Le Véritable amour et la véritable liberté selon Dieu – Paracha Michpatim

Exode 21 à 24 – Michpatim signifie « Decrets, Lois, Sentences »

large liberte commandement_640X360La portion d’étude du Shabbat de ce samedi (paracha) étudiée par tous les israélites du monde entier ainsi que par des centaines de milliers de juifs ayant eut la révélation du Messie Yéshoua(Jésus), porte sur le passage d’Exode 21 à Exode 24 et contient comme d’habitude une infinité de trésors !

Le nom de cette paracha attribué par ceux « à qui les oracles de Dieu ont été confié » (Rom 3.2) est : «  Michpatim » en hébreux, ce qui signifie en Français : « Lois, sentences », mot que l’on retrouve par exemple dans le psaume 119.164 : « Sept fois le jour je te célèbre, A cause des lois de ta justice (Michpat). » Amen !

Petit résumé du contexte et de la paracha :

Les Hébreux sont sortis d’Égypte, pays de l’angoisse et de l’esclavage comme annoncé par le patriarche Abraham. Après la traversée de la mer des Joncs, la défaite des armées de Pharaon et la guerre contre ceux du clan d’Amalek, les anciens d’Israël accueillent et mangent avec Jétro/Yitro, beau-père de Moshé/Moïse, prêtre de Midyan puis reçoivent par la suite les 10 commandements sur le mont  Sinaïe.

La paracha Michpatim s’intercale exactement après la rencontre avec Yithro. Moshé donne lecture au peuple des décrets, lois et sentences que le Dieu d’Abraham, d’Isaac et de Jacob, a déjà promulgués à l’occasion d’une première « montée » quand Moshé avait notamment reçu les 10 paroles.

La  paracha MICHPATIM s’achève par l’évocation des 40 jours et 40 nuits que Moshé passe, seul, face à face et bouche à bouche avec son Dieu au sommet du Mont Sinaï, dans la nuée et le feu dévorant de la Gloire/Kavod de HaShem.

Dans cette petite étude très simple et sans prétention, nous regarderons deux points clés :

  1. En quoi consiste l’amour selon Dieu
  2. Quelles notions se cachent derrière la liberté selon Dieu, cette liberté qui nous a été acquise par la foi dans le Messie Yeshoua selon qu’il est dit : « Frères, vous avez été appelés à la liberté, seulement ne faites pas de cette liberté un prétexte de vivre selon la chair; » (Galates 5:13)

L’amour selon Dieu

Il est intéressant de noter que la Paracha Michpatim tombe souvent dans cette période au cours de laquelle a lieu une fête païenne du nom de Saint-Valentin.

Rappelons très brièvement quelques faits au sujet de la Saint-Valentin : Lupercus était la divinité romaine de la fertilité et de la luxure qui, avec la déesse Febris, animaient la période de Saint Valentin par toutes sortes de jeux érotiques, de débauche et de sacrifice en l’honneur de leur dieu mi-homme mi-bouc, représentant de Baal, Nimrod et de Satan.

Le Dieu Pan est l’équivalent grec : créature mi-homme, mi-bouc invoquée dans le satanisme et l’occultisme.

Les Phéniciens adoraient le même Dieu sous un autre nom encore : Baal, qui est un des noms de Nimrod. Une fois encore, Nimrod, le grand profanateur du nom de l’Eternel, grande figure de la franc-maçonnerie et de la rébellion contre Dieu, fondateur de Babel et père de la plupart des fausses divinités païennes, se retrouve caché derrière la Saint-Valentin.

Il est dès lors facile de comprendre pourquoi l’amour selon ce monde est faussée, bancale et inconsistant dans la mesure où la fête qui lui est associée renvoie elle-même à des faux dieux sans consistances…

Dans la Bible, le célèbre passage de 1 Corinthien 13 nous parle des fruits de l’amour selon Dieu. Ce passage est une somptueuse éloge à l’amour, un ravissant descriptif de l’amour divin et de ses fruits.

Mais sortons quelque peu des sentiers battus et regardons quelques autres facettes de l’amour afin de nous aider à répondre à cette question majeure :

Comment savoir si nous aimons réellement Dieu et si nous ne nous trompons pas nous-même par de faux raisonnements ? Quelles en sont les preuves scripturaires ?

