragan de l’adversité. Rabbi Akiva savait, avec une conviction, une certitude inébranlable, que l’épreuve du moment concourrait à son bien. Pourquoi ? Car il sait une chose, une seule : que son Dieu est fondamentalement bon envers ceux qui marchent dans la repentance, qui L’aiment, Le craignent et obéissent à Sa Torah, quand bien même les apparences hurleraient le blasphème du contraire.

Hélas, face à de telles épreuves, notre cœur si prompt à la panique trahit notre faiblesse. Notre réaction charnelle et naturelle est celle de l’inquiétude, car notre foi, il faut l’avouer, est encore chancelante.

Nous sommes des pèlerins encore loin du niveau spirituel de ce grand maître, mais par la grâce de Dieu, nous y travaillons tous ensemble. Nous sommes des voyageurs en chemin vers ce but, vers la stature parfaite du Mashia’h, Yéshoua, lui qu’aucun homme ne pouvait troubler, qu’aucune tempête ne pouvait surprendre, qu’aucun événement ne pouvait déstabiliser.

Et chose remarquable en passant, la seule puissance capable de jeter le trouble, la confusion et l’ombre de la malédiction sur l’âme du Messie fut le jugement de notre Dieu, qu’Il a choisi de boire volontairement jusqu’à la lie pour notre salut.

Yéshoua savait que la malédiction même décrite dans notre Paracha – la folie, l’aveuglement, le délire et l’angoisse de la séparation d’avec le Père – s’abattrait de plein fouet sur Lui. Le breuvage amer de la coupe du jugement contenait un poison bien plus terrible que les sévices physiques, déjà horribles en soi : il contenait le poids écrasant de la malédiction spirituelle, le tourment moral de l’abandon.

Retournons maintenant à l’école de Rabbi Akiva. Extérieurement, combien d’esprits prompts au jugement auraient conclu hâtivement qu’un tel enchaînement de malheurs était le signe d’une malédiction ou d’un péché caché.

Grande erreur ! La Torah nous grave ici dans le cœur une leçon fondamentale : la malédiction ne se mesure pas d’abord aux apparences, mais à la manière dont l’âme perçoit et traverse l’épreuve.

  • Un événement, en apparence dramatique, s’il est traversé avec le sentiment de la faveur divine, avec l’ancre de l’espérance et la certitude de la confiance, est en vérité un signe de bénédiction, malgré l’affliction passagère. C’est marcher dans la lumière.
  • À l’inverse, une situation, en apparence enviable, si elle est vécue dans le malaise intérieur, l’angoisse et le sentiment d’abandon, est la marque de fabrique de la malédiction. C’est errer dans les ténèbres.

Ainsi donc, nous le voyons, Rabbi Akiva était profondément béni : dans la nuit de son épreuve, son âme voyait déjà poindre l’aurore ; il comprenait que Dieu allait agir et son cœur était en paix. Au petit matin, il ne fut donc nullement surpris, mais plutôt bien heureux de contempler la fidélité de Dieu à l’œuvre.

L’Éternel lui donna effectivement l’intelligence pour comprendre : la Providence divine, tel un général veillant sur son soldat, l’avait gardé d’entrer dans cette ville vouée à la destruction. Dieu, dans Sa bonté, avait fait taire l’âne et le coq bruyants et, tel un Père aimant, avait Lui-même soufflé la bougie pour que Son serviteur passe totalement inaperçu des pilleurs.

Car l’homme que Dieu bénit accepte dans la paix ce qu’il ne comprend pas, certain que si Dieu le veut, il finira par tout voir clairement et goûtera combien Son Créateur est bon.

À l’inverse, l’homme maudit, vivant la même histoire, aurait été submergé par les flots du trouble et de la confusion. Sa vision enténébrée lui aurait tout fait interpréter de travers, le clouant au pilori de son propre aveuglement. Peut-être même que, saisi par la panique, il se serait précipité vers la ville pour y partager son sort funeste…

La Mitsva des Prémices (Bikourim) : l’antidote concret à l’ingratitude

Cette distinction cruciale entre bénédiction et malédiction nous pousse vers une question éminemment pratique : comment donc cultiver activement cette terre bénie de l’âme, cette confiance inébranlable qui discerne le bien au cœur même de la tempête ?

L’architecture divine de notre Paracha nous offre une réponse éloquente. Les sages d’Israël nous ont transmis un principe d’étude fondamental : « Le commencement d’une chose en est le cerveau, le plan directeur de tout ce qui s’ensuit » et encore, « La fin est déjà scellée dans le commencement, et le commencement porte en son sein la fin ».

