Humiliation publique, honte, science moderne et jugement divin : que dit l'Écriture ? Paracha Vayigach -

Humiliation publique, honte, science moderne et jugement divin : que dit l’Écriture ?

Paracha Vayigach (IL s’avança à la rencontre) Genèse 44 : 18 à 47 : 27

Parmi ce foisonnement de ces sujets vitaux que contient notre paracha de la semaine, il semble important de faire le focus sur un sujet qui n’est souvent traité et dont l’approfondissement pourrait s’avérer très utile pour plusieurs.

Nous allons tâcher, d’une manière synthétique et à l’aide des sources les plus solides qui soient, de comprendre, dans une première approche, la pensée de Dieu au sujet des notions de honte et d’humiliation. Nous chercherons de comprendre plus en profondeur ce qu’est la honte et comment réparer puis éviter tout impair commis dans ce domaine.

Avant tout, pour ce qui est de l’humiliation publique, de faire honte à son prochain par quelque biais que ce soit, il convient de noter et de rappeler encore et toujours pourquoi ce type d’attitude existe et perdure chez plusieurs :

Premièrement, nous pouvons invoquer cette raison : une compréhension falsifiée de la grâce de Dieu amène plusieurs croyants à la dissolution et non à la piété. Effectivement, en raison de l’héritage païen largement présent dans le catholicisme et déversé dans le protestantisme, plusieurs ne voient pas la Grâce de Dieu comme une occasion infiniment précieuse que Dieu nous donne pour parfaire notre conduite, pour observer Ses commandements et se sanctifier. Au contraire plusieurs, et bien souvent sans même le savoir, utilisent la Grâce comme un prétexte ou un voile recouvrant bien des mauvais comportements. C’est ici un des fruits terribles de la théologie de la substitution et d’une vision furieusement atrophiée de la Loi de Dieu donnée à Moïse qui pousse le grand nombre à ne même plus voir, ni comprendre ce qui s’oppose réellement à Dieu et quoi de plus naturel : qu’il se revendique chrétien ou pas, sans loi, l’homme devient de plus en plus insensible au péché, l’intelligence s’obscurcit, l’orgueil domine et le mal étend son emprise.

Et pour cause, sans même parler de sa haine profonde et furieuse envers les juifs, Luther, qui pensait que les juifs ne reviendraient plus jamais sur leur terre, dira : « Jésus-Christ, pour s’élire un peuple uni par les liens de la charité, abrogea la loi de Moïse » (propos de Luther parus dans « L’Ami de la religion », journal ecclésiastique, tome 119).

Naturellement, la deuxième raison ici invoquée découle de la première : un manque total de connaissance des enseignements de la Torah de Dieu, qui traite avec perfection de tous les sujets et permet à l’homme d’affiner son discernement, aboutit à toutes sortes de mauvais comportements qui ne dérangent pas outre mesure ceux qui s’y livrent.

« “Le chemin de l’insensé est droit à ses propres yeux” (Proverbes 11 :15), d’où la croyance universelle que celui qui est plus juste que soi-même est un fanatique, et que celui qui est moins religieux, un pêcheur. Il est extrêmement difficile à une personne de pénétrer la toile d’araignée des justifications qu’elle se donne, avec laquelle le mauvais penchant voile la vérité sur soi-même. Le but de l’étude du moussar (morale juive torahique) est d’aider la personne à s’analyser elle-même et à apprendre à voir chacune de ses actions à la lumière de la Torah. » (Le Midrash Raconte)

C’est bien ce que nous essayons de faire ensemble sur ce site, et ici encore, afin d’éclairer de la lumière de Dieu ces quelques sujets simples, mais fondamentaux.

Regardons le verset qui servira d’appui à une grande partie de notre étude : « Yossef (Joseph) ne pouvait plus se contenir devant tous ceux qui l’entouraient. Il s’écria : Faites sortir tout le monde. Et il ne resta personne avec Yossef, quand il se fit connaître à ses frères. » (Genèse 45:1)

Ce passage mérite qu’on s’y arrête, car il est porteur d’un enseignement précieux. Tous les commentaires nous expliquent que Yossef, arrivé à un certain point de la discussion, n’avait plus d’autre choix que de révéler son identité à ses frères et pour ce faire, il était obligé de leur parler de ce lourd secret que lui seul est ses frères connaissaient : effectivement, en dehors de ses frères, le seul qui connaissait le secret était Yossef lui-même. Ainsi, ses frères ne pourraient alors que le croire et comprendraient qu’il ne pouvait être que celui qu’ils avaient « vendu pour être mené en Egypte. »

Ne voulant surtout pas faire honte à ses frères en révélant le terrible secret devant les Égyptiens, et en s’isolant avec ses frères, Yossef a fait preuve ici d’un grand courage. Il a effectivement pris un immense risque car ne l’oublions pas, Yéouda (Juda) avait juré à son vieux père qu’il était prêt à perdre son monde présent et futur s’il ne ramenait pas Benjamin. N’oublions pas non plus que Simon et Levy, n’étaient pas des tendres : lorsque Dina leur sœur fut déshonorée par le prince du pays de Sichem, ils ont passé à eux seuls au fil de l’épée toute la grande ville. D’ailleurs, selon le midrash, Yéouda (Juda), dans sa discussion avec Yossef lui aurait dit :

« Sais-tu que deux d’entre nous ont détruit la grande ville de Chekhem ? Nous l’avons fait pour une jeune fille. Nous ferons certainement la même chose pour Binyamin, qui est appelé “le bien aimé d’HaShem” » (Le Midrash Raconte).

