Qu’est-ce que La vraie bénédiction et malédiction selon la Torah d’Israël ? Paracha ‘Haye Sarah

‘Hayé Sarah signifie “La vie de Sarah” – Genèse 23 à 25.18

Deux mots tellement profonds : bénédiction et malédiction. Si nous faisions un sondage, nous verrions que la plus part du monde nous présente une définition, parfois assez juste, mais très incomplète et superficielle de ces deux mots-clés qui reviennent régulièrement dans la Torah et dans les écrits de l’Alliance Renouvelée.

La question se pose : que signifie véritablement la bénédiction et la malédiction selon le Livre des livres ? Voici un grand, vaste et infini sujet ! Saurions-nous sortir des sentiers battus pour donner une définition un peu plus profonde de ce que Dieu appelle « être bénis » ou « être maudits » ? Et quel moyen pratique et concret conseillerions-nous à notre prochain pour marcher dans la bénédiction et fuir la malédiction ? Et comment expliquer que des hommes apparemment bénis sont en réalité maudits et vice versa ?

Cette réflexion n’a absolument pas pour vocation de traiter toute l’étendue de ce sujet et des questions posées qui appellent des développements infinis, mais en proposant quelques analyses et commentaires fidèles à l’Ecriture, si Dieu permet, nous allons pouvoir grandir ensemble dans la compréhension de notre Messie Yéshoua au travers de ces notions très précieuses et utiles pour marcher dans les voies du Dieu d’Eternité et glorifier Son merveilleux Nom comme il est dit dans le Psaume 145, ce fameux psaume écrit avec intelligence et ferveur par David et faisant partie d’une des 6 prières les plus importantes récitées avec cœur tous les matins par le peuple Israël :

« La splendeur de ta glorieuse majesté, le détail de tes merveilles, voilà ce que je veux exposer. Tous célèbrent la puissance de tes prodiges, et moi aussi je veux annoncer ta grandeur. » (Psaume 145:5-6)

Qu’est-ce que la bénédiction ?

Suivons donc ce psaume et commençons par regarder ce petit verset de notre paracha en Genèse 24:1, base et fondement du thème de notre étude :

« L’Eternel avait béni Abraham en toute chose. »

Il existe un principe important dans l’Etude de la Torah : selon les Hakhamim (les sages), pour comprendre véritablement une notion dans son essence, il faut regarder l’endroit dans le texte où apparaît le mot pour la première fois afin d’en tirer une leçon qui nous permettra de mieux en pénétrer le sens.

Ainsi, nous voyons que le mot « bénédiction » apparait pour la première fois dans le premier chapitre du premier livre de la Torah :

Genèse 1:20-23 :

« Dieu dit : Que les eaux produisent en abondance des animaux vivants, et que des oiseaux volent sur la terre vers l’étendue du ciel.21 Dieu créa les grands poissons et tous les animaux vivants qui se meuvent, et que les eaux produisirent en abondance selon leur espèce; il créa aussi tout oiseau ailé selon son espèce. Dieu vit que cela était bon. 22 Dieu les bénit, en disant : Soyez féconds, multipliez, et remplissez les eaux des mers; et que les oiseaux multiplient sur la terre. 23 Ainsi, il y eut un soir, et il y eut un matin : ce fut le cinquième jour. »

Il y a ici des messages infinis qui vont nous aider à affiner notre compréhension de la bénédiction et de la malédiction. La Torah semble mettre en évidence et exposer une chose évidente : la bénédiction est associée à l’abondance, à la multiplication, à la profusion, et pour cause : dans l’ordre du texte, les premières créatures bénies, les poissons, nous enseignent cette réalité que la science viendra confirmer avec éclat, nous allons le voir.

Puisque la Torah met en évidence les créatures marines comme étant les premières à être bénies, et si comme nous l’avons dit, la bénédiction est liée à l’abondance et à la multiplication, alors, un examen scientifique devrait nous permettre d’être en accord avec ce qui est proposé ici, la Torah étant plus scientifique que la science elle-même.

Commençons par méditer quelques chiffres assez énormes qui viennent effectivement confirmer le propos.

