Les démons existent et te poussent à un choix: repentance ou honte éternelle ? Paracha Pin’has

Nombres 25 : 10 à 30 : 1

« Rentrez en vous-mêmes, Examinez-vous, Nation sans pudeur, 2 Avant que le décret s’exécute Et que ce jour passe comme la balle, Avant que la colère ardente de l’Eternel fonde sur vous, Avant que le jour de la colère de l’Eternel fonde sur vous! » (Sophonie 2 : 1-2)

La Torah du Dieu des armées est un fleuve d’eau vive et une source infinie d’enseignements exquis pour notre âme affamée du Roi de Gloire !

Comment se lasser de la multitude des trésors sans fin que le Créateur de toute chose nous donne la grâce de découvrir chaque semaine et chaque jour, pour notre seul bien-être ?

Comment ne pas fléchir les genoux et en conformité avec David, laisser sortir de notre cœur une louange digne du Roi : « Que la mer retentisse, avec tout ce qu’elle contient; le monde, avec ceux qui l’habitent! 8 Que les fleuves battent des mains, que toutes les montagnes chantent de joie, devant l’Éternel! » Psaumes 98 : 10) et encore : « Bénissez l’Éternel, vous toutes ses armées, qui êtes ses serviteurs, et qui faites sa volonté! 22 Bénissez l’Éternel, vous toutes ses œuvres, dans tous les lieux de son empire! Mon âme, bénis l’Éternel! » (Psaumes 103 : 21) !

La paracha de la semaine, Pinhas, resplendit de mille feux par la puissance des enseignements que l’on y trouve, que Dieu nous aide à pénétrer Ses trésors et à mettre en pratique Son enseignement dans l’amour afin de ne pas être semblable à un airain qui raisonne et qui agace les oreilles de notre Maître et Seigneur ! Alors, que choisir parmi tous les mets exquis qui se présentent à notre âme ?

Regardons un verset, et si vous le voulez bien, réfléchissons ensemble dessus, ce seul petit verset sera amplement suffisant pour nourrir indéfiniment un bon début de réflexion qui jaillira jusque dans la vie éternelle :

« Mais les fils de Kora’h (Coré) ne moururent point. » (Nombres 26 : 11).

Rappelons-nous ce que nous avons vu les semaines passées : Kora’h est tombé par son orgueil et sa jalousie qui l’ont littéralement aveuglé sur sa condition réelle, il ne vivait pas la Torah qu’il enseignait, son cerveau n’était pas connecté à son cœur et dans sa chute, il a entraîné avec lui tous ceux et celles qui l’ont suivi.

Mais n’oublions pas comment avait agi le Roi Amatsia dont l’Écriture témoigne qu’il fut agréable à l’éternel de par ses actions fidèles à la Torah de Moshé dont en voici une en contexte:

« Mais il ne fit point mourir leurs enfants, se conformant à ce qui est écrit au livre de la loi de Moïse, où l’Éternel a donné ce commandement: On ne fera point mourir les pères pour les enfants, et on ne fera point mourir les enfants pour les pères; mais on fera mourir chacun pour son péché. » (2 Rois 14 : 6)

De là, nous apprenons qu’effectivement, si les enfants de Kora’h ne sont pas morts, c’est certainement grâce à une belle, véritable et profonde attitude de téchouva (repentance) nourrie par une authentique réflexion et un sérieux examen interne.

Effectivement, la Torah nous apprend que si des enfants suivent la voie de leur père impie, alors ils récolteront les mêmes fruits ! Donc, forcément, les enfants de Kora’h étaient en situation de repentance par rapport à leur père. Ainsi, de par leur attitude, ils ont été en mesure de voir la réalité de la situation et de se repentir.

C’est précisément ce que nous apprend le Talmud Yeroushalmi: Alors qu’ils étaient en train d’étudier avec leur père Kora’h, Moshé s’approchait de leur tente pour les avertir de ce qu’HaShem comptait faire.

À ce moment, une vive réflexion eut lieu entre les enfants : devons-nous nous lever pour honorer Moshé ou rester assis pour honorer notre père qui est en conflit avec Moshé ? Voici leur conclusion paraphrasée :

“il faut se lever devant Moshé par respect pour Moshé et il faut rester assis par respect pour notre père, mais dans ce dernier cas, notre choix serait en partie influencé par notre préférence que l’on accorde à notre père du simple fait qu’il est notre père, ce qui n’est pas juste pour la vérité, l’obéissance à la Torah et le respect dus à Moshé car il est dit : « Tu te lèveras devant les cheveux blancs, et tu honoreras la personne du vieillard. Tu craindras ton Dieu. Je suis l’Eternel. » (Lévitique 19 : 32).

