Est-ce que Paul observait les fêtes de l’Eternel ? Le chrétien doit-il l’imiter ? Réponse de Paul et des experts

par | Sep 25, 2020 | 0 commentaires

Voici une grande question à laquelle il convient de réfléchir !

Pour celui qui ajoute foi aux textes de l’Alliance Renouvelée (Nouveau Testament) il est bon de se rappeler comment Paul considérait les fêtes de l’Éternel puisque lui-même s’est placé en modèle pour tous les croyants comme il est dit :

« Ce que vous avez appris, reçu et entendu de moi, et ce que vous avez vu en moi, pratiquez-le. Et le Dieu de paix sera avec vous. » (Philippiens 4 :9)

Paul se fera d’ailleurs très insistant, puisqu’en 4 autres reprises, dans ses épîtres aux corinthiens (1 Corinthiens 11:1), aux Philippiens (Philippiens 3:17) et aux Thessaloniciens (1 Thessaloniciens 1:6), il ira jusqu’à supplier les croyants de bien observer sa conduite afin de l’imiter :

« Je vous en conjure donc, soyez mes imitateurs » (1 Corinthiens 4 : 16)

Alors, dans la mesure où Paul se place très clairement en modèle pour tous, on comprend facilement pourquoi observer son comportement et ses pratiques au travers des nombreux textes que nous avons à notre disposition se révèle très précieux.

Regardons un premier verset :

« Paul avait résolu de passer devant Éphèse sans s’y arrêter, afin de ne pas perdre de temps en Asie; car il se hâtait pour se trouver, si cela lui était possible, à Jérusalem le jour de la Pentecôte. » (Actes 20 :16)

Ici, comme le dit le Théologien Juif David H. Stern, Paul, en souhaitant célébrer la fête de Shavouot (Pentecôte) nous apprend qu’en tant que croyant dans le Messie Yéshoua, il convient de rester fidèle à la Torah (Loi) de Moïse, qui est la Parole de Dieu.

Les chrétiens sages et circonspects ne s’attardent généralement pas à enseigner le sujet vaste et complexe de la loi de Moïse, sentant intuitivement la sensibilité du sujet et leur ignorance des nombreux textes de la Torah, ce qui d’ailleurs, fera dire très justement au théologien Dan Jaffé :

« La position de Paul à l’égard de la loi est, à n’en pas douter, le dossier le plus complexe de sa pensée ».

En effet, le grec  ne possède qu’un mot “nomos” pour nous parler de notions relatives à la loi qui sont parfois très différentes…

Selon le contexte et les intentions de l’auteur, le mot “loi” peut avoir en effet de multiples sens parfois très différents, voir même contradictoires.

Malgré cela, c’est aujourd’hui connu, beaucoup d’enseignants non-Juifs, au zèle mal éclairé, tordent malheureusement le sens de plusieurs versets du “Nouveau Testament” qu’ils comprennent mal, et les opposent aux commandements de Dieu dans l’objectif de rendre caduc la loi de Moïse pour le non-Juif et même pour le le Juif qui croit en Yéshoua (Jésus).

A court d’arguments, certains diront même : « mais finalement, jamais il n’est clairement dit dans l’Evangile que le non-Juif croyant au Messie Yéshoua (Jésus) devrait observer et mettre en pratique la loi de Moïse et observer les fêtes de Dieu ! » 

En vérité, il est facile de répondre à cela en rappelant que le Nouveau Testament ne répète tout simplement pas les vérités qui sont de toute évidence parfaitement et clairement énoncées par l’Esprit Saint dans la Loi de Moïse (comme les fêtes, voir lévitique 23) : le Nouveau Testament les adopte, comme Paul les a également adoptés.

Et ne l’oublions jamais : peu importe ce qu’en disent les hommes de tous bords, il est une réalité spirituelle inviolable :

par la foi dans le Messie d’Israël, tout non-Juif repentant se voit adopté dans la grande famille de Dieu, il est intégré/greffé au sein de la grande famille d’Israël ; il est désormais au bénéfice des promesses de l’Alliance (Voir Romains 11, Ephésiens 2 :19)

Cette nouvelle position spirituelle implique des droits et d’immenses bénédictions, mais aussi des responsabilités et des devoirs : suivre la très Sainte Doctrine Du Maître de l’Univers (Torah) et y conformer sa vie en cessant de marcher « selon le train de ce monde » (Ephésiens 2:2)

Tout comme La Torah enseigne les vérités de Dieu, il est donc naturel de voir l’Esprit Saint enseigner les mêmes vérités et pousser tout authentique croyant à s’intéresser de près aux lois divines, aux enseignements de l’Eternel.

