La Cacherout du Poisson et la consommation de son sang… ? Faut-il vider le poisson de son sang avant de le consommer ? Lumière sur une fausse doctrine et une grave accusation contre les Juifs et les Rabbins

Une étude majeure qui s’appuie sur les enseignement d’érudits croyants du monde juif et chrétien à la lumière de la science

Au Sommaire de cette étude :

  • Introduction
  • Le sang, la shrita (abattage rituel) et la Torah orale
  • Une grave accusation antijuive aux 4 implications majeures
  • La Bible, les Sages d’Israël et la Science n’enseignent pas la saignée des poissons
  • Dans les cultes païens, la saignée est parfois pratiquée sur les poissons.
    Et que penser des apocryphes et autres textes extrabibliques éventuels qui en parlent ?
  • La Torah, dans le texte source en hébreu, n’enseigne la saignée qu’au sujet des animaux non aquatiques.
  • La consommation des poissons selon la Torah des Maîtres d’Israël
  • La Science moderne, les spécialistes du sujet et l’enseignement de Paul de Tarse
  • Les juifs n’ont-ils jamais mangé de sang ?
  • Explications profondes
  • Et le sang des insectes ?
  • Conclusion et Avertissement

Si vous préférez la lecture au format eBook :

Faut-il vider le poisson de son sang
avant de le manger ?
E-book Gratuit sur un thème très particulier de la cacherout...
  • Lumière sur une dangereuse fausse doctrine méconnue
  • Réponse à une grave accusation contre le peuple Juif
  • Analyse des érudits et des spécialistes du sujet
  • Analyse de la Science
  • Découvrir les bienfaits de la Torah orale
  • Ce qu'en disent Yeshoua (Jésus) et le Rabbi Paul
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Introduction

Nous voici devant un thème tout à fait original qui suscitera certainement l’étonnement de plusieurs : comment est-il possible de consacrer tout un e-book pour répondre à une question si particulière concernant un sujet qui est lui-même si particulier et qui semble concerner si peu de monde ?

En réalité, le sujet choisi pour cette étude vient plutôt comme un prétexte pour parler de notions éminemment importantes pour le croyant.

Nous sommes ici devant un sujet aux impacts considérables puisqu’il va directement concerner l’alimentation du croyant (Juif et non-Juif), son bon équilibre moral et spirituel, la crédibilité de l’enseignement des Sages d’Israël et des Rabbins orthodoxes et dans un même élan, une fausse doctrine peu connue sera mise en lumière.

Nous sommes persuadés que les chercheurs impartiaux de la vérité trouveront ici quelques éléments solides qui auront de quoi les satisfaire et les convaincre.

Mais n’en soyons pas étonnés : ceux qui ont décidé de suivre leur propre conseil uniquement, ceux qui sont sages à leurs propres yeux, et qui ne sont pas des chercheurs impartiaux de la vérité, trouveront toujours une faille, une brèche et une possibilité de comprendre l’Écriture à l’envers, de réfuter les arguments ici présentés et/ou de voir cette étude avec un mauvais œil.

Dieu le permet ainsi que l’enseignent nos Sages : « Là où un homme veut aller, on le conduit ».[i] 

C’est aussi ce que dira Paul, dans la lignée de l’enseignement des Maîtres d’Israël : « parce qu’ils n’ont pas reçu l’amour de la vérité pour être sauvés (…) Aussi Dieu leur envoie une puissance d’égarement, pour qu’ils croient au mensonge » (2 Thessaloniciens 2 :10-11).

Pour appréhender le plus correctement possible cette étude, rappelons quelques fondamentaux.

Les voies de Dieu, Ses enseignements et Ses commandements, régissent tous les domaines de notre vie pour notre bonheur comme le dira par exemple David dans le Psaume 112 :1 :

« Heureux l’homme qui craint l’Eternel, Qui trouve un grand Plaisir à ses commandements. »

L’Écriture est formelle : l’alimentation fait aussi partie pleinement de la doctrine divine et de la sanctification du croyant et ne devrait pas être négligée dans la mesure où les Saintes Écritures y consacrent une place vraiment très importante.

Ainsi, dans de nombreux versets, Dieu a donné des lois alimentaires (voir notamment Lévitique 11 et Deutéronome 14) qui participent pleinement à notre plein épanouissement moral physique et spirituel : c’est le domaine de la cacherout.

La cacherout est ce terme qui nous parle de tout ce qui est apte à la consommation selon la voie de Dieu.

De nombreuses lois, qui dépassent de très loin le cadre de notre étude, régissent le domaine de la cacherout et les lois de bases – dans un monde idéal sans apostasie – devraient intéresser tous les convertis au Dieu d’Israël, Juifs et non-Juifs.

Certains diront peut-être : « Voyons ! Je suis moi aussi converti et je me sens si bien moralement et spirituellement sans pourtant me soucier de toutes ces lois de cacherout » !

Ceux-là doivent savoir que cet argument n’est pas recevable pour au moins deux raisons :

1) C’est aujourd’hui connu : avant de développer un cancer, la malbouffe industrielle peut, durant des dizaines d’années, nous donner l’impression d’être en forme et en bonne santé jusqu’au jour où…

La bonne santé apparente n’est pas un argument.

De plus, il est connu que notre potentielle et nos capacités physiques, morales et intellectuelles sont impactés par notre alimentation. En faisant attention à ce que l’on mange, nous avons la possibilité d’être bien plus performants dans bien des domaines… Mais ce gain de vitalité, de lucidité et de performance ne pourra être apprécié que par celui qui a fait un effort dans ce domaine…

2) Si cette personne qui prétend pouvoir se passer des prescriptions divines au sujet de l’alimentation, prenait sur elle d’observer sérieusement et durablement les lois de cacherout – non pour mettre Dieu à l’épreuve en disant : « Je verrai s’il me fait du bien lorsque j’accomplis tel commandement; » car la Torah dit en Deutéronome 6:16 : « Ne tentez pas l’Eternel… » – mais par amour, obéissance et confiance en Dieu, elle atteindrait alors une élévation spirituelle qu’elle n’aurait jamais pu atteindre en mangeant une nourriture considérée impure par La Torah.

En effet, il est aujourd’hui bien établi par les plus sérieux théologiens juifs et chrétiens, que tous les modèles bibliques, de Noé, en passant par Moïse, Daniel, Ézéchiel, le Messie Yeshoua (Jésus) jusqu’à Ses apôtres Pierre, Paul, etc. : tous observaient les lois de cacherout et jamais ils n’ont enseigné à les abandonner pour quelque raison que ce soit.

Jamais aucun de ces modèles n’a transgressé ni enseigné à transgresser la moindre loi alimentaire, ce qui ne les freinait nullement dans leur travail pour diffuser la parole de l’Eternel, au contraire : l’élévation et les bénédictions spirituelles liées à la cacherout augmentaient leur efficacité.

Les lois alimentaires, contrairement à ce que certains en pensent, sont réellement et véritablement chargées de bénédictions, et précieuses pour notre élévation ; quoi de plus censé puisqu’elles émanent du divin : aucun commandement de Dieu ne saurait être inefficace ou vu comme un handicap pour l’homme désireux de suivre le Maître de toute chose.

Seule la nature charnelle de l’homme devient un handicap lorsqu’elle n’a pas été entièrement « crucifiée » dans ce domaine, c’est pourquoi nous lisons :

La nature charnelle de l’homme « ne se soumet pas à la loi de Dieu, elle ne le peut même pas. » (Romains 8 :7).

Depuis des années, nous recevons de nombreuses questions dans le domaine de la cacherout qui témoignent d’un intérêt grandissant de la part des croyants des nations, et tant que possible, nous y répondons avec joie, de diverses façons.

Notamment, et c’est tout l’objet de cette étude, une question très particulière nous a été posée dans le passé et le temps d’y répondre semble être venu.