N’est-ce pas une merveille de constater que si la fin de la Paracha Ki Tavo fait entendre le tonerre des terribles malédictions, son tout début nous parle avec douceur d’un commandement qui est l’expression même de la gratitude jaillissante : la mitsva [commandement] des Bikourim, l’offrande des prémices de la terre.

Une fois par an, entre la fête de Shavou’ot [Pentecôte] et Souccot [Tabernacles], on devait apporter au Temple les prémices (Bikourim) de notre récolte pour remercier HaShem des bienfaits qu’Il nous octroie.

Les bikourim ou prémices apportés au temple de jérusalem comme marque de gratitude envers Dieu

Il n’y a pas de hasard dans la Parole de Dieu ! Le commencement nous tend la clé qui verrouille à double tour la porte de la tragédie décrite à la fin. Le commandement d’honorer Dieu avec les prémices est un principe gravé dans le rocher de l’Écriture :

Honore l’Éternel avec tes biens et avec les prémices de tout ton revenu. Alors tes greniers seront remplis d’abondance et tes cuves déborderont de vin nouveau.Proverbes 3:9-10

Bien que notre Paracha se concentre sur les prémices des fruits, ce principe s’étend universellement à la dîme (Ma’asser), cette pratique sainte observée par tout talmid [disciple] pieux. Il s’agit de prélever la part de ce que Dieu nous donne (un dixième) et de la consacrer à l’autel du service divin : à ceux qui enseignent et diffusent la Torah, et aux plus démunis parmi le peuple.

Ce principe de sanctifier le commencement de chaque chose est un pilier de la vie biblique, un rempart contre les flots de l’ingratitude :

  • Nous sanctifions la semaine par le joyau du Shabbat.
  • Nous sanctifions le mois par le souffle nouveau de la Nouvelle Lune (Rosh Hodesh).
  • Nous sanctifions chaque journée par l’encens des prières de remerciement et l’huile de l’étude matinale.
  • De même, il nous est ordonné de sanctifier la première part de nos revenus en la consacrant aux œuvres de Torah et de bienfaisance.

Oh, mes frères, le temps nous manque pour sonder ce sujet fondamental, porteur de bénédictions insondables. Mais comprenons bien que d’innombrables problèmes, notamment financiers, qui affligent tant de croyants, trouvent leur racine amère ici même.

Le spectre menaçant des crises économiques, qu’elles soient personnelles ou mondiales, est lié à ce manquement. La malédiction financière rôde tel un lion affamé, et en retenant ce qui revient de droit à Dieu, nous donnons à la bête, par notre propre main, la permission de nous dévorer à travers les licenciements, les amendes, les pannes, les accidents, les vols,etc. Les agents exécuteurs de la volonté divine sont légion.

Le Mystère des Prémices Divines : Yéshoua et la Torah

Mais voici un premier couronnement de notre étude, la révélation sublime qui vient tout illuminer : le modèle suprême de la foi n’est autre que Dieu Lui-même, observant à Sa propre Torah ! Ils nous montre l’exemple ! Contemplez-Le, accomplissant à la perfection la mitsva [commandement] des prémices, afin que par cet acte divin, toutes les nations de la terre soient bénies !

Et comment, je vous le demande, a-t-Il accompli ce précieux commandement, Lui le Dieu à qui appartiennent les cieux et la terre ? Oh, la réponse brûle sur les lèvres de toute âme rachetée : en offrant ce qu’Il avait de plus précieux, de plus saint, d’infiniment unique : Son Fils Yéshoua, afin que le monde, gisant dans ses ténèbres, puisse vivre par Lui. Le Messie est en effet, comme le proclame l’Écriture, « en tout le premier » (Colossiens 1:18). Il est « les Prémices » par excellence.

Par cette offrande parfaite, un mystère glorieux s’accomplit : en nous greffant sur Lui, le Sarment divin, nous devenons nous-mêmes, par pure grâce, « comme les prémices de ses créatures ».

Il nous a engendrés selon sa volonté, par la parole de vérité, afin que nous soyons en quelque sorte les prémices de ses créatures.Jacques 1:18

Le Messie comme prémices, puis ceux qui appartiennent au Messie, lors de son avènement.1 Corinthiens 15:23

Cette vérité est scellée par le principe de la greffe miraculeuse sur l’olivier franc d’Israël (Romains 11). Car Israël lui-même, l’olivier verdoyant qui nous porte et dont les racines sont saintes, est appelé par Dieu « les prémices de son revenu » (Jérémie 2:3).

Ainsi, tout croyant issu des nations, une fois enté sur cet arbre par la foi dans le Messie, participe à ce statut sacré et devient prémices ! Et la tête de ces prémices, Prémices des prémices, demeure le Messie !