Ainsi, la balance de leur réflexion les conduisit à se lever devant Moshé par amour pour Dieu et la Torah !

Leur réflexion mue par un authentique et puissant amour de la vérité a produit un éveil intérieur en leur cœur qui leur a permis d’être lucides et de faire téchouva ! Ils n’ont pas suivi la voie de leur père et c’est ainsi qu’ils ne moururent point comme le dit notre verset :

« On ne fera point mourir les enfants pour les pères; mais on fera mourir chacun pour son péché. »

Magnifique et remarquable.

Nous avons ici un enseignement formidable sur la puissance salvatrice de la réflexion intérieure et de la TECHOUVA (repentance) qui nous aide à percevoir toujours plus profondément l’importance de s’examiner en mettant de côté ses intérêts personnels, ses sentiments, afin d’avoir un regard pur et objectif sur la réalité de la situation !

Leur examen et leur téchouva les a littéralement sauvés de la Géhenne et ils ont ainsi préféré suivre la Torah plutôt que leurs sentiments et les voies du péché ! Simple, mais remarquable.

Nous pourrions dire que les fils de Kora’h sont de parfaits disciples du Messie Yéshoua. En effet, n’est-ce pas ici exactement ce qu’enseigne Yéshoua en parlant de Lui-même, sachant bien qu’Il est la “Torah incarnée” par excellence :

« Si quelqu’un vient à moi sans me préférer à son père, sa mère, sa femme, ses enfants, ses frères et ses sœurs, et même à sa propre vie, il ne peut pas être mon disciple. » (Luc 14 : 26)

Ainsi que le dit la Torah de Moshé pour quiconque nous inciterait à suivre une Torah faussée et falsifiée car mal interprétée par des personnes pour qui il est malheureusement commun de retrancher le plus petit des commandements de Dieu et qui « enseignent à faire de même » (Matthieu 5:19) :

« Quand ton frère, fils de ta mère, ou ton fils, ou ta fille, ou ta femme bien-aimée, ou ton ami, qui t’est comme ton âme, t’excitera en secret, en disant: Allons et servons d’autres dieux, que tu n’as pas connus, ni toi, ni tes pères, D’entre les dieux des peuples qui sont autour de vous, près de toi ou loin de toi, d’un bout de la terre jusqu’à l’autre, N’aie point de complaisance pour lui, et ne l’écoute point; que ton œil aussi ne l’épargne point; ne sois point touché de compassion et ne le cache point.  » (Deutéronome 6 : 8).

L’Écriture nous apprend ici qu’il vaut mieux abandonner père, mère, fils, fille, femme bien-aimée, ami le plus cher, plutôt que de renier et de cesser de suivre la Torah et le Messie !

Quel homme sur cette terre pourrait avoir une telle prétention et demander une telle chose à son sujet ? Nul autre, excepté celui à qui Dieu « a donné la domination, la gloire et le règne; (…) Sa domination est une domination éternelle qui ne passera point, et son règne ne sera jamais détruit. » (Daniel 7:14)

Seul l’Eternel et le Messie ont le droit de parler ainsi ! Et si le Messie peut dire une telle chose, c’est bien parce que Lui seul est la véritable Torah incarnée, parfaitement uni avec l’Eternel…

N’avons-nous pas ici encore, d’une façon subtile mais évidente, la preuve de l’enracinement des paroles de Yéshoua dans la Torah et de cette perception aiguisée qu’Il avait de Lui-même en se sachant Messie et Torah faite chair ?

Regardons maintenant une authentique et importante anecdote rapportée par le Rav Eliahou Hassan dans son ouvrage La paracha et justifiant le titre de cette étude de la paracha : les démons existent et Satan te pousse à choisir: repentance ou honte éternelle ?

Cher lecteur, je vous convie à bien méditer tout ce qui y sera dit, cette anecdote simple et authentique, est riche en réflexions et nous poussera à rentrer en nous-même pour s’examiner selon la vérité, ce qui est une bonne chose pour le bien et l’intégrité de notre âme :

« Le Rav Chakh raconta qu’un jour à Vilna, un phénomène extraordinaire capta l’attention et la curiosité de tous les gens des environs. En effet un Dibouk (âme errante d’un mauvais homme n’ayant pas trouvé le repos) possédait le corps d’un jeune homme. Tout le monde en parlait et, rongé par la curiosité, allait constater le phénomène de ses propres yeux !