Voici un mail reçu récemment de la part d’un croyant :

« Nous vidons le sang de l’animal comme prescrit et ne mangeons pas de la chair d’un animal mort sans avoir vidé son sang. 

Cependant, le poisson vendu partout est décédé sans avoir été vidé de son sang. Donc il nous est impur. 

On n’a pas forcément le réflexe de se poser la question sur les poissons mais uniquement sur les “grosses bêtes”. 

« Que pensez-vous de cela ? »

La question porte sur un sujet qui pourrait sembler anecdotique s’il n’y avait pas de colossales répercussions théologiques, physiques, morales et spirituelles.

En effet, mal répondre à cette question – en plus de fourvoyer et d’induire en erreur un grand nombre de croyants des nations – est à l’origine d’une grave accusation judéophobe aux odeurs antisémites jetant une nouvelle fois l’opprobre sur le peuple juif, ses rabbins et ses sages : les juifs et les rabbins autoriseraient la consommation du sang ce qui fait d’eux de faux docteurs…

Si aucune réponse sérieuse n’est apportée, de nombreux croyants des nations mal informés pourraient regarder d’un mauvais œil le peuple Juif, tomber dans le piège de la médisance et se voir priver d’énormément de bénédictions…

De plus, mal répondre à cette question engendrera inévitablement une souillure et une perversion dans le message de l’Évangile qui justifiera totalement le refus des Juifs d’ajouter foi au message de Yeshoua, de Paul et des autres apôtres.

Vu sous cet angle là, vous l’aurez compris : les implications sont énormes et le diable, dit-on, est dans les détails.

Alors, pour celui qui veut manger saint et casher et suivre la voie de Dieu, sachant bien que l’Eternel ordonne clairement dans toute la Bible de ne pas manger de sang, la question devient très légitime :

Faut-il oui ou non vider le poisson de son sang avant de le consommer ? Et pourquoi les Juifs ne le font pas ?

N’importe quel croyant du peuple juif quelque peu versé dans le domaine de la cacherout ne pourra que s’étonner face à un tel questionnement, la chose étant évidente depuis toujours pour le peuple gardien des oracles de Dieu (Romains 3)…

Aussi, l’existence d’un tel questionnement et la réponse apportée, démontreront par la même occasion l’immense importance d’écouter l’enseignement de ceux à qui les oracles de Dieu ont été confiés, à savoir les Sages et les rabbins du peuple juif, dans chaque génération, ainsi que le Maître et Messie Lui-même l’a enseigné avec une grande clarté dans un texte que seul un esprit perverti et dérangé par l’évidence, cherchera à tordre pour le détourner de son sens obvie :

« Les scribes et les pharisiens sont assis dans la chaire de Moïse. Faites donc et observez tout ce qu’ils vous disent; » (Matthieu 23 :2)

Ici, et beaucoup d’autres preuves bibliques existent : Yéshoua approuve et accrédite ce que l’on appelle la Torah orale.

Précision au sujet de la Torah orale : il s’agit des explications détaillées de la Torah écrite par les maîtres d’Israël.

Même si, comme on le voit dans l’Evangile, Yeshoua s’opposait à certaines interprétations, cela n’annule en rien la validité de la Torah orale et l’approbation que Yéshoua en fait, les sages eux-mêmes n’étant pas toujours d’accord sur certaines lois et traditions : ces désaccords et ces différences d’opinions entre les Sages sont consignés dans la Torah orale, en font pleinement partie, et constitue sa richesse.

Beaucoup, souvent par ignorance, s’opposent bien à tort à la Torah orale. Mais il est très important de garder à l’Esprit que la Torah écrite est indissociable de la Torah orale : La Torah orale est comme le garant de la correcte interprétation de la Torah écrite. Éliminer la Torah orale, c’est ouvrir la porte à quantité de fausses doctrines.

Il nous a donc paru bon, pour le croyant des nations désireux de suivre au mieux la voie de Dieu, de donner une réponse détaillée à la question qui nous a été posée, en nous appuyant d’une part sur l’enseignement des rabbins et des maîtres d’Israël et d’autre part, sur quelques travaux scientifiques de plusieurs spécialistes du sujet.

Si la science profane ne saurait à elle seule venir comme un argument pour défendre la vérité biblique, elle a cependant toute sa place lorsqu’elle vient confirmer, étayer et appuyer les enseignements des textes saints et ceux de leurs véritables interprètes autorisés.

 Le sang, la shrita (abattage rituel) et la Torah orale

Une chose est sûre sur laquelle tout le monde s’accorde : Dieu, dans Sa très sainte Torah, nous ordonne très clairement de ne pas manger de sang.

L’égorgement rituel tel que prescrit par l’Eternel, permet ainsi de vider le sang d’un animal avant de le consommer.

Toute personne qui désire consommer la chair d’un animal pur (bétail, gibier ou volaille) est obligée de le tuer par shrita (terme hébreu qui signifie “égorgement/abattage rituel” pour vider la bête de son sang). C’est ce que nous dit le texte en Deutéronome 12 : 21 :

« Tu pourras tuer du gros et du menu bétail, de la manière que je te l’ai prescrite » (Deutéronome 12:21)

Le Sifré (commentaires des sages) explique à ce propos :

« Comme les animaux destinés aux sacrifices, ceux qui sont destinés à la consommation profane doivent être abattus selon le rite prescrit.

Le texte, en disant « de la manière que je te l’ai prescrite » nous apprend implicitement qu’il y a des prescriptions détaillées, confiées à Moïse sur le Sinaï : quels sont les organes à sectionner (trachée, artère et œsophage), quelles sont les qualités exigées pour le couteau, quelle est la partie du coup où il convient de pratiquer la shrita[comment procéder pour ne pas faire souffrir l’animal],etc. »

Dieu est un Dieu d’ordre : il ne s’agit pas de faire n’importe quoi, n’ importe où et n’importe comment : il y a ce que l’on appelle la transmission orale qui fournit les précisions et les modalités d’applications de la Torah écrite.

Notamment, les Sages, par transmission orale depuis le mont Sinaï, prescrivent de la part de Dieu de « trancher deux organes (œsophage et trachée) à la hauteur du cou, car on provoque ainsi l’écoulement d’une grande partie du sang, plus que par toute autre coupure.

Ajoutons, qu’en pratiquant cette section à cet endroit, avec un couteau bien effilé, nous épargnons à la bête toute souffrance inutile.

En effet, la Torah a seulement permis à l’homme de consommer la chair des animaux, selon ses besoins, mais elle ne l’autorise pas à faire souffrir l’animal. » [ii]

Que nous en soyons conscients ou non, une des nombreuses raisons à ce commandement est que la consommation de sang endommage considérablement l’âme de l’homme et la retranche de sa racine comme il est dit :

« Si un homme de la maison d’Israël ou des étrangers qui séjournent au milieu d’eux mange du sang d’une espèce quelconque, je tournerai ma face contre celui qui mange le sang, et je le retrancherai du milieu de son peuple. » (Lévitique 17 :10)

En outre, les Sages enseignent que L’Eternel, notre Législateur en Chef, a tenu à éloigner de nous toute idée de consommer le sang, qui est le principe vital, et qui pourrait développer en nous les instincts de la bête.

C’est pourquoi l’interdiction du sang apparaît également en Actes 15, pour tous les croyants dans la mesure où spirituellement, les conséquences de cette transgression sont plus graves encore que la transgression d’autres lois alimentaires qui, bien que également néfastes pour notre âme, n’entraînent cependant pas de retranchement.

Mais alors, revenons à la question centrale : qu’en est-il du poisson ?

N’est-il pas un animal vertébré aquatique ? Ne possède-t-il pas de sang ?

