Fête de Yom Kippour : Le Véritable Messie Yéshoua face à tous les faux jésus

I] Introduction : Yom Kippour, une Sainte Ordonnance du Dieu vivant

Nous voilà arrivés à la fête la plus solennelle du calendrier biblique hébraïque : Yom Kippour, jour du grand pardon, une des grandes fêtes de l’Eternel observée par les apôtres et les disciples du Messie Yéshoua. Bien loin d’abolir la moindre fête du Dieu vivant prescrite dans la loi de Moshé (Moïse), rappelons-nous le zèle de Paul pour observer les fêtes de Dieu prescrites dans la Torah : « il prit congé d’eux, en disant : Il faut absolument que je célèbre la fête prochaine à Jérusalem » (Actes 18.21).

Ainsi, en cette période glorieuse, prenons nous aussi congé de tout ce qui nous empêche de vivre pleinement la fête de Yom Kippour !

En Vayiqra (Lévitique) 16 : 29-34, les versets donnent toutes les caractéristiques de ce jour : « Ceci sera pour vous une loi perpétuelle » : Ainsi, tout Israélite, c’est à dire tout juif et tout Yom Kippour fete yeshoua modconverti des nations par la foi en Yéshoua, se doit de faire le Yom Kippour chaque année. Pour le converti des nations, il est tenu d’étudier et de mettre progressivement en pratique ce commandement divin précieux et rempli de bénédictions : « Car, depuis bien des générations, Moïse a dans chaque ville des gens qui le prêchent, puisqu’on le lit tous les jours de Shabbat dans les synagogues. » (Actes 15.21)

« Ceci sera pour vous une ordonnance perpétuelle, afin qu’une fois l’an il soit fait, pour les enfants d’Israël, l’expiation à cause de tous leurs péchés. Et l’on fit comme l’Éternel l’avait commandé à Moïse. » (Lévitique 16.34)

Le Rav Avraham WEINGORT rapporte une courte anecdote sur ce que l’on appelle « les Juifs de Kippour » (ce sont tous ces Juifs qui ne pratiquent pas la Torah et ne s’intéressent pas à Dieu mais qui, conscients de l’importance de Kippour et de leurs fautes, viennent ce jour-là pour obtenir le pardon et demander la faveur divine) :

« Cela me rappelle les propos de feu de M. Zoltan Berkovits, qui était Hazan (le chantre qui conduit le service de la prière à la synagogue) pendant 50 ans à la synagogue de Lausanne et qui dit à un « fidèle de Kippour » : « Quelle surprise de vous voir à la synagogue ! » – « Je suis venu demander à Dieu qu’Il m’accorde une bonne année ». « Comment ! » s’exclama M. Berkovits, « Vous lui demandez de vous accorder 365 jours et vous, vous ne lui accordez qu’un seul jour ?! »

A l’aide des enseignements des Sages, nous allons ici tenter d’exposer quelques précieux mystères et trésors de sagesse liés à cette fête qui nous permettront de comprendre toujours plus en profondeur cette fête de Yom Kippour, l’oeuvre inouïe du Messie Yéshoua et l’importance de ce jour dans le processus de sanctification des disciples. Egalement, nous tenterons d’exposer toujours plus au grand jour tous ces faux messies qu’une partie non négligeable du monde croyant s’est  forgée en son coeur, conséquence terrible et fruit malfaisant « des doctrines diverses et étrangères », apostates, comme prophétisé pour les derniers temps par le Mashia’h lui-même : « il s’élèvera de faux messies et de faux prophètes; ils feront des prodiges et des miracles pour séduire les élus » (Marc 13.21-22)

Les sages d’Israël font remarquer quelque chose d’intéressant au niveau de la guématria (valeur numérique des mots hébreux). Le mot hébreu pour désigner « le Satan » a pour valeur numérique 364 et de là, nous apprenons que durant les 364  jours de l’année, le Satan a le pouvoir de tenter le Peuple d’Israël. Mais un jour, le jour de Yom Kippour, il n’a aucun pouvoir. Effectivement, comme l’enseignent les Écrits de la Brit Hadasha (alliance renouvelée), le monde entier est sous la puissance du Satan mais il y a un jour, qui représente parfaitement l’oeuvre magnifique d’expiation du Messie Yéshoua et Sa victoire totale sur le Satan : c’est Yom Kippour. C’est ici une vérité spirituelle précieuse pour ceux qui sont au bénéfice du sang de l’agneau par la foi, protégés de l’ange de la mort, à l’ombre de la main divine du protecteur céleste qui réside dans les Cieux… Chaque année, en dépit de toute notre bonne volonté à bien faire, nous fautons tous de diverses manières. Le diable est l’accusateur des frères mais celui qui respecte la Torah de Dieu et ses prescriptions, a la victoire : l’Avocat des avocats, assis à la droite du Père, fera taire toute accusation.

Le respect, l’observation et la compréhension de cette fête de Kippour, en plus des innombrables bénédictions qui l’accompagnent, nous donnera de saisir plus profondément cette victoire glorieuse du Messie sur toute la puissance du Satan afin que s’accomplisse dans la vie des disciples cette parole de l’Ecriture : « je vous ai donné le pouvoir de marcher sur les serpents et les scorpions, et sur toute la puissance de l’ennemi; et rien ne pourra vous nuire. » (Luc 10.19)

II] Le Coeur de Yom Kippour

torage sort deux boucs kippourRemémorons-nous quelques aspects du déroulement de cette fête divine. Le Rav Shraga Simmons explique :

« La Parachat A’haré Mot (Lévitique 16.1 à 18.30) évoque le service de Yom Kippour dans le Saint Temple de Jérusalem. L’un des moments les plus dramatiques se produisait lorsque deux boucs étaient apportés au Temple : un tirage au sort était effectué pour déterminer quel bouc serait offert sur le saint autel, et lequel serait précipité du haut d’un rocher rocailleux – en tant que « bouc-émissaire » d’origine.

Le Talmud explique que ces deux boucs devaient être exactement identiques en apparence, en taille, et en valeur. Rien d’apparent ne devait les distinguer. Et tout était décidé par tirage au sort – le bouc avait une chance sur deux de devenir une offrande sainte, ou de trouver une mort effroyable.

Le Rav Hirsch explique que le fait d’intérioriser l’idée des deux boucs est en soi une manière de nous élever. Car bien que le libre arbitre nous confère un énorme pouvoir, si nous ne réalisons pas que nous avons ce pouvoir, nous laisserons les décisions « se prendre toutes seules », sans avoir recours activement à notre libre arbitre.