Il est aussi important de noter que la foi en Dieu de ces hommes antiques leur conférait une force qui leur permettait bien certainement et sans trop de difficulté de réduire en miette toute l’armée d’Égypte. Pour simple exemple, rappelons-nous de ce qui est dit en 1 Chroniques 11:11 : « Voici, d’après leur nombre, les vaillants hommes qui étaient au service de David. Jaschobeam, fils de Hacmoni, l’un des principaux officiers. Il brandit sa lance sur trois cents hommes, qu’il fit périr en une seule fois. ». À n’en pas douter, de telles capacités existaient aussi chez les 12 fils de Yaacov.

On comprend donc assez facilement qu’une fois seuls avec Yossef, et après avoir compris qu’il s’agissait bien de leur frère disparu, il leur aurait été assez facile de l’éliminer. Yossef a certainement pris là un très grand risque et pourquoi ? Yossef, étant un homme de Torah a agi ainsi dans le seul souci de ne pas les humilier disent les sages. Il y a déjà là une grande leçon : malgré le souvenir douloureux de la méchanceté de ses frères à son égard, Yossef n’a laissé aucune trace de haine et de rancune marquer son cœur. Au contraire, il ne s’est soucié que d’une chose, au risque de sa vie : ne pas faire honte à ses frères. Yossef s’est dit en son fort intérieur : « mieux vaut que je me fasse tuer, mais que je ne fasse pas honte à mes frères en présence des Égyptiens ! » (Le Midrash Raconte)

Les sages enseignent que quiconque fait pâlir [puis rougir] (humilie) son prochain en public perd sa part au monde futur. Faire pâlir quelqu’un est une forme particulière d’homicide, selon ce qu’ont dit nos Sages « car le sang (de cet homme) quitte son visage qui pâlit », ce qui ressemble à un meurtre. Ils dirent également que la souffrance de la honte est pire que la mort. (Orhot Tsadikim)

De là, nous comprenons pourquoi nos sages, que leur mémoire soit bénie, disent qu’il est préférable « de se jeter dans une fournaise ardente plutôt que de faire honte à quiconque en public. On apprend cela de Yossef mais aussi de Tamar qui, bien que conduite au bûcher, refusa de faire honte à Yéhouda pour se disculper. » (Orhot Tsadikim) :

« Et Juda dit : Faites-la sortir, et qu’elle soit brûlée. Comme on l’amenait dehors, elle fit dire à son beau-père : C’est de l’homme à qui ces choses appartiennent que je suis enceinte; reconnais, je te prie, à qui sont ce cachet, ces cordons et ce bâton. Juda les reconnut, et dit : Elle est moins coupable que moi, puisque je ne l’ai pas donnée à Schéla, mon fils. Et il ne la connut plus. » (Genèse 38 :25-26)

Et de là, dans une certaine mesure, nous comprenons aussi pourquoi les saints hommes de Dieu, tels que les 3 amis de Daniel, préféraient la fournaise ardente plutôt que de renier leur Maître céleste et de faire ainsi honte, non pas à un homme, mais à Dieu leur Père.

C’est bien ici ce que dira le Messie Yéshoua : « Car quiconque aura honte de moi et de mes paroles au milieu de cette génération adultère et pécheresse, le Fils de l’homme aura aussi honte de lui, quand il viendra dans la gloire de son Père, avec les saints anges. » (Marc 8:38)

Au travers de l’étude un peu plus approfondie d’un simple verset de notre paracha, la Torah de Vie nous apprend combien grande est l’importance de ne jamais faire honte à quiconque en public. Devant Dieu, il s’agit d’un crime et d’une grande faute. C’est ainsi que nos modèles dans la foi, au travers des Écritures nous montrent le comportement à suivre et quiconque s’y oppose et manque de finesse à ce sujet, doit impérativement le reconnaître et y travailler dans une attitude de repentance.