En effet, nous savons que les poissons possèdent un circuit sanguin et par conséquent peuvent saigner, comme le thon par exemple :

« Si les poissons sont présumés froids, humides, blancs et dépourvus de sang [bien qu’ils en aient, mais c’est un sang particulier, nous le verrons par la suite], le thon pêché constitue une exception spectaculaire. »[iv]

Et par conséquent, ne devrait-on pas aussi vider le poisson de son sang afin de ne pas transgresser les très saintes prescriptions du Seigneur de toute la terre ?

Une grave accusation antijuive aux 4 implications majeures

Et c’est ici que nous arrivons à une autre question grave et sensible :

comment se fait-il que d’une manière générale, les juifs pieux, en tout temps, ne pratiquent pas d’abattage rituel sur les poissons et ne le vident pas de leur sang avant de les manger ?

N’est-ce pas là une parfaite occasion, pour les ennemis du peuple juif, de dire : « Vous voyez, les juifs et leurs rabbins transgressent la Torah, mangent du sang et autorisent la consommation de sang » ? Qu’à Dieu ne plaise !

Cette accusation est énorme, il faut y répondre.

Nous avons listé au moins 4 points majeurs qu’il faut avoir à l’esprit pour bien saisir quelles sont les implications d’une réponse correcte ou non à cette question :

1) Préserver ou non le croyant d’une transgression de la Torah écrite (manger du sang).

2) Permettre au croyant de manger ou non en toute quiétude et en toute bonne conscience le poisson vendu sur le marché qui, la plupart du temps, n’est pas entièrement vidé de son sang (chez les Juifs comme chez les non-Juifs).

3) Accréditer ou discréditer l’enseignement des Sages d’Israël et du peuple Juif tout entier : s’ils autorisent effectivement la consommation du sang contrairement à ce que prescrit Dieu, c’est tout leur enseignement qui s’en retrouve affecté.

4) Maintenir ou non une grave accusation antisémite : puisque les juifs ne vident pas les poissons de leur sang avant de les consommer, ce serait donc des mangeurs de sang qui transgressent la Torah, ‘hasvé ‘halila (Dieu préserve).

Il va sans dire que nous flirtons ici dangereusement avec certaines funestes et honteuses accusations qui, quelles que soient l’époque et la forme, furent lancées par les ennemis du peuple prunelle de l’œil de Dieu.

En effet, pour rappel, il est de notoriété public que « l’accusation de sang » est une allégation antijuive ou antisémite les plus anciennes de l’Histoire qui, au final, laisse entendre que les Juifs mangeraient du sang…[iii]

Cette accusation, qui peut prendre diverses formes, est un comble lorsque l’on sait combien le peuple Juif dans son ensemble, et notamment les Juifs pieux, ont toujours été attentifs et respectueux des lois divines relatives à la cacherout et combien ils sont notamment très conscients de la formidable importance de ne pas consommer de sang…

Une personne bien attentionnée envers son prochain (et donc, envers les Juifs), devrait se poser la question : il y a forcément une explication sûre et solide pour comprendre pourquoi les Juifs ne vident pas les poissons de leur sang ! Comment donneraient-ils si facilement le bâton pour se faire battre ? Pourquoi les Juifs agissent-ils ainsi ? Comment défendre ce qui semble être indéfendable (en apparence uniquement) ?

Ainsi, voici maintenant pour les chercheurs impartiaux de la vérité, une liste non exhaustive de quelques arguments de poids qui pris ensemble, démontreront et expliqueront assez solidement pourquoi le poisson n’est pas concerné par l’interdiction de consommer du sang, et pourquoi ceux qui annoncent et enseignent le contraire sont invités à faire une belle et sérieuse téchouva (se repentir en hébreu).

👉 La Bible, les Sages d’Israël et la Science n’enseignent pas la saignée des poissons

Dans les Saintes Écritures, nous avons un premier indice assez simple mais considérable : cette pratique de la saignée ou de l’abattage rituel apparait uniquement sur des animaux terrestres et non aquatiques.

C’est par exemple ce qu’expliquera le Rav Yéhouda Moshé Charbit :

« Nous constatons que, quel que soit le sacrifice ou les moyens de son propriétaire, jamais la torah ne suggère d’apporter un animal issu des milieux marins, aucun poisson ne figure dans la liste des possibilités de sacrifice. »

Il y a plusieurs raisons à cela et c’est ce que nous allons découvrir avec l’aide du Tout-Haut dans toute la suite de cette étude.

Retenons bien pour l’instant une chose : que cela soit dans la Torah écrite, dans l’enseignement des dirigeants spirituels d’Israël, ou même dans les textes de l’Alliance Renouvelée, nous n’observons jamais, même en allusion, le moindre abattage rituel effectué sur des poissons en vue de les vider de leur sang.

Par contre, l’abattage rituel d’un quadrupède terrestre ou d’un volatile, est une chose qui revient régulièrement dans l’Écriture.

Il y a ici une très forte indication qui devrait interpeller la personne de bon sens.

Noëlie Vialles, que nous avons cité plus haut, et une ethnologue et anthropologue dont le principal sujet d’étude est l’alimentation carnée. Elle est Docteur en ethnologie (EHESS, 1999) et Maître de conférences en anthropologie sociale au Collège de France (en 2012).

Dans son exposé présenté en janvier 1988 au séminaire de l’IDEMEC, Aix-en-Provence, elle nous explique :

« L’étude ethnologique de l’abattage des animaux dits de boucherie a donné une confirmation d’un autre ordre. En effet, si la saignée est une condition pratique impérative pour obtenir de la viande, et si donc le carné s’identifie au saigné, l’absence de saignée, et a fortiori de sang, est la marque distinctive du non carné : les végétaux bien sûr […] et enfin les poissons et autres vivants aquatiques. »[iv]

En résumé : dans ce premier argument, nous avons donc la Torah, les Sages d’Israël, les rabbins, le bon sens et la Science qui nous indiquent l’absence totale d’une pratique ou d’un quelconque abattage rituel sur le poisson pour le vider de son sang, poisson qualifié de « non carné » par la science.

👉 Dans les cultes païens, la saignée est parfois pratiquée sur les poissons. Et que penser des apocryphes et autres textes extrabibliques éventuels qui en parlent ?

C’est, entre autres, dans les cultes païens idolâtres que la saignée du poisson pour raison religieuse apparaît, ainsi que le rapporte Noëlie Vialles :

« On a quelques raisons de penser que le thon était, pour les Grecs anciens, susceptible d’être sacrifié, précisément parce qu’il saigne (Durand, 1979). » [iv]

D’après certains, les seules références que l’on pourrait éventuellement trouver pour justifier la saignée des poissons seraient dans certains manuscrits apocryphes ou extrabibliques qui, selon toutes les autorités en la matière et selon la Torah elle-même, ne peuvent en aucun cas servir de socle et de référence pour établir la Saine Doctrine que le peuple de Dieu doit suivre.

Celui qui lit et s’enrichit de certains textes extrabibliques ou apocryphes, en examinant toute chose et en retenant le bon, ne commet pas de péché.

Mais quiconque utilise ces textes pour ériger une nouvelle doctrine seule dans son coin, en dehors de toute autorité établie, sans aucune sérieuse approbation extérieure, qui se met à l’enseigner publiquement et qui entraîne la masse à marcher à sa suite, est victime d’un mal grave appelé « orgueil spirituel » : cette personne commet un grave péché et encourt une lourde responsabilité.

C’est de ce type de profil dont parle Paul en Romains 16 :17 :

« Je vous exhorte, frères, à prendre garde à ceux qui causent des divisions et des scandales contre la doctrine que vous avez apprise, et à vous éloigner d’eux. »

Ainsi donc, en dehors de quelques textes extrabibliques éventuels, il est notable de constater que la saignée des poissons, non seulement n’a jamais été pratiquée par le peuple juif d’une façon générale ainsi que l’Histoire le démontre concrètement, mais nous voyons au contraire que ce type de pratique concernait précisément les païens.