Le Talmud l’affirme : plus que le don du libre arbitre, le fait que D.ieu nous ait avertis que nous disposons du libre arbitre est plus important. En effet, comme nous l’apprenons des deux boucs, ce moment de choix peut marquer la différence même entre l’évolution et la stagnation… entre la vie et la mort. »

Le Rav Hayim Yaacov Schlammé enseigne :

« Ce qui apparaît de plus mystérieux dans le déroulement du service du Cohen Gadol – le grand prêtre – à Yom Kippour, c’est bien le fameux rite du « bouc expiatoire ». En effet, le jour de Kippour, le Cohen Gadol disposait de deux boucs semblables et affectait par tirage au sort l’un des boucs à être un « sacrifice expiatoire », dont le sang serait aspergé dans le Saint des Saints (kodech kodachim du Temple), alors que l’autre bouc était destiné par ce même tirage au sort à être déchiqueté après avoir été précipité du haut d’un rocher en plein désert. Évidemment, le Cohen Gadol confessait auparavant toutes les fautes les plus diverses du peuple d’Israël – les plus graves comme les moins graves – et plaçait en quelque sorte ces fautes sur la tête du bouc expiatoire, lequel emportait toutes les transgressions et manquements d’Israël vers le désert.

La Michna Yoma nous apprend, quant à elle, que le Cohen Gadol prenait un morceau de tissu de laine rouge, le déchirait en deux et attachait une moitié entre les cornes du bouc expiatoire et l’autre moitié était suspendue à l’entrée du Bet Hamikdach (temple), visible par tous. Au moment précis où le bouc expiatoire était précipité du haut du rocher dans le désert, un grand miracle se produisait au Temple : le bandeau rouge devenait blanc comme neige ! Cet instant était le moment le plus attendu par le peuple et par le Cohen Gadol, lequel recevait ainsi l’approbation divine de son propre service.

On sait que le prophète Isaïe (1.18) promet que si Israël se repent réellement de ses fautes – même les plus graves, décrites allégoriquement par l’expression « rouges comme l’écarlate » – celles-ci deviendraient « blanches comme la neige » (la couleur rouge symbolisant le sang criminel, le blanc étant la couleur de l’innocence). En fait, cette image exprime bien l’infini du pardon accordé par Hachem à ceux qui se repentent sincèrement ! »

Si donc, cet homme qui étudie la Torah le soir en rentrant du travail prenait son courage à deux mains et purifiait toute sa maison en expulsant tous les objets qui sont au service du yétser hara (mauvais penchant), s’il les expédiait au loin vers le désert, à Azazel, alors dans sa maison tout le rouge virerait complètement au blanc ! Et il est évident que toutes ses fautes lui seraient pardonnées.

Même son pire accusateur, son propre yétser hara (mauvais penchant), deviendrait son ami et son avocat, et il plaiderait ainsi en sa faveur auprès de Hachem : « Regarde cette famille extraordinaire ! Elle te sert aussi bien que des anges, leur maison est devenue comme le Bet Hamikdach, pure, propre et sainte. Aussi, que s’ouvrent devant elle toutes les portes par lesquelles Tu diffuses toutes Tes bénédictions ! » C’est sous cet angle d’une éblouissante richesse symbolique que rav Pinkus, zatsal, nous permet d’accéder à une compréhension simple et profonde à la fois. Elle n’est certes pas facile à réaliser dans la pratique, mais elle nous est accessible à tous. Sachons donc vraiment en profiter ! »

Nous avons ici de formidables enseignements qui nous permettent de bien comprendre l’importance du libre arbitre afin d’en faire un bon usage qui mène à la bénédiction et à la vie, par l’étude de la Torah et sa mise en pratique comme il est dit dans le verset de la paracha du shabbat prochain :

« Appliquez votre coeur à toutes les paroles que je vous somme aujourd’hui de prescrire à vos enfants, afin qu’ils prennent garde à faire selon toutes les paroles de cette loi. Car ce n’est pas une parole vaine pour vous, mais c’est votre vie » (Deutéronome 32.46-47)

A cela, nous voyons l’importance de la Téshouva (Repentance) qui consiste à identifier dans notre vie, dans notre coeur, tout ce qui fait tache, tout ce qui n’est pas à la gloire de Dieu et conforme à Sa Torah, afin de déposer toutes nos souillures sur le bouc expiatoire, Azazel, et l’envoyer mourir au fond du désert et ainsi, les tâches rouges comme l’écarlate deviendront  certainement blanches comme la neige !

Le Rav Rodriguez explique :

« Un des textes les plus émouvants dans la liturgie des jours redoutables dit: « A Roch Hachana, Dieu inscrit les actions de l’homme, mais c’est à Kippour qu’Il scelle son destin ».

Dieu, durant cette période descend de son trône de rigueur, c’est-à-dire le trône de justice, pour prendre place sur le trône de la miséricorde. Dieu à ce moment-là ne juge pas avec la rigueur de la loi, mais Il est capable et prêt à agir dans le sens de la pitié et de la miséricorde. Et ces 10 jours accordent un délai au pécheur afin qu’il fasse Techouva.

Plus encore, disent nos maîtres, si le repentir de l’homme n’est pas simplement dû à la crainte du châtiment, ou à la crainte des jours redoutables de Roch Hachana à Kippour, mais s’il est l’expression d’un retour d’un amour sincère de l’homme pour Dieu, alors les fautes elles-mêmes sont supprimées et deviennent des actes méritoires.

L’âme de l’homme qui a fauté est devenue impure. Comme le dit le Rav Soloveichik, elle est « Pagoum », c’est-à-dire ébréchée, défectueuse, incomplète. La faute imprime un défaut dans la personne spirituelle du pécheur et elle coupe l’homme de la source vivante de son âme, c’est-à-dire de son « Père Céleste ». Si Dieu à Kippour renonce au châtiment, Il ne libère pas automatiquement l’homme de son impureté et celui-ci reste coupé du « Maître du monde ». Le but de la Techouva est de purifier la personnalité, l’âme de l’homme et de reconstituer, de renouveler, de restaurer les liens avec Dieu comme ils existaient avant le péché. C’est ce qui se passe à Kippour.

bouc azazelSymboliquement et spirituellement, pour certains, cela sera la colère qu’ils devront abandonner à Azazel (le bouc envoyé dans le désert et chargé des péchés confessés et abandonnés). Pour d’autres, cela sera le ressentiment envers leur prochain, la jalousie, la médisance, l’envie, le manque de pudeur, le compromis, la légèreté, les clowneries et autres guignoleries qui chassent la crainte de Dieu du coeur de l’homme et le rendent léger, plusieurs devront abandonner à Azazel l’orgueil de s’imaginer être quelqu’un d’important, la recherche des faveurs, le narcissisme, le désir mal saint de dominer. Pour d’autres encore, il s’agira d’abandonner à Azazel leur alimentation impure, le mépris des saintes convocations de l’Eternel, le mépris des sages d’Israël et de la loi de Dieu, etc, etc. Toutes ces choses doivent aller sur Azazel, jetées au désert en prenant la ferme décision de ne plus retourner à ces souillures.

