Dossier spécial : La sorcellerie mondiale de la fin des temps au pilori – Partie I

Paracha Bo (viens) – Exode 10 :1 à 13 :16

Introduction et plan

Sorcellerie mondiale de la fin des temps PART 01 640px_CPMes chers amis, grande est la Torah d’Israël, la Torah du Messie ! Inestimable est sa valeur, car en elle se trouve la source de la vie ainsi que le dit l’Écriture, et en elle se trouve le cœur de Dieu avec tous les trésors de Sa sagesse et de Son intelligence suprême et infinie.

Avec l’aide de Dieu, nous allons encore expérimenter ces puissantes vérités spirituelles au travers de ce tout nouveau dossier spécial d’une inimaginable importance, les mots sont pesés. Que le Dieu des merveilles ouvre notre cœur, nous rende attentifs au son de Sa voie et permette au plus grand nombre de Ses élus de saisir avec zèle les clés spirituelles fondamentales qui vont être dévoilées ici.

Je n’ai pas l’habitude de le dire, mais je dois ici avertir que cette étude est particulièrement providentielle. Nous abordons cette semaine un thème fondamental d’une grande sensibilité, de toute première importance car en plus d’aider le peuple de Dieu à saisir les armes spirituelles puissantes qu’Il nous offre, cette étude mettra à nu la terrible malfaisance de tout ce qui touche de près ou de loin à la magie, à l’occultisme et à la sorcellerie. Dans cette première partie de ce dossier, je vous expliquerai aussi en détail et avec preuve à l’appui, pourquoi je parle de providence divine et pourquoi cette étude est si primordiale.

Premièrement, je tiens à vous confier qu’un jour avant que l’idée de cette étude ne me vienne à l’esprit, la nuit même, j’ai fait un songe particulier dans lequel je voyais très clairement des forces de sorcellerie s’en prendre à une personne. À mon réveil, j’étais étonné puisque le sujet de la sorcellerie ne m’était pas venu à l’esprit depuis assez longtemps. Il convient de noter que dans ce rêve, il y avait un combat spirituel avec ces forces de sorcellerie et malgré tout, dans ce combat, j’avais un réel sentiment de paix et de victoire.

Après ce rêve, la journée même, en voulant étudier plus en profondeur la paracha de la semaine, à ma grande stupéfaction, je me suis aperçu qu’un des sujets majeurs de la paracha était la sorcellerie et évidemment, je n’étais absolument pas au courant. Quand les sages disent que la paracha est liée à notre existence, il y a ici encore une belle preuve de cette vérité. Ce simple songe sur la sorcellerie m’ayant marqué et la découverte du sujet principal de l’étude de la paracha portant aussi sur la sorcellerie, ce furent là des éléments déclencheurs pour me motiver à approfondir le sujet dans la prière en demeurant particulièrement attentif au message que Dieu voudrait bien nous transmettre.

Ce dossier spécial s’articulera sur 3 parties. Dans la première partie, nous allons survoler et voir ensemble (ou revoir pour ceux qui sont déjà bien informés à ce sujet), ce qu’est véritablement la sorcellerie et la magie selon l’enseignement de la Torah et le tout, évidemment en lien avec notre paracha.

La deuxième partie de notre étude, sera en partie consacrée à un témoignage personnel : je vous partagerai plus en détail de nombreux éléments providentiels frappants que j’ai vécu dans la période de la construction de ce dossier, ce qui nous permettra d’apprécier combien le Dieu d’Israël est Le Maître des temps et des circonstances et combien sa providence est puissante et réelle.

Enfin, dans la troisième partie de ce dossier, on rentrera plus en profondeur dans les notions de sorcellerie en lien avec notre paracha et on fera quelques liens intéressants avec notre monde moderne et quelques dernières innovations scientifiques de ces dernières décennies.

Première Partie : la sorcellerie et l’occultisme : survol

Il n’est pas question ici de prétendre faire le tour d’un si vaste sujet mais, avec l’aide de Dieu, nous tenterons de mieux comprendre et de mieux discerner les mécanismes de la sorcellerie et de l’occultisme, et nous mettrons ces choses, non seulement à nu mais, au vue du caractère extrêmement néfaste de ces choses, nous les érigerons sur un pilori spirituel afin de participer au mieux, à leur exécution car nous le savons :

lorsqu’une œuvre de ténèbres est dévoilée et exposée à la lumière, son influence s’effondre.