👉 La Torah, dans le texte source en hébreu, n’enseigne la saignée qu’au sujet des animaux non aquatiques.

Il est intéressant de noter un autre point : lorsqu’il s’agit d’une offrande, nos Sages enseignent que la Torah demande de faire la shrita (égorgement rituel) au “gros et menu bétail”, sous-entendu “uniquement” à eux, et non aux poissons et c’est effectivement ce qui ressort de la Torah écrite comme il est dit :

« Parle aux enfants d’Israël, et dis-leur: Lorsque quelqu’un d’entre vous fera une offrande à l’Eternel, il offrira du bétail (béhéma), du gros ou du menu bétail. » (Lévitique 1 :2)

Rachi, célèbre commentateur faisant autorité dans tout le Judaïsme, reconnu et respecté dans le monde chrétien, dira sur ce verset : « J’aurais pu penser que la ‘hayya [animaux vivants] y fût comprise [ce qui aurait inclus aussi les poissons].

Aussi est-il écrit : « du gros bétail et du menu bétail » [« Béhéma », en hébreu, terme qui fait référence aux animaux qui ne sont pas issus des milieux marins].

Nous pourrions objecter : « mais il n’est question ici que des offrandes !

Qu’en est-il des poissons que je désire manger sans qu’il s’agisse d’une offrande ? Ne devrait-on pas les vider de leur sang ? »

Lévitique 7 :26 et les Sages nous répondent : « Vous ne mangerez, dans toutes vos demeures, aucune espèce de sang, soit d’oiseau, soit de quadrupède (béhéma). »

Rachi fait ici ressortir ce que le texte dit clairement par déduction :

« des oiseaux et des animaux domestiques » : « c’est à dire, à l’exclusion du sang des poissons » (‘Houlin 103b).

Il est alors possible de rétorquer : mais malgré tout, Rachi parle de « sang », et la Torah ne dit-elle pas clairement de ne jamais manger d’une chair, quelle qu’elle soit, avec son sang comme il est dit : « vous ne mangerez point de chair (basar) avec son âme, avec son sang. » (Genèse 9 :4)

Ce à quoi il convient de répondre :

Le mot hébreu « basar » (viande, chair) est utilisé pour désigner la chair humaine, la viande d’animaux terrestres et celle des volatiles et non celle des poissons qui ont une chair et un sang bien différent et particulier (comme on le verra par la suite) et qui eux, ont échappé au déluge comme il est dit :

Genèse 6 : 19 : « De tout ce qui vit, de toute chair (Basar), tu feras entrer dans l’arche deux de chaque espèce, pour les conserver en vie avec toi: il y aura un mâle et une femelle. [les poissons, ne sont ici évidemment pas concernés] »

Genèse 7 : 21 : « Tout (Basar) ce qui se mouvait sur la terre périt, tant les oiseaux que le bétail et les animaux, tout ce qui rampait sur la terre, et tous les hommes [et non les poissons]. »

Et encore, en Deutéronome 12 :20-21, il est dit : « Lorsque le désir de manger de la viande (basar) te fera dire : Je voudrais manger de la viande ! tu pourras en manger (…) comme je te l’ai prescrit », c’est-à-dire avec égorgement pour vider l’animal de son sang [les poissons ne sont toujours pas concernés selon les maîtres d’Israël et la Torah].

Certains pourraient dire : mais la viande (basar) dont il est question ici, ne peut-elle tout de même pas aussi inclure la viande de poisson ?

Dans la Bible, comme dit précédemment, le terme hébreu « basar » est utilisé pour parler de la chair humaine ou de la chair animale (animaux terrestres ou volatiles). Dans tous les textes vus précédemment, le terme « basar » ne fait jamais référence aux animaux aquatiques.

De plus, lisons Lévitique 17 :11 : « Car le principe vital de la chair (basar) gît dans le sang, et moi je vous l’ai accordé sur l’autel [seul les animaux terrestres ou les volatiles étaient apportés sur l’autel], pour procurer l’expiation à vos personnes; car c’est le sang qui fait expiation pour la personne. »

Si donc le sang de poisson était considéré comme étant réellement du sang, pourquoi nous ne l’apportons jamais sur l’autel ? Il y a des raisons profondes à cela que nous développerons tout au long de la suite de cette étude.

Ce qu’il faut retenir de ces textes, c’est que les poissons ne semblent jamais concernés dans la mesure où le sang d’un animal terrestre serait en vérité très différent de celui des poissons, sans quoi la Torah aurait certainement accepté et indiqué la possibilité d’apporter le sang du poisson sur l’autel, ce qui n’est jamais le cas.

C’est pour cela que l’on peut lire sur des sites spécialisés traitant de la cacherout selon la Torah que la consommation du sang est une interdiction absolue, étendue depuis le sang humain (s’il était besoin de le dire), au sang de tous les animaux terrestres ou ailés, jusqu’au sang contenu dans les œufs [il n’est toujours pas question des poissons].

Pour résumer : selon la Torah, les Sages et la Science, le sang de poisson semble différer de celui des animaux terrestres et des humains tout comme la chair de poisson semble différer également de celle des animaux terrestres et des humains puisqu’elle est considérée comme « non carnée » (pas de la viande à proprement parler), même si, par abus de langage, on parle de viande de poisson, ce qui n’est pas exact selon une analyse scientifique rigoureuse et fera dire à Noëlie Vialles : « toute chair n’est pas de la viande ».

Voilà pourquoi, nulle part dans les milliers de pages de la Bible, nous voyons la nécessité pour le peuple de Dieu de vider le poisson de son sang, que cela soit pour une offrande ou pour une consommation personnelle.

👉 La consommation des poissons selon la Torah des Maîtres d’Israël

Il est écrit dans la parasha de Beha’aloteh’a, lors d’une discussion entre Dieu et Moshé (Moïse) (Bamidbar/Nombres 11:21-22):

« Moïse dit: Six cent mille voyageurs composent le peuple dont je fais partie, et tu veux que je leur donne de la viande à manger pour un mois entier !

Faudra-t-il leur tuer brebis et bœufs, pour qu’ils en aient assez ?
Leur amasser tous les poissons de la mer, pour qu’ils en aient assez ? »

Nos Sages, déduisent de cela une évidence que seules l’analyse des maîtres et la précision scientifique du texte de la Torah font ressortir :

“brebis et bœufs” doivent être “tués”, c’est-à-dire abattus rituellement, alors que pour les poissons il suffit de les “amasser”.[v]

Rappelons que la Torah n’est pas un livre profane qui utiliserait aléatoirement des termes pour la seule beauté du texte…

La précision scientifique du texte est sans appel : pour les brebis et les bœufs, la shrita est de rigueur pour les vider de leur sang. Pour les poissons, il suffit de les capturer.

C’est pourquoi nos sages enseignent que le fait d’amasser rend les poissons permis, sans qu’il soit nécessaire de les vider de leur sang.

Ainsi, amasser et capturer les poissons en les sortant de l’eau correspond à l’acte d’abattage rituel pour les animaux.

C’est pourquoi dans la Tossefta (recueil d’enseignements rabbiniques du temps de la mishna – Teroumot 9,6) il est clairement explicité que les poissons n’ont pas besoin de shrita (égorgement rituel).

