L’olivier Franc de Romains 11 : le peuple juif ou le Christ ? Focus sur la théologie du remplacement d'Israël par l'Église. -

L’olivier Franc de Romains 11 : le peuple juif ou le Christ ? Focus sur la théologie du remplacement d’Israël par l’Église.

« Ne t’enorgueillis point, mais crains. Car si Dieu n’a point épargné les rameaux naturels, prends garde qu’il ne t’épargne pas non plus. » (Romains 11:20)

À l’aide de quelques sources exégétiques fiables, sérieuses et solides, ce court article se veut être une brève mise au point au sujet du fameux olivier franc dont parle Paul en Romains 11, olivier sur lequel, par la foi en Yéshoua (Jésus), les croyants viennent se greffer. Cette mise au point est devenue nécessaire, dans la mesure où ça et là, plusieurs persévèrent dans un travestissement de l’Écriture et diffusent quelques interprétations fallacieuses qui en bout de course, une fois encore, mettent Israël de côté et méprisent le peuple juif afin d’appuyer et de donner du crédit à la tristement célèbre fausse et dangereuse théologie de la substitution.

Rappelons que les tenants de cette théologie interprètent de façon abusive quantité de textes de l’Ancien et du Nouveau testaments, dont notre verset de Romains 11, dans le but d’enseigner le rejet d’Israël par Dieu et son remplacement par l’Église, qui, selon cette théologie, serait le nouveau peuple de Dieu, le nouvel Israël. Faisant fi du mystère de l’endurcissement temporaire d’Israël voulu par Dieu « jusqu’à ce que la totalité des païens soit rentrée », les “substitutionistes” enseignent que Dieu aurait définitivement rejeté Israël pour se choisir un nouveau peuple : l’Église, “le nouvel Israël de Dieu”. Naturellement, dans cette théologie, les juifs ne peuvent être sauvés qu’en adhérant à l’Église chrétienne et à sa doctrine sans quoi ils seront damnés. Les théologiens du remplacement d’Israël par l’Église interprètent les nombreux textes prophétiques de façon à ce que partout où nous voyons une promesse faite à Israël, cela concernerait désormais l’Église, nouvel Israël, selon eux.

Nous aurons peut-être l’occasion de développer plus à fond ce sujet à l’avenir en nous appuyant sur des ouvrages d’érudits y faisant référence, mais pour l’heure, gardons à l’esprit qu’en plus de se heurter brutalement à quantité de textes des Écritures, un tel enseignement se heurte aussi à toute l’histoire même du peuple juif qui a vu la providence, les miracles et la main de Dieu les conduire dans ce long exil bimillénaire prophétisé qui touche enfin à sa fin puisqu’aujourd’hui même, de nos propres yeux, nous assistons à la spectaculaire et récente résurrection de l’État d’Israël. Ce retour par millions des juifs dans leur pays ancestral atteste, envers et contre tous, la fin du grand exil biblique, en conformité exacte avec les paroles antiques des Saints Prophètes du Seigneur de Toute la Terre. Assurément, l’Éternel ne se conduirait pas avec tant d’attention, d’évidence et d’amour envers un peuple rejeté et abandonné…

Le retour des juifs sur leur terre permet de donner le coup de grâce à cette fausse doctrine du remplacement d’Israël par l’Église : l’Écriture est formelle lorsqu’elle déclare que seuls les juifs faisant partie du véritable Israël devaient être exilés aux 4 coins du monde pendant longtemps pour enfin revenir sur leur terre. Sans trop d’efforts, tout le monde peut aisément en faire le constat : Notamment, depuis la renaissance miraculeuse en 1948 de l’État d’Israël, ce n’est pas l’Église dont le siège est établi à Rome, qui actuellement revient en terre d’Israël, mais il s’agit bel et bien des véritables juifs dont la capitale a toujours été, est et sera encore Jérusalem. Donald Trump, utilisé par la Providence, nous l’a très bien rappelé récemment : Jérusalem, capital d’Israël !

De la même façon, actuellement, ce ne sont pas les chrétiens qui parlent couramment la langue hébraïque biblique, ce sont bien les juifs. Dans le plan divin, les chrétiens ont bien évidemment leur place et un rôle précieux à jouer (s’ils ne s’enorgueillissent pas), mais il est indispensable de rendre à César ce qui est à César et à Dieu ce qui est à Dieu : comme annoncé par la bouche des saints prophètes, la terre d’Israël, depuis peu, refleuri en partie, redonne ses fruits et voit des villes se rebâtir en son sein, et cela, depuis l’arrivée récente du peuple juif. Il est impossible d’en dire autant pour aucun autre peuple.