Nous ne pouvons que remercier le Messie d’Israël, qui Lui seul nous donne la victoire, ayant dépouillé toute puissance de sorcellerie sur la croix du calvaire ! Dans ce dossier, vous comprendrez, avec toujours plus de finesse et de profondeur, l’immense affront à Dieu que représentent, par exemple, tous les auteurs de ces petits fascicules qui se trouvent dans nos boîtes aux lettres et nous invitant parfois à consulter tel ou tel marabout et guérisseur. Mais aussi, cela nous donnera un regard nouveau sur tous ces films, ces ouvrages et ces pratiques New Age qui abondent sur le marché et capturent tant d’âmes ignorantes et naïves.

Lorsque vous aurez terminé l’étude de ce dossier spécial, vous comprendrez avec toujours plus d’évidence à quel point tout ce qui relève de la sorcellerie et de l’occultisme empoisonne la vie de milliards d’individus mais aussi, vous saurez comment vous en préserver. Il convient absolument de traiter avec toute la rigueur nécessaire ces œuvres de ténèbres et cet occultisme que s’emploient à utiliser aussi bien les petites gens que l’oligarchie et les élites de ce monde (Franc-Maçonnerie, Bilderberg, Skulls and Bones and co).

La bonté de Dieu nous fournira aussi les armes pour lutter plus efficacement contre tout type d’influence occulte qui, ne faisons pas l’erreur d’imaginer l’inverse, tient dans ses filets un grand nombre d’enfants de Dieu sur cette terre, qui sont victimes, malgré eux, de sorcellerie. Mais il y a aussi, parmi les croyants, ceux qui, consciemment ou inconsciemment, pratiquent la sorcellerie : oui, nous verrons ô combien il est possible de pratiquer la sorcellerie sans même s’en apercevoir !

Avant de rentrer dans le vif du sujet et mettre nos deux pieds dans cet immense plat étrange dans lequel on ne peut aller sans la protection puissante de Dieu, voyons avant tout quel est le rapport avec la paracha.

Cette paracha nous parle, notamment, des 3 dernières plaies d’Egypte (les sauterelles, les ténèbres et la mort de tous les premiers-nés d’Egypte), plaies qui aboutiront à la délivrance totale d’Israël, à sa sortie d’Egypte et à un dévoilement mondial de la glorieuse Royauté de Dieu !

Regardons plus particulièrement la dixième et dernière plaie dans le chapitre 11 d’Exode car c’est celle qui nous intéressera d’autant plus que, selon les sages, la fin d’une chose est d’une importance toute particulière. Ainsi, cette dixième et dernière plaie doit nécessairement regorger d’enseignements cruciaux comme nous allons effectivement le constater.

« L’Eternel dit à Moïse: “Je vais faire venir encore un fléau sur le pharaon et sur l’Egypte. Après cela, il vous laissera partir d’ici. Lorsqu’il vous laissera enfin partir, il vous chassera même d’ici.” […]

Moïse dit : Ainsi parle l’Eternel : Vers le milieu de la nuit, je passerai au travers de l’Egypte; 5 et tous les premiers-nés mourront dans le pays d’Egypte, depuis le premier-né de Pharaon assis sur son trône, jusqu’au premier-né de la servante qui est derrière la meule, et jusqu’à tous les premiers-nés des animaux. 6 Il y aura dans tout le pays d’Egypte de grands cris, tels qu’il n’y en a point eu et qu’il n’y en aura plus de semblables.

[…]

Alors tous tes serviteurs que voici descendront vers moi et se prosterneront devant moi, en disant : Sors, toi et tout le peuple qui s’attache à tes pas! Après cela, je sortirai. Moïse sortit de chez Pharaon, dans une ardente colère. » (Exode 11 :1,2 – 4,5,6 – 8)

Nous avons donc ici affaire à la plaie que l’on appelle en hébreu « Makat Bekhorot » (la plaie des premiers-nés, prononcé « Bérorot »). Mais que se passe-t-il ? La question se pose : que peut bien avoir cette plaie de si extraordinaire pour provoquer un tel retournement de situation tandis que les 9 autres plaies n’ont pas suffi à provoquer la libération et la sortie d’Egypte ?

Le midrash lui-même nous fait remarquer que le pharaon se moquait quelque peu de cette dernière plaie qui n’avait pas l’air si terrible comparée aux autres. Comprenons bien une chose : sur cette dernière plaie, il existe quantité d’explications toutes aussi justes les unes que les autres. Ici nous allons rentrer dans le SOD (secret) de l’explication, c’est-à-dire dans un niveau de compréhension secret et caché de la Torah, niveau de compréhension que Pharaon lui-même ignorait, et qui nous parle de la signification profonde et spirituelle de cette dernière plaie.