Voici quelques versets pour répondre à ces questions :

« Si vous m’aimez, gardez mes commandements. Celui qui a mes commandements et qui les garde, c’est celui qui m’aime; et celui qui m’aime sera aimé de mon  Père, je l’aimerai, et je me ferai connaître à lui. » (Jean 14.21).

Jean confirmera : « l’amour de Dieu consiste à garder ses commandements. » (1 Jean 5.3)

Regardons la parole du Père, de l’Eternel des armées : « Moi, l’Eternel, ton Dieu fais miséricorde jusqu’en mille générations à ceux qui m’aiment et qui  gardent mes commandements. » (Exode 20.6).

« Celui qui dit : Je l’ai connu, et qui ne garde pas ses commandements est un menteur, et la vérité n’est point en lui. » (1 Jean 2:4).

Dans tous ces versets, nous voyons Dieu se montrer très insistant : il faut garder Ses commandements, c’est une des meilleures preuves de notre amour.

Aujourd’hui, il est connu qu’une partie de la chrétienté n’a pas encore réussi à se défaire d’une ancienne doctrine erroné qui consiste à enseigner la fin de la Loi de Dieu donnée à Moïse (la loi est appelée « Torah de Dieu » en Hébreux).

Selon cet enseignement, la Torah serait une malédiction, un joug impossible à porter, et il faut donc se débarrasser de ce pénible fardeau !

Cet enseignement est répandu notamment à cause de quelques lettres de Paul mal comprises, mal interprétées et mal traduites par le grand nombre.

Chose étonnante, cette compréhension baisée des lettres de Paul a pris le pas sur quantité d’autres versets très clairs où le Père déclare pourtant de Sa propre autorité :

« observe les commandements, les lois et les ordonnances que je te prescris aujourd’hui, et mets-les en pratique » (Deutéronome 7.11) et encore : « L’homme qui est juste, qui pratique la droiture et la justice qui suit mes lois et observe mes ordonnances en agissant avec fidélité, celui-là est juste, il vivra, dit le Seigneur, l’Eternel. » (Ezéchiel 18.9).

La réalité est que jamais l’apôtre n’a enseigné contre la parole du Dieu Tout-Puissant qui nous demande de garder  et d’observer sa Loi donnée à Moïse.

Lorsque dans les traductions françaises Paul dit que nous ne sommes “plus sous la loi,” il ne veut évidemment pas dire que nous n’avons plus à observer la loi de Dieu.

Selon plusieurs théologiens, par l’expression « sous la loi » Paul veut dire celui qui s’est repenti et qui décide de suivre les voies de Dieu et son Messie Yéshoua n’est plus sous la condamnation de la loi, c’est très différent !

Il n’y a rien dans la loi de Dieu qui devrait être abandonné, que cela soit l’interdiction de prier les morts, l’homosexualité, l’inceste, les règles de pudeur, le devoir d’observer le shabbat, d’honorer ses parents, de ne pas se venger soit même ou encore l’interdiction de manger du sang (boudin noir), etc.

Toutes ces choses font partie de la Torah et devraient être précieuses pour quiconque se réclame du Dieu et du Messie d’Israël.

Rappelons aussi que par la foi dans le Messie d’Israël, nous sommes greffés parmi les branches de l’olivier franc symbolisant le peuple juif (Romains 11) et que nous héritons des promesses, des alliances et des lois que Dieu a données à Son peuple.

La malédiction vient en vérité du contraire : celui qui ne garde pas la loi de Dieu, voilà celui qui pèche et c’est cela qui  attire bien des tourments !

C’est d’ailleurs ce que dit l’apôtre Jean : « Quiconque pèche transgresse la loi, et le péché est la transgression de la loi.  » (1 Jean 3.4).

Il faudrait également parler de ce que signifie la malédiction selon la Torah, car ne nous y trompons pas : un succès apparent, une bonne santé, la richesse, etc. : ces choses ne sont pas synonymes de bénédiction selon qu’il est dit : « Il est une race qui se croit pure [qui paraît pure], Et qui n’est pas lavée de sa souillure. » (Proverbes 30.12).

