La guerre secrète entre les enfants de Dieu, une racine de tous les maux – Pourim-Tetsavé

Note : Pour tous ceux et celles qui ont du mal à lire ou qui préfèrent le format audio, rendez-vous en fin d’article pour écouter l’audio de ce partage avec quelques commentaires inédits sur notre étude + quelques nouvelles au sujet du site web.

Cliquez ici pour aller directement à l’audio

« Veillez à ce que nul ne se prive de la grâce de Dieu; à ce qu’aucune racine d’amertume, poussant des rejetons, ne produise du trouble, et que plusieurs n’en soient infectés; » (Hébreux 12.15)

Cette semaine, nous lisons la paracha tetsavé (Exode 27 : 20 à 30 : 10) et à l’occasion de la fête de Pourim qui aura lieu ce dimanche 12 mars 2017, selon le calendrier authentique et biblique établi par les sages d’Israël, nous lisons également le livre d’Esther, livre central de cette fête glorieuse.

La paracha de la semaine et la fête de Pourim nous livrent une fois encore, un océan de sagesse et de merveilles spirituelles ! Face à un tel trésor d’enseignements si précieux pour nos âmes assoiffées, il n’est pas simple de choisir quel joyaux présenter au peuple du Dieu vivant, mais par la grâce de Dieu, le choix s’est porté sur un sujet peu commun qui est une des causes principales de la tentative d’extermination du peuple de Dieu par le tristement célèbre Haman, premier instigateur de la toute première shoah, qui n’aura finalement pas lieu, merci HaShem (Dieu), nous comprendrons pourquoi. Nous ferons également un lien avec la paracha tetsavé (« tu ordonneras »), une paracha qui nous parle, entre autres, de la confection des habits du Cohen Gadol (grand sacrificateur). La sagesse de Dieu nous enseigne des perles au travers de la description des vêtements sacerdotaux, nous regarderons ensemble un fragment infime de cette sagesse divine et glorieuse dévoilée à l’intérieur de la Torah de vie et de vérité du Maître du Monde, qu’observait avec soin le Messie Yéshoua (Jésus).

Revenons à la fête de Pourim : quel est donc ce sujet peu commun, qui aura été un des principaux carburants de cette première tentative de Shoah des temps anciens ?

Resituons brièvement le contexte : nous sommes des décennies après la destruction du premier temple (587 av.J.-C.), et beaucoup de juifs continuent de vivre dans la diaspora, en Perse, sous le règne du roi Arachveroch (Assuérus), bien que le retour était possible en Judée, grâce notamment, au précédent roi Cyrus que Dieu utilisa pour favoriser le retour de Son peuple sur sa terre, en Israël. Evidemment, toute ressemblance avec notre période actuelle contemporaine est bien sûr fortuite ! A cette époque, le Roi Arachveroch (Assuérus) régnait donc sur la Perse et les deux héros du livre central de la fête de Pourim, Mordechaï (Mardochée) et Esther, vivaient à Suse, capitale de la Perse. Au cours de son règne, Haman, descendant d’Amalek, fut élevé en dignité par  le roi Assuérus. Haman, dans son orgueil et sa vanité, imposait la prosternation en sa présence, mais c’était mal connaître Mordechaï (Mardochée), ce juif de la tribu de Benjamin, qui refusa obstinément et avec force de s’abaisser devant Haman l’impie, ce qui, parmi une multitude d’autres causes qu’on ne traitera pas ici, produira une haine et une fureur dans le coeur d’Haman, non seulement contre Mardochée, mais contre tout le peuple juif et ainsi, la toute première tentative d’extermination du peuple juif naîtra…

Evidemment, les causes profondes de cette antique tentative de Shoah sont nombreuses et variées. Nous regarderons ici plus en détail une cause majeure ayant favorisé le terrible décret d’extermination et ainsi, nous serons en mesure de comprendre pourquoi le titre de cet article est « la guerre secrète entre les enfants de Dieu. »

Le Hafets Haïm (1839 – 1933) est considéré dans le monde juif orthodoxe et au-delà, comme un grand sage et l’un des plus grands rabbins du 19ème siècle et du 20ème siècle. Dans son commentaire sur le livre d’Esther, appelé aussi « Meguila d’Esther », il rapporte deux paraboles très intéressantes qui vont illustrer fort bien le coeur du problème :

