Quelle est la place des boucles d’oreilles dans la pensée biblique ?

par | Fév 3, 2022 | 10 commentaires

Question 

 

« Quelle est la place des boucles d’oreilles dans la beauté féminine de nos mères: Sarah, Rebecca, Rachel, Léa…, ainsi que toutes les femmes juives du temps biblique? Cette culture est-elle d’origine juive ou un emprunt d’autres peuples païens ?

Merci d’avance pour votre éclairage.

Votre précieux frère,

Roua Benjamin »

 

Réponse

 

Shalom Benjamin,

Merci pour votre question qui en intéressera plus d’une…et plus d’un aussi (Messieurs, vous allez enfin savoir si vous devez continuer à mettre la main à votre portefeuille pour parfaire la collection de boucles d’oreilles de Madame 🙂 ) ! Plus sérieusement, pour y répondre, nous passerons d’abord par un peu d’Histoire afin d’essayer de définir l’origine des pendentifs et nous nous consacrerons ensuite à l’aspect biblique du sujet. 

Nos Matriarches et les femmes juives de tous temps ont-elles porté des boucles à leurs oreilles ? Que dit la Torah à ce sujet ? Comment comprendre le verset de l’apôtre Paul, qui s’adressant aux femmes, leur conseille de se parer de bonnes œuvres au lieu d’habits et de bijoux somptueux (1 Timothée 2 :9-10) ?

 

– Contexte historique

Les diamants ont-ils toujours été les meilleurs amis de la femme ? La réponse est (n’en déplaise aux hommes) : OUI !!!

En effet, selon les historiens, au travers de chaque âge de l’Histoire, la boucle a orné les oreilles des femmes (et parfois même des hommes, selon la civilisation et l’époque). Les plus vieilles boucles d’oreilles retrouvées à ce jour datent de 8000 ans avant notre ère et ont été retrouvées en Mongolie (1).

D’autres fouilles archéologiques ont permis de retrouver en Mésopotamie (plus précisément dans la région de Ur, qui est d’ailleurs la ville d’origine de notre Patriarche Avraham) des boucles d’oreilles royales vieilles datant de l’âge de Bronze (IIIe millénaire avant notre ère). 

Au cours des siècles, le port des boucles d’oreilles semble s’étendre à toutes les civilisations de l’Antiquité (perses, égyptiennes, grecques, romaines…) et sont un signe du rang social auquel appartenait un individu. 

Toutefois, au Moyen Âge, plus précisément du XIe jusqu’au XVIe siècles, cette tendance disparaît (2). En effet, les lois somptuaires (3) – fortement influencées par la tradition chrétienne – ne voient pas d’un très bon œil le port de tenues élaborées et de bijoux. La tendance est aux coiffes et aux longues chevelures qui recouvrent les oreilles. De plus, durant cette période, les boucles d’oreilles sont un signe d’exclusion que l’on impose aux prostituées et aux femmes juives (4). 

Il faut attendre la Renaissance, au début du XVIe siècle, en Italie, pour voir réapparaitre des boucles aux oreilles des femmes, mais aussi des hommes (comme c’était déjà le cas dans la culture orientale). Dès lors, les siècles qui se succèdent ont gardé cet accessoire de mode en le perfectionnant toujours plus, allant de la boucle d’oreille la plus classique à la plus sophistiquée. 

 

– Passages bibliques 

Nous venons d’effleurer l’origine de la boucle d’oreille, même si cela reste imprécis. Nous voyons que ce petit bijou a orné les oreilles des femmes de toutes époques et de toutes civilisations. 

Nous revenons alors à la question de départ : Nos Matriarches, Sarah, Rivka, Ra’hel et Léa ainsi que les femmes juives du temps biblique se sont-elles parées de bijoux et plus particulièrement de boucles d’oreilles ? 

Le premier passage biblique que nous aborderons est celui de la recherche d’une épouse pour notre Patriarche Yits’aak (Isaac). Souvenons-nous, son père, Avraham, avait demandé à son serviteur d’aller trouver une épouse pour Yits’aak :

« Avraham était vieux, avancé en âge; et l’Éternel avait béni Avraham en toute chose. Avraham dit à son serviteur, le plus ancien de sa maison, l’intendant de tous ses biens: Mets, je te prie, ta main sous ma cuisse; et je te ferai jurer par l’Éternel, le D.ieu du ciel et le D.ieu de la terre, de ne pas prendre pour mon fils une femme parmi les filles des Cananéens au milieu desquels j’habite, mais d’aller dans mon pays et dans ma patrie prendre une femme pour mon fils Yits’aak. 

[…]  

Le serviteur prit dix chameaux parmi les chameaux de son seigneur, et il partit, ayant à sa disposition tous les biens de son seigneur. Il se leva, et alla en Mésopotamie, à la ville de Nachor.