En effet, en allusion à ces enseignements des Sages, en Jean 21, nous voyons qu’il a fallu amasser les poissons pour que les disciples de Yeshoua puissent en manger :

« Yeshoua (Jésus) leur dit : Enfants, n’avez-vous rien à manger ? Ils lui répondirent : Non. 6 Il leur dit : Jetez le filet du côté droit de la barque, et vous trouverez. Ils le jetèrent donc, et ils ne pouvaient plus le retirer, à cause de la grande quantité de poissons (…) tirant le filet plein de poissons (…) Jésus leur dit : Apportez des poissons que vous venez de prendre. 11 Simon Pierre monta dans la barque, et tira à terre le filet plein de cent cinquante-trois grands poissons; et quoiqu’il y en eût tant, le filet ne se rompit point. 12 Jésus leur dit : Venez, mangez. »

Ici le sceptique dira que ce n’est pas une preuve et il aura en partie raison, car il est toujours possible de dire que les disciples ont vidé le poisson de son sang sans que le texte n’en parle (même si ce contre-argument du sceptique est sans valeur face aux preuves nombreuses qui démontrent que les juifs n’ont jamais été contraints de vider un poisson de son sang avant de le manger. Or, ce passage de l’Évangile met en scène des Juifs…)

A l’aide de cette simple analyse, nous voyons que partout dans la Torah, l’interdiction de consommer du sang est liée à la chair (basar) d’animal non aquatique (behema).

En bref, comme le dit Noëlie Vialles dans son article sur la mort et la mise à mort des animaux :

« Non seulement les poissons n’ont pratiquement pas de sang, mais encore, il n’ont pas de (vrai) sang : en quantité comme en qualité leur sang est toujours disqualifié et réduit à néant […]

Cela peut se formuler dans les termes de D. Sperber : si les poissons peuvent « en fait » avoir du sang, « en titre », ils n’en ont pas. […]

Enfin, on ne saigne jamais les poissons pour les tuer. Il suffit pour cela de les sortir de l’eau. »[vi]

N’est-ce pas ici intéressant de lire les propos de cette spécialiste du sujet et de voir combien, une fois encore, la Science rejoint l’enseignement ancestral des Sages d’Israël véritables qui, des siècles et des millénaires en arrière, expliquaient déjà la même chose, en totale conformité avec la Science moderne ?

La science dit : « pour les poissons il suffit de les “amasser” » et les dirigeants spirituels d’Israël de dire : « le fait d’amasser rend les poissons permis » et le texte écrit confirme : jamais on ne voit le peuple juif faire la shrita à un poisson !

Ne nous arrêtons pas en si bon chemin et regardons ce texte conforme avec ce que nous avons dit précédemment (dans le passage de l’Évangile où les pécheurs se contentaient, d’après le sens simple du texte, de sortir les poissons hors de l’eau puis de les manger sans shrita) :

« D’où la figure innocente et débonnaire du pêcheur. Cet homme se contente, d’après A. Leroi-Gourhan, (spécialiste d’Ethnologie) de tirer de l’eau les poissons.

Il reste ainsi incapable de tuer, puisqu’il ne verse pas de sang, et d’autant plus incapable de verser le sang que ses victimes en sont “virtuellement” dépourvues.

Le discours et la pratique sont en plein accord, et chacun renvoie à l’autre : on ne pourrait saigner des animaux qui n’ont pas de sang, et la preuve qu’ils n’en n’ont pas est, qu’en effet, on ne les saigne pas. Le principe vital des poissons, le fluide sans lequel ils ne peuvent vivre, c’est l’eau, et non le sang. » [vi]

Analysons plus en détail cet aspect de poisson, de sang, de chair et de principe vital.

👉 La Science moderne, les spécialistes du sujet et l’enseignement de Paul de Tarse

Noelie Vialles explique quelque chose de précieux au sujet des poissons :

« Les sortir de l’eau, c’est les transporter dans un milieu qui leur est fatal. Pour cela, ils sont crochés par les gaffes, et saignent. Mais, saignant, ils ne sont pas saignés, c’est-à-dire qu’ils ne sont pas tués par une saignée mortelle. Que faut-il comprendre ?

 Tout dépend de ce qu’on entend par “tuer”. Si cela signifie ôter la vie, il n’est pas douteux que le pêcheur tue, tout autant que le chasseur, le boucher, où l’abatteur. Mais si cela signifie ôter la vie par privation du principe vital, alors les poissons ne sont pas véritablement “tués” : Ils ne sont pas privés d’un principe vital logé en eux, mais ils sont délogés du milieu vitale pour eux. Ils meurent bien, mais ne sont pas tués. Et l’évidence du sang n’y change rien, puisque ce sang n’est pas le principe vital, n’est pas du “vrai” sang.

 […]

 “Le toucher [d’un thonier] en fournit la confirmation :

 « Je le touche, moi, le sang des thons ; il est froid ; il n’est pas comme le nôtre ».

 Mais la vue seul est trompée par une apparence de sang, accidentellement présente chez des êtres pour lesquelles il n’est pas supposé vital, ni mortel.” » [vi]

Nous espérons que vous apprécierez, cher lecteur, la formidable cohésion entre Science moderne, Torah écrite, Torah orale (enseignement des Sages d’Israël véritables) et discours du thonier issu de son expérience pratique.

Il convient de revenir encore et encore sur cette admirable harmonie.

Lévitique 17 :11 nous dit :

« Car le principe vital de la chair (basar) gît dans le sang, et moi je vous l’ai accordé sur l’autel [seul les animaux terrestres ou les volatiles étaient apporté sur l’autel], pour procurer l’expiation à vos personnes; car c’est le sang qui fait expiation pour la personne. »

Nous avons compris que l’interdiction de consommer du sang est lié au fait que le principe vital est dans le sang de la bête et c’est pourquoi il faut vider la bête de son sang par la shrita, or, selon la Science moderne et les Sages, le principe vital du poisson ce n’est pas dans son sang, qui n’est pas un vrai sang, mais son principe vital, c’est l’eau comme expliqué précédemment.

C’est pourquoi le poisson peut être consommé en le sortant de l’eau uniquement.

Noëlie continue :

« Pour les thoniers, les spécialistes de la pêche au thon, Il n’y a aucune ambiguïté taxinomique :  le sang des thons est un épiphénomène qui ne peut égarer que les ignorants.

 

Cela se résume en une phrase, d’une évidence totale pour les îliens :  “Le thon n’est pas un animal !  C’est un poisson !”. » [VI]

En termes très simples et en conformité avec les spécialistes du sujet (scientifiques et thoniers), voilà une des raisons qui explique pourquoi la Torah et les Sages enseignent que l’égorgement et la saignée ne sont pratiqués que sur les animaux non aquatiques.

Noëlie explique :

« La catégorie « poissons » est donc expressément opposée à la catégorie « animaux »;  et puisque la viande ne saurait provenir que des animaux, la chair du thon reste poisson, malgré la spectaculaire évidence du sang, [“qui n’est pas du vrai sang” comme celui des hommes ou des animaux non aquatiques].

[…]

« N’étant ni morts naturellement, ni vraiment tués, les poissons pêchés ne sont ni cadavres immangeables, ni viande véritable. Le poisson est cette catégorie alimentaire intermédiaire entre viande et légumes. »[VI]

Cette formidable explication ne rejoint-elle pas, par la même occasion, cette sentence du Rabbi de Tarse :

« Toute chair n’est pas la même chair; mais autre est la chair des hommes, autre celle des quadrupèdes, autre celle des oiseaux, autre celle des poissons. » (1 Corinthiens 15:39)

Paul qui, rappelons-le, de manière certaine, ne faisait aucune shrita aux poissons pour les vider de leur sang, lui qui, élevé aux pieds des Sages d’Israël comme Gamaliel, n’a rien fait contre la loi de ses pères, respectait et suivait la Torah de ses maîtres :

« Je n’ai rien fait de coupable, ni contre la loi des Juifs, ni contre le temple, » (Actes 25:8) et encore : « Hommes frères, sans avoir rien fait contre le peuple ni contre les coutumes de nos pères,  j’ai été mis en prison » (Actes 28:17).