« Un homme extrêmement riche, l’homme le plus riche du monde, avait plusieurs fils, des marchands avisés qui savaient accroître leur fortune et développer leur commerce. Chacun éprouvait une vive jalousie envers l’autre et cherchait de toutes ses forces à le dépasser. Un homme sage leur dit : « Pourquoi vous épuiser tellement chacun de votre côté ? Votre travail est sans fin ! Chacun de vous est jaloux de l’autre, qui sait comment cela finira ? Il vaudrait mieux que vous vous aimiez l’un l’autre comme un homme qui aime tous les membres de son corps sans que ne règne entre eux jalousie ou haine. Alors vous serez tous aimés par votre père, comme si un fils lui naissait dans sa vieillesse. De toute façon, sa fortune vous reviendra un jour et elle sera suffisante pour vous-mêmes, vos enfants et tous vos descendants ! » Dieu est notre Père, il possède la grandeur, la force et la splendeur… Son nom est « Chaddaï », pour montrer que Son influence suffit (Chédai) à chaque créature. » [Note Thomas : Nous voyons ici encore, une perle de l’hébreu, langue sainte qui n’a de cesse de transmettre une infinité de messages qu’aucune traduction ne serait en mesure de rendre] (Meguilat Esther, Hafets Haïm, page 89).

Cette parabole illustre parfaitement un fait et un mauvais trait de caractère, tenace, qui est une triste réalité parmi beaucoup de croyants qui ne veulent pas s’efforcer d’effacer ce vil comportement qui attriste le coeur du Père : l’envie et la jalousie dans le service divin… Ce n’est pas sans raison que le serviteur Shaül (Paul) évoquera par allusion ce type de problème bien présent au sein des communautés de croyants :

« Rendez-vous, par la charité, serviteurs les uns des autres. Car toute la loi est accomplie dans une seule parole, dans celle-ci: Tu aimeras ton prochain comme toi-même. Mais si vous vous mordez et vous dévorez les uns les autres, prenez garde que vous ne soyez détruits les uns par les autres. » (Galates 5.13-15)

Regardons une deuxième parabole rapportée par le Hafets Haïm :

« Imaginons un homme, père de plusieurs fils célèbres pour leurs bons traits de caractère et leurs bonnes relations avec autrui. Ses enfants n’ont qu’un seul défaut qui attriste leur père : les disputes qui éclatent entre eux. Comment leur père peut-il être content d’eux ? Bien qu’il soit satisfait de leurs qualités, la tristesse et la contrariété qu’il éprouve sont supérieures à sa satisfaction. Bien que Dieu n’ait rien omis dans Son monde, le but de la création n’est atteint que si la paix règne dans l’univers et que les juifs s’aiment mutuellement. (Meguilat Esther, Hafets Haïm, page 93).

Là encore, tout enfant de Dieu, toute personne qui se réclame du Dieu vivant, devrait mettre tout en oeuvre pour se tenir éloigné et fuir comme la peste le moindre conflit, la moindre dispute avec un frère ou une soeur car ces choses, en vérité et peu importe les bonnes raisons que l’on invoque, ne proviennent que de la chair et du Satan, comme il est dit :

« Or, les oeuvres de la chair sont manifestes, ce sont […] les querelles, les jalousies, les animosités, les disputes […] ceux qui commettent de telles choses n’hériteront point le royaume de Dieu. » (Galates 5.20)

Seul un terrible manque de crainte du ciel peut pousser un croyant à avoir un comportement qui provoque et invite à la dispute. Par exemple, une personne dans la provocation, le reproche ou l’accusation suscite la dispute, jette un venin spirituel dans le coeur de son prochain : une telle attitude révélant un coeur empli de ressentiments et de manque de pardon, chassera la présence divine et cette personne tombera inévitablement dans le lachon hara (médisance) et toutes sortes de comportements dégradants et indigne de la Torah du Dieu d’Israël. Une telle personne devrait rapidement se reprendre, implorer le pardon de Dieu et se détourner au plus vite des ses mauvaises voies car un comportement semblable témoigne d’une chute spirituelle dans son amour pour le Dieu d’Israël, une absence de crainte pour son Créateur. Ce n’est pas sans raison que Paul est très dur lorsqu’il parle des conséquences éternelles de ceux qui attisent la dispute et se plaisent à provoquer leur semblable : « ceux qui commettent de telles choses n’hériteront point le royaume de Dieu. » (Galates 5.20). La chose est claire.

Le Hafets Haïm explique une autre conséquence de ces néfastes traits de caractères au sujet desquels nous devons tous travailler, et nous en montre les fâcheuses conséquences.