[…]

[Lorsqu’Eliézer vit Rivka], il prit un anneau d’or, du poids d’un demi-sicle, et deux bracelets, du poids de dix sicles d’or. » (Genèse 24 :1-22)

 

Ce passage, riche en explications, nous révèle qu’Avraham envoya son serviteur Eliézer chargé de cadeaux, parmi eux « un anneau et deux bracelets en or » (nous vous conseillons de découvrir, si ce n’est pas encore le cas, notre article sur les cadeaux pour Rivka https://www.rencontrerdieu.com/project/les-cadeaux-pour-rivka-paracha-haye-sarah-genese-231-2518/ ).

Comme nous le révèle la suite du texte, l’anneau a été mis au nez de Rivka et les bracelets à ses poignets (Genèse 24 :47). Par déduction, si notre deuxième Matriarche a accepté de porter ces bijoux, qui plus est, n’ont pas été offerts par n’importe qui, il s’agit de notre Patriarche Avraham, lui qui avait décidé de quitter la maison idolâtre de son père pour croire en l’Unique Vrai D.ieu et faire connaître Son Saint Nom au reste du monde, cela démontre, indirectement, que les bijoux faisaient partie intégrante des ornements féminins. 

Avant d’aller plus loin, rappelons que les archéologues ont retrouvé les plus anciennes paires de boucles d’oreilles précisément en Mésopotamie, région dans laquelle devait se rendre le serviteur d’Avraham ! Ici, l’Histoire et le récit biblique coïncident et nous permettent d’affirmer que les femmes mésopotamiennes (dont Rivka) portaient des bijoux et que cela ne semble pas choquer notre patriarche Avraham.

 

Le deuxième passage biblique que nous désirons aborder est celui qui relate l’épisode du Veau d’or. En Exode 32 :1-4, nous lisons :

« Le peuple voyait que Moshé tardait à descendre de la montagne. Alors il se rassembla autour d’Aaron et lui dit: « Allons! Fais-nous des dieux qui marchent devant nous, car ce Moshé, l’homme qui nous a fait sortir d’Égypte, nous ignorons ce qu’il est devenu. » Aaron leur dit:

« Retirez les anneaux d’or qui pendent aux oreilles de vos femmes, de vos fils et de vos filles et apportez-les-moi. » Chacun retira les anneaux d’or qui pendaient à ses oreilles et ils les apportèrent à Aaron. » 

Lorsque les Hébreux firent le Veau d’or dans le désert, Aaron demanda au peuple de se débarrasser de ses bijoux afin de confectionner la statue du veau en or. (Nous ouvrons ici une parenthèse : À ce sujet, il est enseigné qu’Aaron savait que les enfants d’Israël commettaient une grave erreur et que s’il refusait, ils l’auraient tué. Il demanda donc qu’on lui apporte les bijoux des femmes et des enfants, car il pensait que le peuple, trop attaché à son trésor, n’irait pas jusqu’à s’en débarrasser. C’était une sorte de ruse pour freiner le mauvais zèle des Hébreux, désireux de confectionner la statue. Nous savons hélas que cela n’a pas fonctionné).

Or, selon la Tradition (5), les femmes refusèrent catégoriquement de participer à ce péché d’idolâtrie et ne se débarrassèrent guère de leurs boucles d’oreilles (ce sont les hommes qui l’ont fait). En résumé, ce passage permet de répondre indirectement à notre question de départ et d’affirmer que les femmes du peuple d’Israël portaient des pendentifs aux oreilles. 

 

Pour continuer, le roi Salomon, connu pour sa sagesse hors norme, utilise une métaphore fort originale pour décrire une personne qui prodigue de bons conseils : « Comme un anneau d’or et une parure d’or fin, Ainsi pour une oreille docile est le sage qui réprimande. » (Proverbes 25 :12)

En d’autres termes, ce qui est dit ici est qu’une personne qui sait utiliser sa parole pour reprendre et conseiller son prochain, est comparée à « une boucle d’oreille en or », car la personne qui l’écoute finira par accepter le précieux conseil. 

 

Et si ces passages ne nous satisfont toujours pas à l’idée que la Torah n’est pas contre le port des boucles d’oreilles, regardons comment HaShem (D.ieu) , de manière allégorique, fit alliance avec sa fiancée, Israël :

« J’étendis sur toi le pan de ma robe, je couvris ta nudité, je te jurai fidélité, je fis alliance avec toi, dit le Seigneur, l’Éternel, et tu fus à moi. Je te lavai dans l’eau, je fis disparaître le sang qui était sur toi, et je t’oignis avec de l’huile. Je te donnai des vêtements brodés, et une chaussure de peaux teintes en bleu; je te ceignis de fin lin, et je te couvris de soie.

Je te parai d’ornements: je mis des bracelets à tes mains, un collier à ton cou, je mis un anneau à ton nez, des pendants à tes oreilles, et une couronne magnifique sur ta tête. Ainsi tu fus parée d’or et d’argent, et tu fus vêtue de fin lin, de soie et d’étoffes brodées. La fleur de farine, le miel et l’huile, furent ta nourriture. Tu étais d’une beauté accomplie, digne de la royauté. Et ta renommée se répandit parmi les nations, à cause de ta beauté; car elle était parfaite, grâce à l’éclat dont je t’avais ornée, dit le Seigneur, l’Éternel. » (Ézéchiel 16 :11-13)

D.ieu Lui-Même a comparé son attitude vis-à-vis de Son peuple Israël à celle d’un époux qui pare son épouse de somptueux joyaux. 