Il y a plusieurs moyens de faire honte en public : en disant des vérités dépréciatives sur un homme, de manière directe ou par quelques allusions que plusieurs identifieront facilement à telle ou telle personne, ou en se moquant, en méprisant un tel ou un tel, directement ou indirectement. À ce sujet, le ‘Hafets ‘Haïm, ce sage d’Israël reconnu pour sa saine érudition en ce qui concerne les lois du langage, dira : « Il est interdit de plaisanter sur l’autre, même si cela est dit sans haine et sans intention de nuire. ». Nous comprenons évidemment pourquoi il est interdit de plaisanter sur son prochain, quel qu’il soit, la notion de honte étant directement liée à une certaine humiliation (Orhot Tsadikim).

Si le Mashia’h (Messie) Lui-même nous demande d’aller jusqu’à aimer nos ennemis et à faire du bien à ceux qui nous haïssent, nous maltraitent et nous persécutent, ce n’est certainement pas pour accepter que le plus petit de Ses talmidim (disciples) se livre à la moindre moquerie ou médisance, quand bien même toute sorte d’autojustification se ferait l’avocat de cette attitude.

Le Rav Gabriel DAYAN explique une chose simple, mais forte : « Des centaines de personnes ne sont-elles pas prêtes à se suicider car elles ne sont plus en mesure de supporter la honte au sein de la société ? Nous voyons donc qu’il est parfois plus aisé de mettre fin à ses jours que de supporter un déshonneur ou une humiliation. » Une fois encore, cela vient appuyer la parole des sages qui comparent l’humiliation à la mise à mort d’un individu. Faire honte à quelqu’un, c’est commettre un meurtre, c’est la même importance devant Dieu.

La repentance existe est n’est pas une option. Pour tout celui qui s’est livré à une malheureuse humiliation publique, le Rav donne le comportement à tenir selon la Torah : « Pour réparer cette faute, il faudrait demander pardon en public et faire part de son regret profond. »

Que l’Éternel aide Ses enfants à être méticuleux sur toutes ces importantes recommandations.

Qu’est-ce que la honte ?

Comme le dit avec raison et justesse le dictionnaire Larousse, la honte est un « Sentiment d’abaissement, d’humiliation qui résulte d’une atteinte à l’honneur, à la dignité : Couvrir quelqu’un de honte. Sentiment d’avoir commis une action indigne de soi, ou crainte d’avoir à subir le jugement défavorable d’autrui : Rougir de honte.  »

Dans ce sentiment de honte qu’un homme peut éprouver, il y a plusieurs types de honte. Hakhamim (les sages) disent que « l’intelligence est une sensibilité à la honte, et la honte est l’intelligence ». Seulement après avoir mangé l’arbre de la connaissance du bien et du mal, « précieux pour ouvrir l’intelligence » (Genèse 3:6), le sentiment de honte est rentré dans l’humanité. C’est pour cela que les sages expliquent que « tu ne rencontreras jamais d’homme pudique qui soit sot, ni d’homme censé qui ne connaisse la retenue ». Ainsi, celui qui néglige la pudeur (tsniout), aussi bien d’un point de vue vestimentaire qu’intérieur, démontre un manque d’intelligence. « L’homme qui possède la pudeur pour vertu ne tolérera pas que son prochain ait honte à cause de lui » (Orhot Tsadikim)

Ce sentiment de honte, lorsqu’il est bien placé, est une vertu que « l’homme doit donc s’efforcer d’adopter et de s’ingénier à l’acquérir jusqu’à ce qu’elle s’enracine en son âme car c’est par elle qu’il parviendra à la plus par des autres vertus et qu’il se protègera des fautes et des mauvais traits de caractère […]. La honte est une cloison de fer contre toutes les fautes car, si l’homme est capable de fauter en secret, il en a néanmoins honte en public. […] Il est bien connu que les hommes accomplissent, en privé, de nombreuses actions, prononcent des paroles et conçoivent des pensées en ne se souciant que d’une chose : que cela reste secret. Si les actes commis depuis leur jeunesse, leurs paroles et leurs pensées étaient révélés à tous, il en éprouverait une honte extrême. Combien plus doit-on avoir honte et être confus devant le Saint Béni soit-Il, qui sonde les cœurs, connaît les pensées et observe tous les actes, les paroles et les pensées de l’homme pendant toute sa vie, sans rien oublier. » (Orhot tsadikim)

Éviter le péché par honte des hommes mais le commettre en secret, est un sentiment de honte mal placé qui relève du vieil homme, de la nature pécheresse de l’homme. « En éprouvant de la honte devant les hommes et non devant Dieu, l’individu tente de « tromper » Dieu; sa faute est extrêmement grave. » (Orhot Tsadikim)

Effectivement, dans ce cas, l’homme démontre en vérité qu’il ne se soucie que du regard d’autrui et non de celui de Dieu.