Bien que le calcul soit apparemment très difficile pour les scientifiques, on estimerait le nombre d’espèces de poissons à plusieurs dizaines de milliers. Les poissons seraient 100 000 fois plus nombreux sur Terre que les humains.  Il y aurait plus de 45 billiards (millions de milliards) de poissons sur Terre et certains poissons, comme le poisson lune, sont capables de pondre jusqu’à 300 millions d’œufs. Et ceci, sans même parler de tous les autres organismes vivants dans l’eau et autres crustacés tels que les copépodes (plancton) qui sont de petits crustacés qui se développent dans tous les milieux aquatiques et sont, en nombre d’individus, les animaux les plus abondants de la planète.

Notons que les copépodes sont les organismes marins pluricellulaires les plus nombreux du globe, sorte de « fourmis des océans », ils sont présents partout, dépassant même les insectes, qui, bien que comprenant plus d’espèces, comptent cependant moins d’individus. (Source : Le Manuel du plancton Par l’enseignant, le chercheur et biologiste Pierre Mollo, p.112).

La quantité totale, en nombre d’individus, des organismes marins, dépasse donc les insectes. À titre de comparaison, l’entomologiste britannique, C. B. Williams, au sujet des insectes, admet qu’il existe environ 3 millions d’espèces (1 million seulement sont connues aujourd’hui). Il trouva ainsi le chiffre d’un milliard de milliards. Parmi ces insectes, il y a environ 1 % de fourmis, soit 10 millions de milliards. Seulement, certains entomologistes considèrent qu’il y a beaucoup plus d’insectes que cela, avec au moins 20 ou 30 millions d’espèces ! Si cette hypothèse est bonne, il faut multiplier tout par 10 ce qui fait qu’au moment ou vous lisez ces lignes il y a dix milliards de milliards d’insectes qui vivent sur Terre, dont environ 1 % de fourmis. À vous de faire le calcul ! (Source : « Les insectes, petits mais costauds » écrit par OPIE-Poitou-Charentes aux éditions Belin, tiré du site Insectes.org)

La science moderne, une fois encore, semble venir confirmer la véracité de l’enseignement de la Torah d’Israël.

Ainsi donc, la science en témoigne, le premier élément de la création qui a été béni représente effectivement la population la plus inimaginablement profuse sur cette planète, au-delà de tout autre animal non marin. De là, l’enseignement des sages se voit confirmer, et la bénédiction est donc définitivement associée à ce qui est abondant, fécond et profus, la population marine étant le symbole par excellence de cette « brakha » (bénédiction) de Dieu.

Par la même occasion, nous comprenons pourquoi c’est une excellente chose, une magnifique et sage tradition que de manger du poisson à Shabbat ! À ce sujet, le Rabbin Avraham Stone dit :

« Lors de la Création du monde, D.ieu donna Sa bénédiction pour trois choses, trois jours de suite : une fois pour la création du poisson, le cinquième jour, une fois pour Adam et Eve, croissez et multipliez, le sixième jour, et une fois pour le Chabbat le septième jour. Le lien entre ces trois choses est que celui qui mange du poisson le Chabbat, en l’honneur du Chabbat, sera béni d’une triple bénédiction (voir le livre Bné lssakhar) (référence 306). Une autre raison : la forme même du poisson est pour nous un enseignement qui nourrit notre foi en D.ieu. Le poisson n’a pas de paupières et ses yeux sont donc toujours ouverts. Ceci nous rappelle que “l’œil de D.ieu est ouvert pour ceux qui le craignent” (Tehilim 33 : 18). D.ieu, toujours, nous regarde et nous protège dans Sa grande bonté. Car “le Gardien d’Israël ne dort pas et ne s’assoupit pas”. » (lbid. 121. 4).