« Celui qui agit à l’encontre de cela, qui cherche à dominer son prochain, ne le respecte pas et agit contre lui en tout – sera sévèrement puni. Bien que les disciples du Rabbi Akiva fussent très grands en Torah, par leur manque de respect mutuel, ils ont causé une grave profanation de la gloire divine. Aussi, l’attribut de justice les a frappés par une épidémie qui les a presque tous tués entre Pessah et Chavouot » [Note Thomas : Rabbi Akiva avait 24 000 élèves érudits en Torah qui ont presque tous péri]. « Tout le peuple juif commémore cette calamité en observant le deuil chaque année à cette période. » (Meguilat Esther, Hafets Haïm, page 91). »

Dans la lignée de cette histoire, l’auteur de l’épitre aux hébreux nous rappelle une chose qui devrait susciter la crainte dans nos coeurs afin de fuir toute légèreté envers le Maître de l’Univers :

« C’est une chose terrible que de tomber entre les mains du Dieu vivant. » (Hébreux 10:31)

Dieu est infiniment bon, mais celui ou celle qui se réclame de Lui et qui se moque de Lui par son hypocrisie et son comportement charnel, n’échappera pas à la verge de l’Eternel comme il est dit dans une traduction proche de l’hébreu :

« Je visiterais leur faute par le bâton et leur péché par des plaies » (psaumes 89).

Beaucoup de croyants sont victimes de toutes sortes de maux mais bien souvent, l’aveuglement dû à leur propre orgueil et à leur propre suffisance ne leur permet pas de comprendre que les maux qui les atteignent sont en vérité la verge du Tout Puissant comme il est écrit :

« c’est par la souffrance qu’il l’avertit. » (Job 36.15).

Que Dieu, par son Esprit puissant et Eternel, puisse faire tomber les écailles de nos yeux.

Ces paroles sont dures, mais il est nécessaire de s’en imprégner afin de chasser de nos cœurs la légèreté de notre conduite. Si Dieu est infiniment bon, tendre, doux et miséricordieux, n’oublions jamais qu’Il peut être un feu dévorant pour tout celui qui se moque de Lui et adopte un comportement léger tout en professant Le connaitre.

Dieu a une sainte haine de l’hypocrisie et de ceux qui enseignent ce qu’ils ne vivent pas, qui reprennent, condamnent et accusent leur prochain, tandis qu’ils sont eux-même esclave de la corruption de leur coeur comme il est dit :

« Toi qui te reposes sur la loi, qui te glorifies de Dieu, qui connais sa volonté, qui apprécies la différence des choses, étant instruit par la loi; toi qui te flattes d’être le conducteur des aveugles, la lumière de ceux qui sont dans les ténèbres, le docteur des insensés, le maître des ignorants, parce que tu as dans la loi la règle de la science et de la vérité; toi donc, qui enseignes les autres, tu ne t’enseignes pas toi-même ! […] Toi qui te fais une gloire de la loi, tu déshonores Dieu par la transgression de la loi ! Car le nom de Dieu est à cause de vous blasphémé parmi les païens, comme cela est écrit. » (Romains 2)

Nous voyons donc qu’effectivement, tous ces comportements, ces envies, ces haines et ces jalousies, souvent secrètes et non avouées, sont des choses qui demeurent dans le coeur de plusieurs parmi le peuple de Dieu, et comme nous le rappelle le Hafets Haïm en nous remémorant la plaie infligée aux 24 000 élèves du Rabbi Akiva,

un homme peut être rempli de Torah et considéré comme un grand Rav mais si son coeur contient du ressentiment, du manque de pardon, de l’orgueil, de la jalousie et de l’envie vis-à-vis de son prochain, la verge du Seigneur l’atteindra certainement et le frappera de toutes sortes de plaies, de maux et de maladies. Que chacun s’examine car pour paraphraser Paul, c’est bien là ce qu’il dit en 1 Corinthien 13 : « Toute ta Torah, toutes tes connaissances ne te servent de rien, si l’amour véritable selon Dieu n’est pas en toi ».

Un des remèdes puissants et efficaces contre de telles choses, est offert avec simplicité dans la Torah de l’Eternel.

Le Hafets Haïm rapporte un commentaire de la Torah Ché-Bél pé (loi orale) qui vient nous expliquer avec force pourquoi Haman a pu faire passer un tel décret d’extermination sur le peuple juif et comment, grâce à Mordechaï et Esther, ce décret retomba de plein fouet sur le front d’Haman :

« Lorsque l’unité est dans le peuple juif, le méchant ne peut le dominer. C’est pourquoi Haman dit que – le peuple juif – était “dispersé et éparpillé” et qu’il pourrait le vaincre. [Pour contrer cette dispersion], Esther dit : “Va rassembler”. Ce rassemblement pour s’unifier s’est accompli comme il est dit plus loin : “Les autres juifs du pays du roi se rassemblèrent, se défendirent”. Par la force de ce rassemblement, la délivrance est arrivée. » (Sfat Emet Chemot, Le Pourim 649).