Et maintenant, mes frères, contemplez comment le cercle se referme dans une sagesse infinie. Nous comprenons avec une clarté nouvelle pourquoi la fête de Shavou’ot [Pentecôte], jour du Don de la Torah selon la tradition juive, porte également le nom de Yom HaBikourim, le « Jour des Prémices » (Nombres 28:26).

Ce n’est pas une coïncidence de calendrier, mais un sceau divin ! Dieu a donné la Torah en ce jour précis car la Torah elle-même est, avec le Messie, comme les prémices par excellence de Dieu, le meilleur de Lui-même offert au monde. La Torah et le Messie sont une seule et même offrande de Vie.

Le symbole ultime de cette double offrande se trouve dans les deux pains apportés au Temple à Shavou’ot. Pourquoi deux ?

  • Parce que la Torah est appelée Pain de Vie.
  • Parce que le Messie est appelé Pain de Vie.

Ces deux pains représentent les dons par excellence que le Dieu vivant a faits au monde. Ce sont Ses prémices, les deux pains qu’il a Lui-même, dans Son amour et Sa souveraineté, offert au monde !

C’est pourquoi l’on parle du « Don de la Torah », et que Yéshoua, parlant de Lui-même, évoque le « Don de Dieu » (Jean 4:10).

Le voile se déchire ! Le mystère s’éclaire ! La Torah n’est pas un fardeau, mais un don premier, le meilleur de Dieu ! Le Messie n’est pas un substitut à la Torah, mais son incarnation vivante, son cœur battant, son accomplissement parfait ! Les deux sont inséparables comme les deux pains de Shavou’ot ; les deux sont les prémices de l’amour de Dieu pour un monde perdu.

Yéhouda, Trône de la Gratitude et Berceau du Roi Messie

Arrêtons-nous et contemplons un mystère ! Avez-vous déjà sondé cette question fondamentale : pourquoi le Salut incarné, le Messie Yéshoua, a-t-il choisi de S’incarner au sein du peuple hébreu, et plus précisément dans la tribu de Juda ? Pourquoi le fleuve de la Rédemption devait-il jaillir de la source de Yéhouda ?

Écoutez, car la sagesse d’Israël nous offre une réponse, simple et éblouissante comme une perle. Rappelez-vous le cri du cœur de Léa, cette femme au cœur autrefois meurtri, qui, se sentant comblée par Dieu au-delà de toute espérance, fut submergée par une vague de reconnaissance si puissante qu’elle nomma son quatrième fils en l’honneur de l’Éternel :

Elle tomba de nouveau enceinte et mit au monde un fils. Elle dit alors : « Cette fois, je remercie l’Éternel. » C’est pourquoi elle lui donna le nom de Juda (Yéhouda).Genèse 29:35

Le nom de Yéhouda lui-même est forgé dans le feu de la gratitude : ce mot vient d’un autre mot, Hodaa, qui signifie la louange, le remerciement, la reconnaissance !

Et c’est ici que le plan divin se déploie dans une harmonie céleste ! La tribu destinée à enfanter l’Incarnation même des Prémices divines ne pouvait être autre que celle dont le nom est un cantique de gratitude. Le Messie, l’Agneau offert, l’Offrande parfaite de reconnaissance, devait naître de la tribu du « Merci », la tribu dont l’identité même est un acte de remerciement !

S’étonnera-t-on alors de découvrir que le Roi David – issu de cette même « tribu du merci » – institua, nous enseigne la tradition, la récitation de cent bénédictions quotidiennes ? Il voulait par là graver dans l’âme de son peuple cette vérité vitale : remercier HaShem pour Ses bontés, c’est ouvrir les écluses des cieux pour attirer sur nos vies d’immenses bénédictions.

Cette discipline spirituelle tisse avec le Créateur une relation où nous reconnaissons notre dépendance totale vis-à-vis de Lui. S’exercer à la gratitude, c’est ancrer dans notre cœur la certitude qu’Il veille sur nous et que tout bien vient de Sa main. Et celui qui s’attache ainsi au Maître de l’univers, en Lui attribuant la gloire pour toute chose, celui-là recevra la promesse de voir se manifester dans sa vie les prodiges de Sa main et la gloire d’un salut surnaturel.

Servir Dieu avec Joie : Le Rempart Infranchissable Contre le Malheur

En offrant les prémices, nous donnons un corps, une substance à notre reconnaissance. En les retenant, nous donnons un visage à notre ingratitude.

Les Maîtres d’Israël développent cette idée de façon remarquable :

« La signification des mitzvot [lois de Dieu] est de nous permettre de croire en Dieu, et de Le remercier de nous avoir créés, et c’est la seule raison pour laquelle Dieu a créé le monde. Dieu n’attend rien d’autre de ce monde ici-bas si ce n’est que l’homme reconnaisse et remercie son Dieu de l’avoir créé [afin que Dieu lui octroie le bonheur].