Malgré tout, cette doctrine erronée et dangereuse de la substitution a imprégné l’Église officielle ces 2000 dernières années jusqu’à ce qu’enfin, l’Église catholique elle-même finisse par reconnaître plus ou moins ouvertement son erreur. Mais 2000 ans d’erreur ne peuvent hélas pas s’effacer aussi facilement des mentalités, et l’expérience sur le terrain en est la stricte démonstration : cette doctrine du rejet définitif d’Israël imprègne, aujourd’hui encore, la pensée et l’esprit de beaucoup de croyants, qu’ils soient catholiques, protestants ou musulmans.

Fait intéressant à noter : il est dans la justice de Dieu de rendre mesure pour mesure, chacun en convient. Le monde chrétien ayant fait de la théologie de la substitution sa théologie principale avec la prétention délirante de succéder et de remplacer les juifs et le judaïsme, il est normal et juste, qu’une autre religion, l’Islam, ait surgi peu de temps après sur la scène mondiale, avec la prétention, elle aussi, de remplacer et de succéder au christianisme. Que ceux qui ont un cœur pour comprendre comprennent.

Reprenons les quelques versets clés de Romains 11 :

« Or, si les prémices sont saintes, la masse l’est aussi; et si la racine est sainte, les branches le sont aussi. 17 Mais si quelques-unes des branches ont été retranchées, et si toi, qui étais un olivier sauvage, tu as été enté à leur place, et rendu participant de la racine et de la graisse de l’olivier, 18 ne te glorifie pas aux dépens de ces branches. Si tu te glorifies, sache que ce n’est pas toi qui portes la racine, mais que c’est la racine qui te porte. » (v. 16-18)

[…]

Ne t’abandonne pas à l’orgueil, mais crains; 21 car si Dieu n’a pas épargné les branches naturelles, il ne t’épargnera pas non plus. (v. 20-21)

[…]

Si toi, tu as été coupé de l’olivier naturellement sauvage, et enté contrairement à ta nature sur l’olivier franc, à plus forte raison eux seront-ils entés selon leur nature sur leur propre olivier. » (v. 24)

Sur ces versets, plusieurs enseignent que l’olivier dont parle Paul ne concerne absolument pas Israël, mais le Messie. Ne pas être greffé sur un olivier figurant Israël arrange évidemment les théologiens de la substitution, toujours ravis d’écarter les juifs.

Bien malheureux celui qui tente d’expliquer et de dogmatiser sa propre compréhension des Saintes Écritures tout en oubliant la judaïté totale de Paul, ce juif de naissance, élevé dans la Torah exacte de ses pères, au pied de ce sage d’Israël nommé Gamaliel. Étant baigné depuis sa tendre enfance dans le judaïsme, Paul parle avec une pensée et une connaissance aiguisée et imprégnée de l’interprétation juive des Écritures : mettre de côté cet aspect important de l’apôtre, c’est se préparer toutes sortes de maux selon qu’il est dit quelque part : « Ils ne recommandent à personne d’enseigner, à moins qu’il n’apprenne d’abord Comment les Écritures Doivent être Utilisées. » (Homélie fidèle à la Torah, lettre de Pierre à Jacques 1:6)

Le Théologien juif, David H. Stern, explique une chose simple et pertinente pour notre étude :

« Le Nouveau Testament décrit également des événements formateurs parmi les premiers partisans juifs et païens de Yeshoua et explique clairement comment cette nouvelle communauté Messianique ou « Église » est liée au peuple juif. Contrairement à une certaine théologie chrétienne, le Nouveau Testament ne dit jamais que la communauté Messianique (Église) remplace le peuple juif en tant que peuple de Dieu. Il ne dit pas non plus que la communauté Messianique vit parallèlement aux Juifs comme second peuple éternel de Dieu avec une destinée et des promesses séparées. La relation entre les deux est beaucoup plus complexe: les Gentils (Païens) ont été greffés comme des « branches d’olivier sauvage », sur un « olivier cultivé » juif et certaines de ces branches ont été « cassées », mais un jour, elles seront « greffées à nouveau sur leur propre olivier », dans le but qu’à la fin, « tout Israël soit sauvé ». C’est sur cette base que l’unité sera restaurée entre la communauté messianique et le peuple juif. » (David H. Stern, sur Romains 11, “le Nouveau Testament, un livre juif”).