Le rassemblement et l’unité dont il est question ici n’est pas forcément d’ordre physique et géographique mais spirituel. Nous le savons : des communautés entières peuvent s’assembler pour louer le Créateur, proclamer l’unité, mais si entre eux règnent secrètement la suspicion, le ressentiment, la rivalité, la jalousie, la haine, la rancœur, la dispute et les choses semblables, Dieu n’est certainement pas au milieu d’eux et en vérité, les membres d’une telle communauté louent une idole de leur imagination, une idole qui cautionne leur comportement mauvais et leur absence de crainte du ciel.

Pour appuyer ce qui est dit ici et pour paraphraser un commentaire rapporté par le Hafest Haïm (Zékhor LeMiryam), Dieu dit :

« Tu aimeras ton prochain comme toi-même. Je suis l’Eternel. » (Lévitique 19.18). Si tu aimes ton prochain comme toi-même, je suis Dieu parmi vous et je vous aime tous les deux. Si tu ne l’aimes pas comme toi-même, je ne suis pas Dieu au milieu de vous, mais une idole de votre imagination. (Meguilat Esther, Hafets Haïm, page 91).

Que signifie s’honorer l’un l’autre, s’aimer l’un l’autre ?

Que chaque juif honore son prochain en pensant que son semblable le dépasse d’une façon ou d’une autre. S’il est riche, il pensera qu’il pourvoit davantage que lui aux besoins des pauvres [et devra s’en réjouir] ; S’il est pauvre, il pensera que son coeur [celui de son prochain] est certainement plus soumis et ainsi de suite… On pourra trouver chez son prochain beaucoup de qualités qui dépassent les siennes dans de nombreux domaines. (Meguilat Esther, Hafets Haïm, page 93).

C’est bien là ce que l’apôtre Shaul (Paul) dit :

« Ne faites rien par esprit de parti ou par vaine gloire, mais que l’humilité vous fasse regarder les autres comme étant au-dessus de vous-mêmes. » (Philippiens 2 : 3)

Beaucoup connaissent ce verset, mais ne le vivent pas. Sondons notre cœur à ce sujet et ne mentons pas à la vérité.

Même un homme rempli de Torah et érudit devra considérer son prochain, quel qu’il soit, comme étant supérieur à lui-même, sinon, c’est la preuve que l’orgueil n’a pas été entièrement extirpé de son cœur et il devra travailler à ce sujet. C’est ce que nous révèlent les commentaires des sages d’Israël au sujet de Moshé, que la Torah qualifie comme étant l’homme le plus humble des hommes, le plus érudit et le plus grand en Torah, comment pouvait-il considérer son prochain comme supérieur à lui-même ?

Moshé tenait ce type de raisonnement : si cette personne avait été à ma place et avec les capacités dont Dieu m’a gratifié, elle aurait certainement réussi sa mission bien mieux que moi. Et de même, si j’avais été à sa place, je n’aurais certainement pas réussi aussi bien qu’elle. Et de plus, l’exemple de Yitro le démontre : Moshé s’est laissé enseigner par un homme au passé idolâtre qui venait à peine de se convertir (selon les commentaires des sages, Yitro s’est converti après le miracle de la mer rouge) !

Moshé nous apprend combien nous avons à apprendre de tout homme : bien orgueilleux celui ou celle qui pense que son prochain ne peut pas l’enseigner, quand bien même il serait infiniment moins érudit en Torah que Lui ! Cela serait mettre en oubli le fait que Dieu se plait à confondre la sagesse des sages et qu’il se plait à choisir « les choses viles du monde et celles qu’on méprise, celles qui ne sont point, pour réduire à néant celles qui sont, 29 afin que nulle chair ne se glorifie devant Dieu. » (1 Corinthiens 1 : 28-29)

De plus, comme dit le Hafets Haïm,

si l’enfant de Dieu est conscient que son frère croyant est aussi aimé de Dieu, il craindra de contrarier un homme aimé de Dieu, de peur que le Roi ne l’apprenne et que la personne lésée « appellera Dieu à cause de toi » (Deutéronome 15).

Au contraire, il poursuivra la paix et fera tout pour fuir toute dispute avec son frère ou sa soeur. Mais attention, cela ne doit évidemment pas être l’occasion de tomber dans l’hypocrisie : il convient de chasser les mauvais traits de caractère de notre cœur par l’étude assidue de la Torah et par sa mise en pratique mais, si l’on voit notre frère ou notre soeur dans le péché, il convient évidemment de ne pas rester silencieux, mais d’appliquer ce verset avec sagesse :

« Pour vous, frères, ne vous lassez pas de faire le bien. Et si quelqu’un n’obéit pas à ce que nous disons par cette lettre, notez-le, et n’ayez point de communication avec lui, afin qu’il éprouve de la honte. Ne le regardez pas comme un ennemi, mais avertissez-le comme un frère. » (2 Thessaloniciens 3 : 14-15)

Il faut que la crainte du ciel et l’amour véritable envers son prochain augmentent chez les enfants de Dieu et qu’ils imprègnent tout notre être :

nous sommes dans les derniers temps, il reste peu de temps. Comment le Messie d’Israël pourrait venir et se réjouir parmi un peuple se réclamant de Dieu mais chez qui règnent secrètement la jalousie, la rancoeur, le ressentiment, la dispute, les accusations, les querelles, les envies, la jalousie, un esprit malsain de compétition etc ?