Le Messie lui-même en Matthieu 5.17-19, lorsqu’il parle des commandements de Dieu donnés à Moïse, est d’une clarté sans équivoque : « celui qui les observera, et qui enseignera à les observer, celui-là sera appelé grand dans le royaume des cieux. » et : « Ne croyez pas que je sois venu pour abolir la loi ».

Heureusement, en cette fin des temps, de plus en plus se lèvent pour dénoncer ces erreurs malfaisantes afin que ceux qui aiment vraiment le Dieu véritable reviennent à la Torah de Dieu qui nous montre comment marcher dans la véritable sanctification d’une manière agréable à l’Eternel, sanctification sans laquelle nul ne verra le Seigneur.

Comme à l’époque des prophètes, ceux qui désirent revenir à la vérité et marcher droitement devant Dieu  en suivant sans compromis Ses lois ne sont pas toujours appréciés : décriés, méprisés, ils font l’objet de toutes sortes de médisances.

Mais soyons comme notre modèle et Maître Yéshoua de qui il était dit : « Nous savons que tu parles et enseignes droitement, et que tu ne regardes pas à l’apparence, mais que tu enseignes la voie de Dieu selon la vérité. » (Luc 20.21).

Et n’oublions pas qu’il a dit : « Le serviteur n’est pas plus grand que son maître. S’ils m’ont persécuté, ils vous persécuteront aussi; s’ils ont gardé ma parole, ils garderont aussi la vôtre. » (Jean 15.20)

Beaucoup de souffrances, de faussetés, d’hypocrisie, d’orgueil et de péchés se sont installés parmi le peuple de Dieu à cause de cet enseignement anti-Torah répandu parmi les nations.

Une simple illustration nous aidera à comprendre : si soudainement plus personne n’apprenait le Code de la route avant de conduire, les accidents seraient infiniment plus nombreux.

La vérité est pourtant très simple : Dieu, par la foi dans Son Messie Yéshoua nous libère de la condamnation de la loi (et non pas de son observation).

Cette délivrance et ce pardon offert par la foi qui résulte d’une authentique repentance nous conduit, petit à petit, à cesser de pécher et de faire ce qui est contraire à la volonté de Dieu que l’on retrouve dans Sa Loi.

Le pardon que Dieu nous offre nous donne la force et la volonté de garder joyeusement Ses commandements, par pur amour et par pure reconnaissance.

C’est là une preuve manifeste d’un amour de Dieu authentique !

Elizabeth et Zacharie agissaient tous deux ainsi et la parole témoigne qu’ils étaient juste devant Dieu (Luc 1.5-6).

Revenons à la Paracha.

Regardons ce que le peuple de Dieu déclare après avoir entendu les lois et les décrets de Dieu, lois pleines de bon sens et de vérité.

Un commentaire du Rabbi Yonah de Gérone dans son livre « les portes de la repentance » nous enseigne quelque chose de précieux (Yonah de Gerone est un des sages d’Israël ayant vécu au 13ème siècle) :

« En exode 24.7, il est dit : « nous accomplirons et nous comprendrons ». Voici comment comprendre cette idée : quiconque décidé sincèrement d’agir  conformément à la Torah qui lui sera enseigné et selon le jugement que les juges rendront, acquiert, dès le jour de sa décision, la récompense pour tous  les préceptes de la Torah qu’il a entendu et compris, ainsi que pour tout ce qu’il n’a pas encore appris ; il est considéré comme un juste et a acquis un mérite tant pour les concepts qui lui sont révélés que pour ceux qui lui sont cachés.

Par la suite, il devra quotidiennement rechercher et fréquenter ceux qui le réprimandent et apprendre de tous ceux susceptibles de lui apporter un enseignement.

