Déchirer le voile d’illusion et Dévoiler la Gloire Divine – Paracha Vayehi

Paracha Vayehi – Genèse 47 : 28 à 50 : 26

« Réveille-toi! réveille-toi ! {…] Secoue ta poussière, lève-toi, Jérusalem ! » (Esaïe 52 :2)

Nous pénétrons avec crainte et respect dans la dernière chambre du premier des 5 palais de la Torah du Maître du monde : dernière paracha du livre de Béréchit dans laquelle Yaacov, notre patriarche, rentre dans la vraie vie après avoir achevé un pèlerinage terrestre long, douloureux mais dont la fin est pleine de paix, de joie et de gloire ainsi qu’il est dit dans l’Ecclésiaste : “Mieux vaut la fin d’une chose que son commencement” (Ecc 7:8) et encore dans la B’rit Hadacha (Alliance renouvelée) : “Nous savons en outre que Dieu fait concourir toutes choses au bien de ceux qui l’aiment, de ceux qui ont été appelés conformément au plan divin.” (Romains 8:28)

Dans cette paracha, nous voyons entre autres, deux épisodes dont les messages contiennent des univers de sagesse profonde et de révélations divines : la bénédiction de Yaacov sur les 2 fils de Yossef, Ephraïm et Manassé, puis les dernières paroles et bénédictions de Yaacov sur ses douze fils. Nous allons extraire ici un fragment d’enseignement qu’offre notre paracha, fragment qui sera probablement suffisant pour nourrir notre réflexion et notre appétit du Dieu vivant pour une éternité.

Yaacov, malade sur son lit, est sur le point de quitter ce monde quand Yossef, parti à sa rencontre, arrive à son chevet avec ses deux fils Ephraïm et Manassé. Regardons plus en détail quelques paroles de Yaacov juste avant qu’il ne bénisse les deux enfants :

“Pour moi, quand je revins du territoire d’Aram, Rachel mourut dans mes bras au pays de Canaan pendant le voyage, lorsqu’une kibra [1000 mètres selon les commentaires] de pays me séparait encore d’Éphrath; je l’inhumai là, sur le chemin d’Éphrath, qui est Bethléem.” (Genèse 48 :7)

Rachi, sur ce passage, nous apporte cet important éclairage :

“Ce désagrément de devoir transporter mon corps pour l’enterrer au pays de Kena‘an, je [Yaacov] te l’impose alors que moi-même ne l’ai pas fait pour ta mère. Elle est morte tout près de Beith Lè’hem, [et je n’ai pas pris la peine de l’enterrer ailleurs qu’au lieu de son décès] […]. Et ne crois pas que ce sont les pluies qui m’ont empêché de la transporter jusqu’à ‘Hèvron pour l’y enterrer : C’était la saison sèche, et le sol était percé et garni de trous comme une passoire (kevara).”

Les commentaires nous expliquent que Yaacov savait que Yossef avait gardé un certain ressentiment dans son cœur au sujet du comportement de son père lorsqu’il avait enterré Ra’hel (Rachel) sur le bord du chemin et non dans le tombeau de Macpéla avec le reste de la famille.

Comme nous le montre Rachi, Yaacov a pris soin de lui expliquer qu’au final, il a agi de la sorte à cause d’un ordre divin. Mais alors, la question posée par les commentaires est la suivante : pourquoi lui avoir donné tant de détails et ne pas simplement lui avoir dit qu’il s’agissait d’un ordre ? Pourquoi préciser qu’il était près de Beith Lè’hem, qu’il aurait très bien pu s’y rendre et que le temps n’était pas défavorable ?

Le Si’hot Moussar apporte à notre étude un élément de poids :

Yaacov savait que Yossef ne serait pas prêt à entendre l’affirmation de son père “j’ai agi sur ordre de Dieu” qu’après avoir éliminé les causes naturelles (la pluie) ou les considérations humaines (fatigue d’un long déplacement) de cet empêchement.