En définitive, tous ces exemples bibliques présentent les ornements sous un jour positif. L’amalgame vient peut-être de certains passages de la B’rit ‘Hadasha (« Nouveau Testament ») comme nous le verrons dans le dernier point. Toutefois, il convient de préciser que l’homme converti à D.ieu ne devrait pas porter une boucle d’oreille car il tomberait notamment sous l’interdit d’imiter l’habillement d’une femme : « Un homme ne se revêtira point d’un habit de femme; car quiconque fait ces choses, est en abomination à l’Éternel ton Dieu. » (Deutéronome 22.5)

Avant de passer aux propos de l’apôtre Paul, décortiquons brièvement le sujet des boucles d’oreilles en questionnant le monde juif et plus précisément la Halakha (lois et coutumes liées à la religion juive). Que pense-t-il des bijoux, et plus particulièrement des pendentifs ?

 

Halakha

À plusieurs endroits, les Sages d’Israël enseignent que la femme doit soigner son apparence pour son mari (6). Selon la Halakha (lois et coutumes liées à la religion juive), il est donc permis aux femmes juives de porter des bijoux, mais bien entendu, il y a des limites à ne pas dépasser. 

Les ornements sont censés ajouter de la grâce à la femme, mais sans la rendre vulgaire. Pour cela, les bijoux ne doivent pas être trop voyants, ni extravagants. 

Dans le milieu orthodoxe, des lois existent régissant le port de bijoux. Pour donner un exemple, en ce qui concerne les boucles d’oreilles, elles ne doivent pas être trop pendantes (c’est-à-dire loin de l’oreille, à plus de 2 cm, d’après certains : 1 cm), elles ne doivent pas se balancer dans tous les sens ou émettre des signaux sonores ou lumineux (7).

La Tsniout (pudeur) est de mise, et c’est précisément ce que semblait déjà dire Shaoul de Tarse (l’apôtre Paul) au IIe siècle de notre ère, comme nous allons le voir dans ce dernier point. 

 

B’rit ‘Hadasha (« Nouveau Testament »)

Dans certains milieux chrétiens, se parer de bijoux est perçu comme une mauvaise chose. La confusion vient notamment des propos de l’apôtre Paul qui prodigue des conseils à son jeune disciple Timothée :

« Je veux donc que les hommes prient en tout lieu, en élevant des mains pures, sans colère ni mauvaises pensées. Je veux aussi que les femmes, vêtues d’une manière décente, avec pudeur et modestie, ne se parent ni de tresses, ni d’or, ni de perles, ni d’habits somptueux, mais qu’elles se parent de bonnes oeuvres, comme il convient à des femmes qui font profession de servir D.ieu. » (1 Timothée 2 :9-10)

Encore une fois, il est crucial de prendre en compte le contexte. Ce dernier est donné au verset 8, il s’agit de la prière publique : « prier en tout lieu ».

Shaul de Tarse (l’apôtre Paul) donne ici des conseils si bien aux hommes qu’aux femmes en ce qui concerne la prière récitée en public. Si les hommes doivent se garder de l’hypocrisie et de l’hostilité, les femmes, quant à elles, doivent davantage se concentrer sur les bonnes œuvres plutôt que sur l’apparence.

Ainsi, tous deux seront en mesure de mieux prier et d’avoir une réelle kavana (intensité du cœur) (8). En effet, si les femmes (tout comme les hommes) viennent à une réunion de prière habillés de façon « tape à l’œil », cela engendrera forcément un manque de concentration dans le service de la prière.

En aucun cas, Paul est en train d’interdire le port de bijoux, il recentre juste les priorités en soulignant la supériorité de la beauté intérieure (qui passe aussi par la façon de prier) sur l’aspect extérieur. 

On retrouve ce principe en 1 Samuel 16 :7 où D.ieu déclare :

« [Je] ne considère pas ce que l’homme considère; l’homme regarde à ce qui frappe les yeux, mais l’Éternel regarde au coeur. » 

 

Conclusion

Même si nous ne pouvons pas avec exactitude définir l’origine de la boucle d’oreille, nous constatons néanmoins qu’elle a été portée durant quasiment toutes les périodes de l’Histoire. Chose intéressante pour nous, croyants, les Saintes Écritures mentionnent à quelques reprises ces fameux bijoux, et de manière implicite, dévoilent que nos Matriarches ainsi que les femmes juives des temps bibliques ont porté des boucles à leurs oreilles, mais de façon indéniablement Tsniout (pudique). 

Comme nous venons de le lire, le port des boucles d’oreilles n’est pas interdit dans le Judaïsme, ce qui demeure essentiel c’est la Tsniout (pudeur) que la femme doit s’efforcer d’amener dans sa façon de se vêtir, de se parer, de se comporter. Il n’y a rien de mal à embellir son apparence lorsqu’on reste dans la discrétion. C’est dans ce sens que l’apôtre Paul écrivait tout en rappelant à la femme que la vraie beauté est celle qui demeure cachée. 