Avant tout, sachons une chose que le midrash  nous explique : les magiciens égyptiens excellaient dans l’art de la magie, Pharaon en tête, lui-même étant comme le général en chef des sorciers et des magiciens de toute l’Egypte antique. La Torah nous le montre que les plaies d’Egypte n’impressionnaient nullement les magiciens de Pharaon. Selon les commentaires, la sorcellerie de Pharaon était si forte que nul ne pouvait pénétrer son palais et parvenir jusqu’à lui sans encombre. Lorsque Moshé et Aaron se présentaient à Pharaon et pénétrait dans son palais, ils devaient parler en Lachon HaKodesh (langue sainte) pour neutraliser les puissances de sorcellerie.

Dans un article de Yonathan Bendennoune publié sur le site chiourim, il est rapporté les paroles du Radvaz (maître spirituel en Égypte au début du XVIe siècle) :

« Serait-il concevable de dire que toutes les actions des magiciens réalisées devant Pharaon ne relevaient que d’astuces et de dextérité ? La raison ne saurait le supporter ! En réalité, ils pratiquaient la magie à l’aide des démons [Chédim], ces pratiques magiciennes et ces sorcelleries étant notoires dans les écrits des Sages et communément admises » (Responsa, Tome V, 1695). »

Au passage, avec cette explication du Radvaz, nous accédons à une compréhension enracinée dans la tradition juive nous permettant de mieux comprendre l’accusation grave de certains pharisiens de l’époque de la fin du second Temple, qui insinuaient que le Messie Yéshoua était un magicien chassant les démons par les démons. Rappelons-nous de ce formidable passage et de la réponse percutante et écrasante du Maître Yéshoua :

« Les pharisiens, ayant entendu cela, dirent : Cet homme ne chasse les démons que par Béelzébul, prince des démons. Comme Yéshoua connaissait leurs pensées, il leur dit : Tout royaume divisé contre lui-même est dévasté, et toute ville ou maison divisée contre elle-même ne peut subsister. Si Satan chasse Satan, il est divisé contre lui-même; comment donc son royaume subsistera-t-il ? Et si moi, je chasse les démons par Béelzébul, vos fils, par qui les chassent-ils ? C’est pourquoi ils seront eux-mêmes vos juges. Mais, si c’est par l’Esprit de Dieu que je chasse les démons, le royaume de Dieu est donc venu vers vous. » (Matthieu 12:24)

En disant : “vos fils, par qui les chassent-ils ?” Yéshoua fait allusion aux “grands tsadikim (justes) qui, selon les explications et le témoignage des sages, utilisaient la nature et en faisaient des prodiges. La différence avec les sorciers et autres magiciens étaient que eux ils agissaient pour sauver le peuple juif ou réaliser un Kiddouch Hachem, soit sanctifier le Nom de Dieu, avec l’autorisation d’En Haut.

Le Zohar (paracha Vaéra, page 28/a) apporte les éclaircissements suivants :

« Rabbi Yossi enseigna : Si tu étais porté à croire que tout ce que produisent les magiciens n’est pas réel et n’est que le fruit d’une illusion, c’est pourquoi il est  dit : ‘Et ils devinrent [des serpents]’, véritablement. Révélation du Zohar on ne peut plus explicite, la magie des sorciers égyptiens était donc une science exacte et il n’est aucunement « sot » de vouloir croire en l’existence de ces forces occultes, dont le pouvoir s’avère bien réel ! »

Le Zohar explique aussi en un autre endroit :

« Et toute la terre d’Egypte était pleine de sorciers, dont il est écrit : car il n’y a pas une maison dans laquelle il n’y a pas de mort ». Toutes les rues d’Egypte sont pleines de dieux, et dans chaque maison se trouvaient toutes sortes de sorciers, qui se connectent par leur sorcellerie dans les couronnes inférieures du bas, et réveillent l’esprit impur parmi elles. »

Mais il y avait des choses que les sorciers ne pouvait réaliser comme redonner la forme originelle d’un élément qu’ils avaient transformés par la magie. C’est pourquoi il est écrit dans Exode 7:12 : “Ils jetèrent tous leurs bâtons et ceux-ci se changèrent en serpents. Mais le bâton d’Aaron engloutit les leurs.” et non pas : “Mais le serpent d’Aaron engloutit les leurs.”, et cela, pour nous faire comprendre que Moïse et Aaron ont rétabli la forme originelle de leur bâton transformé en serpent, et leur bâton a effectivement dévoré les autres serpents, chose que, selon les commentaires « ne pouvait réaliser un sorcier. Il en est de même avec les sorciers de Pharaon. C’est la raison pour laquelle, le bâton de Moché Rabbénou (Moïse) se retransforma en bout de bois. Action que les sorciers ne pouvaient réaliser. Ce qu’ils transforment, garde la forme de cette transformation pour toujours. Ils ne peuvent arriver qu’à la détruire. A l’inverse des Tsadikim (justes), qui dominent, eux, avec le consentement d’Hachem, les lois de la nature, peuvent lier et délier. »

