Écoutes-tu la Torah ou idolâtres-tu un homme ? Paracha Haazinou

Deutéronome 32

Nous voici donc arrivés à la paracha haazinou qui signifie « écoutez » ou « prêtez l’oreille », une paracha qui est une fois encore glorieuse, remplie de pépites spirituelles, et qui chose assez exceptionnelle pour une paracha, ne s’étend que sur un seul chapitre, le chapitre 32 du livre de Deutéronome.

Comme à notre habitude, nous allons faire ici le focus sur quelques petites pépites spirituelles dissimulées dans ce texte de vie.

Cette paracha s’articule principalement autour du fameux cantique de Moshé (Moïse), un cantique merveilleux et rempli de trésors, dont l’importance est telle, qu’il est mentionné au chapitre 15 du livre de l’Apocalypse juste avant que ne tombent « les sept dernières plaies; car c’est par elles que s’accomplit la colère de Dieu » :

« Je vis aussi comme une mer de verre, mêlée de feu; et ceux qui avaient vaincu la bête, et son image, et sa marque, et le nombre de son nom, qui se tenaient sur la mer de verre, ayant les harpes de Dieu. Et ils chantaient le cantique de Moïse » (Apocalypse 15 : 1-3)

Vous le verrez dans la suite de l’étude, ce n’est pas sans raison que le livre de l’Apocalypse fait référence au cantique de Moïse juste au moment des dernières plaies. Il y a une allusion dans notre paracha.

N’oublions pas : les dernières paroles d’un homme avant sa mort sont particulièrement importantes et ici, dans notre paracha, il s’agit du dernier cantique avant la mort de Moïse.

Notons également que dans le texte hébreu le cantique de Moïse est composé de 70 lignes et cela n’est pas anodin ni hasardeux. Nous savons que selon la Torah et les sages d’Israël et comme nous l’avons démontré providentiellement plusieurs foi sur ce site, le chiffre 70 fait référence aux nations du monde mais aussi au peuple d’Israël, ce qui accentue davantage l’importance et la portée de ce cantique qui englobe bien l’ensemble de l’humanité.

À l’aide des commentaires des sages d’Israël, commençons par analyser le tout premier verset  dans lequel Moshé déclare :

« Cieux ! prêtez l’oreille, et je parlerai; Terre ! écoute les paroles de ma bouche. »

Le Rabbi Yaacov Abe’hssera nous fait un commentaire simple mais d’une grande profondeur, qui une fois encore, se verra confirmé par l’enseignement même du Messie Yéshoua dans les Évangiles.

En vérité, selon les sages, dans ce premier verset, Moshé est en train de dire par allusion que si le peuple de Dieu veut être écouté par le ciel, alors il faut que la terre entende les paroles de sa bouche. C’est bien ce que signifie le verset : « Cieux ! prêtez l’oreille, et je parlerai; Terre ! écoute les paroles de ma bouche. »

Que le ciel entende les paroles d’un homme, nous le comprenons facilement : il s’agit de la réponse de Dieu à nos prières. Mais que signifie : « Terre, écoute les paroles de ma bouche » ?

Nous savons que la terre, selon l’explication des sages d’Israël et de Yéshoua Lui-même, est un code biblique qui fait allusion, entre autres, au cœur de l’homme. Nous voyons par exemple cette définition dans la parabole du semeur lorsque Yéshoua nous parle de différents terrains pour nous décrire les différents types de cœur que peut avoir un homme, les 4 différentes dispositions du cœur de l’homme lorsqu’il entend la Parole de Dieu.

En d’autres termes, Moshé est en train de dire: vous serez écoutés par le Ciel à cette seule condition : si votre cœur est réceptif aux paroles de ma bouche, c’est-à-dire à la Torah, à la loi de Moshé (Moïse), que vous l’étudiez et la mettez en pratique, ce qui démontrera alors votre foi et votre crainte de Dieu, et seulement ainsi, vous serez écoutés dans le ciel. Sinon, vos prières resteront faibles, sans puissance et trop souvent vaines, le Ciel ne vous écoutera pas.