« L’homme pour atteindre un niveau supérieur de honte en s’isolant pour considérer la grandeur du Tout-Puissant et en étant conscient que le Saint Béni soit-Il, voit tous ses actes, examine ses décisions et observe ses pensées. Il est donc primordial que l’homme connaisse son créateur et reconnaisse Sa puissance. Il doit être conscient de qui il sert et de qui il doit craindre; qui lui a ordonné les préceptes et qui lui interdit la faute, comme le dit David à son fils Salomon : « connais le Dieu de ton père et sers-Le » (Orhot Tsadikim)

La honte de pratiquer un commandement ou une action dans la volonté de Dieu à cause du regard des autres est un grave travers que l’on se doit de corriger. Par contre, une honte vertueuse qui amène la puissance et la grâce de Dieu sur nos têtes est celle qui consiste à subir et supporter, par amour pour Dieu, la honte qu’autrui risque de nous causer à cause de notre obéissance à Dieu. Celui qui par exemple, fait fit des hommes, et choisit d’obéir à Dieu et subit la honte de son entourage pour cela, pourra même parvenir à la prophétie disent les sages, comme il est écrit : « Alors tu as parlé à tes hommes pieux dans une vision ». Ce type de honte conduit à la crainte du Ciel.

C’est bien ce que dit Pierre en parfaite harmonie avec les sages qui nous montrent bien que « l’homme pieux doit endurer la honte pour accomplir la Torah » :

« Réjouissez-vous, au contraire, de la part que vous avez aux souffrances du Messie, afin que vous soyez aussi dans la joie et dans l’allégresse lorsque sa gloire apparaîtra. Si vous êtes outragés pour le nom du Messie, vous êtes heureux, parce que l’Esprit de gloire, l’Esprit de Dieu, repose sur vous. » (1 Pierre 4).

L’homme devra toujours faire partie de ceux qui sont offensés mais n’offense pas en retour, de ceux qui entendent qu’on les humilie sans répondre à l’insulte, à propos desquels le verset dit : « Ceux qui m’aiment seront comme le soleil lorsqu’il s’élève dans sa puissance. Leur récompense correspond à leurs actes : puisque les insultes les ont fait pâlir, le Saint Béni soit-Il, les fera rayonner plus que la lumière du soleil comme il est écrit : « la gloire de Dieu brillera sur toi » (Orhot Tsadikim)

Nous voyons encore une fois l’harmonie entre l’enseignement des sages d’Israël de tout temps et les sages d’Israël qui écrivent dans la Brit ‘Hadacha (L’Alliance renouvelée).

Comme nous l’avons dit, la honte amène toutes les autres vertus, notamment la pudeur, la discrétion, l’humilité, comme il est dit de Saül qui choisit de se cacher lorsqu’on voulut le couronner comme il est écrit : « Le voici, caché parmi les bagages ». Et c’est ainsi que, plus tard, après qu’il se soit enorgueilli, Samuel lui rappela : « Lorsque tu étais petit à tes yeux, n’es-tu pas devenu le chef des tribus d’Israël, et l’Eternel ne t’a-t-il pas oint pour que tu sois roi sur Israël ? » (1 Samuel 15 : 17)

Les sages expliquent que « cette vertu est l’expression d’une âme raffinée et que celui qui connait la honte se situera à un niveau supérieur et accèdera à une profondeur de discernement et de compréhension. L’homme qui éprouve de la honte se comportera honnêtement envers les hommes, tandis que l’homme impudique et malhonnête n’éprouve pas de honte. » (Orhot Tsadikim)

Là encore, d’une manière parfaitement conforme à l’enseignement des maîtres de la Torah, c’est bien ce que dira le prophète Sophonie :

« Chaque matin Dieu produit à la lumière ses jugements, Sans jamais y manquer; Mais celui qui est inique ne connaît pas la honte. » (Sophonie 3:5)

Bref résumé : Nous avons vu la honte qui résulte du vieil homme, de l’homme charnel vendu au péché. Ce type de honte empêche l’homme d’obéir à Dieu par honte des hommes ou, au mieux, elle l’empêche de pécher devant les hommes mais non devant Dieu : il se livre à la faute à l’abri des regards, dans quelques chambres secrètes, mais ne le fait pas devant autrui par honte des hommes. Un tel homme est encore sous l’emprise du péché, il a la crainte des hommes et non de Dieu et se heurte à cette parole de l’Eternel: « Tu ne craindras aucun homme car c’est Dieu qui rend la justice » (Deutéronome 1 :17). Ce type de honte est hautement néfaste et répréhensible. Le Messie et la Torah nous le montrent.

Mais il y a la bonne honte, celle qui est vertueuse : il s’agit de la honte que les autres nous infligent à cause de notre obéissance à la parole de Dieu. L’homme subit et affronte railleries, moqueries et outrages à cause de la Parole de Dieu, mais Dieu lui réserve une grande récompense, ici-bas et après. Nous le voyons avec Onésiphore : « Que le Seigneur répande sa miséricorde sur la maison d’Onésiphore, car il m’a souvent consolé, et il n’a pas eu honte de mes chaînes. » (2 Timothée 1:16)

Il y a la honte qui résulte d’une mauvaise action envers Dieu ou notre prochain, un sentiment d’indignité face à Dieu : cette honte est aussi un atout pour perfectionner son service divin et travailler à la sanctification.