Le Rav Chakh (Zatsal) raconte: “Moi aussi je m’y suis rendu. J’ai vu un jeune homme allongé par terre, il roulait de tous côtés et parlait sans interruption. Bien qu’il était un étranger dans la ville, il appelait les visiteurs par leurs noms et racontait leurs actes accomplis dans l’ombre devant tous. C’était terrible ! Les gens fuyaient de honte ! Il est impossible de décrire la terreur qui s’emparait de tous ceux qui osaient s’approcher. Même sa façon de parler était surnaturelle. Sa bouche était fermée, mais l’on pouvait entendre sa voix au travers du corps. C’était véritablement une leçon de foi ! Les gens qui rentraient dans la pièce pour voir le Dibouk, en sortaient en courant aussi vite que possible tellement ils avaient honte d’entendre leurs fautes ainsi exposées en plein jour aux oreilles de tous !

On raconte aussi qu’en voyant certaines personnes, il se mettait à les regarder fixement et il hurlait tout à coup : “Je t’aime ! Je t’aime !” La personne victime de ce témoignage d’amour rougissait alors comme une pivoine et s’enfuyait en courant… En effet, si le Dibouk  vous aimait, cela voulait dire que vous étiez un Racha (mécréant), puisqu’il n’aimait que ses semblables !

Par ailleurs, le contraire pouvait aussi se produire, ainsi le Dibouk hurlait parfois: “Je te hais ! Je te hais, va-t’en !” Et cela signifiait que vous étiez un tsadik (juste).

Un jour, un homme pénétra dans la pièce où se trouvait le Dibouk, et de nombreux visiteurs.

Il s’approcha pour contempler le phénomène, lorsque soudain, le Dibouk se leva et le fixa en hurlant: “Je t’aime ! Je t’aime !” Toute l’assemblée regarda bien entendu cet homme, c’est alors que le Dibouk eut ensuite une réaction incroyable, il s’interrompit dans son témoignage d’amour et vociféra ensuite en s’adressant à la même personne: “Je te hais ! Je te hais !”

Que s’était-il donc passé?

Cet homme, qui, en arrivant, devait appartenir à la catégorie des Réchaïm (méchants), eut tellement honte de se voir aimé par le Dibbouk, qu’un éveil à la Téchouva (repentance) s’éleva aussitôt dans son cœur, et cet éveil le fit donc passer en une fraction de seconde, de la catégorie des méchants, à celle des tsadikim gmourim (justes parfaits) ! En un instant ! “

Le Rav Eliahou nous rapporte une autre anecdote :

Il est rapporté dans la Halakha [ensemble des prescriptions établies par les Sages et découlant directement de la Torah écrite en vue de sa correcte application], que durant Shabbat, toutes les tables de la maison doivent être recouvertes d’une nappe. Or un Shabbat, le jeune homme possédé par le Dibouk vit le coin d’une table qui n’était pas recouverte par la nappe. Il se précipita alors et s’agenouilla aux pieds de la table en embrassant fougueusement le coin découvert, puis il cria: “AH ! Je t’aime ! Je t’aime !”

Stupéfiant !

Nous déduisons de cet événement que la moindre imperfection dans l’accomplissement de la Halakha,  était une source de bonheur intense pour ce mauvaise esprit. Nous pouvons apprendre de là que le respect ou non de la plus petite Halakha, a un pouvoir tellement grand dans le monde, que selon la qualité de sa réalisation, nous allons nourrir les forces du bien ou celles du mal ! »

Deux petites précisions sur ce dernier point: Nous voyons le démon se réjouir de la transgression du plus petit commandement.

  1. Cette réalité spirituelle apparaît en Matthieu 5 :17-19, où Yéshoua précise l’importance d’observer même le plus petit des commandements et qu’un tel homme sera appelé « grand » dans le Olam Haba (monde à venir).
  2. Lorsqu’une personne prend sur elle d’accomplir un certain commandement de la halakha (comme la nappe de shabbat pour honorer ce jour selon ce que dit Ésaïe 58:13), ce type de commandement émanant de la Torah et étant prescrit par les Sages (Matthieu 23:3), alors l’impact spirituel positif étant bien réel, le démon se réjouira de toute négligence à ce sujet. Le fait que le démon se réjouisse de cette transgression de la halakha démontre encore l’importance de prescriptions des Sages. Mais comprenons bien que celui qui désire suivre Dieu de tout son coeur et qui agit de la sorte mais qui n’a pas encore été éclairé sur ce type de prescription, ne procurera aucune joie au démon s’il néglige malgré lui ce commandement : dans un tel cas, Dieu qui sonde les coeurs l’environne de sa grâce et le démon le sait bien…