Dans un article intitulé « Chair ou poisson », Noëlie Vialles dira encore :

« Bref, les thons saignent, mais ils ne sont pas saignés, ils ne périssent pas d’une saignée mortelle. Sortis de l’eau ils meurent ; (…) Ils ont du sang, mais un sang froid, qui sans doute pour cette raison n’est pas vraiment du sang, et ne peut donner lieu à une saignée mortelle.

Un poisson n’est pas un animal : voilà toute l’explication, en termes simplissimes.

S’il se trouve présenter une apparence de sang, cela reste un sang de poisson, trop différent de celui des vivants terrestres pour justifier une saignée.

L’absence de saignée affirme l’irréalité de ce sang, et renvoie son porteur et sa chair à leur catégorie véritable de « poisson ».

À l’inverse, la saignée des animaux terrestres affirme concrètement la réalité de leur sang, c’estàdire de sa similitude avec le nôtre, de leur ressemblance avec nous, et donc de l’aptitude de leur chair à reconstituer la nôtre. » [iv]

Cher lecteur, j’espère que vous conviendrez que nous avons déjà en notre possession quelques explications précieuses et profondes au sujet de l’interdiction de se nourrir du sang d’un animal et de la possibilité non dangereuse spirituellement et autorisée par la Torah, de se nourrir d’un poisson sans le vider de son sang.

Les juifs n’ont-ils jamais mangé de sang ?

Les plus fourbes souhaiteront peut-être encore mettre le doute en ramenant certains textes de la Bible pour démontrer que les juifs sont concernés par ce problème de sang. C’est le lieu pour répondre.

Par exemple, n’est-il pas écrit en 1 Samuel 14 :31-33 !

« Le peuple était très fatigué, 32 et il se jeta sur le butin. Il prit des brebis, des boeufs et des veaux, il les égorgea sur la terre, Et il en mangea avec le sang. 33 On le rapporta à Saül, et l’on dit : Voici, le peuple Pèche contre l’Eternel, en mangeant avec le sang. Saül dit : Vous commettez une infidélité; »

Effectivement, le texte est clair mais notez bien qu’ici encore, il s’agit du sang d’animaux terrestres et non de celui de poisson.

Mais n’est-il pas écrit encore en Ezechiel 33 :25 :

« C’est pourquoi dis-leur: Ainsi a dit le Seigneur, l’Éternel: Vous mangez avec le sang, vous levez les yeux vers vos idoles, vous répandez le sang, et vous posséderiez le pays! »

Ce texte semble pouvoir inclure les poissons.

Mais Rachi vient et nous donne la traduction littérale du texte source écrit en hébreu : « vous mangez sur le sang » ce qui signifie nous dit Rachi :

« Les délicatesses que vous mangez, vous les obtenez en tuant des gens et en vous emparant de leur argent. ».

Ce texte ne parle donc pas du tout de la consommation du sang.

Mais, quand bien même cela serait le cas, il faut savoir qu’une des preuves de l’authenticité du message biblique est qu’il n’a jamais cherché à cacher ou à dissimuler certaines graves fautes commises par le peuple Juif.

Oui, et les rabbins ne le cachent pas non plus : il est arrivé que le peuple Juif se livre à l’idolâtrie, tout comme il a péché avec les filles de Midian et de Moab en se livrant à l’impudicité.

De la même façon, il est arrivé au peuple Juif de négliger ce commandement lié à la consommation du sang.

Mais notez que toutes ces transgressions n’ont rien à voir avec l’enseignement des Sages et ne les remet nullement en cause ! Bien pervers celui qui utiliserait ces textes pour dénigrer les enseignements des Maîtres d’Israël.

En effet, ces textes ne sauraient discréditer en rien la saine doctrine enseignée en tout temps parmi les Juifs : l’interdiction de l’idolâtrie, de l’impudicité, de la consommation du sang, sont des choses parfaitement connues et bien enseignées dans le judaïsme depuis l’époque du mont Sinaï jusqu’à aujourd’hui. Et une fois encore, jamais il n’est question de sang de poisson pour toutes les raisons déjà évoquées.

Explications profondes

A ce stade de l’étude, nous sommes maintenant armés pour comprendre d’autres enseignements plus profonds de Rabbanim et de Sages tels que rapportés par exemple par le Rav Elyakim Simsovic et qui viennent s’harmoniser parfaitement avec ce que nous avons vu jusqu’à présent :

« Car le sang de poisson n’est pas considéré par la halakha comme du sang (c’est d’ailleurs physiologiquement vrai).

Voici quelques brèves remarques à ce sujet, car cela pourrait donner lieu à des analyses plus détaillées sur le sens même de l’interdiction de la consommation du sang des animaux (et non celui des poissons).

Les mammifères sont des animaux qui comme tels présentent deux caractéristiques : l’espèce et l’individualité propre de chacun. La femelle est individuellement fécondée et porte ses petits avant de mettre bas et les allaite.

Pendant un temps au moins, il existe un rapport maternel entre la mère et les petits. Les poissons n’ont pas d’individualité. Les femelles ne sont pas individuellement fécondées et les poissons n’entretiennent aucun rapport individuel ni dans les rapports mâle-femelle, ni dans les rapports parents-enfants.

L’interdiction du sang est liée au fait que c’est lui qui est porteur de l’identité individuelle. L’interdiction des graisses entourant les viscères a le même motif. La chékhita (égorgement rituel) a pour objet d’éliminer le sang circulatoire et la cachérisation (salage et trempage) a pour objet d’éliminer le sang résiduel.

Nous avons le droit de consommer la viande, si l’on peut dire, de l’espèce, mais pas ce qui fait “l’identité personnelle” de l’animal, c’est-à-dire son sang ».[vii]

Très clairement, Le poisson n’est donc pas concerné par l’interdiction de consommer du sang comme nous l’avons vu dans toutes les précédentes explications des maîtres, des thoniers et de la Science, puisque le sang du poisson n’est en vérité ni du vrai sang, ni leur principe vital, ni porteur d’une quelconque identité individuelle contrairement au sang des animaux et des humains.

Mais allons un plus loin encore.

Et le sang des insectes ?

De la même façon, depuis toujours, les Sages d’Israël ont enseigné que les sauterelles sont autorisées à la consommation ainsi que nous pouvons le lire dans l’Évangile au sujet de « la voix de celui qui crie dans le désert (Jean-Baptiste)» :

« Il se nourrissait de sauterelles et de miel sauvage. » (Matthieu 3 :4)

Or, comme l’enseigne le site spécialisé insectes.org :

« Les insectes ont bien un coeur qui permet de véhiculer le “sang” ou hémolymphe dans l’ensemble du corps. Comme notre sang, elle sert à véhiculer les éléments essentiels à la vie des organes. Le coeur est simple : une grosse veine située dans la partie haute de l’abdomen ; il est ouvert à une extrémité, l’hémolymphe étant envoyée directement dans le corps de l’insecte. Il n’y a pas, comme chez les vertébrés, de réseau sanguin : les organes baignent dans le sang. Le rôle du coeur est donc de « brasser » l’intérieur du corps pour que le sang circule et irrigue bien tous les organes vitaux. »

Plus loin, nous pouvons lire que :

« Les Hexapodes (“qui possèdent 6 pattes” ou insectes) dont fait partie la sauterelle ou le criquet, sont des animaux très “avancés” en termes d’évolution. Ces derniers possèdent bien un système sanguin très perfectionné dans lequel circule un sang très proche du nôtre, l’hémolymphe, qui contient de l’hémoglobine mais qui, en général, est incolore. »

Et pourtant, personne ne s’en étonne : nul besoin de faire la shrita sur les insectes autorisés à la consommation. Pourquoi ? Eux aussi n’ont-ils pas de sang ?

