Le miroir des Princesses d’Israël – transformer la flatterie, la vanité en vertu & le profane en sacré – Paracha Vayakhel et Pekoudei

Exode 35.1 à 40.38 – Vayakhel = « Il assembla » et Pekoudei = « Fonctions/inventaires »

Les deux dernières parashot du livre d’Exode nous livrent une fois encore quantité d’enseignements plus précieux que l’or le plus fin. Ici, il est parlé du Mishkan (tabernacle de Dieu) et de tous les accessoires, ustensiles et matériaux utilisés. Nous nous attarderons sur un objet particulier : la cuve d’airain et les grands secrets de sagesses que ce simple objet cache…

« Puisque celui qui vous a appelés est saint, vous aussi soyez saints dans toute votre conduite » (1 Pierre 1:15)

 

Ne nous lassons pas de le dire : La Torah d’Israël est assurément le grand trésor de Dieu dans lequel il a déposé toutes les perles de la sagesse, de l’intelligence et de la connaissance divines permettant à tout homme de bonne volonté de marcher dans les voies droites du seul, de l’unique, du véritable Dieu, le Dieu d’Israël, à Lui et à Son Messie Yéshoua soit toute la gloire !

Les derniers chapitres du livre d’Exode semblent, à première vue, des plus rébarbatifs. En effet, nous y voyons encore de longues listes de descriptions répétitives concernant la construction du tabernacle, les ustensiles utilisés, les vêtements sacerdotaux, le parvis etc., etc. Mais comme nous l’avons déjà vu avec la description détaillée de l’arche de l’alliance, c’est en vérité aux endroits les plus improbables que se cachent de grands trésors de sagesse. Cela prendrait des ouvrages entiers pour parler des joyaux qu’il y a dans la description et les détails du Mishkan (tabernacle), des matériaux et des ustensiles utilisés, alors nous nous concentrerons ici sur une petite perle cachée derrière un objet particulier : le fameux bassin en cuivre situé à l’entrée du Mishkan, appelée aussi cuve d’airain ou Kiyor en hébreu comme il est dit :

« Il fit la cuve d’airain, avec sa base d’airain, en employant les miroirs des femmes qui s’assemblaient à l’entrée de la tente d’assignation. » (Exode 38.8).

cuve airain kiyor mod

Ce bassin d’airain était placé à l’entrée de la tente d’assignation. Les sacrificateurs, avant de rentrer dans le tabernacle, se lavaient les mains et les pieds avec l’eau présente dans cette cuve selon qu’il est écrit :

« L’Eternel parla à Moïse, et dit : Tu feras une cuve d’airain, avec sa base d’airain, pour les ablutions; tu la placeras entre la tente d’assignation et l’autel, et tu y mettras de l’eau, avec laquelle Aaron et ses fils se laveront les mains et les pieds. Lorsqu’ils entreront dans la tente d’assignation, ils se laveront avec cette eau, afin qu’ils ne meurent point; et aussi lorsqu’ils s’approcheront de l’autel, pour faire le service et pour offrir des sacrifices à l’Eternel. Ils se laveront les mains et les pieds, afin qu’ils ne meurent point. Ce sera une loi perpétuelle pour Aaron, pour ses fils et pour leurs descendants. » (Exode 30.17-21)

tabernacle mishkan desert 03

Evidemment, avec un tel Dieu Puissant et glorieux « qui a étendu les cieux et fondé la terre », rien n’est laissé au hasard ! Lui qui se soucie de chaque détail de notre vaste univers, ne prendrait-il pas d’autant plus soin de Sa Torah parfaite qu’Il a laissée pour l’humanité ? Assurément, rien dans le livre Saint de Dieu n’apparaît sans que Dieu n’ait voulu y glisser son infini Sagesse ! Nous allons voir ici une goutte de cette vérité grâce aux commentaires des sages d’Israël.

Ce simple bassin de cuivre peut paraître à première vue anodin, mais en y regardant de plus prêt nous constatons 3 choses qui, comprises ensemble, révèlent un formidable enseignement :

1) Le matériau utilisé

2) La fonction de la cuve d’airain

3) Son emplacement

Une des grandes particularités de ce bassin en cuivre réside dans sa constitution : il est fait des miroirs des femmes d’Israël apportés comme offrande pour la construction du Mishkan et de ses ustensiles. Lorsque les femmes se sont présentées pour offrir de bon coeur leurs miroirs afin d’aider à la construction des objets et des ustensiles, la tradition orale rapporte que Moïse s’y est opposé, objectant que les miroirs, étant un objet de flatterie, ne conviennent pas aux choses saintes. Alors, Dieu est venu rappeler à Moïse l’histoire de ces miroirs afin d’enseigner Moïse et lui expliquer pourquoi Dieu les acceptait avec joie : ces miroirs apparemment profanes avaient en vérité été rendus saints et sacrés par l’utilisation vertueuse qu’en avaient fait les femmes d’Israël lors de leur séjour en Egypte.

Avant d’aller plus loin et de découvrir le comportement vertueux des femmes d’Israël quant à l’utilisation de ces miroirs, il est bon de méditer plus en profondeur pourquoi Moïse refusa de les utiliser, ce qui nous permettra de mieux apprécier pourquoi Dieu les accepta.