Ainsi, entre Roch Hachana et Kippour, les 10 jours de Téshouva (repentance) sont particulièrement importants car ils nous permettent, avant de se présenter devant le Roi à Kippour, de rentrer dans une profonde analyse de soi-même et un profond examen intérieur comme le demande l’apôtre Shaoul (Paul) : « Examinez-vous vous même », c’est à dire : Yéshoua est-il en vous, dans votre coeur ? Etes-vous toujours au bénéfice du sang de l’agneau expiatoire parfait de Dieu représenté ici par le bouc du « sacrifice expiatoire », dont le sang était versé dans le Saint des Saints  ? « A moins que, peut-être, vous ne soyez réprouvés » (2 Corinthiens 13). Par ce profond examen intérieur, l’Esprit de Dieu fera nécessairement remonter à la surface de nombreux péchés, des défaillances dans notre service divin et dans notre comportement avec notre prochain et ainsi, la voie sera ouverte à une profonde téshouva, un sincère regret de toutes nos fautes passées accompagné d’un réel désir de nous purifier de toutes ces souillures, de travailler à ne plus réitérer ces fautes et alors, cette téshouva nous placera automatiquement au bénéfice de Yom Kippour et le Grand Pardon du Dieu Eternel nous sera conservé et accordé en Yéshoua notre rédempteur. C’est ici une partie importante de ce travail du salut dont parle l’apôtre Paul : « Travaillez à votre salut ».

Le Rabbi Baroukh de Medzibouz explique une chose intéressante pour nous aider à toujours plus comprendre ce qui se passe à Kippour :

Le mot « kippour » signifie « nettoyer » ou encore « décrasser ». C’est-à-dire que seule la partie superficielle des fautes est effacée à cette date, mais leurs empreintes persistent. Le verset dit en ce sens : « Car en ce jour vous serez pardonnés [yékhaper]… » – c’est-à-dire nettoyés de vos fautes. Mais pour « … vous purifier de tous vos péchés… » et que l’effet des fautes soit totalement effacé, il faut encore « … vous purifier devant D.ieu » – c’est-à-dire opérer un repentir sincère et achevé. »

Effectivement, comme le repentir est important et précieux ! Qui peut s’imaginer être pardonné et sauvé par le simple fait de croire en Dieu et en son Messie, de participer religieusement à toutes les fêtes et d’observer tous les commandements tout en ne manifestant aucune repentance et aucun regret pour les péchés commis, qui doivent se traduire par leur abandon suivi d’une sincère mise en pratique de la Torah ?

Dans le Traité de Yoma page 85b, nous lisons la Michnah suivante :

« A celui qui se dit : « je pêcherai puis je me repentirai ; je pêcherai (encore, et de nouveau) je me repentirai », il ne lui sera pas donné de se repentir.

A celui qui dit : « je pêcherai et le jour du Grand Pardon me lavera de mes péchés » le jour du Grand Pardon n’apportera aucun pardon. Le jour du Grand Pardon absout l’homme pour les fautes qu’il a commises contre l’Omniprésent, mais pour les fautes qu’il a commises contre son prochain, il ne l’absout que s’il l’a préalablement apaisé. »

Le Rav Yehoshua Ra’hamim Dufour enseigne :

« Au 7e mois (Tichri), le 10e jour du mois, vous mortifierez vos personnes “téânou éte nafchotékhém” (donc une technique de pénitence doit être exercée contre soi-même), c’est le jeûne ; la préoccupation ne doit pas être de parvenir à  passer les heures du jour le plus agréablement possible, en rencontrant les amis puis en faisant un don ostensible, mais de se changer moralement en modifiant avec difficulté les habitudes corporelles qui manifesteront ainsi notre volonté de nous changer sur tous les plans concrètement; la mortification portera contre une propension spontanée de nous qui serait mauvaise: nous devons faire cet examen de conscience personnel très précis.

La haftara d’Isaïe 57 : 14-21 et 58 nous indique clairement qu’en plus du jeûne physique, Hachém exige le jeûne moral de tout ce qui nuit aux autres. L’arrêt que nous faisons de tout dans cette journée doit être une résolution de stopper radicalement toutes ces infractions continues.

Ce pardon de Hachém n’est accordé que si nous faisons ce qui y correspond: l’examen, le regret, la conscience de la faute, la volonté de modifier. La haftara de Jonas (Yona) montre techouva repentance kippour examenbien que Hachém connait nos faiblesses et notre incapacité à distinguer le bien du mal, la droite de la gauche, et il pardonnera cependant; cela doit être un exemple pour nous dans le pardon envers les autres. Il ne veut pas seulement nous pardonner, il veut nous « guérir » comme dit aussi la haftara d’Isaïe 57, 14-21 et 58.

Par contre, cela nous indique aussi qu’on ne peut se contenter de dire : “je ne savais pas”, il faudra désormais étudier les exigences de la Torah. « Alors », est-il dit, si tu demandes à D.ieu, Il te répondra : « alors » seulement, cela veut dire que, sinon Il ne nous répondra pas (Isaïe 58, 9).

Parmi ces exigences, une prescription majeure nous est rappelée dans Isaïe 58, 13-14 : la terre nous sera accordée si nous trouvons « plaisir » dans le Shabbat, c’est-à-dire concrètement : « si » nous en abolissons le travail, « si » nous n’y parlons pas de nos questions professionnelles ni de nos « affaires » pour parvenir à jouir de cette qualité spirituelle et amoureuse qui remplit le Shabbat.

Au sujet du Shabbat et de Yom Kippour, il existe un enseignement très intéressant des sages tiré du site Loubavitch qui complète ce qui vient d’être dit précédemment :

« Yom Kippour est appelé par la Torah : « Shabbat Shabbaton – un chômage absolu » (Vayikra 23, 32). Selon le Gaon de Vilna, cette expression signifie que le Jour du Pardon est le Shabbat de tous les Shabbatot – c’est-à-dire de toutes les autres fêtes du calendrier. Il apparaît comme le Shabbat par excellence. »

Connaissant la grandeur et l’importance du 4ème commandement de Dieu qu’est le Shabbat, ce commentaire est très intéressant : il nous montre la grandeur de ce jour de Yom Kippour pour être considéré par la Torah comme le shabbat des shabbatot !

Cela est d’autant plus intéressant qu’en hébreu, Techouva (Repentance) et Shabbat ont la même racine : « Chouv » qui signifie « retour » : ainsi à Kippour, lors de ce shabbat des shabbatot, nous devons être dans la teshouva des teshouvot ! Le jour le plus important de l’année implique le retour vers Dieu le plus important de l’année !