La chose est en réalité simple et entendue : dans la parabole de l’olivier en Romains 11, Paul parle d’un olivier cultivé par opposition à un olivier sauvage dans la mesure où, bercé dans la connaissance de la loi et des prophètes, Paul réemploie une appellation et une image utilisée entre autres par le prophète Jérémie qui parle dans les mêmes termes d’Israël. Au travers de son prophète, Dieu parle d’Israël comme « un Olivier verdoyant, remarquable par la beauté de son fruit » (Jérémie 11:16)

L’olivier, ainsi que la vigne et le figuier sont des symboles connus du peuple d’Israël. Ainsi que le font remarquer plusieurs, l’olivier, très répandu en Israël, est un arbre que l’on peut raser, que le feu peut ravager, que la vieillesse peut creuser ou faire pourrir, mais dès qu’il flaire l’eau, la souche fera pousser vers le ciel des rejetons (netzer נצר) pleins de vigueur. Bien que paraissant morts, les oliviers, comme ceux que l’on voit au Jardin de Gethsémané, peuvent vivre jusqu’à 2000 ans. Même si le tronc meurt, l’olivier résiste aux ravages du temps. Plus qu’aucun arbre, il tire sa vie de sa racine. Voilà pourquoi aujourd’hui, plus que jamais, la nation est représentée par ce symbole puisqu’elle est actuellement en train de revivre par ses racines et forme des rejetons.

Fait marquant : malgré les ravages du temps, l’olivier peut vivre jusqu’à 2000 ans et plus, ce qui correspond précisément à la durée de l’Exil des juifs aux 4 coins du monde sans qu’ils n’aient pour autant disparus, à l’instar de l’olivier qui les représente. Mais également, l’olivier a un feuillage persistant qui dure tant durant l’été que durant l’hiver, et là encore, la comparaison frappe l’œil : après le très long hiver d’un exil de plus de 2000 ans doublé d’une terrible shoah, l’olivier a encore ses feuilles ! N’importe quel autre peuple, sans la force de l’olivier, n’aurait pas survécu.

Dans la continuité de ce qui vient d’être dit, les sages d’Israël, dans le traité Avot, enseignent une chose complémentaire et fondamentale qui reprend le verset 11:16 de Jérémie vu précédemment :

« C’est par la souffrance que Dieu éduque ceux qu’il aime ». La Torah orale nous montre par une parabole que c’est par la souffrance et les épreuves qu’Israël est conduit, lentement mais sûrement, vers l’avenir que Dieu lui a destiné : « Pourquoi le peuple d’Israël est-il comparé (Jérémie 11:16) à un olivier ? C’est parce que, de même que l’olive ne livre son suc précieux que par presse, de même Israël ne revient à Dieu que par la souffrance ».

Nous sommes d’accord, les sages d’Israël aussi et Paul dans Romains 11 avec nous : Israël est comparé à un olivier franc (d’autres comparaisons ne sont pas forcément fausses dès lors qu’elles n’excluent pas celle-ci).

Reprenons le verset de Jérémie 11 :16, notamment la fin du verset :

« Olivier verdoyant, remarquable par la beauté de son fruit, tel est le nom que t’avait donné l’Eternel.

Au bruit d’un grand fracas, il l’embrase par le feu, et ses branches sont brisées. »

Sur ce passage, le théologien Jacques Ellul explique :

« De la place est donc faite sur ce tronc dont les branches ont été arrachées, et l’on arrive, alors, à la grande image de la greffe [dont parle Paul en Romains 11] : de l’olivier franc et de l’olivier sauvage !

La racine, ce seraient les patriarches. Mais le tronc, c’est Israël; l’Israël du temps de Paul et aussi de notre temps ! C’est Israël qui reste l’olivier donneur de fruits (elaia, Kallie-laios). Et c’est le paganisme qui est l’olivier sauvage. »

La conclusion est sans appel : Paul, nous parle donc de deux oliviers, un franc (cultivé) et un sauvage afin de figurer deux entités : Israël et les nations. Il est donc clair qu’ici, Paul ne voit pas l’Olivier comme étant le Messie, mais bien comme étant l’olivier cultivé mentionné en Jérémie 11:16. Pour appuyer cette réalité, la dernière partie du verset nous parle explicitement des fameuses branches retranchées dont parle Paul en Romains 11 :

Jérémie 11:16 : « Olivier Verdoyant [franc, cultivé], Au bruit d’un grand fracas, il l’embrase par le feu, et ses branches sont brisées. »

Romains 11, sur l’Olivier Franc [verdoyant] : Mais si quelques-unes des branches ont été retranchées […] » 

Jacques Ellul continue :

Lorsque nous considérons les énormes déviations de toutes les Églises, de toutes les démonstrations, nous devons honnêtement nous poser la question: est-ce que devant Dieu nous existons encore ? Lorsque nous assistons, dans maintes églises, à un rejet, parfois à une haine du peuple juif et d’Israël, nous devons honnêtement nous poser la question: sommes-nous toujours greffés sur le véritable tronc ? « Ne regarde pas le juif de haut, mais crains ! »

Maintenant, nous savons que l’Esprit catholique répandu dans le protestantisme fut malheureusement très habile pour transformer les textes en vue d’évacuer Israël… Comme dirait une sœur,

« Le christianisme a créé son propre arbre, totalement sauvage et poussant de travers, complètement malade ».