Flatterie, fierté, vanité, orgueil : Le Terrible piège de la chair et du Yetzer Hara (Mauvais penchant)

 

orgueil fierté beautéEffectivement, par manque de connaissance et d’un enseignement sérieux et sans compromis, beaucoup d’hommes et de femmes sont malheureusement très légers au sujet de la beauté physique, de l’apparence, de la flatterie et de toutes les choses semblables.  Beaucoup cherchent à paraître, cherchent la faveur et finalement, ne se rendent plus compte que Dieu est “allergique” à cette façon d’être. C’est ainsi que beaucoup marchent, sans même le savoir, dans le péché d’orgueil et du narcissisme comme il est dit :

« Il est une race qui se croit pure, Et qui n’est pas lavée de sa souillure. » (Proverbes 30:12)

et encore :

« Quoi donc ! tu énumères mes lois, Et tu as mon alliance à la bouche (…) mais ta part est avec les adultères. Tu t’es imaginé que je te ressemblais; mais je vais te reprendre, et tout mettre sous tes yeux.» (Psaumes 50.16)

Oui, Dieu a certes créé la beauté, mais comme toute chose, il y a une bonne et une mauvaise utilisation, la bonne étant celle définie par la Torah de Dieu telle qu’enseignée par Le Messie et par les Sages des temps anciens : nous ferions bien de méditer leurs enseignements au risque de tomber dans toutes sortes de pièges et de problèmes.

Dans notre paracha, le miroir représente un objet clé et nous pouvons comprendre le refus initial de Moïse d’utiliser les miroirs pour les choses saintes dans le mesure où nombreux sont ceux et celles qui n’utilisent pas le miroir dans un but saint à la gloire de Dieu mais bien plutôt dans le désir de flatter leur ego, leur orgueil afin de plaire, se faire désirer et entretenir ainsi la vanité de leur propre coeur comme il est écrit : « Car il se flatte à ses propres yeux, Pour consommer son iniquité » (Psaumes 36:3). De même, tout celui qui flattera une telle personne ne fera qu’entretenir son péché et en deviendra complice…

Nous parlons ici du miroir mais le principe reste évidemment parfaitement identique lorsqu’il s’agit de ceux qui aiment à se prendre et à se voir en photo, devant la caméra et/ou qui prennent plaisir à se montrer parés de beaux vêtements afin d’être aimés et glorifiés par les hommes. Tout comme le miroir, la photo et les vidéos ne sont pas choses mauvaises lorsqu’elles sont utilisées dans la parcimonie, la modération et la sainteté avec l’intention première de servir Dieu et non de nourrir la vanité de notre chair et de notre ego.

Les sages d’Israël enseignent :

« L’arrogance que l’homme tire de son physique est mauvaise lorsqu’elle grandit dans le cœur de l’homme, s’empare de lui et le domine entièrement de la tête jusqu’aux pieds. » 

Oui, c’est une chose amère et mauvaise que de laisser son propre coeur s’élever au sujet de son physique comme il est dit : « Avant la ruine, le coeur de l’homme s’élève » (Proverbes 18:12) et aussi : « ton coeur s’élève pour te glorifier » (2 Chroniques 15.19) et encore : « Son coeur s’éleva pour le perdre. » (2 Chroniques 26.16)

Rappelons-nous de la complainte élevée par Ezéchiel sur le Roi de Tyr. La vanité et sa propre beauté l’ont finalement précipité à terre : « Ton coeur s’est élevé à cause de ta beauté, Tu asfemme narcissique corrompu ta sagesse par ton éclat; Je te jette par terre, Je te livre en spectacle aux rois. » (Ezéchiel 28:17). Et que dire du Maître des maîtres lorsqu’Il déclara : « Dieu connaît vos coeurs; car ce qui est élevé parmi les hommes est une abomination devant Dieu. » (Luc 16:15).

Les sages d’Israël enseignent que quiconque s’élève dans son coeur à cause de sa beauté physique ou morale est semblable à un idolâtre car l’idolâtrie est appelée « une abomination » par Dieu, ainsi que celui qui s’élève dans son coeur.

Que chaque homme, chaque femme, prenne garde à ne pas s’élever dans son coeur à cause de sa beauté, de son apparence, car tôt ou tard, les problèmes spirituels augmenteront et la chute arrivera : c’est une loi spirituelle inviolable. Non seulement c’est chose mauvaise que d’utiliser le miroir pour nourrir la vanité et la fierté, mais pire encore est l’utilisation qui en est faite dans le but de plaire et de flatter son entourage : c’est ici un comportement et une motivation pervertis et d’autant plus dépravés et indignes pour un couple marié ou en voie de l’être comme le dit le prophète :

« Mais tu t’es confiée dans ta beauté, et tu t’es prostituée, à la faveur de ton nom; tu as prodigué tes prostitutions à tous les passants, tu t’es livrée à eux (…) A l’entrée de chaque chemin tu as construit tes hauts lieux, tu as déshonoré ta beauté, tu t’es livrée à tous les passants, tu as multiplié tes prostitutions. » (Ezéchiel 16)

En effet, une femme désireuse de séduire et de plaire à tout son entourage, et travaillant à cela d’une manière obsessionnelle et exagérée, se livre en réalité à de la prostitution spirituelle et est appelée “adultère”, car elle aguiche et séduit secrètement des hommes mariés et se pare pour un autre que son propre mari : une telle femme, en plus de donner un mauvais exemple aux autres femmes amenées à la côtoyer, accumule en vérité une grande quantité de péchés sur sa vie et sur ceux qui l’entourent car par son attitude, elle devient un piège et un filet conduisant de nombreuses personnes à la convoitise et à bien d’autres péchés encore comme il est dit :

« Mais moi, je vous dis que quiconque regarde une femme pour la convoiter a déjà commis un adultère avec elle dans son cœur. » (Matthieu 5:28) et aussi, les sages enseignent dans l’Esprit du Messie : « Celui qui jette des regards envieux ne fusse que sur le petit doigt d’une femme mariée, c’est comme s’il a commis l’adultère avec elle. » (Kallah, chapitre 1).