Ainsi donc, même si nous ne comprenons pas tout, ne jugeons pas hâtivement ceux et celles qui sont plus rigoureux que nous dans l’observance de certains commandements, et ne commettons surtout pas l’erreur infâme de médire ou de regarder d’un œil négatif toute personne pointilleuse dans sa pratique de la Torah, si du moins cette personne n’impose par sa rigueur à autrui évidemment !

Et inversement: ne jugeons pas trop vite la pratique parfois quelque peu débridée de ceux et celles qui ne sont pas encore éclairés sur certains sujets !

Etre dur avec soi-même et doux avec les autres et non pas doux avec soi-même et dur avec les autres, semble être une bonne voie à suivre !

Car nous ignorons tout de la perception et de la sensibilité spirituelle de chaque homme ! Se moquer ou mépriser un homme qui semble être rigoureux dans des détails de la loi est une preuve d’immaturité spirituelle et d’orgueil tout comme celui qui méprise une personne faible dans la pratique de la Torah qui n’aurait tout simplement pas reçu encore suffisamment de lumière pour pratiquer la Torah convenablement !

Chacun grandit à son rythme, ne tombons pas dans le piège de l’orgueil spirituel, mais honorons tout homme, tant qu’il n’impose pas sa rigueur ou son laxisme à autrui !

Ceci dit, pour garder l’équilibre et nourrir notre réflexion, ne perdons pas de vue que peut-être, par moment, nous nous attardons aussi sur des détails qui n’en valent pas la peine, des détails que Dieu ne nous demande pas de suivre et qui ne trouve aucun fondement dans la halakha [ensemble des prescriptions établies par les Sages et découlant directement de la Torah écrite en vue de sa correcte application].

Mais aussi, même lorsque notre pratique est fidèle à la halakha, n’oublions jamais qu’il faut mettre en priorité les devoirs du cœur comme le dit le Messie Yéshoua à certains religieux légalistes de Son époque qui étaient rigoureux dans leur pratique et imposaient aux autres leur rigueur et les condamnaient facilement.

Pour reprendre notre exemple : la Torah écrite nous ordonne d’honorer le Shabbat. Une des prescriptions des Sages pour honorer ce saint jour nous invite à couvrir les tables de la maison avec de belles nappes durant le Shabbat. Le légaliste s’empressera de condamner et de juger quiconque n’observe pas cette prescription, peu importe son niveau spirituel et son degré de consécration, ce qui est une grave erreur…

Et c’est ainsi que le religieux légaliste abandonne le sentier de la bonté, de la patience et de la miséricorde de Dieu comme il est dit :

« Vous vous acquittez scrupuleusement de la dîme sur la menthe, l’anis et le cumin, mais vous laissez de côté ce qu’il y a de plus important dans la Torah, c’est-à-dire la justice, la bonté et la fidélité. Voilà ce qu’il fallait pratiquer, sans négliger le reste. Guides aveugles que vous êtes ! Vous avez soin de filtrer vos boissons pour éliminer le moindre moucheron, et vous avalez le chameau tout entier. » (Matthieu 23:24)

Mais aussi, à la fin de notre anecdote, si la réaction du démon face à la nappe de Shabbat est une véritable source d’enseignement pour nous montrer l’importance effective de ne pas négliger la plus petite loi émanant de la Torah écrite ou des Sages d’Israël, n’oublions pas de ne jamais croire tout ce que pourrait dire un démon, que cela soit ce qui sort de sa bouche ou ce qui sort de son comportement :

Le serpent ancien, étant le plus rusé de tous les animaux, est capable de parler et de tromper tout autant par sa bouche que par son comportement.

Tout ce que le démon dit et fait n’est donc pas forcément un signe de vérité car nous le savons, les démons sont aussi de parfaits comédiens et de redoutables menteurs:

à titre d’exemple, ils pourraient peuvent parfaitement être capable de faire croire à l’efficacité d’une eau lustrale quelconque qui rentrerait en contact avec eux, dans le seul but de tromper et de conférer un pouvoir à ce n’en a pas…

Le démon se tordra alors extérieurement de douleur tout en se tordant intérieurement de rire et ceci, dans le but de laisser l’homme dans le péché tout en lui donnant une fausse confiance, un faux sentiment de puissance et d’approbation divine avec l’illusion de sa réussite et son efficacité.