L’explication, vous l’avez devinée, est proche de celle donnée au sujet du sang de poisson et nul besoin de développer davantage.

C’est pour cela que nous n’avons jamais entendu qu’un juif devait vider de son sang un insecte autorisé à la consommation, malgré qu’il soit pourvu d’un système sanguin comme c’est le cas pour le poisson.

Au contraire : pour des raisons analogues à celles évoquées au sujet des poissons, les sages sont très clairs lorsqu’il s’agit des insectes : les insectes autorisés à la consommation en sont exemptés [de shrita].

Conclusion et Mise en garde

Cher lecteur, vous comprendrez qu’il est désormais très facile, à l’aide de tous les arguments de la présente étude, de conclure et de répondre à la question initialement posée.

A l’aide d’une analyse simple mais impartiale de l’enseignement de la Torah d’Israël, des textes de l’Alliance Renouvelée, des enseignements des Sages et des Maîtres véritables d’Israël, de la Science moderne, des spécialistes de la pêche et du bon sens :

nul besoin de vider le poisson de son sang pour le consommer : l’affaire est entendue.

Nous comprenons qu’une analyse superficielle des textes de la Bible peut nous faire tomber dans une redoutable erreur en nous laissant penser que les juifs, lorsqu’ils mangent du poisson, négligent une grave interdiction de la Torah.

Mais en réalité, cette tragique erreur d’interprétation vient témoigner de l’immense danger pour quiconque, d’interpréter seul les Saintes Écritures en méprisant les gardiens des oracles de Dieu (peuple juif).

Si le sens simple de bien des textes saints reste heureusement précieux pour notre foi et facilement compréhensible et accessible par le commun des mortels, quantité d’autres textes de la Bible nécessitent des explications que seuls les maîtres d’Israël peuvent nous fournir.

Sans ces explications, le risque de tomber dans une fausse doctrine, en s’appuyant sur la Torah elle-même, est grand ! C’est pourquoi il est dit :

« Que celui qui est sage prenne garde à ces choses! Que celui qui est intelligent les comprenne ! Car les voies de l’Eternel sont droites; Les justes y marcheront, Mais les rebelles y tomberont. » (Osée 14:9)

Vouloir se passer des sages authentiques, c’est se préparer toutes sortes de maux et de sérieuses difficultés dans son cheminement spirituel.

Malheureusement, l’ignorant hostile aux juifs tombera aisément dans le piège et saisira l’occasion pour leur faire un mauvais renom en les accusant à tort, par exemple, d’enseigner la consommation du sang…

Mais en vérité, en calomniant leur prochain, ce sont ces personnes qui versent le sang des innocents car quiconque fait honte à son prochain est comme s’il avait versé son sang (c’est pourquoi le visage devient rouge).

Alors, cher lecteur, si vous désirez vider absolument le poisson de son « sang », avant d’en manger, libre à vous, qui pourrait avoir l’audace de vous condamner pour cela ou de rentrer en guerre avec vous si votre conscience vous y pousse ?

Si vous désirez même ne consommer que des poissons via l’ikejime, la technique d’abattage séculaire arrivée du Japon et qu’aucun croyant pieux de l’Antiquité n’utilisaient peut-être, libre à vous si cela vous fait plaisir et s’il y a quelques bénéfices sanitaires avérés.

Mais affirmer et enseigner que manger du poisson sans le vider de son sang revient à manger impur, ou que la Torah nous ordonne de vider le poisson de son sang, ou que le peuple juif transgresse la Torah et mange du sang : voilà de sérieuses et de graves accusations que seules une profonde et sincère repentance pourront effacer.

Au nom de la religion, beaucoup ont tué, certains d’avoir la vérité avec eux.

Aujourd’hui encore, la religiosité et l’orgueil spirituels de plusieurs tuent, non avec l’épée mais avec leur bouche, et Les dégâts sont plus colossaux encore.

Certains se croient missionnés pour médire sur d’autres enfants de Dieu dont ils ne connaissent rien, ils se livrent à des campagnes de calomnies publiques et s’imaginent approuvés du Saint béni soit-Il.

Ils pensent exposer les œuvres du malin mais c’est leurs propres mauvaises oeuvres et leur nudité qu’ils exposent en se livrant à la médisance et à la diffamation.

Et comme dirait Paul, « De même que Jannès et Jambrès s’opposèrent à Moïse, de même ces hommes s’opposent à la vérité, étant corrompus d’entendement, réprouvés en ce qui concerne la foi. Ils ne feront pas de plus grands progrès; car leur folie sera manifeste pour tous, comme le fut celle de ces deux hommes. » (2 Timothée 3 :8-9)

Tragiquement, c’est bien souvent cet antique venin amer de l’orgueil spirituel qui pousse plusieurs à marcher dans ce chemin de ténèbres dans lequel discordes, querelles doctrinales, disputes théologiques et lachon hara (médisance) sur le peuple de Dieu constituent le fond de commerce et la raison d’être de ces personnes.

De ceux-là, l’Écriture est très claire : « Éloigne de toi, après un premier et un second avertissement, celui qui provoque des divisions, 11 sachant qu’un homme de cette espèce est perverti, et qu’il pèche, en se condamnant lui-même. » (Tite 3 :10)

Cher lecteur, par pitié, ne donnez pas du crédit à ceux qui, par une folle témérité, font de leur compréhension limitée une idole et érigent en doctrine, pour le monde croyant, leurs fallacieuses interprétations des Écritures tout en plaçant un anathème, publiquement ou en privé, sur tous ceux qui ne suivraient pas leurs erreurs malheureuses et leurs voies tortueuses.

La cacherout du poisson et le sang ! Un thème apparemment si anodin…

Si cet aspect de la cacherout n’aboutissait pas à un désastre doctrinal lorsque mis entre de mauvaises mains, le sujet resterait anecdotique quoique riche en enseignements.

Il convient donc, avec l’aide de Dieu, d’être très vigilent afin de ne pas donner de crédit à ceux qui, sous des façades pieuses, bravent les autorités établies, se glorifient aux dépens des branches (Romains 11), enseignent l’erreur, se plaisent à jeter le trouble chez les moins affermis, méprisent les rabbins et les Sages véritables, et, chose gravissime, fourvoient la masse par la propagation de ce qui constitue une des plus détestables calomnies: accuser le peuple juif de manger du sang, un outrage et des propos délétères que seules l’ignorance, l’orgueil ou une tendance folle à la judéophobie sont capables de générer.

C’est pourquoi il est parlé en des termes sévères de ce type d’individus qui propagent le mensonge et la fausseté :

« Audacieux et arrogants, ils ne craignent pas d’injurier les gloires, méprisent l’autorité (…) ils parlent d’une manière injurieuse de ce qu’ils ignorent. Malheur à eux ! car ils ont suivi la voie de Caïn [qui a tué son frère] (…) ils se sont perdus par la révolte de Coré [rébellion contre le rabbin Moshé et les Sages] » (2 Pierre 2, Jude 1).

Après cette conclusion quelque peu difficile quoique nécessaire au vue des implications, il ne nous reste plus qu’à prier l’Eternel pour qu’il nous accorde Son aide pour cheminer dans Ses voies, modestement, en prenant bien garde de nous conduire avec crainte, durant le reste de notre pèlerinage terrestre.

Nul n’est à l’abri de l’erreur, l’Eternel patiente dans Sa bonté insondable, mais lorsque l’Eternel nous aiguillonne encore et encore, bien malheureux sera notre sort si par orgueil, nous résistons et refusons de reconnaître nos torts pour nous en repentir.