Ainsi, par leur désir de plaire et de séduire, plusieurs amènent un grand nombre à tomber dans les filets du péché en suscitant envie, convoitise et jalousie. Par ce type de comportement, l’homme ou la femme qui agissent en vue de plaire, de se faire désirer et de s’attirer la flatterie, feront tomber, d’une façon ou d’une autre, 3 personnes dans le piège : celle qui cherche la flatterie et la faveur, celle qui flatte et celle qui voit mais ne dit rien comme il est dit : « Un homme qui flatte son prochain Tend un filet sous ses pas. » (Proverbes 29:5)

C’est aussi à ce sujet qu’il est écrit : « tu ne mettras devant un aveugle rien qui puisse le faire tomber; car tu auras la crainte de ton Dieu. Je suis l’Eternel. » (Lévitique 19.14).

Et au sujet de celui qui voit le péché mais ne dit rien alors qu’il a la possibilité de parler, il est dit : « Et d’où vient que tu honores tes fils plus que moi ? Et maintenant, dit l’Eternel, loin de moi ! Car j’honorerai celui qui m’honore, mais ceux qui me méprisent seront méprisés. » (1 Samuel 2) car celui qui voit le pécheur agir sous son regard mais ne dit rien est semblable à celui qui honore le pécheur et qui oublie Dieu. Que ces choses nous ramènent à la crainte du Tout Puissant, le peuple de Dieu en a besoin.

Oh oui, le coeur du roi Assuérus était bien mal disposé lorsqu’il décida « d’amener en sa présence la reine Vasthi, avec la couronne royale, pour montrer sa beauté aux peuples et aux grands, car elle était belle de figure. »

Dans l’ouvrage « Les chemins du justes », les sages d’Israël enseignent :

orgueil femme television« Toute personne qui pare son corps pour s’enorgueillir oublie Dieu, ne prête pas garde aux commandements et ne recherche pas les bonnes actions car elle ne se soucie que de sa propre personne et de parer son corps éphémère destiné à être rongé par les vers.

 

L’homme qui se pare est susceptible de commettre des actes immoraux : il se promènera devant les femmes pour leur plaire puis s’approchera d’elle et en viendra à plaisanter et à leur parler avec frivolité.

 

De même, une femme qui s’embellit devant les hommes suscite leur désir et fait naître en eux de mauvaises pensées. Sa punition pour avoir fait fauter autrui sera très sévère. Si nos sages ont interdit de regarder des vêtements féminins colorés accrochés au mur, même lorsque la femme ne les porte pas, combien plus sévère sera la punition de la femme qui se pare devant les hommes qui portent sur elle leur regard.

 

De plus, le cœur de l’homme fier est grand ouvert à toute forme de tentation et de désir. Qui plus est, la fierté conduit l’homme à être impatient envers autrui. Point n’est besoin de détailler la bassesse de la personne impatiente, car cela est connu de tous. »

On devra ainsi tout mettre en oeuvre pour ne pas susciter convoitise chez son prochain et ne pas tomber dans les pièges décrits ici. Que Dieu aide ses enfants à trouver le juste équilibre.

Il est saint de ne pas négliger sa parure extérieure pour la gloire de Dieu et pour son propre mari ou sa propre femme, mais il faut impérativement veiller à garder une certaine sobriété et pudeur sans s’enorgueillir mais en s’examinant et en veillant sur son coeur afin de ne pas tomber dans le piège. Dieu conduira sur le droit chemin une telle personne ainsi que le disent les sages d’Israël : « Celui qui veut se purifier, Le Ciel l’aide à se purifier ».

Ce n’est pas sans raison que le Seigneur recommande à chacun d’étudier régulièrement Sa Torah, d’ « y lire tous les jours de sa vie, afin qu’il apprenne à craindre l’Eternel, son Dieu, à observer et à mettre en pratique toutes les paroles de cette loi et toutes ces ordonnances; afin que son coeur ne s’élève point au-dessus de ses frères, et qu’il ne se détourne de ces commandements ni à droite ni à gauche; afin qu’il prolonge ses jours dans son royaume, lui et ses enfants, au milieu d’Israël. » (Deutéronome 17.19)

Dans ces temps de la fin, le diable use d’ingéniosité à ce sujet et par le biais de l’apparence physique et de la beauté, ilnarcissique femme fait tomber un grand nombre d’hommes et de femmes dans les pièges charnels de la convoitise, de la fierté, de la vanité et de l’envie, les faisant ainsi marcher vers l’abîme : le diable se fiche de ceux qui se mettent des étiquettes telles que “chrétiens”, “catholiques”, “musulmans”, etc., tant qu’il les tient liés avec la vanité de leur coeur en leur faisant accumuler péché sur péché, il est gagnant. N’oublions jamais les paroles du Mashia’h (Messie) : le diable, même déguisé en ouvrier de justice ou en ange de lumière, est rusé et vient au final pour tromper, égorger et détruire (2 Corinthiens 11:14).