Le problème est assurément à ce niveau là. La Réforme est loin d’être terminée, très loin.

Il n’est évidemment pas faux de voir aussi le Messie dans l’olivier, mais vouloir évacuer Israël pour ne voir que le Messie et/ou l’Église est une perversion anti-juive et une preuve de mauvaise foi évidente et d’un problème réel avec Israël. Israël et le Messie, prophétiquement, sont très intimement liés et partagent un même destin complexe et intimement lié.

De plus, dans le cas où nous voudrions absolument dire que le tronc représente le corps du Messie, l’olivier fait donc là encore référence au peuple de Dieu, le peuple d’Israël puisque l’assemblée d’Israël forme le corps du Messie : lorsque Paul parle, dans ses épitres, du corps du Messie, il ne fait que réutiliser et rappeler les enseignements des sages qui parlent d’Israël en tant que “personne corporative” dont la tête est le Mashia’h.

En définitive, nous avons le droit de voir le Messie dans l’olivier Franc, le Messie étant mystérieusement relié à toute chose, mais au vu du contexte de Romains 11, cette interprétation doit rester secondaire.

Toute interprétation qui en profiterait pour venir évincer Israël selon la chair est encore contaminée par cette influence millénaire d’un christianisme qui semble être aussi voilé sur le mystère d’Israël que ne l’est Israël sur le mystère du Messie Yéshoua. Chacun possède un voile qui lui est propre et le jour où l’Église et Israël admettront la présence de ce voile sur leur tête, alors il leur sera ôté par le Messie Lui-même.

L’Éternel, dans le cadre de Son dessein parfait, a semble-t-il jugé bon de déposer ce voile sur la tête de chacun pour accomplir tout le conseil de sa volonté prévu depuis le commencement, afin que le monde soit sauvé. Mais Dieu n’a-t-Il pas voulu qu’un jour prochain, Ses deux peuples qui n’en font qu’un, enfin débarrassé de leur voile respectif, puisse comprendre qu’ils forment un seul corps dans une complémentarité salutaire ?

Nous semblons nous diriger dans cette direction, grâce à Dieu et en dépit de cette résistance provenant d’un certain nombre de juifs et de non juifs encore voilés et tellement attachés à ce qui divise plutôt qu’à ce qui rassemble : lorsque ces tensions disparaîtront pour laisser place à l’union véritable des juifs et des non juifs, dans leurs différences, tous unis dans la Torah et la foi en Yéshoua le Messie, alors avec tous ceux qui aspirent à la délivrance, nous pourrons dire : “C’est pas trop tôt : le voile est enfin ôté, le monde écoute et comprend enfin la Parole du Mashia’h”« afin qu’ils soient un comme nous sommes un,- moi en eux, et toi en moi,-afin qu’ils soient parfaitement un, et que le monde connaisse que tu m’as envoyé et que tu les as aimés comme tu m’as aimé. » (Jean 17:22). La guéoula (délivrance) est très proche et il est bien possible que cela soit pour « aujourd’hui, si nous entendons Sa voix »

Thomas.

Restez informés !
Articles, études, vidéos inédites : Recevez les dernières nouveautés du site web en rejoignant près de 7000 abonnés :
Pour connaître et exercer mes droits, notamment pour annuler mon consentement, je consulte la politique de vie privée en cliquant ici
En soumettant ce formulaire, j’accepte que mes informations soient utilisées exclusivement dans le cadre de ma demande avec d’éventuelles offres de services éthiques, bibliques et personnalisées qui pourraient en découler, si je le souhaite.

Réseaux sociaux :

Les 3 articles/vidéos les plus vus :

Pour aller plus loin :

paracha
paracha
paracha

Nous recommandons notre partenaire, la librairie juive hébraïque Ness :

Nous recommandons notre partenaire, la librairie juive hébraïque Ness :

Laissez un commentaire pour nous partager votre ressenti et votre expérience !