Nous avons ici un enseignement des plus précieux pour nous aider à toujours mieux ancrer notre foi dans le rocher de la Parole du Dieu vivant et vrai. Bien souvent et trop souvent, nous nous faisons complètement tromper par ce que nous voyons et percevons dans ce monde matériel et, par un mécanisme purement charnel et terrestre, nous nous cantonnons régulièrement à interpréter les événements de cette vie, quels qu’ils soient, à un niveau superficiel et littéral, digne d’un “Je ne crois que ce que je vois et comprends”. Par exemple, nous dirons que telle guerre est la cause de tel et tel événement, tel attentat a été rendu possible à cause de tel et tel manque de vigilance ou à cause de telle et telle tension entre pays et religions, tel problème matériel s’est produit à cause de ceci ou cela, etc, etc, les exemples sont infinis et les causes invoquées, semblent de prime abord, toujours apparemment justes, dès lors qu’on se limite à notre simple logique humaine et à une simple perception des choses. Et c’est bien là le problème :

C’est en interprétant les événements qui surviennent, à l’échelle individuelle comme à l’échelle collective, à partir de causes physiques et naturelles au détriment des véritables causes d’ordre spirituel, que l’on occulte la présence divine dans ce monde et qu’on provoque son exil (Si’hot Moussar).

Nous faisons tous souvent l’erreur de regarder le premier niveau de perception, à savoir, ce qui est terrestre et charnel, en l’interprétant à la lumière de ce même niveau, et cela est un tort et une erreur qui voile et occulte totalement l’action de Dieu.

Prenons un simple exemple : Nous savons qu’il y a quatre niveaux d’interprétation de la Torah, que l’on appelle « Pardes » : le pchat (sens littéral du texte, sens premier), le remez (allusion ou insinuation que véhicule le texte, c’est un niveau plus profond de compréhension du texte) le drash (commentaire figuré, souvent une parabole ou une métaphore, pour expliquer un sens plus profond du texte nous permettant d’accéder à une compréhension plus fine et plus grande) et enfin, il y a le sod (le sens caché, profondément spirituel du texte).

Pour schématiser, dans notre vie, il en est de même : nous avons la possibilité d’interpréter les événements au niveau du pshat (sens simple et premier) ou alors, au niveau du sod (sens caché et profond) et nous sommes nombreux à voir chaque événement, aussi petit soit-il, d’un point de vue purement terrestre, au niveau du pchat et non au niveau du sod, c’est-à-dire de la véritable cause d’ordre spirituel qui se matérialise dans notre monde par tel et tel événement.

En définitif, bien souvent, nous laissons le sens premier des événements voiler la main de Dieu qui dirige toute chose. On pourrait dire que la véritable cause des événements est voilée et recouverte de la poussière de la matérialité, notez bien cette expression.

« Plus généralement, tout homme n’est prêt à entendre la Parole de Dieu qu’après s’être secoué de la poussière de la matérialité; ce n’est qu’après ce dépoussiérage que se révèle la Parole de Dieu et qu’elle devient crédible ! […] En attribuant aux événements de notre vie des causes physiques et naturelles, et en ne voyant pas la main de Dieu derrière chaque événement et dans tous les domaines, alors on occulte l’intervention divine – la seule cause de tout événement – et on voile sa gloire. Alors, la présence divine recouverte de ces poussières, est en exil et notre perception divine est alors très limitée. » (Si’hot Moussar)

Tout ceci peut se résumer à la prise de conscience profonde suivante : “En Od Milvado”, “En dehors de Dieu, il n’y a rien”, comme il est dit en Deutéronome 4:5 : “Tu en as été fait spectateur, afin que tu reconnusses que c’est l’Éternel qui est Dieu, qu’il n’y en a point d’autre que lui.” et encore : “La majesté de l’Éternel remplit toute la terre,” (Nombres 4:21). C’est ici un sujet des plus importants, un grand secret de la foi que nous révèle la Torah et permettant de déplacer les montagnes ainsi que Yéshoua l’enseigne :

