La merveilleuse lettre du Ramban à son fils : une grande leçon d’humilité

Une lettre du Ramban (un sage d’Israël) qui nous rappelle l’importance de la meilleure de toutes les vertus : l’humilité, trait de caractère tant apprécié et aimé de notre Créateur.

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Avant propos avant la lecture du Ramban : lettre de recommandation (romains 16 : 1, actes 15 : 40,…)

Pour tous les bien-aimés lecteurs des fascicules Lumière du Monde magazine, nous sommes honorés et profondément satisfaits d’avoir l’insigne privilège de vous proposer la fameuse lettre du Ramban (Nahmanide) à son Fils, une lettre écrite dans l’Esprit de notre bien-aimé Sauveur et Messie Yéshoua, une lettre que nous devrions tous lire au rythme conseillé d’une fois par semaine, afin d’intérioriser et de mettre en pratique ce qui y est consigné. Nous espérons que vous constaterez, une fois encore, avec la même joie que la nôtre, combien cette lettre de ce sage d’Israël est fidèle en tout point à l’enseignement de l’Évangile de Gloire du D.ieu bienheureux.

Moshé Ben Nahman Gérondi (acronyme : Ramban), connu aussi sous le nom de Nahmanide, est une grande figure respectée et honorée dans le Judaïsme. Né à la fin du XIIe siècle et décédé en 1270, cet érudit et amoureux de D.ieu fait partie de la lignée de ceux que l’on nomme Sages d’Israël. Issu d’une illustre famille de Rabbins, Médecins, exégètes de la Bible et du Talmud, poètes liturgiques, philosophes et maîtres des secrets de la Torah, le Ramban est considéré comme le décisionnaire majeur de sa génération, et l’une des plus éminentes autorités rabbiniques du Moyen-Âge.

Nous croyons que par la publication de ce fascicule, Israël et ses greffons issus des nations par la foi en Yéshoua, seront bénis, et chacun sera au bénéfice de cette grande lumière qu’il pourra à son tour propager avec tous les outils modernes mis à sa disposition, et participer ainsi à son échelle et selon ses possibilités, à cette belle et lumineuse prophétie en cours d’accomplissement : « Il ne se fera ni tort ni dommage sur toute Ma montagne sainte ; Car la terre sera remplie de la connaissance de l’Éternel, comme le fond de la mer par les eaux qui le couvrent. » (Ésaïe 11 : 9)

Bonne lecture, bonne réflexion et bonne méditation devant Celui Qui Siège en haut dans les cieux et Qui Règne sur l’univers, le Roi Très Saint, Lui de Qui il est dit : « Ne parlez plus avec tant de hauteur ; Que l’arrogance ne sorte plus de votre bouche ; Car l’Éternel est un D.ieu Qui sait tout, et par Lui sont pesées toutes les actions. » (1 Samuel 2 : 3)

Idéalement, cette lettre est à imprimer et à lire au moins une fois par semaine. Il s’agit d’une très bonne Ségoulah (**) et leçon de vie que nous donne le Ramban.

(**) = De l’avis d’un sage d’Israël du nom de Rabbi Moché Cordovéro et de celui d’autres rabbanim, une Ségoulah est comme un diamant dans le trésor d’HaShem (D.ieu) qui est en mesure d’attirer une grande faveur, miséricorde et protection divine sur celui qui en fait bon usage avec une intention du coeur appropriée. La meilleure Ségoulah étant l’étude de la Torah journalière, sa mise en pratique (Tanakh et Brith Hadasha) avec la prière de coeur devant le Saint Béni-soit-Il (Ha Kadosh Baroukh Hou).

Le rav Gabriel Dayan explique que la lettre du Ramban adressée à son fils est d’une sainteté incommensurable. Elle renferme l’essentiel de la Émounah (Foi) et du comportement à avoir envers Hashem et envers son entourage. Le Ramban lui-même, promet à la fin de sa lettre : quiconque la lira (au moins) une fois par semaine, sera exaucé et verra ses requêtes satisfaites si sa lecture se fait en étant investi d’une profonde envie d’en accomplir le contenu comme il est dit en fin de lettre :

« Lis cette lettre une fois par semaine sans faute, afin de l’appliquer et de t’en servir pour marcher dans la voie de D.ieu.

Ainsi, tout ce que tu entreprendras te réussira et tu mériteras le monde éternel réservé aux justes. » = « Ainsi donc, frères, demeurez fermes, et retenez les instructions que vous avez reçues, soit par notre parole, soit par notre lettre. » (2 Thessaloniciens 2 : 15)

Début de la lettre du Ramban : grande Segoulah à lire une fois par semaine

« Écoute, mon fils, les leçons de ton Père, et ne rejette pas l’enseignement de ta Mère. » (Proverbes 1 : 8)

