La lumière attire les ténèbres
Peut-être jugerez-vous ce propos bien ordinaire, mais en tant qu’auteur de ce site web, je ne puis faire taire ma conscience. Je me dois d’avertir solennellement d’un péril qui grandit chaque jour à nos portes.
Cet outil merveilleux qu’est internet n’a pas surgi par hasard à l’heure où l’Histoire s’achève. C’est un instrument providentiel, placé entre nos mains pour répandre le bien, une lanterne pour toutes les âmes qui cherchent la vérité à tâtons et désirent s’instruire dans les voies de l’Éternel.
Mais nous le savons : partout où brille une lumière pure, les bêtes de la nuit accourent. Plus une œuvre est sainte, plus les forces du mal s’acharnent à la corrompre. L’envers de ce prodige technologique est là, béant sous nos pas. L’ennemi s’est emparé de ce formidable écho pour y déverser son poison avec la plus perfide des ruses. Des mécanismes invisibles, des algorithmes sophistiqués, flattent nos pires penchants, favorisent les contenus les plus empoisonnés et nous poussent sans cesse vers les discours les plus corrompus, en rébellion ouverte contre l’Esprit de la Torah du Saint béni soit-Il.
Une cacophonie à la fois profane et spirituelle
Regardez le monde profane : c’est aujourd’hui une vaste place publique où chacun s’arroge le droit de trancher les questions les plus complexes, qu’il s’agisse de science, de médecine ou de la marche du monde, sans posséder la moindre parcelle de compétence.
Que récoltons-nous de cette semence ? La division, la confusion et l’égarement. Des hommes sans légitimité sèment l’erreur à pleines mains et font moisson de querelles, de haines et de calomnies. Et cet instrument, au lieu d’unir, leur offre la plus vaste des tribunes. Même les voix autorisées, qui devraient chercher la sagesse de l’accord, le respect de la notion biblique de consensus, déchirent le tissu de la paix.
On aurait tant souhaité que le domaine de la foi soit préservé. Hélas, le danger y est plus redoutable encore, car la séduction s’y avance masquée. Dieu merci, il existe des sources pures, approuvées du Ciel, pour diffuser sa lumière. Mais combien s’improvisent maîtres et docteurs sans avoir jamais puisé aux profondeurs de la Parole, et sans que l’Éternel ne les ait appelés ! S’il est du devoir de toute âme rachetée de témoigner de son Messie avec simplicité, prenons bien garde à ceci : se lever pour enseigner le troupeau de Dieu est une charge redoutable qui exige un appel manifeste du Ciel.
Le fléau de la division face à la Parole
De là naît une effroyable cacophonie spirituelle, une véritable anarchie théologique. Des âmes s’égarent sur la route ou se laissent abattre, tandis que les querelles éclatent et que les anathèmes volent de toutes parts. Si nous élevons aujourd’hui la voix par cette note, c’est précisément parce que, comme jamais, nous voyons ces dérives, et que nous redoutons de faillir nous-mêmes. Nous voulons faire nôtre cette résolution du Psalmiste :
« J’ai été sans reproche envers Lui, Et je me suis tenu en garde contre mon iniquité. » (2 Samuel 22:24).
Une nuée de docteurs autoproclamés fait aujourd’hui des ravages dans les cœurs. Quel est le devoir d’un pasteur ou d’un rabbin, sinon de veiller sur son troupeau et de le protéger ? Or, avec cette mer sans rivages qu’est internet, comment le berger peut-il encore s’assurer de la salubrité de la nourriture spirituelle que dévorent ses brebis ? Combien de croyants, manquant de maturité, se repaissent de doctrines extravagantes et empoisonnées ! Bientôt, convaincus par ces folies, ils les introduisent au sein même de leurs assemblées, sans aucun accord des dirigeants, sans sagesse, sans le moindre discernement.
Alors surgissent les déchirements, les scandales et les ruines. D’autres, tordant le sens des messages qu’ils entendent, sèment la zizanie et foulent aux pieds les fondements mêmes de notre vocation : le lien de la paix, l’unité d’esprit, le respect mutuel et la patience.
Re-écoutons, je vous prie, la sentence solennelle de notre Messie :
« Malheur au monde à cause des scandales ! Car il est nécessaire qu’il arrive des scandales ; mais malheur à l’homme par qui le scandale arrive ! » (Matthieu 18:7).
L’apôtre Paul ne nous presse-t-il pas avec la même gravité ?
« Je vous exhorte, frères, par le nom de notre Seigneur Le Messie Yéshoua, à tenir tous un même langage, et à ne point avoir de divisions parmi vous… » (1 Corinthiens 1:10).