On peut considérer alors que les actions de cet homme surpassent sa sagesse, car il reçoit une récompense même pour les choses qu’il ignore. Au mont Sinaï, le peuple juif affirma, de cette façon, sa résolution d’exécuter les commandements avant de les connaître :

« nous accomplirons et nous comprendrons ».  Si un homme ne s’éveille pas aux propos de réprimande,  sa transgression est double, car il n’a pas tenu compte des avertissements et s’est endurci comme le dit le verset : «  un reproche fait plus d’impression sur un homme intelligent que 100 coups sur un sot. Un homme mauvais ne cherche que la rébellion. Un messager cruel lui sera donc envoyé » (Proverbes 17.10-11). »

Nous voyons ici une règle fondamentale (un Klal en Hébreux) : dès lors que nous décidons de mettre en pratique ce que Dieu nous montre et nous montrera dans sa Torah (Loi de Dieu donnée à Moïse) alors Dieu, sondant l’intention de nos coeurs, nous verra comme ayant accompli tous les commandements.

Par la suite, Dieu n’aura évidemment de cesse de nous faire grandir dans la sanctification, d’éprouver l’authenticité de notre décision en nous montrant ce qui ne va pas, en nous ouvrant les yeux sur Sa loi parfaite afin que l’on se repente immédiatement pour continuer à grandir dans ses voies selon qu’il est dit : « que toutes tes voies soient bien réglées; N’incline ni à droite ni à gauche, Et détourne ton pied du mal. » (Proverbes 4.27) et aussi : « L’Eternel est bon et droit : C’est pourquoi il montre aux pécheurs la voie. » (Psaumes 25.8).

Le long de cette marche dans la sanctification à l’aide de l’Esprit de Dieu et de sa Torah de Vérité, Dieu nous apprendra et nous révélera toujours plus au sujet de ses principes, de sa sagesse, de ses commandements et de ses lois parfaits pour marcher dans la mise en pratique de la Torah donnée à Moise afin de garder ainsi notre robe blanche et pure devant Lui.

Voilà l’amour selon Dieu : garder et observer ses lois qui englobent toute notre relation avec notre Créateur et avec notre prochain selon ce que dit la Torah.

Mais il n’en est pas ainsi de celui qui décide de son plein gré de rejeter certaines ordonnances de Dieu,  justifiant ses transgressions en s’appuyant uniquement sur quelques textes mal compris de Paul.

A ce sujet, les sages d’Israël disent :

« Si un serviteur disait à son maître « j’exécuterai tous vos ordres sauf un », cela prouverait qu’il a rejeté l’autorité de son maître et veut agir comme bon lui semble. »

Un tel homme crucifie de nouveau le Fils de l’homme et profane la grandeur du Nom divin et s’il ne se repent pas, il encourt le châtiment céleste ici-bas et/ou dans l’au-delà. A contrario, pour celui est docile et qui accepte la douceur du joug divin, voici ce qui est dit dans le livre « les portes du repentir » :

« Lorsqu’un individu entendra les reproches des sages et de ceux qui tentent de le corriger, il devra prêter attention à toutes les paroles de reproche, sans exception, les écouter, s’y soumettre, les accepter et se repentir.

Et voilà qu’en un bref instant, cet homme aura émergé des ténèbres à la vive lumière ! Car dès qu’il prêtera à l’oreille, écouteras attentivement et comprendra, dès qu’il se repentira et acceptera les paroles de réprimande, qu’il décidera désormais d’accomplir tout ce que les érudits de la Torah lui enseignent, de se garder de ce que les maîtres de la sagesse lui recommandent d’éviter, son repentir sera assurée et il deviendra un autre homme.

Dès qu’il aura pris cette décision par la pensée et dans son coeur, il aura acquis un mérite une récompense pour tous les commandements et les recommandations morales accomplies ; il aura le bonheur d’avoir rectifié son âme en peu de temps.

Les sages d’Israël dirent, à ce propos, sur le verset : « les enfants d’Israël allèrent et s’exécutèrent » (Exode 12.28) –  « Se sont-ils exécutés immédiatement ? N’ont-ils pas accompli le sacrifice Pascal le 14 du mois seulement ? En réalité, puisqu’ils ont résolu de le faire, la Torah leur attribue le mérite de l’avoir fait immédiatement ».

Oui, l’Eternel qui ne change pas et dont la parole ne passe pas, le déclare : « Si vous avez de la bonne volonté et si vous êtes dociles, Vous mangerez les meilleures productions du pays; Mais si vous résistez et si vous êtes rebelles, Vous serez dévorés par le glaive, Car la bouche de l’Eternel a parlé. » (Esaie 1.19).