Le Rabbi Yaacov Abe’hssera rajoute et paraphrase Moshé :

« En effet, vous avez pu constater que Dieu répond immédiatement à chacune de mes demandes et qu’il me parle comme à un ami. Pourquoi ? Parce que je suis animé de la crainte du ciel, qui est une clé très importante. Suivez donc mon exemple en craignant et en aimant Dieu pour qu’Il vous réponde, à vous aussi, à chaque moment, car la Torah [l’étude de la Torah et sa mise en pratique] ainsi que la prière, sont les clés permettant d’ouvrir les portes célestes. »

De manière directe, claire et franche, c’est précisément ce qu’a enseigné le Messie Yéshoua dans la parabole du riche et du pauvre dans laquelle il est parlé de ce riche, qui après avoir mené une vie abondante et égoïste sans se soucier des autres, se retrouve après sa mort, dans un endroit de  tourment où il « souffre cruellement » nous dit le texte.

Affligé et terriblement conscient de l’horreur de son sort, et voyant au loin Abraham, de l’autre côté de cet abîme infranchissable qui les sépare, « Le riche dit : Je te prie donc, père Abraham, d’envoyer Lazare dans la maison de mon père; 28 car j’ai cinq frères. C’est pour qu’il leur atteste ces choses, afin qu’ils ne viennent pas aussi dans ce lieu de tourments. 29 Abraham répondit : Ils ont Moïse et les prophètes; qu’ils les écoutent. Et il dit : Non, père Abraham, mais si quelqu’un des morts va vers eux, ils se repentiront. 31 Et Abraham lui dit : S’ils n’écoutent pas Moïse et les prophètes, ils ne se laisseront pas persuader quand même quelqu’un des morts ressusciterait. » (Luc 16)

Cette parabole rapportée par le Messie Yéshoua est très intéressante à plus d’un titre puisqu’elle vient confirmer et compléter merveilleusement l’enseignement du Rav Abe’hssera sur le premier verset du cantique de Moïse. La parabole de Yéshoua nous montre que le riche désire épargner son triste sort à sa famille, quoi de plus naturel à ce moment-là.

Et Abraham lui donne alors la solution qui se trouve dans la Torah de Moshé et dans l’enseignement des prophètes qui ne font que ramener régulièrement à la Torah :

« Ils ont Moïse et les prophètes; qu’ils les écoutent ».

Analysez bien la réponse du riche :

il répond « non, père Abraham », et sous-entend alors qu’il est possible que sa famille se repente et soit sauvée sans écouter Moïse et les prophètes. À ce moment-là, Abraham le reprend et insiste : « s’il n’écoute pas Moïse et les prophètes, ils ne se laisseront pas persuader », ce qui signifie, qu’aucune repentance de leur part sera possible et véritablement valable aux yeux de Dieu s’il refuse d’écouter la loi parfaite de Dieu !

Nous voyons ici combien l’Evangile et l’enseignement du Messie sont en parfait accord avec l’enseignement des sages et de notre paracha. Nous voyons l’immense importance d’étudier, d’observer de mettre en pratique la loi de Dieu donnée à Moïse, de tout notre cœur, ainsi que les prophètes n’ont de cesse de le rappeler.

Ce chemin étroit que nous indique le Messie, nous conférera d’être véritablement considérés comme amis de Dieu et de voir le ciel exaucer directement nos prières. Une seule condition émanant de la bouche de Moïse :

« Terre ! écoute les paroles de ma bouche. »

C’est à dire : que notre cœur reçoive les paroles de la Torah et ne soit pas rebelle, ce qui implique évidemment ne pas abolir, à Dieu ne plaise, le plus petit des commandements, de la cacherout, jusqu’au Shabbat, en passant par les fêtes…

La Torah de Moshé demeure, et seul l’ignorance et/ou la rébellion nous pousse à tordre les textes Saints pour enseigner au peuple de Dieu de ne pas suivre certains préceptes dont chacun contient en lui-même une lumière de vie et de guérison… (Evidemment, Dieu ne désire pas que nous observons Sa Torah de manière légaliste sans les intentions du coeur requises. Il faut trouver le juste équilibre propre à chacun selon son degré de sensibilité et de compréhension spirituelle, sans tomber dans une “mauvaise pratique religieuse qui placerait le “faire”, c’est à dire l’action au dessus de “l’être”, c’est à dire de la bonne disposition de coeur).

