La fête de ‘Hanouka, Yéshoua/Jésus et la Torah orale : La lumière qui éclaire les ténèbres

par | Déc 13, 2023 | 0 commentaires

La fête de 'Hanouka, Yéshoua Jésus et la Torah orale : la lumière qui éclaire les ténèbres

Le Constat

Commençons par faire remarquer la chose suivante : que cela soit pendant la fête de Souccot (Tabernacles) durant laquelle se déroule la fameuse et traditionnelle « cérémonie du puisage de l’eau » (Jean 7:37), ou que cela soit pendant la fête de ‘Hanouka (fête de la Dédicaces en Jean 10) durant laquelle il y a « de la lumière dans les lieux où habitent tous les enfants d’Israël » : Yéshoua était présent.

Une lecture superficielle de ces textes et de leur contexte nous permettrait difficilement de comprendre comment il est possible, à partir de ces seuls passages, de montrer l’importance de la Torah orale et son lien profond et biblique avec le Messie Yéshoua et la fête de ‘Hanouka (voir en fin d’article si vous ne connaissez pas la définition de la Torah orale).

Pourtant, comme en de nombreux autres endroits des Écritures, ces antiques passages de l’Évangile sont précieux, car en les méditant et en les étudiant, nous découvrons qu’ils offrent un double témoignage saisissant que l’on pourrait résumer ainsi :

Loin de mépriser, décrier ou pire encore, d’abolir ces prescriptions mises en place par les Sages d’Israël pour la bénédiction du peuple de Dieu – et que l’on retrouve uniquement mentionnées dans la Torah orale – Yéshoua a souhaité au contraire nous en donner la profonde signification en affirmant leur accomplissement en sa personne.

Ce fait est remarquable, ce que constatera d’ailleurs sans difficulté le théologien juif et « né de nouveau » David H Stern au sujet de ce type de célébrations et de pratiques instituées par les Sages (‘Hanouka ou la cérémonie du puisage de l’eau à Souccot par exemple) :

« Yeshua honore une tradition dont il est question dans la Torah orale alors qu’elle ne se trouve nulle part ailleurs dans la Bible. »

Accomplir ne signifie pas abolir

En se déclarant « La Lumière du Monde » durant la période de la fête de ‘Hanouka, Yéshoua déclare ni plus ni moins être l’accomplissement de la fête de ‘Hanouka; en d’autres termes, il a accompli ‘Hanouka à la perfection dans son vécu, dans sa personne, dans sa chair, mais cela ne signifie surtout pas qu’il ait aboli cette fête, bien au contraire !

Ce n’est pas une chose de peu d’importance :

Les pratiques bibliques telles que les fêtes de l’Éternel et celles instituées par les Maîtres d’Israël (comme ‘Hanouka ou Pourim) ont ceci de formidable : lorsqu’elles sont observées dans la foi et à la lumière du Messie Yéshoua, l’enseignement et l’impact spirituel de ces ordonnances atteignent leur paroxysme et leur plein accomplissement.

Par exemple, lorsque Yéshoua a observé la fête de Pâque avec ses disciples, de nombreuses indications témoignent qu’ils ont observé cette fête selon la tradition juive; lorsque Yéshoua a donné le sens profond du brisement du pain et des coupes de vin (prescriptions particulières données uniquement dans la Torah orale pour la mise en pratique de la fête de Pâque), et par la suite, lorsqu’il a accompli pleinement la fête en devenant « l’Agneau de Dieu », il n’a évidemment pas aboli la pratique concrète de cette fête ni sa pratique traditionnelle fidèle à la Torah orale.

C’est pourquoi, il est connu que durant les premiers siècles, les premiers disciples continuaient d’observer les fêtes bibliques selon ce que dit l’Écriture (Lévitique 23, etc.) et la tradition juive/Torah Orale (Deut. 17), à la lumière de la révélation du Messie, et cela n’est pas difficile à comprendre : Paul et les autres apôtres avaient bien compris que Yéshoua était le plein accomplissement de ces saintes ordonnances divines (Torah écrite), mais chose peu connue : Yéshoua a aussi accompli en sa chair de de très nombreuses prescriptions données par les sages que l’on retrouve uniquement dans la Torah orale.