Tout ceci est à méditer, ce sont des sujets de réflexion bon pour aiguiser notre discernement, mais une chose est certaine:

La puissance de la Téchouva (repentance) est merveilleuse, radicale et instantanée comme nous le montre magnifiquement notre anecdote:

une décision intérieure ferme et réelle, suscitée par une prise de conscience authentique suite à une vraie et sincère introspection motivée par l’amour de la vérité et de la Torah, produit la délivrance instantanée de la puissance du péché et de la mort et ainsi, HaShem Lui-même nous conduira vers la félicité éternelle, du moins si nous persévérerons dans cette voie ! 100% certifié pure vérité !

Le monde démoniaque existe, les démons sont une réalité et pour ceux qui se repentent et croient en Son nom, le Messie Yéshoua nous donne autorité sur ce monde démoniaque et nous enseigne à ne pas trop discuter avec les démons mais à les chasser sans ménagement comme il est rapporté au sujet du Glorieux et Majestueux Messie Yéshoua :

« Il se trouva dans leur synagogue un homme qui avait un esprit impur, et qui s’écria : 24 Qu’y a-t-il entre nous et toi, Yéshoua de Nazareth ? Tu es venu pour nous perdre. Je sais qui tu es : le Saint de Dieu. Yéshoua le menaça, disant : Tais-toi, et sors de cet homme. Et l’esprit impur sortit de cet homme, en l’agitant avec violence, et en poussant un grand cri. Tous furent saisis de stupéfaction, de sorte qu’ils se demandaient les uns aux autres : Qu’est-ce que ceci ? Une nouvelle doctrine ! Il commande avec autorité même aux esprits impurs, et ils lui obéissent ! Et sa renommée se répandit aussitôt dans tous les lieux environnants de la Galilée. » (Marc 1)

Et vous, si vous faisiez face à un démon, vous ferait-il honte, vous aimerait-il ou serait-il rempli de haine pour vous ? Auriez-vous à rougir de certains péchés cachés s’il les dévoilait devant tous ? Auriez-vous à rougir de certains de vos comportements ou de vos pensées s’il se mettait à les dévoiler devant tous ?

Ceci devrait nous inviter à sérieusement nous examiner au quotidien dans une attitude de vérité, d’intégrité et de repentance car le jour vient où « plusieurs de ceux qui dorment dans la poussière de la terre se réveilleront, les uns pour la vie éternelle, et les autres pour l’opprobre, pour la honte éternelle. » (Daniel 12:2)

Puissions-nous aussi ne jamais oublier une chose : ce n’est pas en vain que le Messie Yéshoua parle d’un lieu de tourment et ce n’est pas en vain que le prophète Daniel parle lui aussi de honte éternelle… C’est ici le dramatique et terrible sort de tous ceux et celles qui ont préféré cacher leur honte plutôt que d’y faire face, de la confesser à Dieu (et non aux hommes, sauf si on les a blessé) et de s’en défaire par la foi dans le Messie d’Israël qui nous purifie, nous sanctifie, nous justifie et nous sauve glorieusement de tout péché et de toute attaque du diable comme il est dit : « Or, c’est par lui que vous êtes en Yéshoua le Messie, lequel, de par Dieu, a été fait pour nous sagesse, justice et sanctification et rédemption » (1 Corinthiens 11:30)

Que cette méditation porte son fruit jusqu’aux confins de notre coeur et de la terre !

Car assurément, « La lumière est semée pour le juste, et la joie pour ceux qui sont droits de cœur. » (Psaumes 97 :11).

Ainsi, pour ceux qui, comme les fils de Kora’h, auront mis de côté leur intérêt personnel, leur amour propre et leur ego pour faire face à la vérité, pour s’introspecter, faire téchouva et choisir la voie de la Torah, il est dit :

« Mais vous, on vous appellera sacrificateurs de l’Eternel, On vous nommera serviteurs de notre Dieu; Vous mangerez les richesses des nations, Et vous vous glorifierez de leur gloire. 7 Au lieu de votre opprobre, vous aurez une portion double; Au lieu de l’ignominie, ils seront joyeux de leur part; Ils posséderont ainsi le double dans leur pays, Et leur joie sera éternelle. » (Ésaïe 61 : 6-7)

Certes, renoncer à certains péchés, à certains de nos mauvaises habitudes et mauvais comportements, de nos mauvaises pulsions et de nos mauvaises addictions sont des choses parfois difficiles, nul ne dira le contraire.