SI ces choses ne changent pas, le Messie reviendra certainement, mais les tribulations seront grandes afin que, dans le brisement, plusieurs reviennent à l’Eternel et lavent leur robe, comme il est dit par le prophète Daniel :

« Plusieurs seront purifiés, blanchis et épurés; les méchants feront le mal et aucun des méchants ne comprendra, mais ceux qui auront de l’intelligence comprendront. » (Daniel 12 : 10)

A ce stade, nous en arrivons au lien avec notre paracha : il faut absolument qu’une sainte crainte du ciel imprègne nos cœurs au point où nous intégrerons et comprendrons toujours mieux certains commandements qui paraissent inutiles et futiles, au premier abord, tels que le fil d’azur placé sur les franges aux bords des vêtements ou la couleur azure de la robe du Cohen Gadol (grand sacrificateur)… Celui dont la crainte de Dieu n’a pas encore pleinement imprégné son coeur, et chez qui l’ignorance ne lui permet pas de pénétrer la profondeur des ordonnances divines, regardera ce type de commandement avec interrogation, et sera tenté de mépriser ou de négliger la plus petite de ces ordonnances divines. Il faut bien l’avouer, c’est malheureusement notre cas à tous, à notre honte, mais que notre coeur se réjouisse comme il est dit :

« Celui qui cache ses transgressions ne prospère point, Mais celui qui les avoue et les délaisse obtient miséricorde. » (Proverbes 28:13)

Pour bien illustrer ce qui vient d’être dit ici, regardons un commentaire du Rav Eliahou Hassan dans le livre “la paracha”, au sujet de notre paracha tetsavé, sur le verset : « Tu feras la robe de l’Ephod, entièrement d’azur… »

Le Rav explique que cette ordonnance fait allusion à ce que Hazal (nos sages) nous ont enseignés au sujet des tsitsit (franges) dans le traité Menahot 89a :

La Torah nous ordonne de mettre un fil bleu azur dans nos tsitsit car le bleu azur ressemble à la mer, la mer ressemble au ciel et le ciel ressemble au trône divin.

Ainsi, grâce à ce fil azur, l’homme craignant Dieu, se rappellera qu’il comparaîtra un jour devant le trône divin pour rendre compte de son pèlerinage terrestre, là où « Dieu jugera par Le Messie Yéshoua, les actions secrètes des hommes. » (Romains 2.16)

Le Rav fait une remarque intéressante en se demandant si un fil bleu réussira à réveiller en nous la crainte du ciel et du jugement divin ? Il y a d’autres petits commandements similaires dans la Torah : comment ces petits commandements sont censés avoir un tel pouvoir sur nous et susciter la crainte du ciel ? Nombreux sont ceux qui ne ressentent rien à ce sujet ! Et le Rav de conclure que le problème vient en réalité de nous : si notre esprit était empli de Torah et de crainte du ciel, un petit commandement tel que le fils d’azur parmi les fils blancs des tsitsit, ou la robe de l’Ephod de couleur azure, devraient nous rappeler le trône divin :

« Vous vous êtes sûrement déjà surpris à penser à des choses qui n’avaient absolument rien à voir avec votre pensée de départ. On commence par réfléchir à ce qu’on va dire au banquier et on finit par se rappeler du gros bonhomme de neige qu’on avait fait avec ses camarades en sixième ! Que s’est-il passé ? Tout simplement l’esprit de l’homme divague, se balade, glisse, un sujet fait penser à un autre etc. Le banquier l’a fait penser à faire des économies, les économies aux vacances, les vacances au ski, le ski à la neige, la neige au bonhomme de neige etc. (Heureusement qu’on l’a arrêté !) Ainsi, Si notre esprit est empli de Torah et de crainte du ciel, nos aspirations et notre motivation sont dirigées vers le ciel, l’accomplissement des Mitsvot [commandements] et l’étude de la Torah, et la moindre chose liée avec ces sujets devraient nous enflammer ! À la simple vision du fil d’Azur, la crainte du jugement divin devrait nous saisir. (La paracha, Eliahou Hassan, page 342).