Si nous acceptons enfin de repousser tout ce qui est contraire à la loi de Dieu et que humblement, nous décidions enfin d’étudier et de mettre en pratique la Torah selon les enseignements des sages d’Israël, c’est-à-dire selon l’enseignement de ceux à qui des oracles ont été confiés, et non selon les enseignements des hommes modernes qui se plaisent si facilement à moderniser la Torah, à l’adapter, à la « psychologiser », à mépriser la sagesse millénaire des sages apportée par les rabbins,  pour en bout de course avoir une Torah dénaturée, falsifiée, différente de celle enseignée par Hazal (nos sages), une Torah libérale et réformée, réformant dans le mauvais sens la chair au lieu de réformer positivement le cœur, laissant libre cours à toutes sortes de transgressions et d’abominations, si nous fuyons de telles choses et décidons fermement de suivre la Torah de Dieu enseignée par les Sages, alors, certainement, Dieu fera des prodiges dans nos vies.

Comprenons bien que c’est principalement la crainte de Dieu qui nous pousse à obéir à la Torah.

Rabba, fils de Rav Houna, dit : « Tout homme savant qui ne possède pas la crainte du ciel ressemble à un trésorier qui reçut les clés du coffre sans celle de la salle des coffres. À quoi lui serviront-elles ? »

Nous venons ici de voir l’importance d’écouter la loi de Dieu et de la mettre en pratique afin d’être dans la foi et dans la crainte de Dieu, clé majeure et primordiale pour être écouté du ciel et être l’ami de Dieu, marchant en direction du sein d’Abraham et non de ce lieu de tourments où tous ceux qui auront méprisé la Torah de Dieu souffriront cruellement. Cet enseignement est celui des sages et du Messie Yéshoua.

Regardons maintenant la fin de notre paracha qui, d’une manière cachée et allusive, parle de l’immense danger et des funestes conséquences de tout celui qui commence à idolâtrer un autre homme, qu’il soit époux, épouse, pasteur, rabbin ou rav.

Avant tout que signifie idolâtrer un homme ? Bien qu’il existe quantité d’explications différentes, complémentaires et véritables sur ce vaste sujet, on pourrait dire d’une façon simpliste la chose suivante :

idolâtrer un homme revient à fixer ses pensées et son cœur en direction d’une personne et non plus sur Dieu. Un tel homme, conscient d’être l’objet d’une telle idolâtrie mais qui laisserait cette chose se faire, serait pire qu’un idolâtre : cautionnant les idolâtres, secrètement, il se fait Dieu.

Yéshoua dira que c’est de l’abondance du cœur que la bouche parle.

Ainsi, si l’on est constamment en train de parler d’un homme, d’une femme, d’un pasteur ou d’un rav, tout en oubliant systématiquement de faire référence à Dieu, Sa Torah, et de Le glorifier, si le nom de notre pasteur ou de notre rabbin est plus souvent sur notre bouche au lieu d’avoir le cœur bien ancré en l’Eternel et conscient que tout vient de Lui, il y a ici le symptôme certain de cette terrible idolâtrie envers un homme dans laquelle beaucoup tombent. Nous le verrons dans la suite de l’étude, notre paracha lance un solennel avertissement à ce sujet.

Si nous examinons notre cœur et que nous voyons nos pensées constamment se diriger vers un homme et non vers Dieu alors nous sommes dans l’idolâtrie. Nombreux sont ceux et celles qui peuvent témoigner d’être tombé dans ce piège.

Ce défaut et ce tort considérables arrivent très facilement, régulièrement et très subtilement lorsque l’homme en question est un homme de Dieu, une autorité spirituelle et qu’il nous transmet La Torah merveilleuse, d’où l’importance de redoubler de vigilance dans ces cas-là. Simplicité de la colombe et prudence du serpent nous enseigne le Messie Yéshoua !