“Je vous dis en vérité, que quiconque dira à cette montagne: Ote-toi de là et jette-toi dans la mer, et qui ne doutera point dans son cœur, mais qui croira que ce qu’il dit arrivera; ce qu’il dit lui sera accordé.” (Marc 11 :23)

Ici, Yéshoua nous apprend un enseignement fondamental du judaïsme profond et authentique : si vraiment nous intégrons et nous vivons la célèbre maxime “En Od Milvado”, c’est-à-dire, si réellement nous sommes convaincus qu’en dehors de Dieu il n’y a rien et qu’il est réellement tout puissant, alors nous serions capables de déchirer le voile de ce monde, le voile d’illusion de la matérialité, pour laisser apparaître la réalité, à savoir que Dieu est tout et qu’Il peut tout, que tout est possible à celui qui croit, ainsi que le précise Yéshoua notre Maître et Messie :

“Vous diriez à ce sycomore: Déracine-toi, et te plante dans la mer; et il vous obéirait.” (Luc 17:6).

Le film Matrix n’est pas qu’une fiction et la science moderne elle-même pointe dans cette direction… Tout converge, ce qui est une des marques de ce rétablissement de toute chose dont parle l’Écriture…

Le Rav Dessler explique avec simplicité et force ce principe :

« La nature n’a aucune réalité; elle constitue un voile d’illusion derrière lequel Dieu est caché et agit seul; la nature constitue alors pour nous une épreuve pour tester notre niveau spirituel: sommes-nous capables de déceler la main de Dieu derrière ce voile ? La nature constitue pour les matérialistes un obstacle à leur élévation spirituelle car elle obscurcit la gloire de Dieu. »

Ceci nous permet de comprendre plus en profondeur cette prière magnifique :

“Que L’Éternel tourne sa face vers toi et te donne la paix !” (Nombres 6:26)

De là nous comprenons qu’il est important de demander régulièrement à Dieu, de tourner Sa face vers nous car c’est ainsi que Dieu nous permettra de balayer cette poussière de la matérialité, de voir au-delà afin de contempler Son action. Effectivement, tout comme la lumière révèle la poussière sur une surface afin qu’on puisse l’enlever et découvrir le motif qu’elle cachait, la face de Dieu, en brillant sur nos vies, par Sa lumière, nous permettra de distinguer ce qu’il y a en dessous de la poussière de la matière afin qu’on puisse découvrir et contempler l’action de Dieu.

« Nous retrouvons dans une certaine mesure, ce principe chez les justes qui à l’image de Dieu, eux aussi essaient de dissimuler les miracles que Dieu réalise en leur faveur. Ainsi, par exemple, Jacob s’entoure de pierres lorsqu’il doit dormir pour masquer le miracle de sa protection par rapport aux animaux sauvages de la région. Elysée pratique le bouche-à-bouche pour masquer la résurrection miraculeuse du fils de son hôtesse. » (Si’hot MoussarEt nous pourrons rajouter : Yéshoua, certainement dans le même but, du moins en partie, utilise de Sa salive et un peu de boue pour la guérison de l’aveugle.

Ainsi, nous comprenons toujours mieux combien est terrible la doctrine qui enseigne que la Loi de Dieu donnée à Moïse n’est pas pour les croyants en Yéshoua et nous comprenons aussi pourquoi tellement de croyants sont incapables de discerner en profondeur ce qui se cache derrière chaque événement de leur vie et de l’actualité ou pourquoi il y a tant d’erreurs de la part de prétendus prophètes, car il est dit :

“Mais si vous ne m’écoutez pas, et si vous ne pratiquez pas tous ces commandements […]  je tournerai ma face contre vous;”(Lévitique 26 :14)

Lorsque Dieu détourne Sa face de nous ou lorsqu’Il la tourne contre nous, nous devenons soudainement incapables de discerner et de voir l’action de Dieu et nous tombons dans le piège de la poussière de la matérialité qui voile et nous plonge dans l’erreur et l’ignorance.