Cette remarque est très juste. Que Dieu nous aide à continuer à croître dans Sa sagesse, dans Son discernement, dans la crainte révérencieuse de Son nom, dans la sanctification et qu’Il nous donne de nous aimer les uns les autres, non pas avec la bouche seulement mais en vérité et que notre coeur puisse réellement vivre et ressentir ce qui est dit dans le partage de cette semaine. Que notre coeur soit rempli de la Torah du Maître du monde, pour la gloire de Son Fils et Messie Yéshoua, Lui qui rassemble Ses brebis et qui nous rappelle si souvent et avec force combien il est important et précieux d’obéir aux commandements de son Père.

Amen vé amen.

AUDIO DE L’ARTICLE + COMMENTAIRES :

Téléchargez l’audio : CLIQUEZ ICI

Restez informés !
Articles, études, vidéos inédites : Recevez les dernières nouveautés du site web en rejoignant près de 8000 abonnés :
Pour connaître et exercer mes droits, notamment pour annuler mon consentement, je consulte la politique de vie privée en cliquant ici
En soumettant ce formulaire, j’accepte que mes informations soient utilisées exclusivement dans le cadre de ma demande avec d’éventuelles offres de services éthiques, bibliques et personnalisées qui pourraient en découler, si je le souhaite.

Réseaux sociaux :

Les 3 articles/vidéos les plus vus :

Pour aller plus loin :

paracha

Nous recommandons notre partenaire, la librairie juive hébraïque Ness :

Nous recommandons notre partenaire, la librairie juive hébraïque Ness :

Laissez un commentaire pour nous partager votre ressenti et votre expérience !

Une étude et un partage réalisée par la seule grâce infinie d’HaShem (Dieu) et avec la précieuse aide des rabbanim d’aujourd’hui et des sages d’Israël d’autrefois.

Note importante relative au contenu des articles du site web : Veuillez citer la source lors de toute copie partielle ou complète de l’article, ainsi que le rappellent justement les maximes des pères (Pirqé Avot) : « Quiconque cite l’auteur d’une parole amène la délivrance dans le monde ». Pour le reste, c’est entre vous et Dieu qui sonde les cœurs et qui rendra à chacun selon ses œuvres.

En dehors des citations et autres extraits de sources externes repris dans les études, nous ne cautionnons pas forcément tous les propos et les enseignements des personnes et/ou des références et autres sites web cités : chaque homme est faillible, nul ne possède toute la vérité, chacun doit donc être attentif et ne retenir que ce qui lui semble bon et en accord avec les voies de Dieu et la bonne nouvelle du Messie Yéshoua : « examinez toutes choses; retenez ce qui est bon; » (1 Thessaloniciens 5:21).

Sur ce site web, nous usons donc de notre liberté en Yéshoua pour citer et utiliser, lorsque cela s’avère nécessaire et utile pour nous faire grandir dans la compréhension du plan divin et de la volonté de Dieu, le travail d’hommes ou de femmes parfois rattachés à d’autres confessions, mais que nous publions tout de même en raison de la qualité de leur contribution dans des domaines particuliers, bien que nous ne les rejoignons pas forcément dans toute leur doctrine. En outre, cela nous invite à nous exercer à vivre cette maxime des sages : « Qui est sage ? Celui qui apprend de chaque homme.[…] Le sage n’est pas celui qui a acquis des connaissances étendues dans tous les domaines, mais celui qui est capable d’apprendre de chacun » (Pirqé Avot). Si nous ne suivons pas cette maxime, nous nous éloignons alors de la sagesse pour rejoindre les rangs de ceux dont l’esprit est encombré par l’intolérance et le légalisme qui est l’étroitesse d’esprit, qu’à Dieu ne plaise !

15 Commentaires

  1. Karen

    Qu’en est-il des tsitsiyot pour les femmes ?

    Réponse
  2. martin

    je suis nouveau sur le site, et pourtant je vois des noms qui me son famillier comme ondine ou mieil roy( peut etre mireille leroy, seurs qui etaient sur nancy, confirmer si c’est bien cela.
    en tous cas , l’enseignement dispensé sur ce site est une vrai bénédiction. enfin la question d’israel est dévoilée de plus en plus, la vérité eclate . que le seigneur bénisse thomas qui reçoit de plus en plus.,et qu’il nous bénisse ensemble nous les auditeurs; car ceux qui acceptent cet enseignement sont vraiment bénis.
    car beaucoup de chrétiens se sont arrêtés a romain:8 et ont oublié romain: 9 ,10,11.qui nous resitue apres avoir reçu le salut de notre sauveuryeshua. pour que nous ne tombions pas dans l’orgueil par rapport au peuple juif. et surtout pour eviter la fameuse théorie du remplacement qui est un piège.
    shalom a tous et a t’ecouter encore thomas.

