La charité et la bonté sauve de la mort : deux anecdotes stupéfiantes – Paracha Vayéra et Haye Sarah

« Et ils garderont la voie d’HaShem (Dieu), en pratiquant la bienfaisance et la justice » (Genèse 18.19)

Bien souvent, nous peinons à imaginer, à considérer et à nous représenter à sa juste valeur, l’immense impact spirituel que les actes de bonté et de bienfaisance produisent dans ce monde. L’équipe du site web est donc heureuse de vous présenter deux anecdotes tirées du livre “la paracha” du Rav Eliaou Hassan, qui traduisent de manière concrète l’influence positive et vitale qu’engendre la pratique de la charité au quotidien.

Ces deux incroyables anecdotes authentiques, concises mais efficaces, démontrent avec force, l’inimaginable importance de vivre et de pratiquer ces grands commandements de l’Eternel : « tu n’endurciras pas ton coeur, et tu ne fermeras pas ta main à ton frère pauvre » (Deutéronome 15.7) et encore : « On t’a fait connaître, ô homme, ce qui est bien; Et ce que l’Eternel demande de toi, C’est que tu pratiques la justice, Que tu aimes la miséricorde, Et que tu marches humblement avec ton Dieu. » (Michée 6:8)

I] Première anecdote : un poulet béni

L’histoire suivante fut racontée par le Rav Yé’hièl Milkhaël Goutforb (zatsal), une notoriété en matière de Hessed (bienveillance, bonté).

À la porte d’un Kollelman talmid Hakham (étudiant en Torah) qui avait été béni de 14 enfants, une dame se présenta un jour. Elle avait l’air très pauvre et demanda à ce père de famille de lui donner du poulet. Très gêné de refuser, celui-ci essaya de lui expliquer qu’il avait grâce à Dieu une très grande famille et qu’il n’avait que deux poulets pour les fêtes !

Malgré toutes les explications qu’il lui fournit, celle-ci ne voulut rien entendre et continua de réclamer un poulet ! Troublé, l’homme se mit aide pauvretéà réfléchir et se dit : si cette dame n’est pas gênée de tant insister, c’est qu’elle doit vraiment être dans le besoin, et puis de toute façon, qu’est-ce que ça peut faire que nous mangions moins de poulet pour les fêtes ?

Il se dirigea alors vers son congélateur qui n’était pas du dernier modèle, et qui était de ceux qui se ferment avec une poignée robuste. Il l’ouvrit, et oh stupeur ! Il trouva son fils de 3 ans enfermé à l’intérieur, bleu de froid et ayant des difficultés à respirer. Par miracle, les médecins qui arrivèrent quelques minutes plus tard parvinrent à le sauver et lui avouèrent que si l’enfant était resté quelques instants de plus dans le congélateur, il aurait été perdu ! L’homme comprit par la suite ce qui s’était passé. L’enfant avait voulu prendre quelque chose dans le congélateur, sans doute une friandise, et personne ne l’ayant vu y entrer, la porte s’était refermée derrière lui.

Notre père de famille réalisa le miracle qui venait de se produire. En effet, il n’y avait a priori aucune raison pour qu’il ouvre son congélateur à ce moment-là, et ce n’est que sa volonté de faire du hessed (pratique de la bonté) qui avait sauvé son fils !

Voici un exemple d’application concrète de l’une des paroles de nos sages : « la charité sauve de la mort ».

II] Deuxième anecdote : un geste salutaire

Un jour à Tel-Aviv, une dame dans un autobus se leva pour aider une jeune maman à descendre sa poussette, elle dut descendre du bus tant la poussette de la jeune maman était longue, et à ce moment-là, sans attendre, le chauffeur démarra en l’oubliant sur le trottoir !

La dame désemparée, essaya de courir après en agitant ses bras, mais rien à faire, le bus était parti !

Elle se laisse alors aller à sa mauvaise humeur et pendant un instant, elle douta même de la justice divine. Elle se dit : « j’ai fait une Mitsva (commandement) et à cause de cela j’ai perdu mon bus, quelle injustice ! »

Tout à coup, elle entendit une terrible déflagration, son bus venait d’exploser quelques dizaines de mètres plus loin ! Un maudit terroriste venait de se suicider afin de provoquer la mort tragique d’une quarantaine de personnes.

