Glossaire des termes hébreux

Définition du mot « TORAH »

Ce que l’on appelle couramment  la « loi de Dieu » ou encore « instructions, enseignements de Dieu », « doctrine », est défini par un terme hébreu couramment utilisé dans le monde juif. Ce terme est « Torah ». La Torah regroupe généralement les 5 premiers livres écrits par Moïse (inspiré de Dieu) appelés aussi« Pentateuque » : Genèse, Exode, Lévitique, Nombres, et Deutéronome. On parle alors plus précisément de « La Torah de Moïse » (ou loi de Moïse). On retrouve également beaucoup d’enseignements issus de la Torah, dans les livres prophétiques et les autres écrits à travers lesquels nous pouvons contempler ses bienfaits mais aussi les dramatiques conséquences à ses manquements.

Lorsque des enseignements de Torah se retrouvent dans les écrits des prophètes, on ne parlera pas forcément de la Torah de Moïse, mais tout simplement de« Torah ».

Par exemple, si vous regardez le psaume 119 dans le texte original, vous y trouverez le mot Torah des dizaines de fois. Le mot est rendu en hébreu par « Towrah ». David, rempli du Saint-Esprit, dira par exemple :

« Mon Dieu, j’ai pris plaisir à faire Ta volonté, et Ta loi (TORAH) est au-dedans de mes entrailles. » (Psaumes 40 : 9) ; « Donne-moi l’intelligence, pour que je garde Ta loi (TORAH) Et que je l’observe de tout mon coeur ! » (Psaumes 119 : 34) ; « Ta justice est une justice éternelle, et Ta loi (TORAH) est la vérité. »(Psaumes 119 : 142).

TORAH, d’après le lexique du théologien STRONG, signifie donc « Loi, instruction, commandements de Dieu ». On comprend pourquoi David, dans les psaumes, relie d’une manière étroite la volonté de Dieu à la mise en pratique de la Torah. Effectivement, les bonnes œuvres auxquelles Dieu prend plaisir, sont décrites en détail dans la Torah. En grec, le mot Torah est traduit par didaskalia ou nomos, qui signifient : loi, instructions, enseignements, doctrines.

Lorsque Yeshoua (Jésus) ou l’apôtre Paul parlent de la doctrine ou de la saine doctrine, ils font en vérité référence à la Torah et donc à la Loi de Dieu. En Matthieu 5 : 17-19, Yeshoua affirme par exemple d’une manière claire et précise qu’il n’est pas venu abolir un seul iota des commandements présents dans la Torah.

Le Messie continue et affirme que ceux qui observeront les commandements de la Torah seront appelés « grands dans le royaume des cieux », et inversement, ceux qui auront enseigné à supprimer le plus petit des commandements de la Torah de Moïse seront appelés « petits dans le royaume des cieux ». Ceci est très important et bien souvent trop négligé alors qu’il s’agit tout de même des propos du Messie lui même !

Les écrits de Paul doivent être reconsidérés à la lumière des déclarations de Yeshoua. Tant que notre compréhension des écrits de Paul ne correspond pas aux déclarations sans équivoque du Sauveur, nous sommes dans l’ombre et la fausseté. Et si malgré cette évidence, nous enseignons à abolir un des plus petits commandements de Dieu, alors, nous prouvons par là notre attachement biaisé aux paroles du Maître.

Une autre chose : contrairement à de nombreuses idées reçues, lorsque Yeshoua déclare « il vous a été dit, mais moi je vous dis », il ne change pas la Torah de Dieu, mais précise son sens premier et ce qu’il y a de plus important dans la Loi de Dieu : bonté, miséricorde et justice ainsi qu’il le dit : « c’est là ce qu’il fallait pratiquer, sans négliger les autres choses » (Matthieu 23 : 23).

Simple exemple : « Vous avez appris qu’il a été dit : oeil pour oeil, et dent pour dent. Mais moi, je vous dis de ne pas résister au méchant. Si quelqu’un te frappe sur la joue droite, présente-lui aussi l’autre. Si quelqu’un veut plaider contre toi, et prendre ta tunique, laisse-lui encore ton manteau. Si quelqu’un te force à faire un mille, fais-en deux avec lui. Donne à celui qui te demande, et ne te détourne pas de celui qui veut emprunter de toi. » (Matthieu 5 : 38)

La Torah elle-même enseigne ce type d’attitude face à nos ennemis :

« Si ton ennemi a faim, donne-lui du pain à manger ; S’il a soif, donne-lui de l’eau à boire. Car ce sont des charbons ardents que tu amasses sur sa tête, Et l’Éternel te récompensera. » (Proverbes 25 : 21) –> C’est ici la vraie attitude à avoir selon la Torah.