Le Rav Eliahou AZOULAY, en confirmation à ce qui est dit ici, nous enseigne que la bénédiction est ce qui se multiplie. Cette réalité se vérifie dans la structure numérique même du mot hébreu, et là encore, nous avons une nouvelle occasion de bénir le Créateur pour la sagesse qu’Il a aussi déposé dans le Lachon Hakodesh (langue sainte) :

La bénédiction se dit « Brakha » en hébreu, un mot composé des lettres Beth, Resh et Kaf. Et que nous apprennent ces lettres ? Une chose simple et merveilleuse qui va toujours plus nous faire comprendre pourquoi la Torah n’est pas un simple livre qui peut être traduit comme n’importe quel autre livre… Toute traduction enlèvera forcément, l’infini du message que Dieu dépose dans le texte source.

Le Beth a pour valeur numérique 2, le Resh a pour valeur numérique 200 et le Kaf a pour valeur numérique 20 ! De là, on apprend que la bénédiction est associée à la multiplication. Si je te donne 1 et que tu es béni, de ce 1 tu peux avoir 2, 20 ou 200. Une seule condition : savoir d’où vient la brakha (bénédiction) et rendre gloire à Dieu ! Magnifique !

Ceci vient confirmer plus en profondeur l’enseignement de notre Maître absolu :

« Celui qui a reçu la semence dans la bonne terre, c’est celui qui entend la parole et la comprend; il porte du fruit, et un grain en donne cent, un autre soixante, un autre trente. »

La bonne terre, c’est le cœur. La Parole c’est Yéshoua et la Torah. La compréhension, c’est celle que nous donne l’Esprit de vérité en harmonie avec l’enseignement des maîtres de la Torah que l’Eternel se plait à utiliser par amour pour Son peuple.

Nous avons ici la recette parfaite pour grandir dans la bénédiction. Mais, dans Sa justice parfaite, HaShem, afin de nous préserver de l’orgueil et nous amener à produire toujours plus de fruits, viendra affiner notre être régulièrement, ce qui se traduira par des combats, des épreuves, des luttes en tout genre, condition sinequanone à la formation de cœur de tout homme qui craint et aime Dieu, comme il est dit  :

« tout sarment qui porte du fruit, il (Le Père) l’émonde, afin qu’il porte encore plus de fruit. » (Jean 15 :2).

La Guemara dans le traité shabbat semble nous expliquer en quoi consiste cet émondage :

Le Rambam dira : « En d’autres termes, Dieu envoie les difficultés aux tsadikim (justes) pour vérifier la grandeur de leur dévouement et pour accroître, dans le monde futur, la récompense de la personne qui les a subies […]. Les “souffrances d’amour” expient des pêchés qui ont été commis par inadvertance. Ces péchés ont tout de même abîmé et souillé l’âme. En conséquence, Dieu, par amour et miséricorde, purifie les gens des péchés qu’ils ont commis par inadvertance en leur infligeant des souffrances dans ce monde. Ils deviennent donc aptes à recevoir la récompense intégrale qui leur est due dans le monde futur [les trésors dans les cieux dont parle Yéshoua]. »

Le Maharal explique, dans la même optique, que des “souffrances d’amour” sont envoyées à une personne qui est digne d’atteindre un niveau sublime dans le monde futur, mais dont l’âme a été contaminée par le matérialisme et les plaisirs de ce monde. Le Tout-Puissant lui inflige des souffrances afin de purifier son âme qui pourra ainsi mériter la place qui lui est dévolue près de la Chekhina (présence divine).

Nous ne pouvons que saluer avec respect cette glorieuse explication de l’émondage dont parle le Messie Yéshoua, ici développée par les sages.

Pourquoi voit-on tout le contraire ? Les méchants semblent plus bénis que les justes !

C’est aussi le moment d’apporter une précision afin de rétablir l’équilibre. La profusion liée à la bénédiction, dont nous parle ici la Torah, n’est pas nécessairement une chose matérielle et/ou visible à l’œil. Il nous faudrait, pour bien faire, ne surtout pas tomber dans le piège commun qui consiste, par exemple, comme certains enseignants le disent, à s’imaginer que les richesses pécuniaires et/ou le grand nombre de membres dans une église, seraient forcément les signes d’une bénédiction divine, loin s’en faut !