De grandes tribulations et des jugements vont tomber de plus en plus sur ce monde, que Dieu nous donne d’être accrochés à Lui, à Sa Torah et au Messie Yéshoua !

Torah et liberté selon Dieu

Regardons un autre point : la liberté dont parle la Torah. En français, c’est toujours le même mot « liberté » qui est utilisé. Par contre, en hébreux, l’Esprit Saint de l’Eternel prend soin d’utiliser des mots différents afin de communiquer un enseignement qu’aucune traduction française ne saurait donner, d’où l’importance de ne pas se couper du peuple juif, le peuple de Dieu.

Regardons au travers de cette Paracha, un premier type de liberté qui nous est décrit : « Si tu achètes un esclave hébreu, il servira six années; mais la septième, il sortira libre (Chophshiy), sans rien payer. » (Exode 21.2).

Ici ce mot « Chophshiy » nous parle de la liberté de l’esclavage : celui qui est libre de l’esclavage, de taxes d’obligations.

Il s’agit d’une liberté terrestre, pour le corps. La sortie d’Égypte est comparée à ce type de liberté.

Regardons ensemble un autre type de liberté au travers d’autres versets : « Et vous sanctifierez la cinquantième année, vous publierez la liberté (Derowr) dans le pays pour tous ses habitants : ce sera pour vous le jubilé; chacun de vous retournera dans sa propriété, et chacun de vous retournera dans sa famille. » (Lévitique 25.10).

Ici, le mot « Derowr » parle de la liberté des libertés, d’un flot de liberté ainsi qu’il est dit : « Oh ! si tu étais attentif à mes commandements ! Ton bien-être serait comme un fleuve, Et ton bonheur comme les flots de la mer; » (Esaïe 66.12) et : « Celui qui croit en moi, des fleuves d’eau vive couleront de son sein, comme dit l’Ecriture. » (Jean 7 : 38).

C’est effectivement cette liberté complète qu’est venu nous apporter Yéshoua. Dans le texte en Hébreux, nous avons une preuve que c’est bien de cette liberté dont parle Yéshoua lorsqu’il faisait la lecture hebdomadaire lors du Shabbat dans la synagogue :

« L’esprit du Seigneur, l’Eternel, est sur moi, Car l’Eternel m’a oint pour porter de bonnes nouvelles aux malheureux; Il m’a envoyé  pour guérir ceux qui ont le coeur brisé, Pour proclamer aux captifs la liberté (Derowr), Et aux prisonniers la délivrance; » (Esaïe 61.1).

Notons la chose suivante : au début de la Paracha, nous voyons que la liberté d’en bas (Chophshiy) a lieu au bout de 7 années. Le jubilé, qui a lieu à la cinquantième année, au bout de 7*7 années, représente la liberté totale, celle d’en haut (Derowr).

C’est bien cette liberté-là que nous apporte le Messie Yéshoua d’où l’utilisation du mot « Derowr » dans le passage le concernant : cela nous parle de la liberté d’en haut à la cinquantième année et que nous pouvons mettre en relation avec la Torah reçue sur le mont Sinaï 50 jours après la délivrance de l’esclavage d’Égypte : fin de l’esclavage d’en bas (Égypte + fête de Pessah qui dure 7 jours et symbolisant le sacrifice du Messie) qui mène, 50 jours après, vers la véritable liberté en recevant et en acceptant la Torah de Dieu pour la mettre en pratique en Esprit et en vérité.

50 est le nombre qui symbolise le passage de l’esclavage sous le joug de la matière et de l’impureté à une vie nouvelle et sainte, régie par la Torah.

La première étape est symbolisée par Pâques ou Pessah en Hébreux (libération de l’esclavage de l’Égypte) qui conduit à la fête de la Pentecôte ou Shavouot en Hébreux (fête du Don de la Torah et marche dans la totale et pleine liberté d’en Haut avec les préceptes d’en Haut conduisant au Royaume grâce à l’Esprit de Dieu).

50 est le temps de la nuée qui guide les Hébreux dans leur périple de libération.