Et encore, il est écrit : « Tu ne te vengeras point, et tu ne garderas point de rancune contre les enfants de ton peuple. Tu aimeras ton prochain comme toi-même. Je suis l’Éternel. » (Lévitique 19 : 18)

Et encore, à un autre endroit, il est écrit :

« Il est bon pour l’homme de porter le joug dans sa jeunesse. Il se tiendra solitaire et silencieux, Parce que l’Éternel le lui impose ; Il mettra sa bouche dans la poussière, Sans perdre toute espérance ; Il présentera la joue à celui qui le frappe, Il se rassasiera d’opprobres. » (Lamentations de Jérémie 3 : 27-33).

Ce que veut dire Yeshoua, c’est qu’en l’absence de juges véritables établis par Dieu, en l’absence de Sanhedrin (lieu de jugement décrété par Dieu), ce n’est pas à nous de nous venger nous-même, mais comme le montre clairement la Torah, nous devons répondre au mal par le bien (Paul, ce serviteur exemplaire de Dieu, rappelle cette loi d’amour en Romains 12 : 21) et laisser la vengeance à Dieu ; c’est cela que signifie tendre l’autre joue : c’est une image que ne contredit pas la Torah. Nous voyons donc clairement que Yeshoua (Jésus) recentre l’attention de ses auditeurs sur ce qui a n’a été que trop négligé. En aucun cas Yeshoua n’enseigne ici à ne plus observer le moindre commandement de Dieu donné à Moïse pour l’enseigner au peuple de Dieu.

Il y a cependant une nuance à ne pas négliger et que les traductions ne peuvent faire ressortir : Lorsqu’il est parlé de la Loi (Torah) ce n’est pas exclusivement lié aux commandements. Un exemple : « Il est écrit dans la loi : C’est par des hommes d’une autre langue Et par des lèvres d’étrangers Que Je parlerai à ce peuple, Et ils ne m’écouteront pas même ainsi, dit le Seigneur. » (1 Corinthiens 14 : 21 inspiré de la Torah en Ésaïe 28 : 11).

Ici, il ne s’agit pas d’un commandement, mais d’une prophétie, une parole inspirée fidèle et conforme à la Torah.

Autre exemple : « N’est-il pas écrit dans votre loi : J’ai dit : Vous êtes des dieux ? ». Ici encore il ne s’agit pas d’un commandement, mais d’un titre donné aux juges établis par Dieu à l’époque du Sanhedrin(Tribunal mise en place par Moîse). La loi de Dieu est donc bien plus vaste que les seules prescriptions visant à interdire ou à autoriser, bien qu’elles en fassent aussi partie.

Il s’agirait aussi de faire une remarque importante soulevée par plusieurs : Pourquoi Yeshoua (Jésus), dit tantôt « la loi » et tantôt « votre loi », semblant ainsi faire une distinction. Yeshoua, bien plus souvent, lorsqu’il parle de la Torah parfaite de Dieu dont pas un trait de lettre n’a disparu, ne dit pas « Votre loi » mais « La loi ». C’est d’ailleurs uniquement par 3 commandements de la Loi de Moïse qu’il répond à Satan dans l’épisode du désert (Luc 4), ce qui va dans la parfaite continuité de ce que Dieu déclare concernant celui qui est juste selon son coeur : « La loi de son Dieu est dans son coeur ; ses pas ne chancellent point. » (Psaumes 37 : 31).

Lorsque Yeshoua parle de la Loi des dirigeants religieux de l’époque, bien que cette loi est sensée inclure la Loi de Dieu, Yeshoua prend soin de marquer une différence et parle de « VOTRE loi », pourquoi ?

Tout simplement parce qu’en parlant de cette façon, il souligne une chose totalement vraie : leur loi est parfois bien différente de La Loi du Dieu vivant que l’on trouve dans la Torah.

Comme nous le verrons plus tard, la loi juive inclut la TORAH écrite + beaucoup d’autres commandements d’hommes émanant des sages d’Israël et de leur tradition humaine : beaucoup de ces commandements sont bons et fidèles à la Torah, et souvent inspirés, mais bien d’autres vont malheureusement directement à l’encontre de l’Esprit de la Torah.