Mais ce travail apprécié du Créateur fait partie de ce renoncement à soi-même, de ce combat spirituel que nous avons tous à mener : il s’agit bien là de cette croix à porter temporairement ici bas, dans ce monde d’épreuves et de tests, afin d’accéder bientôt à une félicité éternelle dans la présence et les délices de Dieu, où nous expérimenterons des choses inouïes et fabuleuses promises à tous ceux qui le craignent et aiment la vérité, s’efforçant de corriger les distorsions de leur cœur et de raffiner leur caractère pour être agréables au Tout Puissant.

Puissions-nous bien méditer les paroles du Maître absolu, le Messie Yéshoua, dont les paroles de vie, telles une couronne de lumière, viennent conclure merveilleusement cette méditation de la semaine :

« Alors Yéshoua dit à ses disciples : Si quelqu’un veut venir après moi, qu’il renonce à lui-même, qu’il se charge de sa croix, et qu’il me suive. 25 Car celui qui voudra sauver sa vie la perdra, mais celui qui la perdra à cause de moi la trouvera. 26 Et que servirait-il à un homme de gagner tout le monde, s’il perdait son âme ? ou, que donnerait un homme en échange de son âme ? 27 Car le Fils de l’homme doit venir dans la gloire de son Père, avec ses anges; et alors il rendra à chacun selon ses œuvres. 28 Je vous le dis en vérité, quelques-uns de ceux qui sont ici ne mourront point, qu’ils n’aient vu le Fils de l’homme venir dans son règne. » (Matthieu 16)

PS : regardez ce nouveau clin d’œil subtil de la providence divine : parmi la multitude des sujets de la paracha, a l’époque de la rédaction de cet article, le choix s’est porté sur le sujet qui traite de l’introspection et de la repentance. Juste après la rédaction de l’article, l’auteur a découvert avec joie que le peuple juif rentrait dans une période de deuil national de trois semaines qui précède Tich’a Béav (9 du mois de Av) durant laquelle il s’est souvent produit de terribles événements dans l’histoire du peuple juif (destruction des deux temples, etc).

Comme le dit le site juif Aish :

« Le processus de la Techouva – auto introspection et engagement à s’améliorer nous permet de transformer une tragédie en allégresse. En fait, Le Talmud dit qu’après la délivrance future d’Israël et la reconstruction du Temple, ces jours de jeûne se transformeront en jours de réjouissances et de fêtes. Comme le prophète Zacharie le dit “le 17 Tamouz deviendra un jour de joie et de festin dans la maison de Juda”. »

Tout un sujet en soi que nous ne pourrons pas aborder ensemble ici et qu’il convient d’étudier plus en profondeur au temps de Dieu !

Tout un module d’étude existe à ce sujet sur la plateforme d’étude LeRetourAuxRacines si vous désirez en savoir plus : 

Que toute la gloire et l’honneur reviennent à l’Eternel et à Son Messie Yéshoua, ainsi qu’aux sages d’Israël d’autrefois et aux rabbanim (rabbins) d’aujourd’hui qui s’efforcent de préserver et de diffuser courageusement les trésors du Dieu unique et véritable, le Dieu d’Israël !

Reposer la question :

Et vous, si vous faisiez face à un démon, vous ferait-il honte, vous aimerait-il ou serait-il rempli de haine pour vous ? Auriez-vous à rougir de certains péchés cachés s’il les dévoilait devant tous ? Auriez-vous à rougir de certains de vos comportements ou de vos pensées s’il se mettait à les dévoiler devant tous ? Certainement que oui si consciemment vous marchez encore dans certains péchés et dans certaines mauvaises attitudes et addictions sans chercher à vous en défaire en invoquant l’aide de Dieu…

Ou alors, auriez-vous l’assurance de vous tenir sans rougir devant lui, sachant bien que vos péchés passés ont été jetés au fond de la mer, grâce à l’œuvre splendide du Messie d’Israël qui a cloué sur cette horrible croix de bois toutes les ordonnances qui subsistaient contre nous et dont le Satan se servaient pour nous accuser jour et nuit devant HaShem !?