Toutes ces choses vont nous aider à mieux comprendre le verset connu de Deutéronome 18 :9 :

« Qu’on ne trouve pas en ton sein… quelqu’un qui pratique des enchantements, qui s’adonne aux augures, à la divination des présages, un mage, un charmeur, un sorcier du pithom, un sorcier du yidoa ou un nécromancien. Car quiconque  accomplit pareilles choses est une abomination pour l’Éternel… »

Rapporté sur le site Chabad, Nahmanide explique des notions de bases formidables et précieuses sur ce verset :

« Et maintenant, sachez et comprenez à propos de la magie que le Créateur (béni soit-Il) a tout créé à partir du néant et a fait des royaumes supérieurs les guides de ce qui est en dessous d’eux ; et Il a placé la puissance de la terre et tout ce qu’elle contient dans les étoiles et les constellations selon leur mouvement et leur direction, comme cela a été démontré dans la science de l’astrologie…

Cependant, ce fut l’une de Ses grandes merveilles qu’Il a placé dans les royaumes supérieurs des manières et des forces alternatives par lesquelles on pourrait changer la gouvernance des royaumes en dessous d’eux… Mais c’est la gouvernance régulière des constellations que le Créateur (béni soit-Il) désire, qu’Il a originellement placée en elles, et [la magie] irait à l’encontre de cela.

Tel est le secret de la magie et de son pouvoir, qui a fait dire aux rabbins concernant les pratiques magiques qu’elles « contredisent le Conseil d’En-haut (cours céleste) » ; en d’autres termes, elles bouleversent les forces simples de la nature, ce qui, dans une certaine mesure, s’oppose aux royaumes supérieurs. Par conséquent, il est bon que la Torah les interdise afin que le monde soit laissé à son fonctionnement normal et à son état naturel, ce qui est le désir du Créateur… »

Là-dessus, le Rav Yehuda Shurpin explique une chose à son tour très précieuse pour notre étude :

« Selon Na’hmanide, parallèlement au monde physique et naturel, D.ieu créa des forces « spirituelles », ou une « couche spirituelle » à travers laquelle le monde naturel peut être manipulé. Cependant, tout ce qui est « spirituel » n’est pas nécessairement « divin » ou « saint ». Parfois, c’est tout le contraire.

D.ieu a créé la nature avec Ses lois, et c’est Sa volonté que le monde suive ces lois et fonctionne selon elles. Par conséquent, si l’on déstabilise le système de la nature en utilisant ce monde surnaturel, cela va à l’encontre de la volonté de D.ieu. Une fois que l’on se rend compte qu’il existe une force spirituelle qui a un impact sur ce monde et que l’on commence à l’utiliser, il y a un risque de penser qu’il existe une force et une énergie distincte, indépendante de D.ieu, à travers laquelle le monde puisse être manipulé. C’est de l’idolâtrie. »

La Guemara dans le traité Houlin (7b) rapporte l’enseignement suivant, au nom de Rabbi Yohanan, un enseignement particulièrement important rapporté sur le site Yéshiva :

« Rabbi Yohanan dit : pourquoi les sorciers sont-ils appelés [dans la Torah] Kechafim ? Parce qu’ils contredisent le Palais d’En-haut ». Les Sages nous disent ici, qu’un sorcier ne vient pas nier l’existence de D., mais utiliser les règles édictées par Lui dans le monde, à son propre profit. Il détourne les mécanismes de l’univers, mais ne les remet pas en cause.

Notons bien ici, que tout celui qui use de ses dons spirituels, ainsi que les règles spirituelles de Dieu, en les détournant pour son propre profit, dans le but, par exemple, de se monter un petit empire pharaonique de gloire personnelle, est en vérité, en train de sombrer dans la sorcellerie. C’est ici une chose importante à comprendre et que bon nombre de dirigeants et de responsables spirituels devraient méditer davantage.