Également, si vous voyez que dans votre vie, vous ne pouvez plus prendre de décision sans vous référer à un homme, ou qu’un homme ou un serviteur de Dieu est constamment en train de vous dire quoi dire, quoi faire, quoi choisir et que vous n’êtes plus capable d’agir et de prendre des décisions autrement qu’en vous référant à un homme, en vous pliant à ses décrets, à ses ordres sous peine de vous sentir mal, alors à ce moment-là, vous avez fait de cet homme votre Dieu et cela, peu importe les apparentes confirmations que vous recevrez : le serpent est rusé pour confirmer ce qui alimente l’idolâtrie ! Seul moyen d’y échapper : rester ancré dans l’enseignement de la Torah, des sages et de Yéshoua !

Si vous n’êtes plus capable de penser par vous-même, de chercher la vérité par vous-même en parlant et en vous confiant à Dieu prioritairement dans votre lieu secret, si vous n’êtes plus capable de laisser Dieu vous guider, mais qu’un homme a déjà pris cette place, si vous n’êtes plus capable d’écouter d’autres personnes que votre pasteur ou votre rabbin et que vous vous refusez systématiquement d’ouvrir votre esprit et votre réflexion en écoutant d’autres personnes ayant d’autres idées que les vôtres, alors là encore il y a d’énormes indices d’idolâtrie et de légalisme.

En commentant les psaumes de David, les sages d’Israël enseignent que le véritable sage est celui qui apprend de tout homme car Dieu nous parle et nous conduit au travers de toutes sortes d’individus et de situations.

David lui-même dira qu’il a reçu instruction de tous ses maîtres, sous-entendu, qu’il en avait de nombreux différents, ce qui lui conféra une sagesse et une intelligence supérieure. C’est ce qu’enseignent les maximes des pères (Pirké Avot) pour définir ce qu’est la sagesse véritable d’un homme :

« Qui est sage ? Non pas celui qui a acquis des connaissances étendues dans tous les domaines, mais celui qui est capable d’apprendre de chacun car il est dit : “De tous mes maîtres je me suis instruit. ” (Psaume 119.99) »

Cela ne signifie pas que nous sommes défendus d’avoir une relation privilégiée avec un serviteur de Dieu, un pasteur ou un rabbin, loin de là ! Mais un authentique pasteur ou rabbin rejoindra et enseignera la véritable sagesse telle que nous venons de la définir ici selon l’enseignement de la Torah.

Ces quelques explications étant données, regardons et analysons maintenant quelques versets situés à la fin du chapitre de notre paracha :

« Le même jour [en ce jour-là même], l’Eternel parla à Moïse, et dit : Monte sur cette montagne d’Abarim, sur le mont Nebo, au pays de Moab, vis-à-vis de Jéricho; et regarde le pays de Canaan que je donne en propriété aux enfants d’Israël. Tu mourras sur la montagne où tu vas monter, et tu seras recueilli auprès de ton peuple. »

Sur le début de ces versets, Rachi nous fait remarquer quelque chose d’assez exceptionnel : l’expression « en ce jour-là même » qui signifie en hébreu « en plein jour », ne se rencontre que trois fois dans la Torah. La première fois, cette expression est employée à propos de Noé avant le déluge, et la deuxième foi, juste avant la sortie d’Egypte, la troisième fois, étant celle de notre cantique, juste avant la mort de Moshé ! Regardons le commentaire de Rachi :

« “En ce jour-là même” vint Noa‘h… »  (Beréchith 7.13), c’est-à-dire en pleine clarté du jour. Car les gens de sa génération s’étaient dit : « Si nous remarquons quoi que ce soit,  nous ne le laisserons pas entrer dans l’arche. Bien au contraire, nous prendrons des haches et des cognées et nous la détruirons. » Le Saint béni soit-Il a dit : « Je vais le faire entrer en plein jour, et vienne l’empêcher quiconque a les moyens de le faire ! »