Prenons un exemple simple d’une information parue dans les actualités de cette semaine : Le Youpi magazine a fait la une des actualités durant quelques jours pour avoir publier à ses lecteurs une phrase tout à fait maladroite et ambiguë au sujet d’Israël, ce qui a valu une réaction immédiate de la part du CRIF et un retrait tout aussi immédiat du numéro de ce magazine :

Beaucoup ne verront que le sens simple de cette affaire à savoir, comme le déclare Pascal Ruffenach, président du groupe Bayard, qui édite le magazine Youpi : “On reconnaît une erreur, une maladresse, nous ne voulions évidemment en aucun cas contester l’existence de l’Etat d’Israël”.

D’autres encore, dans une analyse un peu plus subtile, diront qu’il s’agit d’un texte fourbe à l’odeur antisémite, vicieusement dissimulé derrière une apparente maladresse qui entretient la confusion et l’amalgame et ainsi, beaucoup attribueront cette suspecte erreur à un des fruits pourris d’un héritage spirituel millénaire hostile au peuple juif (théologie de la substitution et du rejet d’Israël par l’Église catholique romaine), ce qui n’est certainement pas faux lorsque l’on sait que le magazine Youpi est “comme par hasard” édité par Bayard Presse, un groupe d’édition catholique et qui en plus de cela, la carte que le magazine propose, ne contient même pas Israël, sans parler de cette tournure de phrase utilisée, très sournoise, ambiguë et malsaine plaçant la Corée du Nord et Israël sur le même plan, ce qui est loin d’être anodin. Comme dirait le commentaire d’un internaute à ce sujet, à lire Youpi Magazine, nous avons l’impression que :

“L’Etat d’Israël n’est « pas un vrai pays », juste une espèce de monstre indéfini à ranger dans une catégorie non connue avec la Corée du Nord.”

Le site La Tribune juive est même allé jusqu’à titrer :

« Le web en émoi après les allégations antisémites de Youpi, magazine pour enfants. »

Marquons une pause et n’oublions pas que la paracha parle de la terre d’Israël avec un rappel de cette promesse éternelle pour Israël :

“Dieu sera avec vous, et il vous fera retourner dans le pays de vos pères.” (Genèse 48 :21), promesse que l’on expérimente pleinement depuis notamment, 1948 avec la déclaration officielle de l’Etat d’Israël votée par l’ONU.

Notons aussi que dans cette même semaine, un autre événement s’est produit. Selon le mondejuif.info : « Des Palestiniens ont attaqué mercredi soir des fidèles juifs venus prier au Tombeau de Josué situé en Samarie, sachant bien que Josué, successeur de Moïse, est celui qui a mené la conquête du pays de Canaan et installé les tribus d’Israël sur la Terre promise. »

Résumons : Tandis que la paracha nous parle du tombeau des patriarches et de la promesse de retour au peuple juif sur la terre d’Israël, les actualités parlent précisément de la terre d’Israël et du tombeau de celui qui est lié à la conquête de la terre d’Israël…

Les liens sont nombreux et nous voyons clairement plusieurs événements de l’actualité converger dans la même direction : une nette opposition à tout ce qui touche à la légitimité d’Israël sur ses terres ancestrales malgré les promesses divines irréfutables et claires.

Mais ce n’est pas tout, nous pouvons faire un autre lien : il est aussi intéressant de remarquer que c’est dans notre paracha que cette bénédiction, cette prophétie fut donnée à Yéouda, c’est-à-dire, aux juifs : “Toi, Juda, tes frères te loueront; ta main sera sur le cou de tes ennemis;”. Petite précision à ne pas oublier : selon l’Écriture et les sages, lorsque l’on dit “les juifs”, il n’est pas forcément question uniquement de la tribu, mais c’est aussi une façon de parler du peuple d’Israël dans son ensemble. Ainsi, dans la paracha qui nous parle de l’importance de la terre d’Israël, une partie du monde catholique (par la biais de Youpi Magazine) et une partie du monde musulman (par le biais de l’attentat au tombeau de Josué), tente de nier le droit aux Juifs d’être sur leur terre en Israël.