De plus, ceux qui sont mal enseignés à ce sujet, se flatteront les uns les autres et deviendront ainsi d’autant plus aveugles sur leur propre condition, ce qui est dramatique car l’orgueil et l’ego, en augmentant, placent un voile sur le coeur et le solidifient. Les sages enseignent sur ce point :

 

« Rien au monde ne ferme autant les portes du repentir que la flatterie. En effet, les hommes persistent souvent dans leurs erreurs en raison de l’absence de reproches, et du fait même des éloges, de la part de leurs proches. »

Pour parer à cette terrible réalité, Rabbi Yonah de Gerone, dans son magistral ouvrage « Les portes du repentir » enseigne, entre autres :

« Nos sages on dit  : “considère trois choses et tu n’en viendras pas à fauter :  d’où viens-tu – d’une goutte malodorante. Où vas-tu – vers un lieu de poussière, de vers et d’asticots. Devant qui devras-tu rendre des comptes –  devant Le Roi des rois, la seule source de bénédiction. En réfléchissant à ton origine, tu deviendras humble et tu haïras l’orgueil. Quand tu te souviendras de ta destination, tu mépriseras ce monde et tu te rendras compte qu’il n’est d’aucun profit, tu ne t’en préoccuperas que dans la mesure où il t’est nécessaire pour le service de ton Créateur. Lorsque tu penseras à celui devant qui tu devras rendre des comptes, la crainte de Dieu t’habitera. »

La leçon de Shimon HaTsadik, un grand sage d’Israël

 

Shimon HaTzadik (Simon le Juste) est le huitième grand prêtre à officier au début du Second Temple de Jérusalem, vers le 3ème siècle av. J.-C. Shimon HaTsadik est un sage d’Israël ayant transmis les enseignements de la Grande Assemblée aux sages d’Israël après lui. L’ouvrage Pirke Avot 1, 2 énonce :

« Simon le Juste était l’un des derniers membres de la Grande Assemblée. Il avait l’habitude de dire : “Le monde est construit sur trois fondements, sur la Torah, sur le service divin (Avodah Hashem), et sur la bienfaisance (Gmilout Hassadim)”. »

Sur le thème de la flatterie, de la vanité et de la fierté, la Guémara raconte une anecdote très à propos avec notre étude. Shimon HaTsadik s’exprima ainsi :

« De ma vie, j’ai mangé un seul sacrifice de Nazir. J’étais en chemin et je croisais un jeune homme Nazir, peché orgueil nazir shimon hatsadik modqui avait de beaux yeux et une très belle chevelure.

Je lui demandais pourquoi il avait décidé de se débarrasser de ses splendides cheveux.

Il m’expliqua qu’il était berger, et un jour alors qu’il allait puiser de l’eau, il vit son reflet dans le puits et son Yetsèr Hara (mauvais penchant) essaya alors de le faire fauter.

Ce jeune homme chassa alors son Yetsèr Hara en lui disant :

“Racha (méchant) ! Pourquoi tu interviens dans un monde qui ne t’appartient pas, contre quelqu’un qui finira en poussière ? Je fais vœux de Nazir et je détruirais ma chevelure pour Hakadosh Baroukh Hou (Le Saint béni soit-il) !”

En entendant cela, Shimon HaTsadik l’embrassa et dit : ‘‘que de tels Nazir soient nombreux !’’ ».

Shimon HaTsadik nous enseigna ici un grand ‘hidoush (nouveauté) :

La touma (impureté) chez l’homme commence par le culte du corps.

Ce jeune homme vit quelques instants son reflet dans l’eau, et immédiatement, il sentit le Yetsèr Hara (mauvais penchant) le menacer, son coeur s’élever et la vanité monter en lui. Il chercha tout de suite un moyen de le repousser et prit sur lui d’être Nazir. Qui ne cultive pas sa propre image ? Chacun à son niveau, qui ne se laisse pas corrompre par son physique, par ses vêtements ? Ces sentiments sont l’origine de l’impureté, de l’oisiveté et des désirs ! Ceci est la base de la civilisation occidentale dans laquelle nous vivons depuis près de 2000 ans, depuis que le Beth haMikdash (temple) a été détruit.

C’est pour cela que Paul enseigne : « Que les femmes, vêtues d’une manière décente, avec pudeur et modestie, ne se parent ni de tresses, ni d’or, ni de perles, ni d’habits somptueux, mais qu’elles se parent de bonnes oeuvres, comme il convient à des femmes qui font profession de servir Dieu. » (1 Timothée 2.9) et encore : « Je dis à chacun de vous de n’avoir pas de lui-même une trop haute opinion, mais de revêtir des sentiments modestes, selon la mesure de foi que Dieu a départie à chacun. » (Romains 12.3) « car ce qui est élevé parmi les hommes est une abomination devant Dieu » (Yéshoua, Luc 16.15)

En vérité, l’homme ou la femme devra tout mettre en oeuvre pour ne pas se confier dans sa propre beauté si éphémère, mais bien plutôt l’entretenir dans le seul but de ne susciter que le désir de son conjoint tout en se parant de pudeur et de discrétion envers son entourage afin de ne chercher aucun éloge, aucun honneur et susciter ni flatterie, ni envie, ni jalousie, ni toutes sortes de fautes liées à l’orgueil, la fierté, la convoitise et aboutissant au péché, à la jalousie, à l’adultère et à toutes sortes de mauvaises pensées et de péchés. Une telle femme s’attirera la bénédiction et la faveur du Dieu vivant et sanctifiera ainsi le Nom de Dieu pour qui la pudeur extérieure et surtout intérieure, celle du coeur, est d’un grand prix.