L’expression est également employée à propos de l’Egypte : « Ce fut “en ce jour-là même” que Hachem fit sortir les fils d’Israël… » (Chemoth 12, 51). Car les Egyptiens s’étaient dit : « Si nous remarquons quoi que ce soit, nous ne les laisserons pas partir. Bien au contraire, nous prendrons des épées et des armes et nous les massacrerons ! » Le Saint béni soit-Il a dit : « Je vais les faire sortir en plein jour, et vienne les empêcher quiconque a les moyens de le faire ! »

De même est-il écrit ici, à propos de la mort de Moché : « en ce jour-là même ». Car Israël s’était dit : « Si nous remarquons quoi que ce soit, nous ne le laisserons pas [nous abandonner], lui qui nous a fait sortir d’Egypte, qui a fendu pour nous la mer, qui a fait tomber pour nous la manne, qui nous a procuré les cailles, qui a fait monter pour nous le puits et qui nous a donné la Tora ! Nous ne le laisserons pas ! » Le Saint béni soit-Il a dit : « Je vais le faire entrer en plein jour, etc. ».

Analysons l’explication de ce commentaire de Rachi (explication inspirée par un commentaire du Rav Haïm Dynovisz sur ce Rachi) :

Par ce commentaire de Rachi, nous apprenons quelque chose d’extraordinaire : en comparant la volonté d’Israël de vouloir empêcher la mort de Moïse avec la volonté des méchants du déluge et des méchants de l’Égypte qui respectivement, voulaient quant à eux empêcher le monde et Israël d’être sauvé, par ce type de comparaison, la Torah est en train de nous suggérer avec force et subtilité quelque chose d’incroyablement fort nous permettant de discerner plus finement la gravité de l’idolâtrie aux yeux de HaShem (Dieu) :

tout homme qui s’attache trop à son maître, à son pasteur, à son rabbin, etc, plus qu’à Dieu, est comparable à la génération méchante du déluge et de l’Égypte, ces générations qui ont été frappées par des plaies extraordinaires !!

Cela nous montre avec force à quel point Dieu a en horreur quiconque idolâtre son pasteur, son rav, son rabbin, et tout homme, au point de leur obéir au doigt et à l’œil, de ne jurer que par eux et de ne plus pouvoir marcher ou prendre de décision sans eux. Pire encore est l’homme qui secrètement dans son cœur, aspire à cela et LAISSE FAIRE LA CHOSE !!!

Le peuple d’Israël voulait empêcher Moïse de mourir non pas tant par pur amour pour lui, mais parce que sans lui, il ne pouvait plus marcher avec Dieu. C’est ici une des causes profondes de la fabrication du veau d’or qui n’était en vérité, que la manifestation matérielle et physique d’une idolâtrie qui avait déjà atteint le cœur du peuple, d’où la colère de Dieu !

Pour faire simple, idolâtrer un homme, c’est amener la colère, le déluge et les plaies d’Égypte sur notre vie !

La Torah est une science parfaite, il n’y a aucun hasard, tout est calculé au poil près et minutieusement réglé et écrit par la sagesse infinie de Dieu.

Ce n’est pas sans raison que l’expression “En ce jour-là même” employée au sujet de Moïse, se retrouve en deux autres uniques endroits au sujet de la sortie d’Égypte et du déluge de Noé. Cela nous montre à quel point la soumission aveugle à un homme, pasteur ou rabbin, au point de ne plus pouvoir marcher sans lui, est une chose éminemment grave aux yeux de l’Eternel au point que la Torah n’hésite pas à mettre en balance ce type de faute avec celle du déluge et de l’Égypte réunies, dont les conséquences furent catastrophiques et désastreuses pour l’humanité.

La Torah nous montre la réalité d’un tel homme rendu totalement dépendant de son pasteur ou de son rabbin : il construit un veau d’or spirituel, qu’il en soit conscient ou non !

Nous voyons clairement que dans l’Évangile, Yéshoua Lui-même est constamment en train de nous amener à prier Dieu, à suivre Dieu, à suivre Sa Torah, à ne s’appuyer sur aucun homme, tout en respectant tout homme et en étant capable d’apprendre de tout homme, à commencer par Lui-même, étant le Messie, image parfaite de Dieu qui ne cesse de renvoyer à Dieu le Père.