III] Plus de temple, plus de boucs mais l’oeuvre du Messie demeure à jamais 

Beth-Hamikdach2Tout ceci est formidable, mais concrètement, en l’absence du temple, il demeure un problème qui apparaît d’une manière merveilleuse dans le Talmud où l’on entend le cri et l’enseignement des sages qui laissent transparaître d’une façon éclatante la solution et le secours du Dieu vivant déployés dans la venue du Messie Juif Yéshoua sur cette planète, il y a plus de 2000 ans :

Le Talmud, traité Soucca 55 B, Exposé Talmud de A. Cohen, page 109 dit :

« Malheur aux peuples, grande est leur perte, mais ils ne savent pas ce qu’ils ont perdu : tant que subsista le Temple, l’Autel faisait l’expiation, qui l’a fait désormais ? »

Le Talmud rapporte cette autre citation qu’il attribue à Moïse et qui vient comme une réponse à la problématique ci-dessus, faisant un écho sublime à l’enseignement de l’Evangile dans la Brit Hadasha :

« Moïse dit au Saint-Unique, Béni soit-Il : Ne viendra-t-il pas un temps où Israël n’aura ni Tabernacle, ni Temple ? Quel sera son sort en ce temps-là ? (Sous-entendu en ce qui concerne l’expiation). Alors Dieu répondit : « Je prendrai un « Juste » parmi le peuple, je ferai de lui un otage pour tous, et j’effacerai l’iniquité de tous » (Exode R 35.4 Talmud A. Cohen page 168).

Merveille des merveilles ! Le Talmud parle ici du Messie et de son oeuvre éclatante qui permettra au monde de subsister en l’absence du temple car si ce Juste n’était pas venu faire l’expiation, le sort de l’humanité aurait été catastrophique, c’est donc nécessairement que Yéshoua fut ce juste dont parle le Talmud. Effectivement, le temple faisait l’expiation et préservait le monde de la rigueur de Dieu, mais le Messie est venu pour accomplir indéfiniment ce que le temple ne pouvait accomplir parfaitement car, entre autres, il était destructible et périssable ! C’est pour cela que la Brit Hadasha nous apprend que le Messie, après avoir versé son sang, est allé apporter son sang précieux, plus précieux que celui des boucs, dans le Saint des saints du temple céleste, qui n’est pas fait de main d’homme : c’est ce temple que Dieu avait montré à Moshé sur la montagne et qui lui avait servi de modèle pour le temple terrestre : ce n’est pas sans raison que l’Ecriture parle ainsi « lorsqu’il devait dresser le tabernacle: Prends garde, lui dit-Il, de faire tout selon le modèle qui t’a été montré sur la montagne. » (Hébreux 8.5)

Yéshoua concentre en Lui-même à la perfection ce que représente les deux boucs de Yom Kippour : d’une part, Il est le « Bouc Emissaire » de Dieu, ce « Juste » rendu « otage pour tous » afin d’effacer l’iniquité de ceux de Son peuple qui feront téshouva, et d’autre part, Il est le bouc du sacrifice expiatoire dont il est dit dans l’épître aux Hébreux :

« Dans la seconde partie du temple (Saint des saints) le souverain sacrificateur seul entre une fois par an, non sans y porter du sang qu’il offre pour lui-même et pour les kerouvim sang kippour cohenpéchés du peuple. Mais le Mashia’h est venu comme souverain sacrificateur des biens à venir; Il a traversé le tabernacle plus grand et plus parfait, qui n’est pas construit de main d’homme, c’est-à-dire, qui n’est pas de cette création; et Il est entré une fois pour toutes dans le lieu très saint, non avec le sang des boucs et des veaux, mais avec Son propre sang, ayant obtenu une rédemption éternelle. (…)

combien plus le sang du Mashia’h, qui par un esprit éternel, s’est offert lui-même sans tache à Dieu, purifiera-t-il votre conscience des oeuvres mortes, afin que vous serviez le Dieu vivant ! (…)

Et presque tout, d’après la loi, est purifié avec du sang, et sans effusion de sang il n’y a pas de pardon. Il était donc nécessaire, puisque les images des choses qui sont dans les Cieux devaient être purifiées de cette manière, que les choses célestes elles-mêmes le fussent par des sacrifices plus excellents que ceux-là. Car le Mashia’h n’est pas entré dans un sanctuaire fait de main d’homme, en imitation du véritable, mais Il est entré dans le ciel même, afin de comparaître maintenant pour nous devant la face de Dieu. Et ce n’est pas pour s’offrir lui-même plusieurs fois qu’Il y est entré, comme le souverain sacrificateur entre chaque année dans le sanctuaire avec du sang étranger; autrement, il aurait fallu qu’il eût souffert plusieurs fois depuis la création du monde, tandis que maintenant, à la fin des siècles, il a paru une seule fois pour abolir le péché par son sacrifice. Et comme il est réservé aux hommes de mourir une seule fois, après quoi vient le jugement, de même, le Mashia’h, qui s’est offert une seule fois pour porter les péchés de plusieurs, apparaîtra sans péché une seconde fois à ceux qui l’attendent pour leur salut. » (Hébreux 9)

Ce glorieux chapitre 9 de l’épître aux Hébreux nous montre avec force l’oeuvre excellente du Mashia’h pour tous ceux qui croient en Lui, pour le juif premièrement, puis pour les convertis des nations : Il est allé faire l’expiation directement dans le Saint des saints du véritable temple céleste que Dieu avait montré à Moshé comme étant le modèle du temple terrestre ! Magnifique !

Regardons également ce passage du chapitre 13 qui nous montre à quel point Yéshoua est la parfaite représentation du sacrifice expiatoire de Kippour mais aussi des autres sacrifices liés à l’expiation du péché :

Yeshoua mashiah mort mod« Les corps des animaux, dont le sang est porté dans le sanctuaire par le souverain sacrificateur pour le péché, sont brûlés hors du camp. C’est pour cela que Yéshoua aussi, afin de sanctifier le peuple par son propre sang, a souffert hors de la porte. » (Hébreux 13)

Désormais nous comprenons bien mieux ces textes de l’épître aux Hébreux et nous allons désormais comprendre toujours mieux en quoi Yéshoua représente aussi ce bouc Azazel apporté par le Cohen dans le désert.