Info : Si vous voulez allez plus loin dans les études, et découvrir plus en profondeur les enseignements de la Torah du Maître du Monde à la lumière des enseignements du Messie Yéshoua et des sages d'Israël, le projet « La Paracha Du Messie » pourrait vous convenir : https://www.leretourauxracines.com/laparachadumessie/

Note importante relative au contenu des articles du site web : Veuillez citer la source lors de toute copie partielle ou complète de l’article, ainsi que le rappellent justement les maximes des pères (Pirqé Avot) : « Quiconque cite l’auteur d’une parole amène la délivrance dans le monde ». Pour le reste, c’est entre vous et Dieu qui sonde les cœurs et qui rendra à chacun selon ses œuvres.

En dehors des citations et autres extraits de sources externes repris dans les études, nous ne cautionnons pas forcément tous les propos et les enseignements des personnes et/ou des références et autres sites web cités : chaque homme est faillible, nul ne possède toute la vérité, chacun doit donc être attentif et ne retenir que ce qui lui semble bon et en accord avec les voies de Dieu et la bonne nouvelle du Messie Yéshoua : « examinez toutes choses; retenez ce qui est bon; » (1 Thessaloniciens 5:21).

Sur ce site web, nous usons donc de notre liberté en Yéshoua pour citer et utiliser, lorsque cela s’avère nécessaire et utile pour nous faire grandir dans la compréhension du plan divin et de la volonté de Dieu, le travail d’hommes ou de femmes parfois rattachés à d’autres confessions, mais que nous publions tout de même en raison de la qualité de leur contribution dans des domaines particuliers, bien que nous ne les rejoignons pas forcément dans toute leur doctrine. En outre, cela nous invite à nous exercer à vivre cette maxime des sages : « Qui est sage ? Celui qui apprend de chaque homme.[…] Le sage n’est pas celui qui a acquis des connaissances étendues dans tous les domaines, mais celui qui est capable d’apprendre de chacun » (Pirqé Avot). Si nous ne suivons pas cette maxime, nous nous éloignons alors de la sagesse pour rejoindre les rangs de ceux dont l’esprit est encombré par l’intolérance et le légalisme qui est l’étroitesse d’esprit, qu’à Dieu ne plaise !

14 Commentaires

  1. Sissi

    Tout à fait d’accord avec cette étude !!! Sauf peut être Israël qui étant un état laïc et g grand mal à croire qu’elle soit l’Israel d’Elohim !!! Par contre se ki me réjouis c’est qu’on commence à retrouver les tribus qu’on pensait perdu !!! Disons que je vois plus la main de D.ieu ici que dans l’état laïc mais je pense que c’est pas le sujet ici !!! Mais depuis que g quitter les églises que je suis revenu à mes racines (juive de part mon père ZAL) je comprends bcp mieux Shaul de Tarse !!! Et Romain 11 a été le premier qui a été d’une clarté lors ma relecture avec un esprit hébraïque !!!

    Réponse
  2. Messianiques Francophones Unis

    Il serait d’ailleurs intéressant de demander aux enseignants substitutionistes et à leurs «disciples» comment, sur quelles bases scripturaires ils expliquent la renaissance miraculeuse en 1948 de l’État d’Israël et pourquoi nous sommes tous témoins depuis lors, du retour croissant des juifs en Israël et non pas des « chrétiens » de leur nouvel Israël.

    Valérie (SHA)

    Réponse
  3. Pierre

    Amen va amen

    Réponse
  4. Pius

    Gloire et honneur soient rendu a notre Dieu qui est en train d’accomplir son plan divin pour l’humanite. Il s’est choisi un peuple (Israel ) avec qui il a marche et a qui il a donne ses preceptes/sa parole selon Psaume 147:19-20. Il a dit a Abraham par lui, il benira toutes les nations. Yeshoua disait a la femme samaritaine au bord du puits dans Jean4:22 que le salut vient des juifs c’est -a- dire sur les paroles qu’il a donnees a Moise, aux prophetes d’Israel, et du Messie payeur de la rancon du peche.
    Les nations se sont donnees des messies discordantes des racines juives et Israel rejetant son Messie, raisons pour lesquelles le monde est dans une confusion. Mais nous rendons grace a Dieu que maintenant le voile est en train de tomber au niveau des juifs pour reconnaitre le Messie Yeshoua et les autres nations qui l’avait reconnu, de le connaitre veritablement par les paroles qui ont ete donnees aux juifs dans la Tora. Le vrai salut de l’humanite est proche

    Réponse
  5. Deogratias

    C’est clair que l’olivier franc du Romains 11 est le peuple juif.

    Mais je pense que le problème ne se poserait pas tellement si le fait de chercher à y voir exclusivement le Messie n’était pas motivé par des sentiments anti-juifs.
    Car, comme mentionné dans l’étude, «Israël et le Messie, prophétiquement, sont très intimement liés et partagent un même destin complexe et intimement lié.»