 

On comprend beaucoup mieux l’importance du commandement des prémices. Le monde a été créé pour que l’on remercie L’Éternel et les Bikourim en sont l’expression. »Ramban, fin de Paracha Bo ; Midrach Tan’houma (Ki-Tavo 1)

Si le commencement de la Paracha révèle le remède des prémices, et sa fin le poison des malédictions, alors Dieu grave ici une vérité éclatante : la source même de la malédiction est l’ingratitude.

Et cette ingratitude, mes frères, a une sœur jumelle, un autre symptôme spirituel mortel : le manque de joie dans le service. C’est pourquoi au milieu de ce torrent de jugements, la Torah elle-même fait une pause pour nous révéler, selon les maîtres d’Israël, l’une des racines maîtresses de tous ces malheurs :

Parce que tu n’as pas servi l’Éternel, ton Dieu, avec joie et de bon cœur, au milieu de l’abondance de toutes choses, tu serviras tes ennemis que l’Éternel enverra contre toi, dans la faim, dans la soif, dans la nudité et dans le dénuement de tout. Il mettra un joug de fer sur ton cou, jusqu’à ce qu’il t’ait détruit […]Deutéronome 28:47-48

Entendez-vous ce que l’Esprit souffle aux âmes tièdes ? La leçon est foudroyante dans sa simplicité. Le châtiment ne vient pas seulement pour la désobéissance, mais pour n’avoir pas servi Dieu avec un cœur joyeux au sein même de l’abondance dont Il nous comblait.

Et je vous le demande, quelle est la manifestation la plus visible, la plus sincère de notre joie, si ce n’est l’acte de donner les prémices et la dîme, dans une attitude de reconnaissance joyeuse pour tous Ses bienfaits ?

Seule l’ingratitude la plus noire envers Dieu et envers Son peuple peut pousser un homme à dresser son cœur contre de tels commandements. En refusant de Le remercier en lui donnant ce qui Lui revient, non seulement nous Le volons, mais nous désertons le camp des rachetés pour rejoindre celui des ingrats. Et comme nous l’avons vu, l’ingratitude étant une abomination aux yeux de l’Éternel, les portes de la malédiction s’ouvrent alors toutes grandes…

Le piège de la « fausse dîme » et l’évangile de prospérité

La Torah est une source de lumière si limpide sur le principe des prémices et de la dîme qu’on se demande comment l’ombre du débat a pu un jour obscurcir cette divine et sainte loi.

Et pourtant, ô douleur !, il est stupéfiant de voir à quel point le monde qui se réclame du Messie est déchiré sur ce sujet. Beaucoup d’âmes se cabrent et résistent à ce commandement, et la cause en est souvent les dérives scandaleuses dont elles furent les témoins attristés.

Et il faut le reconnaître, leur méfiance est parfois légitime. Lorsqu’un homme déclare la Loi de Moïse clouée sur la croix, mais garde, comme par un curieux hasard, le seul commandement qui remplit sa bourse, l’odeur de la supercherie se fait sentir comme un mauvais parfum.

La saine logique voudrait qu’un rejet de la Loi de Moïse entraîne un rejet de la dîme. Mais voilà que beaucoup, reniant la Torah et méprisant les sages d’Israël, exigent la dîme avec une véhémence qui trahit leur cœur. Il est trop souvent aisé de voir que cette attitude n’est pas née d’un désir de se soumettre à la Loi parfaite de Dieu, mais d’une soif d’enrichissement personnel !

C’est là une nouvelle perfidie du serpent ancien. Il souffle son venin dans les cœurs des dirigeants spirituels baignés dans l’apostasie, les persuadant d’abolir la loi, tout en les poussant à réclamer la dîme prescrite dans cette même loi ! Certains iront même jusqu’à utiliser les artifices réthoriques à l’œuvre dans le faux Évangile de la prospérité. Le résultat est une moisson de désastres :

  • La sainte ordonnance est tordue, défigurée, transformée en une caricature anti-Torah.
  • Le don joyeux devient une taxe prélevée sous la contrainte, sans la moindre joie.
  • Le trésor destiné à bénir Israël et à faire resplendir la Torah sert à financer ceux-là mêmes qui enseignent la haine de l’un et le mépris de l’autre !
  • L’offrande désintéressée se mue en un investissement sordide, un pari sur la providence divine dans l’espoir secret d’un retour sur investissement.

Une telle « dîme » n’attire pas la bénédiction de Dieu. Au contraire, elle déchaîne la malédiction, contribuant à appauvrir spirituellement et matériellement ceux qui la donnent, tout en finançant des ministères qui se dressent en ennemis de la volonté divine.