Face à cette très maladroite insinuation du Youpi magazine, c’est dans notre paracha que nous découvrons, de manière fugace, une des bénédictions conférée à Yéouda – “ta main sera sur le cou de tes ennemis”  confirmée dans l’actualité : spirituellement parlant, d’une certaine façon, on a effectivement pu voir la main de Yéouda sur le coup de son ennemi, celui qui a donné la parole aux « anti-Israël » et ainsi, le magazine Youpi a reçu « mida keneguen mida » (mesure pour mesure). Youpi a laissé sous entendre une possible négation d’Israël dans un de ses magazines, à la suite de quoi ce magazine a littéralement été “nié” par son retrait des ventes suite à la réplique diplomatique du monde juif (Yéouda). Ainsi, l’ambiguïté de la “négation d’Israël” entretenue par le journal catholique s’est vu sanctionnée par une franche négation du numéro incriminé : “ta main sera sur le cou de tes ennemis”.

Evidemment, tout ce qui est dit ici est une vue d’ordre purement spirituel, métaphysique, avec des acteurs qui ne sont absolument pas conscients de ce qui se trame dans le monde spirituel puisque la poussière de la matérialité recouvre toute vision et toute lecture des événements et beaucoup restent donc cantonnés à une analyse des événements réalisés au niveau du pchat (sens littéral). Il ne sera donc pas étonnant qu’un grand nombre, même parmi les croyants, niera ou arguera contre l’exposé ici fait.

Pour le reste, remercions le Roi des rois de nous permettre, avec Son aide et un effort de réflexion, de nettoyer cette poussière de la matérialité pour nous laisser entrevoir un aspect plus profond de l’actualité. Effectivement, au travers de ces quelques événements et de l’étude de notre paracha, Dieu, encore une fois, est en train de parler à son peuple :

le comportement des nations envers Israël est un indicateur qui peut se révéler important. La terre d’Israël est la terre par excellence où la Torah doit être étudiée et mise en pratique par le peuple d’Israël, et c’est une des raisons premières qui légitime et justifie le retour des juifs sur leur terre. Mais tant que « Am Israël » (peuple d’Israël), au niveau du peuple et du gouvernement ne fera pas un retour entier et complet à la Torah d’HaShem, il est certain que Dieu permettra ce type d’événement comme autant de piqûres de rappel poussant son peuple à redoubler d’efforts dans la fidélité à la Torah d’HaShem.

Dans une bataille qui est avant tout spirituelle la réponse doit avant tout être spirituelle. Tous les événements de ce monde sont autant de messages que Dieu envoie à son peuple dans l’espoir qu’il se rapproche toujours plus de Lui comme il convient ainsi qu’il est dit :

“Mais si tu écoutes attentivement sa voix, et si tu fais tout ce que je dirai, je serai l’ennemi de tes ennemis et l’adversaire de tes adversaires;” (Exode 23:22)

Il est donc capital de persévérer dans l’étude et la mise en pratique de la Torah. Par exemple, toujours dans la paracha de cette semaine, l’Esprit de Dieu insiste très fortement sur un trait de caractère qui est une des pires calamités devant Dieu et qui, selon la Torah et les commentaires des sages, est un trait de caractère qui dégoutte littéralement Dieu : la colère, le ton colérique et tout ce qui touche de près ou de loin à la colère.

Nous le voyons, entre autres, avec les 3 premiers fils de Yaacov (Reouven, Shimon et Levi) qui ont reçu de graves réprimandes pour avoir usé tous trois de colère et notre paracha nous le rappelle, ils ont perdu gros : Réouven (Ruben) a perdu le droit d’aînesse, la royauté et la prêtrise, Levi et Shimon ont véritablement été divisés et dispersés au sein d’Israël comme il est dit en Genèse 49:7 : “Je les diviserai en Jacob, et les disperserai en Israël.”.