    Je voudrais souligner ce lien intime entre Israël et le Messie par Romains 9 oú Paul nous dit que le Messi est issu, selon la chair, du peuple Israël:

    Romains 9:3-5: « 3 Car je voudrais moi-même être anathème et séparé de Christ pour mes frères, mes parents selon la chair, 4 qui sont Israélites, à qui appartiennent l`adoption, et la gloire, et les alliances, et la loi, et le culte, 5 et les promesses, et les patriarches, et de qui est issu, selon la chair, le Christ, qui est au-dessus de toutes choses, Dieu béni éternellement. Amen! »

    En d’autres termes, dans une certaine mesure, le peuple d’ Israël «a mis au monde le Messie»!

    Encore une raison de prendre conscience du rôle insondable du peuple d‘Israël dans notre salut. Prenons le temps nécessaire pour y réfléchir.

    Franchement, je pense que ce dont nous avons besoin, par dessus tout, c’est l’amour pour le peuple d ‘Israël.

    Cet amour est quelque chose de surnaturel que nous devons expressement demander dans la prière en plaidant par exemple sur les promesses de Romains 5:5 et Galates 6:

    Romains 5:5: «Or, l`espérance ne trompe point, parce que l`amour de Dieu est répandu dans nos coeurs par le Saint Esprit qui nous a été donné.»

    Galates 4:6: «Et parce que vous êtes fils, Dieu a envoyé dans nos coeurs l`Esprit de son Fils, lequel crie: Abba! Père! »

    De ces deux versets nous pouvons dire que Dieu répand son amour dans nos coeurs par l’Esprit de son Fils; son Fils que peuple d’Israël a mis au monde pour notre salut, si nous y joignons Romains 9:5!

    Réponse
  6. Francois FOISIL

    Excellent et juste! Merci.
    Juste une remarque, dans les traductions bibliques nous avons par exemple le passage où Paul dit que “nous avons été enté à leur place”, mais çà c’est de Louis Segond;
    Darby et d’autres traduisent par entés “au milieu d’elles”!
    Rien que dans ces quelques mots, il y a les traces théologiques de traducteurs!
    En 1900, on avait surtout l’évidence de la disparition totale et pensait-on définitive d’Israël.
    Or Paul vivait en Israël et parlait avec des juifs dans le Corps et d’autres hors du Corps! Et cette notion change tout l’arrière plan théologique quand on traduit!
    Paul vivait le royaume au milieu des branches…

    Réponse
  7. Marcelin

    Merci Thomas pour le partage en ce jour de shabbat et shalom

    Réponse
  8. issia ado

    amen vrais et juste.

    Réponse
  9. issia ado

    amen.merveilleux enseignement.vrais et juste.que le monde entier ecoute tres bien.le salut viens des juifs.adonai elohim le saint createur a choisi le peuple juif .la base c est la torah.la torah c est ieshoua ha mashiah.adon ieshoua est un vrais citoyen juif.qui a vecu israel,il marcher sur la terre d israel et prouvez que la torah est vrais .jean ch1v2a4.
    tout se qui se fera en dehors de la torah et de son vrais peuple les juifs .restera a jamais dans l erreur.

    Réponse
  10. Chèbre Jacqueline

    Vous écrivez « Le christianisme a créé son propre arbre, totalement sauvage et poussant de travers, complètement malade ». Je ne pense pas que le Christianisme ait créé son propre arbre Les racines de cet arbre sont de Dieu.

    Réponse
    • RencontrerDieu.com

      Oui, tout appartient à Dieu, le ciel, la terre et tout ce qu’elle renferme mais tout ce qui se passe n’est pas forcément approuvé de Dieu. Si le Christianisme a été suscité par Dieu et si l’Eglise catholique ou protestante a produit d’excellentes choses à la gloire de Dieu pour réaliser son plan parfait, cela sera mauvais, déplacé et très dommageable que de persister à fermer les yeux sur ce qui aujourd’hui encore cause beaucoup de tort à nombre de croyants juifs et non juifs, comme la théologie de la substitution par exemple, théologie qui a été une réalité dans l’Eglise pendant très longtemps (les preuves sont innombrables) et qui est loin d’être effacé des mentalités. Comme dirait le Théologien juif David H Stern :