Il faut le dire : nous sommes ici bien loin de certaines tenues provocantes, larges décolletés et autres mini jupes qui sont parfois monnaies courantes dans certaines assemblées du monde dit “chrétien” et “messianique”.

Désormais, nous comprenons un peu mieux le refus de Moïse d’utiliser les miroirs… Cependant Dieu a agréé ces miroirs ! Découvrons pourquoi.

 

Les véritables princesses d’Israël : l’art de transformer le profane en sacré

 

Maintenant, voici pourquoi Dieu agréa cette offrande des miroirs des femmes d’Israël. Dans la tradition orale, il est rapporté qu’en raison de l’oppression que subirent les hommes dans leur esclavage en Egypte, la démotivation s’était emparée de leur coeur à un tel point qu’ils ne désiraient même plus avoir de vie de couple ni avoir d’enfants avec leur femme. Mais devant l’urgence de la situation, voilà que les femmes d’Israël ont alors décidé d’utiliser leur miroir avec une intention profondément bonne et vertueuse aux yeux de Dieu : elles désiraient une seule chose au fond de leur coeur : se rendre particulièrement belles et attirantes uniquement pour leur mari dans le seul but de leur redonner du désir afin qu’ils reprennent courage, qu’ils puissent de nouveaux continuer leur vie de couple et avoir des enfants malgré les difficultés et les tourments, assurant ainsi la survie du peuple d’Israël en Egypte. C’est ce que rapporte Rachi, le célèbre commentateur de la Torah :

Les femmes d’Israël possédaient des miroirs dans lesquels elles se regardaient lorsqu’elles se faisaient belles. Et même ces miroirs, elles n’ont pas hésité à les offrir pour la construction du tabernacle. Mochè répugnait à les accepter, car ils ont pour vocation d’encourager le penchant au mal. Le Saint béni soit-Il lui a dit : « Accepte-les ! Ils me sont plus chers que tout, car c’est grâce à eux que les femmes ont donné le jour à des armées (tsevaoth) d’enfants en Egypte ! » Quand leurs maris étaient épuisés par leur dur travail, elles allaient leur apporter nourriture et boissons. Elles leur donnaient à manger puis elles prenaient leurs miroirs. Elles éveillaient ainsi le désir chez leurs maris, elles s’unissaient à eux, devenaient enceintes et accouchaient, comme il est écrit : « Sous le pommier je t’ai éveillé » (Cantiques des cantiques 8 : 5).

tsniuot beauté simplicité femme pudeurOui, Dieu rappelle à Moïse la vertu des femmes d’Israël qui, en dominant leur mauvais penchant, se sont conduites en modèles : malgré leur beauté, elles se sont comportées en authentiques femmes vertueuses dignes du Dieu d’Israël en prenant des objets neutres et à première vue profanes, souvent mal utilisés car orientés vers la flatterie, la vanité, la fierté etc., mais qui ont été utilisés et rendus sacrés par les femmes d’Israël. Elles ont su transformer le profane en sacré pour permettre la survie du peuple d’Israël en utilisant ces miroirs dans un seul et unique but noble que Dieu a perçu : Encourager et fortifier leur seul mari afin de garantir la survie du peuple d’Israël. Nous avons ici une grande leçon de sainteté, de vertu, qui par la même occasion, casse la conception erronée d’une fausse pudeur véhiculée par certaines religions qui considèrent négativement l’importance du désir dans les rapports intimes entre mari et femme.

 

« La beauté est vaine; La femme qui craint l’Eternel est celle qui sera louée. » (Proverbes 31.30)

Le Seigneur des armées, Lui qui sonde le coeur et les reins de toute chair, Lui à qui rien n’échappe, a vu cela et c’est ainsi qu’Il a ordonné à Moïse de faire le bassin d’airain situé à l’entrée de la tente d’assignation avec les miroirs de ces femmes vertueuses d’Israël qui se sont comportées en princesses dignes de l’Eternel.

Le message est puissant car il nous montre à quel point nos intentions profondes et nos véritables motivations sont essentielles car capables de sanctifier ou de rendre profane un objet, un accessoire, un outil, une situation etc. Pas sans raison que l’apôtre dira : « Examinez ce qui est agréable au Seigneur » (Ephésiens 5.10) et encore : « Examinez-vous vous mêmes, pour savoir si vous êtes dans la foi; éprouvez-vous vous-mêmes. » (2 Cor 13.5), à l’instar de Sophonie : « Rentrez en vous-mêmes, Examinez-vous, Nation sans pudeur » (Sophonie 2:1)

Selon l’utilisation qui est faite d’un simple miroir, nous pouvons le rendre profane, sale et souillé ou alors le rendre Kadosh (Saint), propre au royaume de Dieu et à la maison du Père. Lorsqu’une femme se pare uniquement pour son mari dans le but de l’aider à accomplir son service divin tout en cultivant la pudeur en vue de plaire à Dieu, elle devient alors certainement une véritable princesse d’Israël transformant le profane en sacré.