Nous espérons avoir pu répondre à votre question et nous sommes navrés pour vous Messieurs…vos femmes ont décidément une bonne raison de continuer à acheter ou à se faire offrir des boucles d’oreilles ! 🙂

Bien à vous,

Sim’ha

Sources utilisées pour cette étude :

  1. Ming Yu, Chinese Jade, Cambridge University Press, coll. « Introductions to Chinese Culture », 2011, p. 145.
  2. Antique Jewerly University. 
  3. Lois qui régissent les habitudes de consommation, entre autres, la manière de se vêtir.
  4. Robert Bonfil, Jewish Life in Renaissance, University of California Press, 1994, p. 319.
  5. Midrach Béréchit Rabba, Pirké de Rabbi Eliézer.
  6. Talmud Kétoubot 59b, Talmud Ta’anit 31a et Yabi’a Omer, volume 8, ‘Hochen Michpat, question 12.
  7. Oz Véhadar Levoucha, page 98, passage 4, page 400, passage 6/1-2. 
  8. David Stern, Commentaires du Nouveau Testament : un livre juif, Emeth Editions, p. 686.

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« Qui est sage ? Celui qui apprend de chaque homme […] Le sage n’est pas celui qui a acquis des connaissances étendues dans tous les domaines, mais celui qui est capable d’apprendre de chacun » (Pirqé Avot).

Si nous ne suivons pas cette maxime, nous nous éloignons alors de la sagesse pour rejoindre les rangs de ceux dont l’esprit est encombré par l’intolérance et le légalisme qui est l’étroitesse d’esprit, qu’à Dieu ne plaise !

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10 Commentaires

  1. Joseph NGUIMBI BAYONNE

    Shallom! Shallom
    Je voudrais avec respect réagir,par contradiction ,sans pour autant vouloir offensé qui que ce soit,cependant dans Psaumes 119 quelques part ,il est dit que la parole de Dieu est le fondement de la vérité.
    Sur cette base dans le livre d’Isaïe le prophète ,dans le chapitre 3 verset 16,qui a pour Titre jugement de Dieu contre les femmes de de Jérusalem l’annonce de ce jugement porte sur les ornements ou artifices de beauté.prenez même suffisamment le temps de médite sur ce chapitre ,et les sentances ou réprimandes de Dieu sur celles qui se livres a celà.
    Nous voyons même comme un traitement renvoyant dans le lieu de tourment.il y a la : piercing,parfum,boucles d’oreilles,habits fin c’est a dire,exposant le corps,les bijoux,les hauts talons (voire le verset 16:celle qui marche à petit pas,le regard effronté et marchant avec orgueil),les amulettes (chenettes avec médailles dont figures a sculptures diverses,au verset 20),les bagues confondues,j’en passe.voir aussi Esaie 32:9-14.
    Lorsqu’on parle de la femme de Jérusalem,c’est une préfiguration de l’épouse donc l’église .Cette église est la même qui doit être dépouillé dont Jésus annonce revenir chercher (son église) sans souillure.
    Or lorsqu’on parle du dépouillement ,on parle du péché,et ce dépouillement vise le corps ,l’âme et l’Esprit(1 Thessaloniciens 5:23).

    Ne savez vous pas que votre corps,est le temple du Saint-Esprit(1 Corinthiens 6:19).

    La description de la construction du temple que Moïse a reçu correspond
    à la préface du temple de la nouvelle alliance.le parvis extérieur,le lieu saint saint et le lieu très Saint, c’est-à-dire le corps (parvis extérieur),l’âme (le lieu Saint),l’esprit (le lieu très Saint),(lesquels célèbrent un culte,image et ombre des choses célestes ,selon que Moïse en fut divinement averti lorsqu’il allait construire le tebernacle:Aie soin ,lui fut-il dit,de faire d’après le modèle qui t’a été montré sur la montagne).Hébreux 8:5

    Les bijoux et tout ce qui se met sont des idoles.c’est pourquoi les ornements qui ont été remis à Aaron pour fabriquer un autre dieu symbolisaient l’idole représentant le veau d’or,ce qui se traduisait les traditions païennes des nations environnant le peuple Hébreux au temps de la loi.

    Lévitique 18:3 .cette recommandation de Dieu nous renvois a ce qui est dit dans le livre de 1 Jean 15:19;1Jean 2:15 et 1 Pierre 2:9.

    Ce que désire Dieu, c’est que nous soyons comme nos mères nous ont mis au monde. Soyons naturel comme Dieu nous a créé naturel,et souhaite que nous demeurons naturel comme nous avons été créé ,comme au départ dans le jardin d’Éden en Adam et Ève ,car il déteste tout ce qui artificiel,ce qui représente la prostituée(Jezabel).

    Notre corps doit être irreprehensible ,comme doit l’être l’âme et l’Esprit.Nous devrions nous dépouiller du péché de l’intérieur ,comme de l’extérieur.