La Torah vient et nous enseigne encore au travers des messages contenus dans la Création d’HaShem (Dieu) : les insectes semblent, à première vue, les plus bénis, si l’on considère leur seul nombre. Les insectes, infiniment nombreux, n’ont pourtant pas été bénis selon la Torah. Cependant, les créatures marines sont bénies. Regardons l’enseignement de sagesse : en regardant le lieu où sont situés les insectes, et le lieu où sont situés les animaux marins, nous apprendrons l’endroit de la bénédiction :

les animaux marins se trouvent dans l’eau, symbole du secret, de la pudeur, de l’invisible, du caché et des secrets de la Torah, ils n’apparaissent pas aux yeux, comme le confirme Nikolaus Gelpke, éditeur de la revue allemande Mare« Nous savons peu de choses des abysses, nous connaissons moins bien le fond de la mer que la lune. ».  Au contraire, les insectes sont placés sur terre, où ils y pullulent, bien visibles et accessibles au grand nombre des hommes. Il y a ici un enseignement :

nous avons l’apparente bénédiction, celle qui est terrestre et qui frappe les regards, et nous avons la vraie bénédiction, celle qui est cachée et qui, bien que parfois visible, ne frappe pas les regards, ainsi que cela a plu au Maître Du Monde. Ainsi donc, attention : tout ce qui brille n’est pas de l’or !

La bénédiction véritable et authentique de Dieu n’est pas forcément visible, loin de là, mais elle est cependant bien réelle et concrète et peut se traduire par une démultiplication et une abondance dans des domaines subtils : multiplication de nouvelles compréhensions des choses de Dieu, d’idées sur toute sorte de sujets à la gloire de Dieu, pluralité de trouvailles spirituelles, autant de choses qui procurent une joie infinie à l’âme toute entière comme l’exprime majestueusement David dans un psaume qui reflète avec magnificence ce qui vient d’être dit :

« Tu mets dans mon cœur plus de joie qu’ils n’en ont Quand abondent leur froment et leur moût. » (Psaume 4:8).

Cette bénédiction peut se traduire également par une multiplication des manifestations de Dieu dans notre vie, d’actes de Sa bonté à notre égard, mais par dessus tout, la profusion véritable est celle qui s’accumule dans les cieux, héritage glorieux du monde à venir qui sera remis aux fidèles de l’Eternel.

Cette bénédiction peut encore se traduire par une multiplication dans l’amélioration des traits de caractère, ou encore dans une augmentation des liens profonds qui unissent les frères et sœurs ensemble, etc. Toutes ces choses, nous le concevons bien, sont réelles mais cachées, cela ne frappe pas les regards et reste accessible à ceux qui ont reçu le collyre du Dieu vivant pour apprécier et détecter lorsque le fruit de l’Esprit est présent.

Quelques fois, il est vrai, à l’image de ces quelques sorties aériennes de poissons volants ou de cet élégant et fugitif saut du dauphin, nous voyons quelques fruits visibles de ces merveilleuses bénédictions spirituelles qui peuvent se traduire par toutes sortes de réussites matérielles et professionnelles.

En résumé, une personne bénie atteindra un sentiment d’accomplissement et d’abondance spirituelle au travers de toutes sortes de bénédictions spirituelles, avec des épreuves régulières, fruits de cet émondage.

Notons au passage qu’il est très important d’être au clair là-dessus : les épreuves, les douleurs, les difficultés arriveront, mais elles sont la conséquence paradoxale de la bénédiction : c’est l’émondage du Père comme nous l’avons expliqué plus haut.

Être conscients de cette puissante et capitale réalité spirituelle qu’il y a dans l’émondage du Père permettra de vivre l’épreuve avec foi et persévérance, sans se laisser décourager et assombrir par les quelques afflictions passagères. Avoir conscience de cela est absolument indispensable. Ce que dit Paul à ce sujet vient parfaire ce que dit la Guemara dans le traité shabbat, vu précédemment : « Car nos légères afflictions du moment présent produisent pour nous, au-delà de toute mesure, un poids éternel de gloire, » (2 Corinthiens 4 :17)

L’eau étant le symbole de la Torah, ceci vient confirmer toute la démonstration : l’endroit de la bénédiction, pour l’homme se trouve dans la Torah, en Yéshoua et nulle part ailleurs.