      « À cause d’ornement d’origine pagano-chrétienne et de fondation théologique anti-juive, un grand nombre de juifs voit le Nouveau Testament comme un livre païen, concernant un dieu païen. Le Jésus qui est dépeint semble n’avoir aucun rapport avec la vie juive. Par conséquent, cela devient difficile pour un juif de faire l’expérience du Messie tel qu’il est réellement, à savoir l’ami de n’importe quel juif qui lui ouvre son cœur. »

      Et je ne parle même pas des dégâts ches les non juifs qui sont privés, pour beaucoup, de la saine doctrine qui est la Torah d’Israël à cause d’une théologie antionomiste répandu dans la chrétienté : ces choses sont révélées comme jamais et il ne s’agit pas de condamner (je ne condamne personne), il s’agit de ne pas taire la vérité pour inviter le plus de monde possible à prendre conscience et à faire téchouva à l’image, par exemple, de P. Peter Hocken, prêtre britannique, spécialiste de l’oecuménisme et de l’histoire des mouvements de Renouveau dans l’Esprit :

      « À Nicée, nous avons confessé trois choses: 1. La marginalisation des croyants juifs, qui aboutit à ce qu’ils n’ont pas eu de représentation, ni de possibilité de s’exprimer, lors du Concile de Nicée en l’an 325. 2. La décision de Constantin, acceptée par les évêques, d’imposer un calendrier non juif à l’ensemble de l’Église, ce qui a empêché les croyants juifs de célébrer les fêtes d’Israël dans la communion de l’Église. Ce fut le début de l’interdiction faite aux baptisés d’observer toutes les pratiques juives. 3. Le troisième péché confessé fut l’excommunication, en 787, au Concile de Nicée [II] des chrétiens qui participaient au culte synagogal. En Espagne déjà, nous avions confessé les horreurs de l’Inquisition espagnole, car la pire part de toute l’histoire fut celle de l’Inquisition espagnole et portugaise. Beaucoup de violence fut infligée au peuple juif par l’Inquisition, ce qui a conduit à des baptêmes forcés, puis à des sanctions pour avoir pratiqué le judaïsme en secret. Un acte d’humilité catholique plus intense a eu lieu au cours de deux visites en Amérique latine, au cours desquelles, en Argentine (2005) et au Brésil (2013), Johannes Fichtenbauer 175 et moi avons confessé les péchés de l’Église catholique contre le peuple juif et contre les conversos, ou marranes. »

      Réponse
  11. Ben yaacov

    Je voudrais rappeler que la véritable église de notre Seigneur Jésus-Christ (yeshoua) n’a strictement rien à voir avec cette “Eglise” qui est présentement établie à Rome.
    Dieu n’a pas rejeté son peuple (Israël) mais le peuple Juif survivra éternellement (même les 12 portes de la nouvelle Jérusalem ont pour fondement le nom de chaque tribu) mais l’église de Jésus-Christ ne sera plus après l’enlèvement. Son rôle, son ministère, ce pour quoi elle avait été bâtie seront terminées ; mais pas celui du peuple Juif qui aura encore un rôle important durant le millenium.

    Réponse
  12. George

    En rapport avec l’image de la branche d’olivier sectionnée du tronc, je ne crois aucunement que le catholicisme vise à déclasser Israël, « mépriser le peuple juif afin d’appuyer et de donner du crédit à la tristement célèbre fausse et dangereuse théologie de la substitution ».
    Ce ne serait pas plutôt l’inverse? Le catholicisme recherche plutôt la communion et n’aurait-il pas avantage à maintenir en excellente santé le judaïsme qui en est la base ?
    Première parenthèse : la notion “temps” qui est si importante pour les humains à défaut de la qualifier de vitale, risque de ne pas être envisagée du même œil par Dieu. Peu importe différentes théories modernes échafaudées, il n’y a pas un peu de paranoïa tenace insérée dans cette théorie de la substitution?
    Deuxième parenthèse : oublions le terme chrétienté pour l’instant puisque qu’il renferme toutes les branches protestantes. Dans son ensemble, est-ce que le but initial du protestantisme n’était pas de libérer le peuple du fardeau de l’obéissance à la parole de Dieu et lui accorder la permission d’argumenter? Cette fontaine d’apparence libératrice ne déchaîne pas l’orgueil dans toutes les directions et n’encourage pas la controverse au détriment de l’acceptation ? Ces sectes protestantes ne pas sont nées rebelles? Leurs croyances ne sont pas récalcitrantes dans leur raison d’être et anti-souveraines par nature? Est-ce le beau fixe sur cette planète ? La zizanie ne mène-t-elle pas le monde présentement ? Est-ce que ces “novateurs” ne questionnaient pas la croyance de leurs aïeux et ne reniaient pas leurs enseignements? N’ont-ils pas rassemblé la modernité de leurs meilleures intelligences dans toute leur sagacité pour interpréter les livres saints afin d’en ébranler les fondements? Belle piété filiale que de considérer presque païen ce que leurs ancêtres regardaient comme divin. Cela n’expliquerait-il pas que le sens de la famille s’en aille à vau-l’eau dans différentes contrées ? Cette panoplie de gens a-t-elle pondu un système qui soit équivalent ou meilleur que celui qu’elle a travaillé à démembrer?