Cet enseignement nous montre que le vrai rabbin, le vrai pasteur, le véritable homme de Dieu, n’est pas là pour se faire servir, soumettre et imposer sa domination et son contrôle à ses brebis mais au contraire, il est là pour les servir, être à leur écoute, les diriger dans les voies de la Torah afin de les amener à être autonome dans leur relation avec Dieu : un tel rabbin, ou pasteur ne cherchera jamais à imposer sa propre volonté charnelle qui se traduirait par une attitude de contrôle et de domination, qu’à Dieu ne plaise !

L’esprit de ce monde et de Jézabel est un esprit qui veut contrôler, qui veut dominer, qui veut imposer sur les brebis de l’Éternel un joug humain qui est forgé de sa propre volonté charnelle, et en vérité, une telle attitude est profondément satanique dans la mesure où elle conduit les brebis innocentes à l’idolâtrie, à leur insu, et l’homme Dieu, se faisant adorer à la place du créateur en subira la peine.

Fuyez de telles choses. Nous le savons mais il faut insister : L’Eternel veut que nous nous confions en lui et uniquement en Lui, et non dans l’homme.

Rappelez-vous des paroles du Maître en Luc 22 :

« Les rois des nations les maîtrisent, et ceux qui les dominent sont appelés bienfaiteurs. 26 Qu’il n’en soit pas de même pour vous. Mais que le plus grand parmi vous soit comme le plus petit, et celui qui gouverne comme celui qui sert. 27 Car quel est le plus grand, celui qui est à table, ou celui qui sert ? N’est-ce pas celui qui est à table ? Et moi, cependant, je suis au milieu de vous comme celui qui sert.  »

Cependant, tout étant une question d’équilibre, insistons et n’oublions pas que l’Eternel n’est pas contre une relation privilégiée avec un pasteur ou un rabbin (s’ils sont dans la Torah en honorant et respectant les sages d’Israël), mais Dieu veut également que nous apprenions à écouter tout homme, surtout ceux qu’Il a établi pour enseigner le peuple, des hommes dont les avis peuvent parfois diverger mais qui ont cette caractéristique précieuse de ne pas avoir l’ambition malsaine de dominer et de contrôler les brebis mais bien plutôt de guider, de conseiller et de conduire le peuple dans les voies de l’Eternel, en faisant entendre ce que dit Sa Torah et non leur propre volonté.

Vous remarquerez que de tels hommes sont à l’écoute, sereins, ne s’irritent pas dans l’opposition, n’ont aucune difficulté à apprendre des autres, à reconnaître leurs erreurs, et ne cherchent pas à imposer leur point de vue. Sinon, cela parait dur à dire, mais ils sont déjà sur le chemin du Satan car l’orgueil, le désir de pouvoir, le désir de dominer les brebis a déjà envahi leur coeur.

Dieu se plait à utiliser une multitude de serviteurs que l’on doit bien évidemment respecter, des hommes qu’Il a établis pour répandre La Saine Doctrine afin que l’on apprenne à retenir ce qui est bon, rejeter ce qui est mauvais, discerner et écouter tout homme, en apprenant à percevoir la voix (et la voie) de Dieu, qui elle seule nous dirigera, nous ouvrira les yeux, nous montrera sa providence et nous conduira sur le chemin véritable qui mène au monde de la lumière et de la vérité, là où réside Dieu dans Son sanctuaire, vers les pâturages éternels, les sources d’eau vive et l’arbre de la vie.

Par les mérites infinis du Messie d’Israël Yéshoua, que le Dieu de toute vérité, puissant et parfait en toute chose, pardonne nos égarements de coeurs et nous conduise dans Ses voies droites en nous apprenant à discerner sa volonté, à voir son action puissante dans nos vies et à la garder bien ancré sur le trône de nos coeurs !

Amen et amen !