Yéshoua, étant la Torah incarnée, vivante et vivifiante, ce n’est pas sans raison qu’Il dira :

« Je vous le dis en vérité, il n’est personne qui, ayant quitté, à cause de moi et à cause de la bonne nouvelle, sa maison, ou ses frères, ou ses sœurs, ou sa mère, ou son père, ou ses enfants, ou ses terres, ne reçoive au centuple, présentement dans ce siècle-ci, des maisons, des frères, des sœurs, des mères, des enfants, et des terres, avec des persécutions, et, dans le siècle à venir, la vie éternelle. » (Marc 10)

Ces choses sont réelles, mais là encore, gardons l’équilibre : ce que dit Yéshoua ne se voit pas forcément à l’œil dans notre vie, mais à cause du travail de notre foi, ces choses peuvent apparaître dans ce siècle-ci et se manifester plusieurs générations après notre départ, à l’instar d’Avraham qui n’a pu vu avec ses yeux de chair le fruit de la bénédiction, mais aujourd’hui le fruit est là, au-delà de toute espérance et n’a pas fini de croître comme il est dit :

« Aussi l’Ecriture [La Torah], prévoyant que Dieu justifierait les païens par la foi, a d’avance annoncé cette bonne nouvelle à Abraham : Toutes les nations seront bénies en toi ! » (Galates 3:8)

Revenons maintenant à notre verset du début, dans notre paracha : « L’Eternel avait béni Abraham en toute chose. »

Que signifie ce « toute chose » ? Rachi explique quelque chose de simple susceptible de ravir le cœur des amoureux du Messie :

« La guematria (valeur numérique des lettres) du mot « bakol » (« en tout ») est la même que celle du mot « ben » (« fils »). »

Isaac, selon le Midrash, étant le reflet de son père, comme nous l’avons vu dans cette étude, nous avons une parfaite allusion au Fils unique du Dieu unique, le vrai Yéshoua fidèle aux lois de Moïse, en qui nous sommes bénis en toute chose. Une fois encore, ce n’est pas anodin si Paul dira : « Béni soit Dieu, le Père de notre Seigneur Le Messie Yéshoua, qui nous a bénis de toutes sortes de bénédictions spirituelles dans les lieux célestes en Mashia’h ! » (Ephésiens 1:3) En Yéshoua, dans cette foi qui nous conduit à l’obéissance de cœur à la Torah, nous avons tout pleinement en Lui (Colossiens 2:10). Pour saisir les promesses, il n’y a qu’à marcher dans les voies de Dieu, celles de Sa Torah, dans l’enseignement du Messie, cela est donné à tout le monde comme il est dit « C’est une chose, au contraire, qui est tout près de toi, dans ta bouche et dans ton cœur, afin que tu la mettes en pratique. » (Deutéronome 30:14)

En ce sens, le commentaire de Rachi, une fois encore, est tout à fait exceptionnelle : en nous indiquant que le mot et la guématria (valeur numérique) de « Toute chose » est à associé à la bénédiction et au fils de la promesse, Rachi annonce prophétiquement que les croyants seront bénis en toute chose en Yéshoua, Le Fils Unique du Dieu vivant !

Et la malédiction ? Et comment en sortir ?

Maintenant que nous avons bien compris ce qu’est la bénédiction, nous allons pouvoir comprendre beaucoup plus facilement ce qu’est la malédiction.

Le Rav C Bloch nous explique que par opposition à la bénédiction, dont nous avons vu ensemble une définition approfondie :

« la malédiction s’est l’absence, c’est le vide ».

Dans le monde profane, les personnes sans Dieu connaissent très bien ce vide intérieur et en ce sens, bien qu’elles n’en soient pas conscientes de la problématique, leur conscience, témoigne de la malédiction expliquée ici selon la définition torahique.

Cet état de vide étant vécu par tous ceux qui ne connaissent pas Dieu, il n’est pas rare de voir des individus incapables de supporter le silence ou prendre des moments de méditation dans le calm et l’isolement etc, car cette réalité du vide les rattrape et les rend malades.