Il y a aussi cette honte devant Dieu exclusivement, une honte qui est une conscience aiguë de notre petitesse devant la grandeur de Dieu et qui nous maintient dans un état de crainte respectueuse et d’humilité.

Enfin, il y a celui qui ne connait plus aucune honte, d’aucune sorte : celui-là est plongé dans le mal et ne le voit même plus, ainsi que le dit le prophète : « L’homme inique ne connais pas la honte ». D’où l’importance immense de fuir la fausse doctrine de la Grâce sans la Loi, qui, lentement mais sûrement, conduit les croyants à l’iniquité.

Après discernement et plusieurs avertissements selon la procédure torahique, on comprend pourquoi il est aussi une mitsva (commandement) de rompre la communication avec une personne qui n’obéit pas à la Saine Doctrine afin qu’un sentiment de honte puisse l’amener à la repentance comme il est dit : « Et si quelqu’un n’obéit pas à ce que nous disons par cette lettre, notez-le, et n’ayez point de communication avec lui, afin qu’il éprouve de la honte. » (2 Thessaloniciens 3:14)

Lien étroit entre honte du jugement final, faux raisonnement et science moderne

Enfin, si malgré tout, l’homme a choisi de s’enfoncer dans le péché et la rébellion de son cœur « en se trompant par de faux raisonnements », au point de se rendre insensible et de ne plus éprouver aucune honte d’aucune sorte, une honte plus immense et plus grave encore viendra le saisir, lorsqu’il sera trop tard, lors de ce grand jour du jugement, ou Dieu passera en revue toute la vie du pécheur dans ses moindres détails. Notre paracha, là encore, nous livre un puissant enseignement à ce sujet.

Regardons ce verset : « Je suis Joseph; mon père vit-il encore? Mais ses frères ne lui pouvaient répondre, car ils étaient tout troublés de sa présence. » (Genèse 45:3). La honte des frères de Yossef était si grande qu’ils furent incapables de parler, exactement comme cet homme dans la parabole du Messie, qui fut pétrifié de honte : « Et il lui dit: mon ami, comment es-tu entré ici, sans avoir une robe de noces? et il eut la bouche fermée. Alors le Roi dit aux serviteurs: liez-le pieds et mains, emportez-le, et jetez-le dans les ténèbres de dehors; là il y aura des pleurs et des grincements de dents. » (Matthieu 22:12)

Rachi commente en disant qu’ils étaient bouleversés de honte. Le Hafest Haïm compare cette honte à celle que l’homme ressentira à son arrivée dans le monde futur, lorsqu’il constatera aux yeux de tous que tout ce qui lui importait dans ce monde-ci n’était que vanité et futilité.

Rabi Chimon Bel El’azar dit : « malheur à nous au jour du jugement, malheur à nous au jour des remontrances… SI déjà les grands frères n’ont pas pu répondre à leur frère cadet, tant ils étaient éberlués devant lui, à plus forte raison pour chacun de nous, lorsque Dieu viendra nous demander des comptes au jour du jugement (Yalqout Chim’oni Béréchit, 152). » (Si’hot Moussar)

Selon les commentaires, les frères de Yossef ont réussi à se convaincre du bien fondé de leur mauvaise action au sujet de la vente de leur frère Yossef. Ils auraient même invoqué Dieu dans cet acte et ont véritablement cru agir au nom du Ciel pour éliminer un mal certain. Effectivement, comme la Torah nous le montre, ils voyaient en Yossef un médisant qui prétendait au trône et qui, par conséquent représentait un réel danger qu’il fallait écarter, sans comprendre que c’est la jalousie de leur cœur qui les poussait à agir de la sorte.

À ce sujet, le Si’hot Moussar explique : « De façon plus générale, l’homme est parfois amené à agir par des actes qu’il sait indignes de lui ou inconvenants, en vue d’atteindre un certain but. Il pense par erreur, qu’en raison de l’importance du but à atteindre, cette action nécessaire devient permise. Mais, hélas, lorsqu’il constate que cette action vile n’a pas produit le but escompté, il ne reste plus alors à son actif, qu’un acte indigne, ce qui devrait le couvrir de honte. » (Si’hot Moussar)

« Je suis Yossef » : une phrase petite mais terrible qui a fermé la bouche de ses frères et rempli de honte leur être tout entier. Essayons d’imaginer la stupeur et l’horreur d’une prise de conscience sans retour arrière possible. D’un seul coup, la vérité les rattrape et toutes leurs actions prétendument faites au nom du Ciel se révèle être à la face de tous un sombre péché des plus abjectes. Que nul ne s’imagine être préservé de telles choses. Yéshoua ne nous laisse pas ignorants de cela lorsqu’Il s’adresse au monde croyant :