De là on apprend que chaque juif, chaque croyant qui se met en colère ou qui même parle avec un ton coléreux, contribue à retarder la venue du Messie et à prolonger l’exil, la division, la dispersion et, par la même occasion, l’obstination des nations à s’opposer à Israël.

L’homme doit travailler de toutes ses forces à ne pas s’emporter, même pour des motifs qui justifieraient la colère comme il est écrit : “Chasse la colère de ton cœur et tu éloigneras le mal de ta personne” (Ecc. 11 :10).

On comprend bien mieux pourquoi le grand frère aîné de David n’a pas pu devenir roi, bien qu’il avait tout pour l’être, car il dégoutait HaShem. Rashi explique pourquoi : il était coléreux et une telle personne ne pourra jamais représenter le peuple d’Israël.

De là, on apprend que la colère bloque la royauté et donc la venue du Messie.

À l’opposé, nous apprenons d’Ephraïm ce qui plait à Dieu :

“Ephraïm était modeste et effacé. Comme l’Éternel aime ceux qui sont humbles, il a donné à Ephraïm le droit d’aînesse. La question se pose de savoir pourquoi il fallait choisir Ephraïm et Manassé comme exemples cités dans la bénédiction des parents plutôt que Abraham Isaac et Jacob. Oznaïm la Torah répond : “Ephraïm et Manassé étaient les premiers Juifs aînés et éduqués en exil à être restés loyaux envers la Torah malgré l’environnement égyptien. C’est pour cela qu’ils ont été choisis comme modèles pour nous.”

C’est vraiment une grande bénédiction ! Ne voit-on pas parfois un garçon, après ses années, se détériorer spirituellement ? [En conséquence de ce constat], nous bénissons nos enfants : puissiez-vous être comparés à Ephraïm et Manassé et garder votre niveau spirituel toute votre vie !” (Le Midrash raconte)

Beaucoup d’événements douloureux peuvent susciter en nous la colère et c’est ici une épreuve permise par Dieu pour que nous remportions la victoire en chassant la colère de nos cœurs, lorsqu’elle monte, par amour pour Dieu afin de grandir et hâter la venue du Messie.

Proverbes 16:32 nous le rappelle d’une manière si belle et avec des mots forts comme pour nous montrer l’importance d’être victorieux sur la colère : “Celui qui est lent à la colère vaut mieux qu’un héros, Et celui qui est maître de lui-même, que celui qui prend des villes.”

N’oublions jamais, que dans toutes les épreuves infligées au peuple de Dieu, en bout de course, dans une compréhension plus profonde, il s’agit en réalité de maux nécessaires, qui, acceptés avec foi, déboucheront toujours sur un bien infiniment meilleur, un peu à l’image de cette belle et simple parabole rapportée dans le Pniné HaTorah :

« Un tailleur reçoit un coupon de soie noble destiné à la confection d’un costume haut de gamme. Après avoir tracer à la craie le patron sur l’étoffe, il s’empare de ses ciseaux, et la coupe en plusieurs morceaux de tailles diverses. Si un idiot assiste à la scène, il poussera un cri d’horreur en supposant que le couturier est en train de détruire le précieux tissu. En revanche si un sage observe le tailleur à l’œuvre, il comprendra immédiatement que la coupe du tissu constitue une étape indispensable à la confection d’un costume luxueux dont la valeur dépassera de loin celle de l’étoffe même. Il suffit donc d’attendre patiemment jusqu’à la fin de l’ouvrage pour admirer le résultat fini. »

Derek Prince, cet amoureux du Messie Yéshoua et d’Israël, a enseigné une chose qui est pour les croyants comme une arme spirituelle très utile contre les mauvaises pensées qui nous assaillent lors des épreuves et des douleurs de la vie :

« Dieu est là. Il peut être présent sous la forme d’un rocher, il est là sous la forme de quelque chose en apparence dure et coriace, quelque chose dont nous pourrions nous plaindre. Si peu de bonnes choses semblent pouvoir en découler.  Mais lorsque nous y reconnaissons Dieu et que nous nous en approchons dans la foi et dans l’obéissance, alors le rocher devient la source de notre approvisionnement. De l’eau en abondance sortie de cette Pierre au semblant si dur et si coriace et elle coula comme une rivière dans le désert. Il en est souvent ainsi dans nos vies, quand lors d’une période stérile tout semble manquer, mais Dieu est là. »