Ce vide étant une réalité, tous ceux qui ne connaissent pas Dieu cherchent évidemment à le combler instantanément : pour les uns, cela va se traduire par les drogues, l’alcool, la débauche sexuelle, pour d’autres, plus spirituels ou croyants, chercheront à combler ce vide par leur travail, le sport, la musique, etc, etc.

De manière générale, tout homme cherche à combler un vide, qui en vérité, est un cri spirituel du cœur qui aspire à être rempli d’une seule chose : du Dieu d’Israël, le seul qui doit trouver sa place dans nos cœurs grâce à une vie de foi et de confiance dans ses promesses glorieuses, vie de foi maintenue et entretenue dans la prière, l’étude et la pratique de la Torah !

Selon l’hébreu et l’enseignement des sages, l’impureté qui se colle sur une personne qui ne respecte pas la Torah produit un état de fermeture spirituelle : la personne sent des blocages en elle, elle n’arrive pas à combler ses inspirations, réaliser ses projets, rien n’arrive à aboutir, pas de croissance, de fruits ou d’évolution spirituelle, absence de renouveau, de joie, etc. En bref, ce vide peut se traduire par toutes sortes de frustrations et d’échecs, d’un sentiment d’inaccomplissement, d’un potentiel inexploité et inexploitable en raison de la malédiction. Bien que chacun soit particulier, ceci est une généralisée, mais authentique définition torahique et biblique de la malédiction.

Le croyant vide de torah tentera lui aussi de remplir par toutes sortes de choses ce vide et le chaos s’installera dans son être car le mal aura une prise ! Rappelons-nous : si la maison de notre être est vide, dit le Maître, alors le Satan viendra avec 7 fois plus de ruses et de forces pour s’y installer et y demeurer :

« Lorsqu’un homme fort et bien armé garde sa maison, ce qu’il possède est en sûreté. 22 Mais, si un plus fort que lui survient et le dompte, il lui enlève toutes les armes dans lesquelles il se confiait, et il distribue ses dépouilles. 23 Celui qui n’est pas avec moi est contre moi, et celui qui n’assemble pas avec moi disperse. Lorsque l’esprit impur est sorti d’un homme, il va dans des lieux arides, pour chercher du repos. N’en trouvant point, il dit : Je retournerai dans ma maison d’où je suis sorti; Il y retourne donc et la trouve balayée et mise en ordre. 26 Alors il va chercher sept autres esprits, encore plus méchants que lui, et les ramène avec lui ; ils envahissent la demeure et s’y installent. Finalement, la condition de cet homme est pire qu’avant. » (Luc 11)

« Lorsqu’un homme fort et bien armé garde sa maison, ce qu’il possède est en sûreté » : Le seul homme fort et bien armé qui peut garder sa maison sans se faire dompter par quiconque est l’homme de Torah ainsi qu’il est dit : « Celui qui garde Israël. »« l’Eternel des armées, Le Fort d’Israël : Ah ! je tirerai satisfaction de mes adversaires » (Esaïe 1:24, Psaume 121:4) et encore : « L’ange de l’Eternel campe autour de ceux qui le craignent, Et il les arrache au danger. » (Psaume 34 :8).

Les anges de la gloire de Dieu garde et protégeront assurément la maison de l’homme de Torah et c’est bien pour cela, que l’homme de Torah par excellence, Yéshoua, personnification absolument parfaite de la Torah du Père, dira :

« Penses-tu que je ne puisse pas invoquer mon Père, qui me donnerait à l’instant plus de douze légions d’anges ? » (Matthieu 26:53) !

Oh mon frère, ma sœur, cette légion d’anges est aussi à tes côtés, le Mashia’h te l’enverra, si tu lui appartiens !

Ainsi, maintenant, nous pouvons répondre à la dernière question en toute quiétude : comment ôter la malédiction et suivre l’Eternel en vivant dans la bénédiction ?

S’engager dans la voie des commandements de Dieu et y marcher par la foi en Dieu et en Yéshoua notre libérateur qui nous gardera du malin et nous conduira par son Esprit de vie et de résurrection, renouvelant toute chose par Sa force triomphante, multipliant les fruits de notre vie !