Mais que nos cœurs ne se méprennent pas ! Ces égarements n’annulent en rien la sainteté du commandement. Ne jetons pas le trésor divin aux orties sous prétexte que des voleurs s’en sont emparés.

Nous pouvons comprendre la réaction de ceux qui se détournent de la dîme à cause de ces pratiques dégoûtantes, mais nous ne pouvons ni excuser ni cautionner leur rébellion envers cette loi. La dîme reste une ordonnance bénie de la Torah de Dieu, peu importent les souillures dont les hommes la recouvrent.

Du Sang à l’Argent : Sanctifier ses Biens pour Libérer la Vie

Pour sonder l’enjeu spirituel qui se cache derrière la dîme et les prémices, l’hébreu, cette langue de Révélation, nous offre une clé stupéfiante. Si les mots pour « argent » (kessef) et « sang » (dam) ne partagent pas la même racine, la sagesse d’Israël les a pourtant unis dans une même profondeur :

« On nomme l’argent « Damim », qui est le même mot que le mot « sang ». »Rav Yossef ‘Haïm BENHAMOU

Ceci, mes frères, nous convie à une méditation des plus profondes.

Le sang, dans l’Écriture, porte en lui une dualité terrible.

  • D’un côté, il est le fleuve de la vie. Il est ce qui anime, ce qui soutient. Et dans sa plus haute expression, il est le sang précieux du Messie, versé pour la rémission des péchés, source de toute rédemption, mystère insondable de la Vie éternelle offerte à l’homme.
  • De l’autre, il est le cri de la vie volée. Il représente la souillure, le crime, le meurtre ; c’est le sang d’Abel qui crie vengeance depuis la terre.

Et voilà que l’argent, cet humble serviteur de nos vies, porte en lui ce même, ce terrible double tranchant. Pourquoi ce parallèle spirituel ? Pour graver dans nos cœurs une vérité capitale : lorsque nous faisons un bon usage de l’argent en le sanctifiant selon les ordonnances de la Torah de Vie, alors Dieu promet de faire couler sur nous la vie et la subsistance.

Mais si nous nous barricadons dans notre ingratitude, si nous refusons de sanctifier les prémices de nos biens, alors, par notre mesquinerie, nous devenons des bâtisseurs de barrages contre le fleuve divin. Nous garrotons la libre diffusion de la Torah et entravons son accomplissement dans le monde.

Notre argent, au lieu d’être un canal de bénédiction, devient alors un instrument de mort spirituelle, pour nous-mêmes et pour le monde entier.

Choisir la Vie : Renforcer la Torah pour un Avenir Béni

« Il m’incombe de soutenir la Torah » : l’héritage du roi Josias

Notre Paracha fait également retentir un verdict solennel, un verset dont la portée s’étend sur les générations comme une épée à double tranchant :

« Maudit soit celui qui ne maintient pas les paroles de cette Torah pour les mettre en pratique ! Et tout le peuple dira : ‘Amen !’ »Deutéronome 27:26

Que signifie donc « maintenir » ou « renforcer » les paroles de cette Torah ? Les commentateurs nous éclairent par une histoire dont la puissance devrait secouer nos consciences, tirée du Livre des Rois :

« Le jeune roi Yochiyahou (Josias) hérita d’un royaume à la dérive, une génération orpheline de la Parole, au point qu’il n’avait jamais posé les yeux sur un Séfer [rouleau] Torah. Mais un jour, dans la poussière du Temple oublié, le Cohen [prêtre] ‘Hilkiya découvre un rouleau, ouvert par la Providence même sur ce verset terrible : « Maudit soit celui qui ne maintient pas les paroles de cette Torah. »

 

En entendant ces mots, le cœur du jeune roi est transpercé. Il déchire ses vêtements, non par simple coutume, mais par le cri d’une âme qui se réveille, le cœur déchiré, et il s’écrie : « Alaï Léhakim » — Il m’incombe de soutenir la Torah !

 

De ce cœur brisé jaillit alors un torrent de réformes ; il se met à l’œuvre et, par sa passion, réintroduit la lumière de l’étude de la Torah et la joie de l’obéissance au sein du peuple. »

L’engagement total d’un seul homme a suffi pour déclencher un réveil national et attirer sur le peuple un torrent de bénédictions. « Soutenir la Torah » n’est donc pas une formule pieuse murmurée du bout des lèvres ! C’est un engagement concret de tout notre être – un engagement financier, personnel et spirituel – pour assurer la diffusion de sa lumière, de la gloire de son enseignement, et de celui du Messie.