« Quelqu’un lui demanda : Seigneur, n’y a-t-il qu’un petit nombre de gens qui seront sauvés ? Il répondit en s’adressant à tous ceux qui étaient là : 24 Faites tous vos efforts pour entrer par la porte étroite, car nombreux sont ceux qui chercheront à entrer et n’y parviendront pas. Dès que le maître de la maison se sera levé et qu’il aura fermé la porte à clé, si vous êtes restés dehors, vous aurez beau frapper à la porte en suppliant : « Seigneur, Seigneur, ouvre-nous ! » il vous répondra : « Je ne sais pas d’où vous venez. » 26 Alors vous direz : “Mais nous étions à table avec toi, nous avons mangé et bu sous tes yeux. Tu as enseigné dans nos rues…” 27 Il vous répondra : “Je vous le répète, je ne sais pas d’où vous venez. Allez-vous-en, vous qui commettez le mal.”

C’est là qu’il y aura des pleurs et d’amers regrets, quand vous verrez Abraham, Isaac et Jacob et tous les prophètes dans le royaume de Dieu, tandis que vous-mêmes vous en serez exclus. » (Luc 13 :24-27).

Et encore :

« Plusieurs de ceux qui dorment dans la poussière de la terre se réveilleront, les uns pour la vie éternelle, et les autres pour l’opprobre, pour la honte éternelle. » (Daniel 12:2)

Les rabbanim expliquent que « chacun pense toujours que quelle que soit sa manière d’agir, il a raison, car le mauvais penchant lui fait trouver des raisons logiques à son comportement. Au jour du jugement, HaShem montrera clairement à chacun la gravité de ses fautes. Les frères ne purent répondre à Yossef, et pourtant ils avaient trouvé de nombreuses excuses pour le vendre et avaient même considéré cela comme un commandement pour Dieu. Mais maintenant la vérité est évidente. » (Le Midrash Raconte).

D’une manière incroyable et en harmonie avec ce que disent les sages pour la fin des temps, à savoir que la science moderne viendra confirmer les enseignements de la Torah, depuis à peine un demi siècle, nous voyons la science moderne confirmer les enseignements les plus profonds de la Torah. En lien étroit avec notre paracha, lisez ceci, cela en vaut la chandelle :

Dans un article du Science et vie Junior de décembre 2017, il est expliqué que nous sommes tous sujet aux mêmes erreurs de jugement et d’interprétation : « Les scientifiques étudient depuis 40 ans ces failles de la pensée, qu’ils appellent des biais de raisonnement. Ils en ont identifié près d’une centaine. Les scientifiques ont démontré qu’ils influencent notre façon de juger les autres, nos convictions et même qu’ils causent des bugs dans notre mémoire. »

Un simple exemple rapporté par le magazine : « pour convaincre leur auditoire que les biais existent, les chercheurs commencent souvent leur exposé en demandant : “Qui pense être un bon conducteur, ou du moins un conducteur meilleur que la moyenne ?” Systématiquement, 90% de l’assemblée lève la main. Bien sur, le public comprend tout de suite qu’il y a un gros problème : sauf si l’on a regroupé dans la salle la crème des automobilistes, par définition, il devrait y avoir 50% de personnes au-dessus de la moyenne et 50% en dessous. Ou pas loin. L’expérience a été reproduite maintes fois, auprès de publics très différents, et même auprès de personnes qui sortaient de l’hôpital… après un accident de voiture ! Le résultat est toujours le même. Et cela marche aussi si l’on demande : “Etes-vous plus honnêtes, plus séduisants, plus altruistes… que la moyenne ?” »

Pour illustrer le propos, regardez ce cube en trompe l’œil :

L’article scientifique explique que les biais sont au raisonnement ce que les illusions d’optique sont à la vision ! Les deux nous trompent et même quand on le sait, on en est victime ! Regardez les deux carrés de couleur marqués d’une croix : ils sont de même couleur, mais notre cerveau, pour compenser le carré dans la zone d’ombre, va éclaircir le carré et nous donner l’illusion d’un marron clair alors qu’il s’agit d’un marron totalement identique au carré du dessus !