Le Rav Saddin, dans un enseignement sur Kippour rapporte certains éléments passionnants. Il dit qu’à Kippour, nous sommes pardonnés sans avoir besoin de réparer nos fautes, et cela, uniquement grâce à la techouva (repentance) et au jour du grand pardon de Kippour : c’est ici exactement l’action sur notre être que produit la foi authentique dans le Messie Yéshoua accompagnée d’une réelle repentance : un effacement total des péchés commis, un casier judiciaire remis à zéro sans avoir à payer la dette, trop lourde, de nos innombrables fautes : Le Messie, ce juste, s’en est occupé, s’étant rendu volontairement « otage pour tous » ! Quel Sauveur !

Le Rav Saddin explique une autre chose qui va nous aider à toujours mieux comprendre l’oeuvre du Mashia’h :

Sur le sacrifice d’Isaac qui devait être opéré par Abraham (la akeda), le Rav Saddin explique que Abraham, qui représente le « tout amour » et la bonté en personne, en obéissant à Dieu et en allant sacrifier son fils, a fait un acte “anti-amour” et “anti-bonté” par excellence : égorger son fils bien aimé ! Il est allé à l’opposé de sa nature et de toute logique par amour et obéissance pour Dieu. De même, Isaac, qui, d’après les sages, représente le « tout rigueur », la fermeté et la sévérité, a fait un acte anti-rigueur par amour et obéissance envers Dieu : offrir son corps en sacrifice, se laisser dépouiller contre toute logique humaine !

Le Zohar, rapporte le Rav Saddin, nous enseigne qu’à ce moment là, « l’eau est devenue le feu, le feu est devenu l’eau » : l’identité juive est née à la akeda (sacrifice d’Isaac). Par cet acte d’abnégation parfaite, aussi bien du côté d’Abraham que du côté d’Isaac, l’identité juive naîtra, symbole de l’abandon de soi au Maître du Monde, et sera parfaitement accompli, manifesté et réalisé dans le sacrifice de ce juif légendaire du nom de Yéshoua qui s’est offert en rançon pour le monde : A l’instar de Yossef (Joseph), pour plusieurs et durant des millénaires, il ne reste que sa tunique imprégnée du sang des boucs, signe de mort pour les uns, mais signe de l’expiation de Kippour laissé pour ceux qui ont des yeux pour voir et un coeur pour comprendre.

Ainsi, pour tous ceux à qui Dieu a fait la grâce de découvrir la valeur sacrée du sang expiatoire du Messie, et non cette simple tunique imprégnée du sang des boucs qui fut utilisée par ceux qui tentèrent de simuler la mort définitive de leur futur rédempteur, une rédemption éternelle leur est offerte, une route nouvelle s’ouvre à eux, un accès nouveau, puissant et glorieux vers le Père s’offre aux rachetés de l’Eternel ! « Faites-le savoir jusqu’à l’extrémité de la terre, Dites : L’Éternel a racheté son serviteur Jacob ! Et ils n’auront pas soif dans les déserts où il les conduira : Il fera jaillir pour eux l’eau du rocher, Il fendra le rocher, Et l’eau coulera. » (Esaïe 48)

Yéshoua Le Prince de La Vie, dans le jardin de Gethsémani, conscient d’aller jusqu’au terme de la yeshoua jesus sacrifice expiation kippourdernière étape de sa mission de rédemption, pris par l’angoisse psychologique de la plus ardue des missions qui soit donnée à un homme, laissera sortir de son front la sueur du calvaire au travers de ces terribles premiers grumeaux de sang qui couleront de son front royal et qui engageront le long processus de l’étape finale du Grand Kippour de l’humanité dans ces aspects les plus sombres et les plus amers : le Mashia’h, deviendra temporairement ce bouc-émissaire sur lequel tous les péchés d’Israël et de l’humanité seront transférés ainsi que ce fut le cas pour le bouc Azazel. Chargé du poids immense des péchés de l’humanité, Yéshoua agonisera et deviendra malédiction pour nous afin de nous apporter la Bracha (bénédiction) d’une vie éternelle dans le monde futur ! Quel magnifique Sauveur et Messie donné par Israël pour le monde entier ! Un regard de foi vers ce divin sauveur et voilà que nos fautes rouges comme l’écarlate deviennent blanches comme la neige !

Tout comme l’eau est devenue le feu et le feu est devenu l’eau, lors du sacrifice d’Isaac, le Prince de La Vie a porté la mort sur lui-même, en son corps sur le bois du calvaire, et alors, de vie et bénédiction qu’Il était, Il est devenu malédiction et mort, afin d’offrir la vie et la bénédiction à tous ceux qui se repentiront et qui croiront en Lui ! C’est seulement ainsi que le monde subsiste depuis la destruction du temple, car aucun poulet ni aucune bête ne peut faire l’expiation des péchés de façon aussi parfaite et prodigieuse que le Mashia’h !

sang expiation croix Yéshoua jesusC’est bien là ce que le Rav Shaoul (Paul) dira d’une façon excellente : « Celui qui n’a point connu le péché, il l’a fait devenir péché pour nous, afin que nous devenions en lui justice de Dieu. » (2 Corinthiens 5) et encore : « étant devenu malédiction pour nous-car il est écrit : Maudit est quiconque est pendu au bois,- afin que la bénédiction d’Abraham eût pour les païens son accomplissement en Yéshoua Ha Mashia’h, et que nous reçussions par la foi l’Esprit qui avait été promis. » (Galates 3)

C’est pour cela que le peuple juif auquel nous appartenons et que nous chérissons, devrait abandonner “le rite des Kapparot” dans lequel il est demandé à D.ieu que, dans le cas où nous étions destinés à être l’objet de cruels décrets, puissent ceux-ci être transférés sur un poulet par le mérite de la mitsva (commandement) de charité (la valeur monétaire du poulet est donnée aux pauvres, ou, et c’est la pratique la plus répandue aujourd’hui, le poulet lui-même est donné à une cause charitable.)

Que certains chrétiens ne jugent pas trop vite : le rite des kapparot n’est pas pire que celui qui consiste à dépeindre un Messie anti-juif, abolisseur des lois de Dieu, comme nous allons le voir dans la suite de cette étude.

IV] Le faux Jésus Azazel démasqué

Le Rav Saddin rapporte un enseignement des plus importants : les deux boucs, extérieurement, devaient être absolument identiques : même taille, même couleur, même poids etc.

Et il dit : « comment de l’extraordinaire ressemblance peut naître la différence ? » Effectivement, au final, l’un des deux boucs ira au désert et mourra de la façon la plus atroce qui soit dans l’extériorité même du désert, et l’autre bouc, au contraire, sera destiné au lieu le plus saint du temple, dans le Saint des saints, l’intériorité la plus profonde : son sang sera versé dans l’intériorité la plus profonde et intime du lieu de rencontre avec le Créateur de l’univers !