Mais cette liberté ne consiste pas à vivre n’importe comment en abolissant les lois de Dieu au contraire ! Cette liberté nous donne la capacité, la volonté, le zèle et la motivation de se consacrer pleinement à Dieu, de lui être soumis et obéissant, ce qui aura pour effet d’attirer les bénédiction du Dieu vivant.

Mais l’homme charnel qui n’aime pas Dieu, qui est impénitent, est incapable de suivre ce chemin à cause de la rébellion de son coeur selon que Paul dit en Romains 8.7 : « la chair ne se soumet pas à  la loi de Dieu ».

Or regardez ce que plusieurs affirment : « Nous sommes libérés du joug de la loi de Dieu donnée à Moïse, la loi ne nous sert plus de rien, nous n’avons plus à observer la loi de Moïse, nous sommes sous une nouvelle loi ».

Ceci est une hérésie qui émane du discours de l’homme charnel, toujours ingénieux pour trouver des astuces lui permettant de fuir l’obéissance à Dieu.

Le discours anti-loi de Dieu séduit la chair des jeunes convertis qui seront nombreux à utiliser les mauvaises compréhensions des évangiles et des épitres pour vivre dans le péché.

En vérité, L’Esprit de Dieu nous donne d’être libérés de l’esclavage d’en bas, de l’esclavage du péché (sortis d’Égypte) puis de recevoir la Torah dans nos cœurs et de la mettre en pratique avec grâce et vérité pour se mettre ainsi sous le joug divin avec joie et vérité, voilà la vraie liberté.

Lorsque l’on prend conscience de nos multiples péchés et du grand prix payé par le Messie sur la croix de Golgotha, nous ne pouvons que nous repentir et nous réjouir de suivre désormais les lois de Dieu à cause de ce grand amour qu’il a témoigné pour nous !

Il nous faut absolument accepter avec joie le joug divin en abandonnant fermement les erreurs du passés qui enseignent l’abandon de la vertueuse Torah de Moïse.

Rabbi Eléazar, un sage d’Israël commente :

« Joug divin ? Comme un taureau a besoin d’un joug pour travailler, l’homme en a besoin aussi pour le service divin et doit l’accepter librement, sinon il ne peut pas servir D.eu.

Mais ce joug ne peut pas s’exercer sur quelqu’un qui est au service d’un autre. Ce joug divin ne s’applique pas aux esclaves.

Ainsi les Hébreux, esclaves en Égypte, ne bénissaient pas D.ieu pour la nourriture mangée. Une fois libéré, l’esclave peut alors recevoir le joug d’en haut, celui qui l’a libéré du joug d’en bas.

Si un homme refuse de devenir libre, il compromet le passage vers le service de D.ieu et son corps subit une tare. »

De là on en conclut que si nous sommes encore esclaves du péché, nous ne pouvons effectivement pas servir Dieu et nous plier à sa Torah et nous sommes dans une fausse liberté.

Ceux qui résistent et continuent de refuser la Torah de Dieu malgré les multiples avertissements que Dieu  leur envoie au travers de divers serviteurs, sont en train de suivre le chemin des rebelles du désert après la sortie d’Egypte.

Plusieurs diront : « Mais non, je crois en Jésus, je sens l’Esprit de Dieu agir dans ma vie, je suis béni matériellement, Dieu m’utilise, etc, je ne veux pas me remettre sous le joug de la loi ! ».

A ceux là, Jacques répondra : « Mettez en pratique la Torah, et ne vous bornez pas à l’écouter, en vous trompant vous-mêmes par de faux raisonnements. » (Jacques 1.22).

Sans quoi cette autre parole de l’écriture s’accomplira : « Plusieurs me diront en ce jour-là : Seigneur, Seigneur, n’avons-nous pas prophétisé par ton nom ? N’avons-nous pas chassé des démons par ton nom ? Et n’avons-nous pas fait beaucoup de miracles par ton nom ? Alors je leur dirai ouvertement : Je ne vous ai jamais connus, retirez-vous de moi, vous qui commettez l’iniquité. » (Matthieu 7.22-23).

Chers frères et soeurs, un des nombreux messages de cette paracha, nous venons de le voir, il est très simple :

le véritable amour produit l’obéissance aux commandements de Dieu, aux lois divines données à Moïse; et cette obéissance rendue possible par l’assistance de l’Esprit de Dieu, produit la vraie liberté.