Et mis à part les contestataires, les premiers disciples n’avaient rien à redire, vivant humblement la greffe sur Israël selon Romains 11, à l’image de Ruth la moabite.

Il faut insister, car beaucoup peinent à comprendre qu’accomplissement de la loi ne signifie pas abolition.

Seule une compréhension erronée ou non-juive de l’Écriture ne permet pas d’en arriver à cette évidente conclusion :

Yéshoua honorait et respectait ces ordonnances instituées par les Sages d’Israël (la façon d’observer Pâque, Souccot, ‘Hanouka, etc.), et c’est pourquoi ce fut pertinent, vrai et juste de sa part d’évoquer leur accomplissement en sa personne :

En déclarant être la lumière du monde durant la fête de ‘Hanouka, et la source d’eau vive durant la cérémonie du puisage de l’eau à Souccot, Yéshoua déclare à la face du monde, et d’une manière forte, être l’accomplissement de ces prescriptions rabbiniques et bibliques.

Et ce n’est pas en vain que l’auteur inspiré de l’Évangile a pris soin de consigner ces faits.

Ainsi, quiconque se réclame du Messie devrait prendre garde à cette vérité scripturaire :

Le « Nouveau Testament » nous montre qu’il y a de la part de Yéshoua acceptation, participation et même explications et commentaires du sens profond de plusieurs pratiques bibliques relevant uniquement de la Torah orale.

Et cela n’est pas étonnant puisqu’en Matthieu 5:17 Yéshoua affirme effectivement qu’il n’est pas venu « pour abolir, mais pour accomplir » pleinement la loi et ses ordonnances, aussi bien physiquement que spirituellement comme il est dit :

« Qu’ils accomplissent tout ce qui est écrit dans la loi de l’Éternel » (1 Chroniques 16:40), car « la bonté de l’Éternel dure à jamais pour ceux qui le craignent … Et se souviennent de ses commandements afin de les accomplir. » (Psaumes 103:17-18)

Dans la bouche de tout juif, le mot « Torah » signifie « Torah écrite + Torah orale », les deux étant indissociables; Et l’accomplissement n’est pas uniquement par la parole, dans la tête ou dans le coeur, mais aussi dans les actes concrets.

Et c’est pourquoi « l’œil juif » ne sera pas étonné de voir Yéshoua accomplir spirituellement, mais aussi physiquement, non seulement la Torah écrite, mais aussi la Torah orale, ainsi que les Évangiles et l’Histoire l’attestent :

  1. Il est vraiment La lumière du monde (‘Hanouka) qui a considérablement éclairé ce monde en permettant que la Parole de Dieu se diffuse aux 4 coins de la planète.
  2. Il est vraiment l’Agneau de Dieu (Pessa’h) ayant sauvé l’âme d’innombrables croyants durant l’Histoire : le pain azyme et le vin utilisés durant la fête de Pâque étant autant d’allusions à son sang répandu pour nous et son corps brisé pour nos péchés (Ésaïe 53)
  3. Il est vraiment la véritable source d’eau vive (Souccot) : quiconque a réellement cru en lui a en effet expérimenté cette parole du Messie : « des fleuves d’eau vive couleront de son sein »
  4. Etc., etc.

Ainsi, en nous donnant le sens profond de plusieurs ordonnances rabbiniques que l’on trouve uniquement consignées dans la Torah orale (et non en les abolissant ou méprisant), et en nous montrant que ces ordonnances parlent directement de sa gloire et s’accomplit en sa personne, Yéshoua nous indique par la même occasion combien il considère les prescriptions des Sages authentiques, ainsi que leur inspiration, comme il est dit :

« Tu es mon serviteur, Israël en qui je me glorifierai. » (Ésaïe 49:3) et encore : « Ils sont assis dans la chaire de Moïse, réglez votre conduite sur leur enseignement. » (Matthieu 23:3)

Tout disciple du Maître devrait se réjouir particulièrement lors de la mise en pratique des lois divines selon l’enseignement des maîtres authentiques d’Israël, car par la grâce de Dieu, il accède à leur sens profond accompli dans la personne du Messie.