    Notre corps ne nous appartient pas pour en faire ce que nous voulons ,loin de là.
    Lorsqu’on porte les bijoux ,on devient non seulement une idole pour son frère ,mais aussi un idolâtre.
    En suite lorsqu’on porte ces ornements nous ne sommes plus nous,tout simplement parce qu’ il y a d’autres éléments physiques qui viennent faire corps avec nous ,en dehors des vêtements qui ont été instruit a l’homme pour cacher sa nudité ;c’est pourquoi Paul rappel : qu’il faut plutôt que la femme se pare des ornements intérieure cachée dans le cœur,la pureté incorruptible d’un esprit doux et paisible ,qui est d’un grand prix(1 Pierre 3:4.

    <<Vous ne vous ferez point d'idole ni d'image taillée ni de statue,et vous ne placerez dans votre pays aucune pierre ornée de figures ,pour vous prosternez devant elle;car je suis l'Éternel,votre Dieu.Levitique 26:1

    C'est pourquoi nous devrions rechercher permanemment la paix avec Dieu et les hommes ,doublé de la sanctification sans laquelle personne ne verra Dieu;Hébreux, 12:14 .

    1 Pierre, 1:15 – Mais, puisque celui qui vous a appelés est saint, vous aussi soyez saints dans toute votre conduite, selon qu`il est écrit :
    – Vous serez saints, car je suis saint.

    Apocalypse, 21:27 – Il n`entrera chez elle rien de souillé, ni personne qui se livre à l`abomination et au mensonge; il n`entrera que ceux qui sont écrits dans le livre de vie de l`agneau.
    Que le très haut vous bénisse abondamment.

    Réponse
    • Sim'ha

      Shalom Joseph,

      Je vous remercie pour votre commentaire. J’apprécie votre recherche de la vérité et vos remarques tout en gardant le respect.

      Je vais apporter une réponse à vos différentes observations, mais avant cela, je vais commencer par poser quelques questions en reprenant brièvement les passages bibliques qui sont déjà décortiqués dans mon article et qui mentionnent le port de bijoux :

      1) En Genèse 24, Avraham demande à son serviteur, Eliezer, d’aller chercher une femme pour son fils, Yits’aaq. Le serviteur part avec 10 chameaux ainsi qu’avec les biens de son seigneur parmi lesquels il y avait des bijoux. En effet, lorsqu’Eliezer vit la jeune fille (Rivka/Rebecca), il lui donna « un anneau d’or, du poids d’un demi-sicle, et deux bracelets, du poids de dix sicles d’or. » (Genèse 24 :22)

      Question : Si le port de bijoux « est une idole et rend la personne qui les porte idolâtre », comme vous l’écrivez dans votre commentaire, comment alors expliquer que notre Patriarche Avraham, lui qui fut « appelé ami de D.ieu » (Esaïe 41 :8), lui qui abandonna le polythéisme pour prêcher toute sa vie la croyance en Un Seul et Unique Vrai D.ieu, lui qui quitta définitivement son pays d’idolâtres, aurait-il permis à son serviteur Eliezer d’apporter des bijoux à sa future belle-fille, celle qui allait devenir la deuxième Matriarche du peuple de D.ieu ?

      2) En Proverbes 25 :12, nous avons vu que le roi Salomon compare une oreille attentive à un « anneau d’or ».

      Question : Pourquoi ce roi, réputé pour sa grande sagesse, se serait-il permis de faire allusion à des bijoux s’ils amènent, comme vous le prétendez, au lieu de tourment (géhenne) ?

      3) En Ezéchiel 16 :11-12, D.ieu Lui-même pare Sa fiancée de bijoux : « Je te parai d’ornements: je mis des bracelets à tes mains, un collier à ton cou, je mis un anneau à ton nez, des pendants à tes oreilles, et une couronne magnifique sur ta tête. »

      Certes, nous pouvons dire que ce geste est une métaphore qui nous indique que D.ieu a pris pour épouse Israël pour indiquer qu’Il fit alliance avec elle.

      Question : Mais n’aurait-Il pas pu utiliser une autre analogie, sans passer par l’ornement de bijoux, qui toujours selon vos dires, serait une pratique idolâtre ?

      Le prophète Ezéchiel, à qui la parole de l’Eternel fut adressée, n’aurait jamais fait allusion à des bijoux si ces derniers amenaient à de l’idolâtrie ! Plus fort encore, rappelons que c’est D.ieu Lui-même qui utilise cette comparaison et qui demande de l’écrire à son prophète, porte-parole, Ezéchiel.

      Le but de mes questions, vous l’aurez compris, c’est de souligner le problème que pose votre déclaration : « Les bijoux et tout ce qui se met sont des idoles ». La mécompréhension vient peut-être des passages bibliques que vous citez, car non pris dans leur contexte, et qui par conséquent amènent à de fausses conclusions hâtives. C’est pourquoi je vais essayer de les décortiquer un peu plus en profondeur.

      Vous dites : « Dans le livre d’Isaïe le prophète, dans le chapitre 3 verset 16, qui a pour titre jugement de Dieu contre les femmes de Jérusalem, l’annonce de ce jugement porte sur les ornements ou artifices de beauté. Prenez même suffisamment le temps de méditer sur ce chapitre et les sentences ou réprimandes de Dieu sur celles qui se livrent à cela. »

      En suivant donc vos conseils, j’ai pris le temps de relire le chapitre 3 d’Esaïe afin de voir sur qui portent les sentences de D.ieu. En réalité, nous y lisons que l’Eternel entre en jugement avec tout le peuple d’Israël et non pas seulement avec les femmes, comme vous le mentionnez.