Revenons au résultat des chercheurs qui montre que 90% des personnes lèvent la main lorsqu’on leur demande s’ils sont meilleurs conducteurs que la moyenne. Pourquoi en est-il ainsi ? « Parce qu’en toute bonne foi, nous avons tendance à considérer qu’on est un peu, voire beaucoup au-dessus du lot. C’est un biais ! Celui que les chercheurs appellent le “biais d’excès de confiance” qui s’explique en partie par une autre faille de notre cerveau : “l’erreur fondamentale d’attribution”. »

Le Science et vie prend l’exemple d’une personne qui nous pousse pour rentrer dans le bus bondé de monde. Plusieurs d’entre nous auraient tendance à s’énerver ou à ressentir une irritation mais pourtant, lorsque nous-mêmes avons fait cela un jour, nous ne nous sommes pas considérés comme malpolis pour autant puisque nous invoquions des raisons valables : retard pour un RDV majeur ultra important, gastro fulgurante etc. Effectivement, à cause de ce que la science appelle “l’erreur fondamentale d’attribution”, ce n’est pas souvent qu’une personne envisage que celui qui le pousse pour rentrer dans le métro a peut être lui aussi des bonnes raisons… Le Science et vie reprend : « C’est cela l’erreur fondamentale d’attribution : on juge les autres sur leurs actions uniquement, alors qu’on s’évalue soi-même en tenant compte des raisons profondes qui nous ont poussés à nous comporter d’une certaine façon. Au lieu d’envisager toutes les possibilités, le cerveau de l’homme fait ce que l’on appelle un raccourci de pensée : “Il m’a poussé et doublé car c’est un malpoli.” Ce mécanisme qui intervient très souvent nous fait juger les autres plus sévèrement que nous-mêmes. Et finalement nous donne l’illusion qu’on est meilleur qu’eux. »

Spirituellement, le péché qui est en l’homme, produit la même chose au niveau des jugements. Ce que la Bible explique depuis des millénaires, la science moderne vient tout juste de l’expliquer et de le confirmer. Ainsi, on comprend pourquoi seule l’étude de la Torah nous permet de renouveler l’homme intérieur pour vaincre le péché, c’est-à-dire, en termes modernes, « sortir du piège des biais de raisonnement que l’on détectera et évitera tout comme une personne informée et enseignée sur l’illusion d’optique mentionnée plus haut, à l’aide d’outils nécessaires, pourra vérifier que les cases marquées d’une croix sont bien de la même couleur et ne tombera pas dans le piège si on lui posait la question.

Evidemment, tout ceci se résume dans la parole du Maître que la Torah développe en long et en large : « Ne jugez pas selon les apparences mais jugez selon la justice ». Yéshoua, en avance de plusieurs milliards d’infinies générations sur toutes les sciences de ce monde, nous invite ici en une petite phrase, à suivre ce que le Science et vie de 2017 explique enfin : cessez de juger les hommes en regardant leur action, leur apparences etc, ne vous faites pas avoir par les biais de raisonnements, mais jugez comme vous vous jugez vous-mêmes, cherchez à connaitre les raisons profondes qui poussent les hommes à agir comme ils agissent. Cela est un jugement de justice et c’est infiniment plus dur que tout ce que l’on imagine, car un tel jugement doit prendre en compte l’arrière plan de la personne, son vécu, ses relations, son éducation etc, etc ainsi que les pensées de son cœur etc. Egalement, nous devons faire preuve d’amour, de compréhension, de compassion, d’empathie… sans quoi, nous sommes dans le jugement d’apparences.

Pour y parvenir, une seule solution : l’étude et la mise en pratique de la Torah et la prière.

On est en mesure de comprendre avec toujours plus de précision et de finesse, cette parole du disciple de Yaacov (Jacques) :

« C’est pourquoi, rejetant toute souillure et tout excès de malice, recevez avec douceur la parole [Enseignement de Torah] qui a été plantée en vous, et qui peut sauver vos âmes. Mettez en pratique la parole [Torah de Moïse], et ne vous bornez pas à l’écouter, en vous trompant vous-mêmes par de faux raisonnements. […] Mais celui qui aura plongé les regards dans la loi parfaite [Loi de Moïse], la loi de la liberté, et qui aura persévéré, n’étant pas un auditeur oublieux, mais se mettant à l’œuvre, celui-là sera heureux dans son activité. »

Les frères de Yossef ont jugé selon les apparences, ils se sont fait attrapés par, entre autres, dans le langage de la science moderne, « un biais de raisonnement et une erreur fondamentale d’attribution ». Exacerbés par leur jalousie, trompés par l’ennemi, ils ont été conduits à un grave péché tout en s’imaginant bien faire, le jugement d’apparence les a menés droit vers une cuisante erreur, ayant fait souffrir terriblement leur vieux père Yaacov, une erreur et un péché dont les conséquences, sans repentance, sont éternelles. Nul n’est à l’abri de l’erreur et c’est pour cela que Dieu a prévu une voie qu’ont heureusement empruntée les frères de Yossef : la repentance. Aucune science n’enseigne cette voie vers la vie éternelle, et c’est bien ici qu’apparaît une des terribles limites de la science qui certes, si elle peut expliquer admirablement les phénomènes spirituels les plus complexes, ne donnera jamais la solution pour se nettoyer du mal devant Dieu.