Lorsque le disciple prend conscience que la mise en pratique, par la foi, de la Loi écrite et orale glorifie Dieu et son Messie, il pratique alors avec une joie toute particulière les commandements de l’Éternel, selon ses capacités et son niveau de compréhension, et sans condamnation comme il est écrit dans un autre contexte :

« Laissez-la. Pourquoi lui faites-vous de la peine ? Elle a fait une bonne action à mon égard … Elle a fait ce qu’elle a pu; » (Marc 14:6-8)

C’est certainement ce que le Roi David, mue par l’Esprit du Messie, entrevoyait et voulait exprimer lorsqu’il déclara sa joie dans l’accomplissement des lois de Dieu données à Moïse :

« Je me réjouis en suivant tes préceptes, Comme si je possédais tous les trésors. » (Psaumes 119:14), car c’est précisément en Yéshoua que « sont cachés tous les trésors de la sagesse et de la science » (Colossiens 2:3)

Les jours de ‘Hanouka sont les jours de la joie de la Torah orale

Après ce bref développement, nous passerons les (très) nombreux autres passages des Écritures qui montrent l’adhésion du Messie Yéshoua et de l’apôtre Paul à la Torah orale, car ce n’est pas le but de cette réflexion que de trop s’y attarder.

En effet, nous savons que de nombreux textes des Évangiles et des épîtres ont trop longtemps été bafoués et mis de côté par une théologie « anti judaïque » que l’ennemi de nos âmes a sournoisement semée comme de l’ivraie dans le christianisme depuis plus de 15 siècles, par l’entremise du « catholicisme romain » au point que l’Église catholique, depuis Vatican II, a ressenti l’impérieux besoin de se repentir sur des sujets intimement liés à notre partage (le monde « protestant évangélique » serait bien inspiré en prenant bonne note de l’attitude pénitente de l’officialité catholique sur ce point).

Ces textes, avec l’aide de Dieu, feront l’objet de toute notre attention dans de futures études sur les sites web, car ils offriront aux amoureux de la vérité de découvrir des splendeurs cachées et dissimulées en abondance dans les textes de l’Alliance Renouvelée.

Toutefois, puisque le moment est propice et comme l’indique le titre de l’étude, parlons de la fête de ‘Hanouka et de son lien manifeste avec la Torah orale.

Le Rav Eliézer Melamed explique admirablement comment la fête de ‘Hanouka est liée à la Torah orale :

Les jours de ‘Hanouka sont les jours de la joie de la Torah orale ; d’abord, parce qu’ils ont été institués par les sages.

 

La mitsva/ordonnance d’allumer les veilleuses figure elle-même parmi les premières mitsvot/ordonnances instituées par nos sages. Mais au-delà, ces jours donnent expression à la thématique de la Torah orale, prise généralement.

 

Les principes sont fixés dans la Torah écrite, mais la voie permettant de les mettre en pratique est tracée par les maîtres de la loi orale.

 

Certes, la lumière de la Torah écrite brille davantage : elle ressemble au soleil en plein midi, tandis que la lumière de la loi orale ressemble à la lune et aux étoiles. (Pniné Halakha)

Par cette sage comparaison (Torah écrite = soleil et Torah Orale = Lune et étoiles), nous comprenons à juste titre que la loi orale a en effet la faculté d’éclairer les nombreuses zones obscures des Saintes Écritures et, comme dit le Rav, de « pénétrer les secrets de l’âme humaine, et d’éclairer les recoins les plus obscurs de l’univers. »

Le Rav continue :

Ces idées, enfouies au sein de ‘Hanouka, sont à ce qu’il semble la raison profonde pour laquelle cette fête jouit d’un tel amour, d’une telle affection, au point qu’il n’est presque aucun Juif, même éloigné de la pratique de nombreuses mitsvot/lois, qui n’ait coutume d’allumer les lumières de ‘Hanouka.