      – D.ieu juge les dirigeants qui ont égaré le peuple d’Israël et qui n’ont pas su pratiquer la charité : « L’Eternel entre en jugement avec les anciens de son peuple et avec ses chefs: Vous avez brouté la vigne! La dépouille du pauvre est dans vos maisons! De quel droit foulez-vous mon peuple, Et écrasez-vous la face des pauvres? Dit le Seigneur, l’Eternel des armées.» (versets 14 et 15)

      – L’Eternel juge également tous ceux et celles dont ni les paroles ni les actes ne sont à Son image, notamment ceux et celles qui se livrent à l’impudicité, à l’orgueil et à la méchanceté extrême comme se livraient les habitants de Sodome : « Jérusalem chancelle, Et Juda s’écroule, Parce que leurs paroles et leurs oeuvres sont contre l’Eternel, Bravant les regards de sa majesté. L’aspect de leur visage témoigne contre eux, Et, comme Sodome, ils publient leur crime, sans dissimuler. Malheur à leur âme! Car ils se préparent des maux. » (versets 8 et 9)

      Quelle était la faute de Sodome ? Les textes prophétiques, comme le Livre d’Ézéchiel, chapitre 16, verset 49, explique que Sodome a été détruite en raison de son orgueil, de sa débauche et de son insouciance et de ne pas avoir secouru les pauvres et les malheureux (égoïsme, manque d’hospitalité).

      Selon la Tradition juive, les habitants de Sodome étaient tellement égoïstes qu’ils allaient jusqu’à décréter : « Celui qui donne un morceau de pain à un pauvre ou à un étranger sera brûlé sur le bûcher. » (Sanhédrine 109a.)

      En Esaïe 3, D.ieu juge toute personne qui ressemble aux habitants de Sodome.

      Nous arrivons maintenant aux versets que vous mentionnez sur les femmes : « L’Eternel dit: Parce que les filles de Sion sont orgueilleuses, Et qu’elles marchent le cou tendu Et les regards effrontés, Parce qu’elles vont à petits pas, Et qu’elles font résonner les boucles de leurs pieds, Le Seigneur rendra chauve le sommet de la tête des filles de Sion, L’Eternel découvrira leur nudité. En ce jour, le Seigneur ôtera les boucles qui servent d’ornement à leurs pieds, Et les filets et les croissants; 19Les pendants d’oreilles, les bracelets et les voiles; 20Les diadèmes, les chaînettes des pieds et les ceintures, Les boîtes de senteur et les amulettes; 21Les bagues et les anneaux du nez; 22Les vêtements précieux et les larges tuniques, Les manteaux et les gibecières; 23Les miroirs et les chemises fines, Les turbans et les surtouts légers. » (versets 16 à 23)

      Ici encore il ne s’agit pas d’une interdiction du port de bijoux, mais il est essentiel de comprendre le véritable contexte. L’Eternel est contre les orgueilleux, les hautains comme il est dit au chapitre précédent : « L’homme au regard hautain sera abaissé, Et l’orgueilleux sera humilié: L’Eternel seul sera élevé ce jour-là » (Esaïe 2 :11) Les filles de Sion, tout comme les hommes, étaient très orgueilleuses, vaniteuses et elles le démontraient par une attitude déplacée et par une exagération de tous les ornements qu’elles portaient. C’est pourquoi viendra le temps où D.ieu les dépouillera.

      Sur ces versets les Sages d’Israël expliquent :
      « « Parce que les filles de Sion sont hautaines », indique qu’elles marcheraient avec une stature droite et se conduiraient d’une manière impudique.

      « Et marcher avec le cou tendu« , indique qu’elles marcheraient à petits pas, du talon aux orteils, pour que les spectateurs les remarquent. […]

      « Faire un tintement avec leurs pieds, » Rabbi Yitzhak de l’école de Rabbi Ami a dit: « Cela enseigne qu’elles placeraient de la myrrhe et du baume dans leurs chaussures et se promèneraient sur les marchés de Jérusalem. Et une fois qu’elles s’approchaient d’un endroit où les jeunes hommes d’Israël étaient rassemblés, elles tapaient du pied sur le sol et répandaient le parfum vers eux et inculquaient en eux le mauvais penchant comme le venin d’une vipère. » » (Chabbat 62b:19)

      Pour résumer, en Ésaïe 3, D.ieu adresse des remontrances à tout Son peuple qui se comportait (et qui se comportera) mal, qui était devenu hautain, séducteur, immoral, orgueilleux, manquant fortement de bonté et de charité. L’Eternel avait espéré de la droiture et de la justice parmi Son peuple, mais hélas n’en a pas trouvé.