Que Dieu nous rende dignes de prendre part à cette glorieuse entreprise, qui n’est autre que l’un des ordres de mission suprêmes que le Messie Yéshoua nous a laissés avant de monter vers le Père : diffuser La Bonne Nouvelle, mais aussi enseigner à observer tout ce qu’Il a prescrit, Lui, le Maître qui a déclaré :

Ne pensez pas que je sois venu pour abolir la loi […] celui qui enseignera à enseigner le plus petit de ces commandements [...]Matthieu 5:17

« … enseignez-leur … »Matthieu 28:20

Synthèse et Bénédiction Finale

On peut s’écrier : quelle profondeur insondable se cache dans cette Paracha ! Ce n’est pourtant qu’un grain de sable que nous avons soulevé sur le rivage de cet océan de vérité. Les lois spirituelles, immuables et saintes que notre merveilleux Créateur a gravées dans Sa Parole sont révélées non pour notre fardeau, mais pour notre bonheur et notre paix.

Récapitulatif des grandes idées de l’étude

Nous tenons maintenant entre nos mains de nombreux joyaux, des éléments précieux que nous devons méditer et laisser s’enraciner dans la terre de nos cœurs.

Laissons résonner en nous ces grandes vérités comme le son du shofar au jour du jugement :

  • Le plus terrible des fléaux de la Paracha Ki Tavo est l’aveuglement spirituel : cette nuit de l’âme qui nous rend incapables de comprendre notre propre misère et d’y discerner la main secourable de Dieu.
  • Ce fléau est le fruit amer cueilli sur l’arbre de l’abandon de la Torah, car elle seule est la source de l’intelligence qui vient d’en haut.
  • Cette rébellion prend racine dans le sol empoisonné de l’ingratitude, une abomination aux yeux de Dieu qui, par un juste retour (« mesure pour mesure »), conduit au voilement de l’esprit.
  • La bénédiction ou la malédiction ne se mesure pas aux circonstances extérieures, mais à la perception intérieure de l’âme, comme l’enseigne l’histoire lumineuse de Rabbi Akiva.
  • L’antidote divin, le remède prescrit contre l’ingratitude, est la mitsva [commandement] des prémices (Bikourim) et de la dîme, qui donne un corps à notre reconnaissance (note : évidemment, chacun est libre de donner bien au-delà. Ce surplus n’est alors plus ce que l’on nomme Bikourim ou dîme, mais cela s’appelle la tsédaka en hébreu, mal traduit par « charité »).
  • Le Messie est issu de la tribu de Yéhouda (Juda), dont le nom même signifie « gratitude ». C’est le sceau divin qui prouve que la reconnaissance n’est pas une simple émotion, mais le sol royal et béni d’où jaillit le Salut lui-même.
  • Le Messie et la Torah sont les Prémices ultimes que Dieu a Lui-même offertes au monde. Ils sont les deux Pains de Vie, le Don inséparable qui révèle le cœur du Père et nous enseigne la voie de la véritable gratitude.
  • Le Serpent ancien sait où frapper : il attaque le peuple juif ainsi que cette loi de la dîme et des prémices pour bloquer le flux de la vie, car une Torah qui n’est pas soutenue est une source tarie, et la malédiction s’ensuit.
  • Servir Dieu avec un cœur joyeux, surtout au sein de l’abondance, est la forteresse inexpugnable qui nous garde dans la bénédiction.

Et maintenant, si aujourd’hui nous sentons le souffle glacé du trouble, si l’ombre de la menace, de la confusion ou de l’incompréhension plane sur notre vie, rentrons en nous-même et interrogeons notre cœur : n’y a-t-il pas là de l’ingratitude envers Dieu ou envers notre prochain ?

Chaque jour, la main de Dieu nous vêtit, nous nourrit, nous donne le souffle de vie et une heureuse espérance. Nos lèvres chantent-elles Sa louange ou murmurent-elles la plainte ? Et nos proches, ceux qui furent pour nous un canal de bénédiction, et même s’ils nous ont parfois déçu : reçoivent-ils le tribut de notre gratitude ?

Quand bien même la source de nos maux nous semblerait ailleurs, le remède souverain demeure le même : s’introspecter et faire teshouva [repentance]. Parler à Dieu avec un cœur d’enfant, crier à Lui du fond de l’abîme, Lui montrer notre désir de changer, et prendre la ferme résolution d’étudier et de soutenir Sa Puissante Torah en Le priant de nous aider à accomplir tout ce qu’Il nous apprendra.

Certainement, en vertu de l’amour infini qu’Il porte à ceux qui Le cherchent, Il prendra en pitié l’âme contrite, Il balaiera toute confusion pour la seule gloire de Son Nom, et réintroduira Son enfant dans les verts pâturages de la bénédiction.