La Torah c’est le chemin, la vérité et la vie nous apprend l’Ecriture, elle est inséparable de Yéshoua, d’où l’immense tord de déclarer la Loi de Moïse caduque et abolie ! Beaucoup de débats existent sur ce sujet : « Un chrétien peut-il être tourmenté par le diable ? ». La réponse est ici donnée, et si autant sont tourmentés, c’est peut-être bien un des fruits diaboliques de l’abolition de la Loi du Dieu vivant.

Ainsi, en nous engageant dans les voies de la Torah avec sérieux, persévérance et conviction, nous nous engageons dans la voie de l’Être, dans la voie de l’abondance et nous verrons la vie jaillir de notre sein et la véritable bénédiction sera notre partage.

Rien n’est hasardeux sur cette terre, tout a un sens véritablement puissant et profond qui laisse apparaitre la sagesse infinie du créateur. Les populations d’animaux marins ont énormément diminué depuis 1970.

En 2050, il y aura plus de plastique que de poissons dans les océans. « Nous savons pourtant que la mer ne va pas bien. C’est une malade dont la maladie ne cesse de progresser et pourtant personne ne la prend au sérieux », a déclaré Nikolaus Gelpke, éditeur de la revue allemande Mare (…) Selon la FAO, l’organisation des Nations Unies pour l’agriculture, 7 des 10 plus importantes espèces de poissons sont au bord du dépeuplement total. Plus de 40 % des océans sont très endommagés et très peu d’eaux marines restent vierges. »

Nous avons ici le reflet physique d’une réalité spirituelle : la Torah étant source de bénédictions et l’apostasie battant son plein, la bénédiction est en chute libre, et c’est pour cela qu’une grande partie du monde vivra de lourdes tribulations, y compris chez les croyants. Peu y échapperont, très peu. La Solution ? Elle est donnée dans cet article mais malheureusement, beaucoup repousseront le remède.

Plus que jamais, nous vous recommandons de suivre le Cursus Vidéo sur l’Apostasie disséquée, fruit de la première étape d’un projet majeur terminé. Plus d’informations sur le site LeRetourAuxRacines.com.

Laisse un commentaire pour nous partager ton ressenti et ton expérience !

Une étude et un partage réalisée par la seule grâce infinie d’HaShem(Dieu) et avec la précieuse aide des rabbanim d’aujourd’hui et des sages d’Israël d’autrefois.

Note importante relative au contenu des articles du site web : Veuillez citer la source lors de toute copie partielle ou complète de l’article, ainsi que le rappellent justement les maximes des pères (Pirqé Avot) : « Quiconque cite l’auteur d’une parole amène la délivrance dans le monde ». Pour le reste, c’est entre vous et Dieu qui sonde les cœurs et qui rendra à chacun selon ses œuvres.

En dehors des citations et autres extraits de sources externes repris dans les études, nous ne cautionnons pas forcément tous les propos et les enseignements des personnes et/ou des références et autres sites web cités : chaque homme est faillible, nul ne possède toute la vérité, chacun doit donc être attentif et ne retenir que ce qui lui semble bon et en accord avec les voies de Dieu et la bonne nouvelle du Messie Yéshoua : « examinez toutes choses; retenez ce qui est bon; » (1 Thessaloniciens 5:21).

Sur ce site web, nous usons donc de notre liberté en Yéshoua pour citer et utiliser, lorsque cela s’avère nécessaire et utile pour nous faire grandir dans la compréhension du plan divin et de la volonté de Dieu, le travail d’hommes ou de femmes parfois rattachés à d’autres confessions, mais que nous publions tout de même en raison de la qualité de leur contribution dans des domaines particuliers, bien que nous ne les rejoignons pas forcément dans toute leur doctrine. En outre, cela nous invite à nous exercer à vivre cette maxime des sages : « Qui est sage ? Celui qui apprend de chaque homme.[…] Le sage n’est pas celui qui a acquis des connaissances étendues dans tous les domaines, mais celui qui est capable d’apprendre de chacun » (Pirqé Avot). Si nous ne suivons pas cette maxime, nous nous éloignons alors de la sagesse pour rejoindre les rangs de ceux dont l’esprit est encombré par l’intolérance et le légalisme qui est l’étroitesse d’esprit, qu’à Dieu ne plaise !