Prends l’habitude de t’adresser à toute personne toujours calmement. Ainsi tu échapperas à la colère, défaut grave qui entraîne au péché. Nos Sages n’ont-ils pas dit : « Celui qui se met en colère, toutes les formes d’enfer (Guéhinom) s’abattent sur lui. » selon les paroles de Kohelet (Salomon, l’Ecclésiaste) : « Ôte la colère de ton coeur et chasse tout mal de ta personne. » – le mal dans ce verset désignant l’enfer (Guéhinom), comme le montre le verset des Proverbes : « Le méchant s’expose à l’enfer » (Proverbes 4 : 19, Pr. 14 : 11, Pr. 29 : 16,…). Mais lorsque tu auras chassé la colère de ton coeur, tu devras cultiver l’humilité qui est la meilleure de toutes les vertus, comme il est dit : « L’humilité conduit à la crainte de D.ieu » (Proverbes 22 : 4). Car étant humble, tu t’interrogeras sans cesse sur ton origine, sur ta destination et tu prendras conscience de ta fragilité de ton vivant et après ta mort. Tu te rappelleras qu’après la vie terrestre, tu devras rendre compte (Hébreux 4 : 13) devant le Roi des rois, Béni soit-Il, comme il est dit : « Ne suis-Je pas présent dans les cieux et sur la terre? » (Psaumes 8 : 2, Ps. 57 : 12, Ps. 108 : 6,…)

Lorsque tu méditeras ces vérités, tu craindras ton Créateur et seras gardé de la faute. Grâce à ces vertus, tu deviendras heureux de ton sort. L’humilité t’apprendra à respecter tout homme, à le considérer, à t’éloigner de la faute. L’Esprit divin t’habitera et Sa splendide lumière t’accompagnera vers le monde qui vient. Maintenant mon fils, sache que celui qui s’enorgueillit en son coeur sur ses semblables devient rebelle envers le pouvoir céleste, car il se pare ainsi de l’habit du Roi, comme le proclame le psalmiste : « D.ieu est Roi, Sa parure est Majesté. » (Psaume 93 : 1,…)

De quoi l’homme pourrait-il s’enorgueillir ? De la richesse ? C’est D.ieu Qui appauvrit et enrichit. Des honneurs ? « La richesse et les honneurs appartiennent à D.ieu » dit le verset (Proverbe 8 : 18, 1 Chroniques 29 : 12, Matthieu 6 : 13, Apocalypse 5 : 12). De la science ? Lui, Bakhouh’Hashem (Béni soit-Il), retire la parole aux fidèles et reprend la connaissance aux sages (Job 1 : 21, 1 Cor. 3 : 19, Job 5 : 13). Ainsi, tous les pouvoirs Lui appartiennent. Dans Sa colère, Il rabaisse les orgueilleux, et par Sa volonté, Il élève les humbles (Ezéchiel 21 : 26, Luc 18 : 14, Matthieu 23 : 12,…). Sois donc humble et D.ieu t’élèvera (entre autres Romains 11 : 18 pour les Nations envers Israël). C’est pourquoi, je voudrais t’expliquer comment te conduire dans la voie de l’humilité pour y progresser sans cesse :

Exprime-toi toujours posément, la tête et le regard tournés vers la terre et ton coeur élevé au ciel. Baisse ton regard devant ton interlocuteur et considère tout homme comme ton supérieur : si c’est un sage ou un riche, tu lui devras des égards. S’il est pauvre et toi plus riche ou plus intelligent, pense en ton coeur qu’il est plus innocent que toi, et toi plus coupable que lui. S’il faute, c’est par inadvertance, et toi, tu es responsable de toutes tes paroles et de tous tes actes.

Note de la Rédaction : à ce stade de la lecture, on ne peut s’empêcher de contempler l’inspiration du souffle Saint d’En-Haut qui, ici, ressort particulièrement dans la juste correspondance qu’il y a avec les propos du Rav Shaoul (Paul) de Tarse : « Ne faites rien par esprit de parti ou par vaine gloire, mais que l’humilité vous fasse regarder les autres comme étant au-dessus de vous-mêmes. » (Philippiens 2 : 3)

En toutes circonstances, regarde-toi comme te tenant devant Ha Kadosh Baroukh Hou (Le Saint Béni Soit-Il) et vois Sa divine présence sur toi car Sa Gloire emplit le monde (Habakuk 2 : 14, Psaume 72 : 19,…). Exprime-toi avec crainte, respect et timidité, comme le serviteur devant son maître. Si une personne t’interpelle, ne réponds pas à haute voix mais calmement comme si c’était ton maître.

NdlR : Là aussi, le lecteur assidu et chevronné des Saintes Lettres de la Brith Hadasha (Alliance Renouvelée, N.T.) ne pourra que se rappeler des pures recommandations du serviteur Paul : « Serviteurs, obéissez en toutes choses à vos maîtres selon la chair, ne servant pas seulement sous leurs yeux, comme pour plaire aux hommes ; mais avec simplicité de coeur dans la crainte de D.ieu. 23 Et quoi que vous fassiez, faites-le de bon coeur, comme pour le Seigneur, et non pour les hommes ; 24 Sachant que vous recevrez du Seigneur la récompense de l’héritage, car vous servez Mashia’h, le Seigneur. » (Colossiens 3 : 22-24)

Étudie la Torah en permanence pour la mettre en pratique. Au moment de quitter le Livre, cherche dans l’étude ce qui peut être immédiatement appliqué (Jacques 1 : 22-24).