Il en est de même pour toute chose. Par exemple, prenons le cas de Facebook. Beaucoup vont utiliser ce réseau social afin de se montrer, se vanter, se mettre en avant dans l’objectif de recevoir des louanges, des honneurs et de flatter leur égo etc., D’autres vont utiliser facebook pour “tuer le temps”, se distraire, se souiller les yeux, se livrer à la frivolité, propager des choses méchantes, fausses et mauvaises, des calomnies etc., tandis que d’autres encore l’utiliseront dans le seul but de réagir, de s’intéresser et de partager des choses bonnes et vertueuses conformes à la Torah et à l’Evangile : les uns rendent Facebook profane et souillent la plateforme, tandis que les autres en font une utilisation agréée de Dieu, sanctifiée, propre et utile pour le Royaume du Saint béni soit-Il.

C’est ce que Paul rappelle dans ses épitres : « Soit donc que vous mangiez, soit que vous buviez, soit que vous fassiez quelque autre chose, faites tout pour la gloire de Dieu. » (1 Corinthiens 10:31) et aussi : « Tout est pur pour ceux qui sont purs; mais rien n’est pur pour ceux qui sont souillés et incrédules, leur intelligence et leur conscience sont souillées. » (Tite 1:15). Note : cette dernière parole de Paul est ici parfaitement en contexte et ne devrait jamais être utilisée pour déclarer pur ce que la Torah elle-même déclare impur comme certains pasteurs et théologiens anti-loi de Dieu l’enseignent malheureusement dans l’Eglise officielle.

Mais ce n’est pas tout : Dieu a accepté les miroirs des femmes d’Israël pour la construction d’un objet bien spécifique, qui ici aussi, est une source d’enseignement.

Le bassin de cuivre est précisément placé entre l’extérieur et l’intérieur de la tente d’assignation, son eau est utiliséreine esthere pour la purification rituelle des sacrificateurs avant leur entrée dans le mishkan et ainsi, de par son utilisation et son emplacement, ce bassin, constitué des miroirs des femmes d’Israël, symbolise à merveille la transition entre le monde du profane et le monde du sacré. Etant construit à partir des miroirs des femmes d’Israël dont on a vu la caractère saint et sacré, cette place et cette fonction convenait parfaitement à ce bassin : Les femmes d’Israël ont transformé le profane en sacré. Elles ont alors vu l’instrument de leur amour pour le peuple de Dieu, leur miroir, contenir l’eau de purification permettant aux sacrificateurs de passer du monde profane au monde sacré représenté ici par l’intérieur du tabernacle. Mesure pour mesure : Elles ont sanctifié le nom divin avec leur miroir en transformant le profane en sacré, alors les miroirs ont à leur tour été sanctifiés par Dieu et sont devenus propres à être utilisés dans le cadre d’une fonction sacrée qui correspond parfaitement à l’enseignement véhiculé par les miroirs : transformer le profane en sacré, permettre le passage vers le lieu Saint. Merveilleux !

Si notre coeur est disposé à faire la volonté de Dieu, alors nous sanctifierons Son Nom et mêmes les objets les plus basiques seront alors sanctifiés et utilisés en vue de glorifier Dieu et d’accomplir son plan parfait.

Par notre dévouement et notre amour pour Son Nom, Dieu viendra alors dans nos vies pour donner un sens profond et spirituel à ce que nous vivons et transformera concrètement des choses utilisées parfois dans une mauvaise intention en une chose sainte et propre à Sa Maison.

Mais il y a encore une autre symbolique merveilleuse : c’est cette eau du bassin qui était bue par la femme soupçonnée d’adultère par son mari :

« si le mari est saisi d’un esprit de jalousie et a des soupçons sur sa femme, qui s’est souillée, ou bien s’il est saisi d’un esprit de jalousie et a des soupçons sur sa femme, qui ne s’est point souillée;- cet homme amènera sa femme au sacrificateur (…) Le sacrificateur prendra de l’eau sainte (…) Si aucun homme n’a couché avec toi, et si, étant sous la puissance de ton mari, tu ne t’en es point détournée pour te souiller, ces eaux amères qui apportent la malédiction ne te seront point funestes. Mais si, étant sous la puissance de ton mari, tu t’en es détournée et que tu te sois souillée, et si un autre homme que ton mari a couché avec toi (…) que ces eaux qui apportent la malédiction entrent dans tes entrailles pour te faire enfler le ventre et dessécher la cuisse ! (…) Et il fera boire à la femme (…) Quand il aura fait boire les eaux, il arrivera, si elle s’est souillée et a été infidèle à son mari, que les eaux qui apportent la malédiction entreront en elle pour produire l’amertume; son ventre s’enflera, sa cuisse se desséchera, et cette femme sera en malédiction au milieu de son peuple. Mais si la femme ne s’est point souillée et qu’elle soit pure, elle sera reconnue innocente et aura des enfants.» (Nombres 5)

En parlant des miroirs des femmes d’Israël, Rachi explique : « Ce sont ces miroirs-là qui ont servi à la fabrication de la cuve, dont la fonction est de rétablir la paix entre l’homme et sa femme, car c’est de l’eau qu’elle contient que l’on fait boire celle dont le mari est jaloux parce qu’elle s’est isolée (Bamidbar chap. 5). »

Oui, lors d’un conflit de jalousie entre mari et femme, si la femme était innocente, les eaux permettaient donc d’apporter la paix. Mais si le femme d’Israël s’était souillée avec un autre homme, devenue indigne aux yeux de Dieu et du peuple, les eaux contenues dans le bassin composé des miroirs des femmes fidèles d’Israël ne pouvaient qu’apporter malédiction et jugement à la femme adultère :  les ténèbres et la lumière ne peuvent cohabiter. Des eaux contenues dans un réceptacle de fidélité et de vertu ne peuvent causer aucun mal en se déversant dans un autre réceptacle  de fidélité et de vertu représenté par une femme fidèle injustement soupçonnée d’adultère. Mais chez l’infidèle et la femme souillée, une eau pure et vertueuse apportera la destruction ainsi qu’il est dit : « Il est poussé de la lumière dans les ténèbres, Il est chassé du monde. » (Job 18:18).