À ce moment, les yeux remplis de larmes, la joie d’être en vie mêlée à la douleur d’assister à la mort de ses frères, la femme leva les yeux au ciel et remercia Dieu de lui avoir donné cette mitsva grâce à laquelle elle fut sauvée. Elle redoubla de remerciements lorsqu’on lui apprit qu’elle était assise à côté du terroriste !

On n’est jamais perdant d’accomplir une mitsva !

III] La bonté sauve le monde, son manque le détruit.

Ces deux anecdotes devraient nous remplir de reconnaissance et de crainte envers Celui qui règne dans les cieux et sur la terre, car si parfois, Dieu nous permet de constater le fruit salutaire et l’impact inouï que produit l’obéissance au plus petit de ses commandements, c’est bien pour nous montrer l’immense importance de suivre Ses voies, Sa Torah, et non pas les voies de ce monde qui nous enseignent insidieusement à la paresse, à l’égoïsme et à la transgression des lois parfaites de notre grand Dieu, que son nom soit vénéré et élevé !

Si la bienfaisance mène à la vie, rappelons à quel point le contraire mène à la destruction, comme nous le voyons dans notre paracha : « Et HaShem (l’Eternel) dit : « Le cri contre Sodome et Gomorrhe est vraiment grand, et leur péché est vraiment très grave. » (Genèse 18.20), ce qui vient faire écho aux paroles du prophète Ezéchiel :

« Voici quel a été le crime de Sodome : dans une insouciante sécurité, elle ne soutenait pas la main du malheureux et du pauvre. sodome gomorrhe feu souffre dieu 640» (Ezéchiel 16:49)
Comme le dit le Rav Eliaou Hassan :

« Nous comprenons de là que Sodome et Gomorrhe furent détruites parce que leurs habitants n’aidaient pas les pauvres. Du fait que l’individu isolé n’était pas le seul corrompu mais bien la société toute entière, Dieu décida de les détruire, parce qu’il n’y avait plus d’autre moyen d’assainissement. On peut voir dans cette destruction l’application d’un théorème de la Torah : « Ne pas faire de bien à son prochain entraîne certes notre propre destruction, mais en plus détourne de nous la miséricorde divine ». Comme le disent les sages : « Quiconque a de la miséricorde pour son prochain, le Ciel aura pitié de lui. » En conséquence, les habitants de Sodome et Gomorrhe n’ayant pas pitié les uns des autres, Dieu ne les épargna pas. »

Oui, comme nos anecdotes nous le montrent, ce n’est pas sans raison que les sages enseignent que « la charité sauve de la mort » ou que le Rav Shaul (Paul), nous rappelle cette glorieuse vérité dans les textes de l’alliance renouvelée :

« Et n’oubliez pas la bienfaisance et l’entraide, car c’est à de tels sacrifices que Dieu prend plaisir. » (Hébreux 13.16)

En hébreu, le mot “Hessed” a une grande portée et une grande signification. Ce mot représente de nombreux attributs divins : bonté, miséricorde, compassion, bienfaisance, clémence, amour, charité, etc.

Le psaume 89 : 3 nous rappelle que « Le monde est bâti avec le ‘hessed (bienfaisance, bonté) » : c’est par pur bonté que Dieu a créé notre monde merveilleux rempli de vie et ainsi, nous voyons à quel point cette bonté divine fait fleurir la vie à profusion et délivre de la mort tous ceux et celles qui s’efforcent à être, malgré leur faiblesse, « les imitateurs de Dieu » (Ephésiens 5.1)

De même, dans notre paracha « Hayé Sarah » (Genèse 23.1 à 25.18), nous voyons clairement comment Eliezer, le serviteur d’Abraham, procéda pour choisir la femme d’Isaac, fils d’Abraham : il l’a choisi en fonction de la générosité qu’elle lui témoignerait, du Hessed sincère qu’elle manifesterait à son égard comme il est écrit :

rebecca-camels chameau rivka eliezer« Eh bien ! la jeune fille à qui je dirai: ‘Veuille pencher ta cruche, que je boive’ et qui répondra: ‘Bois, puis je ferai boire aussi tes chameaux’, puisses-tu l’avoir destinée à ton serviteur Isaac et puissé-je reconnaître par elle que tu t’es montré favorable à mon maître!” » (Genèse 24.14)