Pendant des millénaires, en raison de cette grande scission entre judaïsme et christianisme, il est clair que la chose était très difficile.

Mais en cette fin des temps, l’Eternel permet très clairement de se repentir des erreurs passées et de découvrir notre plein héritage en Yéshoua l’unique et vrai Messie d’Israël.

C’est pourquoi cette parole du prophète nous parle encore :

« Faites-vous un coeur nouveau et un esprit nouveau » (Ezechiel 18:21)

Si donc nous sommes conduits par l’Esprit, nous devrions travailler à rejeter les erreurs passées, à observer et mettre en pratique, avec joie et sans pression malsaine, les commandements du Dieu vivant, selon notre mesure de foi et selon les forces que Dieu nous a donné, sans légalisme, et sans condamnation, cela va de soit.

« La Torah de l’Éternel est parfaite », nous dit le Psaumes 19 :7 et elle n’a besoin d’aucune amélioration.

Paul dira aussi que « la loi (Torah) est sainte, juste et bonne » (Romains 7 :12).

C’est pourquoi Paul, dans sa position de modèle, observait la Torah, et donc les fêtes de l’Éternel en nous invitant à l’imiter.

L’Esprit Saint, qui par la foi en Yéshoua le Messie agit dans la vie du croyant, rend la Torah encore plus réelle et précieuse à ses yeux, mais jamais n’en aboli le moindre commandement.

C’est par exemple ce que dira très clairement Jean, un fidèle élève du Messie :

« Si nous gardons ses commandements, par là, nous savons que nous l’avons connu. 4 Celui qui dit : Je l’ai connu, et qui ne garde pas ses commandements, est un menteur, et la vérité n’est point en lui. » (1 Jean 2 :3)

Seul un esprit de mensonge et de prostitution aura l’audace d’enseigner ouvertement et publiquement l’abolition des commandements du Dieu vivant.

Regardons encore un autre verset relatif aux fêtes pour voir comment agissait Paul, afin d’apprendre de ce modèle et de l’imiter, comme lui-même nous le demande.

En actes 18 :21, Paul dira : « Il faut absolument que je célèbre la fête prochaine à Jérusalem. Je reviendrai vers vous, si Dieu le veut. Et il partit d’Ephèse. »

Ici encore, Paul nous enseigne et nous montre comment le croyant devrait considérer les fêtes de l’Éternel : les observer, oui. Et avec zèle !

Insistons et n’oublions pas ce que dit Paul : « Ce que vous avez appris, reçu et entendu de moi, et ce que vous avez vu en moi, pratiquez-le. Et le Dieu de paix sera avec vous. » (Philippiens 4 :9)

Au chapitre 27, verset 9 du livre des actes, nous pouvons lire un autre verset très intéressant pour notre petite étude du jour :

« Beaucoup de temps s’était écoulé ainsi, et la navigation devenait dangereuse, car l’époque du grand jeûne d’automne était déjà passée. »

Le Théologien David H. Stern et le théologien Strong font remarquer que Luc, l’auteur du livre des actes, parle ici tout naturellement du jeûne de Yom Kippour (jour du grand pardon).

Chaque année, dans le calendrier biblique de l’Éternel, c’est la grande fête de Yom Kippour, appelée aussi dans les Saintes Écritures le « Shabbat Shabbaton » que l’on pourrait qualifier de « shabbat des shabbat » : un moment unique de l’année pour la bénédiction de tous les croyants !

L’Écriture, l’expérience et les Maîtres d’Israël nous le démontrent : quiconque observe ce jour comme il se doit, dans la repentance et le jeûne, sera au bénéfice d’une grande lumière de pardon et de purification qui le nettoiera totalement et le soutiendra durant toute son année jusqu’au prochain Yom Kippour, promesse de l’Éternel selon Sa Parole.