Yonathan Bendennoune explique :

« Dans la structure que donna le Créateur au monde façonné par Lui, toute matérialité est dominée par une force spirituelle. Ces entités spirituelles – dont l’influence interagit directement avec le monde matériel qu’elles régissent – sont désignées ici par l’expression la « cour céleste ». Or, la vocation de ces pratiques occultes est précisément de dévier ces forces et ces courants spirituels pour les employer à leurs propres intérêts. » 

Petite parenthèse : c’est bien là ce que nous fait savoir Paul, fort bien au courant de ces choses, lui qui était rabbin élève de rabbin :

« Revêtez-vous de toutes les armes de Dieu afin de pouvoir tenir ferme contre les manœuvres du diable. 12 En effet, ce n’est pas contre l’homme que nous avons à lutter, mais contre les puissances, contre les autorités, contre les souverains de ce monde de ténèbres, contre les esprits du mal dans les lieux célestes. » (Ephésiens 6:11-12)

Yonathan continue au sujet de la sorcellerie :

« Il s’agit en quelque sorte  de détourner les forces de la nature pour les utiliser à des fins personnelles et déloyales. C’est donc en cela qu’ils contredisent la cour céleste en « allant à l’encontre des fonctions constitutives de ces forces ». C’est précisément dans cet ordre d’idées, conclut le Ramban, que la Torah proscrit rigoureusement les greffes et les mélanges de différentes espèces de plantes – et à plus forte raison, les manipulations génétiques que l’on connaît de nos jours ! – puisque là aussi, à l’instar de la magie, l’intention de ces pratiques est de déformer le fonctionnement originel de la nature et d’en détourner les forces de leur objectif. »

Nous avons ici, au passage, une formidable mise à nu de tout ce qui touche aux produits OGM qu’il faut fuir comme la peste puisque là encore, commencer à modifier la génétique des éléments est une pratique qui s’acoquine plus que dangereusement avec l’occultisme et la sorcellerie puisque bouleversant l’ordre naturel des choses.

Petit rappel des faits : implanté dans plus de 46 pays, Monsanto est devenu le leader mondial des OGM et, dans ses dernières décennies, la firme a accumulé procès sur procès en raison de la toxicité de ses produits (Hormone de croissance bovine et laitière, etc). Grâce à la commercialisation de semences transgéniques, cette firme du mal, prétend faire reculer les limites des écosystèmes soit disant pour le bien de l’humanité, mais la réalité est tout autre : rapports mensongers et multiples tentatives de corruption sont utilisés par la firme pour asseoir son empire financier au détriment de la santé, des lois naturelles et surtout, de la Loi divine. (inspiré du livre de Marie-Monique Robin, Le monde selon Monsanto. Marie-Monique est Lauréate du prix Albert-Londres, journaliste et réalisatrice, auteurs de plusieurs ouvrages et expertes dans le domaine des OGM).

Et aussi, on se rappelle du scandale de la vache folle : des milliers de vaches ont ainsi été contaminées par une maladie, l’encéphalopathie spongiforme bovine (ESB), et des troupeaux entiers ont été abattus. La raison ? Les animaux étaient nourris avec des farines de viandes et d’os (provenant d’animaux purs et impurs comme le porc). Il y a ici une atteinte à l’ordre naturel des choses qui a conduit à beaucoup de maux. Ces choses, tout comme le clonage etc, s’apparente à de la sorcellerie selon la Torah.

Nous arrivons maintenant au cœur de notre sujet. Reposons la question centrale de notre paracha :

Que peut bien avoir de si extraordinaire cette plaie de la mort des premiers-nés pour provoquer un tel retournement de situation tandis que les 9 autres plaies n’ont pas suffi à provoquer la libération et la sortie d’Egypte ?

Nous allons ici partager un véritable secret de la Torah, simple et puissant qui va nous aider à comprendre l’ampleur de la bataille spirituelle dans laquelle nous sommes tous engagés, mais plus encore : par les conseils précieux du Roi de la Vérité, nous allons apprécier l’ampleur de la bonté de Dieu envers ceux qui le craignent, ce qui nous donnera assurément, d’obéir à Dieu de tout notre cœur dans une dynamique toujours plus forte et assidue, l’obéissance de cœur à Dieu et à Ses commandements nous assurant une victoire totale et complète sur toute sorcellerie et occultisme comme il est dit pour ceux qui ont la foi et qui gardent la Torah de Dieu et le témoignage de Yéshoua :

« Tu me donnes le bouclier de ton salut, Ta droite me soutient, Et je deviens grand par ta bonté. 37 Tu élargis le chemin sous mes pas, Et mes pieds ne chancellent point. 38 Je poursuis mes ennemis, je les atteins, Et je ne reviens pas avant de les avoir anéantis. 39Je les brise, et ils ne peuvent se relever; Ils tombent sous mes pieds. 40 Tu me ceins de force pour le combat, Tu fais plier sous moi mes adversaires. » (Psaume 18)

et aussi :

« L’enchantement ne peut rien contre Jacob, Ni la divination contre Israël; » (Nombres 23:23).