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9 Commentaires

  1. Greg

    Salut pour toi , une personne qui adore Jésus est-il idolâtre ? Merci

    Réponse
    • duplan remi

      Greg une personne qui adore jésus n’est pas idolatre car il a participe a la creation il est lui aussi elohim ; dans la genese Elohims dit faisons l’homme a notre image ;il est cocreateur avec le P ERE ha S’HEM et puis il est notre redempteur il ne faut pas l’oublier comment voulez vous ne pas l’adorer ; il n’y a que les juifs orthodoxe qui ne reconnaissent pas Yeshua qui vous diront qu’adorer jésus est une iddolatrie ;

      Réponse
  2. Amdi

    Bonjour Thomas et chana tova
    Est tu sur de ce que tu avances par cette phrase : “le chiffre 70 fait référence aux nations du monde mais aussi au peuple d’Israël,” regardes stp ce que disent les sages. Il semblerais que cela concerne, bien sur les nations ( 70 taureaux offert pour les nations du monde à la fête de Souccot) mais pas du tout Israël, qui elle est en dehors des nations du monde et qui à un mazal particulier. Merci pour tout ce que tu fais sois encouragé, quand à moi je continue d’étudier la suite de la parachat.
    A bientôt
    Shalom

    Réponse
    • RencontrerDieu.com

      Shalom Amdi, la famille de Jacob descendant en Egypte compte soixante-dix membres. Il y a aussi Les 70 sages et anciens d’Israël spécifié dans la Torah. Il y également Les 70 talmidim envoyés par Yéshoua. Ce que le texte de l’article veut dire c’est qu’il y a un lien étroit entre les nations et Israël manifesté, entre autres, par ce chiffre 70 qui fait clairement référence aux nations mais aussi à Israël.
      Shalom !

      Réponse
    • Jacqueline

      Très bonne étude sur l’idolâtrie.
      Mais il n’y a pas que les hommes que l’on peut mettre à la place de Dieu, il y a le sport, l’argent, la télé…….

      Réponse
  3. PLANCKEEL

    Le parallèle avec la parabole du riche et du pauvre nous fait vraiment ressortir le danger pour sois-même, mais également pour le pasteur,rabbin ou enseignant car eux aussi se sentant transportés peuvent tomber dans l’orgueil et ainsi perdre le ministère ou don qu’HaShem lui a accordé.
    Sois bénis Thomas pour ces perles que tu nous donnes et que nous pouvons nous aussi développer en les étudiant profondément.

    Réponse
  4. cedric

    bonjour,
    Il aurait été bon de rentrer plus en profondeur dans ce texte, car finalement vous ne parler pendant 4 pages que de l’avertissement de ne pas idolâtrer un homme….

    Réponse
    • RencontrerDieu.com

      Je ne suis pas d’accord avec toi Cédric : Certes, la faculté de synthétiser au mieux des notions parfois complexe n’est pas une chose facile et on peut toujours mieux faire dans ce domaine mais l’article ne parle pas uniquement “que de l’avertissement” comme tu dis, l’article donne aussi quelques pistes que je crois précieuses au sujet des mécanismes de l’idolatrie et nous montre à quel point la chose est en horreur à l’Eternel, en s’appuyant sur les commentaires profonds des sages d’Israël, afin que chacun puisse bien mesurer la portée terrible de l’idolatrie envers un homme, pour s’en préserver. L’article parle aussi de la science merveilleuse de Dieu et de la précision scientifique de la Torah. En outre, l’article démontre aussi combien le peuple de Dieu tombe si facilement dans l’idolatrie. Je ne crois pas que ces choses là peuvent facilement se traiter en 5 phrases ni même en une page.

      D’ailleurs, ce sujet est si important, que j’essaierai à l’avenir de faire une vidéo de cet article, Beezrat HaShem ! Mais si tu as toi même fait une étude avec des choses plus profondes sur le texte de notre paracha en rapport avec le sujet tellement important et complexe de l’idolâtrie, j’espère que tu nous en fera profiter 😉
      Thomas.

      Réponse
  5. Françoise

    Shabat shalom, merci Thomas. Suis plus éclairée sur le chapitre de deuteronome maintenant. Mes mails se logeaient dans le spam. Mais maintenant sa va

    Réponse

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