Ce jour-là, unique dans l’année, Dieu a déposé des bénédictions spirituelles particulières, infiniment précieuses pour aider le croyant à mener le bon combat de la foi.

Au vu du comportement de Paul concernant les fêtes, il est très clair qu’il observait aussi cette fête de Yom Kippour pour la simple raison qu’aujourd’hui encore comme à l’époque, aucun Juif ne la manque !

Ceci est tellement vrai qu’il y a dans la communauté juive ce que l’on appelle “les juifs de Kippour” : cela fait référence à certains Juifs éloignés de la Torah, non pratiquant, qui malgré tout, ne désirent pour rien au monde manquer ce jeûne de Yom Kippour… Alors Paul !

David H. Stern explique que c’est là une nouvelle preuve allusive de la fidélité de Paul à l’observance des lois de la Torah.

Alors, puisque Paul nous le dit sans ambages : « Ce que vous avez vu en moi, pratiquez-le. », il est désormais très clair que, selon Paul et les experts du sujet, il est bon d’étudier plus en profondeur les fêtes de l’Eternel pour les mettre en pratique dans une dimension messianique en Yéshoua, harmonisant les enseignements des Sages d’Israël et ceux de l’Evangile, sans faire aucun compromis avec les écrits de l’Alliance Renouvelée (Nouveau Testament).

Nous verrons ainsi cette belle et parfaite complémentarité avec l’enseignement des Maîtres d’Israël.

Nombreux sont ceux, aujourd’hui encore, à témoigner des grandes bénédictions expérimentés en observant les fêtes du Dieu vivant.

L’étude et la mise en pratique de cette fête selon la Saine Doctrine est fondamentale car ne l’oublions pas : Il est important d’observer chaque fête de l’Éternel en s’étant préparé un minimum et en ayant bien compris ce qui se passe durant la fête, sinon nous passerons à côté des immenses bienfaits des grandes fêtes saintes du calendrier d’Hakadosh Baroukh Hou (Le Saint béni soit-Il) !

Que l’Eternel bénisse ceux qui l’aiment, le craignent et observent Ses commandements !

Si vous souhaitez aller plus loin, recevez 3 vidéos pour découvrir le grand module d'étude sur une année « Les 54 diamants de la Torah » :

Note importante relative au contenu des articles et des vidéos du site web : Veuillez citer la source lors de toute copie partielle ou complète de l’article, ainsi que le rappellent justement les maximes des pères (Pirqé Avot) : « Quiconque cite l’auteur d’une parole amène la délivrance dans le monde ». Pour le reste, c’est entre vous et Dieu qui sonde les cœurs et qui rendra à chacun selon ses œuvres.

En dehors des citations et autres extraits de sources externes repris dans les études, nous ne cautionnons pas forcément tous les propos et les enseignements des personnes et/ou des références et autres sites web cités : chaque homme est faillible, nul ne possède toute la vérité, chacun doit donc être attentif et ne retenir que ce qui lui semble bon et en accord avec les voies de Dieu et la bonne nouvelle du Messie Yéshoua : « examinez toutes choses; retenez ce qui est bon; » (1 Thessaloniciens 5:21).

Sur ce site web, nous usons donc de notre liberté en Yéshoua pour citer et utiliser, lorsque cela s’avère nécessaire et utile pour nous faire grandir dans la compréhension du plan divin et de la volonté de Dieu, le travail d’hommes ou de femmes parfois rattachés à d’autres confessions, mais que nous publions tout de même en raison de la qualité de leur contribution dans des domaines particuliers, bien que nous ne les rejoignons pas forcément dans toute leur doctrine. En outre, cela nous invite à nous exercer à vivre cette maxime des sages : « Qui est sage ? Celui qui apprend de chaque homme.[…] Le sage n’est pas celui qui a acquis des connaissances étendues dans tous les domaines, mais celui qui est capable d’apprendre de chacun » (Pirqé Avot). Si nous ne suivons pas cette maxime, nous nous éloignons alors de la sagesse pour rejoindre les rangs de ceux dont l’esprit est encombré par l’intolérance et le légalisme qui est l’étroitesse d’esprit, qu’à Dieu ne plaise !

Pour de plus amples informations, voir la déclaration de foi

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