De là, nous apprenons que la vraie différence apparaît lorsque toutes les fausses dissemblances s’annulent pour laisser apparaître ce qui est vrai : l’un est saint et destiné à la rédemption, l’autre relève du péché et destiné à la mort atroce : en apparence, après un examen superficiel, les deux boucs sont identiques mais en vérité, l’un représente la vie et mène à la vie et l’autre représente la mort.

Nous sommes confrontés exactement à la même problématique dans le monde chrétien : il y a globalement “deux Jésus” qui ont la même taille, la même couleur, le même poids, les mêmes prétentions messianiques, pourtant, l’un est destiné au désert et au bannissement éternel, et l’autre est le véritable, destiné au Saint des Saints, dans l’intimité la plus profonde du Dieu vivant. Pourtant, les deux se ressemblent tellement !

Alors comment les différencier et que faire après les avoir identifiés ? Et bien, c’est très simple et Dieu nous donne un indicateur qui ne peut tromper : il est dit du Messie :

« La loi (Torah) de son Dieu est dans son coeur » (Psaumes 37:31)

Le vrai Messie est juif, il observe la Torah de Dieu et enseigne à l’observer (Matthieu 5.17-19), le vrai Messie observe les fêtes de Dieu, il mange cachère, observe le shabbat, honore la tradition des sages d’Israël, met les téfilines, porte les tsitsit (franges aux 4 coins des vêtements, voir cette étude) etc, etc.

Le faux Messie transgresse la Torah et enseigne à la transgresser. Soyons vrais : une large partie du faux-jesus messiemonde chrétien croit dans un Messie qui enseigne à abandonner la loi de Dieu : Nombreux sont les dirigeants chrétiens à affirmer que la Loi de Dieu est caduque et obsolète. Ils sont nombreux à enseigner l’abolition pure et simple des fêtes de l’Eternel, du Shabbat, l’abandon des lois alimentaires etc,. Selon eux, il est désormais permis de transgresser le jour du Shabbat, d’abolir les fêtes de Dieu, d’observer des fêtes païennes sans aucun problème, de manger impur, de manger du sang, de négliger les lois de Nida (impureté liée aux menstruations) etc. Ils mettent en avant un Messie qui n’est pas juif, qui n’observe ni les fêtes de Dieu, ni le Shabbat, ni la cacherout, ni la tradition des sages d’Israël, il ne porte pas les téfilines, ni les tsitsit etc, etc : c’est un Jésus factice provenant d’un autre évangile. C’est à ce sujet que Paul dira :

« Si quelqu’un vient vous prêcher un autre Jésus que celui que nous avons prêché, ou si vous recevez un autre Esprit que celui que vous avez reçu, ou un autre Evangile que celui que vous avez embrassé, vous le supportez fort bien. » (2 Corinthiens 11)

La conclusion est simple : le faux Jésus doit être jeté vers le désert à jamais et le vrai Yéshoua, doit être mis au premier plan dans nos vies et dans nos coeurs, c’est Lui le véritable Messie, et c’est Lui seul qui est capable d’apporter l’expiation : l’autre Jésus, destiné au désert éternel, ne sera d’aucun secours, mais au contraire, Il amènera sur ceux qui Le suivent ces terribles sentences sorties de la Bouche du vrai Roi Mashia’h :

« Pourquoi m’appelez-vous Seigneur, Seigneur ! et ne faites-vous pas ce que je dis ? » (Luc 6:46) et encore : « Ceux qui me disent : Seigneur, Seigneur ! n’entreront pas tous dans le royaume des cieux, mais celui-là seul qui fait la volonté de mon Père qui est dans les cieux. » (Matthieu 7:21) et voici la volonté de Dieu, pourtant rappelée dans des centaines de versets : « Tu observeras les commandements de l’Eternel, ton Dieu, pour marcher dans ses voies et pour le craindre. » (Deutéronome 8:6) ainsi que Yéshoua le rappelle dans une parabole qui nous enseigne comment échapper aux tourments de l’enfer : « Ils ont Moïse et les prophètes; qu’ils les écoutent. S’ils n’écoutent pas Moïse et les prophètes, ils ne se laisseront pas persuader quand même quelqu’un des morts ressusciterait. » (Luc 16)

vrai Yeshoua et faux jesus French finalLes deux boucs nous apprennent aussi cela : Quand nous allons dans l’essence des choses, alors apparaît la différence, les masques tombent, le vrai se distingue du faux et ici, en creusant la Parole de Dieu, en allant dans l’essence des choses, nous voyons le vrai Messie se différencier et se distinguer nettement du faux Jésus dépeint depuis trop longtemps dans une partie du christianisme et ainsi, nous voyons du même coup tous ceux qui veulent s’attacher réellement à l’Eternel et tous ceux qui ne l’aiment pas véritablement ,mais qui préfèrent s’attacher à un faux Messie, en dépit de toutes les preuves éclatantes de cette tragique erreur !
A ce sujet, les sages enseignent :

« Obéis aux commandement au nom de celui qui les a ordonnés et conduis-toi par rapport à eux de façon désintéressée” (nedarim 62a). C’est de cette manière que les serviteurs intègres choisissent de se conduire. En effet, celui qui n’adhère pas à Dieu d’un véritable amour, devra faire un effort considérable et le service divin sera alors un grand fardeau. Il se justifiera en disant: “qui pourra résister à cela ? Nous ne sommes finalement que des dérivés de la matière, enfant d’une femme, il nous est donc impossible d’atteindre cette pureté et cette subtilité”. Quant à ceux qui aiment Dieu et désirent ardemment le servir, ils se réjouissent en leur cœur de démontrer leur exaltation devant Dieu et de s’efforcer constamment à s’épurer et à se purifier en observant Ses commandements. »

Si pour vous, Yom Kippour est nouveau, si vous découvrez ces choses, sachez que la vraie téshouva de Yom Kippour commence par ici :

Redonner à César ce qui est à César, à Dieu ce qui est à Dieu, au Messie ce qui est au Messie, et donc, réhabiliter dans votre vie et dans votre coeur, la place du vraie Yéshoua : un Juif, Fils unique du Dieu éternel, Messie d’Israël et fidèle observateur de la Torah, qui enseigne à ses disciples l’observation de la Torah de Son Père.

Ces deux boucs nous enseignent ainsi le double mouvement de la teshouva : le négatif, le faux et l’impur, nous devons le jeter avec force à l’extérieur, à Azazel, loin dans le désert et, dans ce même mouvement, nous devons rentrer en nous même, faire techouva afin de pénétrer dans l’intériorité du Saint des saints, avec Yéshoua le vrai Messie, qui a versé son sang précieux afin de se former un peuple purifié et zélé pour la Torah de Son Père qui nous montre en quoi consiste les bonnes oeuvres.