Bonne méditation salutaire à chacun ! Que le Dieu de vérité guérisse et purifie toujours plus notre âme pour toujours mieux Le servir, que notre Dieu use de bienveillance et de miséricorde à notre égard et nous aide à agir de même avec notre prochain ! C’est ici ce que nous te demandons Père, au nom de Ton Mashia’h, Yéshoua, Notre modèle. Amen vé amen.

Une étude et un partage réalisée par la seule grâce infinie d’HaShem (Dieu) et avec la précieuse aide des rabbanim d’aujourd’hui et des sages d’Israël d’autrefois.

Note importante relative au contenu des articles et des vidéos du site web : Veuillez citer la source lors de toute copie partielle ou complète de l’article, ainsi que le rappellent justement les maximes des pères (Pirqé Avot) : « Quiconque cite l’auteur d’une parole amène la délivrance dans le monde ». Pour le reste, c’est entre vous et Dieu qui sonde les cœurs et qui rendra à chacun selon ses œuvres.

En dehors des citations et autres extraits de sources externes repris dans les études, nous ne cautionnons pas forcément tous les propos et les enseignements des personnes et/ou des références et autres sites web cités : chaque homme est faillible, nul ne possède toute la vérité, chacun doit donc être attentif et ne retenir que ce qui lui semble bon et en accord avec les voies de Dieu et la bonne nouvelle du Messie Yéshoua : « examinez toutes choses; retenez ce qui est bon; » (1 Thessaloniciens 5:21).

Sur ce site web, nous usons donc de notre liberté en Yéshoua pour citer et utiliser, lorsque cela s’avère nécessaire et utile pour nous faire grandir dans la compréhension du plan divin et de la volonté de Dieu, le travail d’hommes ou de femmes parfois rattachés à d’autres confessions, mais que nous publions tout de même en raison de la qualité de leur contribution dans des domaines particuliers, bien que nous ne les rejoignons pas forcément dans toute leur doctrine. En outre, cela nous invite à nous exercer à vivre cette maxime des sages : « Qui est sage ? Celui qui apprend de chaque homme.[…] Le sage n’est pas celui qui a acquis des connaissances étendues dans tous les domaines, mais celui qui est capable d’apprendre de chacun » (Pirqé Avot). Si nous ne suivons pas cette maxime, nous nous éloignons alors de la sagesse pour rejoindre les rangs de ceux dont l’esprit est encombré par l’intolérance et le légalisme qui est l’étroitesse d’esprit, qu’à Dieu ne plaise !

Pour de plus amples informations, voir la déclaration de foi

Note sur les commentaires : les commentaires ne sont publiés que s'ils sont conformes à La Politique De Modération du site : Lire la politique de modération

 

Rejoignez près de 10.000 abonnés et recevez régulièrement nos e-mails privés
→ Un parcours spirituel personnalisé par email
→ Toutes les dernières nouveautés (témoignages, articles, vidéos, enseignements)
→ Tous les articles phares du site
→ Vidéos et articles inédits pour les seuls abonnés
→ Certains sujets qu'il n'est pas possible de traiter en public
→ Ebook offert : Grand Recueil de 13 témoignages inédits de rencontre avec D.ieu
Vos informations resteront privées et la désinscription peut se faire à tout moment. Vous pouvez consulter notre politique de vie privée en cliquant ici

Etude de la Paracha de la semaine :

Le chrétien est-il obligé d’obéir à la loi de Moïse ? (Paracha Ekev – Deutéronome 7:12 ) 11:25) :

PlayPause
Shadow
Slider

Dernières études :

Slider

A découvrir actuellement :

previous arrowprevious arrow
next arrownext arrow
Shadow
Slider

Derniers articles du Blog :

Slider

Nous recommandons notre partenaire, la librairie juive hébraïque Ness :

Nous recommandons notre partenaire, la librairie juive hébraïque Ness :

10 Commentaires

  1. Pierre

    C´est un privilege que HaShem nous accorde dans ses études. Ma prière que cette nouriture agis dans mon âme et me conduit dans la volonte de HaShem et Yeshuá son Mashia. Merci Thomas.

    Réponse
  2. damas

    Merci mon frère, que le Seigneur de gloire nous comble de sa grâce toute puissance pour que nous soyons toujours plus que vainqueurs! Amen.