    Je crois que les Juifs aux très nombreuses sectes et sous-sectes, qu’elles soient messianiques ou non, sont écartelés entre les deux idéologies. N’y a-t-il pas qu’un fossé très étroit entre la Torah des Prophètes, le protestantisme et l’abolition du catholicisme? À peine le protestantisme avait-il fait ses premiers pas que des dialecticiens ésotériques sont apparus de nulle part, auréolés du titre penseurs-éclairés. Des publications abstruses prônant des opinions fantastiques camouflant toutes les ruses n’ont-elles pas alors commencé à essaimer?
    Si on ne se laisse pas aveugler par l’intérêt corrompu et la cupidité, le système protestant appliqué ne serait pas rien d’autre que la volonté de maintenir à la fois les lois mises en place par l’empire humaniste judéo-catho tout en renversant le pouvoir qui les fait exécuter?

    Réponse
    • RencontrerDieu.com

      Il est important d’étudier sérieusement la doctrine chrétienne, la doctrine juive puis l’histoire de l’Eglise, du judaïsme et le rapport de l’Eglise avec les juifs, tout en écoutant et/ou discutant en abondance avec les premiers concernés : juifs et chrétiens. Sans cela, il nous est impossible de cerner le problème, de voir les dégâts et d’identifier les causes de tous les troubles et de toutes les inimitiés dans le monde croyant protestant, catholique et juif. C’est seulement après que nous pouvons voir et comprendre avec la plus grande limpidité à quel point, entre autre, la théologie de la substitution émanant du catholicisme est une dramatique réalité sans aucune paranoïa et cela est tellement vrai qu’effectivement, ces dernières décennies, notamment depuis Vatican II, de vrais efforts et des débuts de repentance se sont fait voir publiquement chez les dirigeants catholiques, des choses que je salue ici même.

      Par contre pour ce qui est, je vous cite “des sectes protestantes”, si elles sont nés rebelles, c’est certainement parcequ’elles tiennent cela de leur mère l’Église catholique qui on le sait, en bien des points à été rebelles à la parole de Dieu. Les “sectes protestantes” sont donc, d’une certaine manière, à l’image de leur génitrice et il suffit de sonder la doctrine de Luther pour s’en convaincre aisément.

      Le protestantisme n’est pas un épiphénomène mais une sérieuse incarnation d’un problème réel qui gangrène la chrétienté représentée par le catholicisme et dont les “fondations théologiques anti juives”, pour reprendre encore les termes du théologien juif David H Stern, sont largement ornées “d’un esprit pagano-chrétien”.

      Ce n’est plus un secret pour personne, du moins pas pour ceux qui étudient plus sérieusement le sujet : le paganisme avec un esprit anti-juif et antinomiste a envahi l’église naissante pour donner naissance à toutes sortes de dérives comme en témoignent l’histoire doctrinale et sanguinaire du catholicisme. Je ne nie pas l’immense contribution et les nombreux bienfaits que l’Eglise catholiques a apporté au monde, mais il est aujourd’hui urgent de rétablir l’équilibre en parlant des vrais problèmes qui gangrènent le monde chrétien et le monde juif.

      Les juifs messianiques constituent, à mon sens, la continuité naturelle du protestantisme dont la réforme s’est vite essoufflée puisque n’ayant pas réussit à couper le cordon ombilical païen qui le relie à sa maman catholique.

      Enfin, pour paraphraser votre dernière remarque, je vous retourne votre propre question en y changeant les termes : Si on ne se laisse pas aveugler par l’intérêt corrompu et la cupidité, le système catholique appliqué ne serait-il pas rien d’autre que la volonté de maintenir à la fois les lois mises en place par l’empire Humano/pagano-chrétien-constantinien tout en renversant le pouvoir qui les fait exécuter, à savoir les juifs ? Je répond : oui, cela me parait être la vérité.

      Ne l’oublions jamais, dans le plan et le coeur de Dieu, pour reprendre les propos de l’apotre Paul cités dans la nouvelle alliance à 3 reprises, c’est “le juif premièrement, puis le grec[nations, chrétiens]” et non l’inverse.

      Réponse

Poster le commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Share This