Et à Tite, il commande avec la même fermeté :
« Éloigne de toi, après un premier et un second avertissement, celui qui provoque des divisions. » (Tite 3:10).
Mais puisque l’Éternel nous encourage par ailleurs à partager Sa Parole, comment séparer le bon grain de l’ivraie parmi tous ces enseignements ? À cette question, le Messie nous donne une règle d’or, infaillible et simple :
« Vous les reconnaîtrez à leurs fruits » (Matthieu 7:16).
Notre position : paix et respect des assemblées
Entendez donc, je vous prie, notre position et notre avertissement. Qu’aucun croyant n’utilise jamais les enseignements de ce site (ni ceux de notre site d’étude « LeRetourAuxRacines ») comme une arme pour semer le désordre dans son assemblée. Il est indigne de répandre en secret, et sans l’accord des bergers, des doctrines contraires à celles de la communauté qui vous accueille.
Si une âme découvre ici des vérités nouvelles qui l’édifient, qui fortifient sa foi, qui la rapprochent de son Créateur et qui font couler la paix dans son cœur, nous en bénissons l’Éternel ! C’est l’unique récompense de notre labeur : voir mûrir de bons fruits dans de nombreuses vies.
Mais si, au contraire, une lecture éveille en vous le trouble ou heurte de front ce qui vous fut enseigné jusqu’alors, de grâce, agissez en serviteur du Dieu vivant ! Fermez la porte de votre chambre, fléchissez le genou, cherchez la Face de Dieu, et mûrissez vos pensées dans la prière. Vous pourrez alors aller trouver les anciens ou les responsables de votre troupeau, pour leur exposer vos interrogations dans un esprit de douceur, d’amour et de sagesse.
Qu’un tel entretien soit mené avec humilité, sans cette fougue charnelle et ce zèle amer qui ne cherchent qu’à terrasser l’adversaire, et le Seigneur y donnera son issue paisible. Quelle admirable occasion, pour la brebis comme pour le berger, de grandir ensemble dans la soumission mutuelle ! Un tel échange, conduit pour l’amour du Ciel, vaut infiniment mieux qu’un silence chagrin ou qu’une vaine confrontation que produit un zèle amer. Il est la marque certaine d’une âme arrivée à maturité et le signe évident que l’Esprit du Messie préside à vos relations.
N’oublions jamais que Dieu accorde à certaines assemblées une vision qui leur est propre. Les divergences observées entre communautés fidèles ne sont pas automatiquement des hérésies : elles sont souvent le reflet magnifique de l’unité dans la diversité, sans l’ombre d’un compromis.
Discernement et responsabilité de chacun
Toutefois, n’oublions jamais combien l’heure est solennelle. Nous touchons à la fin des temps, et les signes ne trompent pas : l’apostasie et l’idolâtrie ont hélas envahi plus d’un sanctuaire. S’il est des communautés fidèles, il en est beaucoup qui sont devenues de véritables repaires de démons, ou qui s’enferment dans un sectarisme amer, frappant d’injustice ceux qui ont reçu une autre vision ou une plus large mesure de la révélation divine.
C’est pourquoi, après avoir ardemment supplié le Ciel de lui accorder le discernement, après avoir loyalement cherché le dialogue avec ses conducteurs spirituels, il appartiendra au croyant de prendre une décision ferme, en son âme et conscience. En ces instants décisifs, sa communion intime avec l’Éternel et notre Messie Yéshoua sera sa seule boussole. C’est dans le secret de la prière et l’étude respectueuse de Sa sainte Parole que le croyant trouvera la lumière nécessaire pour asseoir ses choix.
Permettez-moi enfin, sentinelles et bergers du troupeau, de vous adresser une pressante exhortation. Avertissez sans relâche vos membres des pièges de l’internet, mais prenez bien garde de ne jamais leur interdire la saine nourriture qu’ils pourraient y puiser. Gardons-nous d’un zèle aveugle qui diaboliserait l’instrument même que le Dieu fort utilise aujourd’hui avec puissance pour accomplir Son œuvre. Que notre vigilance soit empreinte d’équilibre : soyons accessibles, invitant chaleureusement les fidèles à venir s’entretenir dans l’intimité avec ses conducteurs, dès qu’une doctrine vient à troubler la paix de leur cœur.
Plût à Dieu que cette note contribue au bien de Son troupeau et soit en bénédiction à quelques âmes ! Je forme le vœu que le Shalom et la grâce du Seigneur des armées reposent sur tous Ses, en notre Mashia’h qui nous fortifie.
Que le Tout-Puissant, L’Éternel notre paix, daigne garder nos cœurs dans la sérénité et dans une inébranlable unité. Amen vé amen.
Thomas.









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