 

De plus, tous les Juifs ont coutume d’accomplir cette mitsva en y apportant un supplément de perfection (cf. ci-après, chap. 12 § 2), suivant l’usage dit « mehadrin min hamehadrin » (« de la manière la plus accomplie »).

Nous devrions mieux comprendre pourquoi la fête de ‘Hanouka est intimement liée à la Torah orale, et pourquoi près de 2200 ans plus tard, elle demeure encore un symbole fort de la lutte contre l’esprit gréco-romain qui aujourd’hui encore, influence des foules d’hommes de tout bord comme l’explique avec éloquence le rabbi Na’hman de Breslev :

Les Grecs reniaient la source divine de la Torah orale, soutenant qu’ils pouvaient interpréter la Torah écrite avec leur raisonnement rationnel, tout comme les sages d’Israël.

 

À un niveau plus profond, l’histoire de Hanouka est celle de la lutte de la culture grecque contre la Torah orale.

 

C’est pourquoi la fête de Hanouka devait donc rester partie intégrante de la tradition orale.

Et pour ceux qui ont la bonne idée de renouer avec les racines hébraïques de leur foi et qui, par leur attachement au Messie, vivent humblement la greffe sur Israël non « pas en paroles et avec la langue, mais en actions et avec vérité » (1 Jean 3:18), pouvaient-ils espérer un meilleur accomplissement que celui-ci : observer cette magnifique fête de ‘Hanouka (et les autres) selon l’enseignement des Sages, à la lumière radieuse et salvatrice du Messie Yéshoua qui en est le parfait accomplissement et dont la Lumière brille particulièrement et intensément en ces jours sacrés et bénis institués par les Sages !

Il y aurait encore tellement à dire.

‘Hag ‘Hanouka Samea’h (Bonne fête de ‘Hanouka) !

Fin de l’étude. Éloges et gloire au Créateur, le Dieu des esprits de toute chair, et paix et bénédiction sur Israël Son Peuple.

Définition de la Torah orale :

Rappelons au lecteur que pour tout juif qui se respecte, La Torah orale est le compagnon inséparable et indispensable de la Torah écrite.

En effet, la question de l’interprétation du texte est essentielle et il est évident que le seul texte écrit ne saurait être suffisant puisqu’il suppose – sous peine de tordre le sens des Écritures, de créer des divisions et diverses sectes en discordes les unes avec les autres – de disposer d’explications supplémentaires sans lesquelles d’innombrables passages sont scellés, incompréhensibles et de nombreux commandements, impraticables.

Comme l’explique le rabbi Moshé Elkouby :

« La révélation du Sinaï est aussi le don des clés d’interprétation. Moïse transmet le texte de la Torah et les clés qui permettent de l’ouvrir, c’est-à-dire de l’interpréter correctement. ».

Ces clés ont été remises aux juifs ainsi que Paul le rappelle en Romains 3 par exemple.

C’est pourquoi – contrairement à une opinion répandue dans la chrétienté produite par une lecture paganisée et anti-juive des textes du « Nouveau Testament » – quiconque étudie sérieusement les Évangiles et les épitres découvrira avec étonnement combien le Messie Yéshoua et l’apôtre Paul honoraient et respectaient la Torah orale.

Ce sujet est abordé en long et en large sur le site RencontrerDieu et LeRetourAuxRacines.

Pour le lecteur intéressé, nous recommandons cette étude qui effleure la question, mais apporte des éléments de réflexion assez indispensables pour mieux comprendre ce sujet : Réponses aux mensonges et diffamations contre le Talmud et les rabbins

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