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8 Commentaires

  1. azerine

    je ne me fie qu’aux écritures …….et à ma relation personnelle avec DIEU …..car il le dit lui même Jérémie 17
    …Tu perdras par ta faute l’héritage que je t’avais donné; Je t’asservirai à ton ennemi dans un pays que tu ne connais pas; Car vous avez allumé le feu de ma colère, Et il brûlera toujours. Ainsi parle l’Eternel: Maudit soit l’homme qui se confie dans l’homme, Qui prend la chair pour son appui, Et qui détourne son coeur de l’Eternel ! Il est comme un misérable dans le désert, Et il ne voit point arriver le bonheur; Il habite les lieux brûlés du désert, Une terre salée et sans habitants.…

    Réponse
    • RencontrerDieu.com

      Pendant plus de 2000 ans, ce genre de discours a été tenu en rejetant ceux à qui les oracles ont été confiés (Romains 3 = les juifs) : on voit le résultat : une grande apostasie, des interprétations personnelles de l’Ecriture débouchant sur 1000 fausses doctrines. Dieu a placé des enseignants et des docteurs de la loi : il faut faire preuve d’humilité, se laisser enseigner et les écouter.

      Réponse
  2. duplan remi

    bonjour thomas j’ai une question a propos de la thora ;pourquoi a t elle etait ecrite sans voyelle ; aujourd’hui sujette a diverses interpretations ;pourtant Dieu desire que chaque humains reçoive sa parole dans son integrite ??
    une autre question qui divise les eglises en ces derniers temps ; jaurai voulu connaître l’avis du mouvement messianique en ce qui concerne l’implantation de la puce rfid sur les humains ; implantation massive aux usa canada et suede ente autre ;merci thomas pour ta reponse ;

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  3. Meyer smondack

    Je fais mes premiers pas sur une voie nouvelle et je suis Émerveillée !!
    J’ai soif de plus , de continuer , de découvrir encore, de me revêtir de cette robe nouvelle la robe des rachetés ! Robe que j’avais revêtue (soi-disant) le jour de mon baptême ( il y a 26 ans )!sans bien comprendre le sens et sans connaître la lumiere pour lui garder sa pureté et son éclat
    Mais Dieu est toujpours à l’heure et je lui suis reconnaissante
    Pour le cursus sur l’apostasie Qu’il garde chacun d’entre nous qu’il me garde et me donne la sagesse d’aller jusqu’au bout , qu’il ouvre les yeux de mon coeur afin que tout orgueil soit balayee Gloire a L’Eternel

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    • jeannine DESLANDES

      votre relation avec DIEU est PERSONNELLE ….ne vous fiez qu’à SA parole et non pas celle d’humain ….même moi qui aime DIEU de toute mon âme je ne saurai répondre à certaines de vos questions ….car justement le mystère de DIEU est là , afin que vous le recherchiez en profondeur ….ayez la foi c’est tout ce que je peux vous dire ……

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      • RencontrerDieu.com

        Shalom, oui mais encore faut-il bien comprendre Sa Parole et ne pas faire de son interprétation personnelle un veau d’or. Heureusement que certains humains appelés de Dieu sont là pour nous aider à comprendre la parole de Dieu comme elle doit être comprise ainsi qu’il est dit : « des hommes fidèles, qui soient capables de l’enseigner aussi à d’autres. » (2 Timothée 2:2)

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  4. marin

    Très bonnes explications de la bénédiction et de la malédiction. Les épreuves ne sont pas faciles, mais Dieu nous en délivre toujours.
    Merçi pour tout le travail accompli, que le Seigneur te bénisse et te garde.
    jacqueline.

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  5. Evelyne

    Merci Thomas pour cette merveilleuse étude
    Je suis en pleine harmonie avec tes propos , oh oui Elohim nous émonde mais pour nous faire atteindre sa paix et la joie ineffable de remplir entièrement notre cœur notre esprit et notre âme
    J attendsavec un délice rare toutes tes interventions et je m en délecte
    Soit grandement béni pour ton œuvre
    Evelyne

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