Le choix est devant nous : que choisirons-nous ? Nos propres voies tortueuses, ou les sentiers du Dieu d’Israël ? Ces sentiers dont il est dit :

Ses voies sont des voies agréables, et tous ses sentiers sont paisibles. Elle est un arbre de vie pour ceux qui la saisissent, et ceux qui la possèdent sont heureux.Proverbes 3:17-18

Que l’homme sensé choisisse le bien, et nous avec lui ! Car l’Éternel aime ceux qui le craignent, ceux qui espèrent en sa bonté (Psaumes 147:11).

Puisse l’Éternel, le Dieu d’Israël, nous accorder d’être des serviteurs au cœur débordant de gratitude ! Et puissions-nous manifester cette reconnaissance, tous les jours de notre vie, en soutenant les pauvres, en renforçant la diffusion de Sa Torah et en proclamant la Bonne Nouvelle du Royaume de Dieu et de Son Messie Yéshoua ! Amen vé amen !

FAQ : Questions fréquentes sur la Paracha Ki Tavo

  1. Quelle est la plus redoutable des malédictions décrites dans la Paracha Ki Tavo et pourquoi ?
    La plus terrible de toutes les malédictions est sans conteste l’aveuglement spirituel (Deutéronome 28:28). Elle est la mère de toutes les autres misères, car l’âme qui en est frappée devient un prisonnier dans sa propre nuit. Elle est incapable de discerner la cause de son malheur, d’y voir la main secourable de Dieu, ou de saisir le véritable remède. Elle erre dans un labyrinthe de confusion et d’angoisse, s’enfonçant plus profondément dans l’abîme à chaque pas.
  2. Comment l’histoire de Rabbi Akiva illustre-t-elle la différence entre une personne bénie et une personne maudite ?
    Rabbi Akiva, au cœur de la tempête, demeure ancré par une confiance inébranlable que tout ce qui arrive est pour son bien. Il incarne l’homme béni, dont la paix ne dépend pas des vents changeants du monde, ni même de ses manquements, mais de sa foi en Dieu. L’homme maudit, dans la même situation, serait tel un navire sans gouvernail, submergé par les flots de la panique et du désespoir, et le malheur l’aurait englouti, car il n’aurait vu dans l’épreuve que l’abandon et non la main souveraine de la Providence.
  3. Quel est le lien spirituel entre l’offrande des prémices (Bikourim) et le fait d’éviter les malédictions ? Comment mettre en pratique cette loi divine aujourd’hui ?La Torah, dans sa sagesse divine, place le remède avant le poison. L’offrande des prémices, présentée au début de la Paracha, est l’acte de gratitude par excellence, le premier fruit de notre confiance. En la pratiquant, nous arrachons la racine même de l’ingratitude et du manque de joie, qui sont, comme l’enseigne la fin de la Paracha, le terreau sur lequel prospère la malédiction. C’est l’antidote divin qui purifie la source de nos maux.Bien que de nos jours, on ne puisse plus pratiquer cette loi concrètement en raison de l’absence du Temple à Jérusalem, nous pouvons néanmoins en préserver l’Esprit au quotidien, et en mettant en pratique des commandements tels que celui de la dîme par exemple.
  4. Pourquoi l’ingratitude est-elle considérée comme une abomination si grave dans la Bible ?
    L’ingratitude est une haute trahison spirituelle. C’est le refus de l’âme de reconnaître la Source de toute vie et de toute bénédiction. Elle brise le lien sacré qui unit la créature au Créateur. Le verdict terrible prononcé contre Ammon et Moab, bannis à perpétuité pour leur ingratitude, est une leçon gravée dans le roc pour nous avertir : l’ingratitude est le chemin direct vers l’aveuglement de l’âme et la séparation d’avec la face de Dieu.
  5. Comment puis-je appliquer concrètement l’enseignement de cette Paracha si je sens de la confusion ou de l’angoisse dans ma vie ?
    Si ton âme est dans le trouble, le premier pas est un examen courageux du cœur. N’y aurait-il pas une racine d’ingratitude envers Dieu ou ton prochain ? Le remède souverain est la teshouva [repentance] : un retour sincère, un cri du cœur vers le Père. Cette repentance doit s’incarner dans une double décision : soutenir Sa Torah par tous les moyens qu’Il te donne, et te plonger à nouveau dans son étude, prier Dieu de t’aider à l’appliquer, car elle est la source de toute lumière et de toute intelligence spirituelle.
Thomas - RencontrerDieu

À propos de l'auteur

Thomas est l'auteur du site RencontrerDieu.com, où il partage la Bonne Nouvelle (l’Évangile) depuis 2011. Anciennement athée, il a rencontré de manière surnaturelle le Dieu d’Israël et Son Messie, Yéshoua, qui l’a appelé à Le suivre.