Conclusion

Laissons la parole à « Am Israël » :

« Depuis que le cantique de la mer à été entonné, on a reconnu la conduite d’Hashem qui gère et dirige ce monde et dont la Providence s’étend aux individus comme aux nations, qui a fait payer à Pharaon et aux Égyptiens leur attitude cruelle envers nous, qui a accompli pour nous des miracles où on n’a vu que la main de Dieu; Le trône céleste a été lavé de la poussière qui le recouvrait jusqu’alors bien que Dieu lui-même soit de toute éternité.

En conclusion de cet exposé, heureux celui ou celle qui fait un effort de réflexion, pour chercher la main de Dieu derrière cet écran de poussière de la nature, qui constitue un voile d’illusion et pour chercher à entendre la voix de Dieu, qui montent irrésistiblement jusqu’au jour où il est dit “secoue la poussière, lève-toi et reprends ta place Jérusalem” (Ésaïe 52:2). » (Si’hot Moussar)

Que le Puissant de Yaacov aide tous Ses enfants, tous ceux qui le craignent et espèrent en Lui, à voir Sa main puissante agir dans nos vies, pour voir au-delà du voile d’illusion de la nature. Que l’Eternel nous aide à déchirer ce voile pour le contempler avec toujours plus de précision, tous les jours de notre vie. Que Sa face pleine de vie et de lumière se tourne vers nous et que, au milieu de cette génération corrompue et perverse, Il donne à Ses enfants la bénédiction d’Ephraïm et de Manassé. Au nom de Yéshoua, amen vé amen.

Laisse un commentaire pour nous partager ton ressenti et ton expérience !

Une étude et un partage réalisée par la seule grâce infinie d’HaShem(Dieu) et avec la précieuse aide des rabbanim d’aujourd’hui et des sages d’Israël d’autrefois.

Note importante relative au contenu des articles du site web : Veuillez citer la source lors de toute copie partielle ou complète de l’article, ainsi que le rappellent justement les maximes des pères (Pirqé Avot) : « Quiconque cite l’auteur d’une parole amène la délivrance dans le monde ». Pour le reste, c’est entre vous et Dieu qui sonde les cœurs et qui rendra à chacun selon ses œuvres.

En dehors des citations et autres extraits de sources externes repris dans les études, nous ne cautionnons pas forcément tous les propos et les enseignements des personnes et/ou des références et autres sites web cités : chaque homme est faillible, nul ne possède toute la vérité, chacun doit donc être attentif et ne retenir que ce qui lui semble bon et en accord avec les voies de Dieu et la bonne nouvelle du Messie Yéshoua : « examinez toutes choses; retenez ce qui est bon; » (1 Thessaloniciens 5:21).

Sur ce site web, nous usons donc de notre liberté en Yéshoua pour citer et utiliser, lorsque cela s’avère nécessaire et utile pour nous faire grandir dans la compréhension du plan divin et de la volonté de Dieu, le travail d’hommes ou de femmes parfois rattachés à d’autres confessions, mais que nous publions tout de même en raison de la qualité de leur contribution dans des domaines particuliers, bien que nous ne les rejoignons pas forcément dans toute leur doctrine. En outre, cela nous invite à nous exercer à vivre cette maxime des sages : « Qui est sage ? Celui qui apprend de chaque homme.[…] Le sage n’est pas celui qui a acquis des connaissances étendues dans tous les domaines, mais celui qui est capable d’apprendre de chacun » (Pirqé Avot). Si nous ne suivons pas cette maxime, nous nous éloignons alors de la sagesse pour rejoindre les rangs de ceux dont l’esprit est encombré par l’intolérance et le légalisme qui est l’étroitesse d’esprit, qu’à Dieu ne plaise !

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