Examine tes actes matin et soir, et tous les jours de ta vie seront emprunts de repentir (2 Corinthiens 13 : 5). Ôte de toi toutes les préoccupations de la vie courante, au moment de la prière. Prépare ton coeur face à ton Créateur et purifie tes pensées. Pense tes paroles avant de les prononcer.

Tel sera ton comportement tout le temps passé ici-bas et tu ne fauteras pas. Ainsi, tes paroles, tes actes et tes pensées iront dans la voie de la droiture. Ta prière sera pure, dirigée, agréée devant le Roi Béni soit-Il, comme il est écrit : « Tu prépares leur coeur, Tu leur tends l’oreille. » (Psaume 10 : 17)

Lis cette lettre une fois par semaine sans faute, afin de l’appliquer et de t’en servir pour marcher dans la voie de D.ieu. Ainsi, tout ce que tu entreprendras te réussira et tu mériteras le monde éternel réservé aux justes. Le jour où tu liras cette lettre (le jour où tu en seras imprégné), ta prière sera exaucée, le Ciel comblera tes voeux à jamais – Amen.

Note finale sur cette lettre du Ramban : les références qui renvoient aux versets du « nouveau testament » ont bien évidemment été rajoutées par nos soins.

Une étude et un partage réalisée par la seule grâce infinie d’HaShem(Dieu) et avec la précieuse aide des rabbanim d’aujourd’hui et des sages d’Israël d’autrefois.

Note importante relative au contenu des articles du site web : Veuillez citer la source lors de toute copie partielle ou complète de l’article, ainsi que le rappellent justement les maximes des pères (Pirqé Avot) : « Quiconque cite l’auteur d’une parole amène la délivrance dans le monde ». Pour le reste, c’est entre vous et Dieu qui sonde les cœurs et qui rendra à chacun selon ses œuvres.

En dehors des citations et autres extraits de sources externes repris dans les études, nous ne cautionnons pas forcément tous les propos et les enseignements des personnes et/ou des références et autres sites web cités : chaque homme est faillible, nul ne possède toute la vérité, chacun doit donc être attentif et ne retenir que ce qui lui semble bon et en accord avec les voies de Dieu et la bonne nouvelle du Messie Yéshoua : « examinez toutes choses; retenez ce qui est bon; » (1 Thessaloniciens 5:21).

Sur ce site web, nous usons donc de notre liberté en Yéshoua pour citer et utiliser, lorsque cela s’avère nécessaire et utile pour nous faire grandir dans la compréhension du plan divin et de la volonté de Dieu, le travail d’hommes ou de femmes parfois rattachés à d’autres confessions, mais que nous publions tout de même en raison de la qualité de leur contribution dans des domaines particuliers, bien que nous ne les rejoignons pas forcément dans toute leur doctrine. En outre, cela nous invite à nous exercer à vivre cette maxime des sages : « Qui est sage ? Celui qui apprend de chaque homme.[…] Le sage n’est pas celui qui a acquis des connaissances étendues dans tous les domaines, mais celui qui est capable d’apprendre de chacun » (Pirqé Avot). Si nous ne suivons pas cette maxime, nous nous éloignons alors de la sagesse pour rejoindre les rangs de ceux dont l’esprit est encombré par l’intolérance et le légalisme qui est l’étroitesse d’esprit, qu’à Dieu ne plaise !

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6 Commentaires

  1. Michelle

    Merci Thomas pour cette lettre. Elle me fait du bien. Très belle prière. Parole de vérité. Qu’Ashem te bénisse !

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  2. Pierre

    A la première lecture, cette lettre émerveille. J´en suis convenu. Aux prochaines lectures elle retiendra nos cœurs pour les amener à la pratique.

    Réponse
  3. PLANCKEEL

    Quelle merveille ! c’est une lettre qui surprend, car elle date du moyen-âge (Dieu ne change pas!), à mettre en pratique surtout de nos jours, nous sommes souvent confronté à des situations difficiles, et si l’on ne fait pas attention, ces situations peuvent nous amener à pécher (par la colère, la dispute, l’animosité ect… je parle pour moi).
    Elle permet de se remettre en question chaque fois. A méditer.
    Merci Thomas pour ce partage

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  4. Anje

    le Saint Béni-soit-Il (Ha’Kadosh Bakhouhou’)

    Ou plutôt : HaKadosh Baroukhou.

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  5. bonvin

    La bible, toute la bible, rien que la bible, (citation dont je ne me souviens plus l’auteur) mais qui rejoint votre message.

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    • RencontrerDieu.com

      Et, connaissant la pluralité d’interprétations humaines parfois carrément anti-Torah provenant de docteurs autoproclamés, il conviendrait de rajouterà votre citation d’un auteur inconnu : « et ceux qui enseignent correctement la Bible ».

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