D’ailleurs, au sujet de l’obéissance à la Loi divine donnée à Moshé (Moïse), sur le verset suivant de notre paracha : “Qui est l’Eternel, pour que j’obéisse à sa voix” (Exode 5 :2), le Rav Yaacov Abe’hssera dans le Pniné Abir Ya’aqov expliquera avec simplicité une belle réalité :

« Autrement dit, si je ne le connais pas, j’ai aucune raison de lui obéir. C’est pourquoi, le Roi David recommanda à Shlomo son fils : “Connais le Dieu de ton père et sers-le” car tu ne pourras pas le servir correctement si tu ne le connais pas. »

Avec toutes ces études de la paracha que nous vous proposons régulièrement sur le site web RencontrerDieu et LeRetourAuxRacines.com, c’est ici un des objectifs : connaitre Dieu et le servir.

Dans un enseignement du Ravdynovisz, il y a plusieurs petites pépites spirituelles que nous allons rapporter ici et qui vont nous être précieuses pour accéder à l’enseignement profondément spirituel de cette plaie des premiers-nés :

Dans l’enseignement de la Torah profonde, le Bekhor (premier-né d’Egypte) ne fait pas uniquement allusion au premier-né mais à toutes les forces de la sorcellerie qui sont appelées “Bekhor” (premier-né) et de là nous comprenons beaucoup plus facilement pourquoi cette dernière plaie était terrible pour Pharaon et pourquoi ce fut cette plaie qui déclencha une grande délivrance.

Tant que les forces de la sorcellerie n’était pas neutralisées, les enfants d’Israël étaient dans l’incapacité totale de sortir et cela, peu importe les plaies, peu importe la volonté des uns et des autres : le pouvoir de la sorcellerie empêchait et bloquait littéralement toute possibilité de sortie d’Egypte. Il faut bien comprendre que les forces spirituelles de sorcellerie à l’œuvre dans le pays d’Egypte tenaient les enfants d’Israël littéralement liés dans le pays.

Cette incapacité de bouger et de quitter l’Egypte pouvait se traduire de diverses façons : blocage moraux et spirituels en tout genre, paresse, découragement, faiblesse, manque de motivation, manque de zèle, manque de courage, manque de confiance, idées faussées, fatigue spirituelle, attachement anormal à leur situation en Egypte, diverses causes matérielles qui remettaient en question leur possibilité de sortir, etc., etc. lorsque la sorcellerie agit, il y a toujours un événement ou une cause matérielle, morale ou spirituelle qui bloque l’avancement et qui tient la personne liée et paralysée dans son Egypte.

N’oublions jamais que la Torah est intemporelle et hors espace : son enseignement traverse les époques et demeure valable pour chaque génération et cela, à la seule Gloire de Dieu qui démontre une fois encore, Son immense sagesse impénétrable. Ainsi donc, ne faisons pas l’erreur d’omettre le fait suivant :

l’Egypte dont il est question dans la Torah correspond aujourd’hui à l’Egypte moderne dans laquelle le monde est plongé via la mondialisation, l’occidentalisation, etc.

Et pour cause : à l’instar du Pharaon antique, les pharaons des temps modernes ne veulent pas laisser le peuple juif rentrer dans leur pays et, contexte et époque oblige, les pharaons modernes (homme de pouvoir) usent de ruse et de beaux discours pour inciter le peuple d’Israël à rester en en Edom (occident, Egypte moderne). Un simple exemple ? On se rappelle d’Emmanuel Valls lorsqu’il affirmait que les juifs devait rester en France (voir cet article : Manuel Valls : les Juifs doivent rester en France – https://fr.timesofisrael.com/manuel-valls-les-juifs-doivent-rester-en-france/)

De là, nous allons mieux comprendre une des raisons profondes de l’endurcissement de Pharaon. Pour cela, faisons un bref petit rappel d’une des explications courantes de l’expression « endurcissement » selon l’hébreu :

Dieu a renforcé le cœur de Pharaon pour Lui tenir tête. Cela signifie que Dieu lui a donné du courage, car les plaies de l’Eternel étaient si terribles que Pharaon, par peur, aurait très rapidement et trop rapidement laissé partir les enfants d’Israël.