« Il te serait dur de regimber contre les aiguillons » disait le Messie à Paul, lorsque dans sa folie et son effroyable orgueil spirituel, il persécutait le peuple de Dieu, croyant bien faire…

Mais Dieu a eu pitié de lui et l’a délivré de sa cécité spirituelle comme il est dit en Actes 9 :17 : « Saul, mon frère, le Seigneur Yeshoua, qui t’est apparu sur le chemin par lequel tu venais, m’a envoyé pour que tu recouvres la vue et que tu sois rempli de l’Esprit Saint. »

Puisse Dieu accorder le sort de Saul à tous ceux qui, pris dans les filets du serpent ancien, persécutent le peuple de Dieu avec leur langue et avec toutes sortes de doctrines funestes et de lachon hara public, s’imaginant œuvrer pour Lui mais oeuvrant tragiquement pour l’ennemi de toute justice.

En conclusion à cette analyse qui n’aborde qu’un infime aspect de la Torah de l’Eternel concernant le domaine passionnant de la cacherout :

si nous aimons le poisson, réjouissons-nous car il est bien heureusement possible de manger modérément et sans crainte toutes sortes de saumons et autres délicieux poissons selon Lévitique 11, notamment le jour du Shabbat !

Et cette étude l’a démontré : nous avons des éléments sûrs et solides sur lesquels nous pouvons sereinement et solidement nous appuyer…

Nous espérons que tous les éléments apportés dans ce dossier seront suffisamment clairs pour quiconque aime la vérité, et pour reprendre les propos de Paul :

« Si quelqu’un se plaît à contester, nous n’avons pas cette habitude, non plus que les qehilot (assemblées) de Dieu. » (1 Corinthiens 11 :16)

Et encore : « évite les discussions folles (…) les querelles, les disputes relatives à la loi; car elles sont inutiles et vaines. (Tite 3 :9-11).

Car Dieu n’est pas un Dieu de confusion, mais un Dieu de paix nous dit l’Écriture.

Puisse cette étude apporter la paix et redresser, avec l’aide de Dieu, ce qui a été courbé par le père du mensonge.

Et si vous comptez manger prochainement un peu de poisson, il ne nous reste plus qu’à vous dire : « Bété avon » (Bon appétit) !

Que Le Maître de tout, L’Unique et Le Véritable, Lui à qui appartiennent les cieux et les cieux des cieux, la terre et tout ce qu’elle renferme, puisse bénir Son peuple avec profusion et le protéger de toutes les fourberies du malin, par les mérites infinis de notre Roi Messie, Yeshoua (Jésus). Amen.

[i] Traité Makot 10b

[ii] Sefer Ha’Hinou’h

[iii] Voir chapitre VI de notre eBook La consommation de sang chez le chrétien e(s)t le mur de la séparation

[iv] Dr. Noëlie Vialles, “Chair ou poisson”, publié dans “le journal des anthropologues”, “anthropologie et choix alimentaires”.

[v] Guemara, H’oulin 27b

[vi] Noëlie Vialles, docteur en Ethnologie, article “Toute chair n’est pas viande” paru dans un numéro thématique sur la mort et la mise à mort des animaux

[vii] Rav Elyakim Simsovicn, sur le site Cheela

Note importante relative au contenu des articles et des vidéos du site web : Veuillez citer la source lors de toute copie partielle ou complète de l’article, ainsi que le rappellent justement les maximes des pères (Pirqé Avot) : « Quiconque cite l’auteur d’une parole amène la délivrance dans le monde ». Pour le reste, c’est entre vous et Dieu qui sonde les cœurs et qui rendra à chacun selon ses œuvres.

En dehors des citations et autres extraits de sources externes repris dans les études, nous ne cautionnons pas forcément tous les propos et les enseignements des personnes et/ou des références et autres sites web cités : chaque homme est faillible, nul ne possède toute la vérité, chacun doit donc être attentif et ne retenir que ce qui lui semble bon et en accord avec les voies de Dieu et la bonne nouvelle du Messie Yéshoua : « examinez toutes choses; retenez ce qui est bon; » (1 Thessaloniciens 5:21).

Sur ce site web, nous usons donc de notre liberté en Yéshoua pour citer et utiliser, lorsque cela s’avère nécessaire et utile pour nous faire grandir dans la compréhension du plan divin et de la volonté de Dieu, le travail d’hommes ou de femmes parfois rattachés à d’autres confessions, mais que nous publions tout de même en raison de la qualité de leur contribution dans des domaines particuliers, bien que nous ne les rejoignons pas forcément dans toute leur doctrine. En outre, cela nous invite à nous exercer à vivre cette maxime des sages : « Qui est sage ? Celui qui apprend de chaque homme.[…] Le sage n’est pas celui qui a acquis des connaissances étendues dans tous les domaines, mais celui qui est capable d’apprendre de chacun » (Pirqé Avot). Si nous ne suivons pas cette maxime, nous nous éloignons alors de la sagesse pour rejoindre les rangs de ceux dont l’esprit est encombré par l’intolérance et le légalisme qui est l’étroitesse d’esprit, qu’à Dieu ne plaise !

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4 Commentaires

  1. Aurélie

    Shalom et merci Cher Thomas pour cet enseignement très explicite HalelouYah !

    Le poisson est une créature très différente des mammifères et Paul nous l’explique très clairement : « Toute chair n’est pas la même chair; mais autre est la chair des hommes, autre celle des quadrupèdes, autre celle des oiseaux, autre celle des poissons. » (1 Corinthiens 15:39).

    Notre Père Céleste nous Remplit de Joie et de Bénédictions lorsque nous Faisons Sa Volonté ! Tous Ses commandements nous Révèlent que Sa Sagesse et Sa Grandeur Sont Infinies ! HalelouYah !

    Réponse
  2. PLANCKEEL

    Merci pour ce rappel afin que beaucoup de croyant se remettent en question car c’est bien un grand commandement de ne pas consommer de sang, même dans l’Alliance renouvelée Paul de dire dans Actes 15 verset 19 : C’est pourquoi je suis d’avis qu’on ne crée pas de difficultés à ceux des païens qui se convertissent à Dieu, mais qu’on leur écrive de s’abstenir des souillurent des idoles, de la débauche, des animaux étouffés et du sang.
    Car, depuis bien des générations, Moïse a dans chaque ville des gens qui le prêchent, puisqu’on le lit tous les jours de Shabbat dans les synagogues.
    Ici il n’est pas question de poissons!

    Réponse
  3. OUDIN Bernard

    Même si le sujet était la consommation du sang, il aurait été bien de préciser de ne manger que les poissons qui ont des nageoires et des écailles (Vayiqra/Lévitique 11 v 9 à 10 ; Dévarim/Deutéronome 14 v 9 à 10). Il est bien précisé par la suite : d’avoir en abomination tous ceux qui n’ont pas de nageoires et des écailles et de les regarder comme impurs.
    La Bible est la pierre de touche qui nous permet de distinguer entre ce qui est pur (tahor) et ce qui ne l’est pas (tame).
    Aux poissons il faut des nageoires et des écailles :
    Sans les nageoires comment se diriger, comment lutter contre la force du courant ?
    Sans les écailles le corps n’est pas protégé.
    Résister à l’entraînement du monde et à ses facilités, c’est le moyen pour le croyant de rester pur.

    Réponse
    • RencontrerDieu.com

      Shalom Bernard, merci pour ton commentaire.

      Oui comme tu le laisses entendre : le sujet, volontairement, est axé sur un point très spécifique de la cacherout et déjà, c’est assez long. Pour les précisions complémentaires dont tu parles et qu’il aurait été bon d’apporter, merci, les voilà désormais évoqués avec ton commentaire.
      Dans le module sur la cacherout qui sortira au temps de Dieu, on parlera plus en détail de ce que tu évoques ici en commentaire.

      Comme tu le montres, la sagesse qu’il y a dans les lois alimentaires est immense et magnifique, au point qu’un autre ebook tout entier mériterait d’être consacré juste pour parler des nageoires et des écailles 😉
      Shalom !

      Réponse

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