Depuis 2017, répondant à un appel clair d’en Haut, Thomas est entré à plein temps dans le service divin et enseigne la Torah vivante aux disciples du Messie sur la WebYéshiva LeRetourAuxRacines.com. Il propose des cursus d'études vidéo approfondis sur des thématiques essentielles (apostasie, éthique divine, lois de Dieu, fêtes bibliques...) ainsi qu’une lecture du Nouveau Testament éclairée par la pensée hébraïque.

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12 Commentaires

  1. GINETTE

    Quand on adore réellement notre Créateur , on a aucun mal à Lui manifester notre reconnaissance, pour toutes choses reçues ou enlevées selon sa volonté ! Gloire à l’Eternel !!

    Réponse
  2. chantal

    Merci pour cette étude qui fait beaucoup débats chez les croyants

    Réponse
  3. Yannis

    Loi de Dieu + Messie d’Israël

    Pourquoi précisez? Une chaussette noire est elle noire? Ou une chaussette noire est une chaussette noire noire?

    Le messie n’a rien inventé par lui même et il ne cesse de le dire dans les écritures, il est la vie, le chemin et la vérité. Pourquoi te sens tu obligé de précisez que la torah et les enseignements du messie sont identiques? Alors que cela est évident !

    Il était là depuis la création/recréation de la Terre et c’est par lui que toute chose demeure. Ne l’oublions pas. Laissons nous enseigner par l’Esprit Saint.

    Réponse
    • RencontrerDieu.com

      Pouvez-vous me dire dans quel endroit du globe vous vivez, je serais curieux de connaitre un tel endroit où le problème immense de l’abolition de la loi se résout par l’élégante image d’une chaussette ?

      Ignorez-vous réellement que depuis des millénaires, des millions, si ce n’est des milliards de croyants du monde chrétien pensent que le Messie est venu abolir la loi de Moïse, un fruit majeur de l’Apostasie prophétisée ? Plus de shabbat, plus de fêtes de l’Eternel, etc, etc, cela ne vous dit rien ?

      Réponse
  4. bonny

    Merci Thomas. Ta coupe déborde, tu as de la chance. Es-que tu connais un moyen de se défaire de l’orgueil? Quand on a du succès comme Amatsia et que le cœur se remplit d’orgueil, comment s’en défaire?

    Réponse
    • RencontrerDieu.com

      Shalom, sans HaShem, aucune chance, que son nom soit loué ! Tu poses là une merveilleuse question. Pour répondre très simplement : avant tout, je crois qu’il faut prendre l’habitude de s’examiner chaque jour et si le succès arrive et que l’on sent son coeur s’enfler, alors, qu’il s’enfle ou qu’il ne s’enfle pas, il faut immédiatement étudier du moussar en rapport avec l’humilité et l’orgueil. Parceque ta question est excellente, voici une réponse excellente provenant du Rav Yonah de Gérone, un Sage d’Israël :

      « Nos sages on dit : « considère trois choses et tu n’en viendras pas à fauter : d’où viens-tu – d’une goutte malodorante. Ou vas tu – vers un lieu de poussière, de vers et d’asticots. Devant qui devra tu rendre des comptes – devant le roi des rois, la seule source de bénédiction. En réfléchissant à ton origine, tu deviendras humble et tu haïras l’orgueil. Quand tu te souviendras de ta destination, tu mépriseras ce monde et tu te rendras compte qu’il n’est d’aucun profit, tu ne t’en préoccuperas que dans la mesure où il t’es nécessaire pour le service de ton Créateur. Lorsque tu penseras à celui devant qui tu devras rendre des comptes, la crainte de Dieu t’habiteras. »

      Meilleur Shalom.
      Thomas.

      Réponse
  5. bernard PETIT

    bonjour
    merci pour cette lecture
    continuez

    Réponse
  6. ado

    amen merci beaucoup

    Réponse
  7. Benoit matte

    Merci beaucoup, j’apprécie énormément.

    Réponse
  8. Pati

    Je rentre d’1 journée de shabbat, et ton sujet tombe à pic, ns parlions justement des malédictions, et des bénédictions. C’est magnifique tout ce que tu ns transmets! Sois béni pleinement! c’est triste de voir tout ce qui se passe ds beaucoup d’églises. Il s’agit véritablement d’1 faux messie qui circule partout ds le monde. Ce n’est pas le Messie d’Israel. Il faut l’éclairage de Rouach Ha Kodesh pour comprendre tout ce qui se déroule sous nos yeux. Ns vivons pleinement les écritures, c’est tellement d’actualité. Encore mes remerciements pour ton travail qui sonne  » vrai ». Pati

    Réponse
  9. rodrigue

    Merveilleuse étude. Merci beaucoup.

    Réponse
  10. damas

    Merci Thomas pour l’étude, que le Dieu d’Israël nous aide à comprendre que la loi (Thorah) n’a ni été abolie , ni modifiée, même le plus petit iota.

    Réponse

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