Regardons un simple exemple pris par Yeshoua lorsqu’il a réprimandé les dirigeants de l’époque : « Pourquoi transgressez-vous le commandement de Dieu au profit de votre tradition ? Car Dieu a dit : Honore ton père et ta mère ; et : Celui qui maudira son père ou sa mère sera puni de mort. Mais vous, vous dites : Celui qui dira à son père ou à sa mère : Ce dont j’aurais pu t’assister est une offrande à Dieu, n’est pas tenu d’honorer son père ou sa mère. Vous annulez ainsi la Parole de Dieu au profit de votre tradition. » (Matthieu 15) (le terme « puni de mort » nécessite que l’on s’y attarde une autre fois pour en comprendre le véritable sens approfondi)

Les dirigeants religieux de l’époque érigeaient ce type de loi humaine au même niveau que la Loi de Dieu, et bien souvent, ils oubliaient le cœur de la loi de Dieu qui consiste dans la bonté et la miséricorde. Ainsi, le Messie leur dira : « Hypocrites, Ésaïe a bien prophétisé sur vous, quand il a dit : Ce peuple m’honore des lèvres, Mais son coeur est éloigné de moi. C’est en vain qu’ils m’honorent, en enseignant des préceptes qui sont des commandements d’hommes. » (Matthieu 15).

Effectivement, les propos durs mais pleins d’amour de Yeshoua visaient à pointer du doigt un problème majeur : aux centaines d’ordonnances justes de la Torah, beaucoup de commandements d’homme ont été rajoutés, rendant ainsi la Loi bonne de Dieu beaucoup trop pesante, d’autant plus que, bien souvent, il y avait un dramatique oubli de la bonté, de la justice et de la miséricorde, choses qui constituent le cœur de la Torah, ce qui évidemment, n’enlève rien à l’importance de chaque ordonnance…

Il y aurait une autre nuance à apporter tout aussi valable : dans d’autres passages, en disant  « votre loi », Le Messie invite les dirigeants religieux à se recentrer sur la Loi de Dieu sans rajouter de préceptes humains pouvant parfois détourner de la Vérité, comme par exemple en Jean 8 : 17 :

« Il est écrit dans votre loi que le témoignage de deux hommes est vrai ; 18 je rends témoignage de moi-même, et le Père qui m’a envoyé rend témoignage de moi. »

Ce passage renvoie à Nombres 35 : 30 =

« Si un homme tue quelqu’un, on ôtera la vie au meurtrier, sur la déposition de témoins. Un seul témoin ne suffira pas pour faire condamner une personne à mort. »

Mais aussi, cela renvoie à Deutéronome 17 : 6 =

« Celui qui mérite la mort sera exécuté sur la déposition de deux ou de trois témoins ; il ne sera pas mis à mort sur la déposition d’un seul témoin. »

Ces ordonnances sont parfaites, mais nous n’avons plus de sanhédrin pour les accomplir selon la volonté parfaite de Dieu. Alors laissons à Dieu la colère et le jugement, comme il est écrit :

Romains 12 : 19 =

« Ne vous vengez point vous-mêmes, bien-aimés, mais laissez agir la colère(de Dieu) ; car il est écrit : À Moi la vengeance, à Moi la rétribution, dit le Seigneur. »

Cela vient de la Torah, en Deutéronome 32 : 35 =

« À Moi la vengeance et la rétribution, Quand leur pied chancellera ! Car le jour de leur malheur est proche, Et ce qui les attend ne tardera pas. »

Cela est rappelé par les apôtres en Hébreux 10 : 30 et 1 Pierre 2 : 23. Tous ces disciples du Seigneur sont basés sur la Torah qui a des fondements éternels et immuables.

C’est pourquoi, pour mieux saisir le sens des messages, nous devons régulièrement savoir à quels passages de la Torah se réfèrent les prophètes et les apôtres lorsqu’ils s’adressent au peuple de Dieu pour l’exhorter dans la foi. Pour cela, il existe des Bibles qui comportent des notes renvoyant aux passages de la Torah, socle de la foi (Yeshoua est la Torah de Dieu, l’Enseignement, la Parole qui s’est faite chair).

Définition du mot « TANAKH »

L’ancien testament, mieux traduit par « ancienne alliance », est principalement composé des 5 livres de Moïse(Torah), des livres prophétiques (Nevi’im) et des autres écrits (Ketouvim). Le terme Hébreux pour désigner l’ancienne alliance regroupant les livres de Genèse à Malachie, est « Tanakh ». Tanakh est donc l’acronyme pour désigner la Bible hébraïque.