      Pour continuer, je suis d’accord avec vous lorsque vous dites qu’il faut marcher dans la sanctification et comme vous l’expliquez très bien, cela passe par notre esprit, notre âme et aussi par notre corps, donc par notre aspect extérieur. De ce fait, il faut se vêtir et se parer de façon décente sans attirer les regards, sans aucune provocation. Ceci dit, il est tout à fait permis de porter des boucles d’oreilles ou des bracelets qui restent discrets et à condition qu’ils ne représentent aucune divinité, cela serait effectivement de l’idolâtrie, mais pas le fait de porter de simples perles à ses oreilles !

      Ensuite, vous écrivez : « Les bijoux et tout ce qui se met sont des idoles. C’est pourquoi les ornements qui ont été remis à Aaron pour fabriquer un autre dieu symbolisaient l’idole représentant le veau d’or, ce qui traduisait les traditions païennes des nations environnant le peuple hébreu au temps de la loi. »

      Pour cette explication, je vais reprendre la réponse que je donne dans mon article : « Lorsque les Hébreux firent le Veau d’or dans le désert, Aaron demanda au peuple de se débarrasser de ses bijoux afin de confectionner la statue du veau en or. (Nous ouvrons ici une parenthèse : À ce sujet, il est enseigné qu’Aaron savait que les enfants d’Israël commettaient une grave erreur et que s’il refusait, ils l’auraient tué. Il demanda donc qu’on lui apporte les bijoux des femmes et des enfants, car il pensait que le peuple, trop attaché à son trésor, n’irait pas jusqu’à s’en débarrasser. C’était une sorte de ruse pour freiner le mauvais zèle des Hébreux, désireux de confectionner la statue. Nous savons hélas que cela n’a pas fonctionné).

      Or, selon la Tradition (Midrach Béréchit Rabba, Pirké de Rabbi Eliézer), les femmes refusèrent catégoriquement de participer à ce péché d’idolâtrie et ne se débarrassèrent guère de leurs boucles d’oreilles (ce sont les hommes qui l’ont fait).

      En résumé, ce passage permet de répondre indirectement à notre question de départ et d’affirmer que les femmes du peuple d’Israël portaient des pendentifs aux oreilles [sans que cela leur soit interdit]. »

      J’aimerais apporter une réflexion supplémentaire qui me paraît essentielle concernant la provenance des matériaux d’or que possédait le peuple hébreu lorsqu’il voulut faire le veau d’or. Pour cela, lisons ce passage biblique qui relate la sortie d’Égypte :

      « Les enfants d’Israël firent ce que Moïse avait dit, et ils demandèrent aux Égyptiens des vases d’argent, des vases d’or et des vêtements. 36L’Eternel fit trouver grâce au peuple aux yeux des Égyptiens, qui se rendirent à leur demande. Et ils dépouillèrent les Égyptiens. » (Exode 12 :35)

      Tout d’abord, la Torah souligne que la raison pour laquelle les Israélites ont « emprunté » tout cet argent, cet or, etc., n’était pas parce qu’ils étaient avides de biens matériels, mais parce que Moïse le leur avait demandé, conformément à la promesse de l’Eternel : « Je ferai même trouver grâce à ce peuple aux yeux des Égyptiens, et quand vous partirez, vous ne partirez point à vide. Chaque femme demandera à sa voisine et à celle qui demeure dans sa maison des vases d’argent, des vases d’or, et des vêtements, que vous mettrez sur vos fils et vos filles. Et vous dépouillerez les Égyptiens. » (Exode 3 :21-22)

      Les Sages d’Israël font remarquer que les objets précieux avec lesquels les enfants d’Israël sont sortis d’Égypte ont d’abord été utilisés pour la fabrication d’une idole (le veau d’or), puis pour la construction du Michkan (Tabernacle), soit le support à la résidence de D.ieu au sein de Son peuple. Rachi explique que la construction du Michkan est bien la réparation de la faute du veau d’or car les mêmes matériaux ont été utilisés.

      Ma question est la suivante : Si vous pensez que les bijoux en or ont été fondus parce qu’ils représentaient une idole, comment alors expliquer que D.ieu permit à Son peuple d’utiliser les mêmes matériaux d’or (des vases, des bijoux…) pour ériger Son sanctuaire (Michkan) ? Cela aurait été une profanation !

      La réponse est que ces ornements en or que vous qualifiez comme étant des idoles ne le sont en réalité pas…Il est important de contextualiser et de bien comprendre les passages bibliques que nous lisons, sans quoi, nous passons à côté de la véritable signification et risquons d’ériger de nouvelles fausses doctrines.

      Enfin, pour ce qui concerne les paroles de l’apôtre Paul sur les bijoux en 1 Timothée 2 :9-10 ou ailleurs, il me semble l’avoir déjà bien expliqué dans mon article que je vous invite à relire.

      J’espère que ces quelques explications sauront vous faire changer d’avis et modérer vos propos tels que : « lorsqu’on porte les bijoux, on devient non seulement une idole pour son frère, mais aussi un idolâtre ».

      Que le Shalom et la bonne brakha (bénédiction) de l’Eternel soient sur vous et vos proches !