Nous voyons et admirons combien la Torah de Dieu abonde en enseignements profonds dès lors que l’on étudie sérieusement le texte.

Ainsi, par tous ces enseignements, nous voyons combien il est précieux de veiller sur son coeur afin qu’il ne s’élève pas et que la fierté et la vanité ne viennent pas le remplir comme il est dit : « Garde ton coeur plus que toute autre chose, Car de lui viennent les sources de la vie. » (Proverbes 4:23).

Certes, plus une femme ou un homme aura des qualités physiques et/ou morales, plus le combat pourra s’avérer dur car le Yetser Hara  (mauvais penchant) s’élève à mesure que l’homme s’élève spirituellement, mais si Dieu le permet ainsi, c’est évidemment que Ses raisons sont assurément bonnes et excellentes même si nous n’avons pas toutes les réponses. Ainsi, celui qui mène le bon combat de la foi et de la vérité dans la crainte de Dieu en veillant à ne pas laisser son coeur s’enorgueillir de ses qualités physiques et morales, aura assurément une belle et glorieuse récompense éternelle dans les cieux. Dieu élèvera toujours ceux qui sont de conditions humbles et qui abandonnent la fierté, la vanité, la flatterie et toutes les choses semblables ainsi que le grand Tsadik (Juste) de l’Histoire humaine le déclare :

« Quiconque s’abaisse sera élevé. » (Yeshoua, Luc 14:11)

Alors posons-nous la question : nos miroirs sont-ils dignes d’être acceptés et utilisés dans la Maison du Dieu vivant ? Avons-nous ce bassin d’airain positionné à l’entrée de nos coeurs,  purifiant et transformant ainsi le profane en sacré ? Est-ce que Yéshoua le grand sacrificateur peut entrer en Esprit et en Vérité dans le temple de notre corps, apportant ainsi la paix dans nos vies et témoignant de notre fidélité ? Si Dieu agrée nos miroirs, restons vigilants afin que, si nous devions boire les eaux contenues dans le bassin, nous ne buvions pas un jugement contre nous-même comme il est dit : « son ventre s’enflera, sa cuisse se desséchera ».

Que le Seigneur des armées et son Messie Yéshoua puisse aider Ses enfants à garder un juste équilibre et à vaincre le mauvais penchant à l’aide de Son Esprit puissant et du soutien glorieux de Yéshoua notre Sauveur et Messie comme il est dit de Lui : « Ayant été tenté lui-même dans ce qu’il a souffert, il peut secourir ceux qui sont tentés. » (Hébreux 2.19).

Amen vé Amen.

Une étude de Thomas, inspirée des enseignements des sages d’Israël et de l’excellent ouvrage « Les chemins des justes, Or’hot Tsadikim »

Note importante relative au contenu des articles du site web : Veuillez citer la source lors de toute copie partielle ou complète de l’article, ainsi que le rappellent justement les maximes des pères (Pirqé Avot) : « Quiconque cite l’auteur d’une parole amène la délivrance dans le monde ». Pour le reste, c’est entre vous et Dieu qui sonde les cœurs et qui rendra à chacun selon ses œuvres.

En dehors des citations et autres extraits de sources externes repris dans les études, nous ne cautionnons pas forcément tous les propos et les enseignements des personnes et/ou des références et autres sites web cités : chaque homme est faillible, nul ne possède toute la vérité, chacun doit donc être attentif et ne retenir que ce qui lui semble bon et en accord avec les voies de Dieu et la bonne nouvelle du Messie Yéshoua : « examinez toutes choses; retenez ce qui est bon; » (1 Thessaloniciens 5:21).

Sur ce site web, nous usons donc de notre liberté en Yéshoua pour citer et utiliser, lorsque cela s’avère nécessaire et utile pour nous faire grandir dans la compréhension du plan divin et de la volonté de Dieu, le travail d’hommes ou de femmes parfois rattachés à d’autres confessions, mais que nous publions tout de même en raison de la qualité de leur contribution dans des domaines particuliers, bien que nous ne les rejoignons pas forcément dans toute leur doctrine. En outre, cela nous invite à nous exercer à vivre cette maxime des sages : « Qui est sage ? Celui qui apprend de chaque homme.[…] Le sage n’est pas celui qui a acquis des connaissances étendues dans tous les domaines, mais celui qui est capable d’apprendre de chacun » (Pirqé Avot). Si nous ne suivons pas cette maxime, nous nous éloignons alors de la sagesse pour rejoindre les rangs de ceux dont l’esprit est encombré par l’intolérance et le légalisme qui est l’étroitesse d’esprit, qu’à Dieu ne plaise !