 

Définition du mot « PARACHA »

D’après la tradition juive, au retour de la captivité à Babylone, la Torah (5 livres de Moïse) fut divisée en 54 sections hebdomadaires que l’on appelle paracha (parachiot au pluriel). Chaque section portant sur un passage de la Torah fait l’objet d’une étude hebdomadaire se déroulant chaque Shabbat.

Yéshoua respectait cette méthode d’étude approuvée du Dieu vivant et bénis du Seigneur. Aujourd’hui encore, tous les juifs et toutes les assemblées messianique fonctionnent de cette façon là.

Une assemblée messianique = assemblée composée de Juifs reconnaissant le Messie Yéshoua + les chrétiens reconnectés aux racines juives d’Israël selon romains 11, tel que fonctionnait les assemblées des premiers disciples avant l’entrée du paganisme et des fausses doctrines dans l’église.

Pour connaitre à quelle section de la Torah correspond chaque Paracha, pour connaitre son nom, la Haftara(texte des prophètes accompagnant la paracha) et les textes correspondant dans la nouvelle alliance, cliquez ici : http://jeremy.ferro.free.fr/SHABAT/

Définition du mot « HAFTARA »

La haftara est un texte issu des livres de Neviim (les Prophètes), lu publiquement à la synagogue après la lecture de la paracha, lors du Shabbat ou des jours de fêtes. La Haftara est un texte des prophètes sélectionné par les anciens d’Israël pour sa correspondance avec la paracha. La haftara est comme une clé qui ouvre une porte de compréhension nouvelle et profonde sur la paracha du jour.

En Luc 4.18, Yéshua, « le Maître du Shabbat », lit précisément la Haftarah de Ésaïe 61.1 en se l’attribuant pour lui même : « L’esprit du Seigneur, l’Eternel, est sur moi, Car l’Eternel m’a oint pour porter de bonnes nouvelles aux malheureux(…) ». Une fois encore, cela démontre que non seulement Yeshoua approuvait et pratiquait cette méthode d’étude et d’enseignement, mais en plus, nous voyons dans ce passage de Luc à quel point l’étude tombait à point avec le venue du Messie dans le monde et cela nous amène à un autre constat : ce cycle d’étude approuvé et bénis de Dieu permet chaque Shabbat, d’étudier un texte de la Torah qui est toujours lié d’une façon ou d’une autre aux actualités du moment…

Depuis des milliers d’années jusqu’à aujourd’hui, chaque paracha et chaque haftara fait l’objet de milliers d’enseignements aussi riches que variés donnés par les juifs mais aussi par les juifs messianiques. Il y a de vrais trésors dans ces choses là qui permettent de rentrer dans des compréhensions profondes et glorieuses de la parole de Dieu grâce et des clés de lecture et de compréhension nouvelles que la séparation d’avec le peuple juif ne permet pas d’avoir d’ou ce retour nécessaire à la racine selon que Paul l’a enseigné et selon que fonctionnait les assemblées de l’église primitive.

Enfin, ce fonctionnement permet de lire quasiment toute la Bible chaque année avec des enseignements incroyablement bénissants et constamment renouvelés. Quelle bénédiction incroyable que de découvrir véritablement le peuple d’Israël, le peuple de Dieu et quelle bénédiction que de découvrir de nouveaux enseignements sans compromis et fidèle à la saine doctrine. La lumière est faite sur beaucoup de passages des écritures qui paraissaient troubles, difficiles ou incompréhensible.

Pour connaitre à quelle section de la Torah correspond chaque Paracha, pour connaitre son nom, la Haftara et les textes correspondant dans la nouvelle alliance, cliquez ici : http://jeremy.ferro.free.fr/SHABAT/

Définition du mot « ELOHIM »

Elohim est un mot hébreux signifiant en français « Dieu ». Par exemple, dans le premier verset de la Torah, nous le voyons apparaître : « Au commencement, Elohim(Dieu) créa les cieux et la terre. » (Genèse 1.1).

Ce mot Elohim traduit par « Dieu » est en vérité le pluriel du mot Eloha(Dieu). Cela nous laisserait donc croire qu’il y a plusieurs dieux dans la mesure ou la traduction exact est : « dieux » .

Evidemment il n’y a qu’un seul et unique véritable Dieu.