Le Rav Dynovisz fait remarquer que si Pharaon avait laissé les juifs partirent trop tôt, le problème aurait été le suivant : les forces de la sorcellerie n’ayant pas été brisées (par la plaie des premiers nés qui ne devait arriver qu’à la fin), les juifs eux-mêmes n’auraient pas voulu sortir d’Egypte à cause de ces forces spirituelles occultes qui les retenaient captifs et ainsi, cela aurait entraîné une accusation céleste sur le peuple juif par celui qui s’appelle dans l’Apocalypse « L’accusateur des frères ». Dieu ne voulant pas que ses enfants soient humiliés et accusés, Il a donc endurci le cœur de Pharaon dans l’objectif qu’il ne cède pas facilement, ce qui par la même occasion, a permis à Dieu de déployer Sa puissance aux yeux de l’Egypte et du monde pendant 9 plaies, d’où l’importance d’envoyer cette ultime plaie de la mort des premiers-nés tout à la fin.

Pour affiner, compléter et confirmer notre compréhension profonde et spirituelle de cette dernière plaie, regardons ce que Jacques Kohn rapporte sur le site Cheela avec entre crocher, quelques rajouts du site RencontrerDieu :

« Rabbi Yossi s’est souvent demandé pourquoi cet événement se produisit la nuit et non pas le jour, où le miracle eût été bien plus éclatant aux yeux de tous ! Et pourquoi l’Eternel fit-Il périr les [premiers-nés] miséreux « qui font tourner la meule et les premiers-nés des animaux » (11, 5), au lieu de s’en prendre aux princes et aux héros de guerre, comme ce fut le cas à l’époque de Sennachérib, où l’ange du Seigneur se rendit au camp assyrien et y fit périr une multitude de nobles, de dignitaires et de maréchaux (II Rois, 19, 35). Il lui fut répondu que la nuit est l’époque, qui, depuis les origines, fut créée pour une double tâche : celle d’apporter le châtiment aux impies et le salut aux innocents. Elle comporte ainsi deux faces, deux moitiés, et elle est placée sous le signe du partage en deux camps. Aussi est-elle qualifiée d’heure de bienveillance pour les uns (Yebamoth 72a), et d’heure de calamité pour les autres [d’où, selon les sages, les bienfaits immenses de prier la nuit, moment où l’attribut de bonté est à son paroxysme pour ceux qui craignent Dieu].

Quant à la seconde question, on considère que les premiers-nés incarnent, aussi bien dans la société humaine que dans le règne animal, les forces d’élite, formées par la nature elle-même. Cette conception vient rejoindre celle qui attribue aux prémices des fruits ou aux premiers produits, des sphères de l’esprit et de l’histoire une qualité spéciale, comme Rachi l’indique au premier verset de la Thora. Briser les premiers-nés d’une nation signifie ainsi briser ses assises et ses principaux supports. » (Zohar) (Rabbin Elie Munk [La voix de la Thora, vol. II p. 123]).

Effectivement, nous ne cessons de le dire : la Torah, avant d’être concrète et pratique, est avant tout spirituelle comme le dit Paul.

Ainsi, si Dieu prend la peine d’éliminer tous les premiers-nés d’Egypte en guise de dernière plaie, ce n’est pas sans une raison profonde et capitale : il fallait absolument briser les puissances spirituelles de l’Egypte, c’est-à-dire les forces de la sorcellerie représentées par les premiers-nés.

Nous pouvons déjà nous arrêter ici et méditer sur cette révélation glorieuse que l’Eternel Dieu Tout Puissant nous donne de comprendre. Mais aussi, nous avons de quoi méditer sur ce mécanisme de la sorcellerie :

La sorcellerie, entre autres, plonge les âmes dans l’endormissement, la fatigue spirituelle, et les démotives pour agir avec zèle dans les voies de Dieu. La sorcellerie, nous le verrons par la suite, voile aussi les yeux du cœur et empêche l’homme de contempler l’action de Dieu dans ce monde, chose primordiale permettant de remplir le cœur de ferveur et de dévoiler à un homme, à un peuple, à une nation, la Royauté divine à l’œuvre sur notre planète comme il est dit : « Ils criaient l’un à l’autre, et disaient : Saint, saint, saint est l’Eternel des armées ! toute la terre est pleine de sa gloire ! » (Esaïe 6:3)

C’est bien dans ce sens qu’il faut comprendre ces écrits de Paul :

« Ils ont l’intelligence obscurcie, ils sont étrangers à la vie de Dieu » (Ephésiens 4:18) et aussi : « que le Dieu de notre Seigneur Le Messie Yéshoua, le Père de gloire, vous donne un esprit de sagesse et de révélation, dans sa connaissance, et qu’il illumine les yeux de votre cœur. » (Ephésiens 1:17-18)

Finalement, nous comprenons, avec notre paracha, que la vraie raison finale, sur laquelle se greffe toutes les autres vraies raisons aux problèmes, est la sorcellerie qui agit à un niveau insoupçonné dans ce monde et à une échelle planétaire.