    Réponse
  3. Robert

    Dénoncer une injustice ne veux pas dire ne pas aimer, si nous prions pour ces personnes nous enlevons toutes les armes
    à l’ennemi de nos âmes et au travers de ces épreuves dénoncer n’est pas murmurer, quelque foi c’est un devoir .
    Que notre grand Seigneur te rende justice et il le fera Nell.

    Réponse
  4. Dandjee

    Salut à tous!
    Souvent nous voyons comme péché l’adultère, la fornication, le vole, la tuerie etc…, alors qu’il y en a bien d’autres qui enpoisonnent notre vie. Je les appelles”les détails destructeurs dans la vie du chrétien”. Personne ne les voit, mais cela ne les empêche pas de faire des ravage pour autant. Ils détruisent notre intérieur pendant que tout semble bien à notre apparance. Merci Thomas cet enrichissent article!

    Réponse
  5. Florence

    Shalom,

    Que dire suite à la lecture et l’écoute de cet audio. Cela m’a invité à examiner mon comportement surtout par rapport à la médisance. Pour moi c’est le pire, avec l’orgueil d’ailleurs les deux ont un lien, et quand on ouvre une porte à la médisance difficile de la fermer si on s’y prend par la chair.

    Merci pour ce rappel à demeurer dans la sainte crainte du ciel, cela m’a fait grand bien de me rappeler tout ce dont l’Eternel a en horreur comme il est dit dans Proverbes 6 : 16
    Il y’a six choses que hait l’Eternel même sept qui lui sont en abomination :

    les yeux hautains, la langue fausse, les mains qui répandent le sang innocent, le coeur qui forme de mauvais desseins, les pieds qui se hâtent pour courir au mal, le faux témoin qui prononce des mensonges, et celui qui sème des querelles entre les frères”.

    Au tout début de mon retour à la Torah, j’ai été peinée de voir tant de divisions entre les mouvements messianiques pour des histoires de calendrier, de manière de célébrer les fêtes comme Hanoucca ( chandelier ou pas de chandelier) , de la place de la loi orale pour le croyant issu des nations etc, j ‘ai même failli abandonner car je me disais qu’au final rien n’était différent de ce que je vivais déjà dans mon assemblée chrétienne.

    Père céleste, pardonne moi mes nombreux manquements, et remplis moi de ta Torah. Que je puisse toujours rester émerveillée par ta grandeur lorsque j’étudie tes saintes Ecritures et aide moi à voir chaque personne de manière conforme à ta Parole, sans jugements, ni mauvaises pensées. Au nom de Yéshoua , Amen.

    Réponse
  6. AMinA

    Bonjour ,
    tout d abord merci à toi frère Thomas pour cette étude sur la Meguilat d Hesther, profonde et claire pour ceux qui recherchent la VERITE à la lumière de Yeshoua.

    Aussi cette guerre secrete hypochrite au sain de la communauté chretienne omnipresente est puissante. Nous la vivons, ns ressentons cette presence puissante et tenebreuse pour ceux qui la discerne, d ailleurs rien n est plus caché.

    Voici un petit temoignage vécu ce week end de pourrim au sein de notre groupe ; nous avons voulu clarifier nos démarches, notre conviction de suivre le 4 eme commandemant et le mettre en pratique, nous dissocier du culte du dimanche tous en apportant la justification dans les écritures. ce fut un tolé et une séparation du groupe en deux branches; ceux qui sont pour Yeschoua le MACHIAH D ISRAEL et ceux qui sont pour Jesus-Christ qui est pour la nation chretienne et chef de l Eglise. C’est ainsi que ns avons apprecié votre analyse surtout que ns l’avons recu avant cette entrevue. cette étude ns as vraiment aidé soyez bénit ds cette mission qu HACHEM VOUS CONFIT pour sortit son peuple des ténèbres. AMEN

    Réponse
  7. mireil roy

    Merci Thomas de nous faire pénétrer dans la magnifique Parole de Dieu et de pouvoir approfondir ainsi cette Sagesse qui nous amène au Salut.
    En se plaçant en tant qu’humain devant toutes ces connaissances merveilleuses, nous avons l’impression d’avoir perdu du temps et d’avoir laissé passer plein de ces vérités… mais je réalise que Dieu tout puissant ne fonctionne pas avec le temps puisqu’il est éternel.
    Sortir du temps c’est entrer dans la Vie éternelle.
    Accueillir avec joie cette Parole à n’importe quel moment de notre vie ne pose pas de problème d’opportunité: venue trop tôt? ou trop tard ?! car tout arrive en temps et en heure (on pourrait dire: tout est déjà là!)… et je ne peux que m’émerveiller de l’avoir reçue simplement par la Grace de Notre Seigneur Jésus Christ. Shalom à tous.