« Ainsi donc, frères, puisque nous avons, au moyen du sang de Yéshoua, une libre entrée dans le sanctuaire par la route nouvelle et vivante qu’il a inaugurée pour nous au travers du voile, c’est-à-dire, de sa chair, et puisque nous avons un souverain sacrificateur établi sur la maison de Dieu, approchons-nous avec un coeur sincère, dans la plénitude de la foi, les coeurs purifiés d’une mauvaise conscience, et le corps lavé d’une eau pure. » (Hébreux 10)

V] Que faire exactement à Kippour : quelques lois et principes

Le Rav Abraham Weingort, explique : La spécificité de Kippour réside dans le fait qu’à cette date, la téchouva s’inscrit dans un processus historique qui concerne la collectivité d’Israël, et pas seulement l’individu. Historiquement, Moïse retournait au sommet du Sinaï pour demander le pardon complet pour la faute du veau d’or. C’était le premier du mois de Eloul. Quarante jours plus tard, il en redescendit, le pardon divin accordé, c’était le 10 du mois de Tichri, le jour de Kippour (pardon).

Concrètement, que faut-il faire pour obtenir le pardon ? Maïmonide énumère les 3 phases qui constituent la Téchouva :

  1. Abandonner la faute et prendre dans son coeur la résolution de ne plus la commettre.
  2. Regretter le passé et s’en repentir
  3. Exprimer clairement et à haute voix les fautes commises et les décisions prises dans son coeur, c’est le « Vidouy ».

Un enseignement du site Loubavitch nous explique :

« Que se passait-il lors de ce jour à l’époque du Temple ? Le Grand Prêtre pénétrait dans le Saint des saints. Il était alors seul avec D.ieu. Aucun être humain ou spirituel n’avait la permission d’interrompre ce moment de relation unique avec D.ieu. Chaque année, cette séquence se rejoue dans notre propre cœur. L’essence de l’âme juive fait une avec l’Essence de D.ieu (Note Thomas : avec la révélation du Messie, cette séquence se rejoue dans notre propre coeur mais nous y voyons Yéshoua pénétrer dans le Saint des saints du temple céleste que Dieu montra à Moïse sur la montagne)

Ce lien perdure au-delà du temps. Mais à l’intérieur du temps, il se révèle à Yom Kippour. En ce jour, chacun de nous « pénètre dans le Saint des saints » et passe du temps « seul avec D.ieu ».

YOM KIPPOUR JOUR DU PARDON MODA Yom Kippour, se révèle notre lien profond avec D.ieu et dans ce processus, chaque élément de notre potentiel spirituel s’en trouve revitalisé. Cette expérience spirituelle régénère également notre vie dans les sphères matérielles, nous comblant de bénédictions et assurant à chacun d’entre nous une bonne et douce année dans nos préoccupations matérielles et spirituelles.

Maïmonide décrit Yom Kippour comme « le moment de la Techouva pour tous », pour les individus tout comme pour la communauté.

Il est d’usage d’allumer également une bougie qui dure au moins vingt-cinq heures et sur laquelle on récitera la bénédiction de la « Havdala » à la fin de la fête. La Havdala est un rituel enseigné et instauré par les sages et permettant de faire la transition entre le jour Saint de Kippour et les autres jours profanes de le semaine (idem pour Shabbat).

A Yom Kippour, on récite la deuxième phrase du Chema Israël (« Barou’h Chem…») à voix haute.

Il est interdit de manger, de boire, de s’enduire de crèmes ou de pommades, de mettre des chaussures en cuir, d’avoir des relations conjugales et de se laver (sauf si on s’est sali ; de même, on se lave les mains pour des raisons d’hygiène). On passe la journée à la synagogue. Toutes les interdictions de Shabbat s’appliquent à Yom Kippour.

Il est également coutume de s’habiller en blanc ce jour là. Pourquoi ? En premier lieu, c’est presque une évidence, le blanc est le symbole de la propreté et de la pureté. Déjà l’ecclésiaste écrivait : « Que tes vêtements soient blancs en permanence » (9.8). Dans le langage quotidien, également, nous utilisons le terme blanchir pour rendre propre ou encore pour innocenter, ce qui convient parfaitement pour ce jour durant lequel, si nos péchés sont rouges comme l’écarlate, le Seigneur les rendra blanc comme neige, si seulement nous faisons une vraie techouva.

VI] Conclusion : Si tu aimes Dieu de tout ton coeur, pas de panique !

Enfin et en conclusion, si vous êtes loin d’observer parfaitement cette fête de Kippour, si vous êtes angoissés à l’idée de mal faire ou de louper ce saint moment, voici en guise de conclusion une anecdote authentique, avec une pointe d’humour, nous rappelant à quel point Dieu regarde avant tout à la passion de notre âme envers Lui, au désir que nous avons de Lui plaire, et non aux aspects techniques qui sont importants mais non salutaires :

La célèbre histoire hassidique du juif de l’alphabet est particulièrement édifiante : il s’agit de ce Juif qui récitait avecDavid dieu coeur apparence mod ferveur l’alphabet pendant toute la journée de Kippour : Aleph, Beth, Guimel etc. Lorsqu’il arrivait à la 22ème et dernière lettre, il reprenait depuis le début et ainsi de suite jusqu’à la fin du jeûne. Lorsqu’on lui demanda des explications, il répondit : 

« Je ne sais pas lire et encore moins prier. Je ne connais que l’alphabet. Alors, ce matin, en arrivant, j’ai adressé à Dieu la prière suivante : Maître du Monde ! Moi, je ne sais pas lire, mais toi, tu sais certainement ce qu’il convient que je dise. Je t’envoie donc toutes les lettres de l’alphabet. Façonne-toi la prière de ton choix et qu’elle soit agréée auprès de Ton Trône. Ému, le Rabbi dit alors aux fidèles : « Si cette année nos prières sont acceptées, nous le devons certainement à ce juif-là. »

Que le Dieu de vérité nous aide dans nos faiblesses, pardonne nos innombrables fautes en ce Saint Jour de Kippour, qu’Il nous accorde une douce et bonne année malgré les tempêtes et que, comme notre Messie et Sauveur Yéshoua, nous puissions avoir cette émouna (foi) qui lui permettait de dormir et d’être calme dans cette barque prise dans cette tempête bien incapable de troubler la sérénité du Roi des rois : « Car ainsi a parlé le Seigneur, l’Eternel, le Saint d’Israël : C’est dans la tranquillité et le repos que sera votre salut, C’est dans le calme et la confiance que sera votre force. » (Esaïe 30.15)

Amen, vé amen vé amen !