Le Zohar explique la chose suivante et confirme toujours plus ce qui vient d’être dit :

« Les Egyptiens refusèrent d’envoyer Israël, car ils avaient fait un tour de magie sur Israël pour qu’ils ne puissent jamais être libérés de leur esclavage. Et c’est où la force et la domination du Saint béni soit-Il apparut, et ce souvenir ne pourra jamais quitter Israël pour beaucoup de générations.

Car s’il n’y avait pas eu la force et la puissance du Saint béni soit-Il, tous les rois des peuples et tous les sorciers du monde n’auraient jamais pu faire sortir Israël de la servitude. Il détacha leurs liens et brisa toutes les couronnes des premiers nés des captifs, pour les libérer. A ce propos il est écrit : « Qui n’aurait pas peur de toi, Ô roi des nations. »

À ce stade, on comprend donc que, selon l’enseignement des maîtres d’Israël, la mort de tous les premiers-nés d’Egypte, c’est-à-dire les premiers-nés de la famille de Pharaon, les premiers-nés des serviteurs et les premiers-nés des animaux, devaient être frappés par Dieu pour briser la puissance de la sorcellerie et permettre au peuple un dévoilement sans précédent de la royauté divine dans leur cœur accompagné d’une majestueuse sortie d’une Egypte dépouillée de ses forces occultes.

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Un partage sur la paracha Bo, dans le cadre du dossier spécial sur « La sorcellerie mondiale de la fin des temps au pilori », dossier réalisé par la seule grâce infinie d’HaShem(Dieu), avec la précieuse aide des rabbanim d’aujourd’hui et des sages d’Israël d’autrefois.

Note : Veuillez citer la source lors de toute copie partielle ou complète de l’article, ainsi que le rappellent justement les maximes des pères (Pirqé Avot) : « Quiconque cite l’auteur d’une parole amène la délivrance dans le monde ». Pour le reste, c’est entre vous et Dieu qui sonde les cœurs et qui rendra à chacun selon ses œuvres.

En dehors des citations et autres extraits de sources externes repris dans les études, nous ne cautionnons pas forcément tous les propos et les enseignements des personnes et/ou des références et autres sites web cités : chaque homme est faillible, nul ne possède toute la vérité, chacun doit donc être attentif et ne retenir que ce qui lui semble bon et en accord avec les voies de Dieu et la bonne nouvelle du Messie Yéshoua : « examinez toutes choses; retenez ce qui est bon; » (1 Thessaloniciens 5:21).

Sur ce site web, nous usons donc de notre liberté en Yéshoua pour citer et utiliser, lorsque cela s’avère nécessaire et utile pour nous faire grandir dans la compréhension du plan divin et de la volonté de Dieu, le travail d’hommes ou de femmes de confessions diverses, mais que nous publions tout de même en raison de la qualité de leur contribution dans des domaines particuliers, bien que nous ne les rejoignons pas forcément dans toute leur doctrine. En outre, cela nous invite à nous exercer à vivre cette maxime des sages : « Qui est sage ? Celui qui apprend de chaque homme.[…] Le sage n’est pas celui qui a acquis des connaissances étendues dans tous les domaines, mais celui qui est capable d’apprendre de chacun » (Pirqé Avot). Si nous ne suivons pas cette maxime, nous nous éloignons alors de la sagesse pour rejoindre les rangs de ceux dont l’esprit est encombré par l’intolérance et le légalisme qui est l’étroitesse d’esprit, qu’à Dieu ne plaise !

4 Commentaires

  1. Denise

    Bonjour Thomas, merci pour ce travail fouillé. J’aimerais bien lire la suite, partie II et III. Comment puis y accéder?

    Réponse
    • RencontrerDieu.com

      Shalom Denise, normalement, tu recevras la suite par mail, automatiquement, regarde bien tes spams si tu ne reçois rien dans les jours à venir.

      Réponse
  2. Daniel

    Bonjour Thomas , je ne vois pas le lien pour l’ébook , peux tu me l’envoyer ? D’avance merci et que Dieu te bénisse.

    Réponse
    • RencontrerDieu.com

      Shalom Daniel, normalement, tu as reçu par mail le nécessaire, as-tu bien regardé tes mails (regardes aussi les spams ou courriers indésirables, les courriers peuvent parfois y atterir) ?

      Réponse

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