Pour nous, nous savons que la Torah de Dieu est notre lumière, que le Messie Yéshoua est notre rédempteur et que seul la Saine Doctrine nous permet de ne pas tomber dans les pièges de tous les biais de raisonnement que la science semble découvrir à peine. Tout se confirme, tout se précise, tout s’accomplit : nous vivons une période extraordinaire pour qui sait le voir !

Tout ceci nous amène à redoubler de prudence dans tous nos jugements afin que nous ne soyons pas jugés, car Yéshoua nous le dit : on nous jugera comme nous avons jugé. Rappelons-nous de ces belles et puissantes paroles du Talmid de Yéshoua Yaacov (Jacques), le disciple de Jésus : « Ne vous plaignez pas les uns des autres, frères, afin que vous ne soyez pas jugés : voici, le juge est à la porte. 10 Prenez, mes frères, pour modèles de souffrance et de patience les prophètes qui ont parlé au nom du Seigneur. 11 Voici, nous disons bienheureux ceux qui ont souffert patiemment. » (Jacques 5:9-11).

Terminons notre réflexion par une courte, mais excellente anecdote qui englobe la notion de honte et de jugement selon la justice :

 « À l’occasion de l’anniversaire du décès de son père, Rav Israël Salanter reçu le privilège de diriger l’office de Moussaf. Malheureusement, il bégaya à de nombreuses reprises sur les mots de la prière. Devant l’étonnement de ses disciples, le Rav expliqua « l’homme qui a dirigé l’office avant moi, a, lui aussi, trébuché sur de nombreux passages et il a été la risée de tous ses camarades. Voilà pourquoi j’ai voulu atténuer sa honte en faisant à mon tour quelques fautes de prononciation »  (Otsrot Hatorah).

Voilà un homme qui a compris la profondeur de la loi du Messie : « Portez les fardeaux les uns des autres, et vous accomplirez ainsi la loi de Mashia’h. » (Galates 6:2). Pour parvenir à une telle attitude, le Rav Salanter a nécessairement bien intégré l’importance de la honte, de l’humiliation publique et, grâce à un jugement selon la justice et non selon les apparences, évitant ainsi tout biais de raisonnement, le Rav, en faisant preuve de compassion, s’est sacrifié pour apaiser quelque peu le fardeau de son prochain. Tout ceci grâce à l’étude authentique et véritable de la Torah, tout simplement merveilleux ! Que Dieu nous y aide et pardonne nos nombreuses lacunes !

Efforçons-nous donc à faire le bien en travaillant à la repentance continuelle et régulière, à l’humilité, à la pudeur, méditons bien cette étude et ce qui est dit pour le mettre en pratique et certainement, nous parviendrons à bon port avec l’aide de Dieu.

Excellent chemin à chacun, dans la lumière et la joie du Créateur et de notre bon Messie, le Rav Yéshoua. Amen vé amen.

Laisse un commentaire pour nous partager ton ressenti et ton expérience !

Une étude et un partage réalisée par la seule grâce infinie d’HaShem(Dieu) et avec la précieuse aide des rabbanim d’aujourd’hui et des sages d’Israël d’autrefois.

Note importante relative au contenu des articles du site web : Veuillez citer la source lors de toute copie partielle ou complète de l’article, ainsi que le rappellent justement les maximes des pères (Pirqé Avot) : « Quiconque cite l’auteur d’une parole amène la délivrance dans le monde ». Pour le reste, c’est entre vous et Dieu qui sonde les cœurs et qui rendra à chacun selon ses œuvres.

En dehors des citations et autres extraits de sources externes repris dans les études, nous ne cautionnons pas forcément tous les propos et les enseignements des personnes et/ou des références et autres sites web cités : chaque homme est faillible, nul ne possède toute la vérité, chacun doit donc être attentif et ne retenir que ce qui lui semble bon et en accord avec les voies de Dieu et la bonne nouvelle du Messie Yéshoua : « examinez toutes choses; retenez ce qui est bon; » (1 Thessaloniciens 5:21).

Sur ce site web, nous usons donc de notre liberté en Yéshoua pour citer et utiliser, lorsque cela s’avère nécessaire et utile pour nous faire grandir dans la compréhension du plan divin et de la volonté de Dieu, le travail d’hommes ou de femmes parfois rattachés à d’autres confessions, mais que nous publions tout de même en raison de la qualité de leur contribution dans des domaines particuliers, bien que nous ne les rejoignons pas forcément dans toute leur doctrine. En outre, cela nous invite à nous exercer à vivre cette maxime des sages : « Qui est sage ? Celui qui apprend de chaque homme.[…] Le sage n’est pas celui qui a acquis des connaissances étendues dans tous les domaines, mais celui qui est capable d’apprendre de chacun » (Pirqé Avot). Si nous ne suivons pas cette maxime, nous nous éloignons alors de la sagesse pour rejoindre les rangs de ceux dont l’esprit est encombré par l’intolérance et le légalisme qui est l’étroitesse d’esprit, qu’à Dieu ne plaise !

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