Puisse l’Eternel Dieu de toute chair nous aider à continuer de mener le bon combat de la foi, en annonçant le véritable Evangile. Puisse notre Dieu nous aider à travailler à notre Salut (Philippiens 2.12) afin de rentrer dans le repos véritable (Apocalypse 14.13) en vivant le véritable amour et la véritable liberté selon Dieu ainsi que le dit l’écriture :

« nous aussi nous soupirons en nous-mêmes, en attendant l’adoption, la rédemption de notre corps. Car c’est en espérance que nous sommes sauvés. » (Romains 8.23), et encore : « Heureux ceux qui observent ses commandements, afin d’avoir droit à l’arbre de vie, et d’entrer par les portes dans la ville! » (Apocalypse 22.14)

Qu’ainsi soit notre sort, amen.

Note importante relative aux articles et vidéos faisant intervenir à la fois des juifs, des rabbins, des chrétiens et des pasteurs :

Plusieurs sont étonnés et parfois même choqués de voir côte à côte, dans une même vidéo des rabbins et des pasteurs n'ayant pas toujours les mêmes convictions religieuses.

Il convient alors de préciser qu'en dehors des citations ou autres extraits de sources externes repris dans les études, nous ne cautionnons pas forcément tous les propos et les enseignements des personnes ou des références et autres sites web cités : chaque homme est faillible, nul ne possède toute la vérité, chacun doit donc être attentif et ne retenir que ce qui lui semble bon et en accord avec les voies de Dieu et la bonne nouvelle du Messie Yéshoua : « examinez toutes choses; retenez ce qui est bon; » (1 Thessalonicien 5:21).

Sur ce site web, nous usons donc de notre « liberté en Yéshoua » (Galates 2:4) pour citer et utiliser, lorsque cela s’avère nécessaire et utile pour nous faire grandir dans la compréhension du plan divin et de la volonté de Dieu, le travail d’hommes ou de femmes parfois rattachés à d’autres confessions, mais que nous publions tout de même en raison de la qualité de leur contribution dans des domaines particuliers, bien que nous ne les rejoignons pas forcément dans toute leur doctrine.

En outre, cela nous invite à nous exercer à vivre cette maxime des sages :

« Qui est sage ? Celui qui apprend de chaque homme […] Le sage n’est pas celui qui a acquis des connaissances étendues dans tous les domaines, mais celui qui est capable d’apprendre de chacun » (Pirqé Avot).

Si nous ne suivons pas cette maxime, nous nous éloignons alors de la sagesse pour rejoindre les rangs de ceux dont l’esprit est encombré par l’intolérance et le légalisme qui est l’étroitesse d’esprit, qu’à Dieu ne plaise !

Pour de plus amples informations, voir la déclaration de foi

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Veuillez citer la source lors de toute copie partielle ou complète des contenus de ce site web, ainsi que le rappellent justement les maximes des pères (Pirqé Avot) : « Quiconque cite l’auteur d’une parole amène la délivrance dans le monde ». Pour le reste, c’est entre vous et Dieu qui sonde les cœurs et qui rendra à chacun selon ses œuvres.

 

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2 Commentaires

  1. zvi

    bonjour, oui tout a fait d accord avec vous mais toute la loi de Dieu a été résumée en deux choses : ” aimer Dieu et aimer son prochain ” cela résume tous les commandements!voila aussi ce qu’il faut pratiquer pour être agréable à Dieu ! Shalom cordial 🙂

    Réponse
    • Tom Admin

      SHalom, sans oublier que ces 2 commandements sont un résumé des autres, par conséquents ils n’abolissent aucun des autres commandements de Dieu que nous sommes tenu d’observer, c’est à dire d’étudier et de mettre en pratique de tout notre coeur. C’est comme les 10 commandements, ils sont aussi un résumé de tous les autres. Lors de l’étude, nous rentrons alors dans le détails de chaque commandement afin de vivre une vie agréable à Dieu selon la Vérité biblique et non selon nos conceptions humaines. Dieu nous montre la voie à suivre pour l’aimer d’une manière qui lui soit agréable.

      Réponse

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