    Réponse
  8. Françoise

    Shalom, j’ai toujours voulu avoir le mail à temps pour pouvoir me concentrer sur les écritures pourque HASHEM meclaircir dans mon shabbat, mais souvent je recois le mail après ma sortie du shabbat. Puisseque jeteinds mon portable.

    Mais HASHEM ma guidée vers les écritures de jean 7, et de Jacques 4. Après avoir écouté l’audio du frère Thomas, j’ai vu, et avec une ferme conviction que HASHEM etait là avec moi par rapport aux passages bibliques. Seulement que j’ai boudé un peu parceque la nourriture spirituelle de Thomas m’était pas vite parvenue. J’ai retrouvé le chemin de retour vers HASHEM, mon corps, mon âme benissent tous HASHEM. Une autre préoccupation. Me donner le comportement d’un ou d’une shabbatiste, l’heure à laquelle il faut commencer, et l’heure de la sortie. Combien de bougies il faut allumer. Je suis la seule pour le moment à observer le shabbat, car pour la famille c’est le dimanche, mais j’ai commencé par leur parler de sa déjà. Merci pour l’audio et que DIEU te sanctifie beaucoup par sa PAROLE.

    Réponse
  9. M.Stara

    Merci Thomas pour ce partage qui nous concerne tous à différents niveaux .
    C’est un long cheminement comme le dit le frère plus bas,
    je crois que le pire de tous est l’orgueil , source de nombreux autres mauvais traits de caractère.

    Qu’on puisse être délivré de tout ce qui nous éloigne de Sa présence
    Pardon Seigneur pour tout cet orgueil tapis dans mon coeur, je veux y renoncer …
    afin d’avancer et grandir dans foi.
    Et que l’Amour et la crainte de D.ieu remplisse nos coeur.

    Merci pour ce site , et toutes les personnes qui sont à l’oeuvre .
    BOnne fête de pourim à tous .

    Réponse
  10. Ondine

    Merci Thomas pour toutes les études bibliques je me régale
    Que L’Eternel te bénisse grandement en yeshua notre grand frère bien aimé
    Ondine

    Ondine

    Réponse
  11. Sarah-Lorraine Paradis

    Vraiment a méditer et très parlant D.ieu haï ses choses soyons des lumières qui brille dans le monde , dans les ténebres et le sel de la terre, que nous ne perdions pas toute la saveur et la lumière du Rouah Hakodesh en revenant a Hashem de tout notre cœur par la repentance et le pardon et ayons la crainte de l’Éternel qui est le commencement de la sagesse..
    Sois bénit Thomas et merci pour cet article et un grand shalom sur toi et ta famille.

    Réponse
  12. peyronnet Anne marie

    Merci Thomas pour cet exellent enseignement.Oui parfois on a vite un avis ,une critique envers son prochain. Que Dieu nous sensibilise avec la puissance de son Esprit Saint.Merci pour tout ce que vous nous apportez,que Dieu vous bénisse ainsi que votre ministère.

    Réponse
  13. Robert

    Merci pour ton enseignement audio Thomas , quel long chemin que celui de la sanctification et cela passe par nos pensées,
    et quand ont la demande notre Seigneur YESHOUA nous la donne , cela s’accompli dans la joie et dans l’allégresse,
    Heureux l’homme que tu châties ô Eternel, c’est ceux qui se réjouissent dans les afflictions.
    Ceux qui l’aiment sont, comme le soleil quand il parait dans sa force .
    Car cette joie est possible et nous devons la vivre dans l’humilité comme des petits enfants .
    Et quand nous subissons une injustice nous devrions nous dire avant toute chose , quelle sont les injustices que notre
    Grand Seigneur a subit pour payer la dette de nos péchés , pouvons- nous pardonner sans arrière pensée a nos débiteurs.
    Car celui qui aime son prochain comme lui même, n’aie pas loin du royaume des cieux .

    Réponse
  14. cegarra nathalie

    Merci beaucoup pour ce partage qui vient confirmer mes méditations et en ajouter de nouvelles avec grand plaisir. Le lien pour télécharger l’audio ne fonctionne pas, pourriez-vous le rajouter ? Merci et bonne journée à tous.

    Réponse
  15. Nell

    Mon prochain, est-ce que ça peut être n importe qui ou un frère ds la foi ? Quand on dénonce une injustice commise par une personne, par ex on s’est fait avoir par une personne manipulatrice amoureuse de l’argent au point qu’elle négligé les réparation de sa maison au détriment des locataires… Dénoncer ce genres de personne est-ce murmurer? Je vis cette situation en ce moment merci Thomas pour tout.

    Réponse

Poster le commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Share This