      Fraternellement en Yéshoua,

      Sim’ha

      Réponse
  2. Deogratias

    Merci Sim’ha pour cette riche étude!
    C’est clair qu’il y a une base scripturaire pour les boucles d’oreilles pour les femmes.
    Moi aussi je pense qu’il n’est pas question pour Shaul de Tarse (l’apôtre Paul) d’interdire le port de bijoux. Car les leçons de l’épisode des miroirs des femmes lors de la construction du Mishkan (Tabernacle) et de ses ustensiles sont pour l’essentiel valables pour le port de bijoux.
    Rappelons-nous tout de même que, dans un premier temps, Moché (Moïse) s’y est opposé. Dieu a décidé d’intervenir Lui-même! «Ces miroirs apparemment profanes avaient en vérité été rendus saints et sacrés par l’utilisation vertueuse qu’en avaient faite les femmes d’Israël lors de leur séjour en Égypte. Les femmes d’Israël ont su utiliser et rendre sacrés des objets profanes pour rapporter un soutien infiniment précieux au peuple de Dieu. Des objets souvent très mal utilisés, car orientés vers la flatterie, la vanité, la fierté, etc., ont été utilisé à des fin véritablement pieuses. Par ce geste, elles ont su transformer le profane en sacré et permettre la survie du peuple d’Israël en utilisant ces miroirs dans un seul unique et noble objectif : encourager et fortifier leur mari afin de garantir la survie du peuple d’Israël. » (Le miroir des Princesses d’Israël…. / Rencontrerdieucom &Leretourauxracines)
    A la prochaine étude!

    Réponse
    • Sim'ha

      Merci Deogratias pour ce rappel très intéressant des miroirs des femmes du peuple d’Israël!

      Réponse
  3. yirm BARSALAH'

    pourquoi ne faites-vs pas 1 comparaison avec l’oreille percée sur le poteau de la porte (probable qu’il y ai 1 similitude avec l’anneau ) pour le serviteur qui ne veut pas quitter son maître … (sgnifiant qu’il accepte de lui appartenirà vie comme dans le mariage aussi montrer à l’entour que la femme mariée n’est plus à courtiser ….)
    il n’y a q1 pas … .
    Etc ,

    Réponse
    • Sim'ha

      Shalom,

      Je n’ai pas fait la comparaison avec l’esclave à l’oreille percée (Exode 21:2-6), car c’est un tout autre contexte. À ce sujet, les Sages enseignent, entre autres, que celui qui préfère servir un maître de chair plutôt que Le Maître du Monde (D.ieu), ignore en réalité la leçon du montant de la porte qui est une allusion au sang de la liberté mis sur les linteaux le soir de la sortie d’Égypte. En se faisant donc percer l’oreille, l’esclave affirme qu’il ne veut pas de la liberté que D.ieu a accordée à tous les enfants d’Israël. C’est donc contre une porte qu’on lui perce l’oreille, comme expliquent les Sages dans ce commentaire:

      « Pour quelle raison cette procédure doit-elle avoir lieu près d’une porte ? HaShem (D.ieu) dit : « En Égypte, avant la plaie de la mort des premiers nés, les Bné Israël (enfants d’Israël) ont mis du sang sur les poteaux et les linteaux de leurs portes. Grâce au mérite de cette Mitsva (commandement), Je les ai épargnés, afin qu’ils vivent et deviennent MES serviteurs. Dès lors, un Juif qui de son propre gré, choisit d’être esclave d’un maître de chair et de sang, doit recevoir un stigmate au seuil d’une porte ! » On allait jusqu’à choisir une porte donnant sur la rue, afin que les passants puissent le réprimander en s’écriant :’Pourquoi donc veux-tu être esclave, alors que la Torah t’accorde la liberté ? »» (Kiddouchim 22b, le Midrash Raconte, Rabbi Moshé Weissman)

      Ce sujet mérite d’être décortiqué plus en profondeur (si D.ieu permet, nous ferons un article sur l’esclave à l’oreille percée).

      Dans notre contexte, il s’agissait d’aborder le thème des boucles d’oreilles chez la femme (en tant que bijoux/accessoires de mode), c’est pourquoi nous n’avons pas parlé de l’esclave à l’oreille percée.

      Au sujet de la femme mariée qui reçoit un anneau, j’en parle un peu dans l’article suivant qui concerne les fiançailles: https://www.rencontrerdieu.com/project/mariage-yossef-et-myriam/

      Je vous invite à le (re)découvrir.

      Bien à vous,

      Sim’ha

      Réponse
  4. Estephede CHARLES

    C’est article m’est tombé au moment même que je prépare un enseignement sur l’habillement de la femme chrétienne.

    Bien à vous toute l’équipe de RencontreDieu!

    Restez bénis !

    Réponse
  5. Leïla

    On parle d’anneau au nez. S’agit il d’anneau posé ou sur un nez percé ?

    Réponse
    • Sim'ha

      Je ne saurais malheureusement vous répondre. Je n’ai rien vu passer à ce sujet lorsque j’ai préparé cette étude, mais si je trouve la réponse, je vous la partagerai.

      Réponse
  6. Jmm Duflos

    Merci pour cette belle étude

    Réponse

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