Vous êtes invités à abondamment partager cet article à condition d’en citer la source ainsi qu’il est dit par les sages dans les maximes des Pères :

« C’est alors qu’intervient le conseil ultime : celui qui enseigne toute chose au nom de celui qui l’a dite, celui qui dit une chose au nom de son auteur, amène la délivrance. Ainsi, nous apprenons que la Reine Esther a révélé au roi, au nom de Mordehaï, l’existence d’un complot pour attenter à sa vie (Esther 2.22) ».

Une étude de Thomas, inspirée des enseignements de Yéshoua Rabbénou et des hakhamim (sages d’Israël) transmis par les généreux rabbins de notre génération qui répandent la sagesse d’Israël, qu’HaShem les garde et les comble de bénédictions.

 

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Note importante relative au contenu des articles du site web : Veuillez citer la source lors de toute copie partielle ou complète de l’article, ainsi que le rappellent justement les maximes des pères (Pirqé Avot) : « Quiconque cite l’auteur d’une parole amène la délivrance dans le monde ». Pour le reste, c’est entre vous et Dieu qui sonde les cœurs et qui rendra à chacun selon ses œuvres.

En dehors des citations et autres extraits de sources externes repris dans les études, nous ne cautionnons pas forcément tous les propos et les enseignements des personnes et/ou des références et autres sites web cités : chaque homme est faillible, nul ne possède toute la vérité, chacun doit donc être attentif et ne retenir que ce qui lui semble bon et en accord avec les voies de Dieu et la bonne nouvelle du Messie Yéshoua : « examinez toutes choses; retenez ce qui est bon; » (1 Thessaloniciens 5:21).

Sur ce site web, nous usons donc de notre liberté en Yéshoua pour citer et utiliser, lorsque cela s’avère nécessaire et utile pour nous faire grandir dans la compréhension du plan divin et de la volonté de Dieu, le travail d’hommes ou de femmes parfois rattachés à d’autres confessions, mais que nous publions tout de même en raison de la qualité de leur contribution dans des domaines particuliers, bien que nous ne les rejoignons pas forcément dans toute leur doctrine. En outre, cela nous invite à nous exercer à vivre cette maxime des sages : « Qui est sage ? Celui qui apprend de chaque homme.[…] Le sage n’est pas celui qui a acquis des connaissances étendues dans tous les domaines, mais celui qui est capable d’apprendre de chacun » (Pirqé Avot). Si nous ne suivons pas cette maxime, nous nous éloignons alors de la sagesse pour rejoindre les rangs de ceux dont l’esprit est encombré par l’intolérance et le légalisme qui est l’étroitesse d’esprit, qu’à Dieu ne plaise !

10 Commentaires

  1. Mamy ANDRIANAVALONA

    Merci Thomas, continue l’oeuvre, Elohim soit loué

    Réponse
  2. bernard

    merci beaucoup

    Réponse
  3. issia issia ado

    sois benie.merveilleux

    Réponse
  4. Cailleux

    Merci Thomas.

    Réponse
  5. Florence

    Merci Thomas pour cette étude.
    Voilà le vrai sens de l’acte de repentance ( téchouva). Ce n’est pas un simple changement de mentalité comme je l’ai souvent entendu.

    J’ai quelques questions :
    Qui est Azazel, celui à qui est envoyé le bouc portant tous les péchés d’Israël?
    Est-ce l’ange déchu nommé Azazel que l’on trouve dans le livre d’Hénoch et qui est lié dans le désert ou bien doit-on interpréter autrement ce mot?
    D’ailleurs, quel crédit accorder à des livres comme le livre d’Hénoch, les Jubilés, etc? Ces livres ne figurent pas dans notre canon biblique tel que décidé par les hommes mais ces livres avaient pourtant une certaine valeur pour certaines ” sectes “juives par le passé.
    Merci d’avance pour la réponse 🙂

    Réponse
    • Richard

      Merci Fere Thomas pour l’Etude.
      Beaucoup appris!
      Merci.

      Réponse
    • valdo

      Le bouc expiatoire représente Jésus-Christ
      Lévitique 16:9 Aaron offrira le bouc sur lequel est tombé le sort pour l’Éternel et en fera un sacrifice pour le péché.
      Lévitique 16:15 Il égorgera le bouc pour le péché du peuple et il en portera le sang au–delà du voile. Il fera avec ce sang comme il a fait avec le sang du taureau, il en fera l’aspersion sur le propitiatoire et devant le propitiatoire.

      Les péchés sont portés par le bouc émissaire qui représente satan
      Lévitique 16:21 Aaron posera ses deux mains sur la tête du bouc vivant, et il confessera sur lui toutes les iniquités des enfants d’Israël et toutes les transgressions par lesquelles ils ont péché; il les mettra sur la tête du bouc, puis il le chassera dans le désert, à l’aide d’un homme qui aura cette charge.
      Apocalypse 20:1-3 Puis je vis descendre du ciel un ange, qui avait la clef de l’abîme et une grande chaîne dans sa main. Il saisit le dragon, le serpent ancien, qui est le diable et Satan, et il le lia pour mille ans. Il le jeta dans l’abîme, ferma et scella l’entrée au-dessus de lui, afin qu’il ne séduisît plus les nations, jusqu’à ce que les mille ans fussent accomplis.
      De même que le bouc représentant Azazel était chassé dans le désert, de même Satan sera enchainé au début du royaume de Dieu.

      Réponse
  6. NICOLE BOURGUES

    Merci Thomas

    Réponse
  7. Marie Beauchesne

    Merci Thomas pour cette belle étude tellement édifiante et nourrissante pour notre âme qui débute bien cette journée tellement importante qu’est Yom Kippour qui nous amène à la réflexion dans le plus profond de nos coeurs.

    Réponse
  8. Aurélie

    Merci Cher Thomas pour cette très belle étude !
    Quel Merveilleux Père Miséricordieux qui appelle Ses Enfants à se repentir et à suivre Ses Voies !
    “Cherchez l’Éternel pendant qu’il se trouve; invoquez-le, tandis qu’il est près! Que le méchant abandonne sa voie, et l’homme injuste ses pensées; et qu’il retourne à l’Éternel, qui aura pitié de lui, et à notre Dieu, car il pardonne abondamment. Car mes pensées ne sont pas vos pensées, et vos voies ne sont pas mes voies, dit l’Éternel. Car autant les cieux sont élevés au-dessus de la terre, autant mes voies sont élevées au-dessus de vos voies et mes pensées au-dessus de vos pensées. ” (Ésaïe 55 : 6-9)
    ” Mais quand vous vous présenterez pour faire votre prière, si vous avez quelque chose contre quelqu’un, pardonnez-lui, afin que votre Père qui est dans les cieux vous pardonne aussi vos offenses. Que si vous ne pardonnez pas, votre Père qui est dans les cieux ne vous pardonnera pas non plus vos offenses.” (Marc 11 : 25-26)

    Réponse

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