Note : Rappelons qu’au verset 10, nous voyons qu’Eliezer prit avec lui 10 chameaux : abreuver 10 chameaux représente un effort inouï, limite impossible pour une jeune femme seule : la Torah insiste ici sur le Hessed immense qui habitait le coeur de Rivka (Rebecca), mais cette profusion de Hessed à la limite du “impossible” cache aussi d’autres trésors de sagesse que nous aborderons, si Dieu le permet, un jour prochain).

Et Rachi de commenter ce passage : « C’est elle que tu auras destinée » : Elle sera digne de lui, car elle sera charitable, et elle méritera d’entrer dans la maison d’Avraham. » Avraham, qui selon la Torah, est celui qui représente le Hessed par excellence (charité, bienveillance, bonté). N’oublions pas la portée infinie de la générosité de Rivka : cela lui valut de devenir ni plus ni moins que la mère d’Israël, la matrice du Salut du monde : elle engendrera Yaacov (Jacob) qui deviendra Israël de qui est issu le Mashia’h !

Conclusion

Les deux anecdotes de cet article (l’homme qui sauva son fils du congélateur par son acte de générosité et cette femme qui échappa à l’attentat terroriste pour avoir aidé cette maman à descendre du bus sa poussette) viennent nous rappeler que chaque geste, chaque acte que l’on pose en conformité et en accord avec la Torah de Dieu et dans de bonnes dispositions de coeur, amène celui qui obéit sur le chemin de la vie éternelle : la protection de Dieu, sa faveur et sa grâce reposeront sur lui, comme nous le montrent avec beauté nos deux anecdotes. Il en est de même pour chacun des plus petits commandements présents dans la Loi de Dieu donnée à Moïse, aucun n’est à rejeter, tous sont bons et porteurs de bracha (bénédiction) : « Ils ont Moïse et les prophètes; qu’ils les écoutent » (Luc 16.29) nous rappelle Yéshoua dans les textes de l’alliance renouvelée, en vue d’échapper au feu du jugement !

En conclusion et au vue des temps agités que nous vivons, méditons bien les propos du Rav Emmanuel MIMRAN, qui nous enseigne une profonde vérité en lien avec tout ce qui vient d’être dit ici :

« Hachem aime beaucoup celui qui accomplit, en plus des autres mitsvot (commandements), la mitsva du ‘Hessed (bienfaisance). La guémara (Loi orale) dit que quiconque étudie la Torah et fait du ‘Hessed aura les forces de combattre le mauvais penchant (bien entendu, s’il fait tout pour fuir la faute). Il sera également sauvé de la guerre précédant la venue du machia’h. »

Que le Dieu de toute miséricorde accorde à ses enfants, à tout Am Israël, un coeur rempli de Hessed afin de propager l’amour, la bonté, la charité et la bienfaisance tout autour de soi, chacun à son échelle : les occasions de faire le bien ne manqueront pas et le Dieu de vérité se réjouira de voir ses enfants pratiquer ce qui est droit, juste et bon. Que Dieu, par les vertus et les mérites infinis du Messie Yéshoua, nous aide à être ses imitateurs ! Amen vé amen.

Une partage de Thomas sur la paracha Vayéra et Hayé Sarah.

 

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2 Commentaires

  1. Roy

    Oui merci en ces temps d’hiver et de froid de nous rappeler, et alors que nous choisissons les décors du sapin ou de la table, de penser aux nécessiteux: nourriture, chauffage et chaleur humaine… Soyons les imitateurs de notre Sauveur Yeshoua.

    Réponse
  2. ella

    Merci Thomas , histoires émouvantes, merci de nous rappeler que la miséricorde et la compassion étaient les premiers attributs de Yeshoua sur la terre et que nous devons ressembler et suivre

    Réponse

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