Pourquoi alors Dieu(x) au pluriel ? Il existe beaucoup d’explications à ce sujet. Certains disent que Dieu, se tenait avec l’armée des anges lors de la création, et les inclue ainsi avec Lui, d’ou ce pluriel. D’autres avancent que « Elohim » est pluriel pour nous rappeler que Dieu possède énormément de fonctions et d’attributs qui lui sont propre et sous lesquelles il se manifeste selon les cas : Dieu de bonté, Dieu de miséricorde mais aussi Dieu créateur, Dieu de vengeance et de colère etc, etc, d’ou ce pluriel : Elohim. Toutes ces explications sont bonnes.

Une autre explication que nous trouvons demeurent toutefois plus conformes aux textes : le Messie est constamment aux côtés de Dieu et ne fait qu’un avec Lui, d’ou ce pluriel. Lors de la création par exemple, le Père et le Messie créèrent l’univers.

Cette explication semble être l’explication la plus satisfaisante car non seulement elle confirme ce que dit la nouvelle alliance à ce sujet, mais aussi, elle confirme ce qu’enseigne la sagesse d’Israël dans le livre Yalcout Chimon (recueil de Simon). Pour information, ce recueil est composé de cinquante sources différentes, dont plusieurs ont disparu. L’auteur (Rabbi Shimon qui vécut au XVIème siècle, à Salonique) a pris soin à chaque fois de citer la provenance du texte et de les numéroter. Ce recueil constitue une mine d’informations autant pour l’étudiant de la Torah que pour l’historien des religions.

Regardons donc ce qui est enseigné dans ce précieux recueil de midrashim « Yalkout Chimoni », au sujet de Genèse 1.2 :

« La terre était informe et vide(Tohu-Bohu) » : Tohu–bohu, obscurité, abîme symbolisent les soubresauts de l’Histoire, les conflits, les exils.

« Le souffle de Dieu planait à la surface des eaux. » : Le souffle de Dieu symbolise l’avènement messianique. Le deuxième verset de la Torah porte déjà le sens de l’Histoire.

Et le souffle de Dieu planait sur la surface des eaux: C’est le souffle du Messie. »

Ceci confirme précisément les paroles même du Messie lorsqu’il déclara à ses opposants : «  En vérité, en vérité, je vous le dis, avant qu’Abraham fût, je suis. » (Jean 8.58) et encore : « Moi et le Père nous sommes un. »(Jean 10.3).

Définition du mot « MIDRASH »

Le Midrash est un terme hébreu qui signifie : « qui vient du drash », le drash étant un autre terme hébreux signifiant « exiger », « la recherche ».

Le Midrash est donc comme une méthode d’étude approfondie d’un texte biblique effectuée par les sages d’Israël. Ce terme se réfère aussi à une compilation de commentaires sur la Torah et les prophètes.

Le Midrash use de paraboles, d’allégories, de métaphores, de jeux de mots éventuels pour analyser et donner un enseignement sur un verset particulier du Tanakh(Bible hébraïque allant de Genèse à Malachie). Les sages d’Israël ont donc produit de nombreux Midrashim (pluriel du mot midrash).

Les Midrachim sont une tradition orale censée être enseignée depuis le don de la Torah au Mont Sinaï ; elle est mise par écrit après la clôture du Talmud vers le 9ème ‑ 10ème siècle. Ils sont longuement cités par le Talmud puisqu’à cette époque ils faisaient encore partie de la « Torah orale ». Il existe de nombreux livres de Midrash : Midrash Hagadol, Midrash Tanhouma, Pirké de rabbi Eliezer… qui rapportent la tradition héritée et se complètent.

Il y a de nombreux trésors dans les midrashim mais comme pour tout, sachons extraire ce qui est bon et ne retenir que le positif fidèle à la Torah et à l’Evangile.

Définition du mot « TANNAÏM »

Les tannaïm sont, au sens large, les Grands Sages d’Israël dont les opinions sont rapportées dans la Mishna (Compilation écrite de la Loi orale juive) et dont l’ère s’étend approximativement de 70 à 200 après notre ère.

Par exemple, un des maitres indirect de Paul, Hillel l’ancien, était un Tannaïm et Paul reprend de nombreux de ses enseignements dans ses lettres.

Définition du mot « EMET »

En hébreux, Emet signifie « Vérité ». Par exemple, dans le grand et merveilleux psaume 119, David dira que la Loi de Dieu est la Vérité : « Ta Loi(Torah) est EMET(Verité) » (Psaumes 119.142).

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