Pour de plus amples informations, voir la déclaration de foi

 

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9 Commentaires

  1. Aurélie

    Shalom Thomas, je fais le lien entre les sacrificateurs qui se lavaient les mains et les pieds avec l’eau de la cuve d’airain et le lavement de pieds que Yeshoua effectue dans Jean 13:14-15 :”Si donc je vous ai lavé les pieds, moi, le Seigneur et le Maître, vous devez, vous aussi, vous laver les pieds les uns aux autres ;
    car je vous ai donné un exemple, afin que, vous aussi, vous fassiez comme je vous ai fait.”
    Le lavement des pieds purifie et rappelle l’humilité. Est-ce que cet acte est à appliquer ?
    Merci beaucoup pour cette étude.
    Que l’Éternel te bénisse abondamment au nom de notre Messie Yeshoua.

    Réponse
    • Thomas

      Shalom Aurélie, oui probablement que le lavement des pieds pratiqué par Yéshoua sur ses disciples est en rapport avec ce qu’enseigne la Torah au sujet des ablutions pratiquées par les sacrificateurs au niveau des pieds et des mains. Le lavement des pieds et des mains était indispensable pour aller faire le service dans le temple. Les mains et les pieds sont les deux seules parties du corps qui ont un contact direct avec le monde matériel.

      La symbolique spirituelle du lavement des pieds est forte car en plus de prodiguer humilité et de don de soit à celui qui lave les pieds, cela rend apte au service divin la personne à qui on lave les pieds :

      « Prends garde à ton pied, lorsque tu entres dans la maison de Dieu; approche-toi pour écouter, plutôt que pour offrir le sacrifice des insensés » (Ecclésiaste 5:1). Le lavement des pieds symbolise aussi cette marche droite avec le Seigneur contrairement au méchant : « Car leurs pieds courent au mal » (Proverbes 1:16)

      Ainsi, comme il est dit : « vous serez pour moi un royaume de sacrificateurs » (Exode 19:6), Yéshoua en lavant les pieds des disciples montre ce bel exemple : on devrait tous se servir les uns les autres afin que chacun soit apte au service divin dans cette dynamique de don de soit et d’humilité.

      Rappelons-nous encore des paroles du Maître :
      « Après qu’il leur eut lavé les pieds, et qu’il eut pris ses vêtements, il se remit à table, et leur dit : Comprenez-vous ce que je vous ai fait ? Vous m’appelez Maître et Seigneur; et vous dites bien, car je le suis.
      Si donc je vous ai lavé les pieds, moi, le Seigneur et le Maître, vous devez aussi vous laver les pieds les uns aux autres; 15 car je vous ai donné un exemple, afin que vous fassiez comme je vous ai fait. »
      (Jean 13.12-15)

      Réponse
      • Aurélie

        Amen! Notre Père céleste et Yeshoua notre Messie étant Saints, travaillons à devenir Saint. Comme dit Paul dans Galates 2:20 : »J’ai été crucifié avec Christ; et si je vis, ce n’est plus moi qui vis, c’est Christ qui vit en moi; si je vis maintenant dans la chair, je vis dans la foi au Fils de Elohim, qui m’a aimé et qui s’est livré lui-même pour moi ».
        Nous devons faire taire notre égo pour que Yeshoua habite en nous et que nous puissions faire toute la Volonté de notre Père Créateur en produisant du fruit : » Mais le fruit de l’Esprit, c’est l’amour, la joie, la paix, la patience, la bonté, la bénignité, la fidélité, la douceur, la tempérance; la loi n’est pas contre ces choses. Ceux qui sont à Yeshoua le Messie ont crucifié la chair avec ses passions et ses désirs. Si nous vivons par l’Esprit, marchons aussi selon l’Esprit. Ne cherchons pas une vaine gloire, en nous provoquant les uns les autres, en nous portant envie les uns aux autres. »(Galates 5:22-26)
        Puisse l’Éternel nous permettre de nous Aimer les uns les autres comme Il nous Aime.

        Réponse
  2. Pia

    Bonne etude, dommage que vous n’expliquez pas le pourquoi du cuivre!
    a bientot

    Réponse
    • Thomas

      Le cuivre/l’airain qui constitue le Kyor (bassin) est justement la matière qui constitue les miroirs des femmes d’Israël : à l’époque, les miroirs étaient fait d’une sorte de cuivre très poli.

      Réponse
  3. Yannick

    Très édifiant pour nous rappeler de veiller sur notre coeur ! Le coeur attaché à Dieu ou au monde, cette source de bénédictions ou de malédictions, de vie ou de mort, d’humilité ou d’orgueil ! Je partage cela sur Facebook !

    Réponse
  4. Fifi Brindacier

    Merci Thomas pour cette étude qui m’a vraiment interpellé et béni.
    Que l’Eternel te bénisse pour ce travail que tu nous partages et qui me fortifie à chaque fois
    Sois richement béni

    Réponse
  5. Sentier des Justes

    Merci pour cette étude qui nous pousse à s’examiner soi-même, car seul dans nos demeures, nous ne le sommes jamais, car Hashem est là toujours, et voit ce qui est caché aux yeux des hommes, et tout est à nu et à découvert devant celui à qui nous rendrons des comptes…Hébreux 4:13 Nulle créature n’est cachée devant lui, mais tout est à nu et à découvert aux yeux de celui à qui nous devons rendre compte. Très bonne étude droite et vrai…:-)

    Réponse
  6. Batia Bessodia

    Merci pour cette étude riche et si bien expliquée. La Torah est un joyau qui brille de mille feux!!!

    Réponse

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