    Réponse
  3. Nel

    Bonjour mon frère et merci pour ce message qui m’édifie et me pousse à faire une introspection profonde à la lumière du Saint Esprit. Il reste encore beaucoup d’habitude à changer en moi, comme le regard et le jugement sur les autres. Ce soir je me repent sincèrement devant Dieu pour chaque regard et chaque jugement que j’ai porté sur un de mes frères. J’ai vraiment besoin de ta grâce père. Mon désir c’est d’ être comme David une femme selon son cœur. L’épreuve est dur en ce moment, mais je m’accroche et je fais confiance à mon Dieu. Merci père pour ce site et merci pour tes serviteurs que ta bénédiction descende sur eux et que tu continue à illuminer les yeux de leur cœur, que tu fasses luire sur eux ta gloire, afin qu’ils découvrent l’espérance qui s’attache à leur appel. Au nom de Yeshoua Amashia’H.

    Réponse
  4. PLANCKEEL

    Merci frère Thomas, cette paracha est pleine d’enseignements, et la repentance dont tu parles me rappelle quand j’ai découvert la Torah, combien de fois j’ai rejeté ceux qui n’étaient pas d’accord avec moi, j’ai été repris par notre Seigneur, j’ai dû me repentir ,car j’aurais dû prier pour eux au lieu de les rejeter !
    Tout est une question d’équilibre , de sagesse et d’AMOUR ! et encore maintenant je dois veiller à ne pas “tomber” dans ce piège, mais lutter toujours pour changer ! afin que mon témoignage soit un témoignage d’amour et de compréhension de l’autre. Maintenant, il ne faut pas tomber dans le compromis et faire “plaisir aux autres en désobéissant aux prescriptions de la Torah. Tout un programme dans la vie du croyant.
    Que notre sauveur et Seigneur te bénisse abondamment

    Réponse
    • RencontrerDieu.com

      Amen ! Oui, trouver le juste point d’équilibre est le travail d’une vie, la fameux chemin resserré dont parle Yéshoua. HaShem nous aide à y marcher, par la main de son Messie si merveilleux notre bon et doux conseiller. 😀 a bientôt pour de nouvelles dégustations spirituelles !

      Réponse
  5. guy poron

    Amen v´amen! Merci, Thomas pour ce temps saint de réflexions que tu nous offres par la sagesse du Très-Haut! Nous vivons une époque de confrontations intenses avec les démons de toutes sortes qui s´agitent en tous sens…car ils savent que leur temps est compté! C´est une grande bénédiction remplie de Joie/simha que de lire tes lignes! D´ailleurs en lisant la parashah Korach, Nombres 16 on apprend que le clan Korach a été avalé par la terre-à priori tous!?- ce n´est que dix chapitres plus loin que l´on apprend que les fils de Korach sont en vie et en fait sont tsadikkim car ils n´ont point pris part aux différentes rebellions entre les ch. 16 et 26! Ce n´est point un “hasard” qu´ils soient en vie!(le mot hasard n existe pas en hébreu!) mais c´est là que la techouva au sein du clan de Korach est prouvée… Merci, Thomas, de nous y avoir conduits!

    Réponse
    • RencontrerDieu.com

      Shalom cher Guy, et oui, la Torah de notre Dieu est décidément pleine de surprise et n’a de cesse de nous bénir et de nous conduire dans une attitude constante de Téchouva, c’est si important ! Merci pour ton commentaire, que notre bon Père se réjouisse de notre réjouissance à son sujet 😀

      Réponse
  6. hortense

    merci mon frère que le seigneur te donne toujours la santé et la force pour ce travail que tu fais

    Réponse
  7. Annie

    Shabbat Shalom Thomas,
    Que HaShem nous aide à faire toute Sa volonté … à grandir toujours plus à la Lumière de Sa Divine Parole !
    Merci Thomas pour cette précieuse invitation à notre introspection !

    Réponse
  8. marie helene

    <> <> regardez ce qui est sans mauvaise intention, sans se mentir et sans mental…osons regarder nos erreurs en face et admettons les, une fois que Dieu nous a pardonné, passons se passé une fois que nous avons compris la leçon…c ce qui arrive qd on regarde qlqu’un ou qlque chose avec “une totale innocence”, sans jugement et sans mental..Ce regard innocent c le regard d’un coeur purifié et pacifié. Et c ce qui est arrivé à cet homme par la Grâce de Dieu et la miséricorde de notre bienaimé Yéshua… <>…Cette confiance totale en Notre Seigneur Dieu, et cette force Divine est merveilleuse !!! elle nous permet de tout regarder avec Amour et compassion face à qui que ce soit !! et de passer le chemin sans crainte…

    Réponse

Poster le commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

// fin nouveau code
1 Partages
Tweetez
Partagez1
Enregistrer